Récit
moderne du fléau de la drogue et de ses victimes à
Maurice, Fleo la, le dernier album de Richard Beaugendre
est l'occasion pour le musicien-chanteur mauricien de s'expliquer
sur son parcours et son rapport à son pays. Lui qui a longtemps
pensé à mettre en lumière les oubliés
de la vie. Par sa remise en question du texte et de la musique,
il a ouvert une nouvelle voie et s'est imposé comme une
figure libre du paysage musical mauricien.
Au cours de ces dernières années, il s'est imposé
comme une des voix les plus originales de la musique locale à
travers ses prises de position et une nouvelle couleur musicale
(séga, jazz, funk, slow). C'est en 2000 qu'il a sorti son
premier album Sante avec une formation à laquelle
il donne le nom de Sunbeam. De l'adolescence dans les orchestres
à la maturité musicale avec un album phare, Richard
Beaugendre a trouvé l'équilibre d'un songwriter
talentueux et d'un musicien polyvalent.
Dans quel environnement l'intérêt pour la musique
s'est développé puis concrétisé ?
Pour répondre à cette question, Richard remonte
aux années où il évoluait avec son frère
Roland au sein de l'orchestre Country boys jouant le violon, la
guitare, le banjo, la mandoline pour accompagner les folk songs.
C'est ainsi qu'il a commencé sa carrière. Il l'a
poursuivi tous azimuts, sautant du swing au séga. Avec
le Vitamine Jazzmen Group, il a appris le "dixie land,"
style musical de la Nouvelle Orléans. Alors qu'il jouait
ce style de musique sur un tempo swing, Richard dit qu'il a entendu
le séga dedans, d'où l'idée de mélanger
ce séga aux standards de la musique. Lorsque Jean-Marc
Fontaine monte un orchestre, le Creole Jazz Band, Richard intègre
le groupe pour jouer du banjo américain. Avec son deuxième
album Sunbeam Tropical il a réussi à marier
les genres. "Bizin séga kot instriman capav explwat
talent... séga ek improvisasyon done valer misicien...",
nous dit-il. Aujourd'hui, l'importance et la conséquence
d'un groupe se mesurent au temps passé à expérimenter.
Richard Beaugendre dit qu'il travaille beaucoup sur des textes
à message en mettant l'emphase sur les mots, les syllabes.
Pour la musique, il expose le thème, l'enrichit après
l'avoir chanté et laisse une grande place à l'improvisation.
Fleo la a donné au séga de quoi
se ressourcer
On peut penser ce que l'on veut de sa carrière, mais Richard
Beaugendre, en tant que passeur d'idées, aura tenté
de proposer un concept pour le grand public. "J'ai voulu
faire un album jazz entièrement consacré au fléau
de la drogue pour amener les gens à prendre conscience
de son ampleur... plis pran kont ", nous dit Richard.
Cet enfant qui a grandi dans les cités de Trèfles,
Camp Levieux raconte qu'il a connu un ami, un voisin ou un cousin
qui luttait pour s'en sortir. Il a écrit de manière
spontané ce qu'il a vu et entendu. De fait, Fleo la
est un album qui gifle l'auditeur. Il a été conçu
(batterie, basse, guitare, saxo) pour être joué
avec peu de musiciens et un peu partout pour être entendu
par le plus grand nombre. La nouveauté de cet album, Richard
l'explique : "Li nouvo au niveau kouler lamisik, bane
différents beats séga, funk, jazz, slow... pli gro
travay se lor langaz kreol, amene li dans tou kouler au niveau
mélodie... lamisik ene moyen pou capav rentre dans
lacaz dimoun..." La musique et les textes de l'album
clouent l'auditeur au mur. Traser parle du voleur, du colporteur...
le type en proie au fléau. Toi avant mwa est un
réquisitoire contre l'injustice. Richard Beaugendre semble
décidé à en découdre avec la drogue:
"Mo oule kone/ Kisannla pou aret sa fleo la/ Mo oule kone/
Kisannla pou aret sa felo la....
