s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 5 octobre 2008



  Sécurité alimentaire - Les résultats d'analyses attendus cette semaine
  Discipline - Vasant Bunwaree : "La gestion est meilleure dans le privé"
  Démocratie industrielle ? - Les deux présidents des syndicats d'Air Mauritius devant le comité disciplinaire
  Vers la réintégration des syndicalistes licenciés de MT ? - Le ministre du Travail, M. Chaumière, attendrait lui aussi ce dénouement
  Mouvement syndicale - Lancement de "Solidarité-CSG à Rosde-Hill et à Rodrigues
  Lutte pour le maintien du dimanche chômé - La GWF: "Un combat de classe et non religieux ou communal"
  Industrialisation et environnement - Une nouvelle route relie La Tour Koenig à Petit Verger...
  Informatique - Le Cleverboard 3 à Maurice
  Mercredi à l'occasion de l'Eid-Ul-Fitr - Le PM: «Si vous avez des droits, sachez que vous avez également des responsabilités»
  Carrière - Lancer sa propre entreprise, défi de taille pour des jeunes
  Aviation - Air France partage ses codes avec MK sur 35 nouvelles destinations
  Communiqué de l'évêque de Port-Louis - Mise en garde contre "toute dérive sectaire" dans la défense de la "légitime cause créole"
  Action culturelle - Terre de développement humain
  Brèves


Sécurité alimentaire

Les résultats d'analyses attendus cette semaine

La sécurité alimentaire continue de faire parler d'elle. Après le scandale du lait frelaté en Chine, utilisé également dans la fabrication de produits dérivés, celui de la rhodamine dans la fabrication de barbe-à-papa et de pistaches salées, c'est au tour des colorants contenus dans les épices de susciter des interrogations. Les autorités enquêtent sur cette affaire et devraient venir rapidement avec des explications ou des sanctions. De même, par crainte d'une psychose générale, suivant une liste de 116 produits bannis à Singapour qui circulent à Maurice, le ministère de la Santé a demandé l'analyse d'une dizaine de produits dérivés de lait importé de Chine et qui figure sur cette liste. Pour garantir les consommateurs de leur sécurité alimentaire, les autorités renforcent les mesures. Désormais, tout dédouanement de produits laitiers importés, peu importe le pays d'importation, nécessite un certificat d'un laboratoire accrédité garantissant que le produit est sans mélamine.

Après le lait en poudre, aujourd'hui plusieurs marques de confiseries sont pointées du doigt et ont même été retirées du marché dans de nombreux pays. La semaine dernière déjà, l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'agence de l'ONU pour l'alimentation ,la FAO, ont appelé les pays à une "vigilance accrue" face à une possible diffusion des produits contaminés par la mélamine. Cette substance chimique - utilisée dans la fabrication de résines synthétiques et de plastique - ajoutée illégalement dans du lait en poudre vendu par trois grandes sociétés laitières chinoises, a provoqué la mort d'au moins quatre bébés et l'hospitalisation d'environ 13 000 enfants à Pékin. À Maurice, depuis le 24 juillet dernier à ce jour, les autorités ont retenu du marché plus de 275 000 "bonbons lapins" (White Rabbit) - premiers aliments décriés par Singapour comme contenant des traces de mélamine. Si les résultats d'analyses de ces bonbons sont attendus, selon nos informations, ce mardi, il ressort également que les autorités ne négligent pas la liste des 116 produits laitiers suspectés de contenir de la mélamine - et bannis à Singapour - qui circulent actuellement à Maurice. Un haut cadre du ministère de la Santé assure que de cette liste de 116 produits émis par les autorités singapouriennes, la majorité ne provient pas de la Chine. "Nous importons ces produits de divers pays. D'ailleurs, certains de ces produits ne sont pas disponibles sur le marché mauricien. Toutefois, le ministère de la Santé a demandé des analyses pour une dizaine de produits. Ces analyses sont en cours et nous attendons les résultats avant de prendre des actions en conséquence. Il ne faut pas créer de psychose", dit-il.

Les Cadbury proviennent d'Afrique du Sud

Or, cette semaine, les consommateurs ont eu la surprise d'apprendre que les confiseries de la marque Cadbury ont été retirés du marché en Australie ainsi qu'aux Philippines. À ce sujet, le ministre de la Protection des Consommateurs, Sylvio Tang, a eu une rencontre avec les représentants de cette marque de confiserie à Maurice. Sylvio Tang indique avoir obtenu l'assurance, à travers une lettre officielle de la maison mère de Cadbury en Afrique du Sud, garantissant que ce produit ne contient pas de lait fabriqué en Chine. Les résultats d'analyses effectuées par le laboratoire mauricien, attendus en début de semaine, seront déterminants de la marche à suivre dans cette affaire, soutiennent les autorités. Un comité interministériel devrait être mis sur pied pour décider des actions à prendre. En effet, si aux États-Unis, l'ajout de la mélamine dans la fabrication des aliments est illégal, dans certains pays, cette substance est permise, en respectant des standards établis. À ce stade, apprend-on, Maurice n'a encore rien déterminé. Tout dépendra des résultats. Le ministre de la Protection des Consommateurs fait ressortir que le problème de la mélamine est aujourd'hui connu de la population, et s'il revient aux autorités de prendre des mesures, il ne faut pas non plus que les consommateurs baissent la garde, cela sans pour autant entrer dans une psychose. Soulignant les excellentes relations de Maurice avec la Chine, Sylvio Tang indique que l'ambassade de Chine travaille en consensus avec les autorités afin de dissiper les doutes.


Additifs: Revoir les normes pour le Pre-market approuval permit

La couleur appétissante de certains aliments commencent à alarmer les consommateurs. Après le scandale des kalamindas et celui des pistaches grillées, les autorités enquêtent désormais sur plusieurs produits suspectés de contenir des colorants - toxiques - qui seraient utilisés dans le textile ou à autre escient, mais aussi utilisés dans la fabrication de certains aliments. Une cinquantaine d'échantillons d'épices a été envoyée aux fins d'analyses. Les officiers du ministère de la Santé continuent à effectuer des surprised checks, en vue de s'assurer de la qualité des produits. Le ministère de la Santé élargi aussi ses tests par rapport aux colorants utilisés dans l'alimentation.

