s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 31 août 2008



 
Consommation - Prix: effet éphémère et illusoire
 
Infrastructures et transport - Land Transport Authority: le projet de loi présenté en décembre
 
Environnement - Les Mauriciens se mobilisent pour combattre les affiches sauvages
 
Education secondaire — Pour "non respect" de l'accord de lundi - Nouvelle menace de désobéissance civile pour mardi et mercredi dans les collèges d'Etat
 
Trafic sur l'autoroute - Embouteillage assuré !
 
Parc automobile - 45 nouveaux véhicules sur nos routes chaque jour
 
Déposition consignée au poste de police de Pailles - "Des chiens torturés et tués pour être mangés", selon PAWS
 
L'autre visage de l'île - L'"Ecole" pour handicapés de Montagne-Longue
 
Environnement - Les Mauriciens se mobilisent pour combattre les affiches sauvages
 
PRCPA, nouvelle association - Regrouper les professionnels de la communication
 
Syndicat du primaire - Ashik Junglee reprend son poste de conseiller technique
 
Messe de la Saint Louis - Père Gérard de Fleuriot: "La corruption est maudite par Dieu"
 
Le Antoinette Prudence Educational Award Scheme - La famille Prudence demande une révision des conditions
 
Ganesh Chaturthi 2008 — le 3 septembre, à Moka - Célébration au niveau national, au Maharashtra Bhawan
 
L'Arya Sabha organise une conférence internationale
 
Nécrologie - Décès de Raj Chuttur


Consommation

Prix: effet éphémère et illusoire

La stabilisation ou la légère baisse des produits de base tels que le lait, le riz ou l'huile comestible ne laisse certes pas les consommateurs insensibles, mais l'effet pourrait non seulement être éphémère, mais aussi illusoire. La cause? Le prix d'autres produits continue, en parallèle, à grimper lentement, mais sûrement. Le poulet, la viande bovine, les pâtes ou encore le fromage en font partie... et sont en passe de devenir un produit de luxe!

Pour les commerçants, en général, le consommateur d'aujourd'hui achète de façon intelligente. Mais il ne gagne pas pour autant d'après les études périodiques conduites actuellement et régulièrement publiées par le Fron travayer sekter privé (FTSP) et l'Institut pour la protection des consommateurs (IPC). Le panier ration continue à coûter plus cher, le pouvoir d'achat, indiquent-ils, continue à baisser. Une famille de quatre personnes à fin juin dépensait Rs 5 114 mensuellement contre Rs 4815 en avril dernier, selon la FTSP, qui fonde son étude sur l'évolution des prix d'une sélection de produits alimentaires identifiés comme essentiels et les moins chers.

Pourtant, des commerçants et des importateurs contredisent cette analyse. "Il y a eu un regain dans le secteur depuis un mois", notent-ils. Les plus avertis attribuent ce regain à des effets combinés : "L'augmentation accordée par le Pay Research Bureau (PRB), la stabilité des prix par rapport aux produits de première nécessité et la réduction des prix de certains produits importés à cause de la baisse de la taxe douanière. Nous pensons que le coût du panier ration en général est resté stable", analyse le responsable d'un hypermarché.

En effet, un kilo de lait coûte moins de Rs 200 actuellement, alors qu'il y a quelques mois, les prix variaient entre Rs 190 et Rs 220. Le riz basmati est resté stable ou coûte sensiblement moins cher. Les importateurs attribuent cette situation à une récolte relativement généreuse au Pakistan aussi bien qu'en Inde. Une brique de jus, qui coûtait toute récemment entre Rs 45 et Rs 50, est vendue sur certains points de vente à moins de Rs 40. Idem pour les biscuits importés. Et même l'huile comestible a enregistré une baisse de Rs 2 cette semaine après une augmentation cumulée de plus de Rs 20 par litre.

Cependant, peu de commerçants n'osent prétendre que cette stabilité pourrait perdurer encore longtemps. Cela va de soi, car les nouvelles ne sont pas très bonnes dans les autres rayons. A part les produits importés tels que les biscuits ou les jus en brique - les nouvelles marques inondent actuellement le marché -, d'autres produits ont fait l'objet de majoration assez inquiétante depuis ces quatre dernières semaines. A l'instar du fromage Kraft, qui a soudainement atteint les Rs 62 - une hausse d'un peu plus de 14 roupies - ou encore les pâtes, dont le prix de certaines marques est passé, sans crier gare, à plus de Rs 80! Ou encore le thon en boîte, qui pourtant est produit localement, coûte près de Rs 40. Sans oublier les saucisses, dont certaines marques locales, frôlent les Rs 100.

Il y a d'autres raisons de s'inquiéter lorsqu'on constate que les plus gros exportateurs indiens de la viande bovine, particulièrement le buffalo (bison), vont majorer à nouveau leur prix entre 5% et 10%. "Ceci est basé sur l'augmentation du prix global de la viande bovine récemment. Le prix de la viande de buffalo a bondi d'environ 18% depuis l'année dernière en raison de la hausse du coût de la production et la demande croissante du monde entier. Le prix de la viande buffalo sera donc plus élevé dans le marché mondial", expliquent les exportateurs indiens qui approvisionnent principalement le marché asiatique et local.

Le même argument prévaut en ce qu'il s'agit du poulet qui, depuis 18 mois, n'a pas cessé d'augmenter. Certes les marges ont varié entre 5% et 10%, mais la hausse cumulée sur un kilo de poulet frais ou frigorifié tourne autour de plus de Rs 12 par kilo. Aujourd'hui, pour s'offrir un poulet entier, comme on le dit dans le jargon mauricien, il faut compter au moins Rs 150. C'est pour dire que certains produits sont en passe de devenir de véritables produits de luxe. "Nous le concédons", avouent les importateurs aussi bien que les commerçants, "de manière générale, la consommation du poulet et de la viande a baissé. Ces augmentations sont grandement liées au coût des matières premières et des carburants qui ont presque doublé."

Conséquence : le prix du poulet sera prochainement revu à la hausse et celui de la viande bovine à la fin du mois.


Infrastructures et transport

Land Transport Authority: le projet de loi présenté en décembre

Le temps presse au ministère des Infrastructures publiques et du Transport. Hormis les conditions définies par la Banque Mondiale pour financer la réforme du secteur du transport et des infrastructures routières, le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, Rasheed Beebeejaun, tient également à aller jusqu'au bout du calendrier remanié pour mener à bien ce projet de réforme. Jeudi, il a réitéré sa volonté de lancer le projet de Land Transport Authority (LTA) le plus rapidement possible, en annonçant que le projet de loi sera présenté au Parlement en décembre de cette année. C'était lors d'une rencontre avec les représentants syndicaux qui, pour leur part, se disent contre l'institution de la LTA qui entraînera la fusion de la National Transport Authority (NTA), la Road Development Authority et la Traffic Management and Road Safety Unit (TMRSU).

Le volet administratif de ce projet de réforme concerne principalement la fusion de ces trois départements en un seul organisme, chargé de prendre sous ses ailes toutes les activités et les projets liés au transport et aux infrastructures routières. Le calendrier pour la mise à exécution de ce plan réforme ayant été remanié, le vice-Premier ministre a ainsi annoncé que le projet de loi sera définitivement présenté en décembre prochain à l'Assemblée nationale. Jeudi dernier, après deux réunions entre les syndicalistes et les cadres du ministère, il a présidé cette rencontre au cours de laquelle il n'a pas caché que la LTA figurait parmi une de ses priorités.

