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Publication
Ritournelle de la faim de J.M.G. Le Clézio:
Le manque obsédant
C'est le récit d'un personnage brillant. C'est le roman
d'Ethel : une jeune fille fragile "qui fut malgré
elle une héroïne à vingt ans" dans
le Paris de la guerre. Elle accède vite à la conscience
des réalités de la vie et prend en main son destin.
C'est une histoire de famille, une autobiographie trafiquée
et des histoires de faillite, d'errance et de manque. Autour,
rôdent les fantômes de l'Histoire.
Dans Ritournelle de la faim de J.M.G. Le Clézio
(Gallimard, 2008), on évolue dans plusieurs temps narratifs,
entre les souvenirs, la mémoire, les brumes de l'oubli,
les digressions sur l'enfance, on revient à un présent
lesté d'un poids dramatique. On est aussi entre le rapport
à la mère et le rapport à l'écriture
dans un portrait qui éclaire la mère et le narrateur
réciproquement, du côté de l'intime.
Dans deux courts chapitres, au début et à la fin
du roman, l'écrivain évoque la faim, une réalité
à la Libération : "Je connais la faim, je
l'ai ressentie. Enfant, à la fin de la guerre, je suis
avec ceux qui courent sur la route à côté
des camions américains... Cette faim est en moi. Je ne
peux l'oublier. Elle met une lumière aiguë qui m'empêche
d'oublier mon enfance... C'est d'une autre faim qu'il sera question
dans l'histoire qui va suivre..." Nous voilà avertis
du sens métaphorique du mot. Dans les dernières
pages du roman, Le Clézio parle d'une autre ritournelle:
le Boléro de Ravel. La mère de l'écrivain
lui avait raconté son émotion lors de la première
du Boléro: "Maintenant, je comprends pourquoi.
Je sais ce que signifiait pour sa génération cette
phrase répétée, serinée, imposée
par le rythme, le crescendo. Le Boléro n'est pas une pièce
musicale comme les autres. Il est une prophétie. Il raconte
l'histoire d'une colère, d'une faim. Quand il s'achève
dans la violence, le silence qui s'ensuit est terrible pour les
survivants étourdis..."
Entre ces deux temps de narration, il y a la maison mauve, l'itinéraire
initiatique de la jeune héroïne Ethel. Une enfance
et une adolescence à la lisière du monde adulte
fait de mauvaises affaires et de lâcheté. Ethel a
à peine dix ans lorsqu'elle visite l'Exposition universelle
en compagnie de son grand oncle Soliman qui achète la maison
mauve avec sa varangue qui évoque l'île Maurice.
Le vieil oncle fait d'Ethel sa légataire, mais à
sa mort, le père d'Ethel met en péril la petite
fortune de son tuteur. Le monde d'Ethel bascule. Les rêves
de son vieil oncle font place aux mondanités et aux préjugés
: "Tôt ou tard, la conversation dérivait.
C'était invariable. Ethel aurait pu dire à quel
instant précis, ce qui déclenchait la dérive.
Cela suivait une sorte de signal secret. Alexandre repoussait
son assiette, où le cari avait laissé une marque
orange pareille à la ligne des vives-eaux sur une plage.
Les restes de brèdes et de grains imitaient très
bien les algues déposées par la marée...
Pourquoi Monsieur Soliman était-il resté étranger
à tout cela? Il avait rompu les amarres, il avait quitté
l'île à l'âge de dix-huit ans, n'était
jamais retourné. Il dédaignait ses concitoyens,
les trouvait mesquins, ragoteurs, inintéressants... les
voix montaient, descendaient. Résonnaient des noms de lieux,
Rose-Hill, Beau-Bassin , l'Aventure, Riche en Eau, Balaclava..."
Maurice imprègne tout le roman, mêlée aux
brumes de la mémoire. Face à la déchéance
du monde des adultes, Ethel prend conscience des événements.
Le livre est ponctué de silences, mais à la fin
l'auteur intervient en personne pour chercher les traces du vélodrome
d'hiver et les lieux qui conduisaient aux camps. Il évoque
une suite de noms de rues comme dans un roman de Modiano : "RUE
DES ENTREPRENEURS/RUE DE LOURMEL/RUE DU COMMERCE/NOTRE-DAME-DU-PERPETUEL
SECOURS... J'ai cherché l'endroit où autrefois
se trouvait le Vel'd'Hiv. Cela s'appelle aujourd'hui la Plate-Forme...
A Drancy, au pied des grands immeubles rectilignes, si semblables
à ceux des nouveaux ghettos de Sartrouville, Rueil, Le
Raincy. Ils sont vêtus de pardessus trop chauds pour la
saison, les enfants portent des bérets. L'un d'eux, au
premier plan, a une étoile accrochée à la
place du coeur. Ils sourient à l'objectif, ils semblent
poser pour un portrait de famille. Ils ne savent pas qu'ils vont
mourir..." On comprend alors qu'on a lu une histoire
qui emprisonne, empêche de briser les silences, de combler
les manques et cherche la clé qui ouvrirait les menottes
de la mémoire.
Rencontre
Ce qui nous touche au cur: Pour saluer Le Clézio
Une avalanche de déclarations, de témoignages, d'hommages.
Décidément, le prix Nobel de littérature
décerné à J.M.G Le Clézio aura permis
de substantielles moissons. Il reste néanmoins à
le connaître beaucoup mieux en lisant ses livres. Parmi
les multiples facettes de l'écrivain que beaucoup d'autres
désireraient estampiller, Sarojini Bissessur-Asgarally
a aperçu l'ami. C'est que Le Clézio a côtoyé
bien des gens et surtout, ceux du peuple. La mémoire
de l'amitié me touche beaucoup, dit cette proche de Jémia
et J.M. Le Clézio. Elle aime se souvenir de leur rencontre
(c'était en 1997). Un ami commun a téléphoné
pour dire que Le Clézio et sa femme sont à Maurice.
Nous avons partagé un repas à Trou-d'Eau-Douce.
A l'époque, l'écrivain travaillait sur Malcolm de
Chazal. L'émotion de la rencontre aura initié une
durable écoute. Dans leur impatiente passion de découvrir
des écrivains et de partager les joies de la littérature,
le couple Asgarally, hésitant au début, dit qu'il
a pris le courage de demander à Le Clézio s'il accepterait
de présider le prix Jean Fanchette qui existait déjà.
Il a accepté avant son départ de Maurice et depuis
l'aventure continue. Le Clézio sera présent pour
la 4ème fois cette année. L'attribution du prix
Jean Fanchette 2008 sera présidée d'un hommage au
grand poète et psychanalyste mauricien. Celle qui a pris
le temps de connaître Le Clézio dit aussi qu'il est
un de ces écrivains que l'on met longtemps à déchiffrer.