Les analyses positifs d'utilisation de la rhodamine B - dans la coloration de certaines friandises et autres aliments a éveillé les soupçons des autorités. Depuis la semaine dernière, les officiers du ministère de la Santé sillonnent le pays pour épingler d'autres contrevenants. Si cette démarche est nécessaire pour assurer une sécurité alimentaire, certains ne le voient pas d'un bon œil. Une cinquantaine de marchands de pistaches ont eu une réunion en fin de semaine, au Chief Health Inspector Office, pour débattre du sujet. Les marchands de pistaches ont souligné leurs mécontentements face aux allégations que les pistaches salées contiendraient de la rhodamine B. "S'il y a des brebis galeuses, il y des entreprises et des petits marchands qui respectent les normes", indique un préposé du ministère de la Santé. Mais face aux craintes des consommateurs, certains marchands de pistaches peinent à écouler leur stock. Une virée cette semaine dans la capitale donne à constater que de nombreux marchands ne "colorient" plus leurs pistaches. "Prefer pa mett couler parski kan domoun trouv rose zot pa asté. Mem si mo ti met bon couler avan, mo prefer vann li coum sa. Dimoun pe gagn per pou manz manzé couler. Tro boucou zafer pe tandé", indique un marchand. Une situation inquiétante pour certains marchands de pistaches, qui devrait être résolue par les autorités. Ainsi, il ressort que lors des discussions, il a été décidé que désormais, les petites entreprises fabriquant de pistaches grillées, détenant un label, devraient faire une application auprès des autorités pour l'obtention d'un Pre-market approuval permit. En ce qu'il s'agit des marchands de rue, les officiers du ministère de la Santé continuent à effectuer des surprised checks, en vue de s'assurer de la qualité des produits.


Le ministère de la Santé élargi ses tests par rapport aux colorants utilisés dans l'alimentation

Par ailleurs, de source officielle, on apprend que le ministère de la Santé a élargi ses tests par rapport aux colorants qui seraient utilisés dans l'alimentation. Outre les épices, certaines boissons sont aussi dans la ligne de mire des autorités. Une cinquantaine d'échantillons d'épices a été envoyée aux fins d'analyses. Les colorants contenus dans les épices suscitent en effet, depuis peu, des interrogations. Les autorités enquêtent sur cette affaire et devraient venir rapidement avec des explications ou des sanctions. Toutefois, selon nos informations, ces produits suspectés, dont la majorité est importée, disposent du Pre-market approuval permit. Néanmoins, ces couleurs qui titillent les papilles que ce soit pour teindre un alouda, une barbe-à-papa, les pistaches, ou les "glaçons râpés"… font aujourd'hui l'objet de plus d'attention de la part des autorités. Rappelons que l'utilisation de la rhodamine dans les aliments n'est pas permise par notre législation. Le Food Act établit en effet une la liste des 43 Permitted Food colours. Face aux récents problèmes de santé concernant les additifs utilisés dans l'alimentation, on apprend que les autorités se concertent en vue de revoir les normes pour le Pre-market approuval permit. Des développements sont à prévoir cette semaine. On apprend également que le ministère de la Santé compte acquérir, dans les plus brefs délais, un appareil pour analyser les substances utilisées dans l'alimentation. Cet appareil sera mis au service des inspecteurs du bureau sanitaire.


Discipline

Vasant Bunwaree : "La gestion est meilleure dans le privé"

Pas de parallélisme. Pas de comparaison ! Vasant Bunwaree, le successeur de Dharam Gokhool, a été clair hier lorsqu'il s'est adressé aux enseignants à la Régis Chaperon SSS, dans le cadre des activités marquant la Teacher's Day. Le nouveau ministre de l'Éducation, invité par la Union of Private Secondary Education Employees, réagissait en fait aux propos du président du syndicat, Yayah Paraouty. Ce dernier, qui énumérait des reproches à l'encontre de l'ancien ministre de l'Éducation, a dit souhaiter trouver en son successeur une oreille attentive.

"Il y a sûrement eu un manque de dialogue, un malaise… Le passé est le passé ! Je ne suis pas là non plus pour faire la leçon. Si ena kiksoz ki bizin diskite, nou kapav fer li", a d'emblée déclaré Vasant Bunwaree. Pour ce dernier, la priorité demeure les dossiers qu'il a d'ailleurs déjà consultés, et de se mettre au travail pour le progrès de l'éducation.

À ce propos, Vasant Bunwaree estime que la question de discipline dans le secondaire est une urgence. Le ministre dit même reconnaître "que la gestion à ce niveau est meilleure dans le secondaire privé que dans le secondaire d'État." La formation des enseignants est une autre priorité, et ce à commencer par ceux du préprimaire.

D'ailleurs, à ce sujet, le président de la Government Teacher's Union, Vinod Seegum, a auparavant réitéré son appel au ministre Bunwaree pour une formation poussée à l'intention des enseignantes du préprimaire. À Quatre-Bornes où les enseignants du primaire s'étaient réunis, leur représentant a expliqué que l'ère de l'appellation des "Ti-Miss" est révolue ! "Il est temps d'employer des graduées dans ce secteur si nous voulons rehausser le niveau de l'éducation", précise Vinod Seegum. Il a aussi demandé que l'introduction du Diploma in Education devienne un tremplin pour le diplôme de B. Ed.

Par ailleurs, profitant de cette plateforme et de la présence du ministre Bunwaree, Vinod Seegum a réitéré la position de son syndicat sur l'abolition des examens du Certificate of Primary Education. "Nous sommes contre !", a-t-il insisté. "Abolir le CPE, c'est ne plus reconnaître le métier des enseignants !" explique-t-il.

Quant à la General Purpose Teacher's Union, elle réunira ses membres à 11 heures aujourd'hui à l'hôtel El Monaco, à Quatre-Bornes. Et parmi ses revendications, la GPTU demande l'implémentation de la formation continue des enseignants, un full recruitment pour réduire le nombre d'élèves par enseignants, un ordinateur pour chaque enseignant, l'amélioration des conditions de travail, entre autres…


Démocratie industrielle ?

