f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 5 octobre 2008



  Arrêté pour pédophilie - Yushdev Bahadoor, inspecteur, met le milieu scolaire en émoi
  Pédophilie alléguée - Plus d'une cinquantaine de mineurs seraient concernés
  Accident tôt à St-Jean hier matin - Deux jeunes périssent sur le coup
  A la RDA - Un haut cadre impliqué dans une affaire de harcèlement
  Une pompe a-t-elle explosé ? - Enquêtes suite aux blessures subies par cinq employés du CEB
  Vendredi à Tamarind Falls - Sauvetage héroïque d'une touriste allemande
  Brèves


Arrêté pour pédophilie

Yushdev Bahadoor, inspecteur, met le milieu scolaire en émoi

L'arrestation pour pédophilie de Yushdev Bahadoor, inspecteur des écoles primaires de la Zone 4, n'a pas pour autant surpris certains de ses anciens collègues. Il y a quelques années, alors qu'il était maître d'école, il s'est retrouvé dans une situation délicate, laquelle avait même été rapportée en haut lieu. Aucune suite n'avait été donnée au dossier. Le quinquagénaire, qui se présente selon ses proches et d'autres personnes le côtoyant comme un citoyen exemplaire, est cette fois-ci au centre d'une affaire d'envergure marquant le milieu scolaire. Alors que des témoignages de présumées victimes sont soutenus par des preuves jugées accablantes, un des membres de la famille de Yushdev Bahadoor, soutient : "La personne que je connais n'est pas un pédophile ! "

Cela remonte à quelques années, raconte un enseignant qui a côtoyé Yushdev Bahadoor. Ce dernier était alors maître d'école. "Il y avait toujours des bonbons et des pièces de monnaie dans son tiroir. Cela n'est pas passé inaperçu auprès de certains membres du personnel. Tout comme le jour où l'un d'entre eux a été témoin d'une scène qui l'a décontenancé en entrant dans son bureau. Il était assis en face d'un élève dont l'uniforme était défait…"

Depuis que Yushdev Bahadoor a été arrêté pour pédophilie, le personnel de cette école a réouvert la boîte des secrets ! Du coup, les langues, là-bas comme ailleurs, se délient et les conversations vont bon train à propos de celui que certains enseignants désignaient lorsqu'il a été promu inspecteur des écoles comme "sa inspekter inpe pedofil la". Cette étiquette, dit-on, lui a été attribué depuis que ses penchants pour "les jeunes garçons" et aussi "les enseignants masculins et célibataires" sont devenus une évidence pour ses collègues.

L'arrestation de Yushdev Bahadoor, qualifié de "très bon professionnel, intelligent et efficace" par des enseignants de carrière qui l'ont côtoyé, ne les étonne pas pour autant. D'autant, concède l'un d'entre eux, le maître d'école d'alors a été au centre "d'une précédente affaire laquelle fut rapportée au directorate par les parents d'un écolier." Évoquant la même affaire, une source ayant enquêté sur le dossier du présumé pédophile avance que "celle-ci aurait été étouffée" à la suite "d'arrangements".

À Quatre-Bornes où réside l'inspecteur des écoles, les raisons de son arrestation ont provoqué un "choc" chez ses proches. Yushdev Bahadoor, dit un des siens, "est le pilier de la famille". Beaucoup, précise cette personne, "lui doivent leur réussite professionnelle et sociale". À 56 ans, celui-ci est décrit comme "un bon père, un bon beau-père et un bon grand-père." Alors, dit-on encore, "on ne peut pas douter de lui, même dans nos rêves les plus fous !"

Yushdev Bahadoor pédophile ? C'est un profil qui ne lui correspondait pas, selon sa famille. "We are not putting an opinion. Nous laissons la police faire son travail. Mais nous ne l'avons pas connu sous un autre angle que celui d'une personne qui s'est toujours consacrée à sa famille. La personne que je connais n'est pas un pédophile !" soutient un des proches de Yushdev Bahadoor.

