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Le MMM à Mahébourg vendredi
Les arguments communaux en faveur de Rama Valayden dénoncés
Après Bar Chacha, le mercredi 20 août, le MMM
était à Mahébourg, vendredi, pour un meeting
de dénonciation de Richard Duval, d'une part, qui a demandé
et obtenu des facilités VIP à l'arrivée pour
la passeuse de Subutex, Cindy Legallant, et de Vasant Bunwaree,
d'autre part, pour avoir fait passer deux lois industrielles qui
ramènent les travailleurs "au temps de l'esclavage".
Des pancartes réclamant la démission du "ministre
Subutex" et interpelant Richard Duval pour n'avoir pas honoré
sa promesse de donner 25% de ses allocations à ses mandants,
étaient en force à ce rassemblement. Ce meeting,
présidé par Soodesh Roopun, a vu la participation,
entre autres, de Tony Apollon, de Reza Uteem, qui a dit que "Maurice
aurait obtenu une médaille d'or s'il y avait une discipline
olympique sur la fraude et la corruption", et d'Ivan
Collendavelloo, qui a fustigé les trois élus du
No 12 et d'Alan Ganoo.
C'est Rajesh Bhagwan qui a, le premier, critiqué la Tamil
Force pour sa prise de position en faveur de Rama Valayden. Il
leur a demandé : "kot zot ti été
quant ti éna viol enn tifi tamoule par enn activiste politique
et quand Rama Valayden ti diffame Jayen Cuttaree, Veda Baloomoody
et Deven Nagalingum", rappelant aussitôt que, dans
un cas, l'Attorney General a dû payer des dommages et, dans
les deux autres, il a dû offrir ses plus plates excuses.
Paul Bérenger, pour sa part, trouve navrant qu'à
chaque fois que quelqu'un est dénoncé, une organisation
vienne avec des arguments communaux pour dire : "Pa touche
nou Valayden, pas touche nou Duval, pas touche nou Bunwaree et
pas touche nou Chady."
"C'est comme ça que le pays va fonctionner, comme
ça que le pays a dégringolé?", s'est
indigné le leader du MMM. Il a dit, "ki ena loup
garou dans tou kominoté kuma éna bon dimoune. Pa
bizin ko sa kalité kozé-là, li fer du tort
nou pays". Paul Bérenger a assuré que son
parti continuera à dénoncer la fraude, la corruption
et la malpropreté où qu'elles se trouvent.
Ça va se savoir
Le remaniement arrive
Le voyage du Premier ministre aura sans doute servi à quelque
chose. Cela lui a donné du temps et le recul loin des pressions
locales pour cogiter sur la deuxième partie du mandat de
son gouvernement. Pour bien terminer sa mandature, Navin Ramgoolam
songerait sérieusement à un remaniement ministériel.
Il n'y a pas de ministre des Affaires étrangères
à plein temps depuis la révocation de Madan Dulloo
et certains événements récents le poussent
dans la direction d'une redistribution des responsabilités.
Il pourrait profiter, après le jugement de la Cour suprême,
de la nouvelle prestation de serment des ministres et d'une possible
démission forcée de Rama Valayden comme Attorney
General pour nommer un nouveau gouvernement.
Si les cas de Xavier Duval et de Rama Sithanen sont"clear
cut" dans la mesure où ce sont deux élus
qui ont aussi prêté serment comme députés
et qui ont une légitimité populaire, tel n'est pas
le cas pour Rama Valayden qui devra, pour pouvoir être de
nouveau assermenté, "come from scratch" c'est-à-dire
de nulle part. C'est le point de vue de l'ancien président,
Cassam Uteem et qui est soutenu par un certain nombre de légistes.
S'il est contraint de démissionner, Navin Ramgoolam pourrait
profiter pour nommer quelqu'un d'autre comme Attorney General.
Les ministres qui pourraient se voir confier d'autres responsabilités
dans le cadre d'un remaniement sont Dharam Gokhool, James Burty
David, Asraf Dulull, Etienne Sinatambou, bien que des noms de
ministres peu performants sont aussi mentionnés.
