Le niveau des questionnaires aux dernières épreuves
du Certificate of Primary Education aurait été revu.
"Un petit changement", nous déclare Lucien
Finette, directeur du Mauritius Examination Syndicate, a été
apporté sur ce plan cette année. Ce qui expliquerait
que, contrairement aux précédentes épreuves
- et ce depuis l'introduction du grade A+ - celles-ci n'ont pas
suscité de critiques de la part des pédagogues.
De plus, jusqu'ici, aucune anomalie n'a été rapportée.
Ainsi, ils ont été plusieurs, instituteurs et candidats,
à trouver les questionnaires (pour toutes les matières)
"abordables".
Le directeur du MES explique encore que les critiques formulées
sur les difficultés posées par certaines questions
lors des derniers examens ont été prises en considération
lors de la préparation des questions. "Nous avons
tenu compte de tout ce qui a été émis comme
critiques pour améliorer et équilibrer les questionnaires",
déclare Lucien Finette.
Les épreuves du CPE terminées, les quelque 24 000
school candidates seront fixés sur leurs performances
dans un peu plus d'un mois. Soit le 11 décembre prochain,
jour de la proclamation des résultats. Selon des instituteurs
et aussi certains candidats, les questions - dans toutes les matières
- étaient claires. Toutefois, la question 2 (a) de la section
B en Histoire/Géographie, selon Sunil Jhugroo, de la General
Purpose Teachers' Union (GPTU), a pu embarrasser des candidats.
Celle-ci : "The British captured Rodrigues in 1809. Give
one reason why", a été considérée
difficile.
Autres numéros jugés "un peu compliqués"
: le n°2 de la question 4 (section B), en science et le n°55
en mathématiques. Le premier : "Explain how the
sound is produced by the bell" relève d'une série
de questions sur une bicyclette. Le deuxième : "For
a parade, the pupils of a school are arranged in 20 rows. In each
row there is the same number of pupils. The 14th and 15th pupils
are in the midle of the first row. How many pupils are taking
part in the parade ?" et "A shopkeeper mixes
20 L of orange juice with 30 L of mango juice. One litre of orange
juice costs Rs 70. He sells all the mixture at Rs 95 a litre.
He makes a total profit of 25%. Calculate the cost price of one
litre of mango juice. "
Pour ce qui est des langues, il revient toujours, selon des instituteurs,
que les rédactions ont fait appel à la créativité
des candidats. Ce qui pourrait éventuellement poser problème
aux élèves peu habitués à ce genre
d'exercice, lequel requiert de l'imagination et une certaine connaissance
générale.
Les examens finis, ils retravaillent les questionnaires
D'autre part, ils seront nombreux les élèves ayant
pris part aux examens à se remettre quasiment en condition
d'examens. En effet, comme c'est le cas chaque année, certains
candidats refont les questionnaires au programme, avec l'aide
de leurs instituteurs ou de leurs parents. Ce sera le cas pour
Kshitij Manick et Keshinee Manon, élèves de l'école
gouvernementale Baichoo Madhoo.
Si Kshitij Manick a trouvé un numéro en particulier
du papier de science, de même que le dernier numéro
des mathématiques (voir plus haut) "un peu plus
difficiles que les autres", Keshinee Manon, elle, est
convaincue d'avoir fait un sans-faute. Dès aujourd'hui,
Kshitij reprend les questionnaires et se remet au travail avec
l'aide de son père, Dinesh Manick. À l'issue de
cette nouvelle épreuve, il aura alors une idée de
ce que seront ses résultats. Et si ceux-ci sont excellents,
Kshitij pourra alors garder espoir de faire son entrée
au collège Royal de Curepipe, en janvier 2009.
"Le but de cet exercice est de se préparer en attendant
les résultats. On est un peu plus fixé sur ce qui
nous attendra le 11 décembre. Il n'est pas question de
traumatiser l'enfant, car ce qui a été fait est
déjà fait !" explique pour sa part Chinasamy
Manon, le père de Keshinee. Ce dernier, qui aidera sa fille
à refaire les différents papiers au cours de cette
semaine, dit faire confiance à son potentiel. Quant à
la jeune concernée, c'est avec beaucoup d'assurance qu'elle
confie avoir bien travaillé aux derniers examens. Les 5
A+, dit-elle, sont quasiment acquis. D'ailleurs, Keshinee est
certaine, c'est au Queen Elizabeth College qu'elle poursuivra
ses études secondaires. "Parce que c'est un bon
collège", dit-elle
Grève de la faim
Les ex-extracteurs de sable persistent...
