s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 26 octobre 2008



  Fin des épreuves du CPE - "Un petit changement" a rendu le niveau plus abordable
  Grève de la faim - Les ex-extracteurs de sable persistent... ...malgré une décision du GM d'instituer un Fact Finding Committee pour enquêter sur les cas d'irrégularités alléguées dans l'octroi des compensations
  Divali: Que la lumière soit !
  Pauvreté - L'éradication par l'éducation
  Correction - Plus de 220 000 copies réparties dans les centres demain
  Force policière - Le Shift system pour officiers des CID irrite
  MSPCA - 31e Pet Show
  International Gold Event: - Des jeunes participants récompensés


Fin des épreuves du CPE

"Un petit changement" a rendu le niveau plus abordable

Le niveau des questionnaires aux dernières épreuves du Certificate of Primary Education aurait été revu. "Un petit changement", nous déclare Lucien Finette, directeur du Mauritius Examination Syndicate, a été apporté sur ce plan cette année. Ce qui expliquerait que, contrairement aux précédentes épreuves - et ce depuis l'introduction du grade A+ - celles-ci n'ont pas suscité de critiques de la part des pédagogues. De plus, jusqu'ici, aucune anomalie n'a été rapportée. Ainsi, ils ont été plusieurs, instituteurs et candidats, à trouver les questionnaires (pour toutes les matières) "abordables".

Le directeur du MES explique encore que les critiques formulées sur les difficultés posées par certaines questions lors des derniers examens ont été prises en considération lors de la préparation des questions. "Nous avons tenu compte de tout ce qui a été émis comme critiques pour améliorer et équilibrer les questionnaires", déclare Lucien Finette.

Les épreuves du CPE terminées, les quelque 24 000 school candidates seront fixés sur leurs performances dans un peu plus d'un mois. Soit le 11 décembre prochain, jour de la proclamation des résultats. Selon des instituteurs et aussi certains candidats, les questions - dans toutes les matières - étaient claires. Toutefois, la question 2 (a) de la section B en Histoire/Géographie, selon Sunil Jhugroo, de la General Purpose Teachers' Union (GPTU), a pu embarrasser des candidats. Celle-ci : "The British captured Rodrigues in 1809. Give one reason why", a été considérée difficile.

Autres numéros jugés "un peu compliqués" : le n°2 de la question 4 (section B), en science et le n°55 en mathématiques. Le premier : "Explain how the sound is produced by the bell" relève d'une série de questions sur une bicyclette. Le deuxième : "For a parade, the pupils of a school are arranged in 20 rows. In each row there is the same number of pupils. The 14th and 15th pupils are in the midle of the first row. How many pupils are taking part in the parade ?" et "A shopkeeper mixes 20 L of orange juice with 30 L of mango juice. One litre of orange juice costs Rs 70. He sells all the mixture at Rs 95 a litre. He makes a total profit of 25%. Calculate the cost price of one litre of mango juice. "

Pour ce qui est des langues, il revient toujours, selon des instituteurs, que les rédactions ont fait appel à la créativité des candidats. Ce qui pourrait éventuellement poser problème aux élèves peu habitués à ce genre d'exercice, lequel requiert de l'imagination et une certaine connaissance générale.

Les examens finis, ils retravaillent les questionnaires

D'autre part, ils seront nombreux les élèves ayant pris part aux examens à se remettre quasiment en condition d'examens. En effet, comme c'est le cas chaque année, certains candidats refont les questionnaires au programme, avec l'aide de leurs instituteurs ou de leurs parents. Ce sera le cas pour Kshitij Manick et Keshinee Manon, élèves de l'école gouvernementale Baichoo Madhoo.

Si Kshitij Manick a trouvé un numéro en particulier du papier de science, de même que le dernier numéro des mathématiques (voir plus haut) "un peu plus difficiles que les autres", Keshinee Manon, elle, est convaincue d'avoir fait un sans-faute. Dès aujourd'hui, Kshitij reprend les questionnaires et se remet au travail avec l'aide de son père, Dinesh Manick. À l'issue de cette nouvelle épreuve, il aura alors une idée de ce que seront ses résultats. Et si ceux-ci sont excellents, Kshitij pourra alors garder espoir de faire son entrée au collège Royal de Curepipe, en janvier 2009.

