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Légère baisse de l'essence et augmentation de
20% du diesel
Le MMM: "Dimoune bien révolté!
Les consommateurs paieront plus de Rs 2 milliards pour les subventions
sur le riz et la farine et Rs 500 m supplémentaires de
TVA, dénonce-t-il.
Réforme électorale: "il est possible de la
réaliser avant la fin de l'année", affirme
Paul Bérenger qui dit "apprécier que le PM
ait pris la peine de faire savoir que les discussions reprendront
à son retour de mission"
"La colère gronde de manière forte de par le
pays, péna logique, dimoune bien révolté".
C'est le constat du leader de l'opposition et du MMM après
la récente hausse de 20% du prix du diesel et la légère
baisse de celui de l'essence. Paul Bérenger a, hier, estimé
que les dernières variations dans les prix du carburant
sont "révoltantes et inacceptables" mais aussi
"dangereusement inflationnistes" et que cela représentera
plus de Rs 2 milliards, que paieront de leurs poches les consommateurs
pour subventionner le riz et la farine et, Rs 500 millions aditionnelles
de TVA pour Rama Sithanen.
Paul Bérenger a dit que tout le monde sait que, depuis
la dernière augmentation des prix de juillet dernier, les
cours mondiaux du pétrole sont passés de 147 dollars
américains (USD) à 90 USD ces jours-ci, soit une
baisse de 40%. Il a dénoncé les hausses successives
de 20% qui ont frappé le diesel en juillet et en octobre
et a aussi soutenu que la baisse de seulement 5% du prix de l'essence
est, elle aussi inacceptable. Rappel également que, depuis
juillet, tous les pays du monde ont baissé les prix de
leur carburant. Il a cité l'Inde et l'Afrique du sud soulignant
que cela relève de la logique. Il a évoqué
le cas, cette semaine même, de la Zambie qui a baissé
ses prix par 20% alors qu'ici on augmente les prix de 20% en octobre
après les 20% de juillet. Tout cela fait souffrir les consommateurs.
Évoquant la politique monétaire, le leader de l'opposition
a estimé que "pé zoué ar difé
koté textile, tourisme et industrie sucrière. Il
a relevé que Manou Bheenick se bat pour rehausser le taux
d'intérêt et soi-disant combattre l'inflation mais,
lorsqu'il ne réussit pas à le faire, il a recours
à d'autres mesures y compris l'appréciation de la
roupie. Cette appréciation, a-t-il dit, fait beaucoup de
tort à nos secteurs d'exportation.
"Appréciation manipulée de la roupie"
"Pé perdi boukou l'argent à travers appréciation
manipulée de la roupie à enn moment kot l'Euro pé
dégringolé face au dollar, pé perdi deux
côtés avec textile ki importe en dollar et exporte
en euro" a expliqué Paul Bérenger en soulignant
que la majorité des exportations de textile se fait en
Europe où l'Euro s'est affaibli tandis que les importations
de matières premières et d'équipements se
font en dollar qui s'apprécie par rapport à l'Euro.
Il a aussi rappelé qu'un telle politique monétaire
intervient à un moment où la situation est très
grave avec un ralentissement des activités et une crise
financière en Europe, une zone franche déjà
en difficulté et que les revenus de l'industrie sucrière
sont doublement affectés par un Euro faible et la baisse
du prix du sucre""Ki senla souffert plus ki tout, c'est
ti planteurs ki déjà de plus en plus acculé
à quitte la terre sous canne et kouma dir pas ti assez,
ine frappe zot d'enn augmentation prix diesel" a déploré
le leader de l'opposition. Tout cela constitue une "recette
pour le désastre" a observé Paul Bérenger
qui a ajouté qu'il ne serait pas étonné que
les petits planteurs de cannes surtout manifestent leur colère
contre le gouvernement. A des questions de la presse sur la politique
monétaire, il a dit que "Maurice fait les frais des
tiraillements entre Manou Bheenick et Rama Sithanen et que ce
qu'il faut c'est une politique qui assure un juste équilibre
entre la croissance et l'inflation. Or, lorsque le Gouverneur
ne peut augmenter les taux d'intérêts "li pousse
so vengence ailleurs". Invité à commenter l'attitude
Rama Sithanen face à la crise financière internationale,
Paul Bérenger a dit "qu'il se rend ridicule et qu'il
se décrédibilise" et qu'il essaye maintenant
de changer de langage quant à ses répercussions
sur le pays. Il a de nouveau évoqué les chiffres
du tourisme qui sont dissimulés et du mois de septembre
qui sera pire que celui d'août. Interrogé sur l'obtention
d'une dérogation du "third country fabric" sous
l'AGOA, le leader du MMM a dit qu'il s'agit d'une bonne chose
à un moment où les carnets de commande de la zone
franche auprès de ses marchés traditionnels y compris
les États Unis s'amenuisent. Il a néanmoins rappelé
que les quotas imposés sur les produits textile chinois
par les États Unis seront bientôt levés. S'agissant
du vote par la chambre des représentants américains
du plan Paulson de 700 milliards de dollars, il a dit avoir la
même position que Barack Obama l'effet qu'une absence de
décision risque d'être une catastrophe et provoquer
un krach pire que 1929 et qu'il s'agissait de sauver les meubles.
