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A l'Assemblée nationale, mardi dernier
CT Power : toujours de nombreuses questions sans réponses
Une nouvelle fois évoquée et toujours de nombreuses
questions sans réponses. C'est ce à quoi on peut
conclure après la nouvelle Private Notice Question du leader
de l'opposition mardi dernier sur le projet CT Power. Le ministre
des Services Publics, Abu Kasenally n'a fait que répéter
ce que tout le monde sait déjà, à savoir
que le projet a été revu et qu'il sera de deux unités
de 55 MGW, que le Central Electricity Board y aura une participation
à hauteur de 26% et que le prix plus compétitif
de vente offert qui sera de Rs 4.20 ce qui est, en fait, légèrement
plus bas que ceux pratiqués par les producteurs privés.
Paul Bérenger a, lui, mis l'accent sur le caractère
éminemment polluant du charbon, combustible fossile qu'utilisera
CT Power à un moment où le gouvernement parle de
développement durable et d'une autre contradiction qui
consiste à accepter une offre non-sollicitée après
les propos tenus à cet effet lors des débats sur
le Finance Bill indiquant que de telles offres seraient soumises
à un contrôle plus rigoureux. Les nombreuses questions
du leader de l'opposition sur les actionnaires de cette compagnie
et ses références à l'étranger comme,
par exemple, si elle opère, elle-même, des centrales
à charbon sont restées sans réponses précises.
Le ministre a indiqué que le promoteur utilisera les dernières
technologies pour limiter la pollution, que c'est d'ailleurs la
UNDP qui va préparer les documents en vue de la soumission
de la demande de EIA. Nando Bodha a relevé que le ministre
avait reconnu, le 1er avril dernier, que le projet qui repose
uniquement sur l'utilisation du charbon était potentiellement
polluant tandis que Abu Kasenally s'est contenté de dire
que les choses ont évolué depuis.
A Joe Lesjongard qui a posé des questions techniques sur,
par exemple, l'utilisation de l'eau de mer pour le refroidissement
des chaudières, le ministre a dit ne pouvoir répondre
de manière précise à de tels points techniques
et a ajouté, en réponse à une question de
Rajesh Bhagwan qui exprimait des craintes quant au dumping d'équipements
obsolètes sur le marché, que le gouvernement n'acceptera
pas un tel état de choses. Il a, finalement, donné
une garantie au leader de l'opposition, qu'il n'y aura pas manque
d'électricité à l'avenir d'autant que le
CEB a ses projets propres pour faire face à la demande.
Les accidents de voiture du directeur général de
la MBC étaient au cur de la Pirme Minister's Question
Time, le Dr Navin Ramgoolam indiquant qu'il y a bel et bien eu
un accident le 24 mai dernier, mais que Bijaye Madhoo ne s'y trouvait
pas. C'est, a précisé l'auteur de la question, Mahen
Jhugroo, le deuxième accident auquel cette voiture est
impliquée alors qu'Ajay Gunness a voulu, malgré
l'interdiction du Speaker, relever les nombreuses réparations
qu'a subies ce véhicule, soit Rs 375 000 juste pour l'année
2006.
Il y a eu pas moins de 564 plaintes dont 449 pour des délits
à caractère physiques et 115 d'agressions verbales
au Police Complaints Office contre des agents de l'ordre, a révélé
le Premier ministre à Joe Lesjongard qui l'interrogeait.
Le plus étonnant dans toutes ces affaires, c'est que les
enquêtes traînent, 408 étant encore sous investigation,
7 cas de poursuites et d'autres au bureau du DPP pour une décision.
Quant à la création d'un organisme indépendant
pour s'y pencher, Navin Ramgoolam a dit que le texte est presque
prêt et qu'il est toujours en discussion. Impossible de
dire si l'incendie survenu le 4 juillet dernier à la section
légumes du marché central est accidentel ou criminel,
l'enquête policière se poursuivant dans cette affaire,
a déclaré le Premier ministre, à une question
de Mahen Jhugroo.
VIH/Sida : 22% d'infectés en milieu carcéral
Pas moins de 54 cas de personnes sous caution qui ont perpétré
d'autres délits, a répondu Navin Ramgoolam à
une question à cet effet de Rajesh Bhagwan. A d'autres
questions du même député, le Premier ministre
a dit que la police a donné des instructions à ses
officiers présents en Cour pour objecter de manière
plus appuyée à la remise en liberté de personnes
jugées dangereuses. Il a aussi abondé dans le sens
du député pour dire que certains ont un accès
trop libre à des bureaux et autres personnalités.
