s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 20 juillet 2008



  Monde syndical — La NTUC vole en éclats
  Projet de conversion annulé — La Gaulette SSS : les parents réclament des classes de HSC
  oxicomanie et VIH — Des travailleurs sociaux réfléchissent sur la prévention
  Komite Van Lekol — Nouvelle menace d'une manif
  Arrêt des travaux de rénovation au Berjaya — Le personnel las d'être au chômage technique
  Tourisme, Animation, Festivals — Vers un statut des artistes
  À Port-Louis vendredi — Manifestation contre l'homosexualité
  Portrait — Robin Jhuboolall, ostéopathe mauricien
  Anniversaire — La Mauritius Union fête son jubilée de diamant
  En route pour les JMJ de Sydney — Messe en terre mauricienne pour de jeunes pèlerins italiens
 Collège DAV — Remise de prix jeudi dernier


Monde syndical

La NTUC vole en éclats

La manifestation organisée hier par le Fron Sindikal de Gos, à Mahébourg, principale agglomération dans la circonscription du ministre du Travail et des Relations industrielles, Vasant Bunwaree, a été dominée par la grave crise qui secoue le monde syndical depuis le mois d'avril dernier. L'éclatement de la National Trade Union Confederation (NTUC) est consommé avant même la prochaine assemblée générale spéciale réclamée par le groupe mené par le président de la Fédération des Syndicats du Service Civil (FSSC), Toolsiraj Benydin.

Intervenant après la manifestation, dont l'un des dix objectifs était de réclamer une augmentation de salaires intérimaires pour les employés du secteur privé, Jack Bizlall, fondateur de la Federation of Progressive Unions (FPU), a annoncé le retrait de cette fédération syndicale de la NTUC. Il a fait état d'une initiative en vue de faire adopter une motion en ce sens lors d'une assemblée générale prévue le 2 août prochain.

De leur côté, Serge Jauffret, président de la General Workers Federation (GWF), et Atma Shanto, de la Fédération des Travailleurs Unis (FTU), ont également annoncé des motions similaires au sein de leurs instances en vue de formaliser leur retrait de la NTUC. Atmo Shanto s'est signalé en cours de semaine écoulée en signant une lettre ouverte et s'en est pris de manière virulente au président de la FSSC.

Dans cette correspondance, Atma Shanto fait état de la contestation de Toolsiraj Benydin contre le choix de Pottaya Kuppan pour assister à l'assemblée générale du Bureau international du travail en 2004 à Genève. Le président de la FTU rappelle aussi son remplacement par Toolsiraj Benydin pour un congrès syndical à Accra en novembre de l'année dernière. À cette époque, Atmo Shanto était le président de la NTUC.

La proximité du président de la FSSC avec le Parti Travailliste est également citée dans la lettre ouverte signée d'Atma Shanto. En effet, lors de l'assemblée générale de la NTUC le 7 mai 2005, Toolsiraj Benydin avait fait part à ses pairs de son intention d'abandonner le syndicalisme s'il obtenait l'investiture de l'Alliance sociale pour les élections du 3 juillet 2005.

La manifestation syndicale, qui a regroupé un millier de personnes, selon les organisateurs, a également été l'occasion pour Ashok Subron d'accuser le ministre du Travail d'avoir orchestré la campagne de déstabilisation syndicale. " Cette déstabilisation syndicale va permettre à Vasant Bunwaree de démanteler le système de compensation salariale, d'imposer le National Pay Council, d'étendre l'âge de la retraite à 65 ans et de faire adopter deux lois anti-travailleurs ", a-t-il soutenu.

Les dirigeants syndicaux se sont déclarés satisfaits de la mobilisation et ont annoncé la création d'une Konfederasyon Sindikal de Gos avec leur départ prochain de la NTUC. Parmi les demandes soumises par le Fron Sindikal de Gos, relevons le paiement d'une augmentation salariale intérimaire, la révision de tous les Remuneration Orders, le rétablissement du droit de grève, le paiement d'un salaire minimal de Rs 8 000 à Maurice, le rétablissement des tripartites, la contestation de l'âge de la retraite à 65 ans ou encore la dénonciation de la politique économique adoptée par le gouvernement.


La FSSC confirme les voyages de Benydin

Dans une correspondance adressée à Week-End en date du 17 juillet, le secrétaire général de la Fédération des Syndicats du Service Civil (FSSC), Awadhkoomar Balluck, confirme et justifie les 43 voyages à l'étranger entrepris par Toolsiraj Benydin de 2004 à ce jour. Cette lettre vise à rétablir des faits dans le sillage de la scission annoncée de la National Trade Union Confederation (NTUC) avec l'assemblée générale spéciale prévue le 30 courant.

" Mr Benydin has effected all his travels overseas funded by the international organisations. He has travelled in his capacity as president of the Democratic Organisation of African Workers Trade Unions, as Deputy President of the International Trade Unions Confederation Africa and Vice-President of ITUC, Brussels to attend statutory meetings of these organisations ", écrit le secrétaire de la FSSC en guise de confirmations publiées dans l'édition de Week-End de dimanche dernier.

Au chapitre de le crise qui ébranle la NTUC, la FSSC souligne que le poste de trésorier de la NTUC avait été offert à la FSSC et non à Toolsiraj Benudin et que la FSSC avait décliné cette offre. Cette affaire demeure à l'origine de l'éclatement de la NTUC.

