f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 26 octobre 2008



  Réseau de voitures volées - Des développements à prévoir avec des interrogatoires prévus demain
  Immolation dans un champ de cannes à L'Escalier - Un suspect arrêté par la CID de Rose-Belle
  Vendredi après-midi - Les jumeaux Bhoyroo aperçus à la route Bassin
  Brèves policières
  Des suites de vols à Blue Bay - Des armes datant du 19 ème siècle découverts lors d'une opération policière
  Meurtre à Brown-Séquard - Laurent avait une hit-list comprenant les membres du personnel de son Ward
  Brèves
  Décès suspect d'Ashna Rajaram - Une sombre histoire d'inceste conduit à l'arrestation du frère


Réseau de voitures volées

Des développements à prévoir avec des interrogatoires prévus demain

Un réseau de voitures volées qui était dans la ligne de mire des limiers de la CID de Piton a été mis hors d'état de nuire des suites d'opérations policières menées par le surintendant Reekoye et ses hommes. Lors de ces opérations, pas moins de neuf suspects ont été appréhendés et traduits en cour de Pamplemousses sous différentes accusations provisoires. Selon les indications recueillies par Week-End, il ressort que des développements sont attendus, dans la mesure où les suspects arrêtés, à savoir Saikat Ally Sayed Hossen, 49 ans, menuisier de son état, et ses deux fils, Nawsheadly, 27 ans, menuisier également, et Sheirkhan-E-Ally, 25 ans, seront interrogés en profondeur.

C'est dans l'après-midi de mercredi que la CID de la Northern Division, encadrée d'autres éléments de la force policière, ont effectué une descente des lieux dans un entrepôt appartenant à Saikat Ally Sayed Hossen se trouvant à 9e Mille, Triolet. La perquisition des lieux s'est déroulée en présence du menuisier. Les enquêteurs ont ainsi découvert deux voitures Nissan, immatriculées 4132 ZR 03 et 2736 ZP 03, qui s'y trouvaient. La présence de ces voitures ainsi dissimulées n'a fait que décupler les soupçons qu'entretenaient déjà les enquêteurs. Ces derniers ont subséquemment procédé à une vérification approfondie des moteurs et des numéros de châssis de ces deux véhicules.

Après vérification, notamment auprès de la National Transport Authority, il a été établi que les deux voitures portaient de fausses plaques d'immatriculation. La Nissan March 4132 ZR 03 était en fait une voiture volée, dont le numéro authentique est 81 JN 04. Le vol de cette voiture avait été rapporté le samedi 18 octobre au poste de police de Pope-Hennessy. L'autre voiture, dotée de la fausse plaque 2736 ZP 03, était en fait une Nissan avec l'immatriculation 2887 SP 03. Le vol dudit véhicule avait été consigné le 5 octobre dernier au poste de police de Piton.

Interrogé au sujet de la présence de ces voitures dans son entrepôt, Saikat Ally Sayed Hossen n'a pas été en mesure de fournir des explications satisfaisantes aux enquêteurs. La suite de cette enquête a cependant connu un développement pour le moins inattendu le même jour. Alors que Saikat Ally Sayed Hossen été conduit au poste de police de Triolet, il devait demander à être conduit à son atelier de Trou-aux-Biches afin de le fermer. La police a accédé à cette requête. En arrivant devant l'atelier en question, une Mitsubishi noire, immatriculée 2505 ZT 04, avec quatre occupants à bord, a démarré au quart de tour. Les limiers de la CID ont alors pris ce véhicule suspect en chasse et l'ont intercepter à la hauteur de la station-service Caltex à Terre-Rouge.

Des quatre occupants de la voiture, deux ont pu prendre la poudre d'escampette. Mais deux autres, à savoir Nawsheadly et Sheirkhan-E-Ally, 25 ans, les deux fils du suspect, ont été interpellés. Ils ont retenu les services de Me Assad Peeroo et Me Samad Goolamaully.