"Le but de cet exercice est de se préparer en attendant les résultats. On est un peu plus fixé sur ce qui nous attendra le 11 décembre. Il n'est pas question de traumatiser l'enfant, car ce qui a été fait est déjà fait !" explique pour sa part Chinasamy Manon, le père de Keshinee. Ce dernier, qui aidera sa fille à refaire les différents papiers au cours de cette semaine, dit faire confiance à son potentiel. Quant à la jeune concernée, c'est avec beaucoup d'assurance qu'elle confie avoir bien travaillé aux derniers examens. Les 5 A+, dit-elle, sont quasiment acquis. D'ailleurs, Keshinee est certaine, c'est au Queen Elizabeth College qu'elle poursuivra ses études secondaires. "Parce que c'est un bon collège", dit-elle…


Grève de la faim

Les ex-extracteurs de sable persistent...

...malgré une décision du GM d'instituer un Fact Finding Committee pour enquêter sur les cas d'irrégularités alléguées dans l'octroi des compensations

Les choses se compliquent au Jardin de la Compagnie. Après quatre semaines de grève de la faim, les ex-extracteurs de sable campent toujours sur leur position, alors que le gouvernement a vendredi matin décidé d'instituer un Fact Finding Committee (FFC) pour enquêter sur les cas irrégularités alléguées dans l'octroi des compensations. À hier après-midi, ils étaient dix, dont sept hommes et quatre femmes, à maintenir leur action, tandis qu'un des leurs est hospitalisé depuis trois jours. Et aujourd'hui, dimanche, ils seront à leur 29e jour de grève.

Pourquoi le maintien de la grève de la faim? "Nous ne sommes pas intéressés avec le comité d'enquête. Si le gouvernement veut enquêter sur les irrégularités, nous ne sommes pas contre. Mais nous sommes fatigués d'attendre. Nous l'avons fait pendant plus de quatre ans et maintenant on nous dit d'attendre les conclusions du comité d'enquête. Cela fera combien de mois encore ?" se demandent les grévistes de la faim qui, entourés d'amis et de proches, demandent au gouvernement de leur donner cette fois des garanties avant de mettre fin à leur action de grève.

Selon eux, leur revendication est simple. "Que le gouvernement organise une réunion tout de suite et qu'ils nous confirme noir sur blanc que nous allons avoir notre compensation", déclare Guy Lebon, porte-parole et président du mouvement portant l'appellation North-East-South Boat Owners and Sand Extractors Association (NES-BOSEA). Selon le président de cette association, cet argument se justifie par le fait que le gouvernement avait donné l'autorisation à son association de conduire une étude pour déterminer une liste d'extracteurs de sable et ceux qui n'auraient pas obtenu de compensation. "Nous avons produit cette liste. L'ex-ministre du Logement avait fait son enquête avant de l'accepter. Pourquoi maintenant on nous demande d'attendre le comité d'enquête ?", s'interroge-t-il.

Selon le communiqué du conseil des ministres, le FFC sera présidé par Denis Vellien, président du ICT Appeal Tribunal, et aura pour mission d'enquêter sur la répartition de la compensation versée aux extracteurs de sable, membres de l'ex-Sand Carrier Cooperative Society. Le comité aura également pour tâche d'établir si certains travailleurs de cette coopérative n'ont pas été compensés.

Les ex-extracteurs de sable ne manquent pas de rappeler que le gouvernement les a découragés à chaque fois qu'ils avaient menacé d'organiser une marche de protection ou d'enclencher une grève de la faim. Le président rappelle la manifestation avortée en octobre 2007, après que les autorités gouvernementales ont décidé de rouvrir les discussions avec le mouvement. "Nous avions accepté d'annuler cette manifestation. Nous avons également eu des réunions avec les officiers du gouvernement et des ministres représentant les différents ministères. Nous avons respecté toutes les décisions du gouvernement. Finn gagn létan fer remaniman. Minis finn sanzé, mé nou sitiasyon pa finn sanzé pou nou malgré nou bonn volonté. Ki zot pay nou aster !", lâchent-ils.

Se disant révoltés par la façon de faire du gouvernement, les anciens extracteurs de sable affirment qu'ils restent solidaires. Leur espoir repose également sur l'organisation internationale Commonwealth Human Rights, qui leur a proposé une assistance légale et technique à travers une experte sud-africaine pour poursuivre leurs revendications. Entre-temps, ils entameront aujourd'hui leur 29e jour de grève.