Patrimoine maritime
Grand-Port : un pan de l'histoire reconstitué
Dans le village historique ainsi que dans la baie de Grand-Port,
tout a été pensé pour faire revivre, en 2010,
l'un des plus célèbres combats navals de tous les
temps : celui qui opposa Français et Anglais en 1810.
Diverses activités sont prévues pour la commémoration
du bicentenaire de la bataille navale dont un festival maritime
- course de grands voiliers avec une trentaine de pays participants.
Un petit village historique et touristique construit autour d'un
chantier naval et conçu par Marcel-Lindsay Noé fera
revivre l'époque de la colonisation française et
anglaise en proposant diverses attractions.
Dans le village de Grand-Port, la vie suit son cours paisiblement.
Un charmant domaine - entouré d'un charmant jardin et d'une
cocoteraie - qui porte le nom de La Falaise rouge surplombe les
falaises du même nom qui font face à la baie de Grand-Port,
l'endroit où la bataille du Grand-Port a fait rage quatre
jours durant. Ce domaine abrite aussi un restaurant de 60 couverts
et d'une capacité cocktail de 150 personnes. Approvisionné
de produits frais quotidiennement, le restaurant propose une savoureuse
cuisine tropicale. Fréquenté surtout par
des hommes d'affaires, il offre à ses hôtes de passage,
son calme, sa douceur de vivre. Dans la salle d'accueil, une grande
fenêtre permet d'avoir une vue saisissante sur la splendide
baie aux eaux turquoises et cristallines de Grand-Port, qui abrite
entre autres l'île de la Passe, îlot Chat, îlot
Singe, île aux Fouquets, île Marianne. Durant le mois
d'août 1810, ce site était le point de vue stratégique
pour l'état-major du général Decaën
afin de suivre l'unique victoire des forces navales napoléoniennes
sur les Anglais.
Cette bâtisse, qui appartient à Ferney Ltée,
et qui date de la période hollandaise a été
complètement rénovée il y a un an et est
gérée par Ciel et Nature. "C'est aussi un
lieu de prédilection pour des sessions de brainstorming,
de formation, de team building et des repas d'affaires",
affirme Jean-François Rousset, directeur de Ciel et Nature.
À travers tableaux et récits, Falaise rouge fait
revivre la chronologie de l'affrontement légendaire. Quelques
canons rappellent ces batailles qui opposèrent les Français
aux Anglais.
Le village de Grand-Port abrite aussi le Musée Naval, témoin
de la grande bataille navale ainsi que le Fort Frederick Hendrick,
première fortification construite par les Hollandais il
y a 400 ans.
Outre le village qui a conservé quelques traces de son
passé colonial, seuls les livres d'histoire se souviennent
du passé et de la sanglante bataille navale. Dans la baie
où eut lieu l'unique victoire navale de Napoléon
on peut encore voir l'épave de la frégate Sirius
(1797) - sabordée par son commandant, - ainsi que celle
de la Magicienne, coulée lors de la bataille du
Port Impérial (Grand-Port). Ces épaves font l'objet
d'activités archéologiques. Le site où giseraient
probablement d'autres épaves pourraient être transformé
en un musée sous-marin.
Les habitants de Grand-Port retrouveront leur fierté d'habiter
le plus ancien village du pays, le berceau de notre histoire.