SBB possible chief of staff au PMO
Son nom avait été cité au départ de
Kailash Ruhee pour la mission mauricienne à Washington.
En parallèle à son projet de remaniement ministériel,
Navin Ramgoolam songerait à une réorganisation de
ses services pour plus d'efficacité surtout après
les difficultés rencontrées pour retrouver les traces
des demandes de facilités VIP en pleine affaire Subutex.
C'est ainsi qu'il désignerait Sir Bhinod Bacha, qui fait
office de conseiller du ministre du Logement et des Terres, Chief
of Staff. Il pourrait aussi débarquer des conseillers,
nominés politiques, qui n'ont plus leur utilité
à ses yeux.
Eric Guimbeau veut une enquête sur la CMT
Le Deputy Leader du PMSD, Eric Guimbeau, a trouvé un nouveau
cheval de bataille, les activités de la Compagnie Mauricienne
de Textile. Il compte demander à la Mauritius Revenue Authority
d'initier une enquête sur les transactions financières
et comptes de cette compagnie pour les derniers cinq ans et pour
voir s'il n'y a pas eu de financement occulte des partis politiques.
Il n'en revient toujours pas du fait que la CMT a, en sept semaines
seulement, obtenu les 104 arpents de Pas Géométriques
que Bel Air Sugar Estate attend depuis 7 ans.
Un braconnier à Tamarind Falls
Les habitués, dûment autorisés, eux, sont
très étonnés de la présence, tous
les dimanches, depuis quelques temps déjà, d'un
président d'un corps paraétatique et de son frère
à Tamarind Falls avec leurs carabines en mains pour la
chasse et autres exercices. Comme après une escapade, ce
reponsable d'organisme parapublic avait été accusé
de transformer son institution en organisme facilitateur d'union,
certains esprits coquins se demandent si "agence matrimoniale
pa ine transfert dans bois aster".
La CWA diminue la facture d'un industriel
Cet industriel a été constamment dans l'actualité
ces derniers temps. Il a accumulé un gros retard dans
le paiement de ces factures d'eau et aurait même recouru
à des manuvres pour se procurer l'eau sans avoir
à débourser. Après un rappel pour le recouvrement
des impayés, cet industriel qui est bien côté
à l'Hôtel du gouvernement en ce moment aurait fait
jouer ses relations pour obtenir un rabais substantiel. La CWA
a donc revu sa note à la baisse. Si seulement les petits
consommateurs pouvaient être pareillement traités
Les terres reprises de Constance à un groupe proche
du pouvoir
C'est un groupe très proche du pouvoir et en pleine expansion
qui sera l'heureux bénéficiaire des terres, "grazing
lands", que l'Etat a repris du groupe Constance lequel
envisageait d'y aménager un hôtel. A l'époque
de cette reprise, le gouvernement avait fait croire qu'il n'était
en présence "d'aucun projet spécifique pour
ces terres" , comme le rapportait l'Express du 29
septembre 2007. Or, tous les "grazing lands"
ont été identifiées et ceux qui sont dans
le secret du ministère du Logement ont déjà
choisi "leur boutt" de ce qui est notre patrimoine à
tous.
Sécurité sociale: réseau informatique
en panne
Le réseau informatique du ministère de la Sécurité
sociale est en panne depuis bientôt trois semaines. Ce problème
affecte principalement le département de cotisations du
Fonds national de Pension. Avec l'installation d'un nouveau serveur
informatique dans ce département, les ordinateurs des fonctionnaires
concernés ne peuvent plus opérer en raison d'un
manque de mémoire informatique pour faire tourner les logiciels
en question. Il semblerait que les spécialistes n'avaient
pas prévu ce problème d'Upgrading avec l'installation
du nouveau serveur.
