m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 28 septembre 2008



  Musique - Richard Beaugendre: Mo oule kone...
  Patrimoine maritime - Grand-Port : un pan de l'histoire reconstitué
  Concert Mali-Maroc-Madagascar 3MA... Cordes vibrantes
  Musique réunionnaise le 4 octobre au MGI - Dominique Barret : Voyage pour amateurs de ballades
  1er Salon International de l'Agro-industrie - Le potentiel agro-alimentaire local et régional s'expose
  Scènes - Le théâtre dans des abysses
  Au Indira Gandhi Centre, Phoenix - Une musique des équipages aux teintes diverses
  Vient de paraître - Il était une fois le Dodo
  MJS - Bauluck et Rose enfin récompensés
  Prix Kavi Vadamootoo 2009 - La première édition est lancée
  La santé dans l'assiette
  Concert - Atif Aslam à la Citadelle le 18 octobre
  Jazz — Le 4 octobre - Le Kreol Jazz Pioneer au CFM
  Photos de mode - Reines de beauté au Tamassa


Musique

Richard Beaugendre: Mo oule kone...

Récit moderne du fléau de la drogue et de ses victimes à Maurice, Fleo la, le dernier album de Richard Beaugendre est l'occasion pour le musicien-chanteur mauricien de s'expliquer sur son parcours et son rapport à son pays. Lui qui a longtemps pensé à mettre en lumière les oubliés de la vie. Par sa remise en question du texte et de la musique, il a ouvert une nouvelle voie et s'est imposé comme une figure libre du paysage musical mauricien.

Au cours de ces dernières années, il s'est imposé comme une des voix les plus originales de la musique locale à travers ses prises de position et une nouvelle couleur musicale (séga, jazz, funk, slow). C'est en 2000 qu'il a sorti son premier album Sante avec une formation à laquelle il donne le nom de Sunbeam. De l'adolescence dans les orchestres à la maturité musicale avec un album phare, Richard Beaugendre a trouvé l'équilibre d'un songwriter talentueux et d'un musicien polyvalent.

Dans quel environnement l'intérêt pour la musique s'est développé puis concrétisé ? Pour répondre à cette question, Richard remonte aux années où il évoluait avec son frère Roland au sein de l'orchestre Country boys jouant le violon, la guitare, le banjo, la mandoline pour accompagner les folk songs. C'est ainsi qu'il a commencé sa carrière. Il l'a poursuivi tous azimuts, sautant du swing au séga. Avec le Vitamine Jazzmen Group, il a appris le "dixie land," style musical de la Nouvelle Orléans. Alors qu'il jouait ce style de musique sur un tempo swing, Richard dit qu'il a entendu le séga dedans, d'où l'idée de mélanger ce séga aux standards de la musique. Lorsque Jean-Marc Fontaine monte un orchestre, le Creole Jazz Band, Richard intègre le groupe pour jouer du banjo américain. Avec son deuxième album Sunbeam Tropical il a réussi à marier les genres. "Bizin séga kot instriman capav explwat talent... séga ek improvisasyon done valer misicien...", nous dit-il. Aujourd'hui, l'importance et la conséquence d'un groupe se mesurent au temps passé à expérimenter. Richard Beaugendre dit qu'il travaille beaucoup sur des textes à message en mettant l'emphase sur les mots, les syllabes. Pour la musique, il expose le thème, l'enrichit après l'avoir chanté et laisse une grande place à l'improvisation.

Fleo la a donné au séga de quoi se ressourcer

On peut penser ce que l'on veut de sa carrière, mais Richard Beaugendre, en tant que passeur d'idées, aura tenté de proposer un concept pour le grand public. "J'ai voulu faire un album jazz entièrement consacré au fléau de la drogue pour amener les gens à prendre conscience de son ampleur... plis pran kont ", nous dit Richard. Cet enfant qui a grandi dans les cités de Trèfles, Camp Levieux raconte qu'il a connu un ami, un voisin ou un cousin qui luttait pour s'en sortir. Il a écrit de manière spontané ce qu'il a vu et entendu. De fait, Fleo la est un album qui gifle l'auditeur. Il a été conçu (batterie, basse, guitare, saxo) pour être joué avec peu de musiciens et un peu partout pour être entendu par le plus grand nombre. La nouveauté de cet album, Richard l'explique : "Li nouvo au niveau kouler lamisik, bane différents beats séga, funk, jazz, slow... pli gro travay se lor langaz kreol, amene li dans tou kouler au niveau mélodie... lamisik ene moyen pou capav rentre dans lacaz dimoun..." La musique et les textes de l'album clouent l'auditeur au mur. Traser parle du voleur, du colporteur... le type en proie au fléau. Toi avant mwa est un réquisitoire contre l'injustice. Richard Beaugendre semble décidé à en découdre avec la drogue: "Mo oule kone/ Kisannla pou aret sa fleo la/ Mo oule kone/ Kisannla pou aret sa felo la....