Pendant ces quatre dernières semaines, cinq grévistes ont dû abandonner pour des raisons de santé. Trois parmi eux avaient été hospitalisés. Mercredi, c'est Arlette Marguerite qui a été hospitalisée d'urgence. "Li tris séki finn arivé. Nou pou kontinyé é ava guété ziska kot sa pou kapav alé", confient les autres grévistes de la faim.

Selon l'étude réalisée par la NES-BOSEA, quelque 530 personnes engagées dans les activités d'extraction de sable n'ont pas bénéficié d'une compensation lorsque le gouvernement d'alors avait décidé, pour des raisons écologiques, d'interdire ces mêmes activités dans nos lagons. Chaque extracteur et propriétaire de bateau avaient obtenu une compensation de Rs 200 000. "Propriéter bato finn trété kouma enn simp ekstrakter. Séki pa mérité ou ki zamé finn travay ekstrakter disab finn gagn konpansasyon. Ena per dé famiy ki finn travay dépi plizyer lané pa finn gagn naryé. Zot finn tir manzé dan nou labous san konsider nou ka", disent-ils.


Divali: Que la lumière soit !

Divali, fête de la lumière est synonyme de partage et d'osmose culturelle. C'est une fête qui réunit les Mauriciens de différentes confessions religieuses et l'échange des voeux et de douceurs contribue au brassage des cultures. C'est l'expression du mauricanisme qui s'abreuve dans les différentes sources. L'allumage des diyas (lampes en terre cuite) pour chasser l'obscurité rejaillit dans les coeurs et les esprits. La victoire du bien sur le mal, de la lumière sur les ténèbres, du dieu Ram sur Rawan sont autant de symboles pour fêter la lumière.

Une des plus belles nuits mauriciennes, celle du Deepavali (rangée de lumières). Répétant un geste qui remonte à quarante siècles, des milliers de Mauriciens, dans des chaumières, dans des coquettes villas, dans les taudis des faubourgs comme dans de somptueuses résidences urbaines, allumeront des lampes pour célébrer la victoire de la lumière sur l'obscurité, du bien sur le mal. Certains choisiront la modernité en branchant des guirlandes électriques et multicolores, mais le symbolisme demeure: offrandes aux dieux, prières pour leur grâce, bénédiction sur la famille et la demeure et le partage des gâteaux.

Selon M. Rajendra Arun, le président du Ramayana Centre, les fêtes illuminent la vie sociale et procurent au peuple l'occasion d'exprimer des sentiments artistiques et religieux. Le Divali est une fête qui intervient après la saison des pluies en Inde et la fête de la lumière permet de purifier l'atmosphère et de se débarrasser des insectes nuisibles à la santé. Dans l'hindouisme, l'eau et le feu sont deux éléments importants. L'eau descend vers la terre tandis que le feu s'élève vers le ciel. Ce qui signifie que l'être humain doit toujours s'élever vers Dieu. Dans l'expression de la foi, c'est cette victoire inéluctable de la lumière sur les ténèbres. Pour Rajendra Arun, c'est pendant la nuit de Divali, une nuit sans lune, qu'on réalise l'importance de la lumière. "Darkness is the symbol of ignorance and light is the symbol of knowledge", déclare notre interlocuteur. La connaissance chasse le mal et établit la vérité.

Le jour de Divali, on vénère Lukshmi, le dieu de la prospérité et également le dieu Ganesha. Lukshmi nous aide à accumuler les richesses mais sans Ganesha, on ne peut atteindre ses objectifs, car il est le dieu de l'intelligence et aide à aplanir les obstacles.

Il y a un seul élan, une foi commune qui anime les milliers d'êtres humains qui célèbrent le Divali et aussi ceux qui ne sont pas de foi hindoue. La lumière, c'est la vérité. Dans tous les textes sacrés des religions des hommes, elle émane de Dieu. Pour cela, une pensée suffit pour reconnaître ce que l'homme doit à la lumière.

Le Divali marque aussi le triomphe du dieu Ram sur le démon Rawan. Celui-ci avait enlevé son épouse Sita. Avec l'aide de son frère Lakshman et de Hanuman, il parvient à libérer Sita. Après un exil de 14 ans, Ram retourne victorieux à Ayodhya. Pour célébrer cette victoire, les villageois disposèrent des lampes à huile pour qu'il retrouve son chemin. Divali est aussi l'occasion de s'acheter des nouveaux vêtements, de nettoyer la maison de fond en comble, de préparer des gâteaux et de rendre visite à ses proches.