Ramgoolam veut revoir l'organisation des élections
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui a assisté à
la Convention des démocrates pour l'investiture de Barack
Obama en vue des présidentielles du 4 novembre prochain,
a sollicité l'assistance du National Democratic Institute
en vue de revoir les procédures dans l'organisation des
élections à Maurice. C'est ce qu'il a confirmé
lors de son intervention lors du Leaders' Forum en marge de la
grande kermesse des démocrates à Denver. Entre-temps,
la table ronde sur la réforme électorale demeure
en panne après un premier round d'observations.
Navin Ramgoolam, qui regagnera le pays mardi, a également
eu des entretiens avec des personnalités politiques américaines,
dont l'ancienne secrétaire d'Etat américaine sous
la présidence de Bill Clintion, Madeleine Allbright, ou
encore le congressiste américain McDermott pour du lobbying
en faveur de Maurice sous l'AGOA.
Des propriétés de Rs 3,6 milliards achetées
par des étrangers
Avec la proclamation des disposition du Business Facilitation
(Miscellaneous Provisions) Act 2006, le Board of Investment
a approuvé 64 applications pour l'acquisition de propriétés
immobilières venant de compagnies étrangères.
55 des compagnies en question ont déjà complété
les procédures pour des acquisitions d'une valeur de Rs
3,6 milliards.
La loterie nationale
Vishnu Lutchmeenaraidoo demande l'annulation immédiate
de l'exercice
Vishnu Lutchmeenaraidoo a, dans un communiqué émis,
hier, réclamé l'annulation immédiate de l'exercice
de "request for proposal" auquel procède
la State Investment Corporation (SIC) pour la sélection
de l'organisateur du jeu de la loterie nationale.
Le président de la Commission Économique du MMM
avance que le ministre des Finances serait allé "à
l'encontre de toutes les procédures régissant l'allocation
d'un tel contrat". Pour lui, ce projet d'envergure nationale
- qui a des implications financières énormes - aurait
dû être soumis au préalable au conseil des
ministres pour être approuvé et ensuite transmis
au National Procurement Board pour un appel d'offres international.
Rama Sithanen, estime Vishnu Lutchmeenaraidoo, aurait contourné
les procédures pour "des raisons qui dépassent
la raison" et a demandé à la SIC de ne
faire qu'un simple exercice de RFP dans des conditions qui suscitent
doutes et suspicions.
"Il est clair que le MMM ne peut s'engager à respecter
le résultat d'une procédure opaque qui fait fi des
normes les plus élémentaires de la bonne gouvernance",
affirme aussi le président de la commission économique
du MMM.
Action de Intralot en Cour - Aucune décision prise
L'affaire portée en Cour par Intralot contre la State Investment
Corporation, après la décision de retenir l'offre
de Lottotech, continue toujours devant le juge en référé
Bushan Domah. Intralot a, comme on le sait, demandé un
ordre de la Cour pour empêcher que le choix de la SIC n'aille
de l'avant.
Il y a eu deux comparutions des parties engagées dans cette
affaire mardi et jeudi et l'on est encore aux échanges
d'affidavits après que le directeur de la SIC a fait valoir
que Intralot n'a plus de "locus standi" dans cette affaire
dans la mesure où ses partenaires mauriciens se sont retirés
de la compagnie.
Intralot n'est pas la seule à remettre en question le choix
de la SIC. Sugal and Damani, associée à Global Sports
Ltd a aussi soutenu que son offre étant plus avantageuse,
elle ne comprend pas la raison pour laquelle le choix de la SIC
ne s'est pas porté sur elle.