Patrimoine maritime

Grand-Port : un pan de l'histoire reconstitué

Dans le village historique ainsi que dans la baie de Grand-Port, tout a été pensé pour faire revivre, en 2010, l'un des plus célèbres combats navals de tous les temps : celui qui opposa Français et Anglais en 1810. Diverses activités sont prévues pour la commémoration du bicentenaire de la bataille navale dont un festival maritime - course de grands voiliers avec une trentaine de pays participants. Un petit village historique et touristique construit autour d'un chantier naval et conçu par Marcel-Lindsay Noé fera revivre l'époque de la colonisation française et anglaise en proposant diverses attractions.

Dans le village de Grand-Port, la vie suit son cours paisiblement. Un charmant domaine - entouré d'un charmant jardin et d'une cocoteraie - qui porte le nom de La Falaise rouge surplombe les falaises du même nom qui font face à la baie de Grand-Port, l'endroit où la bataille du Grand-Port a fait rage quatre jours durant. Ce domaine abrite aussi un restaurant de 60 couverts et d'une capacité cocktail de 150 personnes. Approvisionné de produits frais quotidiennement, le restaurant propose une savoureuse cuisine tropicale. Fréquenté surtout par des hommes d'affaires, il offre à ses hôtes de passage, son calme, sa douceur de vivre. Dans la salle d'accueil, une grande fenêtre permet d'avoir une vue saisissante sur la splendide baie aux eaux turquoises et cristallines de Grand-Port, qui abrite entre autres l'île de la Passe, îlot Chat, îlot Singe, île aux Fouquets, île Marianne. Durant le mois d'août 1810, ce site était le point de vue stratégique pour l'état-major du général Decaën afin de suivre l'unique victoire des forces navales napoléoniennes sur les Anglais.

Cette bâtisse, qui appartient à Ferney Ltée, et qui date de la période hollandaise a été complètement rénovée il y a un an et est gérée par Ciel et Nature. "C'est aussi un lieu de prédilection pour des sessions de brainstorming, de formation, de team building et des repas d'affaires", affirme Jean-François Rousset, directeur de Ciel et Nature. À travers tableaux et récits, Falaise rouge fait revivre la chronologie de l'affrontement légendaire. Quelques canons rappellent ces batailles qui opposèrent les Français aux Anglais.

Le village de Grand-Port abrite aussi le Musée Naval, témoin de la grande bataille navale ainsi que le Fort Frederick Hendrick, première fortification construite par les Hollandais il y a 400 ans.

Outre le village qui a conservé quelques traces de son passé colonial, seuls les livres d'histoire se souviennent du passé et de la sanglante bataille navale. Dans la baie où eut lieu l'unique victoire navale de Napoléon on peut encore voir l'épave de la frégate Sirius (1797) - sabordée par son commandant, - ainsi que celle de la Magicienne, coulée lors de la bataille du Port Impérial (Grand-Port). Ces épaves font l'objet d'activités archéologiques. Le site où giseraient probablement d'autres épaves pourraient être transformé en un musée sous-marin.