D'ailleurs, la prochaine étape dans la mise en place de ce projet est le recrutement d'un consultant qui aura pour tâche de définir la structure administrative de la LTA et le rôle et les responsabilités des différents départements concernés. Le consultant devrait ainsi être nommé d'ici fin septembre. Ce dernier aura également pour responsabilité de définir le rôle et les fonctions du Chief Executive Officer (CEO) qui, selon les indications, devrait être un étranger qui sera sélectionné à l'issue d'un appel de candidatures international. Selon d'autres éléments recueillis, la LTA ne tombera plus sous la Public Service Commission (PSC) et de la Pay Research Bureau (PRB) concernant les conditions et critères d'emploi.

En attendant, les syndicalistes ont à nouveaux fait part de leurs préoccupations relativement à ce projet de réforme, exigeant certaines garanties concernant le respect des conditions d'emploi une fois la LTA opérationnelle. "Nous avons abordé plusieurs points avec le ministre, même si nous avons dit que nous n'étions pas d'accord avec ce projet. Par exemple, nous sommes tombés d'accord pour que les travailleurs soient représentés sur le Board par deux membres désignés par nous et non par le gouvernement. Nous avons également évoqué les questions de recrutement et les conditions d'emplois qui, d'après le projet de loi et les garantis du ministre, ne devraient pas être moins favorables", explique Rashid Imrith, président par intérim de la FSSC.

D'après le calendrier établi, les représentants des travailleurs devraient signer un Memorandum of Understanding avec le gouvernement avant la fin de l'année. Une des conditions majeures des syndicats est que les départements concernés aient toutes les ressources nécessaires pour fonctionner. "Nous avons effectivement fait comprendre au ministre qu'il faudrait également identifier les problèmes immédiats de ces départements. Un des problèmes majeurs est le manque de ressources, que ce soit sur plan humain ou financier. Il y a également l'absence de formation. Toutes ces questions devront être abordées en profondeur", a-t-il ajouté.

Prêt de 1,4 milliard

Par ailleurs, il n'y a pas que la réforme administrative du secteur des transports et des infrastructures publiques qui figure au centre des priorités de ce ministère. Les projets identifiés pour régler le problème de congestion routière, la création de nouvelles routes pour soutenir les projets de développement urbain et le développement d'un mode alternatif de transport sont également considérés comme des priorités. Il reste que les procédures administratives et les conclusions d'études attendues risquent de retarder sérieusement les échéances, sans compter que les obstacles majeurs tels que l'acquisition des terres, l'évacuation des squatters ou encore l'impact sur l'environnement risquent d'alourdir les procédures administratives. Cela s'applique surtout pour le PL Ring Road, la Terre-Rouge/Verdun/Ebene Link Road et l'extension et l'agrandissement de la route de Wooton-Belle-Rive-Quartier Militaire.

La Banque mondiale en fait d'ailleurs mention dans un de ses rapports d'évaluation des projets sous l'Environmental Urban Transport Project. Ce document fait état des conditions auxquelles le gouvernement devrait remplir afin de bénéficier d'un prêt de l'ordre de Rs 1,4 milliard pour plusieurs projets d'infrastructures routières. Dans cette perspective, une des conditions est l'introduction d'un système de péage dans le sillage des projets de Port-Louis By-pass, dont la Port-Louis Ring Road et le Harbour Bridge.

Dans ce programme de financement, à partir de ce prêt de la Banque mondiale, près de Rs 120 millions devraient être consacrées au projet de LTA en vue de développer des programmes de formation et des structures susceptibles de renforcer la gestion de cet organisme. Des études devraient également être conduites pour le projet de Bus Rapid Transit et la réforme de secteur des taxis en vue de mettre un terme aux systèmes de transports illégaux.


Environnement

Les Mauriciens se mobilisent pour combattre les affiches sauvages

La campagne a bien décollé. C'est le cas de le dire, avec la participation de plusieurs milliers de Mauriciens - jeunes et moins jeunes - qui ont mis la main à la pâte pour décoller les affiches sauvages qui pullulent à travers l'île. À l'initiative du ministère du Tourisme, en collaboration avec le ministère des Administrations Régionales, le ministère de l'Environnement et la NDU, la campagne "Décollé pas collé", visant à nettoyer tous les sites à travers l'île envahis par les affiches et les posters, a été mobilisé les Mauriciens autour d'une même cause : l'environnement.

Le coup d'envoi de la campagne "Décollé pas collé" a été donné jeudi dernier par le ministre du Tourisme, Xavier Duval, lui-même, soutenu par les candidates au titre de Miss Mauritius cette année. Les étudiants ont emboîté le pas le lendemain, s'attelant à enlever les affiches dans leur voisinage. Et les forces vives, associations, conseils de village et de district et municipalités, ont ensuite pris le relais dans leurs localités respectives. Scouts, girl guides, clubs de jeunesse, la société civile, les compagnies de nettoyage, les établissements hôteliers, les pompiers, les compagnies de transport et les corps paraétatiques, entre autres, étaient également partie prenante de ces trois journées anti-affiches, qui s'est poursuivie durant le week-end. Et une équipe de plus de 200 employés du secteur cannier a également pris part à cette campagne nationale "Décollé pas collé". Les compagnies sucrières autour de l'île ont mobilisé des équipes d'employés, et ont mis à la disposition des autorités des camions-citernes et autres groupes électrogènes, afin d'aider à nettoyer les villages avoisinants. Le nettoyage concerne des abribus, murs, colonnes ou tout autre surface recouverte d'affiches et de posters sauvages. À l'aide de seaux d'eau pour mouiller les affiches sauvages et de grattoirs pour les enlever, les participants ont décollé les affiches qui enlaidissent le paysage mauricien. Les abribus seront repeints. L'objectif de cette campagne visant à ce qu'il n'y ait plus aucune affiche sauvage sur nos murs, a pour finalité l'embellissement de notre pays. Une démarche qui servira à réduire la "pollution visuelle" ou tout autre type de pollution ayant trait à l'utilisation de l'affichage papier. Le ministère du Tourisme souhaite que Maurice, destination touristique de luxe, ne ressemble pas à une poubelle. Le ministère compte ainsi sensibiliser la population à l'importance de la protection de l'environnement et ainsi promouvoir une meilleure qualité de vie.

Nouveaux règlements approuvés par le Cabinet ministériel

Dans ce contexte, le Conseil des ministres a approuvé, vendredi dernier, les nouveaux règlements au Environment Protection Act de 2002. Ces règlements visent, entre autres, à combattre l'affichage sauvage, soit l'élimination des affiches qui sont collées n'importe où. L'Environment Protection (Affixing of Posters) Regulations fera de l'affichage sauvage un délit punissable par la loi, les contrevenants étant susceptibles d'être condamnés à Rs 50 000 d'amende pour un premier délit et à une amende de Rs 250 000 en cas de récidive. D'autres règlements concernent entre autres, l'interdiction stricte d'apposer des affiches dans des lieux publics autres que les endroits spécifiquement désignés à cet effet par une collectivité locale ou par la Road Development Authority. De même, toute affiche destinée à être apposée dans un lieu public devra obligatoirement porter le nom de l'imprimeur et du distributeur ou le nom du commanditaire.


Education secondaire - Pour "non respect" de l'accord de lundi

Nouvelle menace de désobéissance civile pour mardi et mercredi dans les collèges d'Etat

Alors que l'on avait le sentiment que la hâche de guerre avait été enterrée après l'accord intervenu tard dans la soirée de lundi, voilà que les syndicats du secondaire privé s'agitent à nouveau avec, notamment, une nouvelle menace de désobéissance civile, mardi et mercredi. C'est plus particulièrement dans les collèges d'Etat que la grogne se manifeste, de nouveau : le syndicat des enseignants des collèges d'Etat, la Government Secondary Schools Teachers Union (GSSTU) contestant le fait que le ministère soit revenu sur un certain nombre de dispositions de l'accord de lundi.