Concert gratuit de DJ Aqeel le 31 octobre, au stade Guy Rozemont

DJ Aqeel, le roi du remix donnera un unique concert le vendredi 31 octobre, de 22 h à minuit au stade Guy Rozemont à Quatre-Bornes. Il est invité par le ministère du tourisme.

Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme et des Loisirs a déclaré à la presse jeudi, que la venue du DJ Aqeel s'insère dans le cadre des fêtes de fin d'année et répond aux objectifs du ministère d'offrir des loisirs aux Mauriciens. Les mesures de sécurité seront prises et c'est en toute quiétude que les familles pourront venir passer un moment agréable a indiqué Xavier-Luc Duval.

DJ Aqueel a fait un tabac lors de sa prestation en août dernier à Lakepoint, Curepipe. Il a fait un triomphe aux platines. Ce qui a motivé le ministère du Tourisme à l'inviter dans le cadre des festivités de Divali et aussi pour les fêtes de fin d'année. DJ Aqeel est originaire d'une famille d'artistes célèbres. Il est le gendre de Sanjay Khan et a comme beaux frères, Hrithik Roshan et Zayed Khan. Il a commencé sa carrière en interprétant les morceaux de Kishore Kumar dont il est un grand fan. Il est surtout connu pour le remix du morceaux, Dard-E-Disco du film Om Shanti Om. Il a aussi travaillé pour Krazzy 4 de Rajesh Roshan et dans d'autres films comme Salaam Namasté, Saawariya et Dus Kahaniyan.


Pauvreté

L'éradication par l'éducation

D'ici 2015 Maurice, signataire des Objectifs du Millénaire pour le Développement, devra honorer son engagement à réduire de moitié la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar. Cette tranche de la population fait partie de ceux touchés par la pauvreté. Sortir de la misère n'implique pas uniquement avoir de meilleures conditions de vie. Mais aussi des valeurs, des principes… Pour cela l'éducation: à plusieurs niveaux, est une des armes indispensables pour atteindre cet objectif. Aujourd'hui encore, des foyers à travers les 229 poches de pauvreté de Maurice, disposent des ressources pour ne plus dépendre de l'assistanat et sortir leur vulnérabilité économique. Cependant, sans encadrement il leur est difficile de s'affirmer.

"La pauvreté, à Maurice, s'étend!" observe Mary Jolicoeur, travailleuse sociale. Parallèlement à ce constat, Eric Mangar, directeur du Mouvement de l'Autosuffisance Alimentaire (MAA) note pour sa part que depuis quelques temps déjà "nous assistons à une pauvreté invisible". La pauvreté matérielle qui ne se voit pas d'emblée gagnerait donc du terrain. A l'approche de 2015, où le pays-signataire des Objectifs du Millénaire pour le Développement - s'est engagé à réduire de moitié entre 1990 et 2015 la pauvreté (précisément , la proportion de la population dont le revenu est inférieur à un dollar et la proportion de la population qui souffre de la faim), la vulnérabilité économique de certains foyers semble s'amplifier. Actuellement, la conjoncture économique est loin d'être rassurante. La crise financière succédant à celle alimentaire, du coup il est difficile d'afficher l'optimisme quant à l'éradication imminente de la pauvreté. Les économistes et autres observateurs de la société sont, eux aussi, sceptiques. Maurice sera tributaire des crises mondiales qui font l'actualité. Toutefois, selon Mary Jolicoeur et d'autres acteurs sociaux, ce serait faire preuve de fatalisme que de dire qu'il sera impossible pour ceux vivant en situation de précarité de sortir de la spirale de la pauvreté.

