L'Etat a consenti à dédommager le couple Josiane
et Maurice Tostée des suites de leur arrestation arbitraire
dans le cadre de l'affaire du meurtre de Vanessa Lagesse. Six
ans de cela, le couple avait entré une affaire en Cour
Suprême pour réclamer des dommages de Rs 52,5 millions
à l'Etat.
C'est après une bataille légale qui aura duré
six ans entre les Tostée et l'Etat que ce cas a connu un
dénouement vendredi. L'Etat a offert Rs 3 millions à
Maurice Tostée et Rs 1 million à son épouse
Josiane. L'affaire a été entendue devant la juge
Rehana Mungly-Gulbul. L'Etat était représenté
dans cette affaire par Me Iqbal Maghooa, Assistant Parliamentary
Counsel, tandis que les Tostée étaient représentés
par Me Maxime Sauzier.
Réagissant après ce dénouement, Josiane Tostée
a fait ressortir qu'elle était satisfaite que l'Etat s'est
rendu compte du préjudice qu'ont subi son époux
et elle-même. Cependant, elle ne compte pas s'arrêter
de chercher la vérité au sujet du meurtre de sa
fille Vanessa. Meurtre qui, sept ans plus tard, n'a toujours pas
été résolu.
Dans leur plainte, Maurice Tostée avait affirmé
avoir été insulté et brutalisé par
la police après son arrestation, tandis que son épouse
avait, pour sa part, fait état de son arrestation et de
sa détention jugées abusives.
Retrouvé mort au fond d'un ravin
Le mystère demeure entier
Une semaine s'est écoulée depuis la découverte
macabre du corps carbonisé de Navinchandra Ram Awotar,
à bord de son van, dans le lit de la rivière Balisson.
A ce stade de l'enquête policière, la thèse
de Foul Play est évoquée avec persistance,
compte tenu des conclusions du Dr Satish Boolell. Cependant, des
Scene of Crime Officers (SOCO), ont évoqué,
pour leur part, la thèse de l'accident de la route, thèse
qui, pour beaucoup, ne tiendrait pas la route. La famille du défunt,
pour sa part, privilégie, elle aussi, la thèse du
Foul Play et souhaite que les coupables soient punis.
Homme sans histoires, Navinchandra Ram Awotar ne comptait pas
d'ennemis, selon sa famille. Il n'avait pas de soucis apparents
et se faisait une joie à l'idée de marier sa fille,
Vemee, 29 ans, l'année prochaine. Travailleur et économe,
Navinchandra, qui travaillait comme chauffeur à la municipalité
de Port-Louis, avait également amassé denier après
denier dans le but de construire une maison. La construction de
celle-ci avait, du reste, commencé, dans un nouveau morcellement
à Union Park. La dernière fois que sa fille Vemee
et son épouse Geeta l'ont vu en vie, c'était le
vendredi 19 dernier. Il était revenu à la maison
après son travail et avait emmené ses chiens chez
le vétérinaire. Puis vers 17h45, il s'était
rendu sur son terrain à Union Park dans le but de surveiller
les matériaux de construction sur son terrain. Il n'a donné
aucun signe de vie depuis.
Cependant, selon les éléments d'informations communiqués
par la famille Awotar à la CID de Rose-Belle, menée
par l'inspecteur Goolaup, Navinchandra avait l'habitude, en revenant
de son terrain, de faire halte dans une boutique du coin, histoire
de prendre un verre. Ce serait après son passage à
la boutique que le drame se serait joué. Du côté
des enquêteurs, l'inspecteur Goolaup et son équipe
ont, dans la semaine, multiplié les sorties afin de rassembler
le maximum d'informations sur les whereabouts de la victime
durant les heures précédant sa mort. Le puzzle reste
toujours à être reconstitué.
Pour rappel, les restes de Navinchandra Ram Awotar avaient été
retirés de sa fourgonnette calcinée samedi dernier.
L'autopsie effectuée par le Dr Boolell avait établi
qu'il était mort des suites d'un "shock following
blunt blow to the neck". Le n° 1 du département
médico-légal a également été
catégorique sur ce point: la victime était déjà
morte avant d'être immolé. Pour leur part, des SOCO
ont évoqué, quant à eux, la thèse
de l'accident de la route. Ils auraient laissé entendre,
pour leur part, qu'il se pourrait que le défunt ait pu
perdre contrôle de son véhicule, avant de finir sa
course dans le lit de la rivière. Thèse à
laquelle la majorité des enquêteurs ne souscrit pas,
compte tenu de la distance entre la route Royale et le lit de
la rivière Balisson, distance longue de plusieurs kilomètres.