...malgré une décision du GM d'instituer un Fact
Finding Committee pour enquêter sur les cas d'irrégularités
alléguées dans l'octroi des compensations
Les choses se compliquent au Jardin de la Compagnie. Après
quatre semaines de grève de la faim, les ex-extracteurs
de sable campent toujours sur leur position, alors que le gouvernement
a vendredi matin décidé d'instituer un Fact Finding
Committee (FFC) pour enquêter sur les cas irrégularités
alléguées dans l'octroi des compensations. À
hier après-midi, ils étaient dix, dont sept hommes
et quatre femmes, à maintenir leur action, tandis qu'un
des leurs est hospitalisé depuis trois jours. Et aujourd'hui,
dimanche, ils seront à leur 29e jour de grève.
Pourquoi le maintien de la grève de la faim? "Nous
ne sommes pas intéressés avec le comité d'enquête.
Si le gouvernement veut enquêter sur les irrégularités,
nous ne sommes pas contre. Mais nous sommes fatigués d'attendre.
Nous l'avons fait pendant plus de quatre ans et maintenant on
nous dit d'attendre les conclusions du comité d'enquête.
Cela fera combien de mois encore ?" se demandent les
grévistes de la faim qui, entourés d'amis et de
proches, demandent au gouvernement de leur donner cette fois des
garanties avant de mettre fin à leur action de grève.
Selon eux, leur revendication est simple. "Que le gouvernement
organise une réunion tout de suite et qu'ils nous confirme
noir sur blanc que nous allons avoir notre compensation",
déclare Guy Lebon, porte-parole et président du
mouvement portant l'appellation North-East-South Boat Owners and
Sand Extractors Association (NES-BOSEA). Selon le président
de cette association, cet argument se justifie par le fait que
le gouvernement avait donné l'autorisation à son
association de conduire une étude pour déterminer
une liste d'extracteurs de sable et ceux qui n'auraient pas obtenu
de compensation. "Nous avons produit cette liste. L'ex-ministre
du Logement avait fait son enquête avant de l'accepter.
Pourquoi maintenant on nous demande d'attendre le comité
d'enquête ?", s'interroge-t-il.
Selon le communiqué du conseil des ministres, le FFC sera
présidé par Denis Vellien, président du ICT
Appeal Tribunal, et aura pour mission d'enquêter sur la
répartition de la compensation versée aux extracteurs
de sable, membres de l'ex-Sand Carrier Cooperative Society. Le
comité aura également pour tâche d'établir
si certains travailleurs de cette coopérative n'ont pas
été compensés.
Les ex-extracteurs de sable ne manquent pas de rappeler que le
gouvernement les a découragés à chaque fois
qu'ils avaient menacé d'organiser une marche de protection
ou d'enclencher une grève de la faim. Le président
rappelle la manifestation avortée en octobre 2007, après
que les autorités gouvernementales ont décidé
de rouvrir les discussions avec le mouvement. "Nous avions
accepté d'annuler cette manifestation. Nous avons également
eu des réunions avec les officiers du gouvernement et des
ministres représentant les différents ministères.
Nous avons respecté toutes les décisions du gouvernement.
Finn gagn létan fer remaniman. Minis finn sanzé,
mé nou sitiasyon pa finn sanzé pou nou malgré
nou bonn volonté. Ki zot pay nou aster !",
lâchent-ils.
Se disant révoltés par la façon de faire
du gouvernement, les anciens extracteurs de sable affirment qu'ils
restent solidaires. Leur espoir repose également sur l'organisation
internationale Commonwealth Human Rights, qui leur a proposé
une assistance légale et technique à travers une
experte sud-africaine pour poursuivre leurs revendications. Entre-temps,
ils entameront aujourd'hui leur 29e jour de grève.
Pendant ces quatre dernières semaines, cinq grévistes
ont dû abandonner pour des raisons de santé. Trois
parmi eux avaient été hospitalisés. Mercredi,
c'est Arlette Marguerite qui a été hospitalisée
d'urgence. "Li tris séki finn arivé. Nou
pou kontinyé é ava guété ziska kot
sa pou kapav alé", confient les autres grévistes
de la faim.
