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Pédophilie alléguée
Plus d'une cinquantaine de mineurs seraient concernés
L'enquête policière qui est actuellement menée
par la Central Criminal Investigation Division (CCID) au sujet
de très sérieuses allégations de pédophilie
à l'encontre d'un inspecteur des écoles primaires,
Yushdev Bahadoor, continue de faire des vagues.
Dans le sillage de l'enquête placée sous la supervision
générale de l'Assistant-commissaire de Police (ACP)
Clifford Parsad, n°1 de la CCID, et menée par l'assistant-surintendant
de Police (ASP) John Ramasawmy, il ressort qu'une cinquantaine
d'enfants et de mineurs seraient concernés. Un premier
constat a été effectué en ce sens par les
enquêteurs après le visionnage des photos et des
vidéos saisis chez l'inspecteur des écoles. Cependant,
afin d'étoffer son dossier à charge contre Yushdev
Bahadoor, les enquêteurs invitent les parents de ces enfants
et de ces mineurs à se faire connaître à la
CCID et à porter plainte.
Comment toute cette affaire a-t-elle fini par être étalée
au grand jour ? Selon les recoupements de Week-End, c'est
dans le courant de la semaine dernière qu'un adolescent
de 13 ans a décidé de briser le silence et de dénoncer
Yushdev Bahadoor. Cette première dénonciation a
été suivie d'une autre plaine, effectuée
cette fois auprès du bureau de l'Ombudsperson for Children.
Suite à ces premières dénonciations, il ressort
que d'autres allégations du même genre auraient été
effectuées dans le passé contre l'inspecteur en
question, sans qu'il soit nullement inquiété. Des
suites des deux dénonciations, l'inspecteur a été
arrêté vendredi de la semaine dernière et
traduit au tribunal de Rose-Hill lundi.
Dans le sillage de l'enquête policière, une perquisition
est effectuée à son domicile. Son ordinateur, ainsi
qu'une cinquantaine de disques ont été saisis. À
partir de cette trouvaille, jugée des plus compromettantes
contre l'inspecteur en question, les enquêteurs de la CCID
estiment avoir découvert quelque chose "de beaucoup
plus grave qu'il n'y paraissait". Selon nos recoupements,
les photos et vidéos visionnées montreraient l'inspecteur
en compagnie de plus d'une cinquantaine de mineurs.
Dans le giron de l'enquête policière, la décision
a été prise de traiter ces allégations avec
la précaution et la prudence les plus extrêmes, et
surtout de ne laisser aucune zone d'ombre persister. Interrogé
à la CCID en cour de semaine en présence de son
homme de loi, Me Kishore Pertab, le suspect s'est prévalu
de son droit au silence et n'a pas répondu aux questions
des enquêteurs. Yushdev Bahadoor a de nouveau été
interrogé à la CCID hier matin, toujours en présence
de son homme de loi. L'inspecteur s'est de nouveau prévalu
de son droit au silence hier.
Interrogé par Week-End à l'issue de l'interrogatoire
de son client, Me Kishore Pertab a fait ressortir qu'il était
satisfait du déroulement de l'enquête policière.
"Mon client s'est effectivement prévalu de son
droit au silence. C'est à la police d'établir les
preuves de ce qu'elle avance. Je dois dire que je suis satisfait
de la façon dont cette enquête se déroule.
Les enquêteurs font preuve de beaucoup de sérieux
et respectent scrupuleusement les droits de mon client, contrairement
à de nombreuses fois où tel n'a pas été
le cas auparavant", a-t-il fait ressortir.
Dans le but de ne négliger aucun aspect de l'enquête,
Yushdev Bahadoor a été examiné par le Dr
Satish Boolell, n°1 de la police médico-légale.
Ce dernier a soutenu aux enquêteurs que le suspect jouit
de toutes ses facultés mentales. Ce constat a été
corroboré par un panel de psychiatres de l'hôpital
Brown-Séquard. Lors de l'examen médical du suspect
par le Dr Boolell, ce dernier a demandé que des échantillons
de sang de ce dernier soient prélevés, et ce à
des fins d'analyses approfondies.
Dans les milieux des enquêteurs, l'on insiste sur la nécessité
que cette enquête soit menée à bien. "Nous
invitons tous ceux qui pourraient faire avancer notre travail
de façon satisfaisante à se faire connaître.
Nous ne sommes encore probablement qu'au sommet de l'iceberg",
a-t-on fait ressortir.
Accident tôt à St-Jean hier matin
Deux jeunes périssent sur le coup
Deux jeunes, Yuvan Sunnassy, un employé de banque de 23
ans, habitant Port-Louis, et Anish Ramjogee, un étudiant
de 17 ans, de Rose-Hill, sont morts aux petites heures du matin
hier, lors d'un terrible accident de la route. Cet accident est
survenu près du Flyover de St-Jean, quand la voiture
conduite par Yuvan Sunnassy a dérapé et a fini sa
course dans le parapet se trouvant à gauche de la route.