Les deux présidents des syndicats d'Air Mauritius devant le comité disciplinaire

C'est demain après-midi que Mme Narvada Beenesreesingh et M. Moteelall Manic, les deux dirigeants syndicalistes suspendus de leurs fonctions par la compagnie d'aviation nationale Air Mauritius prendront officiellement connaissance des véritables charges qui leur sont reprochés. En principe, il était prévu que les deux syndicalistes devaient commencer demain à rendre compte de leurs actes devant un comité disciplinaire, mais, en raison d'un retard accumulé dans les procédures, entre autres dans l'échange de documents légaux entre les hommes de loi des deux parties, les travaux en profondeur du comité ne devraient débuter que mardi pour ensuite se prolonger tout le long de la semaine jusqu'à ce qu'une décision finale soit prise. Les deux syndicalistes seront défendus par Me. Yousouf Mohamed S.C (lui-même un ancien ministre du Travail ) et Me. Antoine Domaingue et on doit s'attendre à une lutte épique que ne manqueront certainement pas de suivre de près tous les vrais démocrates de ce pays.

Rappelons que, selon ce qui a été rendu public jusqu'ici, Mme Beenesreesingh et M. Manic, respectivement présidente d'Air Mauritius Cabin Crew Association et président d'Air Mauritius Staff Association ont été suspendus sous prétexte qu'ils ont fait des commentaires et des observations de "nature diffamatoire" sur la gestion de la compagnie. Les syndicalistes ont toujours affirmé, eux, qu'ils n'ont fait qu'exprimer les appréhensions de leurs collègues et syndiqués sur l'orientation d'Air Mauritius. Ils ont réclamé en vain l'annulation de la mesure prise contre eux en soulignant qu'ils avaient le droit de faire les observations incriminées en conformité avec la liberté d'expression garantie par la Constitution du pays.

Toutefois, Mme Beenesreesingh et M. Manic ont essuyé un revers face à leur employeur, le 29 septembre dernier, après que la juge Rehana Mungly -Gulbul a rejeté leur demande visant à empêcher la direction d'Air Mauritius de les traduire devant un comité disciplinaire. Les deux syndicalistes avaient soutenu en Cour que la décision de la compagnie nationale de les contraindre à comparaître devant ce comité constituait une violation de leurs droits fondamentaux tels que ces droits sont définis sous les clauses 3 et 13 de la Constitution. Toujours selon les deux syndicalistes, pour les suspendre de leurs fonctions, Air Mauritius aurait eu recours à des "colourable devices contraires aux droits constitutionnels fondamentaux, aux droits humains et à la liberté de s'exprimer, de s'assembler, de s'associer, à la sécurité de la personne et à la protection de la loi". Les syndicalistes avaient demandé à la justice de les rétablir dans leurs droits,

car, d'après eux, "avec la façon de procéder d'Air Mauritius, ces droits garantis dans le chapitre II de la Constitution ont été ou sont susceptibles d'être bafoués".

La juge Rehana Mungly-Gulbul a, elle, affirmé, "n'avoir rien vu d'extrêmement urgent" qui justifierait que la Cour interdise à Air Mauritius d'instituer son comité disciplinaire. Selon la juge, "les deux syndicalistes avaient été avertis qu'ils devaient se présenter devant le comité disciplinaire depuis le 17 septembre dernier, mais ce n'est que vendredi dernier, soit douze jours après et le jour même où ils devaient s'y rendre, qu'ils ont logé leur demande d'injonction contre le comité". Toujours selon la juge, "en sa qualité d'employeur, Air Mauritius a le devoir statutaire de mettre sur pied un comité disciplinaire pour donner l'occasion à ses employés de répondre aux accusations portées contre eux avant qu'une décision ne soit prise les concernant". La juge a conclu que la demande d'injonction "ne repose sur aucune base valable à ce stade et que tout préjudice dont pourrait souffrir ensuite les deux syndicalistes de par l'action de leur employeur ne sera pas irréparable et pourra être amplement compensé par des indemnités où être remédié par une action judiciaire".


Vers la réintégration des syndicalistes licenciés de MT ?

Le ministre du Travail, M. Chaumière, attendrait lui aussi ce dénouement

Le directeur général de Mauritius Telecom, l'ancien ministre des télécommunications et du développement technologiques, M. Sarat Lallah, affirme "ne pas s'être rendu à son bureau à Port-Louis durant toute la semaine écoulée". Hier après-midi, il pouvait à peine s'exprimer au téléphone étant, a-t-il déclaré, "fortement grippé". Week-End l'interrogeait sur la décision que son Conseil d'administration était censé prendre, vendredi dernier, suite à une demande que le nouveau ministre du Travail et des relations industrielles, M. Jean-François Chaumière, aurait faite en faveur de la réintégration à leur poste des dirigeants syndicalistes de MT, Indiren Curpen et Raj Raghoonath.

Ces deux syndicalistes, limogés sous l'accusation "d'avoir nui à l'image de MT dans le public", mais sans avoir eu la chance de se défendre devant un comité disciplinaire, se sont vus offrir des indemnités, mais les ont refusées, affirment-ils, "pour une question de principe" et "pour faire respecter le droit d'expression des syndicats". Ils insistent pour être rétablis dans leurs emplois.

Aux membres du Comité de médiation, qui étaient venus le convaincre à son bureau que les licenciements était "injustifiés", le ministre Chaumière avait promis que son ministère conseillera Mauritius Telecom de reconsidérer le cas de Curpen et Raghoonath. Il était même question que Mauritius Telecom allait faire connaître sa position relative à l'intervention ministérielle, vendredi. M. Sarat Lallah s'est, toutefois, déclaré "incapable de confirmer, ni même d'infirmer "si lui-même ou son Conseil d'administration aient été approchés par le ministre personnellement ou par un officier de l'inspectorat du ministère".

M. Sarat Lallah a confié que le président du Conseil d'administration de MT, M. Dass Thomas, serait également "souffrant". Mais, les deux malades peuvent avoir l'immense consolation que tout le monde leur souhaite un très prompt et sincère rétablissement. Question de ne quand même pas trop faire attendre monsieur le ministre et mentir sa promesse...