Immolation dans un champ de cannes à L'Escalier

Un suspect arrêté par la CID de Rose-Belle

Les éléments de la CID de Rose-Belle, emmenés par le chef-inspecteur Goolaub, ont élucidé les circonstances entourant le décès de Sakir Ramkoleea, 63 ans, retrouvé immolé dans un champ de cannes à L'Escalier (voir Week-End dimanche dernier). Un suspect, Mohamed Aslam Khodabaccus, un maçon de 41 ans, a été arrêté. Ce dernier a avoué être celui qui a incendié le champ de cannes. Dans sa version des faits, il a aussi expliqué aux enquêteurs que la victime lui avait parlé peu de temps auparavant.

C'est à l'issue d'une enquête serrée, qui était traitée comme un murder case, que les éléments de la CID de Rose-Belle, à savoir le sub-inspector Naiken et le sergent Khedoo, sous la supervision du chef-inspecteur Goolaub, ont procédé à l'arrestation du suspect, mercredi. Lors de son interrogatoire, Mohamed Aslam Khodabaccus a expliqué aux enquêteurs que le 17 octobre dernier, aux alentours de 17h30, il se trouvait en compagnie de son neveu, dans son champ de cannes et ce dans le but d'incendier le champ en question.

Sur ces entrefaites, s'est emmenée la victime, Sakir Ramkoolea. Ce dernier possède un champ de cannes à côté de celui de Mohamed Aslam Khodabaccus. Selon la version de Khodabaccus, Sakir Ramkoolea lui aurait recommandé la prudence et de ne pas incendier son champ à lui. Khodabaccus aurait fait ressortir qu'il avait seulement l'intention de mettre le feu au champ lui appartenant, et rien d'autre. Après avoir incendié son champ, Khodabaccus serait rentré tranquillement chez lui. Ce n'est que le lendemain qu'il devait apprendre que Sakir Ramkoleea avait été retrouvé mort dans le champ appartenant à Khodabaccus.

Le suspect, qui a été arrêté, a été traduit en cour sous une accusation provisoire de meurtre. Une reconstitution était, du reste, prévue dans cette affaire hier. L'autopsie, qui avait été effectuée par le Dr Satish Boolell, chief police medical officer (CPMO), avait attribué le décès de Sakir Ramkoolea a des "extensive burns".


Vendredi après-midi

Les jumeaux Bhoyroo aperçus à la route Bassin

Les faux jumeaux Bhoyroo, Yannick et Diop, recherchés depuis le mois de juin par la police en vue de faire la lumière sur le crime crapuleux d'un adolescent à La Chaumière en juillet 2006, auraient été aperçus à la Route Bassin vendredi après-midi. Devant cette longue cavale, la police a promis une prime de Rs 200 000 à toute personne qui fournira des informations susceptibles de mener à l'arrestation de ces deux suspects.

Les recoupements d'informations effectués par Week-End indiquent qu'une escouade de membres de l'ADSU de Rose-Hill aurait aperçu les frères Bhoyroo voyageant à bord d'une RAV 4 dans la région de Bassin, Quatre-Bornes. Vu que les photos de ces deux criminels présumés sont affichées dans les postes de police à travers l'île, ces membres de l'ADSU, dont le véhicule avait croisé celui des Bhoyroo, devaient retourner sur leurs pas pour une nouvelle confirmation. Ils n'avaient pas voulu croire leurs yeux, d'autant qu'il était à peine 17 heures ce vendredi.

Mais, entre-temps, le véhicule avec les faux jumeaux et deux autres personnes devait semer les policiers sur le trajet entre la route Bassin et Mare-Longue. Le QG de l'ADSU fut alerté et du renfort fut dépêché sur les lieux en vue d'essayer de retrouver les traces de Yannick et Diop Bhoyroo. Le véhicule, dont le signalement avait été communiqué par les membres de l'ADSU, fut par la suite repéré dans la région de Mare-Longue.

Le chauffeur et une autre personne, qui se trouvaient sur les lieux, furent longuement interrogés dans la soirée d'hier en présence de leur homme de loi au sujet de leur emploi du temps vendredi après-midi. Ils devaient nier catégoriquement tout contact physique ou même vocal avec les jumeaux Bhoyroo.

Faute de preuves formelles, ils furent autorisés à rentrer chez eux dans la nuit de vendredi à samedi. Mais l'ADSU a mis sous séquestre le véhicule incriminé pour la suite de l'enquête. Les spécialistes du Forensic Science Laboratory et du Scene of Crime Office devaient procéder à un examen du véhicule en vue de relever des empreintes digitales susceptibles de confirmer ou d'infirmer la présence de ces suspects. L'exercice de prélèvements devait se dérouler dans la journée d'hier.