Il n'a pas manqué de dire que Ram Sithanen devrait tirer
des leçons de ce qui se passe, lui qui croit encore dans
le "libéralisme à outrance!"
"Premier ministre ek leader l'opposition fine kozé
çà semaine-là"
S'agissant de la réforme électorale, il a révélé
que "Premier ministre ek leader l'opposition fine kozé
çà semaine-là" et a expliqué
que Navin Ramgoolam aura un assez long déplacement durant
le mois courant et qui devrait se terminer avec le sommet de
la Francophonie au Québec vers le 20 et que les discussions
devraient, sur proposition du PM, reprendre à la fin du
mois. Répondant à des questions de la presse, le
leader du MMM a dit être conforté dans sa conviction
qu'une bonne réforme électorale est réalisable,
si volonté politique il y a, étant donné
le consensus qui existe sur le maintien du système actuel
avec un dose de proportionnelle. Paul Bérenger a tenu à
ajouter que "mo apprécié le fait ki le Premier
ministre ine prend la peine fer koné ki banne discussions
pour reprend kan li retourné". Quant au sort du Best
Loser System, il a dit préférer que tout la question
soit prise lors des prochaines discussions et "ki éna
enn bon débat entre nous" avant que la chose ne soit
évoquée dans le public, a déclaré
le leader du MMM ajoutant que c'est souhaitable que cet aspect
du dossier soit publiquement débattu après. Quel
type de discussion à prévoir? "Mo easy avec
n'importe quelle formule, que ce soit le tête à tête,
les discussions élargies ou avec les autres partis, péna
problème, mo laisse li dan so la main, mo souhaité
ki nou pas perdi le temps. N'importe ki formule pourvu ki nou
progressé!" a répondu le leader de l'opposition
qui a pris le soin d'ajouter que les positions du gouvernement
et du MMM sont "proches" et qu'une bonne réforme
est envisageable avant la fin de l'année.
Produits contaminés: le GM doit agir avec plus de sérieux
Quant à sa déclaration de la semaine dernière
indiquant qu'il ne souhaitait pas que la réforme du système
soit mélangée avec d'autres dossiers comme le financement
des partis politiques ou encore l'organisation des élections,
Paul Bérenger a dit n'avoir pas évoqué cet
aspect avec le Premier ministre lors de leur conversation puisqu'il
avait déjà eu l'occasion de le faire lors de la
première rencontre sur la réforme électorale
il y a quelques mois.
Il s'est déclaré, par ailleurs, inquiet des articles
de presse qui indiquent que les inspecteurs sanitaires ne font
pas leur travail soit par corruption soit par laxisme à
un moment où ils sont supposés faire un travail
en vue de vérifier de la qualité de produits contaminés.
Il a demandé au gouvernement d'agir vite au lieu de faire
des déclarations qui n'ont aucune suite sur le terrain
pour protéger les consommateurs d'autant que cette crise
de produits contaminés en Chine a frappé de grandes
marques comme Cadbury en Australie, Nestlé à Taiwan
et Heinz à Hong Kong. Le gouvernement doit agir avec plus
de sérieux, a-t-il dit, invitant les ministers Jeetah et
Tang à prendre des mesures en vue de rassurer la population.