"Il était toujours entouré d'enfants"

Peu avant son arrestation, Yushdev Bahadoor aurait prêté main forte à une volontaire pour préparer un programme à l'intention des jeunes filles en réhabilitation. Son engagement dans le social était notoire. Surtout auprès des enfants et adolescents. C'est d'ailleurs lui qui était à l'initiative d'un mouvement de scoutisme dans sa région. "Il était toujours entouré d'enfants", dit-on dans son entourage. D'ailleurs, un des membres de sa famille confie : "Sa conviction en la justice le poussait à aider les autres. Il donnait des leçons de français gratuitement aux enfants nécessiteux." En effet, l'inspecteur des écoles, raconte un de ses amis, disait vouloir promouvoir les valeurs citoyennes. Les samedis, il animait des classes de valeurs morales à la baïtka de sa région.

Yushdev Bahadoor se déclinait aussi comme un travailleur social pieux au sein de la communauté qu'il a fréquentée. Sa participation active dans le social consoliderait un profil que le présumé pédophile voulait mettre en relief : celui de monsieur tout-le-monde, au mieux celui du citoyen modèle. De plus, sa position professionnelle lui conférait le respect de son entourage. "Il fait partie d'une famille respectée et respectable", insiste une source.

Il était, dit-on, prédestiné au métier d'enseignant. Après ses études au collège John Kennedy et sa formation à l'institut pédagogique, il intègre le primaire gouvernemental et gravit les échelons. Durant sa carrière, il aurait fait ses preuves en tant qu'instituteur dans les grandes classes d'une école, le niveau de celle-ci ayant rapidement grimpé. On se souvient encore "que cela avait propulsé sa réputation." Il lui fut aussi attribué les meilleures écoles de la Zone 4.

Sa contribution dans l'ascension professionnelle de ceux qui lui sont proches a également renforcé l'image paternelle qui lui a été vite attribuée après le décès de son père. Cependant, "cette image qui le place au-dessus de tout soupçon", observent des professionnels de la protection des enfants et une autre source travaillant sur le dossier Bahadoor, "relève du mode de fonctionnement du pédophile classique."

"Sa promotion en 2006 a été un choc ! "

Depuis que l'affaire du présumé inspecteur pédophile a éclaté, ses anciens collègues instituteurs semblent plus enclins à brosser un portrait peu flatteur de celui-ci. Malgré son "professionnalisme, son sens de l'écoute et de gestion", Yushdev Bahadoor aurait un comportement avec des enfants, en particulier des garçons, qui enflait la conversation des enseignants. Même que des allégations remontaient jusqu'aux oreilles des syndicalistes du primaire !

"On disait souvent qu'il aimait être entouré d'enfants. On le retrouvait même non loin des toilettes avec eux. Mais lui se défendait en disant parlant de… pédagogie !" raconte un syndicaliste. Un instituteur raconte que lorsque Yushdev Bahadoor enseignait, "il aimait faire des câlins avec les enfants." "Il leur offrait même de petits cadeaux." Nommé Deputy Head Teacher en 1993, il est promu Head Teacher 7 ans plus tard.

C'est durant la période où il exerçait en tant que maître d'école qu'il abusa d'un élève. L'affaire qui remonta en haut lieu fut vite gommée. "Il y aurait eu des compromis", dit-on dans le milieu des enseignants. D'aucun y voit alors un cover-up "parce qu'il bénéficiait de protection." "Lorsqu'il a été promu inspecteur en 2006, cela a été un choc !" se souvient Vinod Seegum, président de la Government Teachers' Union. Le syndicat maintient qu'à l'époque une circulaire avait été émise pour dénoncer cette promotion.

Toutefois, il s'avère que malgré les allégations et les scènes dont été témoins des membres du personnel enseignant, voire les "gestes équivoques" envers les jeunes recrues masculines, ceux au courant des agissements du présumé pédophile ont choisi de ne pas informer les autorités ! "Le sujet est tellement délicat", confie un enseignant proche de Yushdev Bahadoor. Et d'ajouter, "tout comme il aurait été difficile de lui en parler." "Il aurait fallu qu'il se confie d'abord". Ce même interlocuteur explique qu'en prenant la décision de donner des leçons particulières aux adolescents, le présumé pédophile "n'a fait que soulever une autre interrogation à son propos : pourquoi un professionnel du primaire donne-t-il des cours aux élèves du secondaire ?"

