Un réseau de voitures volées qui était dans
la ligne de mire des limiers de la CID de Piton a été
mis hors d'état de nuire des suites d'opérations
policières menées par le surintendant Reekoye et
ses hommes. Lors de ces opérations, pas moins de neuf suspects
ont été appréhendés et traduits en
cour de Pamplemousses sous différentes accusations provisoires.
Selon les indications recueillies par Week-End, il ressort
que des développements sont attendus, dans la mesure où
les suspects arrêtés, à savoir Saikat Ally
Sayed Hossen, 49 ans, menuisier de son état, et ses deux
fils, Nawsheadly, 27 ans, menuisier également, et Sheirkhan-E-Ally,
25 ans, seront interrogés en profondeur.
C'est dans l'après-midi de mercredi que la CID de la Northern
Division, encadrée d'autres éléments de la
force policière, ont effectué une descente des lieux
dans un entrepôt appartenant à Saikat Ally Sayed
Hossen se trouvant à 9e Mille, Triolet. La perquisition
des lieux s'est déroulée en présence du menuisier.
Les enquêteurs ont ainsi découvert deux voitures
Nissan, immatriculées 4132 ZR 03 et 2736 ZP 03, qui s'y
trouvaient. La présence de ces voitures ainsi dissimulées
n'a fait que décupler les soupçons qu'entretenaient
déjà les enquêteurs. Ces derniers ont subséquemment
procédé à une vérification approfondie
des moteurs et des numéros de châssis de ces deux
véhicules.
Après vérification, notamment auprès de la
National Transport Authority, il a été établi
que les deux voitures portaient de fausses plaques d'immatriculation.
La Nissan March 4132 ZR 03 était en fait une voiture volée,
dont le numéro authentique est 81 JN 04. Le vol de cette
voiture avait été rapporté le samedi 18 octobre
au poste de police de Pope-Hennessy. L'autre voiture, dotée
de la fausse plaque 2736 ZP 03, était en fait une Nissan
avec l'immatriculation 2887 SP 03. Le vol dudit véhicule
avait été consigné le 5 octobre dernier au
poste de police de Piton.
Interrogé au sujet de la présence de ces voitures
dans son entrepôt, Saikat Ally Sayed Hossen n'a pas été
en mesure de fournir des explications satisfaisantes aux enquêteurs.
La suite de cette enquête a cependant connu un développement
pour le moins inattendu le même jour. Alors que Saikat Ally
Sayed Hossen été conduit au poste de police de Triolet,
il devait demander à être conduit à son atelier
de Trou-aux-Biches afin de le fermer. La police a accédé
à cette requête. En arrivant devant l'atelier en
question, une Mitsubishi noire, immatriculée 2505 ZT 04,
avec quatre occupants à bord, a démarré au
quart de tour. Les limiers de la CID ont alors pris ce véhicule
suspect en chasse et l'ont intercepter à la hauteur de
la station-service Caltex à Terre-Rouge.
Des quatre occupants de la voiture, deux ont pu prendre la poudre
d'escampette. Mais deux autres, à savoir Nawsheadly et
Sheirkhan-E-Ally, 25 ans, les deux fils du suspect, ont été
interpellés. Ils ont retenu les services de Me Assad Peeroo
et Me Samad Goolamaully.
Immolation dans un champ de cannes à L'Escalier
Un suspect arrêté par la CID de Rose-Belle
Les éléments de la CID de Rose-Belle, emmenés
par le chef-inspecteur Goolaub, ont élucidé les
circonstances entourant le décès de Sakir Ramkoleea,
63 ans, retrouvé immolé dans un champ de cannes
à L'Escalier (voir Week-End dimanche dernier). Un
suspect, Mohamed Aslam Khodabaccus, un maçon de 41 ans,
a été arrêté. Ce dernier a avoué
être celui qui a incendié le champ de cannes. Dans
sa version des faits, il a aussi expliqué aux enquêteurs
que la victime lui avait parlé peu de temps auparavant.