Selon l'étude réalisée par la NES-BOSEA,
quelque 530 personnes engagées dans les activités
d'extraction de sable n'ont pas bénéficié
d'une compensation lorsque le gouvernement d'alors avait décidé,
pour des raisons écologiques, d'interdire ces mêmes
activités dans nos lagons. Chaque extracteur et propriétaire
de bateau avaient obtenu une compensation de Rs 200 000. "Propriéter
bato finn trété kouma enn simp ekstrakter. Séki
pa mérité ou ki zamé finn travay ekstrakter
disab finn gagn konpansasyon. Ena per dé famiy ki finn
travay dépi plizyer lané pa finn gagn naryé.
Zot finn tir manzé dan nou labous san konsider nou ka",
disent-ils.
Divali: Que la lumière soit !
Divali, fête de la lumière est synonyme de partage
et d'osmose culturelle. C'est une fête qui réunit
les Mauriciens de différentes confessions religieuses et
l'échange des voeux et de douceurs contribue au brassage
des cultures. C'est l'expression du mauricanisme qui s'abreuve
dans les différentes sources. L'allumage des diyas (lampes
en terre cuite) pour chasser l'obscurité rejaillit dans
les coeurs et les esprits. La victoire du bien sur le mal, de
la lumière sur les ténèbres, du dieu Ram
sur Rawan sont autant de symboles pour fêter la lumière.
Une des plus belles nuits mauriciennes, celle du Deepavali (rangée
de lumières). Répétant un geste qui remonte
à quarante siècles, des milliers de Mauriciens,
dans des chaumières, dans des coquettes villas, dans les
taudis des faubourgs comme dans de somptueuses résidences
urbaines, allumeront des lampes pour célébrer la
victoire de la lumière sur l'obscurité, du bien
sur le mal. Certains choisiront la modernité en branchant
des guirlandes électriques et multicolores, mais le symbolisme
demeure: offrandes aux dieux, prières pour leur grâce,
bénédiction sur la famille et la demeure et le partage
des gâteaux.
Selon M. Rajendra Arun, le président du Ramayana Centre,
les fêtes illuminent la vie sociale et procurent au peuple
l'occasion d'exprimer des sentiments artistiques et religieux.
Le Divali est une fête qui intervient après la saison
des pluies en Inde et la fête de la lumière permet
de purifier l'atmosphère et de se débarrasser des
insectes nuisibles à la santé. Dans l'hindouisme,
l'eau et le feu sont deux éléments importants. L'eau
descend vers la terre tandis que le feu s'élève
vers le ciel. Ce qui signifie que l'être humain doit toujours
s'élever vers Dieu. Dans l'expression de la foi, c'est
cette victoire inéluctable de la lumière sur les
ténèbres. Pour Rajendra Arun, c'est pendant la nuit
de Divali, une nuit sans lune, qu'on réalise l'importance
de la lumière. "Darkness is the symbol of ignorance
and light is the symbol of knowledge", déclare
notre interlocuteur. La connaissance chasse le mal et établit
la vérité.
Le jour de Divali, on vénère Lukshmi, le dieu de
la prospérité et également le dieu Ganesha.
Lukshmi nous aide à accumuler les richesses mais sans Ganesha,
on ne peut atteindre ses objectifs, car il est le dieu de l'intelligence
et aide à aplanir les obstacles.
Il y a un seul élan, une foi commune qui anime les milliers
d'êtres humains qui célèbrent le Divali et
aussi ceux qui ne sont pas de foi hindoue. La lumière,
c'est la vérité. Dans tous les textes sacrés
des religions des hommes, elle émane de Dieu. Pour cela,
une pensée suffit pour reconnaître ce que l'homme
doit à la lumière.
Le Divali marque aussi le triomphe du dieu Ram sur le démon
Rawan. Celui-ci avait enlevé son épouse Sita. Avec
l'aide de son frère Lakshman et de Hanuman, il parvient
à libérer Sita. Après un exil de 14 ans,
Ram retourne victorieux à Ayodhya. Pour célébrer
cette victoire, les villageois disposèrent des lampes à
huile pour qu'il retrouve son chemin. Divali est aussi l'occasion
de s'acheter des nouveaux vêtements, de nettoyer la maison
de fond en comble, de préparer des gâteaux et de
rendre visite à ses proches.