Sa femme le soutient

Les preuves accompagnant les témoignages déposés au bureau de l'Ombudsperson pour les enfants auraient bouleversé les proches de Yushdev Bahadoor. Plus particulièrement celui qu'il considère comme son fils. "Il était très proche de ce garçon qu'il connaît depuis que ce dernier est enfant", explique quelqu'un proche de la famille. Yushdev Bahadoor lui a même donné son nom. Mais tandis qu'il gagnait un fils, Yushdev Bahadoor perdait une épouse. Celle-ci, qui ne vit plus sous le toit conjugal depuis plusieurs années, serait, selon un membre de la famille Bahadoor, restée cependant en bon terme avec son mari. "Elle le soutient dans ses moments difficiles", ajoute notre interlocuteur.


Bureau de l'Ombudsperson: Des semaines d'enquêtes dans le secret

L'affaire impliquant Yushdev Bahadoor est de loin le dossier de pédophilie le plus conséquent dans le cadre scolaire. Ce dossier a nécessité plusieurs semaines d'enquête minutieuse, "dans le secret le plus total", par le bureau de l'Ombudsperson pour les Enfants (OCO) avec la collaboration de la Central CID. Vu la sphère dans laquelle évolue le présumé agresseur, il n'est pas impossible, dit-on, qu'il y ait d'autres victimes que celles qui ont jusqu'ici déposé contre lui. C'est dans ce sens que Shirin Aumeeruddy-Cziffra, Ombudsperson pour les Enfants, est d'avis que des parents devraient questionner leurs progénitures sans pour autant les traumatiser et signaler les cas d'éventuelles agressions. Ils peuvent appeler le 177 (hotline du bureau de l'Ombudsperson pour les Enfants) ou le 113, le numéro de la Child Developement Unit. Il est aussi, rappelle Shirin Aumeeruddy-Cziffra, du devoir des enseignants de signaler tout cas d'abus aux autorités concernées, et ce en vertu de la section 11 du Child Protection Act.


GTU : la radiation de Bahadoor réclamée - L'Education l'interdit des établissements scolaires

"Yushdev Bahadoor représente une honte pour la profession !" scande Vinod Seegum, président de la Governement Teacher's Union. Dans son intervention hier, à Quatre-Bornes, en présence du ministre de l'Éducation, Vasant Bunwaree, le président du syndicat a réclamé la radiation de Yushdev Bahadoor de la profession.

Par ailleurs, le ministère de l'Éducation qui, dit-on, "prend ce dossier très au sérieux" et interdit l'accès des établissements scolaires au présumé pédophile, a aussi réclamé la réouverture des dossiers d'enseignants sur lesquels pèsent des allégations. D'autre part, Yushdev Bahadoor avait été désigné "runner" aux prochains examens de Certificate of Primary Education pour la Zone 4. De part cette fonction, il avait la responsabilité de coordonner la distribution des questionnaires dans les écoles de cette zone. Les accusations qui pèsent contre lui ont malheureusement eu des conséquences pour son assistant.


Pédophilie alléguée

Plus d'une cinquantaine de mineurs seraient concernés

L'enquête policière qui est actuellement menée par la Central Criminal Investigation Division (CCID) au sujet de très sérieuses allégations de pédophilie à l'encontre d'un inspecteur des écoles primaires, Yushdev Bahadoor, continue de faire des vagues.

Dans le sillage de l'enquête placée sous la supervision générale de l'Assistant-commissaire de Police (ACP) Clifford Parsad, n°1 de la CCID, et menée par l'assistant-surintendant de Police (ASP) John Ramasawmy, il ressort qu'une cinquantaine d'enfants et de mineurs seraient concernés. Un premier constat a été effectué en ce sens par les enquêteurs après le visionnage des photos et des vidéos saisis chez l'inspecteur des écoles. Cependant, afin d'étoffer son dossier à charge contre Yushdev Bahadoor, les enquêteurs invitent les parents de ces enfants et de ces mineurs à se faire connaître à la CCID et à porter plainte.

Comment toute cette affaire a-t-elle fini par être étalée au grand jour ? Selon les recoupements de Week-End, c'est dans le courant de la semaine dernière qu'un adolescent de 13 ans a décidé de briser le silence et de dénoncer Yushdev Bahadoor. Cette première dénonciation a été suivie d'une autre plaine, effectuée cette fois auprès du bureau de l'Ombudsperson for Children. Suite à ces premières dénonciations, il ressort que d'autres allégations du même genre auraient été effectuées dans le passé contre l'inspecteur en question, sans qu'il soit nullement inquiété. Des suites des deux dénonciations, l'inspecteur a été arrêté vendredi de la semaine dernière et traduit au tribunal de Rose-Hill lundi.