Les habitants de Grand-Port retrouveront leur fierté d'habiter le plus ancien village du pays, le berceau de notre histoire. En effet, sur la berge opposée des falaises rouges, un petit Village de l'Histoire du Vieux Grand-Port, reconstitution en fait de la bataille, sera construit autour d'un chantier naval qui entreprendra la reconstruction à l'identique de la corvette Le Revenant, bâtie par le corsaire Robert Surcouf, à St-Malo, en 1806. Le bateau deviendra la propriété du gouvernement français qui s'en servirait comme ambassadeur dans le monde et sera prêt pour le Festival de Grand-Port de 2010. Le concepteur et directeur du projet du village historique, Marcel-Lindsay Noé, envisage la création de trente résidences haut de gamme, représentant les éléments d'un petit village côtier de 1810. "La pose de la première pierre est prévue pour les semaines à venir", affirme Marcel-Lindsay Noé. Il prévoit aussi, sur cette superficie, une salle de projection proposant un documentaire sur Maurice, de sa genèse à ce jour et un retour à la bataille de Grand-Port, une salle aménagée en cabine du Capitaine du Revenant et un mannequin représentant ce dernier à son bureau, une plate-forme représentant le pont du navire, un musée de costumes militaires et civils de l'époque, une galerie : art de la mer, une boutique proposant des produits artisanaux, un amphithéâtre où des historiens de l'histoire naturelle raconteront Maurice, club de plongée archéologique et loisirs. Le personnel sera en costumes d'époque. Un coin sera dédié aux enfants : La crique des pirates. Pour commémorer le bicentenaire de la bataille de Grand-Port, de nombreuses activités sont aussi prévues pour juin 2010, un événement commémoré en prélude à la Coupe du monde 2010 en Afrique du sud : un rassemblement des grands voiliers du monde (avec la participation d'une trentaine de pays) et une course de grands voiliers dans la baie de Mahébourg. Cet événement est aussi pour le gouvernement mauricien l'occasion de faire la promotion touristique de la région. Selon Marcel-Lindsay Noé, il est aussi prévu d'organiser un Festival maritime chaque deux ans.


Surtitre

Concert Mali-Maroc-Madagascar 3MA... Cordes vibrantes

Ils sont trois infatigables partisans des rythmes noirs traditionnels. Rajery vient de Madagascar, Ballaké Sissoko du Mali et Driss El Maloumi du Maroc. Ils représentent une certaine génération de la musique africaine. Ces trois musiciens ont été invités au Conservatoire François Mittérand mercredi par le Centre Culturel Charles Baudelaire. Ils jouent une musique émouvante et dépouillée sur leurs instruments à cordes. Ils font la part belle à l'acoustique. Celui des instruments traditionnels africains(kora, oud et valiha) au maniement parfois éprouvant. Leur répertoire est inspiré de la culture africaine, arabe musulmane ou berbère pour mieux appréhender les réalités actuelles sur le mode de l'allégorie ou de l'ironie. La palette des pièces interprétées varie (souffles, enfance, mer, culture berbère, discours politiques). On sort parfois de l'instrumental et des lentes introductions pour des développements plus rapides. Le chant, plus rare, est un mélange mélodieux de langue berbère, malgache et autre. Ce sont plutôt des psalmodies ou des mélopées rythmées par les cordes grasses. Les 3MA figurent une musique sereine, sensuelle, émouvante qui noue le dialogue transafricain avec beaucoup d'espoir. Rajery a présenté au public un instrument traditionnel à cordes fabriqué avec un bambou et des câbles de vélo et a ému par sa voix habitée. On a apprécié aussi la virtuosité du malien Ballaké Sissoko. Le maniement de son instrument demandait à ce qu'il soit ré accordé à chaque changement de registre musical. Le marocain Driss El Maloumi s'est fait le porte-parole du trio et d'un répertoire inspiré par la culture africaine. Les instruments à cordes de nos musiciens ont aussi permis le maniement ou l'art de transcrire les discours et autres fausses notes des politiciens. On signalera aussi une autre fausse note au cours de cette soirée: le comportement d'un spectateur qui a quelque peu perturbé les musiciens dans leur concentration.


Musique réunionnaise le 4 octobre au MGI

Dominique Barret : Voyage pour amateurs de ballades

Dominique Barret, l'un des chanteurs de charme du séga réunionnais, sera chez nous pour partager maloyas et autres ballades créoles dont Pou ou mamzel qui l'a révélé aux Mauriciens lors d'un concert au MGI à Moka le samedi 4 octobre à 20h. En avant-goût du concert organisé par GEDA Music, le chanteur accompagné de l'artiste français Guy Criaki - auteur, compositeur et interprète qui a marqué les années 80 avec trois albums et des mélodies telles Elle disait, Une pluie d'été, Je m'en vais - offrira un concert privé et intimiste aux résidents de l'hôtel Tamassa.