En effet, sur la berge opposée des falaises rouges, un
petit Village de l'Histoire du Vieux Grand-Port, reconstitution
en fait de la bataille, sera construit autour d'un chantier naval
qui entreprendra la reconstruction à l'identique de la
corvette Le Revenant, bâtie par le corsaire Robert
Surcouf, à St-Malo, en 1806. Le bateau deviendra la propriété
du gouvernement français qui s'en servirait comme ambassadeur
dans le monde et sera prêt pour le Festival de Grand-Port
de 2010. Le concepteur et directeur du projet du village historique,
Marcel-Lindsay Noé, envisage la création de trente
résidences haut de gamme, représentant les éléments
d'un petit village côtier de 1810. "La pose de la
première pierre est prévue pour les semaines à
venir", affirme Marcel-Lindsay Noé. Il prévoit
aussi, sur cette superficie, une salle de projection proposant
un documentaire sur Maurice, de sa genèse à ce jour
et un retour à la bataille de Grand-Port, une salle aménagée
en cabine du Capitaine du Revenant et un mannequin représentant
ce dernier à son bureau, une plate-forme représentant
le pont du navire, un musée de costumes militaires et civils
de l'époque, une galerie : art de la mer, une boutique
proposant des produits artisanaux, un amphithéâtre
où des historiens de l'histoire naturelle raconteront Maurice,
club de plongée archéologique et loisirs. Le personnel
sera en costumes d'époque. Un coin sera dédié
aux enfants : La crique des pirates. Pour commémorer le
bicentenaire de la bataille de Grand-Port, de nombreuses activités
sont aussi prévues pour juin 2010, un événement
commémoré en prélude à la Coupe du
monde 2010 en Afrique du sud : un rassemblement des grands voiliers
du monde (avec la participation d'une trentaine de pays) et une
course de grands voiliers dans la baie de Mahébourg. Cet
événement est aussi pour le gouvernement mauricien
l'occasion de faire la promotion touristique de la région.
Selon Marcel-Lindsay Noé, il est aussi prévu d'organiser
un Festival maritime chaque deux ans.
Surtitre
Concert Mali-Maroc-Madagascar 3MA... Cordes vibrantes
Ils sont trois infatigables partisans des rythmes noirs traditionnels.
Rajery vient de Madagascar, Ballaké Sissoko du Mali et
Driss El Maloumi du Maroc. Ils représentent une certaine
génération de la musique africaine. Ces trois musiciens
ont été invités au Conservatoire François
Mittérand mercredi par le Centre Culturel Charles Baudelaire.
Ils jouent une musique émouvante et dépouillée
sur leurs instruments à cordes. Ils font la part belle
à l'acoustique. Celui des instruments traditionnels africains(kora,
oud et valiha) au maniement parfois éprouvant. Leur répertoire
est inspiré de la culture africaine, arabe musulmane ou
berbère pour mieux appréhender les réalités
actuelles sur le mode de l'allégorie ou de l'ironie. La
palette des pièces interprétées varie (souffles,
enfance, mer, culture berbère, discours politiques). On
sort parfois de l'instrumental et des lentes introductions pour
des développements plus rapides. Le chant, plus rare, est
un mélange mélodieux de langue berbère, malgache
et autre. Ce sont plutôt des psalmodies ou des mélopées
rythmées par les cordes grasses. Les 3MA figurent une musique
sereine, sensuelle, émouvante qui noue le dialogue transafricain
avec beaucoup d'espoir. Rajery a présenté au public
un instrument traditionnel à cordes fabriqué avec
un bambou et des câbles de vélo et a ému par
sa voix habitée. On a apprécié aussi la virtuosité
du malien Ballaké Sissoko. Le maniement de son instrument
demandait à ce qu'il soit ré accordé à
chaque changement de registre musical. Le marocain Driss El Maloumi
s'est fait le porte-parole du trio et d'un répertoire inspiré
par la culture africaine. Les instruments à cordes de nos
musiciens ont aussi permis le maniement ou l'art de transcrire
les discours et autres fausses notes des politiciens. On signalera
aussi une autre fausse note au cours de cette soirée: le
comportement d'un spectateur qui a quelque peu perturbé
les musiciens dans leur concentration.
Musique réunionnaise le 4 octobre au MGI
Dominique Barret : Voyage pour amateurs de ballades
Dominique Barret, l'un des chanteurs de charme du séga
réunionnais, sera chez nous pour partager maloyas et autres
ballades créoles dont Pou ou mamzel qui l'a révélé
aux Mauriciens lors d'un concert au MGI à Moka le samedi
4 octobre à 20h. En avant-goût du concert organisé
par GEDA Music, le chanteur accompagné de l'artiste français
Guy Criaki - auteur, compositeur et interprète qui a marqué
les années 80 avec trois albums et des mélodies
telles Elle disait, Une pluie d'été,
Je m'en vais - offrira un concert privé et intimiste
aux résidents de l'hôtel Tamassa.