"Si une telle chose s'était produite, la fourgonnette
aurait rencontré maints et maints obstacles sur sa route
et n'aurait certainement pas fini au fond de la rivière..."
Hier soir
Une Ferrari endommagée sur l'autoroute à Réduit
Une Ferrari
de couleur rouge a été endommagée lors d'un
spectaculaire accident de la route dans les environs du pont Fareed
Muttur sur l'autoroute à Réduit dans la soirée
d'hier. Selon les premières informations recueillies auprès
de sources policières, le chauffeur de cette voiture s'est
fait soigner au Princess Margaret Orthopaedic Centre (PMOC) dans
la soirée d'hier.
Des dispositions avaient été prises peu après
l'accident pour que la Ferrari soit enlevée de l'autoroute
dans les meilleurs délais. Vu le nombre de gagdets et l'attrait
de cette voiture, les proches du propriétaire ont cru bon
de la ramener au poste de police le plus proche, soit celui de
Rose-Hill dès hier soir pour davantage de sécurité.
Une enquête policière a été ouverte
en vue d'établir les circonstances de cet accident de la
route survenu vers les 20 heures, hier.
Hier matin
Un Suédois de 23 ans tué dans un accident
Un violent accident de la route survenu très tôt
hier matin à Cité Vallijee a fait un mort, un Suédois,
âgé de 23 ans et installé à Maurice
depuis une dizaine d'années. L'état des deux véhicules,
notamment celui de la voiture dans laquelle avait pris place Kunal
Rishi Eriksson, donne une indication de la violence inouïe
du choc. La voiture a été transformée en
un véritable amas de vieilles ferrailles alors que l'avant
du van a été complètement endommagé.
L'accident avait eu lieu vers les 5 heures, hier matin, aux environs
du garage de la United Bus Service à Cité Vallijee.
Malgré les secours prodigués par les premiers témoins,
la victime devait succomber à ses graves blessures. La
police a ouvert une enquête sur les circonstances de cet
accident fatal.
Affaire Mythical Man
L'un des suspects arrêtés justifie l'exécution
en ces termes: "Souval la ti pe tro soufer"
La boucherie dont a été victime l'ex-coursier
Mythical Man a continué, cette semaine, à faire
couler beaucoup d'encre et continue de susciter l'indignation.
Dernier élément en date à verser au dossier
et non des moindres: la Mauritius Society for the Prevention of
Cruelty to Animals (MSPCA) aurait été au courant
de la présence d'un cheval maltraité à Vallée
des Prêtres depuis avril. Selon des particuliers, qui travaillent
dans la région, ils ont averti à plusieures reprises
la MSPCA du fait que le cheval en question était victime
de jets de pierres quotidiens, voire même à plusieures
reprises par jour. Mais rien n'a été fait. D'autre
part, les éléments de la CID de Port-Louis sud,
menés par l'assistant surintendant de Police (ASP) Yeshwant
Kallee, ont déjà procédé à
quatre arrestations dans cette affaire. Le principal suspect,
Mohamad Kuedar Mathurah, est le seul à être encore
détenu. La cour débattra de sa remise en liberté
sous caution demain, lundi. Un des suspects, Ilfaan Keramuth,
a, lors de son interrogatoire par la police, justifié l'exécution
du cheval en ces termes: "Souval la ti pe tro soufer"
"J'ai personnellement appelé la MSPCA durant le
mois d'avril afin de les avertir de la présence d'un cheval
maltraité sur le flanc de la montagne de Vallée-des-Prêtres.
Je travaille à deux pas, et je peux affirmer que ce cheval,
qui, lorsqu'il venait d'arriver, était en forme et en bonne
santé, a subi beaucoup de méchancetés. Des
imbéciles lançaient des pierres dans sa direction
tous les jours, et des fois, à maintes reprises quotidiennement",
a fait comprendre un particulier à Week-End.
Ce dernier, de même que ses collègues, affirment
avoir appelé la MSPCA à plusieures reprises afin
de dénoncer cet état de choses "qui était
tout simplement révoltant".