Les milieux autorisés de l'ADSU, qui s'est vu assigner la mission de filature des frères Bhoyroo, affirment que l'incident de vendredi est venu apporter un démenti à ceux qui seraient tentés de colporter des rumeurs à l'effet que Yannick et Diop Bhoyroo auraient déjà quitté le pays clandestinement. Ce sera la deuxième fois en moins de quinze jours que la présence des jumeaux aurait été notée dans la région ouest de l'île. Du côté de l'ADSU, l'on se dit confiant qu'un jour ou l'autre les frères Bhoyroo seront repris.


Brèves policières

Hier matin - Un maraîcher arrêté avec Rs 50 000 de gandia

Naden Pavaday, 58 ans, gérant d'un étal de légumes au marché central, a été interpellé par une escouade de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) tôt hier matin. Du gandia, notamment 65 rouleaux, dix pouliahs et une petite quantité de haschisch, d'une valeur globale de Rs 50 000, avait été saisi par des membres de l'ADSU lors de cette opération. Il avait été intercepté par l'ADSU peu avant 6 heures 30, hier, le long de la route Royale, à Pointe-aux-Sables.

Les membres de l'ADSU avaient monté une filature depuis quelques jours suite à des informations qu'un réseau de trafic de gandia opérait au marché central. Avec la confirmation, ils décidèrent de passer à l'action en s'attaquant au pourvoyeur de gandia au marché central. Au moment de son arrestation, le suspect, qui avait été trouvé en possession de deux rouleaux, devait laisser échapper : "Mo ti pe al donn sa enn kamarad dan bazar !" Les autres rouleaux de gandia furent découverts lors d'une perquisition de son domicile à Morcellement Rey à Pointe-aux-Sables dans la matinée.

Une somme de Rs 3 750 a également été retrouvée sur le maraîcher au moment de son arrestation. Il devait soutenir que ce montant était "mo casse travay sa ! " Il a été placé en détention provisoire en attendant sa comparution devant le tribunal de troisième instance de Port-Louis demain matin.

Mardi dernier - Rs 3 M d'héroïne saisie sur un entrepreneur indien

Ahmed Mustaque Ahmed Shaik, un entrepreneur âgé de 35 ans, a été interpellé par des éléments de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) à sa descente d'autobus à la gare Victoria à Port-Louis, mardi après-midi. Ce ressortissant indien avait débarqué de la Grande Péninsule au Sir Seewoosagur Ramgoolam International Airport la veille et l'ADSU le soupçonnait d'être un passeur d'héroïne.

Une perquisition des chambres qu'il occupait au Triveni Guest House à Chebel devait déboucher sur la saisie de 39 boulettes d'héroïne aussi bien qu'un sachet en plastique contenant une poudre jaunâtre, soit environ 300 grammes d'une valeur marchande de Rs 3 millions. Une somme de 400 dollars américains, de Rs 400 (roupies indiennes) et un téléphone de la marque Sony Ericsson avec le numéro 776 7587 se trouvaient également sur les lieux.

Un exercice de control delivery en vue d'appréhender les contacts locaux fut également monté mais en vain. Le suspect a comparu devant le tribunal de Rose-Hill dans la matinée de jeudi sous une inculpation provisoire de "drug dealing with aggravating circumstances". Il a été reconduit en cellule policière jusqu'à mercredi prochain.

Les services diplomatiques de la haute commission indienne ont été informés officiellement de cette nouvelle arrestation pour délits de trafic de drogue. Les autorités indiennes compétentes ont été approchées officiellement pour un échange d'informations en vue de la suite de l'enquête.

Vendredi après-midi - Les jumeaux Bhoyroo aperçus à la route Bassin

Les faux jumeaux Bhoyroo, Yannick et Diop, recherchés depuis le mois de juin par la police en vue de faire la lumière sur le crime crapuleux d'un adolescent à La Chaumière en juillet 2006, auraient été aperçus à la Route Bassin vendredi après-midi. Devant cette longue cavale, la police a promis une prime de Rs 200 000 à toute personne qui fournira des informations susceptibles de mener à l'arrestation de ces deux suspects.