" There is no known fronde anti-Benydin at the FCSOU. The FCSOU has its own democratic set up to deal with such issues and it is not in presence of any such issue ", avance le secrétaire général de la FSCC, même si dans les catégories professionnelles au sein de la fonction publique la grogne suite au rapport du PRB se fait sentir.

" Most important, the root of the problem within the NTUC is that of majority rule and the non-acceptance by the minority of the affiliation of the General Trade Unions Federation presided by Pottaya Kuppan ", devait-il conclure.

Répondant à ce dernier point, Clency Bibi, président de la la NTUC, maintient que l'affaire de la GTUF est un prétexte. " L'affiliation de la GTUF à la NTC n'est pas à l'agenda de la réunion du 30, qui se penchera sur la révocation de l'exécutif comme réclamé par Benydin. Cette affaire GTUF est un prétexte pour obtenir la révocation de la FPU, de la FTU et de la GWF de la NTUC. L'affiliation de la GTUF ne bénéficie d'aucun consensus car avant que la question n'ait été débattue à la dernière assemblée générale, Benydin et son groupe avaient effectué un walk-out ", a-t-il soutenu.


Magouilles et fraude au Benevolent Fund de la FSSC

Alors que la Fédération des Syndicats du Service Civil (FSSC) est engagée en première ligne dans une controverse susceptible de mener à l'éclatement de la National Trade Union Confederation (NTUC), le Benevolent Fund de la FSSC est secoué par une affaire de magouilles et de fraudes financières avec le détournement de plus de Rs 1 million et des prêts accordés illégalement à des non-membres. Dans une correspondance en date du 15 juillet, le Registrar, Harry Hookoom, fait état des manquements et lacunes notés et s'interroge sur le maintien à son poste du secrétaire de cette association, Bruneau Dorasami, alors que le président et le trésorier ont été éloignés de la gestion de ce fonds alimenté de contributions des fonctionnaires.

Dans cette dernière correspondance, le Registrar of Associations énumère un véritable chapelet de problèmes et de mauvaises pratiques dans une tentative de " cover up " de la fraude. " A separate book was kept for receipt of contributions and refund of loans but the receipt numbers were not recorded. The book was not balanced and there was no mention of cash deposit into bank ", souligne le rapport d'inspection qui ajoute que les registres des membres du Benevolent Fund et de leurs contributions n'étaient pas à jour.

D'autre part, au 31 décembre 2006, des problèmes ont surgi lors de la réconciliation des comptes pour un montant de prêts de Rs 1,3 million. Devant cet état de choses, l'assemblée des membres du Benevolent Fund de la FSSC en date du 12 avril 2008, à l'initiative de Rashid Imrith, devait refuser de ratifier les comptes soumis. Un autre élément grave versé dans ce dossier à charge est que " it was reported that the Central CID had shown two statements from S. Hosany et V.C. Bullee together with frequent amounts of money credited to the bank account of a non-member of the Fund, Mr S. Iskendar, for construction purposes. " Un volet de l'enquête qui attend d'être élucidé avec des rebondissements à prévoir.

Le Registrar of Associations ne comprend pas la logique adoptée derrière les mesures disciplinaires entérinées suite à l'éclatement de cette affaire. " It follows that the Managing Committee did not discharge fully its responsability in preventing fraud and other irregularities as embezzlement occurred several times in the Fund. It is noted that staffs were interdicted. President and Treasurer were replaced but the Secretary is still in post ", note la lettre au Benevolent Fund de la FSSC.

D'autre part, le Registrar of Associations demande aux membres du nouveau conseil d'administration du fonds d'ordonner une enquête pour approfondir les conclusions du Central CID au sujet des détournements et fraudes. Les orientations de cette enquête sont de vérifier le montant des prêts avancés illégalement à des non-membres du fonds, les cash transactions opérées, d'établir une liste des long outstanding debtors et des créances douteuses. Le comité dispose d'un délai d'un mois pour soumettre un rapport complet de la situation au Registrar of Associations.

Interrogé par Week-End, Rashid Imrith, qui a assumé la présidence du Benevolent Fund de la FSSC depuis le 1er juin, s'indigne contre les délais accumulés dans l'enquête du Central CID. " Je dénonce cet état de choses et je donne la garantie que les coupables derrière ces pratiques frauduleuses auront des comptes à rendre dans les meilleurs délais. Je compte solliciter un rendez-vous avec le nouveau commissaire de police en vue de donner un coup d'accélérateur à cette enquête sur des détournements de fonds. Nous avons également constaté toute une serie de documents manquants alors qu'il n'y a aucun record des remboursements des prêts en liquide. Je fais un appel à tous les membres du Benevolent Fund, qui ont effectué des remboursements en cash au cours de ces trois dernières années de se faire connaître pour permettre cette remise en ordre ", a-t-il déclaré.

Le nouveau président du Benevolent Fund de la FSSC soupçonne une complicité dans le réseau bancaire. " Jusqu'ici, toutes nos tentatives d'avoir des éclaircissements sur des transactions bancaires opérées ont été vaines. Dans un premier temps, nous allons prendre contact avec la direction de ces banques. En cas de non coopération, nous approcherons les autorités compétentes en la matière ", devait-il conclure.