M. Narendranath Gopee, président de la GSSTU, qui parle au nom de quelque 5000 enseignants de l'Etat, explique que depuis la conclusion de l'accord au terme d'une session de négociations-marathon, la situation a dégénéré. "Contrairement à ce que veut faire accroire le ministre, les enseignants ne sont pas contre l'idée de travailler jusqu'à 15h00 pour peu que le ministère élabore un travail positif qu'ils seraient appelés à abattre entre 14h20 et 15h00", explique-t-il.

Or, poursuit le président du syndicat, les enseignants trouvent déjà le temps pour la correction des épreuves et la préparation des notes. Pour lui, la question que les enseignants ne sont pas chauds à l'idée de travailler jusqu'à 15h00 "ne se pose pas".

"Nous sommes, par exemple, disposés à faire des "remedial classes" ou encore à nous pencher, par exemple, sur des problèmes d'étudiants victimes de maltraitance. Mais, pour ce faire, il faut que ces étudiants soient là et que le ministère définissent le travail et non pas nous demander de rester, inutilement, 40 minutes de plus".

Selon M. Gopee, dans le cas des collèges d'Etat, les dispositions de l'accord conclu, lundi, ont été, entre-temps, modifiées. "Il nous est maintenant interdit de quitter le collège à 13h00 même si nous avons les deux dernières périodes de libres au risque que cela ne soit déduit de nos "casual leaves". Pour ce qui concerne la pratique de pouvoir quitter l'enceinte du collège durant le temps libre, il est, maintenant, demandé aux enseignants d'obtenir la permission des recteurs".

Selon le président de la GSSTU, cette dernière disposition pose problème dans la mesure où il arrive souvent que les recteurs s'absentent, eux-mêmes, pour des réunions au ministère. "Que fera un enseignant dans ce cas s'il doit quitter l'enceinte de l'école? Où se situe le problème si un enseignant quitte l'enceinte du collège pendant son temps libre s'il s'assure d'être de retour quand on a besoin de lui en classe?", se demande Narendranath Gopee.

M. Gopee affirme, par ailleurs, que la pratique de permettre aux enseignants ayant deux périodes de libre en fin de journée de quitter l'établissement à 13h00 date d'une vingtaine d'années du temps où M. Armoorgum Parsuramen était ministre de l'Education. Il explique que cela faisait partie d'un accord entre les syndicats et le ministère. "En échange, nous avions accepté de faire le registre des présences".

N'assurer que la seule tâche d'enseigner

"Il n'y a jamais eu d'abus d'utilisation du Movement Book", assure le président du syndicat des enseignants de l'Etat. Par réaction à ce que le syndicat estime être la "volte-face" du ministère, depuis vendredi déjà, une première mesure a été prise pour demander aux enseignants de l'Etat de ne plus s'adonner à l'exercice de contrôle des présences des étudiants. "Nous avons demandé à nos membres de ne plus faire le registre de présences".

M. Gopee affirme que dans les jours qui viennent, les enseignants des collèges d'Etat ne vont se limiter qu'à la seule tâche d'enseigner. "Nous demanderons aux enseignants de démissionner des associations de parents d'élèves (PTA). Les chefs de départements démissionneront des Pedagogical Committees. Les Senior Teachers ne feront plus partie du Management Team. Nous ne ferons plus d'extra curricular activities, ni n'assurerons-nous de la collecte des contributions des PTAs".

Mais le plus gros morceau des mesures de riposte reste le recours à deux journées de désobéissance civile mardi et mercredi prochains. "C'est l'obstination du ministère et la violation de l'accord de lundi qui nous a amené à ce point de non-retour. Nous ne négocierons pas. Nous exigeons, dorénavant, que le ministère mette, noir sur blanc, les points de l'accord conclu dans la soirée de lundi. Nous viserons le document et si seulement il correspond à ce qui a été agréé, nous reviendrons sur notre mot d'ordre".

M. Gopee explique qu'il a eu une conversation téléphonique avec le ministre Dharam Gokhool dans l'après-midi de vendredi et qu'il lui a réclamé un rendez-vous d'une demi-heure pour discuter de ce dossier. "Il a agréé, mais, à hier après-midi, j'attendais encore sa confirmation. Qu'il démontre sa bonne foi!". Mais pour la GSSTU, seul un document où les points de l'accord conclu, lundi, auront été inscrits "noir sur blanc" permettra, ultimement, de décanter la situation. Surtout que, déclare M. Gopee, le Permanent Secretary du ministère lui aurait déclaré, vendredi matin, que le ministère "ne cèdera pas". Ce qui, dit-il, est "inconçevable".

Pour sa part, l'Union of Private secondary Employees (UPSEE), qui défend les intérêts des quelque 2000 enseignants des collèges privés non-confessionnels se dit, dans l'ensemble, "satisfaite" que quelque 80% des responsables de collèges privés respectent les dispositions de l'accord conclu lundi. Mais ce syndicat ne compte pas, pour autant, baisser les bras et entend se battre pour que l'ensemble de ses membres aient satisfaction dont quelque 300 enseignants de MEDCO travaillant pour l'Etat et qui se retrouvent dans la même situation que les enseignants des collèges d'Etat.

Pour son président, Yahya Paraouty, le ministère a fait preuve de "mauvaise foi" en revenant sur les dispositions de l'accord de lundi dans le cas des enseignants de l'Etat. "Des recteurs et rectrices de collèges d'Etat ont dicté leur loi et veulent faire la pluie et le beau temps", déplore M. Paraouty. L'exécutif de l'UPSEE s'est réuni d'urgence, hier après-midi et a décidé, en solidarité avec, d'une part, ses membres les moins chanceux et, d'autre part, les enseignants des collèges d'Etat, d'inviter les enseignants des collèges privés à prendre un jour de congé, mercredi prochain, 3 septembre.

"Nous leur demandons de venir à 9h00 à l'IVTB House à Phoenix. Cet appel est étendu au "non-teaching staff" de même qu'aux étudiants. Que l'accord de lundi soir soit étendu à tous. Le gouvernement doit mettre de l'ordre. Ce qui s'applique au privé doit l'être aussi pour l'Etat". Les quatre syndicats concernés par la question, à savoir la GSSTU, l'UPSEE, la MGI Employees Union et l'Education Officers Union tiennent une conférence de presse conjointe demain matin à 11h00 au siège de la FSSC pour faire le point et préciser les mots d'ordre qui seront donnés.


Trafic sur l'autoroute

Embouteillage assuré !

Les grincements de dents sont de plus en plus fréquents depuis l'extension de la troisième voie sur l'autoroute aux heures de pointe le matin et la réorientation du trafic au niveau de Réduit. "La situation a empiré", font remarquer des automobilistes qui, depuis cette semaine, se trouvent pris dans nombre d'embouteillages, alors que les autorités, elles, semblent vouloir persister dans la même direction. Entretemps, la durée des trajets en bus ou en voiture vers la capitale s'est considérablement allongée.

Mise en œuvre depuis trois semaines, cette nouvelle mesure aurait eu un effet inverse sur la circulation. Des experts du domaine et certains policiers seraient du même avis. "Durant les deux premières semaines, la circulation s'était surtout dégradée sur la troisième voie. Mais depuis le début de cette semaine, le problème s'est généralisé. Toutes les voies sont bloquées. Cela prend beaucoup plus de temps que d'habitude pour atteindre Port-Louis ", disent-ils.Pour de nombreux automobilistes, il faut compter entre 15 et 30 minutes additionnelles afin d'atteindre la capitale, cela dépendant du point de départ. Dans la conjoncture, quelque deux heures sont nécessaires pour effectuer le trajet Curepipe/Port-Louis ou Vacoas/Port-Louis. Entre Rose-Hill et Port-Louis ou Trianon et la capitale, le trajet peut s'étaler sur une heure et demie par temps d'embouteillage."Avant li ti ankor supportable ki roule lor ene sel lane entre Caudan jusqu'à Port-Louis. Aster là nou perdi entre 15 et 20 minutes en plus à partir Montagne Ory parce qui nous bizin re rabatte lor ene seule lane encore une fois", constate un automobiliste.