Mouvement syndicale

Lancement de "Solidarité-CSG à Rosde-Hill et à Rodrigues

La scission intervenue en juillet dernier au sein de la National Trade Unions Confederation (NTUC) a donné lieu à la création d'une nouvelle confédération. La Solidarité-Confédération Syndicale de Gauche (Solidarité- CSG), regroupant la General Workers Federation (GWF), la Fédération des Travailleurs Unis (FTU); la Federation of Progressive Unions (FPU) et la Rodrigues Workers Federation (RWF), a été lancée simultanément à Rose-Hill et à Port-Mathurin, hier. La première grande manifestation de cette nouvelle confédération est prévue pour le samedi 29 novembre à Rose-Hill.

Les principaux animateurs de Solidarité-CSG ont défini les principaux axes de combat syndical, soit une révision salariale générale pour compenser l'érosion du pouvoir d'achat des salariés, une campagne d'opposition à la proclamation de l'Employment Rights Act en remplacement du Labour Act, une campagne de sensibilisation sur le plan national pour augmenter le taux de syndicalisation à travers le pays et la formulation d'un programme de politique économique alternative pour affronter la crise financière, alimentaire et énergétique.

En prévision du premier rassemblement de Solidarité-CSG le 29 novembre, les différentes composantes de cette confédération syndicale prévoient une assemblée de mobilisation pour le 25 octobre prochain.


Lutte pour le maintien du dimanche chômé

La GWF: "Un combat de classe et non religieux ou communal"

La General Workers' Federation (GWF) estime, dans un communiqué, que le combat pour le maintien du dimanche chômé est "un combat de classe" et non un combat susceptible d'être "enfermé dans une logique religieuse, sectaire ou communale". Cette fédération syndicale fait, à nouveau, le procès de l'Employment Rights Act (ERA).

Pour la GWF, l'Employment Rights Act (ERA) constitue un recul "historique" en matière de droits et de dignité des travailleurs. Selon cette centrale, cette nouvelle loi du Travail "met l'humain à la merci de la jungle capitaliste, du marché et de la production". La fédération soutient que cette législation abolit le droit pour tout travailleur de ne pas travailler le dimanche comme garantit par le Labour Act. "Il est évident, note la GWF, que les implications sociales de la nouvelle loi du Travail comme le travail du dimanche provoquent une colère généralisée dans le pays".

Commentant le communiqué conjoint des autorités catholique, anglicane et presbytérienne à propos du travail du dimanche, cette centrale le qualifie de "totalement erroné", "d'inexacte" et tendant à "induire les gens en erreur". Cette fédération trouve, par exemple, que le communiqué "escamote la Section du Labour Act qui concerne le fait que le dimanche soit ou pas un jour obligatoire de travail". Aucune mention, dit la GWF, n'est faite du "Part III - Hours of Work, Section (6) du Labour Act de 1975.

Une Section, pourtant, "claire" selon cette centrale, à l'effet que le dimanche est, en lien avec le Public Holidays Act de 1968, un jour férié qui stipule que tout travail en ce jour doit être rétribué aux taux d'heures supplémentaires. "L'ensemble des travailleurs savent que le patronat ne peut contraindre un salarié à travailler le dimanche hormis ceux travaillant dans les services essentiels ou ceux dont le Remuneration Order (RO) le prévoit comme, par exemple, les employés d'hôtels".

La GWF s'étonne de ce qu'elle qualifie de la "déconnexion" des signataires du communiqué conjoint de la réalité du travail et se demande pourquoi ils n'ont pas, préalablement, consulté les syndicats ou, même, la Commission Diocésaine du Monde Ouvrier (CDMO) "avant d'émettre un tel communiqué". Ce qui, déclare la fédération, les aurait éviter de "justifier et légitimiser une des lois les plus anti-ouvrières depuis l'indépendance".

Cette centrale fait, en passant, allusion à la Corvée du Dimanche contenue dans le Code Noir à l'époque de l'esclavage qui faisait obligation aux esclaves de s'adonner à certaines tâches les dimanches "alors que les maîtres d'esclaves jouissaient, en toute liberté, de leurs dimanches". "Il semble que certaines autorités religieuses n'ont pas tiré la leçon de l'Histoire!", estime la GWF. D'où sa détermination à s'opposser aux forces qui "ou par ignorance ou pour toute autre raison" se positionnent "contre l'intérêt des travailleurs".

La GWF explique aussi que le combat contre la nouvelle loi du Travail est "un combat de classe" et non un combat susceptible d'être "enfermé dans une logique religieuse, sectaire ou communale". "Notre but, déclare cette centrale, est de nouus opposer aux forces, qu'elles soient économiques, sociales ou religieuses qui justifient une loi rétrograde et, parallèlement, de nous opposer à toute personne qui tend à communaliser le combat contre cette loi".


Industrialisation et environnement

Une nouvelle route relie La Tour Koenig à Petit Verger...

Dans le cadre du développement du parc industriel de La Tour Koenig, lequel couvrira toute la vaste région partant des abords de Camp Benoît jusqu'à Petit-Verger, la State Land Development Company (SLDC) a tracé une route flambant courant en parallèle à la route côtière de Pointe-aux-Sables pour y faciliter la circulation. La question se pose cependant : ne faut-il pas, pour des raisons de sécurité, relier aussi la route aux quartiers résidentiels immédiats ? Les avis divergent...

Selon M. Naresh Dabysing, directeur général de la SLDC, en sus des poids lourds (camions de marchandises et autres portes conteneurs ), il est prévu que pas moins de 800 autobus utiliseront quotidiennement la nouvelle voie. Le seul hic, toutefois, demeure que les milliers de résidents des quartiers immédiats comme Petit-Verger et Morcellement Rey (y compris ceux qui construisent dans un nouveau morcellement résidentiel aménagé par la SLDC elle-même) pourraient ne pas pouvoir en pleinement profiter.