Projet de conversion annulé

La Gaulette SSS : les parents réclament des classes de HSC

Maintenant que le ministère de l'Éducation a revu son projet de conversion de La Gaulette SSS en école polytechnique, en comptant toutefois implémenter une filière technique, les parents d'élèves et les collégiens réclament l'introduction de classes de HSC. De son côté, la Fédération Créoles Mauriciens (FCM), qui participe ce matin au rassemblement prévu au centre communautaire de La Gaulette, insiste pour la signature d'un mémorandum entre le ministère de l'Éducation et l'association des parents d'élèves du collège. D'une seule voix, parents et FCM demandent une rencontre avec le ministre Dharam Gokhool à La Gaulette. Trop d'annonces ont été faites, disent-ils, sans prendre l'avis des parents en considération.

Le ministère de l'Éducation range le projet de conversion de La Gaulette SSS en établissement polytechnique aux oubliettes. Toutefois, il est loin d'abandonner l'idée d'initier un projet pilote dans ce collège. C'est donc un nouveau chapitre qui s'ouvre… En effet, comme rapporté par notre confrère Le Mauricien dans son édition de vendredi dernier, le ministère de l'Éducation à l'intention d'annexer la filière Technical Vocational Education and Training (TVET) au programme d'études du mainstream. Ce projet prônera donc la cohabitation de deux filières dans le mainstream. Cette décision a été annoncée officiellement dans un discours que devait délivrer le ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool, lors de la graduation ceremony de l'IVTB, jeudi matin.

C'est ainsi qu'on apprend que son ministère "is contemplating to start a pilot project at La Gaulette SSS which will serve as model for the future." "We are thinking here of a hybrid system where both the traditional secondary school and the TVET would cohabit." Ce projet pilote a pour objectif de "improve the relevance of the general secondary education for employability."

Par ailleurs, depuis que le Bureau de l'éducation catholique (BEC) a de manière explicite affirmé qu'aucun accord n'a été conclu pour le transfert des élèves de La Gaulette SSS dans certains de ses établissements, un assouplissement sur le projet de conversion a été noté du côté du ministère. "C'est lors du discours budgétaire que nous avions appris la conversion du collège", nous déclare Gilberte Cheung, directrice du BEC. Cette dernière, qui est d'avis que "La Gaulette SSS a sa place dans la région", pense également que l'introduction d'une filière technique doit considérer un "programme à la pointe de la technologie avec un vrai curriculum."

"Manque de respect"

Cependant, l'annonce du maintien du mainstream et de l'introduction du TVET ne calmera pas pour autant l'élan de mobilisation dans la région et ailleurs. D'autant que depuis l'annonce de la conversion du collège d'État, le mouvement de contestation s'est amplifié ces derniers jours. Si parents, élèves et autres organisations non-gouvernementales devraient a priori se réjouir de la nouvelle décision, leur sentiment est tout autre.

"Le ministre propose une solution de secours ! Il fait preuve d'un manque de respect à l'égard des parents et des habitants de La Gaulette", scande Danielle Turner, de la FCM, laquelle épaule les parents d'élèves dans leurs activités de contestation.

De leur côté, Mélanie Myrthe et Damien Nayna, responsible party d'une élève de l'établissement et porte-parole des collégiens de La Gaulette SSS respectivement, plaident pour l'introduction des classes de Higher School Certificate. "Nous nous réjouissons à l'idée que notre collège ne fermera pas ses portes pour céder la place à une école polytechnique. Mais il est temps de faire de la place aux classes de Form VI. Ce qui éviterait aux élèves des tracasseries pour trouver un collège après la Form V", avance fermement Damien Nayna.

Abondant dans le même sens, Mélanie Myrthe, qui a la responsabilité d'une de ses proches, en Form IV, insiste pour l'introduction des classes de HSC, "parce que cela évitera aux collégiens de quitter la maison très tôt le matin pour faire un long trajet afin de compléter le cycle secondaire." Mélanie Myrthe compte faire entendre son point de vue aujourd'hui au moment du rassemblement prévu à 10 heures au centre communautaire de La Gaulette.

Incompréhension

À La Gaulette, toutes les parties concernées voudraient comprendre ce qui a motivé le ministère pour entreprendre des projets visionnaires à l'égard du seul établissement d'État de la région. Elles souhaitent aussi connaître les raisons, soudaines, entourant le projet de TVET. Le ministre de l'Éducation s'explique certes sur la question de manière officielle mais, selon les parents et la FCM, "c'est à La Gaulette qu'il aurait dû se déplacer pour faire part des intentions de son ministère dans un esprit de dialogue."

C'est pour cette raison que malgré l'abandon du projet de conversion, les parents d'élèves et les autres demanderont aujourd'hui, dans leurs interventions et par voie de lettre, au ministre Gokhool de venir à leur rencontre pour un exercice d'explication. La signature d'une pétition a été également prévue. Les habitants veulent participer à l'implémentation de tout projet pédagogique d'envergure à La Gaulette SSS. "Parce que nous avons longtemps attendu l'arrivée d'un collège d'État et que ce bâtiment est doté de toutes les infrastructures nécessaires à l'éducation de nos enfants", explique Mélanie Myrthe.