Fonction publique
PRB : contrat d'un an pour Bijaye Coomar Appana
Avec l'échéance pour la soumission des contestations
au titre des "Errors, Omissions and Clarifications"
du rapport du Pay Research Bureau (PRB), demain, le calendrier
de travail a été établi. Ainsi, dans les
milieux autorisés du PRB, l'on affirmait en fin de semaine
dernière, qu'il faudra s'attendre à la publication
de ce nouveau rapport du PRB vers mai de l'année prochaine,
soit juste avant la présentation du prochain Budget couvrant
le second semestre de 2009. A ce stade, la Rodrigues Government
Employees' Association (RGEA) est montée au créneau
avec un mémorandum en trois points, dont la nécessité
d'introduire la "Rodriguan COLA" dans la conjoncture
économique. Mais un développement majeur est intervenu
avec la décision du gouvernement d'allouer un contrat d'une
année à Bijaye Coomar Appana en tant que directeur
du PRB.
Techniquement, avec les nouveaux dispositifs relatifs à
l'extension de l'âge de la retraite de 60 à 65 ans,
le directeur du PRB aurait dû partir à la retraite
en novembre prochain. Mais Week-End a appris de sources
autorisées, que le gouvernement a proposé à
Bijaye Coomar Appana un contrat d'une année, soit jusqu'à
novembre 2009, à la tête du PRB. La principale raison
derrière cette décision de l'Hôtel du gouvernement
est d'assurer une continuité dans le travail concernant
les recommandations salariales en faveur des fonctionnaires et
des employés des corps para-étatiques, et mises
en vigueur depuis le 1er juillet dernier.
En effet, l'une des principales responsabilités post-rapport
PRB demeure le volet des "Errors, Omissions and Clarifications".
La date-limite pour la soumission des dossiers au PRB, qui arrive
techniquement à échéance aujourd'hui, a été
étendue à demain, à la demande des syndicats.
"Nous avons reçu des représentations venant
des syndicalistes pour une extension de 24 heures vu que le 31
est un dimanche. Ainsi, à partir de demain après-midi,
le PRB n'entretiendra aucune contestation supplémentaire",
affirment des sources autorisées au PRB. Ces dernières
tiennent à souligner qu'avec le "Post-Report Mechanism"
prévu, le PRB a déjà procédé
à des corrections d'une douzaine d'"Errors and
Omissions" flagrantes.
Mais le gros du travail devra être entamé à
partir de septembre et ce, jusqu'à la soumission du rapport
en mai 2009. "We are extremely open. Le PRB procédera
à un examen minutieux de tous les points soulevés
par les syndicats ou encore les fonctionnaires. Nous analyserons
les objections formules en tenant compte des paramètres,
dont The Need for Performance, qui ont été
identifiés et retenus pour les recommandations salariales
contenues dans le rapport adopté In Toto par le
gouvernement en mai dernier. L'objectif demeure de transformer
la fonction publique en des entités modernes avec un Competitiveness
Factor. Il reste toujours valable avec une grille salariale
basée sur les Market Realities et les International
Realities", met-on en garde au PRB, qui fait une différence
entre "Errors, Omissions and Clarifications"
et les corrections d'anomalies.
A ce stade, le PRB préfère attendre la clôture
du délai de trois mois avant de se prononcer sur le volume
de contestations déposées. "Nous nous retrouvons
sensiblement avec le même nombre de demandes de révision
que lors du précédent exercice d'il y a cinq ans.
L'ancien commissaire salarial, feu Donald Chesworth, n'avait-il
pas trouvé que le deuxième passe-temps favori des
Mauriciens, après le football, demeure les Anomaly-Comparisons",
ajoutent ces mêmes sources.
En attendant, la Rodrigues Government Employees' Association,
dans un document soumis formellement au PRB sous la signature
d'Alain Tolbize, président, et Bernardin Moutien, secrétaire,
ne cache pas la déception et l'amertume ressenties par
les fonctionnaires de Rodrigues à la publication du rapport
en mai dernier. Non seulement, la RGEA dresse la liste des griefs
des fonctionnaires de l'île mais elle se fait également
menaçante.
"In case errors and omissions noted by us are not corrected
to our satisfaction, we will have indeed no alternative left but
to call a General Assembly of our members to decide our line of
action", soulignent les deux dirigeants syndicaux de
Rodrigues dans le préambule de leur mémorandum en
ajoutant que "the RGEA has submitted to the PRB its memorandum
of claims and we were quite aggrieved to see that the most essential
parts thereof have not been considered at all".