La SLDC hésite effectivement à connecter la nouvelle route à des quartiers immédiats. En fait, les avis sont partagés parmi les résidents de ces quartiers eux-mêmes quant à la question de savoir si la connexion sera prudente. Certains résidents sont catégoriquement contre toute démarche allant dans ce sens de crainte que les poids lourds ne viennent déranger leur quiétude et polluer leur havre de paix en essayant de rallier la route de Rivière Noire via le tronçon Petit-Verger/Petite-Rivière les exposant ainsi à de graves dangers. Les résidents qui pensent ainsi ont, à ce stade, un allié objectif de taille en la personne du directeur général de la State Land Development Company lui-même. M. Dabysing exprime son inquiétude qu'avec la connexion directe avec les quartiers résidentiels trop rapprochés, des enfants imprudents, des adeptes de la bicyclette et ceux de patins à roulettes ne soient tentés de transformer cette route qui comportera de multiples dangers en aire de jeux. Les appréhensions du haut responsable de la compagnie ne sont, en réalité, pas considérées comme trop disproportionnées non plus, car déjà beaucoup d'enfants font du jogging les après-midis et, d'autre part, avant même qu'elle n'ait été livrée, la route a déjà fait un mort : un ouvrier d'usine chinois.

Mais il y a également autant de résidents qui, eux, s'interrogent pourquoi ils devraient subir, immanquablement, les inconvénients (pollution sonore, poussière et émanations de fumée des autobus entre autres) que causera la route? Selon eux, la nouvelle voie fera gagner du temps et leur permettra d'éviter la route côtière étroite de Pointe-aux-Sables ? D'autant, font-ils remarquer, à juste raison, que la route côtière est devenue encore plus encombrée avec l'implantation de nouveaux lieux de culte fréquentés et, surtout, avec l'organisation, désormais chaque week-end, de mariages et autres fêtes dans des campements non pourvus de parc de stationnement. Les fêtards d'ailleurs ne se gênent pas pour garer leurs véhicules n'importe comment.

Il est évident que la State Land Development Company devra trouver une solution de compromis pour que la nouvelle route s'intègre socialement, à la satisfaction de tous, à son environnement à la fois industriel et résidentiel. En effet, pour le moment, tous les efforts de cet organisme pour en empêcher l'accès se sont avérés vains. Les résidents les plus téméraires rivalisent d'ingéniosité matins et après-midis pour slalommer entre ces obstacles afin de rentrer le plus rapidement chez eux...


Informatique

Le Cleverboard 3 à Maurice

La société Blanche Birger Bureaucratique, en collaboration avec la société Camax, a procédé au lancement du Cleverboard 3, mercredi, au Labourdonnais Waterfront. Ce "whiteboard" interactif est présenté comme étant un outil "incontournable pour l'enseignant et le conférencier moderne".

Blanche Birger Bureaucratique a, depuis avril 2008, conclu un accord avec la société Camax basée en Italie. Cette société est responsable de la toute dernière génération de "whiteboard" interactif.Véritable bijou sophistiqué, le Cleverboard 3 est un "whiteboard" qui a la faculté d'aider son utilisateur à accéder à un ordinateur ou même à l'internet afin de perfectionner l'impact d'une présentation ou simplement puiser du contenu adapté à un cours particulier. L'outil est equipé d'un logiciel, Lynx, permettant l'accés à l'internet et la manipulation des textes, images et autres éléments, pour les intégrer aux sessions de formation. Le Cleverpad et le Cleverclick sont des accessoires du Cleverboard qui permettent aux paticipants d'interagir dans des sessions de participation collective.Le Cleverboard est doté d'une surface imperméable et opaque qui permet à l'utilisateur d'écrire avec de l'encre réelle où même permanente. Il permet aussi de sauvegarder des textes écrits directement sur le "whiteboard" grâce à sa fonction "real ink capture". L'outil peut se transformer en écran tactile géant, allant jusqu'à 105'', grâce à son interactivité impressionnante. Le produit est le seul à avoir une garantie à vie sur sa surface, avec les systèmes anti-choc et anti-égratignure. Cet outil est déjà utilisé dans 650,000 salles de classes sur un million, en Grande-Bretagne et a prouvé son efficacité dans le domaine de l'éducation.


Mercredi à l'occasion de l'Eid-Ul-Fitr

Le PM: "Si vous avez des droits, sachez que vous avez également des responsabilités"

La fête Eid-Ul-Fitr a été célébrée mercredi, après un long mois de jeûne. Les Mauriciens de foi islamique ont célébré la fête avec des prières, des réjouissances, le partage et les retrouvailles en famille. La fête Eid a été célébrée au niveau national par la Sunni Razvi Academy, à Plaine-Verte. L'occasion pour le président de la République, sir Anerood Jugnauth, le PM, Navin Ramgoolam et le leader de l'opposition, Paul Bérenger, de livrer leur réflexions sur l'avènement d'une société conviviale où les principes de paix, de tolérance et d'unité doivent prévaloir.

Selon le PM, l'esprit de partage et de solidarité doivent faire partie intégrante de notre culture de tous les jours. Les Mauriciens, a-t-il affirmé, doivent faire preuve de tolérance et de compassion afin de vivre en paix dans le respect mutuel.

Faisant référence aux voix qui se sont élevées à la suite du remaniement ministériel, le PM a affirmé que si chacun revendique "so boute, nou na pas pou fini". "Quand vous avez des droits, vous avez aussi des responsabilités envers la nation", a-t-il affirmé avec force.

"Selon les dernières recherches scientifiques, tous les êtres humains sont égaux. Les gens ont en commun 99.9% de leurs gènes et nous sommes en train de nous battre à cause de ce 0.01% de différence", a-t-il ajouté.

Notre diversité culturelle, a-t-il poursuivi, ne devra pas devenir une cause de division. "Nous sommes dans le même bateau et nous sommes condamnés à vivre ensemble. Il est plus facile de détruire que de construire" a dit le Premier ministre et a mis en garde contre ceux qui "mettent poison dans la tête dimounes". Il a cité l'exemple de la Yougoslavie, un pays où les gens vivaient en paix jusqu'à ce que chacun commence à revendiquer sa religion et sa culture. Le pays est divisé aujourd'hui en sept.