Chacun de ses livres imprime dans la mémoire une marque
précise. Il faut un certain temps pour cerner l'énigme
de cette circulation d'énergie dans son livre avant de
passe au suivant. Quand on interroge sur les rencontres de l'écrivain,
son amie répond qu'elles étaient faites à
ras d'émotion. Il est toujours resté fidèle
à ses amitiés, aux indignations qui placent ses
textes à hauteur de l'humain. Le Clézio ne connaît
pas de gens ordinaires, seulement des gens singuliers - et qui
ne le savent pas. Sarojini donne deux exemples de rencontres avec
les démunis ou les déracinés: l'écrivain
avait lu dans un journal qu'un pêcheur avait échappé
à un naufrage. Il est allé à sa rencontre
et l'a interrogé discrètement sur la vie des pêcheurs.
Il l'a aussi réconforté. J.M.G Le Clézio
s'est aussi indigné de la déportation des Chagossiens
au mépris des droits de l'homme. En témoigne son
article "Diego Garcia, les déportés du paradis"
(La Point, 13 décembre 2002). Il écrit à
la fin de son article: "Comme tous les réfugiés
du monde, les exilés n'ont pas perdu espoir de retourner
un jour dans leurs îles natales. On peut rêver de
ce jour où, enfin, malgré l'inconsciente insolence
des puissances militaires et l'affairisme des gouvernements, le
monde recouvrera sa raison et saura rendre justice aux Chagossiens."
L'écrivain a rencontré Charlésia Alexis
à Pointe-aux-Sables et ils ont évoqué les
Chagos. Charlésia venait d'obtenir son passeport britannique.
De même, il a rencontré à Rodrigues, nous
raconte notre interlocutrice, une vielle femme qui avait vu le
grand-père de Le Clézio lorsqu'elle était
petite. Sensible à un regard, à un détail
du paysage, l'écrivain avait rencontré lors d'une
de ses visites à Maurice, des habitants de Crève-Cur
et de Montagne-Longue. Il avait pris le temps de marcher à
ciel ouvert, émerveillé devant les manguiers, s'imprégnant
de l'odeur du safran et du sol mauricien. "L'homme n'écrit
pas seulement avec des mots. Tous les langages ne seront pas de
trop pour entendre ce qui se dit chaque jour."
Le premier salaire
Un début d'indépendance
Ils ont entre 18 et 26 ans et travaillent dans différents
secteurs. Leur entrée dans le monde de l'emploi, il y a
quelques années pour certains et plus récemment
pour d'autres, a été marquée par une émotion
particulière. Celle que l'on ressent lorsqu'on tient en
mains son premier salaire. Les jeunes rencontrés font
un retour en arrière pour évoquer avec nous ce moment
où ils ont compris que premier salaire voulait aussi dire,
indépendance, dépenses, responsabilité
"La première fois que je tenais une importante
somme d'argent dans mes mains, j'ai été impressionné.
Il s'agissait de mon premier salaire", se souvient Franco
Broquet, pâtissier de 22 ans. C'était il y a six
ans, il débutait alors dans le métier et touchait
Rs 2 450. "Ce n'était pas seulement les billets
qui comptaient pour moi, c'était surtout le fruit des efforts
fournis au travail", ajoute Franco Broquet. De son côté,
Sandra Salvara, 18 ans et guide touristique confie : "Lorsque
j'ai eu mon premier salaire, j'ai réalisé que je
jouais désormais dans la cours des grands!" Et
c'est avec un salaire de Rs 5 000 que la jeune femme a fait son
tremplin dans le monde de la consommation. Car, qui dit premier
salaire, dit premières dépenses!
Un premier emploi, une première rémunération
et comme pour toutes les premières fois d'une vie, celle-ci
reste mémorable. Une première rentrée d'argent
dans sa vie d'adulte prend un sens significatif. Kunal Soorojebally,
26 ans, concède que cela lui a fait prendre conscience
de l'importance des termes comme "indépendance et
responsabilité." Après avoir fait ses débuts,
il y a six mois, dans une banque privée, Kunal Soorojebally
a été promu IT and Systems Support Officer. Son
premier salaire, confie-t-il, relevait d'un montant de Rs 7 000.
Il raconte sa première réaction, " j'ai pensé
à acheter une lampe en terre et l'allumer pour une prière
de remerciement à Dieu." Et une fois ce geste spirituel
terminé, le jeune salarié d'alors file aux magasins
pour acheter des cadeaux à l'intention de ses proches.
"Une douche à gaz pour mes parents, des vêtements
et des peluches pour ma petite amie", dit-il. Kunal Soorojebally,
ne s'est pas pour autant négligé. Il s'est offert
des vêtements et des accessoires.
Il s'achète une maison
Il y a aussi ceux qui comme, Shavila Dhorbul, enseignante au secondaire,
doivent faire leur preuve durant une période de formation
avant d'être confirmé. L'attente, de l'enveloppe
dans ce cas, raconte notre interlocutrice de 25 ans, est longue!
"Après deux mois, je commençais à
m'impatienter!" Puis, les Rs 18 000 sont arrivées,
pour être vite dépensées! Revenant sur cet
épisode, notre enseignante concède, "si c'était
à refaire, j'aurais mis un peu d'argent de côté".
Olivier Legrand, 23 ans, n'a pas de remords. Pour cause, ce jeune
superviseur et responsable de réseau, dans le secteur privé,
s'est fié à son flair, ce qui lui a garanti un investissement
durable: une maison! Il faut dire qu'Olivier Legrand a fait son
entrée dans le monde de l'emploi à 17 ans. Les centres
d'appels lui ouvrent leurs portes. Mais ce dernier considère
que son "premier vrai salaire", c'est celui qu'il percevra
à 20 ans. "Une somme de Rs 6 500", se
souvient-il. Salarié et ayant acquis une stabilité
professionnelle, le jeune homme a soif d'indépendance.
Pour arriver à quitter le cocon familial, il contracte
un prêt auprès d'une assurance et investi dans l'achat
d'une maison. "J'avais réussi à accomplir
quelque chose de concret avec mon premier salaire", confie
ce dernier. Désormais propriétaire, Olivier Legrand,
a une vie professionnelle active. Il va même jusqu'à
décupler d'efforts pour rembourser ses dettes et assurer
son avenir.
Après les dépenses, le temps des économies
Pour nos invités, être salariés est donc,
aussi, synonyme d'indépendance. Et c'est bien souvent le
premier salaire qui annonce le début de ce sentiment. Franco
Broquet, lui, n'a pu s'offrir une maison. Mais, grâce à
ses économies qu'il a consolidées depuis son premier
salaire, il a pu construire une chambre, annexée à
la maison familiale. Pour sa part, notre guide touristique, elle,
parle d'un sentiment de légitime fierté quant au
fait de ne plus dépendre entièrement de ses parents.
Car, même si elle est salariée et peut se payer ses
vêtements et autres effets personnels, Sandra Salvara vit
encore chez sa famille. La jeune fille nous explique qu'elle n'est
pas prête de se faire plaisir comme à son premier
fin de mois. Economies obligent! "Je n'aurais pas l'occasion
de me faire des cadeaux encore une fois comme à mon premier
salaire parce qu'il faudra économiser pour mon avenir."
Et s'il est un autre qui concède qu'il aura à
écouter les conseils de ses parents, c'est bien Kunal Soorojebally.
Les dépenses se feront à compte-gouttes. "Je
vais me fiancer très bientôt
" dit-il.