Dans le sillage de l'enquête policière, une perquisition est effectuée à son domicile. Son ordinateur, ainsi qu'une cinquantaine de disques ont été saisis. À partir de cette trouvaille, jugée des plus compromettantes contre l'inspecteur en question, les enquêteurs de la CCID estiment avoir découvert quelque chose "de beaucoup plus grave qu'il n'y paraissait". Selon nos recoupements, les photos et vidéos visionnées montreraient l'inspecteur en compagnie de plus d'une cinquantaine de mineurs.

Dans le giron de l'enquête policière, la décision a été prise de traiter ces allégations avec la précaution et la prudence les plus extrêmes, et surtout de ne laisser aucune zone d'ombre persister. Interrogé à la CCID en cour de semaine en présence de son homme de loi, Me Kishore Pertab, le suspect s'est prévalu de son droit au silence et n'a pas répondu aux questions des enquêteurs. Yushdev Bahadoor a de nouveau été interrogé à la CCID hier matin, toujours en présence de son homme de loi. L'inspecteur s'est de nouveau prévalu de son droit au silence hier.

Interrogé par Week-End à l'issue de l'interrogatoire de son client, Me Kishore Pertab a fait ressortir qu'il était satisfait du déroulement de l'enquête policière. "Mon client s'est effectivement prévalu de son droit au silence. C'est à la police d'établir les preuves de ce qu'elle avance. Je dois dire que je suis satisfait de la façon dont cette enquête se déroule. Les enquêteurs font preuve de beaucoup de sérieux et respectent scrupuleusement les droits de mon client, contrairement à de nombreuses fois où tel n'a pas été le cas auparavant", a-t-il fait ressortir.

Dans le but de ne négliger aucun aspect de l'enquête, Yushdev Bahadoor a été examiné par le Dr Satish Boolell, n°1 de la police médico-légale. Ce dernier a soutenu aux enquêteurs que le suspect jouit de toutes ses facultés mentales. Ce constat a été corroboré par un panel de psychiatres de l'hôpital Brown-Séquard. Lors de l'examen médical du suspect par le Dr Boolell, ce dernier a demandé que des échantillons de sang de ce dernier soient prélevés, et ce à des fins d'analyses approfondies.

Dans les milieux des enquêteurs, l'on insiste sur la nécessité que cette enquête soit menée à bien. "Nous invitons tous ceux qui pourraient faire avancer notre travail de façon satisfaisante à se faire connaître. Nous ne sommes encore probablement qu'au sommet de l'iceberg", a-t-on fait ressortir.


Accident tôt à St-Jean hier matin

Deux jeunes périssent sur le coup

Deux jeunes, Yuvan Sunnassy, un employé de banque de 23 ans, habitant Port-Louis, et Anish Ramjogee, un étudiant de 17 ans, de Rose-Hill, sont morts aux petites heures du matin hier, lors d'un terrible accident de la route. Cet accident est survenu près du Flyover de St-Jean, quand la voiture conduite par Yuvan Sunnassy a dérapé et a fini sa course dans le parapet se trouvant à gauche de la route. La police de Rose-Hill a ouvert une enquête afin de déterminer les circonstances exactes de ce double accident fatal. Les autopsies, effectuées hier par le Dr Satish Boolell, Chief Police Medical Officer (CPMO) a établi les circonstances des décès des deux jeunes.

Fauchés en pleine jeunesse... Yuvan Sunnassy, employé d'une institution bancaire, est le neveu de l'Assistant commissaire de Police (ACP), Vinod Appadoo, tandis qu'Anish Ramjogee est un proche de Vishnu Lutchmeenaraidoo. Les deux amis étaient, selon les indications recueillis par Week-End, de sortie, vendredi soir, pour une virée nocturne. Le véhicule immatriculé 1462 ZL 97 était conduit par Yuvan Sunnassy, tandis qu'Anish Ramjogee était assis à ses côtés. C'est sur l'autoroute, en sortant de Phœnix et en direction de Réduit que l'irréparable s'est produit. Il était alors aux alentours de 4h10 du matin hier.

Selon les enquêteurs affectés au poste de police de Rose-Hill, l'impact de la collision a été telle que les deux jeunes sont morts sur le coup. Lorsque les policiers sont arrivés sur les lieux, le carnage qui s'offrait à leur yeux était difficilement soutenable. "C'était horrible. Il n'y a pas d'autre mot pour qualifier cela", a-t-on laissé entendre. Les corps des deux jeunes ont été ensuite transportés à l'hôpital Victoria, Candos, où le Dr Boolell a procédé à l'autopsie.