Le PM a évoqué les massacres en Palestine sous le gouvernement d'Ariel Sharon et la situation qui prévaut au Liban. Paul Bérenger a déclaré que Eid est le jour du pardon et il est important de se faire pardonner pour ce que nous avons mal fait ou pour ce que nous avons pas assez fait. Il a salué les efforts de l'Egypte pour résoudre le conflit en Palestine dont "le peuple martyr pé toujours souffert". L'Egypte, a-t-il dit, joue un rôle important pour rapprocher les Hamas et le Fatah. Il a souhaité que l'île Maurice se rapproche de l'OIC (Organisation of the Islamic Conference), qui regroupe une cinquantaine de pays islamiques. Il a aussi exigé la vigilance concernant la crise financière et les produits laitiers empoisonnés.

SAJ a parlé de la nécessité du partage. Il s'est réjoui du fait qu'à Maurice, les gens vivent en paix alors que dans d'autres régions du globe, il y a des explosions de violence et de guerre fratricide. Les traditions sont respectées à Maurice et Eid est célébré dans la paix et la sérénité.

Mahmood Cheeroo, le président de la Sunni Razvi Academy et le lord maire, Fritz Thomas, ont tous deux parlé du sacrifice et de la patience des Mauriciens de foi islamique dans le cadre du Ramadan. L'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat, l'abbé Henri Souchon et plusieurs autres dignitaires religieux et politiques étaient présents à cette fête.


Célébration du Nawratri

Les Mauriciens de foi hindoue observent le Nawratri (neuf nuits) et ce, jusqu'au jeudi 9 octobre, en hommage à la déesse Durga. Les fidèles rendent hommage par des rites religieux, des chants dévotionnels et des prières dans leurs temples respectifs ou à domicile à Durga. Le Nawratri est observé pendant les neuf jours qui suivent l'apparition du premier quartier de la lune (deva paksha).

Pendant la présente période, de nombreux croyants jeûnent neuf jours durant, certains ne prenant que de l'eau, d'autres des fruits et du lait. Il n'est pas exigé de pousser le jeûne à l'extrême, cependant plus est intense la renonciation aux besoins matériels, plus on se rapproche de Dieu.


Carrière

Lancer sa propre entreprise, défi de taille pour des jeunes

Yanesh Puryag, 23 ans est directeur de sa propre enterprise. À travers celle-ci, il crée des sites webs et propose des E-marketing strategies à ses clients. Lancer Yes Solutions a été, pour lui, un moyen de s'affirmer en temps qu'entrepreneur. Parallèlement, Telvina Soobrayen, 22 ans et Rizwan Chumroo, 23 ans, se lancent dans le domaine de la restauration et de la physiothérapie, respectivement. Pour ces jeunes, lancer leur propre entreprise ou monter une association représente un défi colossal.

Rizwan Chumroo, physiothérapeute nourrit le projet de mettre sur pied une association, "The Mauritian Association of Physiotherapy". Cette association, avant sa légalisation comporte déjà 14 membres, dont 13 étudiants en physiothérapie de l'Université de Maurice. Rizwan veut être un pilier dans le développement de ce domaine à Maurice parceque son objectif principal est de soulager la douleur des souffrants depuis son adolescence. Selon lui, il n'y a pas assez de physiothérapeutes à Maurice et ceux qui pratiquent cette profession ne sont pas vraiment encouragés dans ce domaine. À travers "The Mauritian Association of Physiotherapy", Rizwan compte réunir les étudiants en physiothérapie et les physiothérapeutes pratiquants.

Telvina Soobrayen, veut, pour sa part, se lancer dans la restauration. Du haut de ses 22 ans, cette jeune passionnée de la cuisine a monté un Business Plan qui lui a valu un prix au concours du National Best Business. Rien ne l'arrêtera parcequ'elle adore ce qu'elle fait. C'est son rêve à elle d'ouvrir un restaurant mauricien et d'en être la gérante. Elle propose des menus bien à la mauricienne qui seront équilibrés. C'est une diététicienne qui composera les menus de ce restaurant. Selon elle, les Mauriciens doivent cultiver d'autres habitudes alimentaires que des fasts foods. "Biensûr, cela me coûtera énormément de temps et d'argent, en plus je ne sais pas exactement ce qu'il adviendra de ce restaurant dans les années à venir, mais je prend quand même le risque de me lancer", déclare Telvina.

Yanesh Puryag, 23 ans, lui s'est déjà lancé dans sa propre entreprise, en 2005. Yes Solutions est une compagnie qui crée des sites web et offre des E-Marketing strategies à ses clients. Sa compagnie se spécialise également dans le Marketing en ligne, dans le Corporate Identity, les CDROMs, entre autres. Quelques sites webs créés par la compagnie sont, www.skincarewellness.com, www.fbghoora.com, www.medcarespa.com, www.grandbaybeach.com, entre autres. La création de sa compagnie a valu le prix du meilleur entrepreneur de l'année à Yanesh. Composé d'une équipe de cinq webdesigners, la compagnie a pris naissance avec l'argent durement gagné de Yanesh lorsqu'il a travaillé comme freelance webdesigner. Même si en temps que bon businessman, Yanesh ne donne pas la somme exacte de ses profits et revenues, il déclare avoir largement atteint ses objectifs car sa compagnie a déjà des clients importants, à l'instar des banques. Yanesh a aussi ouvert une branche de sa compagnie aux Seychelles qui s'appelle Yes Sessel. En trois ans, ses services attirent aussi des clients européens.

Se lancer, malgré tous les obstacles

Telvina, Rizwan et Yanesh ont le désir de monter leur propre entreprise et de réussir dans leurs filières respectives. Pour Yanesh, ce n'est pas si facile de travailler pour quelqu'un d'autre que soi et il déclare, "ceux qui vont chercher un travail après l'école se retrouve face à une autre réalité, désarmante, parfois." Ce sont pour eux des rêves d'enfance qui se réalisent. Rizwan, pourra, à travers son association, aider un plus grand nombre de mauriciens à connaître les vertus de la physiothérapie et Telvina quant à elle vise à implémenter une autre culture alimentaire dans la société mauricienne, à travers son restaurant.

