"J'ai toujours dit que Maurice est résiliente,
mais pas immunisée par rapport à la crise économique
internationale", a déclaré, vendredi,
le Premier ministre, Navin Ramgoolam, dans son discours prononcé
à l'occasion de l'inauguration officielle de Phoenix Les
Halles, faisant ainsi allusion à la crise économique
internationale qui affecte non seulement les pays industrialisés
occidentaux, mais également les pays émergents comme
l'Inde, la Chine et Singapour. A cet égard, il a invité
la population à être calme, lucide et déterminée
et à ne pas céder à la panique.
Le Premier ministre a attribué la résilience de
l'économie mauricienne à la réforme économique
introduite par son gouvernement. "Grâce à
ces mesures, l'économie mauricienne connaîtra une
croissance économique de 5,5%, cette année. Les
investissements représenteront 25,6% du PIB, le taux de
chômage sera ramené à 7,8% et quelque 11 000
emplois seront créés cette année. Le Budget
2008/2009 est marqué par l'injection de Rs 5 milliards
dans l'économie grâce au PRB", a-t-il dit.
Il a rappelé que le gouvernement dispose de l'espace fiscale
nécessaire. Ce qui a permis d'allouer Rs 1 milliard au
combat contre pauvreté, Rs 1 milliard pour le projet Maurice
île Durable, Rs 1 milliard pour la production alimentaire
et Rs l milliard de roupies pour l'éducation. Maintenant,
le gouvernement compte introduire des mesures appropriées
pour "fast track" le lancement des projets d'investissements
dans les infrastructures publiques et les projets du secteur public.
À ce stade, Navin Ramgoolam a rendu hommage au groupe Currimjee,
promoteur du projet Phnix Les Halles, et qui s'est "
mis au service des consommateurs au lieu de tirer profit de ces
derniers ".
Anil Currimjee a, dans son discours de circonstance, rappelé
que l'inauguration de Phoenix Les Halles intervient à un
moment difficile de l'économie mondiale. Il a observé
que la crise financière est la résultante de la
promotion des "overrated and speculative products".
Il souligne que le groupe Currimjee s'est toujours tenu à
l'écart des projets purement spéculatifs et a suivi
les principes suivants, enseignés par les pères
fondateurs du groupe, à savoir: "Investing in real
businesses, meeting real needs and adding real value. "
M. Currimjee a rendu hommage au gouvernement pour avoir encouragé
le développement du secteur de l'immobilier, grâce,
entre autres, aux amendements apportés au Landlord and
Tenant's Act.
A la lumière de son experience, acquise avec la construction
du complexe commercial, M Currimjee a estimé qu'il y a
encore des progrès à faire pour améliorer
les procédures liées à ce genre de projet
de développement. "This is essential if we are
going to see faster development. The resulting competition will
not only make us, as operators, better but make all Mauritius
better off", a a conclu Sunil Currimjee.
Beau-Bassin/ Rose-Hill
La distribution des citoyenneté d'honneur continue
Réunion spéciale du conseil municipal de Beau-Bassin/Rose-Hill,
vendredi, pour débattre d'une motion du maire Ramalingum
Maistry proposant que la citoyenneté d'honneur de la ville
soit octroyée au médaillé olympique Bruno
Julie, mais aussi à deux politiciens : les ministres Xavier
Duval et James Burty David.
Cette réunion, fixée pour 17 heures, a débuté
avec près d'une demi-heure de retard avec beaucoup d'absents
dans les rangs du parti travailliste. C'est le maire qui a proposé
la motion visant à octroyer ces titres honorifiques à
Bruno Julie, mais aussi aux ministres du Tourisme, Xavier Duval
et des Administrations Régionales, James Burty David.
Ce dernier a failli voir sa médaille de citoyen d'honneur
lui échapper, le quorum n'étant pas réuni
pour l'adoption de la motion le concernant. C'est le conseiller
du PMSD, Daniel Émilien qui lui a sauvé la peau
en venant à la rescousse de l'Alliance sociale, tandis
que les autres conseillers de l'opposition, Nitin Soonarane et
Rashid Daureeawoo, du MSM, sont intervenus uniquement en faveur
du médaillé de bronze olympique, Bruno Julie, pour
dire qu'il est "l'illustration parfaite, du dévouement,
de la persévérance, du goût de l'effort qu'il
a développé au cours de sa carrière".
Le sportif a, lui, au moins fait l'unanimité.
Après Rama Valayden et Jean-Claude de l'Estrac, il y a
quelques mois, la ville de Beau-Bassin/Rose-Hill compte donc trois
nouveaux médaillés. Il faut dire que le maire PMXD
a voulu faire un cadeau à son leader à la veille
de son départ du fauteuil mairal, l'élection du
premier magistrat des villes soeurs devant se tenir entre le 21
et le 24 novembre prochain.