Les doléances fusent de toutes parts. Les automobilistes venant de St-Pierre auraient également fait part de leurs difficultés pour rallier l'autoroute depuis que cette mesure a été mise en application. Du côté des autorités, les techniciens en matière de circulation routière refusent de commenter cette nette dégradation de la situation aux heures de pointe. "C'est une mesure qui a été mise à l'essai. Nous compilons les résultats pour évaluer son impact sur le trafic", disent-ils.


Parc automobile

45 nouveaux véhicules sur nos routes chaque jour

Maurice fait définitivement partie du hit-parade des pays ayant une densité routière surélevée avec la croissance que connaît le parc automobile depuis ces dernières années. Durant ce dernier semestre, le pays a d'ailleurs enregistré un nombre record de véhicules sur les routes, soit 8 200 véhicules contre 7 000, l'année dernière, à pareille période. Cette tendance maintenue, la flotte de véhicules dans le pays devrait atteindre les 350 000 avant la fin de l'année. A juin de cette année, le nombre de véhicules circulant sur nos routes se chiffrait à 342 344.

Autant dire que, au train où évolue le parc automobile et en attendant l'extension du réseau routier, les 2020 kilomètres de routes risquent d'être insuffisants pour accommoder tous les véhicules de l'île. Car c'est un nouveau cap que le pays franchira à la fin de l'année, les experts estimant que le point de saturation a d'ores et déjà été atteint. Si l'on tient en compte uniquement les voitures et véhicules utilitaires, le chiffre s'élève déjà à 150 000 unités.

Comparativement aux cinq dernières années, c'est la première fois que la barre de 5 000 nouveaux véhicules (voitures et utilitaires) est traversée en un semestre. A titre d'exemple, l'année dernière, les chiffres du Bureau central des statistiques (BCS) indiquaient que le pays enregistrait l'arrivée de 20 nouveaux véhicules chaque jour. Or, durant ce dernier semestre, c'est 29 nouveaux véhicules qui circulent sur nos routes chaque jour. Et pour la flotte en général - qui comprend bus, deux roues, camions, voitures, vans -, c'est 45 nouveaux véhicules qui s'y ajoutent chaque jour. En un mois, cela fait 1 350 véhicules.

Pourtant, en juin 2005, le nombre de véhicules n'avait pas encore traversé la barre des 300 000 unités. Les chiffres du BCS indiquaient un total de 297 992. En trois ans, 44 352 nouveaux véhicules ont été mis sur nos routes, soit une hausse de 14%. Parmi les nouveaux, il faut cependant compter ceux qui ont été remis sur les routes. Le nombre est assez insignifiant comparativement aux véhicules nouvellement enregistrés, dont ceux tombant dans la catégorie neuve et "reconditioned". Il faut relever à ce niveau que les concessionnaires de véhicules neufs ont de plus en plus la cote comparativement à ceux qui commercialisent les véhicules de seconde main retapés. A titre d'exemple, 2 501 voitures neuves ont été vendues durant les six premiers mois de l'année contre 1 781 en 2005.

Comme indiqué plus haut, la flotte du pays au complet représente 342 444 véhicules - voitures, véhicules utilitaires, camions, vans, autobus, motocyclettes ou encore cyclomoteurs. Le nombre total de véhicules, selon la même tendance, devrait avoisiner les 351 000 approximativement à la fin de cette année. Selon le BCS et sur la base des chiffres fournis par la National Transport Authority (NTA), cela représente une augmentation nette de 8 199 par rapport à fin de décembre 2007, date à laquelle le nombre de véhicules enregistrés s'élevait à 334 145. Ainsi, entre janvier et juin 2008, on note l'arrivée de 10 587 véhicules, parmi lesquels 7 175 sont des véhicules neufs et 2 974 des véhicules de seconde main.

Cette croissance interrompue de la flotte automobile, indiquent les experts, devrait se répercuter sur la qualité de la circulation routière qui continue à se dégrader à cause d'une utilisation à outrance de la voiture particulière et le retard accumulé dans les projets de créer et d'étendre le réseau routier.


Déposition consignée au poste de police de Pailles

"Des chiens torturés et tués pour être mangés", selon PAWS

Selon un des enquêteurs : "Certains ne réalisent pas que ce qui est légal dans leur pays ne l'est pas forcément à Maurice. Maltraiter un animal est un délit punissable par la loi ici"

Un vétérinaire de PAWS souligne, dans sa déposition, avoir été menacé de mort

À l'île sœur, selon le site de National Geographic, des chiens errants utilisés comme appât à la pêche aux requins

Rien que d'y penser donne la chair de poule. Des chiens de race seraient à la base d'un trafic, seraient maltraités, puis tués dans le but d'être... consommés. C'est ce qui ressort de la teneur d'une déposition consignée en début de semaine au poste de police de Pailles par le président de la Protection of Animals Welfare Society (PAWS), Sam Narraina Poullé. Ce dernier s'était, au préalable, rendu à Anse Courtois, Pailles, sur un site de construction, occupé par des travailleurs chinois, et ce suite à des renseignements troublants à l'effet que plusieurs chiens maltraités y avaient été aperçus. Le président de PAWS dit également avoir été menacé de mort lors de sa descente des lieux. Une enquête policière a été ouverte au sujet de toute cette affaire. Tout cela alors que le site web de National Geographic fait état du fait que, non loin de chez nous, à la Réunion, des chiens errants sont utilisés comme... appâts pour ferrer des... requins. Week-End a enquêté.

Qui n'a jamais entendu dire à Maurice que certains consommaient de la viande de chien ? Mais, depuis lundi, la police a ouvert une enquête sur de très sérieuses allégations allant dans ce sens. Comment cette affaire a-t-elle vu le jour ? Le président de PAWS, qui est également vétérinaire de profession, dit avoir reçu des renseignements troublants en provenance de témoins oculaires, concernant des pratiques qui auraient lieu sur un site de construction.

"Des témoins ont affirmé que des chiens étaient torturés par des travailleurs étrangers. Ces témoins ont entendu des coups, suivis de hurlements de douleurs. Certains ont vu, dimanche dernier, une livraison de cinq chiens, au site en question. Ces chiens ont tous été traînés en cuisine. À partir de là, il était plus que nécessaire d'aller vérifier sur place", fait ressortir Sam Narraina Poullé.

Des ouvriers mauriciens qui effectuaient, pour leur part des heures supplémentaires sur ce site de construction, déclarent qu'ils auraient même aperçu des ouvriers chinois portant des vêtements maculés de sang chasser un chien en fuite, visiblement blessé.

Lors de sa visite sur le site lundi, le président de PAWS dit avoir été menacé de mort par un des ouvriers chinois. Alors qu'il était sur place, Sam Narraina Poullé dit avoir vu des travailleurs chinois embarquer deux chiens dans un camion. "J'ai clairement vu des chiens qui étaient traînés jusqu'au camion. L'un d'entre eux, un berger allemand, a été violemment projeté contre le véhicule. J'étais outré", déclare-t-il. Sur le moment, le président de PAWS a eu la présence d'esprit de prendre une photo. Lorsqu'il a demandé aux travailleurs chinois de quoi il en retournait, ces derniers l'auraient menacé de mort.

De son côté, le vigile mauricien qui est en charge de la surveillance du site de construction, laisse entendre qu'il aurait déjà assisté à des scènes barbares, où des chiens de race étaient massacrés à coups de pelle. Il n'en fallait pas davantage pour pousser le président de PAWS à aller de l'avant en consignant une déposition au poste de police de Pailles.