Centres d'appels-Gagner beaucoup en peu de temps
Si une myriade de jeunes font encore leurs débuts dans
les centres d'appel, c'est que le secteur offre, depuis son essor,
des perspectives intéressantes en matière de salaire.
Selon un directeur d'opérations dans un centre d'appel,
les jeunes sans expérience gagnent une moyenne de Rs 8000
lorsqu'ils débutent dans une compagnie, spécialisée
en service clientèle. S'ils passent un stage d'un mois
environ, leur salaire de base est accompagné, d'un bonus
pour la performance et la qualité, lequel peut s'élever
jusqu'à Rs 2000. Ceux qui sont employés sur le plateau
de la vente et des services reçoivent le même salaire
de base que leurs collègues du service clientèle.
Mais, ils peuvent arrondir leur enveloppe grâce aux commissions
basées sur le nombre de ventes effectuées et toucher
jusqu'à Rs 50 000.
Quant aux jeunes qui ont plus d'expérience, notre interlocuteur
nous explique qu'ils gagnent une moyenne de Rs 10 000 comme salaire
de base, sans compter les bonus et autres commissions.
Double K
Triple Vibes
Tenter l'aventure en solo lui a réussi! La vibe,
il l'envoie avec trois titres qui ont successivement cartonné.
Depuis Zizman dernier, son premier opus, sorti en 2007,
Double K a signé un contrat avec le succès. De cet
album, l'on retient Retourn nou zil, véritable
cri du coeur pour un retour au Chagos, cette chanson est de circonstance.
Retourn nou zil, lui a même valu un Bonnto Award,
en décembre dernier. Puis, plus récemment il y a
eu Si enn zour, extrait d'une compilation. Et actuellement
Dimal sorti tout droit de Rougail Séga Vol.2,
est "le titre du moment" de Double K. Son empreinte
vocale, sa sensibilité
sont indéniablement
sa marque de fabrique. Désormais, il faudra compter avec
Double K dans le secteur. Son style, il la veut mi-ragga et mi-séga
tout en s'accordant à d'autres harmonies. C'est ce qui
fait, d'ailleurs, la marque de fabrique du jeune chanteur qui
fête ses 24 ans demain.
Exilé pour Mighty Jah
De son vrai nom Jean-Marc Empeigne, Double K a été
révélé avec son groupe Mighty Jah. Il y a
trois ans, la bande cartonnait avec Essayé Sanze twa,
avant de disparaître. "Nou ankor la!",
rassure Double K. "Mighty Jah pa'nn kasé. Nasty
Cool ek mo mem, nou finn pran létan pou fer nou album solo.
Et contrairement aux autres membres de Mighty Jah, j'ai la chance
de vivre de ma musique. Les autres ont dû se consacrer à
leur travail." Avec Fauss Destination, sorti en
2007, Nasty Cool n'a pas pour autant connu le même succès
que son ami. Mighty Jah sera bientôt de retour avec deux
nouvelles surprises. Notamment avec l'arrivée d'une voix
féminine et un nouvel album, Exilé. "Cet
album sera à 100% séga ambiance", annonce
Double K. "Ce titre reflète un fait de société,
c'est-à-dire, le départ en grand nombre de Mauriciens
pour l'étranger." Exilé, c'est aussi Kontan,
Esklavaz, Ou dan mo lavi, Soif pouvoir, Pa koné
L'enregistrement musical d'Exilé, fait ressortir
Double K, a été fait en live. Et ce sont les musiciens
de Zotsa qui ont assuré cette partie. Pour marquer sa présence
dans le circuit, Mighty Jah, explique notre interlocuteur, sortira
un album chaque trois ans. Et parallèlement, Double K,
lui, continuera son parcours solo.
De Rodrigues à Roche-Bois
Avec Mghty Jah, Double K n'est pas à sa première
formation. Il fait ses débuts avec Nou Nas Cool
avant d'intégrer Ragga King. Et c'est avec celui-ci qu'il
fera son premier album. Né à Rodrigues, c'est avec
ses grands-parents qu'il grandit à Roche-Bois, "une
terre fertile", dit-il, qui a produit les plus grands:
Kaya, Berger Agathe, Gérard Bacorilall
"Faire
de la musique pour moi, dit-il, était une évidence.
Mon grand-père, Tonton Empeigne, en fait. Mo pa'nn gaynn
lédikasyon akadémik. Mo lédikasyon
sé lamizik. Les références du ragga m'ont
inspirés. Il y a eu aussi Sylvain Kallycharan, Zotsa, Negro
Pou Lavi
" Aujourd'hui, c'est au tour de Double
K d'inspirer ceux qui font leur entrée dans l'arène
ou encore son public. Il y a une semaine, un de ses fans n'a pas
manqué de s'agripper à lui, après un concert.
"Il n'avait pas fini de me remercier pour la chanson Dimal,
grâce à laquelle, disait-il, il a pu se réconcilier
avec sa compagne!"
Dimal, Double K
Zot ti amouré
Pa ti kapav sanpasé
Pa ti kapav distancé
Zot ti éna zot prozé
Sa li enn zistwar vré
Ki monn trouvé ar mo dé lizié
Apré trwa zan zot finn maryé
Zot finn désid pou kré enn fwayé
Tou lé zour diskité
Ziska désidé pou kité
Mé zamé zot ti pansé
Ki tou sala pou arivé
Esayé maziné
tou sa moman zot finn pasé
Divan Bondié
zot finn ziré ki zamé
zot pou séparé
Refrain
Vrémen sa fer mal, mal, mal
Vrémen sa fer di mal, mal, mal
Vrémen sa finn tourn mal, mal, mal
Vrémen sa fer di mal, mal, mal
(2 X)
Mo finn trouvé
vrémen sa dé la zot ti amouré
Pa ti pé kapav sanpasé
Pou ki fer zordi
zot finn kité
Larm lizié pé kulé
dan lizié zot tou lé dé
Pou ki fer zot na pa rétourné
Pou ki zot kapav kontinié
Esey pran zot lorgey
met anba zot lipyé
Aret les zot infliansé
Zot lespri ki a pé tourmanté
Dimunn la li, li la pou rakont
sé ki li lé
Ant zot dé personn pa finn truvé
Alors kas enn poz pou avansé
(Refrain)
Ti gagn drwa pardoné
Pou ki zot koné kot zot été
Divan Bondié là
zot finn ziré ki zamé
zot pou séparé
Eseyé maziné, tou sa moman
ki zot finn pasé
Séyé dir mwa ki finn arivé
pou ki zot pa pé lé rétourné
Arété diskité
Donn lamour enn sans pou kontinié
Avec létan tou sa pou sanzé
Zot pou trouvé tou pou vinn volonté
Zot bizin aksepté dan la vie
éna tou sort kalité problem
Tou létan li pou egzisté
Zot ki bizizn zot
Ki bizin seye positivé
Au Mali, en décembre prochain
OSB en première partie du concert de Morgan Heritage
Entre les Otentik Street Brothers (OSB) et l'Antillais François
Yrius de One Way Production, l'alliance est scellée.