Cette dernière ajoute aussi qu'un attachement particulier s'est noué avec le collège. "J'ai vu La Gaulette SSS sortir de terre ! Mon mari était maçon sur le chantier de construction et, impressionné, il partageait souvent les étapes des travaux avec moi."

"Pourquoi La Gaulette SSS ?"

L'autre question à laquelle devrait répondre le ministre de l'Éducation pour éclairer les parents de La Gaulette porte sur le choix de cet établissement. "Pourquoi commencer un projet à La Gaulette SSS, alors que trois autres collèges étaient cités pour être convertis en établissements prévocationnels ? Est-ce que le ministre pensait que les parents de La Gaulette n'allaient pas réagir et qu'il serait plus facile de commencer là. À cela, nous lui avons prouvé qu'il se trompe !", explique Danielle Turner. Cette dernière se dit aussi surprise de l'annonce d'un autre projet pilote.

"Quel genre de programme compte introduire le ministère ? Nous aurions aimé que le ministre nous donne des précisions à ce sujet et nous parle de sa vision. C'est durant la présentation du budget que nous avons appris que le collège changerait de vocation et aujourd'hui c'est par un autre biais que nous apprenons qu'il y aura du changement ! Nous lui demandons non seulement d'avoir une rencontre avec les parents, mais qu'il y ait un memorandum of understanding dans l'optique d'une meilleure compréhension sur son projet technique, car nous avons besoin de données précises. Notamment sur les enseignants. Tout doit se faire en accord avec l'association des parents d'élèves", insiste Danielle Turner.

Par ailleurs, élèves, parents et autres sympathisants, sont d'avis que l'introduction d'une filière technique devrait profiter aux jeunes de la région.

Sabrina Quirin

Note : Nous avons sollicité le ministère de l'Éducation dans le cadre de ce dossier. Cependant le service de communication du ministère n'a pas répondu à nos appels… Pourtant, il y a peu, ce même service regrettait que le ministre n'ait pu intervenir dans un article sur le même sujet, alors que cela ne s'avérait pas nécessaire !


Toxicomanie et VIH

Des travailleurs sociaux réfléchissent sur la prévention

Dans le but de rendre leurs actions plus efficaces des travailleurs sociaux ont commencé, la semaine dernière, une réflexion sur la prévention concernant la lutte contre la toxicomanie et le VIH. Tenue au Centre Noubaz à Curepipe, cette première rencontre a réuni des acteurs engagés à différents niveaux dans le cadre de ce combat.

S'il demeure un fait indéniable que les campagnes de prévention menées par des ONG auprès de la population ont contribué à minimiser l'impact des fléaux sur la société, les méthodes utilisées demandent néanmoins à être revues. Une nécessité ressentie du fait que les fléaux prennent sans cesse de l'ampleur et provoquent de profondes transformations au sein de la société. Au niveau des drogues, les trafiquants usent pour leur part de méthodes mieux adaptées au contexte et s'appuient sur des moyens qui surclassent ceux dont bénéficient les autorités et les ONG.

D'où les nouveaux défis imposés aux acteurs engagés dans la prévention. Ces derniers espèrent non seulement pouvoir mieux faire passer l'information, mais également amener les individus à adopter un mode de vie positif. La semaine dernière, l'occasion a été donnée aux travailleurs sociaux de mieux comprendre le travail entrepris par certains de leurs collègues et d'identifier les lacunes qui freinent leurs actions. D'autres rencontres sont attendues à l'avenir.

L'initiative de cette rencontre revient au travailleur social Dany Philippe, du Centre Noubaz. Elle intervient dans un contexte où le gouvernement s'apprête à lancer le nouveau Nation Drug Control Master Plan. Ce document devrait contribuer à apporter un nouveau souffle à la lutte contre la drogue et devrait aussi permettre la coordination des actions entre les différents partenaires.


Komite Van Lekol

Nouvelle menace d'une manif

Le Komite Van Lekol menace de descendre, de nouveau, dans la rue au cas où les autorités ne revenaient pas sur leur décision, d'une part, de contraindre ces prestataires de transport scolaire d'employer deux assistants et, d'autre part, au cas où les quelque 50 000 parents d'élèves qui choisissent d'envoyer leurs enfants à l'école dans des vans de ramassage scolaire ne bénéficient toujours pas du transport gratuit.

Se disant tout aussi concernés que les autorités par la sécurité des scolaires qu'ils transportent, les membres du Komite Van Lekol soutiennent que c'est précisément parce qu'ils représentent "un moyen de transport sûr" que quelque 50 000 parents leur font confiance. Selon le président du Komite Van Lekol, Nazir Jungee, en six ans, un seul accident impliquant un van scolaire a été recensé même s'il concède qu'il s'agit là "d'un accident de trop". Selon lui, si les autorités ont effectivement à cœur la sécurité du transport scolaire, elles auraient dû plutôt prévoir des places de parking aux abords des écoles qui, dit-il, sont pour la plupart situées au niveau des artères principales.

