Palestine: La paix maintenant!
La communauté internationale suit depuis des décennies,
pour ne pas dire des lustres, la question palestinienne, où,
malgré un conflit qui a trop longtemps perduré,
des voix continuent à tenter à se faire entendre
pour une solution durable entre Palestiniens et Israéliens,
conflit entretenu, soutenu par des forces occidentales avec pour
tête de pont les États-Unis et le puissant lobby
juif américain.
Cette semaine, à l'occasion des célébrations
de la fête EID, nos principaux dirigeants politiques, à
savoir, le Premier ministre, le Dr. Navin Ramgoolam et le leader
de l'opposition, M. Paul Bérenger, ont évoqué
la question Palestinienne, devant une assemblée manifestement
acquise à leur cause. Et c'est tant mieux ! Au point où
le Premier ministre a reconnu, publiquement, avoir refusé
de se rendre aux manifestations organisées par l'Association
Israël/Maurice...
Cette question israélo-palestinienne et ses conséquences,
nous les avions abondamment évoquées, ici même,
pour avoir vécu le terrible massacre de Shaba et Chatilla,
au camp palestinien libanais, aux côtés des Palestiniens,
représentants de l'Autorité Palestinienne, au Caire,
en octobre 1982. Nous avions été accusés,
à tort, de soutenir les Palestiniens au détriment
de l'Etat d'Israël. Mais, ce que nos détracteurs ont
occulté, sciemment, ou par méconnaissance de ce
dossier épineux, c'est qu'en Israël même, il
existe une organisation, dénoncée par les uns (des
faucons, sans doute) et respectée par les autres (des colombes,
certainement) qui milite au sein du mouvement anti-colonisation
et qui répond au nom de La Paix Maintenant. Ce mouvement
a fêté, en avril dernier, ses 30 ans, c'est-à-dire,
bien longtemps après l'occupation Israélienne de
la Palestine.
C'est, précisément, en 1982, après le massacre
au camp palestinien de Sabra et Chatilla, que ce Mouvement pour
la Paix avait mobilisé, à Tel-Aviv, 400 000 manifestants,
dans leur lutte contre la guerre au Liban.
Nous apprenions, à l'époque, qu'une des militantes
du Mouvement La paix Maintenant, Galia Golan, avait ceci à
dire : "Nous avons joué un rôle dans le cheminement
intervenu au sein de l'opinion publique et le fait est qu'aujourd'hui
il y a une majorité d'Israéliens qui soutient la
solution à deux États, accompagnée d'un retrait
de la Cisjordanie..."
Et si la solution devrait, aussi, passer par la faction palestinienne
! L'influent palestinien, Marwan Barghouthi, héritier direct
de Yasser Arafat et qui est emprisonné en Israël,
a affirmé dans une lettre à l'occasion des 30 ans
du Mouvement pour la Paix : "Moi, Marwan Bargouthi, je
vous dis que je suis prêt, tout comme l'immense majorité
du peuple palestinien, à une réconciliation historique
basée sur les décisions internationales..."
Et, de poursuivre, que pour faire la paix, cette réconciliation
"permettra la création de deux Etats, palestinien
et israélien, vivant côte à côte, en
sécurité et en paix, et permettra à nos enfants
et à vos enfants de vivre sans menaces de guerre et de
bains de sang..." Appelant à la signature d'un
cessez-le-feu général et bilatéral le plus
rapidement possible.
On sent chez Barghouthi, comme chez le Premier ministre Israélien
sortant, Ehud Olmert, comme une volonté d'en finir, une
fois pour toutes, avec ce conflit où l'on a vu trop de
sang versé. Ce qui a fait écrire l'écrivain
Israélien et activiste pacifique, Uri Avneri : "Every
drop of blood spilt is a drop of blood wasted..."
Uri, c'est un monument, et j'y reviendrais, certainement !
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é d i t o r i a l
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WEEK-END --- dimanche 5 octobre 2008
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