Aux côtés de Bruno Raya des OSB, jeudi dernier, lors
d'une conférence de presse commune autour du Reggae Dancehall
Festival du 8 novembre prochain, François Yrius, qui connaît
Maurice et ses artistes, a signifié son intention de collaborer
musicalement avec le groupe. Cette collaboration s'annonce intéressante
pour nos références du ragga. En attendant de se
retrouver aux Antilles, c'est au Mali que Master KoolB et les
siens feront vibrer le public lors d'un concert en décembre
prochain. Les OSB partageront l'affiche avec Morgan Heritage.
Ils assureront la première partie du spectacle. Et c'est
non sans humour que François Yrius a dit souhaiter entendre
les OSB sur
du zouk calypso!
Reggae Dancehall Festival, le 8 novembre
Neg'Marrons, la voix du peuple
"Les Neg' Marrons chante la voix du peuple. Ils véhiculent
des messages sociaux qui sont proches des nôtres
"
explique d'emblée Bruno Raya, de OSB Co. Ltd, co-organisateur
du Reggae Dancehall Festival. Le choix de ce groupe pour l'occasion
n'est pas un hasard. Ce rendez-vous aura lieu au Stade SGD, le
8 novembre prochain, à partir de 17 heures. Le concert,
qui réunira sur la même scène les OSB, les
Neg'Marrons et Pierpoljak, débutera à l'heure indiquée,
a tenu a préciser Jean-François Yrius de One Way
Production. Ce dernier a, à son actif, l'organisation de
quelque 70 concerts-aux Antilles et à Paris- avec à
l'affiche des noms tel Diams', Henri Salvador, Lorie, et des pointures
du reggae. Les Neg' Marrons, de même que Pierpoljak auront
l'occasion de rencontrer leurs fans pour des séances de
dédicace.
Les billets qui sont déjà en vente à Rs 300
l'unité, seront aussi disponibles le jour du concert. Cependant
le prix passera à Rs 400. Les points de vente sont: tous
les magasins Otentik Paradize Burning, Solid Gold, Habit, Harbour
Music Shop et Power Music Shop, One Drop (Chemin Grenier), Magasin
Lotus (Quatre-Bornes), Master Sound (Bambous), Dodo Music Shop,
Mahebourg.
Sculpture sur noix de coco
Des expressions qui accrochent le regard
Justin Fernando Palamandadige n'est pas inconnu au Craft market
du Caudan où il expose ses oeuvres. Visage creusé,
expressions repoussantes ou malicieuses... ces singes ou tête
d'homme qu'il sculpte dans du noix de coco accrochent le regard.
"Je n'ai pas de modèles, je cisèle directement
les formes à partir de ma mémoire et de mon imagination
", déclare cet artiste visiblement doué.
À son stand ou chez lui, à Triolet, Fernando utilise
ses outils dont le tournevis, une petite scie, une pince et se
laisse guider par son imagination. Depuis vingt ans, l'homme et
son descendant sont à la source de ses inspirations. "Les
singes m'ont toujours inspiré. D'ailleurs j'en avais un
", dit cet homme âgé de 34 ans, fasciné
par nos amis les primates. Au fur et à mesure qu'il découpe
son noix apparaissent, entre ses mains, des formes, des singes
dont il fait fumer une cigarette, un vieil homme portant un chapeau
à qui il offre une pipe, des pirates dont un bandana couvre
un oeil ou encore une tortue, un lapin, un éléphant,
un crapeau et autres animaux et formes. Aucune des oeuvres de
Fernando ne laisse le visiteur indifférent.
Le Srilankais cisèle également porte crayon, cendrier,
maquettes de bateau et le résultat donne de délicats
travaux qu'il est intéressant d'aller admirer sur place
où il explique avec enthousiasme son travail.
Cet art, Justin Fernando Palamandadige le tient de son père,
sculpteur sur bois au Sri Lanka. À 14 ans, il vient à
bout de sa première sculpture dont il s'est lancé
par loisir et qui est très vite rejointe par d'autres.
À Maurice, où il a immigré depuis 15 ans,
il a passé des années à l'ombre d'une usine
textile, à Flacq, avant de reprendre ses outils pour se
consacrer exclusivement à sa passion. Une passion qui,
par la suite, est devenue un métier.
Célébration à Paris et à Bruxelles
Malcolm de Chazal revisité
Autobiographie spirituelle et Moïse, deux publications
récentes de Malcolm de Chazal chez l'Harmattan donneront
lieu à une présentation signée et animée
par Robert Furlong à Paris et à Bruxelles. Malcolm
de Chazal revisité: c'est le titre d'une soirée
spéciale organisée le lundi 10 novembre par le Théâtre
du Lucernaire à Paris pour marquer le lancement des deux
ouvrages mentionnés. Ce sera ensuite le Théâtre-Poème
à Bruxelles qui accueillera cette manifestation.
Au programme: la présentation d'un échantillon de
documentaires réalisés sur un texte de Furlong par
le Mauritius College of the Air sous le titre Malcolm de Chazal,
ce Mauricien de génie. La soirée Chazal comprendra
aussi des lectures d'extraits des textes du poète mauricien
par la compagnie londonienne Echange Theatre et un débat
avec le public.
Cet hommage en Europe à Malcolm vient donner à la
littérature mauricienne un relief nouveau et présente
Maurice comme un pôle de contribution à la pensée
universelle.
L'Echange Theatre de Londres est une compagnie de théâtre
dirigée par les comédiens Fanny Dulin et David Furlong,
dont la spécificité est de faire découvrir
au public anglais les grands morceaux du répertoire théâtral
français. Leur dernière productionn, jouée
au Camden People's Theatre, consistait en une mise en scène
des Mouches de Jean-Paul Sartre jouée pour la première
fois en anglais sous le titre The Flies avec, sur scène,
le groupe de hard rock mauricien, Riot in heaven.
10 novembre 2008 à 20h - Entrée libre - Théâtre
du Lucernaire, 53 rue Notre Dame des Champs 75006 Paris. Le Théâtre-Poème,
30 rue d'Ecosse, 1060, Bruxelles.
Collectionneur
Sa passion des pièces rares
Pièces de monnaies présentées sous différentes
formes (carré, dentelé), billets de banque rarissime,
timbres de différentes époques, objets en cuivre
dont certains datent du 19e siècle, dents de cachalots:
ce sont là les pièces maîtresses d'une collection
privée que conserve précieusement Roland Ng Fok-Sue,
un habitant de Camp-le-Vieux, Rose-Hill. La passion de collectionner
des pièces de monnaie anciennes ou des timbres - témoins
de l'histoire d'un pays, de véritables documents historiques
où l'on peut en tirer des informations économiques,
mais aussi politiques, historiques - l'habite depuis qu'il est
tout jeune. Aujourd'hui, il dispose d'une collection d'une série
de timbres commémoratifs de Maurice et d'une centaine de
pièces de monnaie.
Cet homme, âgé de 49 ans, a pu constituer une telle
collection, d'une part, grâce à ses bonnes relations
avec ses amis et membres de la famille et, d'autre part, en les
achetant. Un investissement qui, dit-il, n'est pas à but
lucratif, mais un loisir.