C'est à l'issue d'une enquête serrée, qui
était traitée comme un murder case, que les
éléments de la CID de Rose-Belle, à savoir
le sub-inspector Naiken et le sergent Khedoo, sous la supervision
du chef-inspecteur Goolaub, ont procédé à
l'arrestation du suspect, mercredi. Lors de son interrogatoire,
Mohamed Aslam Khodabaccus a expliqué aux enquêteurs
que le 17 octobre dernier, aux alentours de 17h30, il se trouvait
en compagnie de son neveu, dans son champ de cannes et ce dans
le but d'incendier le champ en question.
Sur ces entrefaites, s'est emmenée la victime, Sakir Ramkoolea.
Ce dernier possède un champ de cannes à côté
de celui de Mohamed Aslam Khodabaccus. Selon la version de Khodabaccus,
Sakir Ramkoolea lui aurait recommandé la prudence et de
ne pas incendier son champ à lui. Khodabaccus aurait fait
ressortir qu'il avait seulement l'intention de mettre le feu au
champ lui appartenant, et rien d'autre. Après avoir incendié
son champ, Khodabaccus serait rentré tranquillement chez
lui. Ce n'est que le lendemain qu'il devait apprendre que Sakir
Ramkoleea avait été retrouvé mort dans le
champ appartenant à Khodabaccus.
Le suspect, qui a été arrêté, a été
traduit en cour sous une accusation provisoire de meurtre.
Une reconstitution était, du reste, prévue dans
cette affaire hier. L'autopsie, qui avait été effectuée
par le Dr Satish Boolell, chief police medical officer (CPMO),
avait attribué le décès de Sakir Ramkoolea
a des "extensive burns".
Vendredi après-midi
Les jumeaux Bhoyroo aperçus à la route Bassin
Les faux jumeaux Bhoyroo, Yannick et Diop, recherchés depuis
le mois de juin par la police en vue de faire la lumière
sur le crime crapuleux d'un adolescent à La Chaumière
en juillet 2006, auraient été aperçus à
la Route Bassin vendredi après-midi. Devant cette longue
cavale, la police a promis une prime de Rs 200 000 à toute
personne qui fournira des informations susceptibles de mener à
l'arrestation de ces deux suspects.
Les recoupements d'informations effectués par Week-End
indiquent qu'une escouade de membres de l'ADSU de Rose-Hill aurait
aperçu les frères Bhoyroo voyageant à bord
d'une RAV 4 dans la région de Bassin, Quatre-Bornes. Vu
que les photos de ces deux criminels présumés sont
affichées dans les postes de police à travers l'île,
ces membres de l'ADSU, dont le véhicule avait croisé
celui des Bhoyroo, devaient retourner sur leurs pas pour une nouvelle
confirmation. Ils n'avaient pas voulu croire leurs yeux, d'autant
qu'il était à peine 17 heures ce vendredi.
Mais, entre-temps, le véhicule avec les faux jumeaux et
deux autres personnes devait semer les policiers sur le trajet
entre la route Bassin et Mare-Longue. Le QG de l'ADSU fut alerté
et du renfort fut dépêché sur les lieux en
vue d'essayer de retrouver les traces de Yannick et Diop Bhoyroo.
Le véhicule, dont le signalement avait été
communiqué par les membres de l'ADSU, fut par la suite
repéré dans la région de Mare-Longue.
Le chauffeur et une autre personne, qui se trouvaient sur les
lieux, furent longuement interrogés dans la soirée
d'hier en présence de leur homme de loi au sujet de leur
emploi du temps vendredi après-midi. Ils devaient nier
catégoriquement tout contact physique ou même vocal
avec les jumeaux Bhoyroo.
Faute de preuves formelles, ils furent autorisés à
rentrer chez eux dans la nuit de vendredi à samedi. Mais
l'ADSU a mis sous séquestre le véhicule incriminé
pour la suite de l'enquête. Les spécialistes du Forensic
Science Laboratory et du Scene of Crime Office devaient procéder
à un examen du véhicule en vue de relever des empreintes
digitales susceptibles de confirmer ou d'infirmer la présence
de ces suspects. L'exercice de prélèvements devait
se dérouler dans la journée d'hier.
Les milieux autorisés de l'ADSU, qui s'est vu assigner
la mission de filature des frères Bhoyroo, affirment que
l'incident de vendredi est venu apporter un démenti à
ceux qui seraient tentés de colporter des rumeurs à
l'effet que Yannick et Diop Bhoyroo auraient déjà
quitté le pays clandestinement. Ce sera la deuxième
fois en moins de quinze jours que la présence des jumeaux
aurait été notée dans la région ouest
de l'île. Du côté de l'ADSU, l'on se dit confiant
qu'un jour ou l'autre les frères Bhoyroo seront repris.