Surveillance

Mardi, les représentants de PAWS se sont de nouveau rendus sur le site de construction, cette fois en présence d'officiers de la Mauritian Society for the Prevention of Cruelty against Animals (MSPCA) et du ministère du Tourisme. Là, ils y rencontrent le propriétaire du site de construction, qui laisse entendre que les chiens appartiennent à la compagnie et qu'ils y sont uniquement affectés à la surveillance du site. Le propriétaire leur aurait aussi laissé entendre que d'autres chiens surveillent d'autres sites, notamment à Petite-Rivière et Albion.

À la demande de PAWS de voir les chiens, les ouvriers chinois les ont conduits, dans un premier temps, à Petite-Rivière. Là-bas, à l'arrivée des représentants de PAWS, un berger allemand aurait littéralement disparu sous un amas de briques. Ce qui a poussé encore plus à penser que des chiens étaient maltraités. Cinq autres bergers allemands adultes étaient aussi sur place. À Albion, les représentants de PAWS n'ont vu qu'un seul chien, mais celui-ci était attaché à l'aide d'une corde épaisse. En dépit des menaces reçues, PAWS compte effectuer des descentes des lieux régulières sur ces trois sites, afin de s'assurer du bien-être des animaux.

Du côté de la MSPCA, toute cette affaire est prise avec des pincettes, même si, suite à la déposition du président de PAWS, un représentant de la MSPCA en a fait de même. Le secrétaire de la MSPCA, Farook Khoodoruth, indique pour sa part : "À ce stade, rien ne prouve que les chiens sont consommés par les travailleurs étrangers. La police a ouvert une enquête, et c'est à elle de déterminer si c'est réellement le cas." Cependant, la MSPCA compte effectuer un contrôle régulier des sites occupés par les travailleurs chinois.

Au niveau des enquêteurs, toute cette affaire est prise avec beaucoup de sérieux. "Tout en ne préjugeant pas de l'issue de l'enquête policière, l'on peut dire les choses suivantes : les allégations sont graves et une enquête est en cours. À Maurice, il faut réaliser une chose : maltraiter un animal est un délit punissable par la loi. Il existe certains pays où manger un animal domestique n'est pas un délit. Mais certains doivent réaliser que ce qui est légal et acceptable dans leur pays ne l'est pas forcément chez nous", a confié un des enquêteurs à Week-End en fin de semaine.

Selon nos recoupements, suite à la déposition consignée par Sam Narraina Poullé, les policiers de Pailles ont effectué une descente sur le site d'Anse Courtois.


Maltraitance de chiens : la Réunion décriée par National Geographic

Pas loin de chez nous, à l'île de la Réunion, des chiens et chats - vivants et morts - seraient utilisés par des pêcheurs amateurs pour appâter les requins C'est ce que soutient le très sérieux National Geographic dans un article publié sur son site internet. L'article cite également Reha Hutin, président de l'association parisienne 30 millions d'amis, qui a dépêché sur place une équipe de tournage afin d'obtenir des preuves directes. Cette équipe est revenue avec trois cas fixés sur pellicule.

Selon l'article publié sur le site de National Geographic, citant Reha Hutin, il existerait environ 150 000 chiens errants à la Réunion. Ces chiens et aussi des chats, seraient jetés en pâture aux requins, avec des hameçons accrochés aux pattes et aux truffes. Dans un cas mentionné par Reha Hutin, un vétérinaire réunionnais, basé à St-Denis, a eu l'occasion de traiter un chien sauvé de cette mort atroce. C'était un chien âgé de six mois environ, avec un gros hameçon à la truffe. Le chien en question, qui avait été rapporté comme perdu par ses maîtres, avait été attrapé par un des pêcheurs de requins.

Pour sa part, Stéphanie Roche, de la Fondation Brigitte Bardot, souligne qu'il y a eu des cas du genre à la Réunion, mais que la pratique d'utiliser des chiens comme appâts n'y est pas courante. Il est à noter que l'ambassade de France à Washington a émis, depuis 2005, un document officiel condamnant sans réserve l'utilisation d'animaux domestiques comme appâts pour requins, et qu'une telle chose était illégale sur tous les territoires et départements français.

Toujours en 2005, un Réunionnais, Jean Claude Clain, alors âgé de 51 ans, avait été condamné à une amende avoisinant Rs 200 000 par la cour. La police avait découvert un chiot de sept mois dans sa cour, avec trois hameçons au museau et aux pattes.

Fabienne Jouve, du Groupement de Réflexion et d'Action pour l'Animal (GRAAL), avait alors déclaré que le cas Clain n'était pas isolé. "Chaque semaine, on retrouve un chien avec des hameçons aux corps, ou des chats morts, en partie mangés par les requins sur les plages". Selon le GRAAL, ces pratiques relèvent "de la barbarie".

L'article de National Geographic peut être consulté à l'URL suivant :

http://news.nationalgeographic.com/news/2005/10/1019_051019_dogs_sharks_2.html


L'autre visage de l'île

L' "Ecole"pour handicapés de Montagne-Longue

Il existe dans le village de Montagne-Longue une "école" à nulle autre pareille. Il s'agit de l'Ecole pour handicapés de l'Association of Disability Service Providers. Une ONG fondée et portée à bout de bras par Patchamah Ullagen, une Mauricienne qui est en train de remuer les montagnes afin de faire construire une vraie école spécialisée pour les handicapés de la région.

C'est, une fois que ses enfants arrivés en fin de cycle au collège et que Patchamah Ullagen se retrouve avec du temps libre, qu'elle décide de se consacrer au travail social en lançant une association féminine à Montagne-Longue. Elle se rend bien vite compte que ses efforts pour regrouper les villageoises se heurtent à un problème dont elle n'avait pas conscience. Plusieurs de ces villageoises ne peuvent participer aux réunions parce qu'elles ne savent que faire de zenfant la. Mme Ullagen se rend alors compte que ce terme désigne des enfants handicapés dont les familles ne parlent pas et qui sont souvent enfermés dans leurs maisons. Elle décide alors de modifier son projet social : au lieu de proposer des activités aux villageoises, elle va monter une association pour s'occuper des enfants handicapés, ce qui libèrera les mamans. Pour ce faire, elle va suivre une formation à l'APEIM avant de créer l'Association of Disability Service Providers et se lancera dans l'ouverture d'un day care centre pour enfants handicapés, en 2003. Le conseil de village de Montagne-Longue accepte de mettre à la disposition - provisoire - de l'ONG, son village hall pendant la journée. Pour financer les activités de l'école, Patchemah Ullagen se lance dans le parcours du combattant des ONG : la chasse aux sponsors. Elle frappe à toutes les portes possibles et imaginables, raconte mille fois son projet et ses besoins, reçoit des encouragements, mais peu d'aides concrètes. Suffisamment quand même pour ouvrir le day care centre avec, au départ, quinze enfants du village auxquels viendront s'ajouter, au fil des années, d'autres enfants venant des villages avoisinants. Car, dans tout le Nord du pays, il n'existe, avec l'ADSP, que trois écoles pour les enfants handicapés. Cinq ans plus tard, le nombre d'élèves fréquentant le day care centre de Montagne-Longue - qui, en fait, fonctionne comme une école spécialisée -, est de 35 enfants handicapés âgés de 5 à 27 ans. Si le nombre d'élèves a doublé, l'école est toujours installée "provisoirement" dans le village hall. Quelques placards pour séparer la petite salle en deux et une pièce qui sert de bureau, cuisine, de débarras et des toilettes, constituent le day care où les élèves passent la journée. Après les cours, la salle redevient village hall où les habitants se réunissent pour participer à des réunions ou pour jouer au carromou, aux dominos et lire le journal. Pour son budget de fonctionnement et les - maigres - salaires de ses cinq employés, l'ADSP dispose de Rs 200 par élève données par le ministère de l'Education, de quelques dons et de la générosité de sponsors qu'il faut sans cesse solliciter. Si le day car centre était classé école spécialisée, la somme allouée par le ministère de l'Education, à chaque élève, pourrait doubler ou même atteindre Rs 1000 par mois, ce qui donnerait plus de moyens à l'ADSP. Mais pour des raisons que personne ne semble pouvoir expliquer, l'ADSP, tout en faisant le travail d'une école avec un curriculum à respecter, est classée day care jusqu'à nouvel ordre. Depuis cinq ans. Comme quoi, toutes les conventions internationales, affirmant que les enfants handicapés ont les mêmes droits que les autres enfants - et certaines signées par Maurice - ne sont pas mises en pratique dans le quotidien. Dans la même veine, il faut souligner que des demandes écrites faites aux ministères de la Sécurité Sociale et de la Santé, depuis 2004, pour qu'un médecin vienne rendre visite une fois par mois aux élèves du day car centre, n'ont pas encore obtenu de réponses. De quoi se dire que dans ce pays, les handicapés ont un traitement à part. Pas dans le sens positif.