Auteur, compositeur, interprète, musicien-arrangeur, technicien
du son et de l'image. Dominique Barret a longtemps accompagné
les meilleurs chanteurs régionaux dans les studios d'enregistrement
ou sur les podiums avant d'occuper les devants de la scène
avec un micro. Il sera aussi pendant trois ans, le claviériste
attitré de Ti Fock. Les billets sont disponibles à
travers le rézo O'tayo.
1er Salon International de l'Agro-industrie
Le potentiel agro-alimentaire local et régional s'expose
Le 1er Salon International de l'Agro-industrie qui se tient
ces jours-ci au Centre international de conférences à
Pailles donne un aperçu du potentiel agro-alimentaire de
Maurice et de certains pays de la région. Organisé
à l'initiative du ministère de l'Agro-industrie
et de la Production et de la Sécurité alimentaire
avec le soutien logistique de Publi-Promo Ltd, ce salon, inauguré,
jeudi, par le Premier ministre adjoint, le Dr Rashid Beebeejaun
se veut, notamment, l'occasion d'un nouveau départ pour
le secteur agro-industriel local. Le salon est prévu de
s'achever ce dimanche à 19h00.
La crise alimentaire mondiale avec ses potentielles répercussions
sur un "net food importing country" comme Maurice au
cas où elle perdure semble, peu à peu, occasionner
une prise de conscience nationale sur les enjeux de la sécurité
alimentaire. C'est ainsi que parallèlement au salon s'est
tenue, jeudi et vendredi, une Conférence internationale
sur l'Agri-business avec accent sur les perspectives régionales.Outre
des intervenants locaux, cette conférence a vu, entre autres,
la participation de MM. François Leonardi, Policy Officer
du sous-bureau régional de la FAO (fonds des Nations Unies
Pour l'Alimentation et l'Agriculture) pour l'Afrique australe,
Thierry Gogeuy et Gilles Mandret du CIRAD (Centre international
de Recherches agricoles pour le Développement de France),
du Dr M.H. Mehta du Gujarat Life Sciences de l'Inde et de Pascale
Plante de la Commission de l'océan Indien (COI).Outre l'exposition
d'outillages, d'intrants et de produits frais ou transformés,
le salon fait aussi la part belle aux institutions de soutien
qui présentent aux visiteurs la gamme variée de
leurs services. Parmi, l'Agricultural research and Extension Unit
(AREU) qui présente, entre autres, ses kits hydroponiques
pour la production de légumes et le Food and Agricultural
Research Council (FARC) qui présente ses recherches sur
différents produits dont l'aloe vera.
Le public peut aussi découvrir au salon des produits régionaux
qui lui sont, sans doute, plus méconnus dont du foie gras
malgache, du café rodriguais, du bio-pesticide indien ou
encore, pour des industriels, des boîtes pour conserves
botswanais. Sinon, à l'occasion de ce salon, les visiteurs
ont la possibilité d'acheter des produits locaux agro-alimentaires
à prix forfaitaires. Aussi en exposition: des animaux sur
pattes dont des lapins et des canards.
L'entrée à ce salon est de Rs 15.00 (adulte) et
Rs 5.00 (enfant). Pour ceux ne disposant pas d'un moyen privé
de transport, une navette gratuite de la Gare Victoria assure
la desserte vers le centre de Pailles.
<
Scènes
Le théâtre dans des abysses
Le festival d'art dramatique en bhojpuri a vu la consécration
de Parinaam, une oeuvre du Red Tagore Youth Club. L'occasion
de mesurer l'importance de préserver le théâtre
en bhojpuri. Le public a eu également l'occasion d'assister
lundi à la présentation de Rani o Rani, une
pièce de Rabindranath Tagore sous la direction de Balraj
Ramphul. Une uvre sombre avec pour thème l'amour
égoïste.
Si les trois pièces présentées pour la finale
du festival d'art dramatique en bhojpuri ont été
d'un niveau appréciable, force est de constater que la
relève tarde à se manifester dans cet art.