Cependant, soutient notre interlocuteur, à chaque fois,
à la MSPCA, on nous disait qu'on ne pouvait rien faire
à propos de ce cheval, "faute de moyens de transport"
adéquat. Notre interlocuteur s'est dit encore plus choqué
en regardant les images de la vidéo. "Je me suis
dit que je connaissais ce cheval et j'ai été encore
plus révolté, parce que nous avons tenté
de faire quelque chose à ce sujet. Mais, malheureusement,
la MSPCA n'a rien fait. Mythical Man aurait peut être encore
été en vie aujourd'hui si nos appels de détresse
avaient été entendus et prisent en considération",
tempête-t-il. Ce témoignage corrobore la version
des faits du propriétaire du cheval. Selon ce dernier,
Mythical Man souffrait de blessures à la jambe et lesdites
blessures avaient fini par s'infecter. Ces blessures auraient
été causées par... des jets de pierre.
Du côté de la MSPCA, personne n'a souhaité
répondre à nos sollicitations par rapport à
cet élément d'information.
Caution
D'autre part, le Main Suspect dans cette affaire, exécuteur
présumé du cheval, à savoir Mohamad Kuedar
Mathurah, est le seul d'un groupe de quatre amis à être
encore en détention. Cet habitant de Camp-Yoloff, âgé
de 25 ans, comparaîtra en cour de Port-Louis demain, lundi,
dans le cadre d'une motion de remise en liberté sous caution
logée en son nom par son homme de loi, Me Raouf Gulbul.
Selon son homme de loi, sur un plan strictement légal,
la détention de son client est injustifiée. "Il
n'y a aucune raison de le maintenir en détention, puisque,
pour l'instant, l'enregistrement en question n'a pas de valeur
légale. L'auteur du clip est inconnu, l'on ne sait si les
images diffusées sur internet sont originales, authentiques,
ou fabriquées de toutes pièces", a-t-il
déclaré à Week-End.
Lors de l'interrogatoire de Mohamad Kuedar Mathurah, ce dernier
a tout simplement fait valoir son droit au silence en disant aux
enquêteurs: "Mo pena narien a reponn lor sa zafer
la". Selon son homme de loi, c'est logique que son client
se soit prévalu de son droit au silence, puisqu'il n'y
aucune preuve légalement acceptable à son encontre.
C'est aux enquêteurs et à la poursuite, affirme Me
Gulbul, de venir établir l'authenticité du clip
vidéo. Cependant, Mathurah a été incriminé
par ses trois amis qui ont aussi été arrêtés
en marge de cette affaire. Ils sont: le propriétaire du
cheval, Sabir Joomunally, un palefrenier de 25 ans, Mohammad Ramizally
Bhugaloo, 18 ans (Il est le premier suspect à avoir été
arrêté, voir Week-End de dimanche dernier)
et Ilfaan Keramuth, 18 ans également.
Tro soufer
Ces trois suspects ont répondu aux questions des enquêteurs
relativement à ce qui s'est réellement passé.
Le suspect Bhugaloo a fait comprendre aux enquêteurs qu'il
avait entendu une conversation entre Sabir Jomunally, le propriétaire
du cheval et Mohamad Kuedar Mathurah. Selon la teneur de cette
conversation, le propriétaire avait demandé à
Mathurah d'exécuter Mythical Man. Bhugaloo a ensuite fait
ressortir qu'il avait découvert la carcasse calcinée
d'un cheval sur le flanc de la montagne de Vallée-des-Prêtres.
Il y avait, du reste, conduit les enquêteurs sur les lieux
samedi dernier.
Suite à la conversation qu'il dit avoir entendue entre
Jomunally et Mathurah, Bhugaloo aurait demandé à
ce dernier s'il avait effectivement brûlé Mythical
Man. Mohamed Kuedar Mathurah lui aurait confirmé la chose.
Bhugaloo dit avoir également aidé Mathurah à
enterrer les restes calcinés. Un autre suspect appréhendé,
Ilfaan Keramuth, a avoué que c'était lui qui tenait
les rênes du cheval quand Mohamad Kuedar Mathurah a égorgé
Mythical Man à l'aide d'un sabre. Keramuth a, du reste,
justifié cet acte en faisant ressortir que Mythical Man
souffrait d'une infection incurable à la patte et que son
exécution a eu lieu parce que "souval la ti pe
tro soufer".
D'autre part, depuis quelques jours, une pétition intitulée
"R.I.P Mythical Man" peut être signée
sur internet. Les signataires de la pétition peuvent également,
s'ils le souhaitent, laisser un commentaire auprès de leur
signature. Cette pétition veut interpeler le gouvernement
et les organisations militant en faveur de la protection des animaux
sur la nécessité de durcir les lois existantes.
La pétition peut être signée et les commentaires
laissés par les signataires peuvent être lus à
l'URL suivant:
http://www.PetitionOnline.com/040186/