Auteur, compositeur, interprète, musicien-arrangeur, technicien du son et de l'image. Dominique Barret a longtemps accompagné les meilleurs chanteurs régionaux dans les studios d'enregistrement ou sur les podiums avant d'occuper les devants de la scène avec un micro. Il sera aussi pendant trois ans, le claviériste attitré de Ti Fock. Les billets sont disponibles à travers le rézo O'tayo.


1er Salon International de l'Agro-industrie

Le potentiel agro-alimentaire local et régional s'expose

Le 1er Salon International de l'Agro-industrie qui se tient ces jours-ci au Centre international de conférences à Pailles donne un aperçu du potentiel agro-alimentaire de Maurice et de certains pays de la région. Organisé à l'initiative du ministère de l'Agro-industrie et de la Production et de la Sécurité alimentaire avec le soutien logistique de Publi-Promo Ltd, ce salon, inauguré, jeudi, par le Premier ministre adjoint, le Dr Rashid Beebeejaun se veut, notamment, l'occasion d'un nouveau départ pour le secteur agro-industriel local. Le salon est prévu de s'achever ce dimanche à 19h00.

La crise alimentaire mondiale avec ses potentielles répercussions sur un "net food importing country" comme Maurice au cas où elle perdure semble, peu à peu, occasionner une prise de conscience nationale sur les enjeux de la sécurité alimentaire. C'est ainsi que parallèlement au salon s'est tenue, jeudi et vendredi, une Conférence internationale sur l'Agri-business avec accent sur les perspectives régionales.Outre des intervenants locaux, cette conférence a vu, entre autres, la participation de MM. François Leonardi, Policy Officer du sous-bureau régional de la FAO (fonds des Nations Unies Pour l'Alimentation et l'Agriculture) pour l'Afrique australe, Thierry Gogeuy et Gilles Mandret du CIRAD (Centre international de Recherches agricoles pour le Développement de France), du Dr M.H. Mehta du Gujarat Life Sciences de l'Inde et de Pascale Plante de la Commission de l'océan Indien (COI).Outre l'exposition d'outillages, d'intrants et de produits frais ou transformés, le salon fait aussi la part belle aux institutions de soutien qui présentent aux visiteurs la gamme variée de leurs services. Parmi, l'Agricultural research and Extension Unit (AREU) qui présente, entre autres, ses kits hydroponiques pour la production de légumes et le Food and Agricultural Research Council (FARC) qui présente ses recherches sur différents produits dont l'aloe vera.

Le public peut aussi découvrir au salon des produits régionaux qui lui sont, sans doute, plus méconnus dont du foie gras malgache, du café rodriguais, du bio-pesticide indien ou encore, pour des industriels, des boîtes pour conserves botswanais. Sinon, à l'occasion de ce salon, les visiteurs ont la possibilité d'acheter des produits locaux agro-alimentaires à prix forfaitaires. Aussi en exposition: des animaux sur pattes dont des lapins et des canards.

L'entrée à ce salon est de Rs 15.00 (adulte) et Rs 5.00 (enfant). Pour ceux ne disposant pas d'un moyen privé de transport, une navette gratuite de la Gare Victoria assure la desserte vers le centre de Pailles.

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Scènes

Le théâtre dans des abysses

Le festival d'art dramatique en bhojpuri a vu la consécration de Parinaam, une oeuvre du Red Tagore Youth Club. L'occasion de mesurer l'importance de préserver le théâtre en bhojpuri. Le public a eu également l'occasion d'assister lundi à la présentation de Rani o Rani, une pièce de Rabindranath Tagore sous la direction de Balraj Ramphul. Une œuvre sombre avec pour thème l'amour égoïste.

Si les trois pièces présentées pour la finale du festival d'art dramatique en bhojpuri ont été d'un niveau appréciable, force est de constater que la relève tarde à se manifester dans cet art.

Le théâtre en bhojpuri passe par une phase difficile. On comprend le découragement des artistes qui sont oubliés aussitôt le festival terminé. Un état des choses qui ne favorise pas l'esprit du renouveau. Depuis ces dernières années, le public a eu droit à des comédies douces amères et des mélodrames enflammés. Il y a eu un manque de sujets susceptibles d'emballer la critique et le public dans un même élan.

La palme de meilleur acteur a été décerné à Kamal Anand Fakeerah de Red Tagore Youth Club pour sa prestation remarquable d'un voleur à la tire qui se retrouve derrière les barreaux dans Parinaam.