Xavier Duval et James Burty David ont ceci de commun que leur
représentation de la ville a été de courte
durée pour ne pas dire partielle. James Burty David avait
été élu, en même temps que Paul Bérenger,
à une partielle en janvier 95 à Rose-Hill/Stanley
dans le cadre d'une alliance PTr/MMM et il avait ensuite émigré
au No 1 aux élections générales de décembre
de la même année et fut repêché comme
"best loser".
Quant à Xavier Duval, il avait remporté la partielle
de Beau-Bassin/Petite- Rivière, en septembre 1999, mais
avait fini sa carrière dans la circonscription sous de
vives protestations, avec des oeufs pourris lancés, à
Albion, l'année suivante. Il devait, lui, émigrer
à Curepipe/Midlands et mordre la poussière aux élections
générales de septembre 2000. Il entra néanmoins
au Parlement comme "best loser". Leur association avec
la ville ne tient donc qu'au fait que l'un est le leader du parti
du maire, Ramalingum Maistry et, l'autre, de son titre de ministre
responsable des municipalités.
Nitin Soonarane, qui était interrogé par Week-End
sur le déroulement de cette séance spéciale
du conseil municipal, en a profité pour dénoncer
ce qu'il appelle "les transits du Maire" à Maurice.
Il en veut pour preuve les trois voyages qu'il a récemment
effectués, à Durban, au Québec et celui qui
doit le conduire en Chine, la semaine prochaine, pour les 10 ans
de jumelage avec la ville de Zhang Zhou.
Divali à la Hindu House hier soir
Paul Bérenger, leader de l'Opposition:"Maurice,
pays unique et spécial en matière d'unité
dans la diversité"
Paul Bérenger, leader de l'Opposition a parlé,
hier soir, de Maurice comme d'un pays "unique et spécial"
en raison de la "vraie unité" qui existe, selon
lui, entre les différentes communautés de l'île
au-delà de notre diversité culturelle et religieuse.
Il intervenait à la Hindu House lors d'une cérémonie
en marge de la célébration de la fête de Divali
en présence, notamment, du président de la République,
sir Anerood Jugnauth.
M. Bérenger a rappelé que Divali se fête
ailleurs qu'en Inde et à Maurice en citant, notamment,
l'île de la Réunion, les îles Fidji, la Guyane,
Trinidad et Tobago, l'Afrique du Sud et l'Australie. Il devait
souligner que la célébration de cette fête
coïncide, cette année, sur la frontière indo-pakistanaise
avec le rétablissement du passage routier entre les deux
Cachemire. Il a, par ailleurs, évoqué la situation
tendue au Sri Lanka qui, dit-il, a poussé le Premier ministre
indien à exprimer son inquiétude. Pour le leader
de l'Opposition, par rapport aux multiples problèmes qui
surgissent de part le monde, Maurice est un pays "unique
et spécial" où malgré sa diversité,
la population vit dans l'harmonie, dans une "vraie unité".
Il a, par ailleurs, demandé aux Mauriciens de "prendre
courage" malgré les "moments difficiles"
que l'on vit en raison de la situation économique mondiale
"et qui deviendront encore plus difficiles". La député
de l'Opposition MSM, Mme Maya Hanoomanjee qui est aussi intervenue
devait, elle aussi, évoquer la "coexistence"
entre les différentes communautés et a estimé
que cela doit perdurer. A l'occasion de la fête Divali,
elle a formulé le voeu que le pays arrive à surmonter
les obstacles qui se présentent à lui et s'est déclarée
confiante que Maurice connaîtra, "bientôt",
une nouvelle ère de prospérité "comme
ce fut le cas sous le règne de sir Anerood Jugnauth".
Le président de la République a, lui aussi, parlé
d'unité dans son intervention en hindi. Il a échoué
à lady Sarojini Jugnauth et Mme Hanoomanjee de procéder
au rituel de l'allumage de la lampe lors de cette célébration
du Divali.
Ça va se savoir
Débarquement à l'île Plate
Des poutres destinées à une construction ont été
débarquées cette semaine à l'île Plate.
Ce débarquement a donné lieu a un vif échange
de coups de téléphone entre les gardes côtes,
responsables de la surveillance de l'île, et la police du
Nord. Dans un premier temps, les gardes côtes ont refusé
de laisser débarquer les poutres avant d'obtenir les autorisations
nécessaires. Apres une série de coups de téléphone,
c'est une haute autorité politique qui devait donner les
explications nécessaires et ordonner le débarquement
des poutres. Selon certaines informations, ces poutres devraient
servir à construire une cabane qui abriterait les bureaux
de la société qui se prépare à exploiter
l'île Plate un peu sur le modèle de ce qui avait
été essayé à l'îlot Gabriel.