La police de Rose-Hill a ouvert une enquête afin de déterminer
les circonstances exactes de ce double accident fatal. Les autopsies,
effectuées hier par le Dr Satish Boolell, Chief Police
Medical Officer (CPMO) a établi les circonstances des
décès des deux jeunes.
Fauchés en pleine jeunesse... Yuvan Sunnassy, employé
d'une institution bancaire, est le neveu de l'Assistant commissaire
de Police (ACP), Vinod Appadoo, tandis qu'Anish Ramjogee est un
proche de Vishnu Lutchmeenaraidoo. Les deux amis étaient,
selon les indications recueillis par Week-End, de sortie,
vendredi soir, pour une virée nocturne. Le véhicule
immatriculé 1462 ZL 97 était conduit par Yuvan Sunnassy,
tandis qu'Anish Ramjogee était assis à ses côtés.
C'est sur l'autoroute, en sortant de Phnix et en direction
de Réduit que l'irréparable s'est produit. Il était
alors aux alentours de 4h10 du matin hier.
Selon les enquêteurs affectés au poste de police
de Rose-Hill, l'impact de la collision a été telle
que les deux jeunes sont morts sur le coup. Lorsque les policiers
sont arrivés sur les lieux, le carnage qui s'offrait à
leur yeux était difficilement soutenable. "C'était
horrible. Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier cela",
a-t-on laissé entendre. Les corps des deux jeunes ont été
ensuite transportés à l'hôpital Victoria,
Candos, où le Dr Boolell a procédé à
l'autopsie.
Selon les conclusions communiquées par le Dr Boolell aux
enquêteurs, le conducteur du véhicule, Yuvan Sunnassee,
est décédé des suites de lacérations
du cur et des poumons, suivant l'impact terrible. Le médecin
légiste a aussi constaté que la partie frontale
de son visage et de sa tête a heurté de plein fouet
le volant du véhicule mais n'aura pas causé sa mort.
En ce qu'il s'agit d'Anish Ramjogee, l'autopsie a conclu qu'il
avait péri des suites de blessures multiples. Il a eu les
bras littéralement sectionnés, le cou fracturé
et de multiples lacérations.
Les familles endeuillés ont, depuis hier, bénéficié
d'un grand concours de parents et d'amis. Week-End présente
ses sincères condoléances aux familles affligées
par ces deuils.
A la RDA
Un haut cadre impliqué dans une affaire de harcèlement
Etrange affaire que celle impliquant un haut cadre de la Road
Development Authority (RDA), siégeant également
sur le Conseil d'administration de cet organisme. Ce dernier ferait
l'objet d'allégations de harcèlement de la part
d'une secrétaire de direction qui, après avoir mis
le vice-Premier ministre Beebeejaun au courant, tente actuellement
de porter l'affaire devant le Conseil d'administration de la RDA.
La semaine dernière, les membres du Conseil ont été
mis en présence d'un courriel compromettant le haut cadre
qui, pour des raisons évidentes, a été invité
à quitter la salle de conférence le temps que le
conseil puisse débattre sur la question.
Cette affaire risque en effet de faire couler beaucoup d'encre
dans les jours à venir, car un membre du Conseil d'administration,
document à l'appui, a soulevé la question pour la
deuxième fois en présence des membres du conseil.
Il aurait exigé à un moment de la réunion
que les discussions y relatives soient enregistrées dans
les procès-verbaux de la réunion, et ce même
si la question ne figurait pas à l'ordre du jour. Ce dernier
a dû faire face à une certaine opposition de la part
du président du Conseil qui, compte tenu de la nature du
problème, a laissé comprendre qu'il ne souhaitait
pas que sa réputation et l'image de la RDA soient ternies
par cette affaire. La question de référer l'affaire
à la police a été évoquée à
un certain moment, sans que le Conseil ne prenne une décision.
Entre-temps, un membre du Conseil d'administration a contacté
un ministre à l'Hôtel du gouvernement pour lui faire
part du problème et pour rechercher son avis sur la marche
à suivre. Le ministre des Infrastructures publiques et
du Transport, Anil Bachoo, a également été
mis au courant du problème. Une copie d'un courriel que
le haut cadre aurait envoyée à la secrétaire
a été remise aux ministres concernés. Son
contenu, dit-on, pourrait compromettre le haut cadre de la RDA.
Dans les milieux de la RDA, on indique également que le
haut cadre aurait envoyé ce courriel à la secrétaire
après une rencontre avec le vice-Premier ministre, Rashid
Beebeejaun, qui depuis le dernier remaniement ministériel,
occupe le fauteuil de ministre des Utilités publiques et
des Energies renouvelables. Faute d'un arrangement à l'amiable,
il semblerait que la secrétaire, entre-temps transférée
dans un autre département, multiplie actuellement ses démarches
pour demander réparation.
Dans les couloirs de la RDA, cette affaire est diversement commentée.
Le haut cadre, dit-on, nierait l'existence de ce courriel, en
confiant à ses proches qu'il serait victime d'un coup monté.
Affaire à suivre...
Une pompe a-t-elle explosé ?