Bien que certaines pièces de monnaies ont connu certains
stigmates du temps (légère usure, quelques rayures
infimes) celles-ci ainsi que les timbres et billets de sa collection
sont présentées dans un excellent état de
conservation. Chaque monnaie, chaque timbre sont répertoriés
et classés dans un classeur. La meilleure façon
d'augmenter sa collection
est de procéder à des échanges avec d'autres
collectionneurs. "J'ai des doubles que je souhaiterais
échanger avec d'autres personnes", déclare
Roland Ng Fok-Sue, qui se dit à la recherche de spécimens
encore plus rares.
Contact : 796 97 83
Coiffure - Défilé de création
Oser l'extravagance
La collection coloration printemps-été de L'Oréal,
spécialiste de la beauté et du soin du cheveu a
été dévoilé samedi dernier à
l'hôtel Maritim, Pte-aux-Piments. Réalisations uniques
inspirées des dernières tendances et alliées
au savoir-faire professionnel...
Conçue sur le thème "Extravaganza", cette
soirée donné la possibilité aux invités
à entrer dans l'univers fantaisiste et coloré des
arts vivants. L'Oréal Professionnel a mis tout en uvre
pour valoriser la profession en donnant l'occasion aux 15 coiffeurs
de différents salons ayant suivis une formation de L'Oréal
Professionnel de révéler leur talent. Ces derniers
ont présenté "Marron chic" et "Folie
d'or", des thèmes en rapport avec la collection coloration
l'Oréal "Extravaganza". Le blond et le marron
sont sans conteste les nuances vedettes de cette saison. A suivi
ensuite la présentation de la ligne "Extravaganza"
avec 3 versions (coupe courte, coupe longue, coupe ballon) par
Nathalie Guichard, l'unique formatrice dans la zone océan
Indien. Les coiffures de la ligne "Extravaganza" ont
été présentées par les mannequins
de l'Agence Haseena. Le maquillage était assuré
par Rita Teck Young d'Espace beauté.
Cuisine
Chocolat: Oubliez le classique!
Ah, si seulement nos papilles étaient moins farouches et
se laissaient séduire par du chocolat dans tout ses états!
Elles en seraient conquises! Voyons, que diriez-vous d'un délice
où le chocolat s'allierait subtilement aux épices?
Le chocolatier français, Vincent Feuvrier, lui, serait
ravi de donner forme à cette alchimie. Dans son atelier,Theobroma,
à Floreal, l'artisan pâtissier/chocolatier et son
équipe réalisent les plus grands classiques qui
enchantent les plus gourmands et gourmets depuis huit ans. Mais
de là à convaincre plus d'un que le chocolat n'est
pas un produit hermétique et peut se prêter à
différentes fantaisies ou encore se retrouver en cuisine
est une tâche ardue. Il faut reconnaître que nos papilles
tropicales sont plutôt classiques! Pour le sympathique chocolatier
de Floréal, composer avec nos habitudes n'a pas été
difficile. Même s'il aurait préféré
nous introduire à d'autres originalités. Grand passionné,
il décrit le chocolat noir, son préféré,
comme une matière brute capricieuse, mais malléable,
se laissant sculpter au gré de ses feelings. En attendant
de vous laisser convaincre par du chocolat relevé, Vincent
Feuvrier vous propose de commencer par une recette classique,
pour ensuite continuer avec les variantes (plus loin).
Tartelettes au chocolat
Ingrédients: Pour la pâte sucrée. 150
g de farine, 75 g de beurre pommade, 75 g de sucre glace et 2
jaunes d'oeufs. Pour la ganache. 110 g de crème liquide,
150 g de chocolat noir, 1/2 gousse de vanille
Méthode: Commencez par préparer la pâte.
Dix minutes avant la cuisson, préchauffez le four. Mélangez
la farine tamisée, le beurre et le sucre glace. Lorsque
tous les ingrédients se sont incorporés, ajoutez
les deux jaunes d'oeufs. Ne pétrissez pas la pâte!
Lorsque le mélange est homogène, abaissez la pâte
et découpez en cercle. Etalez les cercles sur de petites
moules et chemisez-les. Placez du papier cuisson sur le fond.
Mettez des grains secs sur le papier, ce qui empêchera la
pâte de monter durant la cuisson. Enfournez, à 180°C,
pendant dix minutes. Démoulez et Réservez.
Préparez la ganache. Concassez finement le chocolat et
réservez dans un saladier. Fendez la gousse de vanille
dans le sens de la longueur. A l'aide du dos de la lame d'un couteau,
relevez la pulpe. Versez la crème liquide dans une casserole.
Ajoutez la vanille. Portez la crème à ébullition.
Retirez du feu. Versez la crème sur le chocolat. Mélangez
continuellement à l'aide d'un fouet, jusqu'à ce
que le mélange soit bien homogène. Versez la ganache
chaude sur le fond de pâte cuite. Dressez sur une assiette.
Vous pouvez accompagner cette tartelette d'une boule de glace
à la vanille.
Osez les Variantes!
Pour agrémenter vos tartes et, ci-dessous, des variantes
qui ne peuvent qu'épater!
- Ajoutez une pointe de fleur de sel à votre ganache. Il
ne s'agit pas ici de "gros sel" ou de sel fin. Trop
puissants, les cristaux du gros sel seront désagréables
en bouche. Tandis que la fleur de sel salerait la ganache dans
son ensemble. La fleur de sel offre des éclats délicats
qui disparaissent, aussitôt, sur la langue "ne laissant
ainsi que le souvenir d'une étincelle". Pour cette
version, utilisez jun chocolat fort en cacao.
-Ajoutez des morceaux finement hachés de gingembres confits
au sucre, à la ganache.
-Remplacez le chocolat noir par du chocolat au lait et faites
infuser une cuillère à café de thé
"earlgrey" dans la crème liquide chaude.
-Enfin, pour décorer vos tartelettes, les feuilles d'or
(alimentaires) en mettront plein la vue!
Amateurs de cuisine
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Week-End Sunlights vous répondra avec le concours
du chef Feizal Chaumoo de Bake Master QSC
La réponse du chef
Mélanie Eléonore: "Comment réussir
une crème au beurre?"
-A Maurice, ce qu'on appelle la crème au beurre est
en fait le nappage classique utilisé pour décorer
les gâteaux d'anniversaire et surtout le fameux gâteau
Marie.
Pour 100 g de beurre (à température ambiante), utilisez
100 g de sucre glace(icing sugar) et une cuil. à soupe
de jus de citron.
Mélangez et battez le tout avec une cuillère en
bois ou un batteur électrique. Pour obtenir une crème
blanche, choisissez un beurre (le White Creaming) spécialement
conçu pour ce genre de nappage et disponible chez les revendeurs
spécialisés.
Portrait
Sanjiv Mihdidin, le Mr Property de Rogers
Sanjiv Midhdidin est le responsable de la gestion et du développement
des actifs immobiliers de Rogers sous le label Foresite, lancé
le mois dernier. Voici le portrait du Managing Director de cette
nouvelle entité appelée à devenir un des
piliers du groupe Rogers.