Brèves policières
Hier
matin - Un maraîcher arrêté avec Rs 50 000
de gandia
Naden Pavaday, 58 ans, gérant d'un étal de légumes
au marché central, a été interpellé
par une escouade de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) tôt
hier matin. Du gandia, notamment 65 rouleaux, dix pouliahs et
une petite quantité de haschisch, d'une valeur globale
de Rs 50 000, avait été saisi par des membres de
l'ADSU lors de cette opération. Il avait été
intercepté par l'ADSU peu avant 6 heures 30, hier, le long
de la route Royale, à Pointe-aux-Sables.
Les membres de l'ADSU avaient monté une filature depuis
quelques jours suite à des informations qu'un réseau
de trafic de gandia opérait au marché central. Avec
la confirmation, ils décidèrent de passer à
l'action en s'attaquant au pourvoyeur de gandia au marché
central. Au moment de son arrestation, le suspect, qui avait été
trouvé en possession de deux rouleaux, devait laisser échapper
: "Mo ti pe al donn sa enn kamarad dan bazar !"
Les autres rouleaux de gandia furent découverts lors d'une
perquisition de son domicile à Morcellement Rey à
Pointe-aux-Sables dans la matinée.
Une somme de Rs 3 750 a également été retrouvée
sur le maraîcher au moment de son arrestation. Il devait
soutenir que ce montant était "mo casse travay
sa ! " Il a été placé en détention
provisoire en attendant sa comparution devant le tribunal de troisième
instance de Port-Louis demain matin.
Mardi dernier - Rs 3 M d'héroïne saisie sur un
entrepreneur indien
Ahmed Mustaque Ahmed Shaik, un entrepreneur âgé de
35 ans, a été interpellé par des éléments
de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU) à sa descente
d'autobus à la gare Victoria à Port-Louis, mardi
après-midi. Ce ressortissant indien avait débarqué
de la Grande Péninsule au Sir Seewoosagur Ramgoolam International
Airport la veille et l'ADSU le soupçonnait d'être
un passeur d'héroïne.
Une perquisition des chambres qu'il occupait au Triveni Guest
House à Chebel devait déboucher sur la saisie de
39 boulettes d'héroïne aussi bien qu'un sachet en
plastique contenant une poudre jaunâtre, soit environ 300
grammes d'une valeur marchande de Rs 3 millions. Une somme de
400 dollars américains, de Rs 400 (roupies indiennes) et
un téléphone de la marque Sony Ericsson avec le
numéro 776 7587 se trouvaient également sur les
lieux.
Un exercice de control delivery en vue d'appréhender les
contacts locaux fut également monté mais en vain.
Le suspect a comparu devant le tribunal de Rose-Hill dans la matinée
de jeudi sous une inculpation provisoire de "drug dealing
with aggravating circumstances". Il a été
reconduit en cellule policière jusqu'à mercredi
prochain.
Les services diplomatiques de la haute commission indienne ont
été informés officiellement de cette nouvelle
arrestation pour délits de trafic de drogue. Les autorités
indiennes compétentes ont été approchées
officiellement pour un échange d'informations en vue de
la suite de l'enquête.
Vendredi après-midi - Les jumeaux Bhoyroo aperçus
à la route Bassin
Les faux jumeaux Bhoyroo, Yannick et Diop, recherchés depuis
le mois de juin par la police en vue de faire la lumière
sur le crime crapuleux d'un adolescent à La Chaumière
en juillet 2006, auraient été aperçus à
la Route Bassin vendredi après-midi. Devant cette longue
cavale, la police a promis une prime de Rs 200 000 à toute
personne qui fournira des informations susceptibles de mener à
l'arrestation de ces deux suspects.
Les recoupements d'informations effectués par Week-End
indiquent qu'une escouade de membres de l'ADSU de Rose-Hill aurait
aperçu les frères Bhoyroo voyageant à bord
d'une RAV 4 dans la région de Bassin, Quatre-Bornes. Vu
que les photos de ces deux criminels présumés sont
affichées dans les postes de police à travers l'île,
ces membres de l'ADSU, dont le véhicule avait croisé
celui des Bhoyroo, devaient retourner sur leurs pas pour une nouvelle
confirmation. Ils n'avaient pas voulu croire leurs yeux, d'autant
qu'il était à peine 17 heures ce vendredi.