Enquêtes suite aux blessures subies par cinq employés
du CEB
Trois enquêtes ont été ouvertes au niveau
de la police et du Central Electricity Board (CEB) afin de situer
les causes des brûlures subies lundi par cinq employés
du CEB. Clency Bibi, Bernard Raffa, Benjamin Mootoo, Tariq Pooloo
et Jean Pitchen se trouvaient à la centrale thermique de
Fort George en vue de procéder à des vérifications
suite à une anomalie sur l'un des moteurs quand une explosion
a retenti, suivi d'une émanation de feu à côté
de la soupape du moteur. La police, le CEB et le ministère
du Travail mènent leurs enquêtes respectives afin
de déterminer les circonstances exactes de ce qui s'est
produit.
Les blessés, qui se trouvaient dans les parages du moteur
quand l'explosion est survenue, ont été tous blessés
à différents degrés mais c'est Clency Bibi,
qui a subi des blessures au troisième degré, qui
aura été le plus touché.
Patrick Assirvaden, président du conseil d'administration
du CEB, a fait ressortir que le CEB fera tout ce qui est en son
ressort afin de situer les responsabilités dans cette affaire,
mais que la priorité est de s'assurer que les blessés
reçoivent le meilleur encadrement possible.
Vendredi à Tamarind Falls
Sauvetage héroïque d'une touriste allemande
Une opération policière conjointement menée
vendredi après-midi par les éléments du Groupement
d'intervention de la Police Mauricienne (GIPM) et de l'Helicopter
Squadron a permis le sauvetage héroïque d'une touriste
allemande, à savoir une Munichoise de 62 ans, Hildegard
Boehm. Ci-dessous les détails de cette opération
qui aura abouti à l'héliportation de cette dernière,
alors qu'elle se trouvait par terre, dans une vallée et
ne pouvait bouger.
Hildegard Boehm faisait du trekking dans les gorges de
Tamarin Falls en compagnie de trois autres personnes quand elle
a glissé à un endroit aux pentes abruptes. Sa chute
lui aura causé une fracture à la jambe. Mandée
sur les lieux, les éléments du GIPM sont parvenus
jusqu'à elle et ont placé une attelle à sa
jambe fracturée. Or, les choses n'étaient pas aussi
simples, puisque le parcours accidenté et l'endroit où
elle se trouvait ne devaient pas permettre son évacuation
par la voie terrestre. Le concours de l'Helicopter Squadron a
été alors sollicité.
Un Chetak a décollé des Casernes à 16h20,
peu après la réception du message de détresse.
Après une reconnaissance des lieux boisés, rendus
difficilement accessibles par la présence de câbles
électriques à haute tension, la décision
a été prise d'hélitreuiller un officier,
en l'occurrence le DCPL Bhanda, au sol. Ce dernier a préparé
Hildegard Boehm à être hélitreuillée
à son tour à l'hélicoptère, qui survolait
l'emplacement à environ 60 pieds de haut.
L'opération a été couronnée de succès
et Hildegard Boehm a pu être transportée à
l'hôpital afin de recevoir des soins. Les Casernes centrales
se sont félicitées du succès de cette opération
hier en ces termes: "Cette opération a été
rendue difficile de par les conditions atmosphériques difficiles
qui prévalaient dans la région, hier, ainsi que
les vents tourbillonnants. Cette intervention a démontré
que notre police est prête à faire face à
ce genre d'évènements imprévus et à
faire face aux situations de crise".
Brèves
Un corps repêché du Midlands Dam
Le corps d'Arun Ramsaha, 23 ans, de Melrose, porté manquant
depuis le 24 septembre, a été repêché
du Midlands Dam vendredi. L'autopsie effectuée par le Dr
Satish Boolell a attribué le décès à
un Drowing Asphyxia. Selon les circonstances de cette affaire,
la police privilégie un acte de désespoir, dans
la mesure où l'homme avait contacté deux proches
afin de leur faire comprendre qu'ils ne le reverraient plus. Une
histoire de cur serait à l'origine de son acte de
désespoir.
Incidents à Pointe-aux-Sables: Un mariage et huit arrestations
Huit suspects ont été arrêtés suite
aux violents incidents survenus mercredi soir à la cité
Débarcadère, Pointe-aux-Sables. Parmi les suspects
arrêtés, se trouve un homme de 24 ans, qui a convolé
en justes noces en l'église de St-Matthieu, La Tour Koenig,
vendredi, alors qu'il se trouvait techniquement en état
d'arrestation. Après avoir consigné sa version des
faits, les enquêteurs ont convenu avec lui qu'il sera libéré
sur parole afin qu'il puisse se marier. Il devra cependant, dès
sa fin de sa lune de miel, se rendre à la police. Les suspects
en question ont été appréhendés des
suites d'une opération dirigée par le surintendant
Orange et l'Assistant surintendant de Police ,Bhantooa. Mercredi
soir, un groupe de personnes ont lapidé la maison de Gaëtan
Pallanee, 76 ans. Ce dernier est soupçonné d'avoir
agressé un jeune de la localité. La police a dû
intervenir pour calmer les agresseurs. Dans le processus, l'ASP
Pèdre a été blessé à l'il
des suites d'un jet de pierre.
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