Selon certaines informations, c'est le propriétaire d'une
société qui a beaucoup fait parler de lui dans le
dossier du Morne qui exploitera touristiquement l'île Plate.
Silence syndical
La situation aux Casino est de plus en plus confuse avec des nominations
faites au petit bonheur ou selon des critères que personne
ne comprend. Un jour, on fait des appels de candidatures en interne,
le lendemain on nomme des gens en externe. Les employés
du Casino sont autant remontés contre la direction de
l'entreprise qui ne mène une politique de petits copains
que certains membres de direction de leur syndicats. Cette colère
est provoquée par le fait qu'au lieu de défendre
les intérêts de leurs membres ces responsables semblent
plus occupés à caser leurs proches au casino. On
parle de parents de responsables syndicats nommés à
des postes sans les qualifications nécessaires. Ce qui
expliquerait certains silences sur la politique de direction
du casino.
Subutex: enquête à Paris
Si, ici, on a tendance à oublier le dossier Subutex et
ses ramifications politiques, dans le cadre d'une fusion hallucinante,
avec Richard Duval réservant La Terrasse de l'aéroport
pour la passeuse Cindy Legallant et Rama Valayden qui est vue
en photo avec Ved Bucktowar, autre condamné pour trafic
du même stupéfiant, à Paris et son intervention
en faveur de Bernard Joly au moment du "controlled delivery"
du 23 juillet, à Paris une enquête à été
ouverte sur le trafic de ce réseau mauricien. Également
dans le collimateur : les conditions dans lesquelles une famille
mauricienne s'est déclarée propriétaire d'un
immeuble. Pour couronner le tout, on évoque aussi une investigation
du fisc sur les revenus de certains des protagonistes de la Subutex
Connection sur l'axe Paris/Maurice.
Joli devant mais
Les habitants de Quatre-Bornes avaient été ravis
d'apprendre que le ministre du Tourisme allait descendre sur le
terrain dans la nuit de mercredi pour un nettoyage du centre-ville
et un relooking de la route St Jean. A leur réveil, ils
ont été terriblement déçus. Il y avait,
certes, un ou deux murs de particuliers peints, ici et là,
mais le bâtiment municipal où siègent les
amis de Xavier Duval était resté le même.
Il fallait voir la partie arrière du complexe qui abrite
la foire jeudi et l'avenue des Tulipes, à côté
des Flats Bhunjun. Un particulier avait déblayé
le terrain vague pour monter une tente et célébrer
un mariage après avoir repoussé toutes les ordures
en bordure de route. Eh bien, c'est resté en l'état
pendant plus d'un mois. Il vaut mieux commencer par ce qui est
le plus élémentaire, soutiennent-ils.
Casse post-congrès
Ne pas lésiner sur les moyens pour attirer la grande foule
peut comporter quelques inconvénients. Le MSM l'a appris
à ses dépens. Dopés par l'ambiance festive,
certains venus en autobus, déjà bien détendus,
se sont bousculés à l'heure de la distribution du
repas. Résultats des courses, le mobilier du centre Swami
Vivekananda a été sérieusement endommagé.
Les comptes sont en train d'être faits au niveau de la direction
avant d'être réclamés au MSM. Mais, d'ores
et déjà, on les chiffre à des centaines de
milliers de roupies, ce qui représente, selon un habitué
fiable du Sun Trust, une infime partie du budget de ce congrès-anniversaire.
La démission de Bheenick réclamée
On lui a fait un enfant dans le dos. Le conseil d'administration
de la Banque de Maurice a décidé la réintégration
des trois employés qui ont eu des problèmes avec
le Gouverneur en l'absence de ce dernier qui se trouvait à
Washington en mission. Ceux qui réclament la tête
de Manou Bheenick sont d'avis qu'avec son "effortless sense
of superiority", le Gouverneur, ainsi désavoué
alors qu'il avait été intraitable sur la question
de ces employés licenciés ou suspendus, n'aurait
d'autre choix que de se démettre. Entre leur désidérata
et la réalité, il y a certainement de grosses nuances.
Conflits d'intérêts
On parle beaucoup, ces jours-ci, des conflits d'intérêts
qui existeraient avec des nominés politiques dans certains
secteurs stratégiques qui seraient aussi des responsables
d'entités privées engagées dans les mêmes
secteurs. Les adeptes de la bonne gouvernance veillent au grain
et devraient faire éclater toute l'affaire avec un dossier
qu'ils comptent adresser au Premier ministre lui-même.
A chacun son style
Les hauts cadres et les employés du ministère de
l'Environnement l'ont constaté. Ce n'est parce qu'Anil
Baichoo et Lormus Bundhoo sont dans le même gouvernement
qu'ils partagent le même style. Ainsi, certains contrats
alloués sous l'ancien ministère ont été
tout simplement annulés et réalloués à
d'autres.