Après ses études au collège Royal de Curepipe,
cet habitué des premières places en classe entre
à l'université de Maurice pour faire son "first
degree" d'ingénieur. Une fois son diplôme en
poche, il obtient une bourse d'études de l'université
de Newcastle où il va faire un MSC en environnement. Rentré
à Maurice en 1994, il va travailler pendant huit ans comme
ingénieur conseil avant de reprendre, en part time,
le chemin de l'université pour passer un MBA en Finances
et en gestion. Pourquoi ne pas avoir passé les trois diplômes
les uns après les autres, comme on le fait généralement
pour séparer le temps des études de celui du travail
? "Je ne crois pas qu'il y ait un temps pour les études
et un autre pour le travail. L'éducation est un processus
permanent. Je pense qu'il faut savoir alterner études et
travail, apprendre la théorie, puis la mettre en pratique
et accumuler une expérience professionnelle entre un degré
et un MBA. C'est après avoir acquis de l'expérience
sur le terrain que je me suis rendu compte que je n'avais pas
suffisamment de connaissance en finances et en gestion, ce qui
m'a fait retourner à l'université de Maurice."
Il termine son diplôme en 2002 et se joint au Sugar Investment
Trust qui, sous la direction de Joyti Jeetun, lance alors
la première grande opération de démocratisation
des terres à Maurice. "J'ai passé deux années
passionnantes à la SIT et je me souviens encore du morcellement
de Wootoon dont tous les lots réservés aux petits
actionnaires de l'industrie sucrière furent vendus en quelques
heures." Deux ans plus tard, à l'expiration de
son contrat avec la SIT, Sanjiv se retrouve face à trois
possibilités professionnelles : ouvrir son propre business;
accepter une bourse de l'Imperial College de Londres pour aller
faire un PHD ou entrer chez Rogers pour faire de la section
proprety un véritable département. Pourquoi
ne pas avoir continué avec la SIT ? "Parce que
je voulais faire autre chose de plus grand. Je voulais changer
de job pour aller voir ailleurs. Les jeunes cadres mauriciens
fonctionnent différemment de leurs aînés,
ont un nouveau mind set. Autrefois "the first job was the
lifetime job". Ce n'est plus le cas aujourd'hui. Les gens
- tout au moins ceux que je côtoie - bougent professionnellement,
ont une ouverture d'esprit, sont prêts à prendre
des risques pour faire avancer les choses. En quatorze ans de
vie professionnelle, j'ai travaillé dans trois jobs, autrefois
on aurait dit que j'étais instable. Aujourd'hui, c'est
normal." C'est donc après mûre réflexion
que Sanjiv décide en 2004 de refuser la bourse de l'Imperial
College pour accepter la proposition de Rogers. "J'ai
fait ce choix à la fois pour des raisons familiales et
professionnelles. Mon épouse était enceinte, ce
qui rendait un séjour à Londres compliqué
et puis j'avais déjà décidé en 1994
que mon avenir professionnel se passerait à Maurice. Je
fais partie de ceux qui croient qu'ils doivent revenir au pays
après les études et participer à la création
de son avenir. Je ne regrette pas mon choix." Il n'a
aucune raison de le faire surtout depuis le lancement de Foresite.
Quand il rentre chez Rogers, la section responsable de la gestion
des actifs immobiliers du groupe n'est composée que de
trois personnes. "Au fil des années et des projets,
Rogers avait constitué un portefeuille immobilier allant
de centres commerciaux, comme les bâtiments abritant les
deux Jumbos et des parcs industriels, des immeubles ou des portions
de terre. En 2004, le paysage immobilier a changé avec
l'amendement du landlord and tenant act, les nouvelles donnes
créées avec les changements fondamentaux au niveau
de l'industrie sucrière et la création des IRS.
Le contexte environnemental de l'immobilier à Maurice depuis
ces dernières années est une motivation pour avancer.
Avant 2004, le portefeuille immobilier de Rogers était
une collection de timbres que l'on sortait de temps à autre
de l'album pour les admirer sans les exploiter à leur juste
valeur. A partir de 2004, on a décidé d'optimiser
la gestion de ce portefeuille qui a un fort potentiel de développement
et dont la valeur dépasse largement les Rs 2.5 milliards."
L'une des illustrations de la nouvelle politique immobilière
du groupe est visible au Rogers House - que l'on appela le premier
gratte-ciel de Port Louis à l'époque de sa construction
! Avec un réaménagement de l'espace intérieur,
un comblage des jardins extérieurs pour la construction
d'une terrasse, aujourd'hui occupée par un restaurant
donnant sur une des principales rue de la capitale, le vénérable
bâtiment bénéficie d'un look ultra moderne.
Mais le travail de Sanjiv Mehdidin ne consiste pas seulement à
faire du relookage immobilier. "La petite équipe
de trois personnes s'est agrandie, enrichie pour atteindre aujourd'hui
le nombre de quinze. Nous nous sommes tout d'abord focalisés
sur la gestion de nos actifs pour faire du "property management"
et avons mis en place un outil informatique adapté pour
revoir l'utilisation de nos propriétés. De la gestion,
nous sommes passés à la création de Foresite,
qui va nous permettre d'aller vers le développement de
nouveaux projets à partir de nos actifs avec, si le besoin
se fait sentir, la collaboration d'autres développeurs.
Nous sommes en train de constituer cette équipe de développement
et réfléchissons sur un formule qui sera présentée
l'année prochaine. Par ailleurs, nous allons bientôt
lancer un "property fund", constitué de nos actifs
immobiliers, qui sera côté en bourse et permettra
à ceux que cela intéresse d'acheter des actions."
Pour son Managing Director, Foresite est appelé à
devenir un des piliers des activités de Rogers avec le
tourisme, la logistique et les services financiers. Qu'en est-il
de la concurrence dans cette île Maurice qui, avec les IRS
et autres morcellements, semble atteinte d'une fièvre de
l'immobilier ? "La concurrence est nécessaire:
elle fouette le sang et met la pression nécessaire pour
faire avancer. Il faut de la concurrence pour créer l'innovation
et proposer des produits et des services meilleurs que ceux des
autres. Sans concurrence, on tombe dans la morosité."
Et l'avenir de Maurice au milieu de cette crise économique
mondiale qui oblige les bourses à jouer au yo-yo ? "La
crise économique fait de l'immobilier une valeur sûre.
D'autant plus qu'il a été identifié comme
étant un des principaux secteurs de développement
dans le contexte post-sucre et post- textile. On l'a vu avec les
IRS, on commence à le voir avec les bâtiments de
plus en plus modernes qui sont construits, à la cybercité,
par exemple. Même si le contexte économique est difficile
pour le moment, j'ai foi dans l'avenir de Maurice. Je crois que
nous avons les moyens de faire de Maurice un beau pays où
il fait bon vivre avec un plan de développement immobilier
mûrement réfléchi et surtout respecté.
Rendre Maurice belle en respectant l'environnement, je crois que
c'est possible."