L'accès à un minimum vital est une forme de pauvreté

La pauvreté est relative. L'extrême pauvreté que connaît une partie de la population des Etats subsahariens, à l'instar du Malawi, n'est pas similaire à la précarité dans laquelle vit certaines familles mauriciennes. Premier exemple, celui d'une jeune femme d'à peine 25 ans, squelettique et séropositive, rencontrée au Malawi. Elle vit dans une maison d'une pièce, vide, poussiéreuse, sans sanitations. Cette jeune femme n'a pas accès aux soins parce qu'elle n'a pas d'argent pour payer le transport jusqu'au dispensaire. Elle souffre de malnutrition et est quasiment moribonde. Son seul luxe, une vieille natte sur laquelle elle passe ses journées. Aucune aide sociale ne lui parvient. Deuxième exemple, celui d'une famille mauricienne à la Cité Sainte-Catherine, St-Pierre. Jeudi après-midi, M. et sa fille R. sont rentrées du travail. M. a sept enfants, presque tous adultes. Certains ont des enfants. Et tous, soit quelque 12 personnes, vivent dans une petite maison de deux pièces, sans confort. "Kot mwa zom pa travay. Zot get télévizyon, zot bwar!" fulmine M. Les plus petits sont visiblement en bonne santé. Grâce à leurs revenus, les deux femmes font bouillir la marmite. M. et les siens sont à priori pauvres. Pourtant, ils ont accès au minimum vital: un toit, de la nourriture, des habits, l'eau… Ce genre de pauvreté est le plus répandu dans les 229 poches d'exclusions répertoriées à Maurice. Elle devient aussi de plus en plus invisible. Cette forme de pauvreté, affirme Rita Venkatasawmy, directrice d'ONG, active dans des régions dites défavorisées, peut être éradiquée par le biais de l'éducation.

Ne pas envoyer ses enfants en classe pour des raisons futiles est une démarche irresponsable et courante dans des endroits touchés par la pauvreté.

L'éducation, à plusieurs niveaux, est l'arme indispensable pour s'attaquer à la misère. Grâce à l'éducation, insiste un consultant en matière d'éradication de la pauvreté, des familles ayant des difficultés économiques arriveront à situer leur priorité. Une des questions à laquelle il leur faudra d'abord réfléchir avant de répondre est dit-il: "faut-il faire du portable ou du DVD une priorité avant les nécessités basiques?" Car il s'avère que des 5 000 familles qui ont des difficultés matérielles, et des 8 000 foyers qui disposent d'un revenu mensuel de moins de Rs 5 000, plusieurs d'entre eux consacrent 20% de leurs revenus au portable, DVD et autres… Par ailleurs, la flambée des prix des denrées alimentaires et le coût élevé de la vie sont deux facteurs qui encouragent la pauvreté à étaler ses tentacules avec aisance. "L'accès à l'éducation, rappelle Mary Jolicoeur, intervenant dans les régions de Beau-Bassin, aura beau être gratuit, mais dans la réalité envoyer ses enfants à l'école requiert des moyens financiers." D'autre part, ne pas envoyer ses enfants en classe pour des raisons futiles est une démarche irresponsable et courante dans des endroits touchés par la pauvreté. Inculquer aux adultes l'importance de l'école et les encadrer s'ils ont des difficultés à scolariser leurs enfants sont encore nécessaires dans certaines régions! Rita Venkatasawmy plaide pour l'accès à l'école dès le préprimaire. Ce à quoi Mary Jolicoeur ajoute, "tous les enfants devraient commencer leur scolarité en préprimaire sur un même pied d'égalité", pour éviter d'être exclu du système éducatif en cours de route.

Sortir de l'assistanat

L'éducation parentale et des adultes en général, vivant dans des poches de pauvreté est plus que jamais essentielle. Cette éducation doit avoir pour objectif la sensibilisation sur l'importance de l'emploi- générateur de revenu aidant à améliorer et consolider les conditions de vie-, les méfaits de la toxicomanie, les valeurs familiales entre autres. "En revalorisant les plus démunis, fait ressortir Kersley Goindarajoo de Caritas île Maurice, ceux-ci ne seraient plus sous l'emprise du poids de la stigmatisation. " Dans un autre ordre d'idée, Christelle Ramsamy de la Jeune Chambre Internationale (Port-Louis)et de Inité kolektif de Bois-Marchand associe revalorisation et renforcement des capacités. C'est dans cette optique que le collectif qu'elle représente, a implémenté un programme axé sur l'alphabétisation et l'entreprenariat. "Nous voulons aider les dizaines de famille que nous encadrons à ne pas dépendre sur l'assistanat", explique Christelle Ramsamy. C'est dans cette optique que les bénéficiaires du programme ont commencé à commercialiser leurs produits agro-alimentaires et artisanaux avec le soutient du collectif. Dans un contexte économique où la sécurité alimentaire est une préoccupation qui touche davantage les plus vulnérables, Eric Mangar, préconise le retour à la culture agricole (sur une petite échelle), l'élevage des pondeuses… dans l'optique de l'autosuffisance. "Nous avons remarqué que, quand ce sont des femmes qui prennent la responsabilité des projets alimentaires, elles investissent leurs revenus dans la scolarité des enfants et répondent aux besoins de sa famille. La femme joue un rôle clé dans la question de sécurité alimentaire", note ce dernier.