Envers et contre la lourdeur bureaucratique et l'indifférence que l'on manifeste trop souvent aux handicapés, Mme Ullagen va continuer son combat. D'autant plus que les premiers résultats sont encourageants. Les élèves d'ADSP, qui étaient autrefois des enfants solitaires, enfermés dans le silence, commencent à s'éveiller au contact d'autres enfants. Pour la plupart de leurs parents, c'est un autre enfant, éveillé, transformé, commençant à respecter les autres, à acquérir des règles de base qui revient du day care centre. Consciente que son association ne peut grandir dans une salle prêtée provisoirement, ni admettre d'autres élèves faute de place, Mme Ullagen soumet une demande au ministère des Terres pour l'obtention d'un terrain dans le village afin d'y faire construire une vraie école spécialisée. Pour pouvoir faciliter l'intégration sociale et psychologique de ses élèves, elle demande une portion de terrain à côté de l'école primaire du village. La demande est agréée en mars de cette année et le ministère des Terres met à la disposition de l'ADSP une portion de 224 mètres carrés pour la construction de l'école. Les plans du bâtiment, à un étage, avec cinq salles de classes, deux grandes salles multi-fonctions, une cuisine et un coin douche/toilettes, sont dessinés par un bénévole. Pensant qu'un tel projet ne peut qu'être soutenu par les autorités, l'ADSP demande à la National Development Unit de nettoyer le terrain obtenu, de couper les arbres qui poussent dessus et de faire construire une clôture. La NDU répond que ces travaux ne sont pas de son ressort et suggère à l'ADSP de s'adresser au conseil de district. Son parcours l'ayant appris à ne jamais baisser les bras, Mme Ullagen et les membres de son ONG ont multiplié les démarches pour obtenir la somme nécessaire à la construction de l'école. L'ampleur de la tâche ne fait que stimuler Mme Ullagen. "A partir de pas grand-chose, nous avons réussi à créer et faire fonctionner un day car centre qui s'occupe de 35 enfants handicapés. Avec l'expérience acquise, notre volonté de venir en aide aux plus démunis de la société et la solidarité des Mauriciens, je suis sûre qu nous parviendrons à rassembler les fonds nécessaires pour la construction de l'Ecole des handicapés de Montagne-Longue."

Une bonne et belle histoire à suivre...

Selon les estimations, la construction de cette école spécialisée et son équipement coûtera Rs 3 millions. Pour le moment, l'ADSP ne possède pas le premier sou de cette somme. Un comité pour aider l'ADSP à trouver le financement nécessaire pour la construction de l'Ecole pour handicapés de Montagne-Longue est en voie de formation. Elle est pour le moment animée par le Dr Marie-Claude Ng, qui est en train se faire une réputation - méritée - de spécialiste pour la levée de fonds pour les projets sociaux des ONG. Des dossiers seront envoyés aux entreprises mauriciennes pour leur demander de participer aux projets et des activités organisées pour lever les fonds nécessaires. Ceux qui souhaiteraient contribuer, d'une façon ou d'une autre, à la réalisation de ce projet peuvent téléphoner sur le 208 3365.


Environnement

Les Mauriciens se mobilisent pour combattre les affiches sauvages

La campagne a bien décollé. C'est le cas de le dire, avec la participation de plusieurs milliers de Mauriciens - jeunes et moins jeunes - qui ont mis la main à la pâte pour décoller les affiches sauvages qui pullulent à travers l'île. À l'initiative du ministère du Tourisme, en collaboration avec le ministère des Administrations Régionales, le ministère de l'Environnement et la NDU, la campagne "Décollé pas collé", visant à nettoyer tous les sites à travers l'île envahis par les affiches et les posters, a été mobilisé les Mauriciens autour d'une même cause : l'environnement.

Le coup d'envoi de la campagne "Décollé pas collé" a été donné jeudi dernier par le ministre du Tourisme, Xavier Duval, lui-même, soutenu par les candidates au titre de Miss Mauritius cette année. Les étudiants ont emboîté le pas le lendemain, s'attelant à enlever les affiches dans leur voisinage. Et les forces vives, associations, conseils de village et de district et municipalités, ont ensuite pris le relais dans leurs localités respectives. Scouts, girl guides, clubs de jeunesse, la société civile, les compagnies de nettoyage, les établissements hôteliers, les pompiers, les compagnies de transport et les corps paraétatiques, entre autres, étaient également partie prenante de ces trois journées anti-affiches, qui s'est poursuivie durant le week-end. Et une équipe de plus de 200 employés du secteur cannier a également pris part à cette campagne nationale "Décollé pas collé". Les compagnies sucrières autour de l'île ont mobilisé des équipes d'employés, et ont mis à la disposition des autorités des camions-citernes et autres groupes électrogènes, afin d'aider à nettoyer les villages avoisinants. Le nettoyage concerne des abribus, murs, colonnes ou tout autre surface recouverte d'affiches et de posters sauvages. À l'aide de seaux d'eau pour mouiller les affiches sauvages et de grattoirs pour les enlever, les participants ont décollé les affiches qui enlaidissent le paysage mauricien. Les abribus seront repeints. L'objectif de cette campagne visant à ce qu'il n'y ait plus aucune affiche sauvage sur nos murs, a pour finalité l'embellissement de notre pays. Une démarche qui servira à réduire la "pollution visuelle" ou tout autre type de pollution ayant trait à l'utilisation de l'affichage papier. Le ministère du Tourisme souhaite que Maurice, destination touristique de luxe, ne ressemble pas à une poubelle. Le ministère compte ainsi sensibiliser la population à l'importance de la protection de l'environnement et ainsi promouvoir une meilleure qualité de vie.

Nouveaux règlements approuvés par le Cabinet ministériel

Dans ce contexte, le Conseil des ministres a approuvé, vendredi dernier, les nouveaux règlements au Environment Protection Act de 2002. Ces règlements visent, entre autres, à combattre l'affichage sauvage, soit l'élimination des affiches qui sont collées n'importe où. L'Environment Protection (Affixing of Posters) Regulations fera de l'affichage sauvage un délit punissable par la loi, les contrevenants étant susceptibles d'être condamnés à Rs 50 000 d'amende pour un premier délit et à une amende de Rs 250 000 en cas de récidive. D'autres règlements concernent entre autres, l'interdiction stricte d'apposer des affiches dans des lieux publics autres que les endroits spécifiquement désignés à cet effet par une collectivité locale ou par la Road Development Authority. De même, toute affiche destinée à être apposée dans un lieu public devra obligatoirement porter le nom de l'imprimeur et du distributeur ou le nom du commanditaire.