Selon les conclusions communiquées par le Dr Boolell aux enquêteurs, le conducteur du véhicule, Yuvan Sunnassee, est décédé des suites de lacérations du cœur et des poumons, suivant l'impact terrible. Le médecin légiste a aussi constaté que la partie frontale de son visage et de sa tête a heurté de plein fouet le volant du véhicule mais n'aura pas causé sa mort. En ce qu'il s'agit d'Anish Ramjogee, l'autopsie a conclu qu'il avait péri des suites de blessures multiples. Il a eu les bras littéralement sectionnés, le cou fracturé et de multiples lacérations.

Les familles endeuillés ont, depuis hier, bénéficié d'un grand concours de parents et d'amis. Week-End présente ses sincères condoléances aux familles affligées par ces deuils.


A la RDA

Un haut cadre impliqué dans une affaire de harcèlement

Etrange affaire que celle impliquant un haut cadre de la Road Development Authority (RDA), siégeant également sur le Conseil d'administration de cet organisme. Ce dernier ferait l'objet d'allégations de harcèlement de la part d'une secrétaire de direction qui, après avoir mis le vice-Premier ministre Beebeejaun au courant, tente actuellement de porter l'affaire devant le Conseil d'administration de la RDA. La semaine dernière, les membres du Conseil ont été mis en présence d'un courriel compromettant le haut cadre qui, pour des raisons évidentes, a été invité à quitter la salle de conférence le temps que le conseil puisse débattre sur la question.

Cette affaire risque en effet de faire couler beaucoup d'encre dans les jours à venir, car un membre du Conseil d'administration, document à l'appui, a soulevé la question pour la deuxième fois en présence des membres du conseil. Il aurait exigé à un moment de la réunion que les discussions y relatives soient enregistrées dans les procès-verbaux de la réunion, et ce même si la question ne figurait pas à l'ordre du jour. Ce dernier a dû faire face à une certaine opposition de la part du président du Conseil qui, compte tenu de la nature du problème, a laissé comprendre qu'il ne souhaitait pas que sa réputation et l'image de la RDA soient ternies par cette affaire. La question de référer l'affaire à la police a été évoquée à un certain moment, sans que le Conseil ne prenne une décision.

Entre-temps, un membre du Conseil d'administration a contacté un ministre à l'Hôtel du gouvernement pour lui faire part du problème et pour rechercher son avis sur la marche à suivre. Le ministre des Infrastructures publiques et du Transport, Anil Bachoo, a également été mis au courant du problème. Une copie d'un courriel que le haut cadre aurait envoyée à la secrétaire a été remise aux ministres concernés. Son contenu, dit-on, pourrait compromettre le haut cadre de la RDA.

Dans les milieux de la RDA, on indique également que le haut cadre aurait envoyé ce courriel à la secrétaire après une rencontre avec le vice-Premier ministre, Rashid Beebeejaun, qui depuis le dernier remaniement ministériel, occupe le fauteuil de ministre des Utilités publiques et des Energies renouvelables. Faute d'un arrangement à l'amiable, il semblerait que la secrétaire, entre-temps transférée dans un autre département, multiplie actuellement ses démarches pour demander réparation.

Dans les couloirs de la RDA, cette affaire est diversement commentée. Le haut cadre, dit-on, nierait l'existence de ce courriel, en confiant à ses proches qu'il serait victime d'un coup monté.

Affaire à suivre...


Une pompe a-t-elle explosé ?

Enquêtes suite aux blessures subies par cinq employés du CEB

Trois enquêtes ont été ouvertes au niveau de la police et du Central Electricity Board (CEB) afin de situer les causes des brûlures subies lundi par cinq employés du CEB. Clency Bibi, Bernard Raffa, Benjamin Mootoo, Tariq Pooloo et Jean Pitchen se trouvaient à la centrale thermique de Fort George en vue de procéder à des vérifications suite à une anomalie sur l'un des moteurs quand une explosion a retenti, suivi d'une émanation de feu à côté de la soupape du moteur. La police, le CEB et le ministère du Travail mènent leurs enquêtes respectives afin de déterminer les circonstances exactes de ce qui s'est produit.