Le gouvernement a décidé d'installer une cellule
de prise en charge du problème de VIH/Sida dans les prisons
elles-mêmes, a, par ailleurs, annoncé le Dr Navin
Ramgoolam après que le leader de l'opposition a relevé
que le chiffre de 22% de personnes infectées en milieu
carcéral est élevé. Le Premier ministre répondait
à une question initiale du Dr Mungur sur les aides internationales
à la lutte contre le sida.
Xavier Duval a été soumis à un feu roulant
de questions sur les déboires d'une passagère malade
qui a été laissée en Afrique du Sud par Air
Mauritius, sur une compagnie qui aurait des dettes auprès
de la Cargo Handling Corporation et sur les affiches taguées
d'une croix noire par le ministère du Tourisme. Joe Lesjongard
a contesté les réponses du ministre sur les péripéties
qu'a vécues la malade mauricienne et il s'est montré
particulièrement agacé de l'attitude du directeur
de la compagnie nationale qui n'a pas daigné répondre
à ses sollicitations. Sur les affiches, Xavier Duval a
annoncé une campagne et des règlements en vue de
décourager l'affichage sauvage. A noter aussi que la ministre
de la Femme, Indranee Seebun a annoncé, en réponse
à une question d'Arianne Navarre-Marie de nouvelles mesures
pour mettre un terme à la vente de bonbons contenant lames,
aiguilles et autres matières dangereuses.
A l 'heure des déclarations, il y a eu celles de Rajesh
Jeetah indiquant que le prix de référence des produits
pétroliers sont toujours ceux des pays du Golfe et que
la référence singapourienne pour l'huile lourde
date de 2004 et de Mahen Gowressoo sur l'inscription du Morne
sur la liste du patrimoine mondial de l'UNESCO. Il a remercié
chaleureusement le Premier ministre pour son engagement à
cette cause et s'est félicité des propos tenus
après cette inscription tant par le leader de l'opposition
que de Nando Bodha.
Deux textes votés, le Seafarer's Welfare Fund Act présenté
par le Dr Rashid Beebeejaun qui crée formellement une structure
pour venir en aide aux marins et à leur familles et qui
a vu la participation de Paul Bérenger, d'Arvin Boolell,
de Sunil Dowarkasing, de Shawkatally Soodhun, de Shakeel Mohamed
et de Joe Lesjongard et le Courts (Amendment Act) de l'Attorney
General qui fixe l'âge de la retraite des juges à
67 ans, un changement bien accueilli par Shakeel Mohamed et qu'Alan
Ganoo a souhaité voir inscrire dans la Constitution, texte
qui avait fixé l'âge à 62 ans et que Fazila
Jeewa-Daureeawoo y a vu une perspective réduite de promotion
pour certains.
A l'ajournement des travaux, la pollution à la Tour Koenig
est revenue sur le tapis avec les interventions de Jean-Claude
Barbier et de Sheila Grenade. Rajesh Bhagwan, a, lui, évoqué
l'insalubrité de la Promenade Roland Armand.
Mardi prochain
L'ordre et la sécurité au cur du Question
Time
Treize questions pour le Premier ministre et la plupart axées
sur l'ordre et la sécurité, le reste des interpellations
sur un vaste éventail de sujets allant de la Road Tax au
projet de reconversion de la Gaulette SSS en passant par les voyages
privés de Patrick Assirvaden pour lesquels il a reçu
des allocations du CEB pour terminer avec l'examen, en première
lecture du Time Bill qui introduit l'heure d'été
et, en deuxième lecture, le Additional Remuneration Bill
qui réglemente le paiement de la compensation salariale
à la fin de ce mois, The Local Government (Amendment) Bill
qui prévoit le paiement d'une allocation aux conseillers,
les trois Speaking Unions, Marathi, Tamil et Telugu Bills et le
Utility Regulatory Authority (Amendment) Bill qui revoit certaines
provisions de la loi de 2004. C'est l'agenda des travaux de mardi
prochain.
C'est Sam Lauthan qui ouvre le feu des questions au Premier ministre
avec quatre à la suite sur le poste de police de Trou Fanfaron,
sur les moniteurs d'auto-écoles, sur les agressions à
Camp Yoloff et la prolifération des sectes. Suivent des
interpellations sur les arrestations à Karo Kaliptis (Joe
Lesjongard), le mauvais comportement en autobus des étudiants
(Sheila Grenade), la construction d'une nouvelle prison à
Melrose (Sunil Dowarkasing), la liste de ceux qui on droit à
une voiture officielle et la retransmission intégrale de
la PNQ par la MBC (Mahen Jhugroo), la prostitution et les salons
de massage (Nando Bodha), le sida dans les prisons (Mireille Martin),
la réembauche d'officiers de police à la retraite
(Anand Rucktoo) et le problème d'alcool et de drogue dns
les régions de Pailles, Grande Rivière et Cité
Vallijee (Arianne Navarre-Marie).