PRCPA, nouvelle association

Regrouper les professionnels de la communication

La Public Relations and Communications Professional Association (PRCPA) est une nouvelle association qui regroupera les professionnels de la communication et des relations publiques. Les représentants de communication de plusieurs compagnies se sont réunis, vendredi, à l'hôtel St-Georges, Port-Louis, afin de procéder à son lancement.

La Public Relations and Communication Professionals Association vise à regrouper les principaux concernés afin d'organiser des forums de réflexion et de discussions. Le Dr Ajit Pathak, Chairman de la Public Relations Society of India (PRSI) était invité pour l'événement.Selon Jean Marie Richard, directeur de la société Imagine et président de la PRCPA, "nous notons de plus en plus que les jeunes intègrent massivement ce domaine. Nous allons avec beaucoup de réflexion organiser des formations pour les jeunes, notamment en ce qui concerne la maîtrise des leadership skills entre autres". Il ajoute que l'île Maurice se tourne très rapidement vers la communication et qu'il faudra perfectionner ce secteur pour plus de résultats. La nécessité d'une association pour fournir une formation professionnelle aux jeunes est primordiale si Maurice veut gagner du terrain au niveau international, selon M.Richard.

Par ailleurs, l'association entend promouvoir des forums internationaux. "Le but derrière ces forums est d'apprendre les nouvelles tendances de communication au niveau international et de les intégrer dans la société mauricienne", affirme le président de l'association.


Syndicat du primaire

Ashik Junglee reprend son poste de conseiller technique

A la demande unanime des nombreux enseignants, la General Purpose Teachers' Union (GPTU) a, de nouveau, fait appel à Ashik Junglee pour reprendre son poste de conseiller technique. La GPTU compte sur son apport pour consolider ses assisses auprès des enseignants General Purpose. Ashik Junglee a déjà préparé un dossier afin de contester certaines recommandations du Pay Research Bureau (PRB). Opposée également à l'abolition prévue de l'enseignement de l'informatique dans les écoles à partir de la rentrée 2009, la GPTU se prépare à la résistance.

Le malaise entre la direction de la GPTU et Ashik Junglee est dissipé. Le syndicaliste s'était retiré en tant que conseiller technique de la GPTU, en avril dernier, suite à une divergence d'opinions avec la GPTU. Les propos qu'il avait tenus par rapport au cas de l'agression d'une enseignante de Mahébourg par une mère d'élève n'auraient pas fait l'unanimité au sein du syndicat. Mais depuis samedi dernier, à la demande unanime du comité exécutif de la GPTU, Ashik Junglee a repris son poste de conseiller technique au sein de l'union. Ashik Junglee s'est déjà armé pour contester le rapport PRB. La GPTU conteste, en effet, la création d'un seul grade Educator pour les enseignants General Purpose et Langues orientales sans au préalable élaborer un cahier de charges équitable avec un partage égal des responsabilités, de workload et d'heures d'enseignement entre les deux grades. Selon la GPTU "la création d'un seul grade portera un rude coup aux perspectives de promotion au grade de Deputy Head Teacher (DHT) pour les General Purpose Teachers, car un plus grand nombre d'enseignants seront éligibles pour un poste inadéquat de postes DHT". Ce syndicat considère par ailleurs que le PRB a été mal inspiré concernant la compensation des enseignants pour leurs allocations Literacy et Numeracy en allouant un seul increment additionnel. La GPTU avance que, calculé sur un taux de 7 % recommandé par le PRB 2003, ces allocations auraient dû revenir en 2008 selon la même formule à Rs 8 00 et Rs 1 200 pour les enseignants. Or, estime la GPTU, avec un increment additionnel, les enseignants sont compensés à une somme maximale de Rs 8 00. "Ce qui constitue une sérieuse anomalie qui devrait être corrigée par l'octroi d'un minimum de deux increments additionnels", fait ressortir la GPTU.

Dans un autre contexte, la GPTU est d'avis que les mock exams tenus la semaine dernière dans la zone 4 pour les standards V et VI ont été un stresse inutile pour les élèves à la veille des examens. Selon la GPTU, "le moment n'était pas opportun. Il aurait fallu accorder une flexibilité et une liberté aux enseignants pour mettre en confiance leurs élèves en préparant des mock exams selon le contexte de l'école et le niveau des élèves". Ce syndicat, opposé à l'abolition prévue de l'enseignement de l'informatique dans les écoles à partir de la rentrée 2009, indique également qu'il déclenchera bientôt une résistance. Cette décision du ministère ne tient pas, estime la GPTU, vu que notre pays aspire à devenir une cyberîle. Pour ce syndicat, certes, les enseignants doivent utiliser davantage l'outil informatique afin de moderniser et de faciliter l'apprentissage, mais pour en arriver là, les élèves devront avoir, au préalable, des pré-requis en connaissance de base de l'informatique.


Messe de la Saint Louis

Père Gérard de Fleuriot: "La corruption est maudite par Dieu"

"La corruption est maudite par Dieu" a déclaré le père Gérard de Fleuriot lundi en la cathédrale dans son homélie lors de la messe de la Saint Louis. Pour cette messe solennelle célébrant le Saint Patron du diocèse catholique et de la cité, l'église accueillait, de nouveau, les plus hautes autorités civiles dont le président de la République, sir Anerood Jugnauth, le Premier ministre p.i., le Dr Rashid Beebeejaun, le leader de l'opposition, M. Paul Bérenger, le lord-maire de la capitale, M. Fritz Thomas ainsi que des ministres et des députés.

C'est autour du thème de l'Etat de droit qu'il que le concevait Saint Louis, roi de France (1226-1270) que s'est axé l'homélie du père de Fleuriot. "Promouvoir l'Etat de droit (…) c'est (…) le meilleur moyen d'assurer la justice et l'égalité (…). Je suuis uun mauvais citoyen si je fais passer en priorité mon intérêt personnel, les intérêts de ma famille ou de mon groupe", devait-il, notamment, expliquer. Pour le prédicateur, le choix est clair: vivre dans un Etat de droit "où l'Etat fait des lois qui s'appliquent à tous et auxquelles nul ne peut se soustraire" ou vivre en sous-développé. "Ouvrons notre pays au vrai progrès qui est celui de l'Etat de droit et non à la magouille", a-t-il plaidé. Citant encore l'exemple de Saint Louis (Louis IX), le père de Fleuriot devait dire que le progrès qu'apporte l'Etat de droit "exige une éducation de qualité pour réguler l'opinion publique. Une éducation basée sur la réflexion "et non le 'par coeur'". Mais tout aussi important dans la construction de l'Etat de droit c'est la lutte contre la corruption. "La corruption est maudite par Dieu. L'argent extorqué par ce vol est un argent sale et Dieu ne pourra jamais pardonner un vol sans que la chose volée ne soit restituée à son légitime propriétaire", a encore dit le père de Fleuriot. Evocation aussi de la "mauvaise presse" qu'ont les hommes politiques aux yeux du public, en général. "Ils sont abondamment critiqués. (…) On les soupçonne de toutes sortes de magouilles au détriment des petites gens ou de l'Etat. Ces opinions ne sont pas toujours justifiées mais faute de preuves, on dit alors: 'pas de fumée sans feu…" Appel, en conclusion, à tous les citoyens de travailler ensemble avec les fonctionnaires et les responsables politiques pour faire de la République un Etat de droit "où sont bannies magouilles et corruptions". "Faisons-le sans tarder avant que les scandales aux multiples rebondissements ne tracent sur nous des stigmates indélébiles".