Mais, entre-temps, le véhicule avec les faux jumeaux et
deux autres personnes devait semer les policiers sur le trajet
entre la route Bassin et Mare-Longue. Le QG de l'ADSU fut alerté
et du renfort fut dépêché sur les lieux en
vue d'essayer de retrouver les traces de Yannick et Diop Bhoyroo.
Le véhicule, dont le signalement avait été
communiqué par les membres de l'ADSU, fut par la suite
repéré dans la région de Mare-Longue.
Le chauffeur et une autre personne, qui se trouvaient sur les
lieux, furent longuement interrogés dans la soirée
d'hier en présence de leur homme de loi au sujet de leur
emploi du temps vendredi après-midi. Ils devaient nier
catégoriquement tout contact physique ou même vocal
avec les jumeaux Bhoyroo.
Faute de preuves formelles, ils furent autorisés à
rentrer chez eux dans la nuit de vendredi à samedi. Mais
l'ADSU a mis sous séquestre le véhicule incriminé
pour la suite de l'enquête. Les spécialistes du Forensic
Science Laboratory et du Scene of Crime Office devaient procéder
à un examen du véhicule en vue de relever des empreintes
digitales susceptibles de confirmer ou d'infirmer la présence
de ces suspects. L'exercice de prélèvements devait
se dérouler dans la journée d'hier.
Les milieux autorisés de l'ADSU, qui s'est vu assigner
la mission de filature des frères Bhoyroo, affirment que
l'incident de vendredi est venu apporter un démenti à
ceux qui seraient tentés de colporter des rumeurs à
l'effet que Yannick et Diop Bhoyroo auraient déjà
quitté le pays clandestinement. Ce sera la deuxième
fois en moins de quinze jours que la présence des jumeaux
aurait été notée dans la région ouest
de l'île. Du côté de l'ADSU, l'on se dit confiant
qu'un jour ou l'autre les frères Bhoyroo seront repris.
Des suites de vols à Blue Bay
Des armes datant du 19 ème siècle découverts
lors d'une opération policière
Une opération rondement menée par les éléments
de la Criminal Investigation Division (CID) de Mahébourg,
dirigée par l'inspecteur Callychurn et placée sous
la supervision du surintendant Jean-Claude Gunga, a débouché
sur le démantèlement d'un gang qui écumait
la région de Blue-Bay. Pas moins d'une quarantaine d'objets
volés ont été récupérés
des suites de cette opération, qui a vu les arrestations
de deux mineurs, âgés de 15 et 17 ans, habitant Beau-Vallon
et d'un homme de 43 ans, de Mahébourg. Ils ont été
détenus aux fins d'enquête.
C'est à la suite d'une déposition consignée
par un enseignant de Pointe d'Esny, suite au vol par effraction
perpétré dans sa maison mercredi, qu'une opération
a été montée par les éléments
de la CID de Mahébourg, d'autant plus que, depuis un certain
temps, un certain nombre de maisons et de campements dans la région
de Pointe d'Esny et de Blue Bay, ont reçu la visite de
cambrioleurs. Cette fois, les enquêteurs avaient des informations
de première main à l'effet que les auteurs de ces
vols seraient de la région de Beau-Vallon et de Mahébourg.
Nantis de ces éléments d'informations, une Special
Operation a été montée, avec l'inspecteur
Callychurn et les sergents Callychurn et Seewwogolam, à
la tête. Dans un premier temps, les enquêteurs devaient
se rendre au domicile du premier suspect, âgé de
15 ans et habitant cité Beau-Vallon. Lors d'une perquisition
au domicile de ce dernier, les enquêteurs devaient procéder
à la découverte d'une petite caverne d'Ali Baba,
comprenant une vingtaine d'articles volés, dont le sabre
et la bayonette antiques, un fusil de pêche sous-marine,
un téléphone cellulaire, un lecteur MP3, des jumelles,
du café, des équipements de surf, et des vêtements
pour la plupart neufs.