Cependant, créer sa propre entreprise veut surtout dire prendre des risques énormes et faire face à des difficultés financières. Nos trois jeunes estiment que le souci principal est l'argent. Rizwan devra quand même trouver une somme à payer tous les mois aux autrorités pour le nom de son association bénévole, Telvina pense tirer ses fonds, qu'elle estime à Rs 800 000 du National Empowerment Foundation. Yanesh, quant-à lui a tout simplement dû sacrifier l'argent qu'il gagnait en travaillant comme freelance webdesigner, pour les incorporer dans la réalisation de son entreprise. Au niveau de la concurrence, ces jeunes sont prêts à se lancer malgré le fait qu'ils soient jeunes et sans expérience. "C'est une question de persévérance et de patience" souligne Yanesh, qui pense que sans sacrifices, il n'aurait pas réussi. Pour Telvina c'est surtout l'organisation qui compte. Toujours fidèle à son business plan, Telvina nous confie que ses profits viendront après un an de dur labeur à repayer les dettes. Ces jeunes sont sûrs de leurs aspirations et construisent leur entreprise concrètement. "We are on the right track... slowly but surely," souligne Yanesh.


Aviation

Air France partage ses codes avec MK sur 35 nouvelles destinations

Air Mauritius et Air France renforcent leur coopération. Vendredi dernier, au Air Mauritius Building, en présence du président d'Air Mauritius, Sanjay Bhuckory, Manoj Ujodha et Jean-Cyril Spinetta, respectivement directeur d'Air Mauritius (MK) et président général d'Air France, ont signé le renouvellement du partenariat Air France/MK. Ce nouvel accord d'une durée initiale de cinq ans permet à la compagnie aérienne nationale de partager les codes d'Air France sur 35 nouvelles destinations en Europe. Air Mauritius pourra désormais apposer son code sur les vols Air France en correspondance à Paris-Charles de Gaulle (CDG) vers l'Europe, Israël et l'Afrique du Nord et, réciproquement, Air France pourra aussi apposer son code sur les vols Air Mauritius en correspondance à Maurice.

La signature de ce nouvel accord fait suite à celui conclu en octobre 1998 portant sur la desserte entre Paris et Maurice, les deux compagnies aériennes exploitant ensemble jusqu'à 17 vols hebdomadaires sans escale entre Maurice et Paris. Depuis le 1er octobre, les deux compagnies ont étendu cet accord à de nouvelles destinations. Désormais, la compagnie aérienne nationale peut appliquer son code sur les vols Air France en correspondance à Paris-Charles de Gaulle (CDG) vers l'Europe, Israël et l'Afrique du Nord. Réciproquement, Air France pourra aussi apposer son code sur les vols de MK en correspondance à Maurice. Lors d'un point de presse vendredi dernier, les dirigeants d'Air France et d'Air Mauritius ont fait ressortir qu'en plus des 24 destinations déjà desservies en propre, Air Mauritius est maintenant en mesure de proposer à ses clients des vols quotidiens en partage de code via Paris-CDG aux meilleures conditions tarifaires entre Maurice et plus de 35 nouvelles destinations en France, en Grande-Bretagne, en Espagne, en Allemagne, en Russie, en Autriche et en Italie. "L'accord que nous signons aujourd'hui (NDLR : vendredi) donne un élan décisif à la coopération déjà exemplaire entre nos deux compagnies. Grâce à la qualité de leurs produits respectifs, Air France et Air Mauritius vont pouvoir proposer à leurs clients une offre encore élargie entre l'océan Indien et l'Europe", explique le président d'Air France. Pour Jean-Cyril Spinetta, le premier accord signé en octobre 1998 traduisait, déjà, une volonté très forte du gouvernement de Maurice et de la compagnie aérienne nationale Air Mauritius d'établir un lien entre l'ensemble des destinations en Europe. Aujourd'hui, dit-il, ce nouvel accord s'inscrit dans la continuité de la réussite de nos deux sociétés. Soulignant la capacité touristique que représente l'Europe pour Maurice, Jean-Cyril Spinetta fait ressortir que cet accord permettra à Maurice d'étendre cette capacité sur 35 nouvelles destinations.

Jean-Cyril Spinetta concède certes que cet accord intervient à une période difficile pour l'économie mondiale et notamment pour le transport aérien qui est directement lié à la performance de l'économie mondiale. "Mais nous sommes convaincus que, dans le domaine du transport aérien, la meilleure façon de résister à la crise qu'on connaît actuellement, c'est à travers la coopération renforcée et avec des acteurs aériens d'autres continents. Cette alliance avec Air Mauritius est essentielle. Elle se situe dans la continuité de l'accord précédent, mais lui donne un souffle encore plus fort", souligne-t-il. Ce partenariat renouvelé est ainsi présenté comme un nouveau pallier que franchit nos deux entreprises aériennes avec principalement des investissements en termes de paramètres d'opérations. Pour le directeur général d'Air Mauritius, "le renforcement de notre coopération témoigne de la confiance qui unit nos compagnies, d'une même exigence de qualité pour nos clients et de notre volonté commune de leur apporter toujours plus de services et de confort". Manoj Ujodha note également que cet accord est bénéfique pour le secteur du tourisme, pilier de la croissance du pays et renforcera la vocation de hub de l'aéroport de Maurice, au cœur de l'océan Indien. Malgré la crise financière qui touche les pays d'Europe, Air France et MK restent optimistes et misent sur ce nouvel élan pour redéployer leurs ailes, principalement en Europe. Suivant cet accord, dans un deuxième temps, d'autres destinations viendront étoffer l'offre d'Air Mauritius. Et Air France devrait, elle, proposer à ses clients des vols via le hub Maurice sur le réseau d'Air Mauritius dans l'océan Indien. L'accord prévoit également le développement commun et l'harmonisation des différentes gammes de produits et services proposés aux clients des deux compagnies en vol et au sol.