Le théâtre en bhojpuri passe par une phase difficile.
On comprend le découragement des artistes qui sont oubliés
aussitôt le festival terminé. Un état des
choses qui ne favorise pas l'esprit du renouveau. Depuis ces dernières
années, le public a eu droit à des comédies
douces amères et des mélodrames enflammés.
Il y a eu un manque de sujets susceptibles d'emballer la critique
et le public dans un même élan.
La palme de meilleur acteur a été décerné
à Kamal Anand Fakeerah de Red Tagore Youth Club pour sa
prestation remarquable d'un voleur à la tire qui se retrouve
derrière les barreaux dans Parinaam.
Aveenaysing Goodah a été sacré meilleur directeur
pour cette même pièce. Heerwantee Beegun s'est illustrée
comme la mère meurtrie par le départ de son fils
pour l'étranger dans Apan Desh Swarg Hai. Elle a
obtenu le trophée de meilleure actrice.
L'adaptation en hindoustani de Raja o Rani, pièce
originale en bengali de Rabindranath Tagore, a été
présentée au RTI lundi. Il s'agit d'une pièce
entièrement jouée par des comédiens mauriciens
et présentée pour la première fois dans le
pays. Raja o Rani se résume aisément. C'est
l'histoire du roi Vikrama qui néglige son royaume par trop
de passion pour sa reine. C'est un lent processus de dissolution
des êtres et de leur histoire. Un monde de tragédie
où l'amour et le devoir sont sans cesse confrontés.
Au Indira Gandhi Centre, Phoenix
Une musique des équipages aux teintes diverses
Le Indira Gandhi Centre à Phoenix a, mercredi, résonné
au son des trombones à coulisse, trompette, grosse caisse
et autres cuivres du Indian naval band, connu comme l'un des plus
grands orchestres militaires indiens. Vêtus d'un uniforme
blanc, la vingtaine de musiciens, qui font partie des équipages
de la flotte indienne INS Tir, INS Krishna, CGS Vivek et INS Tarangini,
ont présenté, en présence d'invités
dont le Commissaire de Police Rampersad Dhun Hiswar et le Haut
Commissaire indien à Maurice des airs du folklore indien,
des oeuvres de compositeurs tels Thomas, R Back, Dan, Harold L
Walter et Gustav Holst. L'ensemble musical a aussi puisé
l'essentiel de son propos dans la musique bollywoodienne. Ainsi,
le public a pu apprécier des tubes populaires de bollywood
dont Musu Musu, Kaho na pyar hai, Roja, Hawa Main Udta en colorant
certains morceaux des old mix, et des airs de Raag Bhupali. Tout
en assurant les services militaires officiels, ces musiciens de
la flotte donnent aussi de nombreux concerts tant en Inde qu'à
l'étranger. Le Indian naval orchestra, formé en
1945, a aussi partagé son répertoire hier après-midi
au Caudan Waterfront avant de s'embarquer à bord des bâtiments
de la marine indienne.
Vient de paraître
Il était une fois le Dodo
Vient de paraître aux éditions du Corsaire, Il
était une fois le Dodo, un livre retraçant l'histoire
du Dodo Club. L'auteur, Jean-Pierre Lenoir, a été,
dans les années 80, président de ce club curepipien.
Fondé en 1928, par des passionnés de rugby et d'athlétisme,
le club, qui se voulait surtout sportif, devait au fil des années,
acquérir une dimension sociale et devenir une des institutions
de la communauté blanche de Maurice. Comme le souligne
l'auteur : "Le club est devenu, à travers ses quelques
centaines de membres, une famille sociale qui est devenue elle-même
le reflet de notre société." Plus tard,
dans les années 60, la vocation sportive du Dodo repris
le dessus quand le club de football du club enleva plusieurs années
de suite le titre de champion de Maurice. Cela se passait au temps
où le football était le sport roi du pays avant
qu'il ne disparaisse, comme le Dodo, victime de la politique et
du communalisme institutionnalisé. En remontant le temps
à travers les procès-verbaux, le journal du club
et les souvenirs de ses membres, Jean-Pierre Lenoir raconte,
en 150 pages bien illustrées de documents d'époque,
les grandes heures et les petites histoires du club de Curepipe.