Concert gratuit de DJ Aqeel le 31 octobre, au stade Guy Rozemont
DJ Aqeel, le roi du remix donnera un unique concert le vendredi
31 octobre, de 22 h à minuit au stade Guy Rozemont à
Quatre-Bornes. Il est invité par le ministère du
tourisme.
Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme et des Loisirs a déclaré
à la presse jeudi, que la venue du DJ Aqeel s'insère
dans le cadre des fêtes de fin d'année et répond
aux objectifs du ministère d'offrir des loisirs aux Mauriciens.
Les mesures de sécurité seront prises et c'est en
toute quiétude que les familles pourront venir passer un
moment agréable a indiqué Xavier-Luc Duval.
DJ Aqueel a fait un tabac lors de sa prestation en août
dernier à Lakepoint, Curepipe. Il a fait un triomphe aux
platines. Ce qui a motivé le ministère du Tourisme
à l'inviter dans le cadre des festivités de Divali
et aussi pour les fêtes de fin d'année. DJ Aqeel
est originaire d'une famille d'artistes célèbres.
Il est le gendre de Sanjay Khan et a comme beaux frères,
Hrithik Roshan et Zayed Khan. Il a commencé sa carrière
en interprétant les morceaux de Kishore Kumar dont il est
un grand fan. Il est surtout connu pour le remix du morceaux,
Dard-E-Disco du film Om Shanti Om. Il a aussi travaillé
pour Krazzy 4 de Rajesh Roshan et dans d'autres films comme Salaam
Namasté, Saawariya et Dus Kahaniyan.
Pauvreté
L'éradication par l'éducation
D'ici 2015 Maurice, signataire des Objectifs du Millénaire
pour le Développement, devra honorer son engagement à
réduire de moitié la proportion de la population
dont le revenu est inférieur à un dollar. Cette
tranche de la population fait partie de ceux touchés par
la pauvreté. Sortir de la misère n'implique pas
uniquement avoir de meilleures conditions de vie. Mais aussi des
valeurs, des principes
Pour cela l'éducation: à
plusieurs niveaux, est une des armes indispensables pour atteindre
cet objectif. Aujourd'hui encore, des foyers à travers
les 229 poches de pauvreté de Maurice, disposent des ressources
pour ne plus dépendre de l'assistanat et sortir leur vulnérabilité
économique. Cependant, sans encadrement il leur est difficile
de s'affirmer.
"La pauvreté, à Maurice, s'étend!"
observe Mary Jolicoeur, travailleuse sociale. Parallèlement
à ce constat, Eric Mangar, directeur du Mouvement de
l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) note pour sa part que depuis
quelques temps déjà "nous assistons à
une pauvreté invisible". La pauvreté matérielle
qui ne se voit pas d'emblée gagnerait donc du terrain.
A l'approche de 2015, où le pays-signataire des Objectifs
du Millénaire pour le Développement - s'est engagé
à réduire de moitié entre 1990 et 2015 la
pauvreté (précisément , la proportion de
la population dont le revenu est inférieur à un
dollar et la proportion de la population qui souffre de la faim),
la vulnérabilité économique de certains foyers
semble s'amplifier. Actuellement, la conjoncture économique
est loin d'être rassurante. La crise financière succédant
à celle alimentaire, du coup il est difficile d'afficher
l'optimisme quant à l'éradication imminente de la
pauvreté. Les économistes et autres observateurs
de la société sont, eux aussi, sceptiques. Maurice
sera tributaire des crises mondiales qui font l'actualité.
Toutefois, selon Mary Jolicoeur et d'autres acteurs sociaux, ce
serait faire preuve de fatalisme que de dire qu'il sera impossible
pour ceux vivant en situation de précarité de sortir
de la spirale de la pauvreté.