Aveenaysing Goodah a été sacré meilleur directeur pour cette même pièce. Heerwantee Beegun s'est illustrée comme la mère meurtrie par le départ de son fils pour l'étranger dans Apan Desh Swarg Hai. Elle a obtenu le trophée de meilleure actrice.

L'adaptation en hindoustani de Raja o Rani, pièce originale en bengali de Rabindranath Tagore, a été présentée au RTI lundi. Il s'agit d'une pièce entièrement jouée par des comédiens mauriciens et présentée pour la première fois dans le pays. Raja o Rani se résume aisément. C'est l'histoire du roi Vikrama qui néglige son royaume par trop de passion pour sa reine. C'est un lent processus de dissolution des êtres et de leur histoire. Un monde de tragédie où l'amour et le devoir sont sans cesse confrontés.


Au Indira Gandhi Centre, Phoenix

Une musique des équipages aux teintes diverses

Le Indira Gandhi Centre à Phoenix a, mercredi, résonné au son des trombones à coulisse, trompette, grosse caisse et autres cuivres du Indian naval band, connu comme l'un des plus grands orchestres militaires indiens. Vêtus d'un uniforme blanc, la vingtaine de musiciens, qui font partie des équipages de la flotte indienne INS Tir, INS Krishna, CGS Vivek et INS Tarangini, ont présenté, en présence d'invités dont le Commissaire de Police Rampersad Dhun Hiswar et le Haut Commissaire indien à Maurice des airs du folklore indien, des oeuvres de compositeurs tels Thomas, R Back, Dan, Harold L Walter et Gustav Holst. L'ensemble musical a aussi puisé l'essentiel de son propos dans la musique bollywoodienne. Ainsi, le public a pu apprécier des tubes populaires de bollywood dont Musu Musu, Kaho na pyar hai, Roja, Hawa Main Udta en colorant certains morceaux des old mix, et des airs de Raag Bhupali. Tout en assurant les services militaires officiels, ces musiciens de la flotte donnent aussi de nombreux concerts tant en Inde qu'à l'étranger. Le Indian naval orchestra, formé en 1945, a aussi partagé son répertoire hier après-midi au Caudan Waterfront avant de s'embarquer à bord des bâtiments de la marine indienne.


Vient de paraître

Il était une fois le Dodo

Vient de paraître aux éditions du Corsaire, Il était une fois le Dodo, un livre retraçant l'histoire du Dodo Club. L'auteur, Jean-Pierre Lenoir, a été, dans les années 80, président de ce club curepipien.

Fondé en 1928, par des passionnés de rugby et d'athlétisme, le club, qui se voulait surtout sportif, devait au fil des années, acquérir une dimension sociale et devenir une des institutions de la communauté blanche de Maurice. Comme le souligne l'auteur : "Le club est devenu, à travers ses quelques centaines de membres, une famille sociale qui est devenue elle-même le reflet de notre société." Plus tard, dans les années 60, la vocation sportive du Dodo repris le dessus quand le club de football du club enleva plusieurs années de suite le titre de champion de Maurice. Cela se passait au temps où le football était le sport roi du pays avant qu'il ne disparaisse, comme le Dodo, victime de la politique et du communalisme institutionnalisé. En remontant le temps à travers les procès-verbaux, le journal du club et les souvenirs de ses membres, Jean-Pierre Lenoir raconte, en 150 pages bien illustrées de documents d'époque, les grandes heures et les petites histoires du club de Curepipe. Destiné au prime abord aux membres du club et à leurs proches, ce livre permet également au lecteur non membre de suivre, ou de découvrir, un volet particulier de l'évolution de l'histoire de Maurice, des dernières décennies de la colonisation à l'indépendance. Ce livre permet également de découvrir quelques pages méconnues de l'histoire du pays associée au club. Comme l'opposition entre les partisans du général de Gaulle et de ceux du maréchal Pétain qui conduisit à la scission du Dodo et à la création du Faucon en 1943. Ou encore le scandale provoqué par le remariage d'un membre avec une divorcée qui faillit se terminer par une scission du club. Surtout après que le club a été blâmé par l'église catholique pour ne pas avoir expulsé le membre en question. Sans compter l'évocation de ce fameux bal, une des principales activités du club, qui inspira à l'écrivain Geneviève Dormann le titre accrocheur d'un roman que les membres du club n'ont pas dû beaucoup apprécier. Ils préfèreront de loin celui Jean-Pierre Lenoir disponible à la librairie du Trèfle, à Curepipe.