Le leader de l'opposition a aussi commenté le dernier sommet
des ACP à Accra sur les Accords de Partenariat Économique
avec l'Union Européenne. Il a déploré que
le Soudan ait amené cette conférence à discuter
des problèmes de son président avec le Tribunal
Pénal International mais a néanmoins salué
le fait que ce forum ait décidé de constituer une
équipe de cinq représentants de haut niveau pour
une tournée de l'Europe.
S'il a salué l'apport de Glynnis Kinnock, présente
à Accra, il s'est également réjoui que Peter
Mandelson le Commissaire Européen au Commerce, "qui
a fait beaucoup de tort aux ACP" quitte son poste pour rejoindre
le gouvernement de Gordon Brown et qu'il sera remplacé
par la Baroness Ashton.
Produits pétroliers
Vishnu Lutchmeenaraidoo pour une taxe fixe
Le président de la Commission Économie et Finances
du MMM a, au lendemain de la hausse de 20% du prix du diesel préconisé
une taxe fixe sur les produits pétroliers quel que soient
leur prix au lieu d'une TVA qui s'applique à chaque augmentation
et qui grossit démesurément les recettes de Rama
Sithanen. Il l'a dit, vendredi, lors d'une rencontre avec la presse
pour évoquer la crise financière internationale
laquelle, dénonce-t-il, est toujours minimisée par
le ministre des Finances.
Vishnu Lutchmeenaraidoo a déclaré que Maurice consomme
360,000 tonnes de diesel contre 90,000 tonnes pour l'essence et
que la dernière augmentation de 20% qui a frappé
ce produit est hautement inflationniste. Les coûts de production
et du transport augmenteront. C'est lorsqu'il a rappelé
que le ministre des Finances récolte des sommes substantielles,
Rs 8 milliards sur l'ensemble des produits pétroliers et
Rs 500 millions additionnelles au titre de la TVA qu'il a suggéré
une taxe fixe, ce qui serait à l'avantage du consommateur.
Sur la crise financière internationale, il a suggéré
au Premier ministre qu'il invite le Gouverneur de la Banque de
Maurice pour qu'il fasse un exposé au conseil des ministres,
Manou Bheenick étant, dit-il, étant plus à
même d'en mesurer la portée et les effets sur le
pays.
Le président de la Commission du Tourisme, M. José
Arunasalom a parlé spécifiquement de ce secteur
pour dénoncer Xavier Duval qui a "l'obsession de faire
du chiffre". Il l'a accusé de s'être départi
de la politique de destination haut de gamme développée
par Maurice depuis de nombreuses années et d'avoir fait
venir des "charters", ce qui a "banalisé
l'image de marque" du pays.
Il a expliqué que les touristes que le ministre a fait
venir sont les premiers touchés par la crise et que ce
sont ceux-là mêmes qui vont arrêter de voyager
alors que pour les plus fortunés cela ne pose pas de problème.
José Arunasalom a aussi critiqué la politique de
"all inclusive" qui empêche les touristes à
voir en dehors de leur hôtel et à faire vivre les
activités annexes et a profité pour dire que l'objectif
de deux millions de touristes suscite de sérieuses réserves.
Il est également revenu sur les derniers chiffres d'août
ajoutant que ceux de septembre seront plus mauvais, les réservations
d'avion et d'hôtel pour les mois suivants n'étant
guère plus rassurants. Il a invité XLD a un débat
sérieux sur le tourisme.
Présents à la conférence de presse de la
commission économie du MMM, vendredi, Vijay Makhan, Seilendra
Gokhool, Ananda Rajoo, respectivement présidents des commissions
affaires étrangères, technologies nouvelles et environnement
de même que Sham Mathura, comptable qui est actif sur le
terrain au No 5.
Crise financière aux Etats-Unis
Pravind Jugnauth, leader du MSM : "Voilà où
conduit l'ultra-libéralisme tel que pratiqué par
Sithanen ! "
"Nous avons des leçons à tirer de la présente
crise financière aux Etats-Unis", déclare
Pravind Jugnauth, leader du MSM, qui dresse un parallèle
avec la "politique ultra-libérale" pratiquée,
selon lui, par le ministre des Finances, Rama Sithanen, depuis
2005, "sur les recommandations du FMI et de la BM".