Destiné au prime abord aux membres du club et à
leurs proches, ce livre permet également au lecteur non
membre de suivre, ou de découvrir, un volet particulier
de l'évolution de l'histoire de Maurice, des dernières
décennies de la colonisation à l'indépendance.
Ce livre permet également de découvrir quelques
pages méconnues de l'histoire du pays associée au
club. Comme l'opposition entre les partisans du général
de Gaulle et de ceux du maréchal Pétain qui conduisit
à la scission du Dodo et à la création du
Faucon en 1943. Ou encore le scandale provoqué par le remariage
d'un membre avec une divorcée qui faillit se terminer par
une scission du club. Surtout après que le club a été
blâmé par l'église catholique pour ne pas
avoir expulsé le membre en question. Sans compter l'évocation
de ce fameux bal, une des principales activités du club,
qui inspira à l'écrivain Geneviève Dormann
le titre accrocheur d'un roman que les membres du club n'ont pas
dû beaucoup apprécier. Ils préfèreront
de loin celui Jean-Pierre Lenoir disponible à la librairie
du Trèfle, à Curepipe.
MJS
Bauluck et Rose enfin récompensés
Les tireurs Fabrice Bauluck (kick-boxing) et Riley Rose (boxe-française)
ont enfin été récompensés par le ministère
de la Jeunesse et des Sports (MJS), pour leurs performances lors
des championnats du monde dans leurs disciplines respectives en
2007. La cérémonie s'est déroulée,
mardi dernier, au siège du MJS au 3e étage de l'Emmanuel
Anquetil building, à Port-Louis. Fabrice Bauluck avait
décroché la médaille de bronze lors des mondiaux
seniors qui se sont disputés en Serbie en septembre 2007
alors que Riley Rose avait échoué en finale des
championnats du monde de boxe-française savate en décembre
2007.
Riley Rose a obtenu un chèque de Rs 125, 000 alors que
Fabrice Bauluck s'est vu remettre Rs 80,000. Les deux athlètes
étaient découragés par le manque de soutien
de la part du MJS mais désormais, ils comptent se donner
à fond à nouveau à l'entraînement.
" Aujourd'hui (ndlr : mardi dernier), c'est la première
fois que le MJS me félicite pour mes performances. Avant
chaque compétition, il y a beaucoup de souffrance et nous
faisons beaucoup de sacrifices. Je remercie le ministère
pour cette récompense qui me motive pour la suite de ma
carrière. Je compte reprendre l'entraînement dans
les jours qui viennent ", a fait ressortir Fabrice Bauluck,
qui n'oublions pas, a également été double
champion du monde junior en 2004 et 2006.
Riley Rose a aussi tenu à remercier le MJS pour cette récompense.
Ce dernier avait aussi arrêté l'entraînement
mais à l'instar de Fabrice Bauluck, il compte reprendre
l'entraînement bientôt. Les deux tireurs se prépareront
pour les championnats du monde l'année prochaine dans leurs
disciplines respectives.
Devanand Rittoo, ministre de la Jeunesse et des Sports, a pour
sa part déclaré qu'il compte reconnaître chaque
sportif à sa juste valeur. " Il est important d'encourager
les athlètes car ils sont des ambassadeurs du pays et des
role models pour les jeunes de Maurice. De ce fait, il faut reconnaître
chaque athlète à sa juste valeur. Le MJS soutiendra
toujours les athlètes afin que le sport avance. Cela aidera
aussi à l'épanouissement de l'athlète ",
a soutenu le ministre de la Jeunesse et des Sports.