Pour le président du Komite Van Lekol, ce serait davantage des autobus de 40 places et plus roulant sans un receveur qui représenteraient un danger pour la sécurité des scolaires. Les membres du comité expliquent qu'alors que les Van Lekol assurent un service porte-à-porte, des écoliers voyageant par autobus ont à faire le trajet à pied "en portant un lourd cartable de l'arrêt d'autobus à leur école ou à leur résidence".

D'autre part, l'association rejette l'idée, en substance, "contraignante" d'avoir à employer, sur une base permanente, deux assistants. L'emploi permanent de ces derniers leur coûterait, disent ces prestataires, pas moins de Rs 8 000 mensuellement. Une somme qu'ils affirment ne pouvoir débourser compte tenu, notamment, du prix du diesel, de la concurrence des opérateurs illégaux et du manque à gagner que représente le transport gratuit par autobus.

Ils réitèrent leur demande pour que les parents qui choisissent d'envoyer leurs enfants à l'école par un van scolaire bénéficient, eux aussi, des facilités de l'État en termes de transport gratuit. En fait, le comité suggère que, plutôt que d'un financement direct des opérateurs d'autobus, l'État compense, à chaque fin de mois, les parents sur la base de la présence de leurs enfants à l'école. Ces parents auront, ainsi, le loisir de choisir le mode de transport qui soit le plus convenable pour leurs enfants, argue le Comite Van Lekol.


Arrêt des travaux de rénovation au Berjaya

Le personnel las d'être au chômage technique

Des membres du personnel de l'hôtel Berjaya se lassent des longues journées à jouer aux cartes ou à ne rien faire. Avec l'arrêt forcé des travaux de rénovation, il y a quelques mois, les membres du personnel commence à angoisser. En effet, croyant fermement qu'ils allaient retrouver leur poste après la réouverture de l'hôtel, ils réalisent que celle-ci n'est pas pour demain. De plus l'achat de l'hôtel par le groupe Sagar ne les a pas pour autant rassuré, ils ne savent pas si celui-ci souhaite les embaucher ou recruter ailleurs. Il revient que le chômage technique du personnel de Berjaya ferait l'affaire d'un concurrent. Missonné par son hôtel, un cadre aurait déjà effectué des entretiens d'embauche. Mais, des employés comptant de longues années de service au sein de Berjaya, ne souhaite pas laisser échapper toute indemnisation. Ils s'en remettent à leur syndicat, la Hotel and Restaurant Union Employees. Alix Eliott, représentante et négociatrice, du syndicat explique que les négociations sont en cours avec le management du Berjaya. " Nous voulons rétablir la situation ou définir la compensation de ceux qui veulent partir, après plusieurs années de service, mais pas les mains vides. Le personnel ne sait toujours pas quel sera son avenir et ni celui de l'hôtel. Actuellement les employés ne perçoivent que leur salaire de base. Certains ont sans doute contracté des emprunts en fonction de leur revenu global et doivent s'acquitter de leurs dettes avec difficulté. Ces personnes sont extrêmement inquiètes, d'autant que les moins jeunes ne trouveront pas de l'emploi facilement. En comparaison avec la somme que représente la vente de l'hôtel, le montant d'une compensation ne devrait pas être astronomique. Lors de notre prochaine négociation avec le management, nous demanderons un package pour l'ensemble des employés", déclare Alix Eliott. En attendant, les membres du personnel sont contraint de se rendre tous les jours au quartier qui leur a été réservé, au Morne, depuis le début des travaux de rénovation. "Cela représente des dépenses inutiles. Alors que cet argent aurait pu être utiliser dans la compensation", déplore Alix Eliott.


Tourisme, Animation, Festivals

Vers un statut des artistes

Dans le secteur du tourisme on pense en terme d'avenir et de culture de haut niveau. C'est dans cette perspective qu'a été présentée officiellement l'Association of Hotels Artists and Entertainers. Ce qui facilitera le dialogue entre les partenaires du secteur touristique et les artistes, a déclaré Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme. Il a aussi évoqué la création de spectacles de qualité pour la découverte de la culture mauricienne. On sait déjà que la 3ème édition du Festival International Kreol aura lieu au cours de la première semaine de décembre avec pour thème: Liberté et Egalité.

Regrouper les artistes du pays, reconnaître leur profession, élaborer des projets d'animation moderne: tels sont quelques uns des objectifs de l'Association des artistes d'hôtels (chanteurs, musiciens, danseurs, etc.,). L'Association présentée officiellement au collège Saint Esprit, Quatre Bornes la semaine dernière veut développer des synergies pour un service de qualité concernant l'animation dans les hôtels. Pascal Cimiotti s'est fait le porte-parole des artistes présents pour parler des difficultés que les artistes rencontrent et penser en terme de stabilité d'emploi. L'Association va agir comme guide et instaurer le dialogue avec les partenaires du secteur (MTPA, MASA, Tourism Welfare Fund, Ministère du Tourisme, Enterprise Mauritius). De son côté, Alan Marimootoo, présenté comme l'initiateur du projet d'association d'artistes, a parlé de cultural Hub et de l'organisation d'activités pour faire marcher le secteur de l'animation dans les hôtels en période d'hiver. La formation des artistes a aussi été évoquée. Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme a abordé le sujet en parlant de l'aide que peut apporter le Tourism Welfare Fund à ce niveau. Il a aussi parlé du nouveau profil de la clientèle touristique et de sa soif de découvrir la culture du pays. Il faudra donc penser en terme d'avenir pour la culture locale en misant sur la qualité. Events Mauritius est appelé à se développer pour aider la culture de haut niveau. Des spectales déjà organisés ont été cités: Ebony, Festival International Kreol. La 3ème édition de ce festival veut confirmer les belles espérances placées en lui. Si la date exacte n'a pas été fixée, on sait déjà que le thème Egalité ek liberté a été retenu en fonction de l'actualité du Morne et de son inscription au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco. Le festival s'étalera sur une semaine et se déclinera en soirées à thèmes culminant au grand concert final habituel. Des groupes comme Image ou Zouk Machine circulent parmi les artistes internationaux qui seront présents cette année.