Aussi, demande-t-il au gouvernement "d'avoir le courage"
de reconnaître que "Sithanen a failli".
Commentant, d'autre part, la hausse surprise du prix du diesel,
Pravind Jugnauth estime que la population est appelée à
"payer pour les subventions enlevées et le transport
gratuit introduit sans planification".
M. Jugnauth soutient que le dernier exercice du Automatic Price
Mechanism (APM) visant à fixer les prix des carburants
a "consterné" toute la population. "Le
peuple, dit-il, ne comprend pas comment une baisse sur
le marché mondial de l'ordre de 47% se traduit par une
hausse de 20% du diesel et une baisse de seulement 5,5% de l'essence".
Il dénonce le "toupet" du représentant
de la State Trading Corporation (STC) "qui s'est permis
de dire que s'il n'y avait pas la limite de 20% d'augmentation,
la hausse du diesel aurait été plus conséquente".
Tout cela, déclare Pravind Jugnauth, est "de la
provocation" et il y a, selon lui, une "profonde
colère" dans le pays. Il dit constater que le
gouvernement "prend plaisir" à "faire
souffrir" les gens. "Après, dit-il,
la Mauritius Revenue Authority (MRA) transformé en KGB
fiscal, voilà que la STC se transforme en une machine à
saigner à blanc la population". Pour le leader
du MSM, il est évident que la population est en train de
"payer pour les subventions enlevées par Sithanen
et les dépenses pour le transport gratuit introduit sans
planification".
M. Jugnauth dénonce le "manque de transparence"
avec lequel, selon lui, opère la STC "depuis trois
ans". Il en veut pour preuve le contrat d'approvisionnement
signé "dans l'opacité" avec l'entreprise
pétrolière indienne Mangalore Refineries et dont
l'ancien ministre du Commerce, Rajesh Jeetah, a "toujours
refusé" de dévoiler les clauses. "Les
prix, dit-il, continuent à augmenter après
la signature de ce contrat", déclare Pravind Jugnauth,
qui dit ne pas voir comment cette opération conclue "est
dans l'intérêt du public".
Pour le leader du MSM, le "calvaire" des Mauriciens
se poursuivra avec les implications de la hausse du prix du diesel
sur, entre autres, les taxis, les vans scolaires et l'industrie
de la boulange. "Il est clair qu'une cascade d'augmentations
est à venir, d'autant qu'avec l'augmentation du prix de
l'huile lourde on est dans l'expectative quant à une possible
hausse des tarifs d'électricité".
M. Jugnauth rappelle que, déjà, de l'avis même
du gouverneur de la Banque de Maurice, le pays connaîtra
une période de "year to year inflation"
avoisinant les 12%. Le leader du MSM rappellera, à l'heure
des questions, que, du temps où il était ministre
des Finances, il avait pour deux années consécutives
exempté le Central Electricity Board (CEB) d'un total de
Rs 450 millions de Customs Duty payable "dans un souci
de protéger les consommateurs".
Selon lui, il est tout aussi temps de faire un geste alors que,
dit-il, les gens souffrent déjà de la vie chère.
"Diverses formules sont à être étudiées
à la lumière des chiffres disponibles. Plusieurs
options s'offrent au ministre des Finances s'il a à cur
le sort du peuple", dit-il. Mais Pravind Jugnauth trouve
que Rama Sithanen donne l'impression "de se sentir heureux
que les prix montent en vue de récolter le maximum sous
forme de TVA à 15%".
Se référant à la crise financière
qui frappe les Etats-Unis, M. Jugnauth explique qu'il s'agit là
du résultat de l'application d'une politique économique
"ultra-libérale sans garde-fou". "Voilà
où nous mène l'ultra-libéralisme !"
Et d'expliquer que cette politique est aujourd'hui remise en question
aux Etats-Unis de même qu'en Europe où Pravind Jugnauth
note que le président français, Nicolas Sarkozy,
questionne un tel laisser-faire économique.
"Nous avons nous aussi des leçons à en tirer.