MJS

Bauluck et Rose enfin récompensés

Les tireurs Fabrice Bauluck (kick-boxing) et Riley Rose (boxe-française) ont enfin été récompensés par le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS), pour leurs performances lors des championnats du monde dans leurs disciplines respectives en 2007. La cérémonie s'est déroulée, mardi dernier, au siège du MJS au 3e étage de l'Emmanuel Anquetil building, à Port-Louis. Fabrice Bauluck avait décroché la médaille de bronze lors des mondiaux seniors qui se sont disputés en Serbie en septembre 2007 alors que Riley Rose avait échoué en finale des championnats du monde de boxe-française savate en décembre 2007.

Riley Rose a obtenu un chèque de Rs 125, 000 alors que Fabrice Bauluck s'est vu remettre Rs 80,000. Les deux athlètes étaient découragés par le manque de soutien de la part du MJS mais désormais, ils comptent se donner à fond à nouveau à l'entraînement. " Aujourd'hui (ndlr : mardi dernier), c'est la première fois que le MJS me félicite pour mes performances. Avant chaque compétition, il y a beaucoup de souffrance et nous faisons beaucoup de sacrifices. Je remercie le ministère pour cette récompense qui me motive pour la suite de ma carrière. Je compte reprendre l'entraînement dans les jours qui viennent ", a fait ressortir Fabrice Bauluck, qui n'oublions pas, a également été double champion du monde junior en 2004 et 2006.

Riley Rose a aussi tenu à remercier le MJS pour cette récompense. Ce dernier avait aussi arrêté l'entraînement mais à l'instar de Fabrice Bauluck, il compte reprendre l'entraînement bientôt. Les deux tireurs se prépareront pour les championnats du monde l'année prochaine dans leurs disciplines respectives.

Devanand Rittoo, ministre de la Jeunesse et des Sports, a pour sa part déclaré qu'il compte reconnaître chaque sportif à sa juste valeur. " Il est important d'encourager les athlètes car ils sont des ambassadeurs du pays et des role models pour les jeunes de Maurice. De ce fait, il faut reconnaître chaque athlète à sa juste valeur. Le MJS soutiendra toujours les athlètes afin que le sport avance. Cela aidera aussi à l'épanouissement de l'athlète ", a soutenu le ministre de la Jeunesse et des Sports.


Prix Kavi Vadamootoo 2009

La première édition est lancée

La Mauritian Writers' Association lance le Prix Kavi Vadamootoo et invite les auteurs mauriciens de langue anglaise à soumettre leurs textes pour cette première édition. Le prix a été fondé par le Dr Kavi Vadamootoo, poète et sculpteur mauricien de renom dont les travaux artistiques ont été exposés dans plusieurs pays. Le Prix Kavi Vadamootoo aura lieu tous les deux ans. Une récompense de Rs 100,000 est destinée au meilleur livre en anglais publié à Maurice au cours des deux années précédant le prix. La première édition aura lieu en août 2009 en même temps que 10ème anniversaire de la Mauritian Writers' Association et pour cette première les ouvrages publiés entre le 1er janvier 2000 et le 31 décembre 2008 seront considérés. Les auteurs et éditeurs intéressés devront soumettre trois copies de leurs livres. Un auteur peut soumettre le nombre de titres qu'il souhaite. Les textes comprendront différents genres: roman, théâtre, poésie, nouvelles, essais...

Un jury comprenant des membres de renommée internationale sera présidé par le grand poète Alan Perry. La sélection finale des oeuvres aura lieu au pays de Galles. Les entrées seront reçues à la MASA, Sholto Douglas St, Beau-Bassin au 5 janvier 2009, date limite. Pour information supplémentaire téléphoner au secrétariat de la Mauritian Writers Association sur le 9475762 ou à la MASA 2122421.


La santé dans l'assiette

Si l'on sait que notre santé est directement liée à notre alimentation, il ne faut pas oublier que notre assiette est notre allié-santé. Certes bien manger est le meilleur moyen de renforcer son organisme, mais encore, il est bon de savoir que les couverts et la vaisselle influencent aussi notre comportement alimentaire. Selon une étude de l'institut QualiQuanti, l'utilisation d'une vaisselle de qualité nous aide à avoir une alimentation plus équilibrée.