L'accès à un minimum vital est une forme de pauvreté
La pauvreté est relative. L'extrême pauvreté
que connaît une partie de la population des Etats subsahariens,
à l'instar du Malawi, n'est pas similaire à la précarité
dans laquelle vit certaines familles mauriciennes. Premier exemple,
celui d'une jeune femme d'à peine 25 ans, squelettique
et séropositive, rencontrée au Malawi. Elle vit
dans une maison d'une pièce, vide, poussiéreuse,
sans sanitations. Cette jeune femme n'a pas accès aux soins
parce qu'elle n'a pas d'argent pour payer le transport jusqu'au
dispensaire. Elle souffre de malnutrition et est quasiment moribonde.
Son seul luxe, une vieille natte sur laquelle elle passe ses
journées. Aucune aide sociale ne lui parvient. Deuxième
exemple, celui d'une famille mauricienne à la Cité
Sainte-Catherine, St-Pierre. Jeudi après-midi, M. et sa
fille R. sont rentrées du travail. M. a sept enfants, presque
tous adultes. Certains ont des enfants. Et tous, soit quelque
12 personnes, vivent dans une petite maison de deux pièces,
sans confort. "Kot mwa zom pa travay. Zot get télévizyon,
zot bwar!" fulmine M. Les plus petits sont visiblement
en bonne santé. Grâce à leurs revenus, les
deux femmes font bouillir la marmite. M. et les siens sont à
priori pauvres. Pourtant, ils ont accès au minimum vital:
un toit, de la nourriture, des habits, l'eau
Ce genre de
pauvreté est le plus répandu dans les 229 poches
d'exclusions répertoriées à Maurice. Elle
devient aussi de plus en plus invisible. Cette forme de pauvreté,
affirme Rita Venkatasawmy, directrice d'ONG, active dans des
régions dites défavorisées, peut être
éradiquée par le biais de l'éducation.
Ne pas envoyer ses enfants en classe pour des raisons futiles
est une démarche irresponsable et courante dans des endroits
touchés par la pauvreté.
L'éducation, à plusieurs niveaux, est l'arme indispensable
pour s'attaquer à la misère. Grâce à
l'éducation, insiste un consultant en matière d'éradication
de la pauvreté, des familles ayant des difficultés
économiques arriveront à situer leur priorité.
Une des questions à laquelle il leur faudra d'abord réfléchir
avant de répondre est dit-il: "faut-il faire du
portable ou du DVD une priorité avant les nécessités
basiques?" Car il s'avère que des 5 000 familles
qui ont des difficultés matérielles, et des 8 000
foyers qui disposent d'un revenu mensuel de moins de Rs 5 000,
plusieurs d'entre eux consacrent 20% de leurs revenus au portable,
DVD et autres
Par ailleurs, la flambée des prix des
denrées alimentaires et le coût élevé
de la vie sont deux facteurs qui encouragent la pauvreté
à étaler ses tentacules avec aisance. "L'accès
à l'éducation, rappelle Mary Jolicoeur, intervenant
dans les régions de Beau-Bassin, aura beau être
gratuit, mais dans la réalité envoyer ses
enfants à l'école requiert des moyens financiers."
D'autre part, ne pas envoyer ses enfants en classe pour des raisons
futiles est une démarche irresponsable et courante dans
des endroits touchés par la pauvreté. Inculquer
aux adultes l'importance de l'école et les encadrer s'ils
ont des difficultés à scolariser leurs enfants sont
encore nécessaires dans certaines régions! Rita
Venkatasawmy plaide pour l'accès à l'école
dès le préprimaire. Ce à quoi Mary Jolicoeur
ajoute, "tous les enfants devraient commencer leur scolarité
en préprimaire sur un même pied d'égalité",
pour éviter d'être exclu du système éducatif
en cours de route.
Sortir de l'assistanat
L'éducation parentale et des adultes en général,
vivant dans des poches de pauvreté est plus que jamais
essentielle. Cette éducation doit avoir pour objectif la
sensibilisation sur l'importance de l'emploi- générateur
de revenu aidant à améliorer et consolider les conditions
de vie-, les méfaits de la toxicomanie, les valeurs familiales
entre autres. "En revalorisant les plus démunis,
fait ressortir Kersley Goindarajoo de Caritas île Maurice,
ceux-ci ne seraient plus sous l'emprise du poids de la stigmatisation.