Prix Kavi Vadamootoo 2009
La première édition est lancée
La Mauritian Writers' Association lance le Prix Kavi Vadamootoo
et invite les auteurs mauriciens de langue anglaise à soumettre
leurs textes pour cette première édition. Le prix
a été fondé par le Dr Kavi Vadamootoo, poète
et sculpteur mauricien de renom dont les travaux artistiques
ont été exposés dans plusieurs pays. Le Prix
Kavi Vadamootoo aura lieu tous les deux ans. Une récompense
de Rs 100,000 est destinée au meilleur livre en anglais
publié à Maurice au cours des deux années
précédant le prix. La première édition
aura lieu en août 2009 en même temps que 10ème
anniversaire de la Mauritian Writers' Association et pour cette
première les ouvrages publiés entre le 1er janvier
2000 et le 31 décembre 2008 seront considérés.
Les auteurs et éditeurs intéressés devront
soumettre trois copies de leurs livres. Un auteur peut soumettre
le nombre de titres qu'il souhaite. Les textes comprendront différents
genres: roman, théâtre, poésie, nouvelles,
essais...
Un jury comprenant des membres de renommée internationale
sera présidé par le grand poète Alan Perry.
La sélection finale des oeuvres aura lieu au pays de Galles.
Les entrées seront reçues à la MASA, Sholto
Douglas St, Beau-Bassin au 5 janvier 2009, date limite. Pour information
supplémentaire téléphoner au secrétariat
de la Mauritian Writers Association sur le 9475762 ou à
la MASA 2122421.
La santé dans l'assiette
Si l'on sait que notre santé est directement liée
à notre alimentation, il ne faut pas oublier que notre
assiette est notre allié-santé. Certes bien manger
est le meilleur moyen de renforcer son organisme, mais encore,
il est bon de savoir que les couverts et la vaisselle influencent
aussi notre comportement alimentaire. Selon une étude de
l'institut QualiQuanti, l'utilisation d'une vaisselle de qualité
nous aide à avoir une alimentation plus équilibrée.
L'étude menée par QualiQuanti autour des effets
de la vaisselle sur l'alimentation révèle que les
arts de la table ont principalement trois effets sur notre manière
de manger. En premier lieu, avec de beaux couverts, on prête
plus attention à notre alimentation. Cette étude
souligne également que le contenant influence le contenu.
De ce fait, on a envie de bien présenter notre assiette.
Et pour finir, il ressort qu'avec les arts de la table, les disparités
entre les repas s'estompent : on fait moins de déjeuners
sur le pouce. Dans le cadre de cette étude qualitative,
les sondés ont reçu une nouvelle vaisselle et ont
dû rendre compte du changement éventuel de leur comportement
à table. Selon les résultats, la qualité
des couverts les auraient réconciliés avec le bien
manger. Pour commencer, leurs repas se sont allongés de
quinze minutes. De plus, ils sont 72% à prendre plus de
plaisir à manger. QualiQuanti soutient par ailleurs que
la belle vaisselle réduirait aussi les grignotages. En
effet, en jouant avec des dimensions d'assiettes plus grandes
et donc des portions plus conséquentes, le sentiment de
satiété est plus important.
On mange avec la tête
Cette étude démontre également que l'on mange
aussi avec la tête. Jean-Michel Cohen, le nutritionniste
qui a suivi cette étude, explique que l'homme se nourrit
de nutriments mais aussi de signes, de symboles, de rêves
et de mythes. Il n'y a qu'à voir en temps de guerre, les
gens continuent à se nourrir. Alors qu'en période
plus faste, on n'arrive pas forcément à tout gérer
De même, toutes les cultures ont des catégories et
des règles alimentaires concernant ce qu'il faut manger
et comment il faut le manger. Toutes les cultures fixent aussi
un ordre dans le repas. Pourquoi consommer de la soupe avant la
viande? Car c'est un moyen de manger des légumes avant
d'être complètement rassasié. C'est pourquoi,
le bol où l'on met la soupe est fait pour être posé
dans l'assiette et non l'inverse
L'art de la table est bien
au service de l'équilibre alimentaire. De la même
façon, la vaisselle est un calibrage. Par exemple, pourquoi
les assiettes à dessert sont-elles plus petites que les
assiettes ordinaires? Elles nous donnent des indications sur la
quantité à manger. En clair, il revient que la vaisselle
est conçue en fonction de nos besoins naturels
Les plantes aromatiques ont tout bon