Collectionneur
Sa passion des pièces rares
Pièces de monnaies présentées sous différentes
formes (carré, dentelé), billets de banque rarissime,
timbres de différentes époques, objets en cuivre
dont certains datent du 19e siècle, dents de cachalots:
ce sont là les pièces maîtresses d'une collection
privée que conserve précieusement Roland Ng Fok-Sue,
un habitant de Camp-le-Vieux, Rose-Hill. La passion de collectionner
des pièces de monnaie anciennes ou des timbres - témoins
de l'histoire d'un pays, de véritables documents historiques
où l'on peut en tirer des informations économiques,
mais aussi politiques, historiques - l'habite depuis qu'il est
tout jeune. Aujourd'hui, il dispose d'une collection d'une série
de timbres commémoratifs de Maurice et d'une centaine de
pièces de monnaie.
Cet homme, âgé de 49 ans, a pu constituer une telle
collection, d'une part, grâce à ses bonnes relations
avec ses amis et membres de la famille et, d'autre part, en les
achetant. Un investissement qui, dit-il, n'est pas à but
lucratif, mais un loisir.
Bien que certaines pièces de monnaies ont connu certains
stigmates du temps (légère usure, quelques rayures
infimes) celles-ci ainsi que les timbres et billets de sa collection
sont présentées dans un excellent état de
conservation. Chaque monnaie, chaque timbre sont répertoriés
et classés dans un classeur. La meilleure façon
d'augmenter sa collection
est de procéder à des échanges avec d'autres
collectionneurs. "J'ai des doubles que je souhaiterais
échanger avec d'autres personnes", déclare
Roland Ng Fok-Sue, qui se dit à la recherche de spécimens
encore plus rares.
Contact : 796 97 83
Livres
Unravelling the Thread - The Gujadhurs of Mauritius
par Leela Gujadhur Sarup
Le livre Unravelling the Thread - The Gujadhurs of Mauritius
a été lancé par le président de la
République, Sir Anerood Jugnauth, mercredi dernier, à
l'auditorium Octave Wiéhé, à Réduit,
en la présence de son auteure, Leela Gujadhur Sarup, historienne
et chercheur, et son préfacier, Jean-Claude de l'Estrac,
directeur exécutif de La Sentinelle. Le livre comble un
vide qui devait l'être depuis longtemps déjà,
celui de conter l'histoire d'une des familles indo-mauriciennes
parmi les plus notables de l'île, les Gujadhur qui, comme
de nombreux Mauriciens venus de l'Inde dans le sillage de l'importation
de la main-d'uvre agricole indienne initiée en 1834,
comptent plus d'un siècle et demi de présence sur
le sol mauricien.
Le livre sera disponible en librairie en décembre, à
Rs 650 l'exemplaire. Ce grand format, abondamment luxueusement
illustré, répond, selon l'auteure, qui a tout à
fait raison de le dire, à un profond besoin de faire connaître
la fabuleuse histoire de la famille Gujadhur : " As emigrants
and their first descendants, the story of my family need to be
told - especially so as it played great role in the socio-economy
scenario of the island of Mauritius. I think it is a good idea
to let people in Mauritius and erstwhile colonies of the world
know this story, which cannot be written off in the history of
Mauritius."
"Colonial Emigration 19th-20th Centuries"- 2e volet
d'une trilogie
L'occasion se prêtait bien pour le lancement du deuxième
volet d'une trilogie, qui porte également la signature
de Leela Gujadhur Sarup, sur l'immigration indienne pratiquée
sous l'administration coloniale britannique. Ce volet, en deux
volumes, a été présenté par le professeur
Indur Fagoonee, Vice-Chancelier de l'Université de Maurice.
"Colonial Emigration 19th-20th Centuries" est le fruit
d'un minutieux travail de recherche effectué depuis plusieurs
années au niveau des archives rendant compte de l'immigration
du port de Calcutta aux colonies britanniques et étrangères.
L'auteure a étudié à cet effet trois sources
documentaires - la législation coloniale, les Colonial
Emigration Acts (1837-1932) ; les rapports annuels ainsi que
les débats y relatif.
Les publications faisant partie de cette trilogie, réparties
en volumes de 400 à 750 pages, sont en vente à Rs
5 000 l'exemplaire. Des travaux d'archives qui en valent le coût,
et faciliteront l'accès à la matière première
indispensable à toute recherche digne de ce nom. Contactez
le 250-0090 ou le 253-8380.
B.Burrun
Mode orientale
Célébrer Divali avec élégance
Ce mardi, la communauté hindoue célèbrera
Divali, fête de la lumière marquant le début
du nouvel an. Outre la préparation de succulents gâteaux,
des vêtements neufs sont achetés à l'occasion
des festivités. Des vêtements signifiant la rupture
avec le passé et le début d'une nouvelle période
plus prospère. Cette année, outre le sari qui a
préservé son élégance, d'autres tenues
traditionnelles indiennes sont présentées dans des
couleurs sombres. La nouvelle collection est présentée
par le model pakistanais Adnan Mir et Nitisha Ramkhelawon qui,
elle, a voulu se livrer au jeu. Lumière sur des lignes
modernes où l'on change de couleur comme on change d'humeur...
Sari, sherwani, salwaar-kameez, churidar, kurta, tunique, tenues
européennes inspirées du sari complètent
avec sandales et nu-pieds, l'allure élégantisme
des tenues traditionnelles indiennes. Outre l'indémodable
blanc, cette année les couleurs sont foncées. Chez
M.Tulsidas, une éclatante palette de marron, rouille, bleu,
noir ou couleur oignon accessoirisée de paillettes sur
fond de coton "handloom", de soie sauvage ou en georgette
est proposée.
S'inscrivant dans la mouvance "Bollywood", les tenues
traditionnelles indiennes se veulent élégantes pour
la fête de la lumière et peuvent être portées
sans avoir l'air de sortir d'un palais arabe. Aux tonalités
fortes, les saris épousent les formes et suggèrent
une beauté sereine. La beauté et la grâce
incomparables des saris en ont fait le vêtement favori des
femmes les plus élégantes. Décliné
dans une multitude de matières et de couleurs, le sari
est vêtu de diverses façons. Il peut être assorti
avec un bra ou un choli décolleté ou sans manches.
Le sharara, tandem top dénudé et jupe longue est
porté à son comble avec des variations diverses
et des matières bien choisies. Une collection séduisante
dans l'air du temps. Quant aux broderies faites à la main
et aux "glasswork", elles viennent égayer les
motifs. Le churi (pantalon porté avec le churidar) froissé
est de nouveau dans les tendances actuelles. Il est accompagné
d'un churidar et d'un dupatta (châle).
Chez les hommes, différents styles existent pour le kurta,
kameez ou sherwani au "col Nehru". Présentés
dans du "aari work" (broderie de fil) et assortis avec
un pajama (pantalon), un "dupatta'' et un kolapuri champal
(savattes en cuir) ou un mojri (babouche) ou encore un afghani
turban, ils sont devenus des indispensables de la mode indienne.
Unis, rayures, broderies en fil, motifs: il en existe pour tous
les goûts. D'autres tenues, véritables modèles
de métissage font aussi le bonheur de toutes celles qui
souhaitent ajouter une touche de mode occidentale à leur
tenue. C'est ce que propose "Only Sugar". Cette boutique
sise au Dias Pier, Caudan Waterfront propose, entre autres des
kurtas accessoirisés de paillettes. La particularité
de la culture indienne se ressent jusque dans les bijoux. "Only
Sugar" suggère les sacs paillettés pour marier
parfaitement au style décontracté, aux soirées
ainsi qu'aux sorties quotidiennes. Les tenues choisies pour le
Divali peuvent aussi être accompagnées de bracelets
indiens assortis de boucles d'oreilles ainsi que d'autres accessoires
dont des savattes.