Les blessés, qui se trouvaient dans les parages du moteur quand l'explosion est survenue, ont été tous blessés à différents degrés mais c'est Clency Bibi, qui a subi des blessures au troisième degré, qui aura été le plus touché.

Patrick Assirvaden, président du conseil d'administration du CEB, a fait ressortir que le CEB fera tout ce qui est en son ressort afin de situer les responsabilités dans cette affaire, mais que la priorité est de s'assurer que les blessés reçoivent le meilleur encadrement possible.


Vendredi à Tamarind Falls

Sauvetage héroïque d'une touriste allemande

Une opération policière conjointement menée vendredi après-midi par les éléments du Groupement d'intervention de la Police Mauricienne (GIPM) et de l'Helicopter Squadron a permis le sauvetage héroïque d'une touriste allemande, à savoir une Munichoise de 62 ans, Hildegard Boehm. Ci-dessous les détails de cette opération qui aura abouti à l'héliportation de cette dernière, alors qu'elle se trouvait par terre, dans une vallée et ne pouvait bouger.

Hildegard Boehm faisait du trekking dans les gorges de Tamarin Falls en compagnie de trois autres personnes quand elle a glissé à un endroit aux pentes abruptes. Sa chute lui aura causé une fracture à la jambe. Mandée sur les lieux, les éléments du GIPM sont parvenus jusqu'à elle et ont placé une attelle à sa jambe fracturée. Or, les choses n'étaient pas aussi simples, puisque le parcours accidenté et l'endroit où elle se trouvait ne devaient pas permettre son évacuation par la voie terrestre. Le concours de l'Helicopter Squadron a été alors sollicité.

Un Chetak a décollé des Casernes à 16h20, peu après la réception du message de détresse. Après une reconnaissance des lieux boisés, rendus difficilement accessibles par la présence de câbles électriques à haute tension, la décision a été prise d'hélitreuiller un officier, en l'occurrence le DCPL Bhanda, au sol. Ce dernier a préparé Hildegard Boehm à être hélitreuillée à son tour à l'hélicoptère, qui survolait l'emplacement à environ 60 pieds de haut.

L'opération a été couronnée de succès et Hildegard Boehm a pu être transportée à l'hôpital afin de recevoir des soins. Les Casernes centrales se sont félicitées du succès de cette opération hier en ces termes: "Cette opération a été rendue difficile de par les conditions atmosphériques difficiles qui prévalaient dans la région, hier, ainsi que les vents tourbillonnants. Cette intervention a démontré que notre police est prête à faire face à ce genre d'évènements imprévus et à faire face aux situations de crise".


Brèves

Un corps repêché du Midlands Dam

Le corps d'Arun Ramsaha, 23 ans, de Melrose, porté manquant depuis le 24 septembre, a été repêché du Midlands Dam vendredi. L'autopsie effectuée par le Dr Satish Boolell a attribué le décès à un Drowing Asphyxia. Selon les circonstances de cette affaire, la police privilégie un acte de désespoir, dans la mesure où l'homme avait contacté deux proches afin de leur faire comprendre qu'ils ne le reverraient plus. Une histoire de cœur serait à l'origine de son acte de désespoir.

Incidents à Pointe-aux-Sables: Un mariage et huit arrestations

Huit suspects ont été arrêtés suite aux violents incidents survenus mercredi soir à la cité Débarcadère, Pointe-aux-Sables. Parmi les suspects arrêtés, se trouve un homme de 24 ans, qui a convolé en justes noces en l'église de St-Matthieu, La Tour Koenig, vendredi, alors qu'il se trouvait techniquement en état d'arrestation. Après avoir consigné sa version des faits, les enquêteurs ont convenu avec lui qu'il sera libéré sur parole afin qu'il puisse se marier. Il devra cependant, dès sa fin de sa lune de miel, se rendre à la police. Les suspects en question ont été appréhendés des suites d'une opération dirigée par le surintendant Orange et l'Assistant surintendant de Police ,Bhantooa. Mercredi soir, un groupe de personnes ont lapidé la maison de Gaëtan Pallanee, 76 ans. Ce dernier est soupçonné d'avoir agressé un jeune de la localité. La police a dû intervenir pour calmer les agresseurs. Dans le processus, l'ASP Pèdre a été blessé à l'œil des suites d'un jet de pierre.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 5 octobre 2008