Les recoupements d'informations effectués par Week-End indiquent qu'une escouade de membres de l'ADSU de Rose-Hill aurait aperçu les frères Bhoyroo voyageant à bord d'une RAV 4 dans la région de Bassin, Quatre-Bornes. Vu que les photos de ces deux criminels présumés sont affichées dans les postes de police à travers l'île, ces membres de l'ADSU, dont le véhicule avait croisé celui des Bhoyroo, devaient retourner sur leurs pas pour une nouvelle confirmation. Ils n'avaient pas voulu croire leurs yeux, d'autant qu'il était à peine 17 heures ce vendredi.

Mais, entre-temps, le véhicule avec les faux jumeaux et deux autres personnes devait semer les policiers sur le trajet entre la route Bassin et Mare-Longue. Le QG de l'ADSU fut alerté et du renfort fut dépêché sur les lieux en vue d'essayer de retrouver les traces de Yannick et Diop Bhoyroo. Le véhicule, dont le signalement avait été communiqué par les membres de l'ADSU, fut par la suite repéré dans la région de Mare-Longue.

Le chauffeur et une autre personne, qui se trouvaient sur les lieux, furent longuement interrogés dans la soirée d'hier en présence de leur homme de loi au sujet de leur emploi du temps vendredi après-midi. Ils devaient nier catégoriquement tout contact physique ou même vocal avec les jumeaux Bhoyroo.

Faute de preuves formelles, ils furent autorisés à rentrer chez eux dans la nuit de vendredi à samedi. Mais l'ADSU a mis sous séquestre le véhicule incriminé pour la suite de l'enquête. Les spécialistes du Forensic Science Laboratory et du Scene of Crime Office devaient procéder à un examen du véhicule en vue de relever des empreintes digitales susceptibles de confirmer ou d'infirmer la présence de ces suspects. L'exercice de prélèvements devait se dérouler dans la journée d'hier.

Les milieux autorisés de l'ADSU, qui s'est vu assigner la mission de filature des frères Bhoyroo, affirment que l'incident de vendredi est venu apporter un démenti à ceux qui seraient tentés de colporter des rumeurs à l'effet que Yannick et Diop Bhoyroo auraient déjà quitté le pays clandestinement. Ce sera la deuxième fois en moins de quinze jours que la présence des jumeaux aurait été notée dans la région ouest de l'île. Du côté de l'ADSU, l'on se dit confiant qu'un jour ou l'autre les frères Bhoyroo seront repris.


Des suites de vols à Blue Bay

Des armes datant du 19 ème siècle découverts lors d'une opération policière

Une opération rondement menée par les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Mahébourg, dirigée par l'inspecteur Callychurn et placée sous la supervision du surintendant Jean-Claude Gunga, a débouché sur le démantèlement d'un gang qui écumait la région de Blue-Bay. Pas moins d'une quarantaine d'objets volés ont été récupérés des suites de cette opération, qui a vu les arrestations de deux mineurs, âgés de 15 et 17 ans, habitant Beau-Vallon et d'un homme de 43 ans, de Mahébourg. Ils ont été détenus aux fins d'enquête.

C'est à la suite d'une déposition consignée par un enseignant de Pointe d'Esny, suite au vol par effraction perpétré dans sa maison mercredi, qu'une opération a été montée par les éléments de la CID de Mahébourg, d'autant plus que, depuis un certain temps, un certain nombre de maisons et de campements dans la région de Pointe d'Esny et de Blue Bay, ont reçu la visite de cambrioleurs. Cette fois, les enquêteurs avaient des informations de première main à l'effet que les auteurs de ces vols seraient de la région de Beau-Vallon et de Mahébourg. Nantis de ces éléments d'informations, une Special Operation a été montée, avec l'inspecteur Callychurn et les sergents Callychurn et Seewwogolam, à la tête. Dans un premier temps, les enquêteurs devaient se rendre au domicile du premier suspect, âgé de 15 ans et habitant cité Beau-Vallon. Lors d'une perquisition au domicile de ce dernier, les enquêteurs devaient procéder à la découverte d'une petite caverne d'Ali Baba, comprenant une vingtaine d'articles volés, dont le sabre et la bayonette antiques, un fusil de pêche sous-marine, un téléphone cellulaire, un lecteur MP3, des jumelles, du café, des équipements de surf, et des vêtements pour la plupart neufs.