À Port-Louis vendredi

Manifestation contre l'homosexualité

Vendredi, un groupe de personnes a défilé dans les rues de Port-Louis pour manifester contre l'homosexualité. Les manifestants ont aussi brandi des pancartes dénonçant l'adultère, le viol, la prostitution, la drogue, le jeu, etc.

Organisée par l'association Dar-ul-Hikmah, cette marche a mené les participants de la Plaine Verte à la cour de la municipalité de Port-Louis. Quelques autres organisations socioculturelles s'y sont aussi associées.

Principalement centrée autour de l'homosexualité, cette démarche "contre l'immoralité", a été perçue comme une réponse aux actions du Collectif Arc-en-Ciel. Cette ONG, pour rappel, milite pour le respect des droits des individus indépendemment de leur orientation sexuelle. Sa troisième marche de visibilité avait eu lieu le 7 juin à Rose-Hill.


Portrait

Robin Jhuboolall, ostéopathe mauricien

Alors que beaucoup de Mauriciens remuent ciel et terre pour pouvoir quitter Maurice, certains font la démarche inverse. C'est le cas de Robin Jhuboolall, ostéopathe qui vient de décider de quitter la France où il a vécu et travaillé depuis plus de vingt ans pour venir s'installer à Maurice. Dans le portrait qui suit, il explique les raisons de son choix.

C'est à l'âge de vingt quatre ans que Robin Jhuboolall décide de quitter Maurice pour aller faire son avenir en France. Avant, Robin avait fait des études secondaires et commencé à travailler dans l'agence touristique que son père, le premier maire MMM de Vacoas/Phoenix, avait fondée. Robin se rend en France pour faire des études en informatique, mais se rend vite compte qu'il s'est trompé de voie. Il suit alors une formation paramédicale et entre à la Croix Rouge où il gravit les échelons pour devenir chef d'intervention. Après cinq ans de paramédical, Robin décide de changer d'orientation professionnelle et se fait embaucher dans une compagnie aérienne où il occupera divers postes. Douze ans plus tard, des changements structurels, mis en place dans la compagnie d'aviation poussent Robin à changer une fois encore d'orientation professionnelle. Il décide alors de revenir au paramédical : "C'est un secteur que j'aime bien sans doute du fait que le métier de base de mon père, avant qu'il ne se lance dans la politique, était radiologiste." Robin Jhuboolall décide donc de faire trois ans d'études pour devenir ostéopathe et retourne à l'école à l'âge où certains prennent leur retraite.

Qu'est-ce que l'ostéopathie ? "Pris dans son sens littéral, le terme est un peu réducteur puisqu'il signifie malade des os. C'est une thérapie manuelle pour soigner des dysfonctionnements du corps non seulement au niveau des articulations, mais également, en termes psychosomatique, c'est-à-dire les émotions, car le psychisme est en relation avec le structurel. L'ostéopathie vient des États-Unis où, dans les années 1860, un médecin remet en questions ses enseignements et commence une réflexion sur de nouvelles manières de soigner le corps. Cette réflexion intéressera d'autres médecins et atteindra son apogée au cours des années 1950 avec la naissance de l'ostéopathie qui posera un regard différent sur le corps humain et les moyens de le soigner. L'Occident a alors découvert ce que l'Asie pratiquait déjà depuis des siècles : il faut soigner l'homme dans sa globalité, et non pas seulement dans une partie ou une portion de sa personne, car tout est lié. On ne peut pas vraiment soigner le symptôme d'une maladie sans comprendre sa cause, sa source. Les ostéopathes existent en Asie avec la médecine ayurvédique et la médecine traditionnelle chinoise depuis des siècles. L'ostéopathie a beaucoup de points de correspondance avec ces médecines-là sauf qu'en Occident, on a découvert tout cela un peu tard. C'est une manière d'aborder le corps humain pratiquement de manière philosophique. Cet apport nouveau va créer beaucoup de débats et de conflits dans les milieux médicaux. L'ostéopathie va passer de quelque chose de très simple, de très structuré et évoluer vers des spécialisations et enfin ouvrir un immense champ d'applications. Les ostéopathes sont des compléments des médecins. Prenons une personne qui va voir un médecin pour se plaindre d'une douleur qui ne cesse pas après les radios, les scanners et les traitements anti-inflammatoires. L'ostéopathe va entrer en jeu en réfléchissant sur la légion primaire afin de trouver la cause première de la douleur en travaillant sur les tissus musculaires et ne pas uniquement essayer de régler le problème localement mais en allant chercher dans le système du corps quelque chose qui va permettre d'apporter un mieux à la personne." Un ostéopathe doit avoir développé une sensibilité particulière dans ses doigts qui lui permette de sentir la texture du tissu humain et ses dysfonctionnements en posant le doigt dessus. Il doit développer la sensibilité qui existe dans les articulations pour pouvoir à travers le toucher et la pression dégager les énergies et les diriger vers des points précis du corps humain. Faut-il avoir une prédisposition, pour ne pas dire un "don" pour pratiquer ce métier ? "Il y a des gens qui savent instinctivement comment masser, où poser et presser les doigts pour soulager la douleur ou provoquer un bien-être. Ces personnes qui ont déjà une sensibilité dans le toucher à la base vont avancer très vite en ostéopathie. D'autres, doivent acquérir la sensibilité nécessaire et prennent plus de temps." Que faut-il penser de la pratique qui consiste à faire " craquer " les os pour faire disparaître la douleur ? "C'est vrai qu'en général, le craquement des os procure un soulagement, mais il est passager. Je préfère prendre mon temps et travailler pour trouver la légion primaire et soigner la cause plutôt que la conséquence."