" Dans un autre ordre d'idée, Christelle Ramsamy de
la Jeune Chambre Internationale (Port-Louis)et de Inité
kolektif de Bois-Marchand associe revalorisation et renforcement
des capacités. C'est dans cette optique que le collectif
qu'elle représente, a implémenté un programme
axé sur l'alphabétisation et l'entreprenariat. "Nous
voulons aider les dizaines de famille que nous encadrons à
ne pas dépendre sur l'assistanat", explique Christelle
Ramsamy. C'est dans cette optique que les bénéficiaires
du programme ont commencé à commercialiser leurs
produits agro-alimentaires et artisanaux avec le soutient du collectif.
Dans un contexte économique où la sécurité
alimentaire est une préoccupation qui touche davantage
les plus vulnérables, Eric Mangar, préconise le
retour à la culture agricole (sur une petite échelle),
l'élevage des pondeuses
dans l'optique de l'autosuffisance.
"Nous avons remarqué que, quand ce sont des femmes
qui prennent la responsabilité des projets alimentaires,
elles investissent leurs revenus dans la scolarité des
enfants et répondent aux besoins de sa famille. La femme
joue un rôle clé dans la question de sécurité
alimentaire", note ce dernier.
Correction
Plus de 220 000 copies réparties dans les centres demain
L'exercice de masking and coding des index numbers figurant
sur les scripts des candidats aux derniers examens du Certificate
of Primary Education, débute demain matin dans les
différents centres de correction. Aussi, durant cet exercice-
manuel-un différent index number sera attribué
à toutes les copies, lesquelles seront ensuite mélangées
avant de passer à la correction. Un peu plus de 220 000
copies en sont concernées.
Dès la fin des épreuves, vendredi dernier, le personnel
du Mauritius Examination Syndicate (MES), a été
mobilisé pour s'assurer des premières étapes
menant à la correction des papiers. Hier, c'est la liste
des correcteurs: répartis en différents groupes,
qui a été finalisée. Les scripts ont été
emballés et placés dans la chambre-forte de l'établissement,
laquelle est gardée sous haute surveillance. Et en matière
de sécurité, Lucien Finette assure que toutes les
précautions ont été prises à ce niveau,
car ce n'est que demain que les papiers des candidats quitteront
le MES pour les centres de correction. Entretemps, les
lieux bénéficient d'une surveillance policière.
"Ce week-end, déclare Lucien Finette, est
consacré au travail administratif." En effet,
le MES qui est en présence des rapports des superviseurs:
placés dans les 350 examination centers durant les
épreuves, doit aussi procéder à la vérification
des documents soumis.
Le MES maintient le centre de correction Terre Rouge SSS
Une fois l'exercice de masking and coding bouclé,
un échantillonnage de 600 copies (toutes matières
confondues) de candidats de toutes les écoles, sera sélectionné.
Il s'agira ici d'établir une grille de correction, afin
d'étudier toutes les possibilités de réponses.
D'ailleurs, le 10 novembre, les correcteurs auront droit à
un briefing session, durant laquelle ils prendront connaissance
de la grille de correction. Les copies seront corrigés
à trois reprises. Un vérificateur-du système
informatique-, de l'université de Cambridge est attendu
vers mi-novembre. Un peu plus tard, c'est un conseiller en admission:
toujours de Cambridge, qui fera le déplacement. La correction
des épreuves débutera le 11 novembre et prendra
fin le 24 du même mois.
Par ailleurs, suite à la requête des syndicalistes:
Government Teachers' Union et General Purpose Teachers'
Union, pour remplacer le centre de correction pour les papiers
de Sciences et Histoire/Géographie respectivement,
notamment la SSS Terre-Rouge, par un autre établissement
n'a pas été approuvée. Selon les représentants
des enseignants, la situation géographique posera problème
aux correcteurs venant du Sud. Lucien Finette explique que des
mesures ont été déjà prises pour aménager
les locaux du collège secondaire. D'ailleurs, hormis la
Floréal SSS où se déroulera la correction
des copies de mathématiques, les écoles Louis Nellan
(Français), Emilienne Rochecouste (Anglais) et Rémy
Ollier (langues orientales et arabes) ont été toutes
aménagées pour assurer un meilleur confort aux correcteurs.
Durant les examens: Une altercation entre deux candidats rapportée
à la police
Les épreuves à l'hôpital et en clinique
pour deux élèves, en résidence pour trois
autres