Une deuxième perquisition, chez un deuxième suspect, toujours à Beau-Vallon, a permis aux enquêteurs de récupérer environ 15 objets volés, dont trois appareils photos, et deux montres de valeur. Cependant, ce suspect n'était pas à son domicile. La fouille a été effectuée en présence de son père. Une troisième perquisition, cette fois chez le deuxième mineur, a permis de récuperer sept articles volés, dont des cartes appartenant à l'enseignant de Pointe-d'Esny qui avait fait l'objet d'un cambriolage mercredi. Des suites de ces perquisitions, les deux mineurs ont été arrêtés, de même qu'un homme de 43 ans, habitant Mahébourg, soupçonné d'être de mêche avec les adolescents. D'autres arrestations seraient à prévoir dans cette affaire.

Les suspects ont tous été traduits en cour de Mahébourg sous des accusations de vols.


Meurtre à Brown-Séquard

Laurent avait une hit-list comprenant les membres du personnel de son Ward

Jean René Laurent, Main et unique suspect dans le meurtre d'un autre interne de l'hôpital Brown-Séquard, Nawad Juggiah, 48 ans, avait préparé une de membres du personnel de l'hôpital qu'il avait l'intention d'éliminer. Il aurait, selon les recoupements de Week-End, ébauché plusieurs listes comprenant des noms de médecins, d'infirmiers et d'autres membres du personnel affectés au High-Security Ward de l'hôpital psychiatrique. Par ailleurs, ce dernier a été évalué sain d'esprit par un panel de psychiatres, et a été subséquemment transféré à la prison de Beau-Bassin pour y être détenu. Comme il l'avait toujours souhaité...

En tuant Nawad Juggiah, qui, selon les différents témoignages recueillis dans le sillage de l'enquête policière, n'aurait jamais rien fait de mal à Laurent, ce dernier est parvenu à ses fins. A savoir de pouvoir être transféré de l'hôpital psychiatrique, où il était interné et d'être transféré à la prison centrale. Laurent aurait, à plusieures reprises dans le passé, clamé sa volonté de retourner en prison, en dépit du fait qu'il avait déjà purgé sa peine pour meurtre. Sa sentence avait pris fin en 2003. Ses appels étaient restés lettre morte, dans la mesure où Laurent - en apparence tout ce qu'il y a de plus normal et équilibré - souffrait régulièrement de crises subites, durant lesquelles il se déchaînait contre tous ceux qui l'entouraient dans ces moments-là mais s'infligeait aussi des blessures.

Dans le sillage de l'enquête policière cette semaine, il a été établi que Laurent aurait eu comme stratégie, pour arriver à ses fins ultimes, de s'en prendre au personnel de l'hôpital, l'un après l'autre, notamment ceux qui s'occupaient du High Security Ward. Il s'agira maintenant d'établir si Laurent avait également des problèmes avec ceux dont les noms figurent sur ses listes. A hier, il était impossible d'en savoir davantage quant à cet aspect des choses. Dans le courant de la semaine, Laurent a été entendu par les enquêteurs et a été examiné par le Chief Police Medical Officer (CPMO), le Dr Satish Boolell. En ces deux occasions, Laurent a fait état de sa Hit List et aurait laissé comprendre que les noms contenus dans celles-ci concernaient le personnel de son ward à tous les niveaux...

Autre développement concernant Laurent cette semaine: il a été trouvé mentalement apte par un personnel composé de psychiatres. Cette décision a eu pour conséquence que Laurent a été transféré à la prison de Beau-Bassin, au plus grand soulagement de tous ceux qui le voyaient comme une menace potentielle tant qu'il serait interné à Brown-Séquard. En dépit de ces développements, le flou persiste toujours en ce qu'il s'agit de certaines zones d'ombre dans l'enquête policière. A commencer par comment et où il s'est procuré le tesson de bouteille qu'il a utilisé afin de supprimer Nawad Juggiah.