Devons-nous poursuivre avec l'ultra-libéralisme de Sithanen
appliqué sur les recommandations du FMI et de la BM ou
devons-nous rectifier le tir comme le conseille Sarkozy ?"
Et M. Jugnauth d'affirmer que le MSM, notamment sous sir Anerood
Jugnauth, a toujours refusé d'appliquer aveuglément
les recettes ultra-libérales du FMI et de la BM "au
détriment de la population".
"Le MSM au gouvernement a toujours protégé
les plus démunis"
"Au MSM, assure-t-il, nous avons toujours été
pour une politique économique pragmatique où l'État
garantit la protection de la population, particulièrement
des plus démunis". Il trouve en revanche "malheureux"
que depuis les élections de 2005, Rama Sithanen "ne
travaille que pour une poignée de capitalistes au détriment
de la majorité de la population". Il en veut pour
preuve le niveau de surendettement de la population avec les dangers
que nombre de personnes n'arrivent plus à honorer leurs
engagements.
Signe, selon lui, des séquelles de la politique "uultra-libérale"
aussi appliquée, d'après Pravind Jugnauth, par Rama
Sithanen : l'étendue de la mendicité, la dégradation
du law and order, la pauvreté. Si bien que, affirme-t-il,
l'on n'est pas loin d'une bombe sociale. Aussi, devant cet état
des choses, le gouvernement devrait "avoir le courage"
de reconnaître la "faillite de Sithanen en tant
que ministre des Finances".
Pour le leader du MSM, l'onde de choc provoqué par la crise
financière aux Etats-Unis atteindra aussi notre petite
économie, même s'il concède que l'on ne peut,
à ce stade, prévoir son ampleur. Sans vouloir créer
de la panique, M. Jugnauth estime qu'il est temps pour le ministre
des Finances de "dire la vérité à
la population, de mesure l'ampleur de la crise et de ses possibles
effets sur l'économie" plutôt que de ne
trouver que l'économie nationale est "résiliente
et solide".
Au lieu d'un "petit comité" restreint
institué au niveau de la Banque centrale, Pravind Jugnauth
estime qu'il aurait fallu instituer un comité national
présidé par le Premier ministre ou, à la
rigueur, par le ministre des Finances et comprenant notamment
des représentants du secteur privé mais aussi des
experts du FMI et de la BM en vue d'analyser la situation et d'évaluer
les effets sur les secteurs porteurs et prendre des décisions.
Pour le leader du MSM, il ne sert à rien de laisser entendre,
comme le fait, dit-il, M. Sithanen, que tous les indicateurs sont
au vert.
Par ailleurs, dans l'affaire des produits laitiers contaminés
en provenance de Chine, le leader du MSM estime que le gouvernement
a "abdiqué devant ses responsabilités"
en invitant les importateurs à faire tester eux-mêmes
leurs produits avant d'obtenir l'autorisation de les mettre sur
le marché. Il rappelle, sous ce rapport, que sous l'ancien
gouvernement, alors qu'il présentait le plan d'action pour
le secteur non-sucre, un projet de laboratoire de technologie
alimentaire avait été mis en chantier.
"Le bâtiment avait même été
aménagé et au moment des élections il ne
restait qu'à l'équiper en vue de tester les produits
alimentaires importés ou produits localement devant être
mis sur le marché". Or, selon Pravind Jugnauth,
par "orgueil" et par "mesquinerie", ce
projet a été mis au frigo. S'il avait été
concrétisé, dit-il, l'on n'en serait pas là
et les décisions appropriées auraient été
prises.
Critiques aussi à l'adresse du ministre Sylvio Tang qui,
déclare M. Jugnauth, n'a fait que "conseiller"
la population de ne pas consommer des pistaches salés dont
on soupçonne qu'ils ont été produits avec
un colorant industriel dangereux "alors qu'il fallait
bannir de tels produits".
Le leader du MSM confirme, enfin, qu'il a de nouveau rencontré
l'ancien député de son parti Shekar Naidu "pour
une dernière fois". "J'ai de la bonne
volonté mais cela a des limites. Je l'ai rencontré
et je lui ai dit ce qu'il fallait faire. La balle est maintenant
dans le camp du MMM et de Shekar Naidu", dit-il.
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