Une deuxième perquisition, chez un deuxième suspect,
toujours à Beau-Vallon, a permis aux enquêteurs de
récupérer environ 15 objets volés, dont trois
appareils photos, et deux montres de valeur. Cependant, ce suspect
n'était pas à son domicile. La fouille a été
effectuée en présence de son père. Une troisième
perquisition, cette fois chez le deuxième mineur, a permis
de récuperer sept articles volés, dont des cartes
appartenant à l'enseignant de Pointe-d'Esny qui avait fait
l'objet d'un cambriolage mercredi. Des suites de ces perquisitions,
les deux mineurs ont été arrêtés, de
même qu'un homme de 43 ans, habitant Mahébourg, soupçonné
d'être de mêche avec les adolescents. D'autres arrestations
seraient à prévoir dans cette affaire.
Les suspects ont tous été traduits en cour de Mahébourg
sous des accusations de vols.
Meurtre à Brown-Séquard
Laurent avait une hit-list comprenant les membres du
personnel de son Ward
Jean René Laurent, Main et unique suspect dans le
meurtre d'un autre interne de l'hôpital Brown-Séquard,
Nawad Juggiah, 48 ans, avait préparé une de membres
du personnel de l'hôpital qu'il avait l'intention d'éliminer.
Il aurait, selon les recoupements de Week-End, ébauché
plusieurs listes comprenant des noms de médecins, d'infirmiers
et d'autres membres du personnel affectés au High-Security
Ward de l'hôpital psychiatrique. Par ailleurs, ce dernier
a été évalué sain d'esprit par
un panel de psychiatres, et a été subséquemment
transféré à la prison de Beau-Bassin pour
y être détenu. Comme il l'avait toujours souhaité...
En tuant Nawad Juggiah, qui, selon les différents témoignages
recueillis dans le sillage de l'enquête policière,
n'aurait jamais rien fait de mal à Laurent, ce dernier
est parvenu à ses fins. A savoir de pouvoir être
transféré de l'hôpital psychiatrique, où
il était interné et d'être transféré
à la prison centrale. Laurent aurait, à plusieures
reprises dans le passé, clamé sa volonté
de retourner en prison, en dépit du fait qu'il avait déjà
purgé sa peine pour meurtre. Sa sentence avait pris fin
en 2003. Ses appels étaient restés lettre morte,
dans la mesure où Laurent - en apparence tout ce qu'il
y a de plus normal et équilibré - souffrait régulièrement
de crises subites, durant lesquelles il se déchaînait
contre tous ceux qui l'entouraient dans ces moments-là
mais s'infligeait aussi des blessures.
Dans le sillage de l'enquête policière cette semaine,
il a été établi que Laurent aurait eu comme
stratégie, pour arriver à ses fins ultimes, de s'en
prendre au personnel de l'hôpital, l'un après l'autre,
notamment ceux qui s'occupaient du High Security Ward. Il
s'agira maintenant d'établir si Laurent avait également
des problèmes avec ceux dont les noms figurent sur ses
listes. A hier, il était impossible d'en savoir davantage
quant à cet aspect des choses. Dans le courant de la semaine,
Laurent a été entendu par les enquêteurs et
a été examiné par le Chief Police Medical
Officer (CPMO), le Dr Satish Boolell. En ces deux occasions, Laurent
a fait état de sa Hit List et aurait laissé comprendre
que les noms contenus dans celles-ci concernaient le personnel
de son ward à tous les niveaux...
Autre développement concernant Laurent cette semaine: il
a été trouvé mentalement apte par un personnel
composé de psychiatres. Cette décision a eu pour
conséquence que Laurent a été transféré
à la prison de Beau-Bassin, au plus grand soulagement de
tous ceux qui le voyaient comme une menace potentielle tant qu'il
serait interné à Brown-Séquard. En dépit
de ces développements, le flou persiste toujours en ce
qu'il s'agit de certaines zones d'ombre dans l'enquête policière.
A commencer par comment et où il s'est procuré le
tesson de bouteille qu'il a utilisé afin de supprimer Nawad
Juggiah.