Après trois ans d'études, qu'il qualifie de passionnantes, Robin Jhuboolall obtient son diplôme d'ostéopathe et commence à travailler dans la région de Toulouse. Bien vite, il se retrouve à la tête de trois petits cabinets et d'une bonne clientèle. "Après les États-Unis où elle fait partie de la médecine du quotidien l'ostéopathie s'est solidement implantée en France, Il y a quelques années." Robin Jhuboolall est donc un ostéopathe bien installé dans le sud de la France jusqu'à tout récemment. "Je suis revenu ici pour les obsèques de mon père et j'ai retrouvé un peu mes racines. Et puis, depuis quelques temps déjà, je me disais que j'avais bien profité du mode de vie occidental, que j'avais bien voyagé et vécu et je m'étais installé et que ma vie en France était en train de devenir routinière. Ce dernier séjour à Maurice m'a permis de retrouver un autre mode de vie, plus calme où l'on prend plus le temps pour vivre. Au hasard des rencontres, j'ai fait la connaissance de Marie-Lise Cerdan, la responsable du centre de massage Tsaba Be à Rivière-Noire qui m'a proposé de venir travailler avec elle, et qui m'a dit qu'il n'y avait pas d'ostéopathe mauricien à Maurice. Qu'il y a avait trois ou quatre chiropracteurs dans l'île qui sont débordés. J'ai rencontré d'autres amis dans le milieu sportif et celui de la paramédecine qui m'ont encouragé à venir m'installer ici. Je suis allé au salon Wellness où beaucoup de propositions professionnelles m'ont été faites. Alors je me suis dit pourquoi pas. J'ai donc décidé de rentrer en France pour fermer mes cabinets, rediriger mes clients vers d'autres collègues, prendre mes affaires et revenir ici pour ouvrir le premier cabinet d'osteo mauricien." Est-il facile de décider de quitter un grand pays, une bonne situation, de quitter le connu pour l'inconnu professionnel même si c'est au pays natal ? "Cela fait un bout de temps que je commence à sentir une certaine mélancolie du pays, une certaine monotonie dans mon travail, dans ma vie. Je vis de plus en plus mal le rythme de vie assez effrénée, les longs hivers et le manque de temps européen. Le hasard des rencontres a fait qu'en revenant ici les choses se sont mises en place d'elles-mêmes, naturellement comme un grand puzzle qui s'assemble. Je n'a pas eu à me forcer pour dire oui. Pourquoi pas. C'est excitant de venir tenter une nouvelle aventure professionnelle dans son pays natal. C'est une satisfaction professionnelle extraordinaire de pouvoir faire disparaître une douleur qui pourrit la vie d'une personne depuis des années et qui a résisté à des centaines de doses d'anti-inflammatoires." Robin Jhuboolall rentre donc en France cette semaine pour régler ses affaires et s'organiser pour venir s'installer à Maurice avant la fin de l'année. Dans un premier temps, il va travailler avec Marie-Lise Cerdor au centre Scarabée à Rivière-Noire et en parallèle monter un cabinet à Albion. Et si après quelques mois le " rythme effrénée " du mode de vie européen viendrait à lui manquer et que la mélancolie refaire surface ? "Je ne le crois pas. Revenir à Maurice n'est pas une décision prise sur un coup de tête, mais l'aboutissement d'une réflexion entamée depuis quelques années déjà. Et puis, de toutes les façons, je crois que la mélancolie se vit plus facilement sous le soleil mauricien qu'ailleurs."


Anniversaire

La Mauritius Union fête son jubilée de diamant

La Mauritius Union célébrera, la semaine prochaine, ses soixante ans d'existence. Plusieurs manifestations marqueront ce jubilée de diamant dont le lancement d'un magazine retraçant les principales étapes de l'histoire de la première compagnie d'assurance 100 % mauricienne.