Plus loin, Alain Tolbize et Bernardin Moutien acculent le PRB
en soutenant que "the contentions of the RGEA are such
that we cannot but conclude that the PRB erred in its conduct
(for having disregarded our claims) and erred in its judgment
for having made recommendations that do not fit the realities
of Rodrigues." Ils affirment que "the constitutional
rights of the Rodriguans are not respected".
Revenant à la charge avec la requête en faveur de
l'introduction de la "Rodriguan COLA", la RGEA
maintient que "the citizens of Rodrigues have to sustain
a higher cost of living and additional hardship in comparison
to their Mauritian counterparts". Pour étayer
leur dire, les dirigeants syndicaux prennent à témoin
la pratique "to grant to the Mauritian civil servant sent
to Rodrigues a 25 % salary increase and even a 50 % allowance".
"It is a fact that the prices are higher in Rodrigues
than in Mauritius, including the VAT on commodities purchased
in Rodrigues which is higher than that which is being paid in
Mauritius", note le mémorandum de la RGEA pour
réitérer la demande en faveur de l'introduction
du Rodriguan COLA.
Le deuxième point en litige abordé par la RGEA dans
le cadre des "Errors and Omissions" au sein du
dernier rapport du PRB concerne les billets d'avion gratuits pour
des évacuations sanitaires des fonctionnaires. Ce syndicat
réclame le même traitement en faveur des fonctionnaires
de la Rodrigues Regional Assembly. "Free air tickets are
granted to a Mauritian Civil Servant called to work in Rodrigues
when the illness from which he is suffering cannot be attended
in Rodrigues. This condition of employment is extended to his
spouse and children. What about the Civil Servant working in Rodrigues
? Has he not the right to a free medical care ?" se demande
la RGEA.
Alain Tolbize et Bernardin Moutien s'appuient sur les attendus
d'un jugement de la Cour suprême à ce sujet pour
demander au PRB de rétablir ce droit automatique en faveur
des fonctionnaires de la Rodrigues Regional Assembly. "Funds
are available for that in the budget for Mauritian Civil Servants
on tour in Rodrigues. There is no such provision in the same budget
for Rodrigues. A Rodriguan has to apply for such an assistance
differently and has to comply with other conditions and under
different procedures. This is where the element of discrimination
comes in. The PRB should adopt the line of judgment of the Supreme
Court in the abovementioned case and should show proof not to
be anti Rodriguans", font-ils ressortir.
La situation dans le monde du travail constitue le troisième
volet des "Errors and Omissions" évoqué
par la RGEA. "Any structure applicable for Mauritius CANNOT
be extended to Rodrigues unless there is similitude in the work
environment, work structure, economic environment, etc. It does
not require the PRB to have a lengthy inquiry to assess these
differences and to come forward with the conclusion that there
is a need to adjust things," affirment-ils en faisant
allusion au fort taux de chômage qui prévaut dans
l'île. Ils réclament que tous les postes vacants
sur l'Establishment de l'Assemblée régionale
de Rodrigues soient remplis dans les meilleurs délais.
En conclusion, la RGEA affirme que "The RGEA cannot accept
any report which has not given due consideration to the most fundamental
aspect of our claim aiming at : (a) Having a separate structure
from that of Mauritius in the context of the constitutional autonomy
of Rodrigues ; (b) Having a transitional structure moving towards
the quasi independence of Rodrigues ; (c) Having all elements
of discrimination removed in the application of the general rules
and to (d) Making the specificities of Rodrigues understood and
defined."
Controverse entre Port-Louis et Port-Mathurin
Johnson Roussety évoque une remise en cause de l'autonomie
Le refus du ministère des Finances d'honorer la décision
de l'Assemblée régionale de payer une compensation
aux pêcheurs prenant leur retraite volontaire suscite une
controverse entre le gouvernement central et l'Assemblée
régionale. Pour les élus rodriguais, ce refus équivaut
à une remise en cause de l'autonomie et ils n'hésitent
pas à envisager d'aller en Cour de justice pour obtenir
satisfaction.