Lors de l'autopsie effectuée par le Dr Satish Boolell, ce dernier avait établi que Nawad Juggiah avait reçu trois coups de couteau au cou et était décédé des suites de "multiple stab wounds to the neck"


Brèves

Le Steward français Caterino trouvé coupable

Le steward français, Christophe Laurent Caterino, 35 ans, chef de cabine à Air France, a été trouvé coupable d'importation de 51 877 comprimés de Subutex, d'une valeur marchande avoisinant Rs 52 millions. Le jugement a été prononcé en cour Intermédiaire vendredi par le magistrat Pritviraj Fekna. Il était arrivé à Maurice le 14 mai 2007, avec deux valises bourrées de Subutex, que lui auraient remis un de ses collègues, un certain Michaël, peu avant son départ pour Maurice. Caterino, qui plaidait non-coupable, connaîtra sa sentence demain, lundi. Il était défendu par Mes Ivan Collendavelloo et Veda Baloomoody. Il est à noter que la lecture du jugement de la cour - longue d'environ une heure et demie - a été suivie par un grand nombre de parents, proches et d'amis du ressortissant français.

Viol de jumelles: de fortes présomptions de made-up case

L'affaire du viol de deux jumelles de 15 ans, dans l'enceinte du Triolet State Secondary School continue à faire couler beaucoup d'encre. Et la principale question qui est posée aux Casernes centrales est la suivante: Viol ou pas viol? Ou s'agirait-il plutôt d'une partie de jambes en l'air qui aurait mal tourné? A ce stade de l'enquête, il ressort que de fortes présomptions de Made Up Case entourent cette affaire. La police veut savoir le fin mot de cette histoire dans la mesure que, selon un des enquêteurs lui-même: "some people seem to be taking us for a very long ride with this matter..."

Bahadoor maintenu en détention policière

La magistrate Sophie Chew Cheong, a rejeté la demande de remise en liberté conditionelle présentée par Yushdev Bahadoor, cet inspecteur des écoles, qui a été accusé de pédophilie par deux mineurs. La police avait objecté à la remise en liberté sous caution du suspect et avait soutenu, entre autres, qu'il était mieux, pour sa propre sécurité, d'être maintenu en détention.


Décès suspect d'Ashna Rajaram

Une sombre histoire d'inceste conduit à l'arrestation du frère

A mesure que l'enquête menée par les éléments de la Major Crime Investigation Team (MCIT) progresse relativement au décès d'Ashna Rajaram, 16 ans, à Closel, tout porte à croire que son frère, Antish (17 ans), entretenait des relations incestueuses avec cette dernière, et ce pendant plus de deux ans. Le frère du suspect, qui a été appréhendé lundi, a confirmé cet état de choses, puis a laissé entendre à la presse qu'il avait seulement dit cela dans le but de faire relâcher son père et sa grand-mère, qui avaient été arrêtés. Les enquêteurs ont mis la main sur des lettres intimes corroborant la thèse de l'inceste. Ces lettres laissent aussi entendre qu'elle avait l'intention de se donner la mort à cause d'une déception amoureuse..

Ashna était-elle dépitée du fait que son frère voyait une autre fille et se serait donnée la mort en conséquence? La question reste, au demeurant, sans réponse précise, mais les enquêteurs de la MCIT sont d'avis que tel pourrait être le cas. Déjà, après avoir pris connaissance d'un certain nombre de lettres intimes, écrites par la défunte elle-même, la thèse d'inceste ne semblait pas faire l'ombre d'un doute. D'autant plus que, après son interpellation lundi, son frère a lui-même corroboré ces horribles doutes qui hantaient les enquêteurs. C'est le Dr Satish Boolell, chief police medical officer (CPMO), qui, lors de l'autopsie, avait révélé que la mineure était sexuellement active et avait déjà été sodomisée de son vivant...

Or, le frère d'Ashna s'est, par la suite "rétracté" vis-à-vis de la presse, en faisant ressortir qu'il avait dit cela afin de faire libérer son père et sa grand-mère, qui avaient été arrêtés et écroués. Reste à savoir si Antish en fera de même dans une déposition. Dans les milieux des enquêteurs, différents scénarios sont toujours à l'étude. Si la thèse du foul play n'a pas été totalement écartée, la MCIT privilégie dorénavant celle du suicide par dépit amoureux...



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 26 octobre 2008