L'étude menée par QualiQuanti autour des effets de la vaisselle sur l'alimentation révèle que les arts de la table ont principalement trois effets sur notre manière de manger. En premier lieu, avec de beaux couverts, on prête plus attention à notre alimentation. Cette étude souligne également que le contenant influence le contenu. De ce fait, on a envie de bien présenter notre assiette. Et pour finir, il ressort qu'avec les arts de la table, les disparités entre les repas s'estompent : on fait moins de déjeuners sur le pouce. Dans le cadre de cette étude qualitative, les sondés ont reçu une nouvelle vaisselle et ont dû rendre compte du changement éventuel de leur comportement à table. Selon les résultats, la qualité des couverts les auraient réconciliés avec le bien manger. Pour commencer, leurs repas se sont allongés de quinze minutes. De plus, ils sont 72% à prendre plus de plaisir à manger. QualiQuanti soutient par ailleurs que la belle vaisselle réduirait aussi les grignotages. En effet, en jouant avec des dimensions d'assiettes plus grandes et donc des portions plus conséquentes, le sentiment de satiété est plus important.

On mange avec la tête

Cette étude démontre également que l'on mange aussi avec la tête. Jean-Michel Cohen, le nutritionniste qui a suivi cette étude, explique que l'homme se nourrit de nutriments mais aussi de signes, de symboles, de rêves et de mythes. Il n'y a qu'à voir en temps de guerre, les gens continuent à se nourrir. Alors qu'en période plus faste, on n'arrive pas forcément à tout gérer… De même, toutes les cultures ont des catégories et des règles alimentaires concernant ce qu'il faut manger et comment il faut le manger. Toutes les cultures fixent aussi un ordre dans le repas. Pourquoi consommer de la soupe avant la viande? Car c'est un moyen de manger des légumes avant d'être complètement rassasié. C'est pourquoi, le bol où l'on met la soupe est fait pour être posé dans l'assiette et non l'inverse… L'art de la table est bien au service de l'équilibre alimentaire. De la même façon, la vaisselle est un calibrage. Par exemple, pourquoi les assiettes à dessert sont-elles plus petites que les assiettes ordinaires? Elles nous donnent des indications sur la quantité à manger. En clair, il revient que la vaisselle est conçue en fonction de nos besoins naturels…


Les plantes aromatiques ont tout bon

Qu'elles soient fraîches ou séchées, les plantes aromatiques agrémentent agréablement la cuisine. Rien ne vaut les plantes aromatiques pour rehausser un plat en toute simplicité. Et c'est sans parler de leurs atouts santé.

L'aneth, l'amie de vos nuits

Déjà utilisée par les médecins de l'Égypte ancienne…, l'aneth est très efficace pour lutter contre les troubles gastriques et ceux du sommeil. Sa consommation est idéale avec du saumon, frais ou fumé, ou du cabillaud. Plus insolite, testez-la en grains avec des écrevisses ou des gambas poêlées. Ajoutez-la aussi dans vos vinaigrettes.

La coriandre, l'herbe tonique

Très apéritive, la coriandre est parfaite pour stimuler la digestion. Fraîche, la coriandre se marie à merveille au cumin ou au curry pour donner une touche exotique à vos plats. Elle est savoureuse avec l'agneau, le bœuf et le poulet. Ajoutez au choix un peu de coriandre fraîche lors de la cuisson d'un plat ou au dernier moment. En grains, elle est idéale pour parfumer rôtis ou salades. Utilisez-la à petite dose, sa saveur est très présente. Pensez-y pour vos marinades.

Le persil source de jeunesse

L'herbe la plus utilisée en cuisine est une championne côté nutrition : truffé de vitamine C, calcium (un des plus forts taux pour les végétaux), fibres, vitamine B9, fer, antioxydants, le persil devrait être un réflexe lorsque vous cuisinez. Dégustez-le frais ou surgelé. À parsemer en fin de cuisson sur viandes et poissons, à ajouter dans vos purées ou vos soupes. La bonne idée - testez le persil frit : plongez-le quelques instants dans une friture très chaude, égouttez-le sur du papier absorbant et servez ces bouchées croustillantes avec vos poissons. Mais attention, la vitamine C se perd à la cuisson...