Cette controverse, qui risque d'envenimer les relations déjà
pas très cordiales entre Port-Mathurin et Port-Louis, commence
au mois de juin. Le 24 juin, pour faire suite à un motion
votée par l'Assemblée régionale, le conseil
exécutif décide de lancer le Fishers Redployment
Scheme. Ce plan a pour objectif de payer une compensation
aux pêcheurs qui rendraient leur carte professionnelle afin
d'interdire la pêche dans le lagon de Rodrigues, déjà
surexploitée. Le montant de la compensation est de Rs 25
000 par pêcheur avec une somme de Rs 1000 par année
de possession de la carte professionnelle. La mesure doit être
financée par une somme de Rs 10 millions prévue
à cet effet dans le budget de l'Assemblée régionale
de Rodrigues. Alors que le Chef Commissaire, Johnson Roussety,
avait déjà annoncé la nouvelle aux pêcheurs
rodriguais, le ministère des Finances a fait savoir à
Port-Mathurin, par le truchement du secrétaire financier,
qu'il refuse de débloquer les fonds, considérant
que par cette mesure, "the Rodrigues Regional Assembly
had, again, been trying to pay allowances to Rodriguan fishermen
against the principles approved by Government". Il faut
savoir que Port-Mathurin et Port-Louis avaient eu un différend
l'année dernière sur le montant de l'allocation
de mauvais temps payée aux pêcheurs rodriguais. Pour
le Chef commissaire, Johnson Roussety, cette lettre du secrétaire
financier constitue une remise en cause de l'autonomie rodriguaise.
Cette lettre, écrit-il, dans une correspondance destinée
à donner son point de vue sur la question, "is
a violation of the autonomy and the principle of devolution of
powers to Rodrigues. Either Cabinet has not been briefed properly
or there is a willingness to decide for Rodrigues from Port Louis.
This situation is unacceptable". Pour le Chef commissaire
Roussety, la gestion du secteur de la Pêche fait partie
des responsabilités accordées à l'Assemblée
régionale dans le cadre de l'autonomie et la décision
de payer une compensation aux pêcheurs rendant leur carte
professionnelle est tout à fait justifiée. Ce plan
est important dans l'opération qui consiste à sauver
le lagon et à restructurer le secteur de la Pêche
à Rodrigues et l'Assemblée régionale a la
ferme intention de le mettre en pratique. Si le ministère
des Finances persiste dans son attitude, le Chef commissaire dit
que l'Assemblée régionale n'aura d'autre recours
que de prendre position contre le gouvernement mauricien : "We
will take position against Central Government and the people of
Rodrigues will be in a mood of revolt." La dernière
carte envisagée par le Chef commissaire est de faire appel
à la justice. "Ultimately if the funds are blocked
by the Ministry of Finance, the RRA will seek an order from the
Supreme Court to compel the Financial Secretary to release the
funds." Par ailleurs, le Chef commissaire déplore
le fait que le Premier ministre n'ait pas accepté de répondre
à ses nombreux appels téléphoniques et lettres
pour évoquer les problèmes de Rodrigues. "I
am frustrated by this careless attitude. The autonomy of Rodrigues
has to be respected. No effort will be spared by me to that effect."
Notons, par ailleurs, que le député Nicolas Von-Mally,
qui se trouve à Maurice, essaye, lui aussi, d'amener le
ministère des Finances à revenir sur sa décision.
Dans une déclaration à une radio, le leader du Mouvement
Rodriguais a ajouté un nouvel argument au dossier défendu
par l'assemblée régionale: "Nous voulons
faire inscrire le lagon de Rodrigues sur la liste du patrimoine
mondial. C'est pour cette raison que nous demandons aux pêcheurs
d'abandonner le lagon."
Affaire à suivre.
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