C'est à l'initiative de Noël Coignet que fut fondée, en 1948, la première maison d'assurances mauricienne. C'est après avoir travaillé dans le secteur des assurances qui n'étaient que des agences locales de compagnies étrangères que Noël Coignet eut l'idée de créer la compagnie mauricienne. Il fit appel à ses amis et connaissances pour souscrire à l'actionnariat de la nouvelle compagnie. Les premiers actionnaires furent entre autres : Jules Constantin, Jean Ah Chuen, James Edwin Harrison, Prosper Forget, Ebrahim Dawood, Paul Mackay, Wilfrid Larché, Michael Leal, Sulliman Moollan, Ramlochun Lallah et des familles de Coriolis, Rochecouste, Li Wan Po, Coquet, Vaulbert de Chantilly, Appavou, Aumeerally, Bouloux, Chauvin, Duchenne, Seeyave et d'autres membres des différentes communautés de l'île. La diversité de cet actionnariat devait permettre à sir Maurice Latour Adrien de déclarer, dans son discours à l'occasion du Jubilé d'Or de la compagnie, en 1998. "On s'aperçoit que ce large échantillon de la population mauricienne avait, dès 1948, traduit dans les faits le terme "mauricianisme" bien avant qu'il ne soit à la mode, et soit même galvaudé. En extrapolant quelque peu, nous pourrions dire que cette assurance de viser toujours l'unité de tous les Mauriciens de bonne volonté peut se traduire en anglais par "Mauritius Union Assurance."

Le magazine retrace décennie par décennie l'évolution de la compagnie qui, installée d'abord à la rue Sir William Newton, déménagera pour des locaux plus modernes à la rue Léoville L'Homme dans le courant des années 70, où sera construit dans les années 90, son immeuble. Avec des photos et des documents d'époque, il retrace la progression financière de l'entreprise qui connaîtra des bonds spectaculaires. Ce magazine souligne aussi à quel point la Mauritius Union a accompagné le développement de Maurice en modernisant ses structures et en proposant plusieurs formules de polices qui vont révolutionner le secteur mauricien des assurances et, d'une certaine manière, les habitudes des Mauriciens. Ce magazine souvenir donne aussi la parole aux employés qui racontant de l'intérieur les 60 ans de la Mauritius Union qui selon son l'actuel directeur général, Jacques de Navacelle, "est une entreprise exemplaire à Maurice, car elle s'est bâtie et développée avec succès sur des principes forts qui sont le respect de la personne, l'égalité des chances pour tous et l'indépendance".


En route pour les JMJ de Sydney

Messe en terre mauricienne pour de jeunes pèlerins italiens

C'est par une messe en terre mauricienne célébrée en l'église Sainte Famille à Rose-Belle qu'a démarré, lundi dernier, le parcours spirituel des JMJ 2008 pour la forte délégation de jeunes italiens conduite par le cardinal Angelo Bagmasco, président de la Conférence épiscopale italienne.

En transit au pays sur le chemin vers Sydney en Australie, le cardinal italien a présidé cette messe, notamment, concélébrée par l'évêque de Port-Louis, Mgr Maurice Piat. La délégation italienne a été accueillie à l'église par un de leur compatriote, le père Gianni Losio, curé de Sainte Famille pour cette célébration qui s'est, notamment, tenue en présence du ministre du Tourisme, M. Xavier-Luc Duval.

"It's a matchless spiritual experience for me. It's the third time i'm participating at the JMJs and i'm very excited about it", devait nous confier, pour l'occasion, Giorgia, 25 ans, de la région de Fano en Italie, un des quelque 300 jeunes de la délégation. L'homélie du cardinal dite en Italien a été traduite pour l'assistance aussi composée de paroissiens de Rose-Belle a été traduite par le père Losio.

C'est le ministère du Tourisme, M. Xavier-Luc Duval, qui s'est chargé du transport des pèlerins italiens de l'aéroport à l'église. Pour le ministre Duval, le ministère avait le "devoir d'accueillir cette délégation comme il se doit". En dépit des dix heures de vol, les jeunes italiens ont participé avec ferveur à cette célébration.


Collège DAV

Remise de prix jeudi dernier

Une vingtaine d'élèves du collège Dayanand Anglo Vedic (DAV) étaient à l'honneur jeudi dernier lors d'une remise de prix annuelle effectuée à la Arya Sabha, Port-Louis, par la ministre de la Sécurité sociale, Sheila Bappoo. Celle-ci, lors de son allocution, a beaucoup mis l'accent sur la vie de Swami Dayanand, réformateur indien et fondateur de l'Arya Samaj.

"Maharishi Dayanand belongs to this illustrous line of mystics, teachers and thinkers. His services to the cause of freedom, his challenge and commitment to education and the progress of the youths will always be remembered as enlightenment", déclare Sheila Bappoo.

La ministre a aussi fait part du travail énorme que fait le gouvernement pour assurer une éducation saine à tous les jeunes de l'île Maurice. Selon elle, "it is the government's fervent desire that Mauritius become a fully educated, modern and progressive nation."

Sheila Bappoo a également fait ressortir que, depuis juillet 2005, le gouvernement offre des prêts à 132 familles nécessiteuses dont les enfants prennent des cours à l'université de Maurice. Elle a souligné les Rs 78,3 millions allouées aux élèves qui n'ont pas les moyens de payer leurs examens de SC et HSC et annoncé que "the Government will be setting a scheme that will guarantee loans up to Rs 150 000 per year to allow students the accessibility to the University of Mauritius."



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 20 juillet 2008