Lors de l'autopsie effectuée par le Dr Satish Boolell,
ce dernier avait établi que Nawad Juggiah avait reçu
trois coups de couteau au cou et était décédé
des suites de "multiple stab wounds to the neck"
Brèves
Le Steward français Caterino trouvé coupable
Le steward français, Christophe Laurent Caterino, 35 ans,
chef de cabine à Air France, a été trouvé
coupable d'importation de 51 877 comprimés de Subutex,
d'une valeur marchande avoisinant Rs 52 millions. Le jugement
a été prononcé en cour Intermédiaire
vendredi par le magistrat Pritviraj Fekna. Il était arrivé
à Maurice le 14 mai 2007, avec deux valises bourrées
de Subutex, que lui auraient remis un de ses collègues,
un certain Michaël, peu avant son départ pour Maurice.
Caterino, qui plaidait non-coupable, connaîtra sa sentence
demain, lundi. Il était défendu par Mes Ivan Collendavelloo
et Veda Baloomoody. Il est à noter que la lecture du jugement
de la cour - longue d'environ une heure et demie - a été
suivie par un grand nombre de parents, proches et d'amis du ressortissant
français.
Viol de jumelles: de fortes présomptions de made-up
case
L'affaire du viol de deux jumelles de 15 ans, dans l'enceinte
du Triolet State Secondary School continue à faire couler
beaucoup d'encre. Et la principale question qui est posée
aux Casernes centrales est la suivante: Viol ou pas viol? Ou s'agirait-il
plutôt d'une partie de jambes en l'air qui aurait mal tourné?
A ce stade de l'enquête, il ressort que de fortes présomptions
de Made Up Case entourent cette affaire. La police veut
savoir le fin mot de cette histoire dans la mesure que, selon
un des enquêteurs lui-même: "some people seem
to be taking us for a very long ride with this matter..."
Bahadoor maintenu en détention policière
La magistrate Sophie Chew Cheong, a rejeté la demande de
remise en liberté conditionelle présentée
par Yushdev Bahadoor, cet inspecteur des écoles, qui a
été accusé de pédophilie par deux
mineurs. La police avait objecté à la remise en
liberté sous caution du suspect et avait soutenu, entre
autres, qu'il était mieux, pour sa propre sécurité,
d'être maintenu en détention.
Décès suspect d'Ashna Rajaram
Une sombre histoire d'inceste conduit à l'arrestation
du frère
A mesure que l'enquête menée par les éléments
de la Major Crime Investigation Team (MCIT) progresse relativement
au décès d'Ashna Rajaram, 16 ans, à Closel,
tout porte à croire que son frère, Antish (17 ans),
entretenait des relations incestueuses avec cette dernière,
et ce pendant plus de deux ans. Le frère du suspect, qui
a été appréhendé lundi, a confirmé
cet état de choses, puis a laissé entendre à
la presse qu'il avait seulement dit cela dans le but de faire
relâcher son père et sa grand-mère, qui avaient
été arrêtés. Les enquêteurs ont
mis la main sur des lettres intimes corroborant la thèse
de l'inceste. Ces lettres laissent aussi entendre qu'elle avait
l'intention de se donner la mort à cause d'une déception
amoureuse..
Ashna était-elle dépitée du fait que son
frère voyait une autre fille et se serait donnée
la mort en conséquence? La question reste, au demeurant,
sans réponse précise, mais les enquêteurs
de la MCIT sont d'avis que tel pourrait être le cas. Déjà,
après avoir pris connaissance d'un certain nombre de lettres
intimes, écrites par la défunte elle-même,
la thèse d'inceste ne semblait pas faire l'ombre d'un doute.
D'autant plus que, après son interpellation lundi, son
frère a lui-même corroboré ces horribles doutes
qui hantaient les enquêteurs. C'est le Dr Satish Boolell,
chief police medical officer (CPMO), qui, lors de l'autopsie,
avait révélé que la mineure était
sexuellement active et avait déjà été
sodomisée de son vivant...
Or, le frère d'Ashna s'est, par la suite "rétracté"
vis-à-vis de la presse, en faisant ressortir qu'il avait
dit cela afin de faire libérer son père et sa grand-mère,
qui avaient été arrêtés et écroués.
Reste à savoir si Antish en fera de même dans une
déposition. Dans les milieux des enquêteurs, différents
scénarios sont toujours à l'étude. Si la
thèse du foul play n'a pas été totalement
écartée, la MCIT privilégie dorénavant
celle du suicide par dépit amoureux...