Tenues traditionnelles indiennes
Les Kameez (longues tuniques) ont une version plus courte appelée
Kurta qui sont parfaitement adaptées à la mode occidentale.
Différents styles existent pour ces tuniques ou kurtas
qu'on retrouve chez M.Tulsidas ou chez Only Sugar. Le Salwar kameez
est composé de 3 éléments : un pantalon :
le salwar; une tunique : le kameez qui se porte long ou court;
un foulard : le dupatta. Le salwar, large, s'attache à
la taille et se resserre aux chevilles. Avec le salwar, les femmes
portent le kameez. Elles optent parfois la mode des suits-pants
avec le Kameez ou les Kurtas sur le jean.
Le Churidar ressemble quelque peu au salwar mais il est beaucoup
plus serré. Les femmes portent également avec le
salwar ou le churidar le kurta (une tunique longue avec ou sans
col).
Le Lengha est composé d'une longue jupe et d'un choli ou
alors une tunique longue.
Le Sherwani est principalement porté lors de grandes occasions.
Il est composé d'un long manteau boutonné avec un
col appelé "Nehru". Le Sherwani se porte parfois
avec le Duppata et Pajama
Le Kurta Churidar est un ensemble composé d'un pantalon
et d'un haut appelé kurta. Le Churidar traditionnel est
attaché avec un noeud (Nala) à la taille. Les nouvelles
tendances veulent qu'il soit muni d'un élastique à
la place du noeud. La particularité de cette tenue est
que les extrémités sont froissées. Le churidar
s'accompagne d'un Kurta, tunique sans col s'arrêtant aux
genoux.
Le Kurta Pajama est comme le Kurta Churidar avec la seule différence
que le pantalon est large.
Le sari. Quand on parle de la mode indienne on pense forcément
aux saris; Vêtement traditionnel qui fait partie des rares
vêtements à avoir traversé plusieurs milliers
d'années. Il est porté par dessus un jupon appelé
petticoat et un haut, le choli qui évolue de façon
très différente avec ou sans manches, en coton ou
en soie.
Atif Aslam: entre satisfaction et déception
Une grosse foule, toutes générations confondues,
avait pris d'assaut La Citadelle, samedi dernier, pour écouter
la rockstar pakistanaise, Atif Aslam. Ce qui a fait le bonheur
des nombreux spectateurs, c'était ces moments de communion
avec le crooner et cela a fait chaud au cur malgré
plusieurs faiblesses au niveau de l'organisation. La rock star
a été à la hauteur de sa réputation.
Il a tout donné dans un déchaînement de rythmes
sonores. Ils ont été nombreux à se laisser
griser par la superbe voix de ce timbre dru et sa façon
d'étirer les notes jusqu'aux limites. Il donne à
chaque mot, son poids de charme et d'émotions. Il chante
sans préciosité. Simplement, naturellement. Au début
du concert, Atif Aslam lance une invitation endiablée à
danser, frappe dans les mains, puis languit son rythme, le temps
d'une pensive chanson d'amour. A travers ce concert, Atif Askam
a révélé un talent aussi divers que multiple.
Il nous a émerveillé dans les chansons d'amour comme
Pehli Nazar, Kuch Is Tarah et Hum Kis Galli. Etonnés avec
ses propres compositions comme Ehsaas et Doorie et il sait donner
une personnalité aux standards les plus connus comme Ba
Khudah et Kismat Konnection. Son répertoire surprendra
par son intimité, sa chaleur, cette douce émotion
distillée au gré de la nuit. La puissance du souffle
et la virtuosité de Doorie ont provoqué l'hystérie.
Il suffit de voir la ferveur de ses fans lorsqu'il est descendu
parmi la foule. Dreams Entertainment Ltd, l'organisateur de ce
concert doit être salué pour cette initiative. Toutefois,
il y a plusieurs points noirs au tableau. Le fait d'ouvrir une
seule entrée pour les différentes catégories
aurait pu avoir des conséquences graves avec des bousculades.
D'autres auraient pu s'écraser contre les barrières
de sécurité. Et comme il n'était pas donné
à tout le monde de se procurer d'une place VIP à
Rs 1 500, ceux se trouvant au fond ont été contraints
à faire beaucoup d'effort pour avoir une meilleure visibilité
de la scène placée trop bas. La musique devenait,
par moments, assourdissante. Cela devait complètement couvrir
la voix sublime du chanteur. Malgré ces faiblesses déjà
mentionnées, le concert a été un succès
et ce n'est pas peu dire?
Le 18 décembre au Stade Anjalay
Sonu Nigam chez nous
Après Atif Aslam, Sonu Nigam, l'autre grande vedette de
la Grande Péninsule sera chez nous le 18 décembre
prochain pour se produire au Stade Anjalay, Belle-Vue. La venue
du chanteur indien est une initiative de Xpert Logistic Entertainment.
L'interprète de Suraj Hua Madham, Main houn naa
qui a la particularité de charmer les foules n'est pas
à son premier concert chez nous. En effet, en 2000, il
avait donné un concert au Stade de Rose-Hill et en 2005
au Stade Anjalay. Par ailleurs, les prix des billets pour ce concert
qui débutera à 20h seront connus au courant de cette
semaine.
Vendredi soir au SVICC, Pailles
Raphaël sur scène, ça en valait le détour
Deuxième passage réussi pour Raphaël. Deux
ans après avoir présenté Caravane,
l'artiste français adulé par le public mauricien,
est revenu pour enchanter de nouveau ses fans avec son dernier
album Je sais que la Terre est plate. Inoubliables instants
qui font découvrir Raphaël plus ardent que jamais.
Dès qu'il monte sur scène, les cris s'élèvent
et le public ne manque pas de lui manifester son amour avec des
"Raphaël je t'aime". Avec Je sais que la terre
est plate, il emmène le public qui ne cesse de l'acclamer
dans son monde riche de voyages et de nostalgie grâce à
des mélodies, mélange de pop et de sensibilité.
Guitare en main, harmonica à la bouche, micro aux lèvres...
Il enchaîne avec d'autres mélodies dont Le vent
de l'hiver, une délicieuse ballade tzigane tourbillonnante.
Avec Schengen, titre issu de son précédent
album, Raphaël évoque l'exil des sans-papiers. Ne
partons pas fâchés, Dans 150 ans, puis
Adieu Haïti, son nouveau morceau aux accents reggae,
le chanteur convie son public à découvrir l'île
d'Haïti.
Au Centre Swami Vivekananda vendredi soir, il a offert une dizaine
de morceaux toujours marqués par les thèmes chers
à l'artiste, comme l'exil géographique ou les déceptions
sentimentales. Entouré de cinq musiciens, il n'a pas oublié
de chanter de vieux morceaux comme Comme un homme à
la mer.
Le public a eu la joie d'assister à plus d'une heure d'envoûtement.
Et La caravane pour une fin de concert en osmose avec son
public.
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