Correction

Plus de 220 000 copies réparties dans les centres demain

L'exercice de masking and coding des index numbers figurant sur les scripts des candidats aux derniers examens du Certificate of Primary Education, débute demain matin dans les différents centres de correction. Aussi, durant cet exercice- manuel-un différent index number sera attribué à toutes les copies, lesquelles seront ensuite mélangées avant de passer à la correction. Un peu plus de 220 000 copies en sont concernées.

Dès la fin des épreuves, vendredi dernier, le personnel du Mauritius Examination Syndicate (MES), a été mobilisé pour s'assurer des premières étapes menant à la correction des papiers. Hier, c'est la liste des correcteurs: répartis en différents groupes, qui a été finalisée. Les scripts ont été emballés et placés dans la chambre-forte de l'établissement, laquelle est gardée sous haute surveillance. Et en matière de sécurité, Lucien Finette assure que toutes les précautions ont été prises à ce niveau, car ce n'est que demain que les papiers des candidats quitteront le MES pour les centres de correction. Entretemps, les lieux bénéficient d'une surveillance policière. "Ce week-end, déclare Lucien Finette, est consacré au travail administratif." En effet, le MES qui est en présence des rapports des superviseurs: placés dans les 350 examination centers durant les épreuves, doit aussi procéder à la vérification des documents soumis.

Le MES maintient le centre de correction Terre Rouge SSS

Une fois l'exercice de masking and coding bouclé, un échantillonnage de 600 copies (toutes matières confondues) de candidats de toutes les écoles, sera sélectionné. Il s'agira ici d'établir une grille de correction, afin d'étudier toutes les possibilités de réponses. D'ailleurs, le 10 novembre, les correcteurs auront droit à un briefing session, durant laquelle ils prendront connaissance de la grille de correction. Les copies seront corrigés à trois reprises. Un vérificateur-du système informatique-, de l'université de Cambridge est attendu vers mi-novembre. Un peu plus tard, c'est un conseiller en admission: toujours de Cambridge, qui fera le déplacement. La correction des épreuves débutera le 11 novembre et prendra fin le 24 du même mois.

Par ailleurs, suite à la requête des syndicalistes: Government Teachers' Union et General Purpose Teachers' Union, pour remplacer le centre de correction pour les papiers de Sciences et Histoire/Géographie respectivement, notamment la SSS Terre-Rouge, par un autre établissement n'a pas été approuvée. Selon les représentants des enseignants, la situation géographique posera problème aux correcteurs venant du Sud. Lucien Finette explique que des mesures ont été déjà prises pour aménager les locaux du collège secondaire. D'ailleurs, hormis la Floréal SSS où se déroulera la correction des copies de mathématiques, les écoles Louis Nellan (Français), Emilienne Rochecouste (Anglais) et Rémy Ollier (langues orientales et arabes) ont été toutes aménagées pour assurer un meilleur confort aux correcteurs.


Durant les examens: Une altercation entre deux candidats rapportée à la police

Les épreuves à l'hôpital et en clinique pour deux élèves, en résidence pour trois autres

Le MES devra prendre connaissance des rapports soumis par les 350 Centers Supervisors pour relever les absences, incidents, entre autres… survenus durant les quatre jours d'épreuves. Cependant, une altercation impliquant deux candidats d'une école du Sud a été rapportée à la police de Plaine-Magnien. Ces deux enfants en sont venus aux mains, après que l'un d'entre eux aurait été agressé par l'autre. Selon la police, c'est au courant de la journée de vendredi dernier qu'une déposition a été consignée dans ce sens. Par ailleurs, deux candidats, malades, ont pris part aux examens à l'hôpital et en clinique respectivement. Trois autres, toujours, pour des raisons de santé, ont composé en résidence. Dans tous les cas, des surveillants ont été dépêchés sur place.