Le thym antibiotique naturel

La liste de ses atouts est longue… Il a des vertus antibiotiques, antiseptiques et digestives (notamment en infusion). Il est aussi réputé pour stimuler l'appétit et lutter contre la fatigue. C'est l'allié incontournable de vos barbecues, parsemé sur des côtes d'agneau ou de porc. Ajoutez-le aussi sur vos rôtis, dans les farces et les marinades.

L'ail aime notre cœur

L'ail active la circulation sanguine, fait baisser la tension artérielle et des études ont montré qu'il réduisait le taux de mauvais cholestérol.

C'est un rehausseur de goût inégalable… Pensez à ajouter une gousse non épluchée dans l'eau de cuisson de vos pâtes. La bonne idée : croquez quelques grains de café ou de cardamome après un repas fort en ail : un mélange utile pour purifier l'haleine.

La cardamone hyperprotectrice

En médecine chinoise, la cardamome est la grande gagnante contre les maladies intestinales, les gastros… Elle est aussi diurétique. Achetez-la en graines. En poudre, elle s'évente rapidement. Les graines pilées se marient à merveille avec les compotes (notamment pomme et rhubarbe) et confitures, les carottes sous toutes leurs formes mais aussi les viandes blanches un peu fades.


Concert

Atif Aslam à la Citadelle le 18 octobre

Le chanteur pakistanais, Atif Aslam, se produira le 18 octobre, à 19 h, à la Citadelle. Il arrive le 17 octobre en provenance de Abu Dhabi et sera accompagné d'une délégation d'une dizaine de personnes. Baptisé "The Wild Wild West", le concert sera d'une durée de deux heures et comprendra des morceaux et des tubes ayant assuré la réputation du chanteur dont Pehli Nazar (Race), Ba Khuda (Kismat Connection), Woh Lambe (Zeher), Tere Bin (Bas Ek Pal), Doorie et Meri Khani. L'initiative revient à Drams Entertainment Ltd.

Atif Aslam s'est produit le 12 mars dernier, au Champ de Mars dans le cadre de la célébration du 40e anniversaire de l'indépendance et aussi à l'occasion des 24 ans du chanteur. Il n'a pu être apprécié à sa juste valeur en raison de l'heure tardive de son concert et du mauvais temps.

Les organisateurs s'attendent à une foule de 3 500 personnes et deux catégories de billets seront disponibles sur le rézo Otayo et dans les magasins Liquid. Les tarifs sont de Rs 1 500 pour les places VIP et Rs 500 pour les places debout. Une partie des recettes sera versée à des enfants défavorisés de Maurice et de Rodrigues.


Jazz - Le 4 octobre

Le Kreol Jazz Pioneer au CFM

Après s'être produit dans le milieu hôtelier, Le kreol jazz pioneer, groupe de 6 musiciens mauriciens qui se sont inspirés du jazz de la Nouvelle Orléans avant de colorer leur style de séga, de zouk, de soucous ou de rumba, va partager la dixieland music en se produisant le 4 octobre à 19h30, au conservatoire de musique F. Mitterrand, à Quatre-Bornes. Ceci à l'initiative de Showbizz Production Ltd. Ainsi, pendant 90 minutes de concert ininterrompu, le groupe alternera sur scène entre les morceaux de Louis Armstrong, et autres compositeurs. Le Kreol Jazz Pionneers prend naissance en mars 2003 sous la direction de Judex Bambouche qui n'est autre que l'ex-administrateur du Creole Jazz Band de Jean-Marc Fontaine. Le groupe est composé de 6 artistes dont le seul élément féminin se prénomme Mylène Bamboche, qui, en plus de chanter, est aussi connue comme étant la première femme banjoïste de l'océan Indien et probablement d'Afrique. Les billets sont en vente à Rs 225, à travers le Rézo O'tayo sur le 466 99 99. Un billet spécial incluant concert et dîner buffet ouvert au Gold Crest Hotel est proposé à Rs 650.


Photos de mode

Reines de beauté au Tamassa

Parvathy Omanakuutan, Miss India World 2008 et Radha Brambhatt, Miss India Britain 2008 seront à l'hôtel Tamassa du 26 au 30 septembre. Les deux reines de beauté auront de séances photos pour les robes haute couture de Lida O'Reilly. La styliste mauricienne travaille actuellement sur des créations pour habiller Miss India 2008 et Miss India Great Britain. La presse internationale sera présente à maurice pour couvrir le déplacement des miss.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 28 septembre 2008