Communiqué de l'évêque de Port-Louis

Mise en garde contre "toute dérive sectaire" dans la défense de la "légitime cause créole"

"Cause légitime, la cause créole mérite d'être défendue de telle manière qu'elle puisse être soutenue par tout Mauricien de bonne volonté quelle que soit sa culture ou sa religion", estime, dans un communiqué, l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat. "La vigilance est de mise contre toute dérive sectaire dans la défense de cette cause", explique l'évêque catholique.

Dans ce qu'il explique être des réflexions présentées au père Jocelyn Grégoire, président de la Fédération des Créoles Mauriciens (FCM), dans le cadre d'un "dialogue fraternel" au titre de contribution au service de la cause créole, Mgr Piat est d'avis que les créoles méritent soutien "non parce qu'ils sont créoles, mais parce que ce sont des personnes humaines atteintes dans leur dignité de par la situation de pauvreté, de discrimination dont ils sont l'objet et de la dévalorisation de leur culture".

S'il reconnaît à la cause créole une "dimension politique évidente", l'évêque de Port-Louis estime cependant "vital" qu'elle ne se laisse pas, non plus, "récupérée par la politique de parti", particulièrement, "à l'approche des élections générales". "La cause créole, dit l'évêque catholique, est trop noble, trop importante non seulement pour les créoles, mais pour le pays tout entier".

D'où, estime Maurice Piat, le fait qu'il ne faut pas qu'elle "se laisse succomber à la tentation de se laisser entraîner dans la surenchère ou des "deals" pré-électoraux". Pour Mgr Piat, il est souhaitable qu'un maximum de groupes et de personnes s'expriment en vue "d'éviter que tout le poids repose sur les seules épaules d'un leader ou de quelques responsables".

L'évêque de Port-Louis trouve par ailleurs que la promotion de la cause créole doit "aller de pair avec une dose de saine autocritique par rapport à certaines façons de faire et à certains traits de la culture créole". Pour lui, le "fer de lance" de la promotion de cette cause demeure l'éducation - "formelle et informelle, du préscolaire à l'université".

Cet engagement, explique encore Maurice Piat, doit être soutenu par une "volonté politique" et provenir d'une "prise de conscience chez les créoles, eux-mêmes".


Action culturelle

Terre de développement humain

La Fondation de l'Enfance Terre de Paix offre une formidable occasion aux artistes locaux pour s'exprimer sur un support pour le moins original et venir en aide aux enfants en difficulté, de manière créative. Deux activités sont prévues le 11 octobre 2008 au Café du Vieux Conseil à Port-Louis pour la levée de fonds annuelle: le lancement de la collection 2008 des cartes de souhaits de Terre de Paix et le vernissage d'œuvres inédites d'artistes mauriciens sur des matériaux de récupération.

Une action qui s'inscrit dans la philosophie même de la Fondation nous dit Alain Muneean, le directeur de Terre de Paix: "Dans le fond, notre travail est d'ordre culturel... les enfants sont exposés au chant, à la sculpture, au théâtre pour leur développement intégral..." Cette année, la Fondation a fait appel à une vingtaine d'artistes (peintres, sculpteurs, photographes, illustrateurs) pour la création de ses cartes de veux. Autre initiative intéressante dans le cadre de la préservation du patrimoine: la création d'œuvres d'artistes sur de vieux volets et des bardeaux de maisons démolies ou en voie de l'être. Le tout sera réuni pour constituer une grande exposition. Une manière de redonner vie à ce patrimoine. C'est le concept SolidaritzART qui est poursuivi ici : permettre à des artistes de s'exprimer et de soutenir une cause dans la perspective des droits de l'enfant. La Fondation accueille des enfants en grande difficulté de 0 à 18 ans (enfants ayant été abusés ou venant de milieux hostiles). Terre de Paix se dit en mesure d'influer sur les politiques liées aux enjeux du développement humain. Les œuvres inédites seront mises en vente le 11 octobre au Café du Vieux Conseil. Le public trouvera les œuvres non vendues au-delà de cette date à Terre de Paix, à Albion.

Le grand public, les entreprises sont invitées à participer à cette levée de fonds en participant à une soirée de détente et de plaisir samedi prochain. Au menu de la soirée: dîner, musique, exposition.


Brèves

Table ronde à Ebène - L'Eradication de la pauvreté: réalités mauriciennes

"A l'horizon de 2015 et au-delà, il ne fait pas de doute que nous pouvons atteindre l'objectif ultime: éliminer la pauvreté. Dans la majorité des cas, l'expérience a prouvé la validité des accords du passé sur la voie à suivre; en d'autres termes, nous savons ce qu'il faut faire. Mais cela exige un effort indéfectible, et de longue durée..." (Ban Ki-moon, Serétaire Général des Nations Unies). En tant que réponse à ce défi, les acteurs du pays et les étudiants du Centre d'Etudes Supérieures de la Chambre de Commerce et d'Industrie de Maurice, organisent une table ronde. Elle aura lieu le 17 octobre (Journée Internationale pour l'Eradication de la pauvreté) à 10h à Ebène. Les étudiants de la CCIM ont voulu être sensibilisés sur le cas mauricien au-delà du cadre de la célébration de cette journée internationale. Le thème de cette table ronde: L'Eradication de la pauvreté: réalités mauriciennes. Fixés pour 2015, les OMD sont un ensemble d'objectifs qui ne pourront être atteints que si tous les acteurs apportent leur contribution.

Nouvelle avocate: Me Shameena Sohawon-Abdullatiff prête serment

Me Shameena Sohawon-Abdullatiff a prêté serment comme avocate le 19 septembre dernier devant le "full bench" de la Cour suprême. Mariée et mère d'un enfant, Me Sohawon-Abdullatiff, ancienne étudiante du Collège de Lorette de Curepipe, a décroché son LLB Honours à l'Université de Londres en 2002. Elle devait, par la suite, faire son "Bar Vocational Course" auprès de l'Université de Northumbia avant d'être "called to the bar" au Grays Inn. En 2006, elle décroche son LLM toujours auprès de l'Université de Northumbia. De 2006 à 2008, elle a fait son "pupillage" au State Law Office et auprès de Me Anwar Abbasakoor. Après sa prestation de serment comme avocate, elle va se joindre au Mohamed Chambers.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 5 octobre 2008