Force policière

Le Shift system pour officiers des CID irrite

"Une décision pour le moins surprenante et sans aucune raison d'être..." C'est en ces termes que plusieurs officiers affectés à différentes branches des CIDs de l'île, ont réagi face à la décision officielle de leur imposer le Shift System. Cette décision entre en vigueur à partir de lundi, mais selon nos renseignements, certaines branches ont - à contre-cœur - commencé l'apprentissage du Shift.

Certains des officiers interrogés se disent "choqués par cette décision, car tout policier sait pertinemment que ceux de la CID ne fonctionnent pas de la même façon que ceux affectés aux postes de police. "Nos collègues qui travaillent dans des postes de police sont différents de nous de par la nature de leur travail. Ils peuvent travailler sur le système de trois shifts par jour. Pour nous, c'est totalement différent. Si l'on doit aller procéder à l'arrestation d'un suspect dans une affaire criminelle juste avant la fin de notre shift, que doit-on faire alors? Rentrer chez soi en se disant qu'on peut remettre cela au shif du lendemain? "C'est ridicule", tempêtent ces officiers.

Selon les protestataires, tout porte à croire que les limiers de la Central Criminal Investigation Division (CCID) ne seront pas logés à la même enseigne et continueront à opérer comme ils le font actuellement. Ce qui suscite également d'autres incompréhensions. "Cette mesure n'est-elle pas en train de créer plusieures catégories d'officiers de la CID et nous faire croire que nous sommes inférieurs à ceux de la CCID?" se demandent-ils.

Ils se demandent également comment des personnes qui n'ont jamais travaillé comme enquêteur à la CID peuvent être à la base de telles décisions. Ils en appellent au retour à l'ancien système, qui selon eux, leur permettait d'être plus efficaces.


MSPCA

31e Pet Show

La MSPCA organise aujourd'hui son 31e Pet Show annuel. L'évènement a lieu à 10h au stade Sir Gaêtan Duval, à Rose-hill. Au programme, des concours variés, de beauté, d'agilité, d'obstacles ainsi que le canine spirit et le slalom. La Police Trainig School fera également des démonstrations. L'association a également prévu un trophée souvenir en mémoire de l'inspecteur Lotun, décédé cette année au mois de juillet.

"Cette année, le show est caractérisé par la valorisation des animaux", déclare Farook Khoodoruth, secrétaire de L'association. Il indique aussi un défilé de chiens errants recueillis et soignés par la MSPCA. Cette journée réunira tous les animaux, des chevaux jusqu'aux hamsters. Rendez-vous à ne pas rater.


International Gold Event:

Des jeunes participants récompensés

La remise de certificats et d'insignes des jeunes ayant participés à une série de programmes dans le cadre de l'International Gold Event (IGE) a eu lieu, vendredi, à la State House de Réduit. Soulignons que le Prince Edward, président de l'Association Internationale du Mérite de la Jeunesse (IAA), présent à Maurice dans le cadre de cet événement, était chargé de remettre les insignes et les certificats à 36 jeunes participants. Pour rappel, l'IGE a lieu depuis le 12 de ce mois et c'est vendredi que l'événement a pris fin.

Agés entre 14-15 ans, ces 36 jeunes se sont vus attribuer insignes et certificats pour leur participation au Gold Award. Événement durant lequel les jeunes ont eu à faire preuve de leurs aptitudes à l'utilisation des outils technologiques de l'information et de la communication. Le prince Edward a félicité les participants en leur disant qu'ils avaient fait un grand pas déjà pour contribuer au développement de leur pays, en participant au Gold Award. Lui-même, détenteur du Gold Award depuis 1986, préside plusieurs associations, notamment le Children's Film Unit, l'Orchestre symphonique de Birmingham, le Commonwealth Game Federation, entre autres. Présent à la remise d'insignes et de certificats, le ministre de la Jeunesse et des Sports, Devanand Rittoo, s'est déclaré satisfait du nombre croissant des jeunes Mauriciens qui participent à cet événement. Le Président de la République, Sir Anerood Jugnauth, estime quant à lui, que pour être détenteur du Gold Award, le jeune doit compléter les cinq types d'activités suivants: aptitude, service communautaire, sport et expédition/ exploration et projet résidentiel.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 26 octobre 2008