Le Antoinette Prudence Educational Award Scheme

La famille Prudence demande une révision des conditions

En avril de cette année, l'Assemblée Régionale de Rodrigues décidait d'instituer un award pour rendre hommage à feue Antoinette Prudence pour son travail dans le secteur éducatif. Mais les conditions attachées à cet award vont à l'encontre des objectifs et de la philosophie d'Antoinette Prudence en matière de pédagogie. C'est ce qu'affirme la famille de la disparue dans la lettre ouverte qu'elle adresse au Chef Commissaire de Rodrigues en lui demandant de revoir les conditions attachées à cet award.

"La famille de feue Antoinette Prudence apprécie que l'Assemblée Régionale de Rodrigues ait reconnue la contribution de cette dernière dans le secteur éducatif à Rodrigues et tout le travail quelle a accompli au sein de l'Education Catholique avec le soutien de différents partenaires, c'est-à-dire la Commision de l'Education et le ministère de l'Education. On se souvient quelle s'est battue corps et âme pour que l'éducation respecte les réalités rodriguaises favorisant ainsi l'épanouissement total de l'enfant, pour une éducation qui ne marginalise personne et qui respecte toute la vie de l'enfant : son environnement, sa culture, son identité, son rythme de développement entre autres

Quand nous avons appris l'introduction de l'Antoinette Prudence Education Award Scheme parmi les mesures budgétaires, nous avons voulu avoir des informations à ce sujet. Une correspondance a été adressée au Chef Commissaire au début d'avril 2008, lui demandant de confirmer l'appellation de cet award et ses attributions /critères. Malheureusement, nous n'avons reçu aucune réponse. Bien au contraire, nous avons appris que les écoles ont été informées par le biais de circulaires de la Commission de l'Education et que les critères pour l'allocation de cet award sont définis comme suit :

(1) Meilleure école au CPE-Rs 25 000

(2) Ecole ayant obtenue le meilleur résultat comparé à celui de l'année dernière-Rs15 000

(3)Meilleure Classée ayant un meilleur pourcentage de réussite - Matériel Scolaire pour une valeur maximale de Rs 10 000

(4) 10 meilleures garçons/filles - Allocation mensuelle de Rs 500 pendant 7 ans.

Nous sommes tristes, mêmes écœurés, de constater que (1) la petite bourse refait surface (ii) que seulement les CPE sont concernés par cet Award. Et nous nous posons la question de savoir comment encourager les enfants les plus pauvres et les moins performants et demandons si l'égalité des chances tant prônée par Antoinette est-elle prise en considération. ?

Nous tenons à souligner que l'esprit de compétition dans le système éducatif est contre la philosophie d'Antoinette Prudence et n'est pas en cohérence avec la pédagogie inclusive...

Pour être fidèle à la mémoire d'Antoinette Prudence qui a toujours lutté pour une éducation qui répond aux aspirations de l'enfant rodriguais, nous demandons au Chef Commissaire de reconsidérer le contenu de cet award.

Eliane Prudence pour la famille


Ganesh Chaturthi 2008 - le 3 septembre, à Moka

Célébration au niveau national, au Maharashtra Bhawan

La Mauritius Marathi Mandali Federation célèbre le Ganesh Chaturthi, au niveau national, le mercredi 3 septembre, au Maharashtra Bhawan, à Moka. Hommage sera rendu au dieu éléphant à travers des prières, des chants pieux et un spectacle culturel, à 15 h, auquel participera le Premier ministre, Navinchandra Ramgoolam. Des activités locales seront au programme jusqu'à 20 h.

Le lendemain, jour de la fête, une procession quittera le Maharashtra Bhawan, à 14 h, pour se rendre à Bain des Dames, Cassis, pour la cérémonie d'immersion des statuettes en glaise de Ganesha.

Ganesha, le Dieu de la sagesse et de l'intelligence et celui qui détruit les obstacles, est vénéré le quatrième jour après la nouvelle lune. A travers des prières, les dévots invoquent la grâce et le pardon du Dieu Ganesha. Chaque année, les dévots fabriquent des statuettes de Ganesha en terre molle dont la taille peut varier, que l'on installe chez soi et à qui on offre des offrandes pendant plusieurs jours avant la fête. Et ensuite, on les emporte à la mer, à la rivière, et au lac pour les submerger et les laisser cérémonieusement se dissoudre.

Le jour de la fête, la statuette de Ganesha est transportée en procession dans une atmosphère de piété à un cours d'eau où elle est immergée. En chemin, les dévots entonnent: Ganapati Bappa Morya Pudsha Varsa Laoker Ya (O Seigneur, nous te saluons, reviens vite l'année prochaine). Arrivés à destination, les dévots entrent dans le cours d'eau jusqu'au cou et plongent la statuette en clamant: Morya! Morya! Morya! avec respect et dévotion.

Selon la légende, Parvati, l'épouse de Shiva façonna une forme humaine et lui donna vie. Ainsi, Ganesha vit le jour. Parvati lui confia la surveillance de sa résidence. Lorsque le mari de Parvati, Shiva s'amena, il se vit interdire l'accès par Ganesha. Lors de la confrontation qui s'ensuivit, Shiva décapita Ganesha. Pour se réconcilier avec Parvati, Shiva ordonna à ses serviteurs de lui apporter la tête de la première créature vivante qu'ils rencontreraient. On lui apporta une tête d'éléphant que Shiva greffa au tronc de Ganesha redonnant vie à ce dernier.


L'Arya Sabha organise une conférence internationale

Le mouvement Arya Sabha organise une conférence internationale, du 4 au 7 septembre, au Collège DAV, à Morcellement Saint-André. Les activités dans le cadre de cette conférence débutent ce soir, avec une réception et un programme au Arya Samaj de Mahébourg. Plusieurs délégués étrangers sont attendus à Maurice dont le professeur Ramprakash et les représentants du Kenya, du Canada, des Pays-Bas, des Etats-Unis, de la Grande-Bretagne et du Pakistan.

Le Premier ministre, Navinchandra Ramgoolam sera l'invité d'honneur pour le début des travaux jeudi. Il procèdera au lancement d'un magazine souvenir. Les différents intervenants se pencheront sur la nécessité de maintenir la forme à travers un régime végétarien, des exercices et la prévention et le traitement des maladies non transmissibles. Satyaveyash Faugoo, le ministre de la Santé adressera un message aux délégués.

La journée du 5 septembre sera consacrée à la spiritualité, les vedas et la paix mondiale.

Le 6 septembre, les délégués se pencheront sur les fléaux qui affectent la société dont l'alcoolisme et le jeu du hasard (gambling).

L'invité d'honneur pour la clôture de la conférence, le 7 septembre, sera la VPM et ministre des Finances, le Dr Rama Sithanen. Il y aura aussi l'intervention du président de l'Arya Sabha, Satyadeo Peerthum et l'adoption des résolutions.


Nécrologie

Décès de Raj Chuttur

Nous avons appris le déçès de M. Subash Chandrasingh Chuttur survenu subitement, le mardi 27 août dernier. Celui qui répondait au prénom familier de Raj, était une figure incontournable dans l'entourage immédiat du leader du Parti travailliste, le Dr. Navin Ramgoolam, lorsque ce dernier se lança dans la politique active au début des années 90.

Haut cadre dans le domaine des relations publiques, Raj Chuttur a travaillé de nombreuses années durant au sein du groupe hôtelier Beachcomber. Ses funérailles ont été suivies par de nombreuses personnalités du monde politique. Parmi ceux venus lui rendre un dernier hommage, figuraient le président de la République, sir Anerood Jugnauth, du leader de l'opposition, M. Paul Bérenger, de nombreux ministres et députés de la majorité et de l'opposition.

Raj Chuttur laisse derrière lui sa veuve, Leela, et ses deux enfants Kevin et Navina.

De la part de toute sa famille.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 31 août 2008