ECONOMIE
Le chaos planétaire !
Dans cet imbroglio occasionné par l'effrondement de l'économie
mondiale avec des dépôts de bilan de nombreuses institutions
monétaires américaines, les petites nations, comme
la nôtre, seront les plus à plaindre avec des conséquences
néfastes pour nos sources de développements économiques.
Les piliers sur lesquels repose notre ordre économique,
à savoir les espaces que nous occupons dans les domaines
du textile, du tourisme, de l'agro-industrie, sont si tributaires
de facteurs exogènes, que nous risquons de subir les conséquences
de ces marasmes venus d'ailleurs.
S'il est vrai que sur le plan de la finance, nos capitaines d'industrie
s'efforcent de rassurer la communauté des affaires, voire
financières, il n'en demeure pas moins qu'en raison des
actifs étrangers - les sociétés pétrolières,
la construction automobile, les ordinateurs, l'équipement
électrique, les télécommunications, l'alimentation,
la chimie et la pharmacie - nous ne saurons échapper aux
difficultés d'adaptation qui frappent, aujourd'hui, les
grandes et moyennes puissances.
Assistons-nous à une mort lente du libéralisme longtemps
prônée par le capitalisme international ? Pendant
longtemps, le libéralisme économique a été
au centre de tous les débats. Cette notion a assuré
la plus grande liberté de décision des entreprises
et des places financières et avec sa formule décentralisée,
elle a pu représenter une assurance contre les erreurs.
Le libéralisme a, aussi, assuré le développement
optimal des branches, dans sa version technocratique, et, par
conséquent, la création la plus efficace de richesses.
Le libéralisme a affirmé un principe de concurrence,
mais, en réalité, il a opéré dans
un champ stratégique d'actions économiques qui supposait
une élucidation des atouts, le choix de leur jeu, la minoration
des conséquences défavorables ou le rejet sur un
"assureur" de risques.
Le libéralisme profite aux forts, et, par conséquent,
il rend les pauvres plus pauvres encore. Il brise le ressort des
faibles et les soumet à l'inertie d'un destin technologique
qu'ils subiront par apathie ou rejetteront dans une révolte
irraisonnée...
Nos sociétés sont en crise - la mondialisation oblige
- et elles ne sont plus placées sous la domination de l'argent.
Puisque l'argent n'est plus roi ... Il nous reste à penser
que l'homme peut se sauver lui-même, en combattant la résurgence
des intégrismes, du racisme et de l'individualisme forcené.
La paupérisation de l'Etat-providence met la politique
en situation d'échec et la démocratie en état
de fragilité. Notre société a besoin de se
spécialiser dans l'humain, afin qu'une société
plus harmonieuse émerge de la marche chaotique de celle
que nous connaissons aujourd'hui. Et qui est, désormais,
d'ordre planétaire !
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é d i t o r i a l
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WEEK-END --- dimanche 28 septembre 2008
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