Pour les autres ministres, les revenus découlant de la
Road Tax, le montant des contributions à la pension après
le PRB, la mauvaise qualité du riz de ration et le nombre
d'étudiants inscrits à l'Université de Maurice
à la prochaine année académique, les terres
acquises pour les stations du métro-léger et l'allocation
de patentes de taxi dans la région de Paul Toureau et Ste-Croix.
Également évoqués, la chambre de décompression,
l'exode des infirmiers, les 60 marchands ambulants de Curepipe
menacés d'éviction, l'affaire Padkam, l'utilisation
de tableau et de craie dans les écoles, la TVA, les feux
de signalisation, les enquête auprès des touristes,
les collèges nationaux, Enterprise Mauritius, l'installation
de radars pour relever la vitesse sur nos routes, la pollution
de l'air, le projet Gamma Coventa, le programme d'échanges
de seringues, la fermeture de Mon Loisir, les maisons de Chebel,
les dettes de plus d'un million de roupies rayée par la
BDM, le retour du courrier MK 120 en partance pour Rodrigues,
les prévisions à la baisse de la croissance, l'épidémie
qui frappe les porcs naissants à Rodrigues, le Trust Fund
pour les groupes vulnérables, le Morne, l'augmentation
des tarifs d'électricité, les médicaments,
les ZEP et le Berjaya Hotel.
A l'ajournement des travaux, le député de l'opposition
Alan Ganoo évoquera avec le ministre des Administrations
Régionales le problème de demande à l'unique
école préprimaire Ste Anne à Chamarel, d'évacuer
la salle du conseil de ce village.
Pravind Jugnauth, leader du MSM:
Estimation du taux de croissance:"Sithanen a induit l'Assemblée
nationale en erreur"
Le leader du MSM, Pravind Jugnauth met en garde le ministre des
Finances contre toute manipulation du chiffre de la croissance
ou de son mode de calcul comme cela a été le cas,
selon lui, pour les chiffres de l'inflation, du chômage,
de la dette publique et des réserves en devises étrangères.
Selon lui, Rama Sithanen savait bien lors du résumé
des débats budgétaires que l'estimation de la croissance
ne pouvait être de l'ordre de 6.2% ou de 7%. Il accuse,
à cet effet, le ministre des Finances d'avoir "induit
l'Assemblée nationale et la population en erreur".
"J'ai du respect pour les institutions internationales
mais je pèse mes mots: le chiffre de la croissance avancé
par le FMI pour 2007/08 et celui de Sithanen sont erronés
et je mets le ministre au défi de me démentir",
devait déclarer, hier, M. Jugnauth. Et de préciser
qu'à la lumière de la réaction du ministre,
il dira des choses de la nouvelle équipe du FMI ayant travaillé
l'Article IV Consultations.
Le leader du MSM accuse, donc, M. Sithanen de "manipuler"
les chiffres de la croissance économique. Se référant
aux chiffres officiels du Bureau central des Statistiques et à
ceux de la Banque de Maurice, il dira, ainsi, qu'alors que la
moyenne de la croissance entre 2001 et 2004 a été
de l'ordre de 4.25%, il n'a été que de 4.23% entre
2005 et 2007. "Encore que ce dernier chiffre ait été
principalement dopé par la dépréciation massive
de la roupie en 2005/2006". "Jamais la croissance n'a
atteint 6%", soutient Pravind Jugnauth.
Il cite, à cet effet, d'une part, le MCB Focus qui a révisé
son taux à 5.3% et de l'autre, le CSO qui l'évalue
à 5.7% "sans tenir compte de la décélération
anticipée du Tourisme et du Textile et en considérant
uniquement la production du sucre inférieure à la
prévision". Or, explique M. Jugnauth, à
l'Assemblée nationale lors du résumé des
débats budgétaires, le ministre des Finances s'est
abstenu de se référer à ces prévisions
révisées de MCB Focus et du CSO et a choisi de ne
citer que le FMI.
Il met en garde le ministre contre toute "manipulation"
du chiffre de la croissance ou de son mode de calcul comme, selon
lui, cela a été le cas pour les chiffres de l'inflation,
du chômage, de l'épargne, de la dette publique et
des réserves en devises étrangères. Selon
lui, M. Sithanen "veut manipuler la croissance"
pour "cacher son échec comme ministre des Finances".
Passant en revue la situation dans un certain nombre de secteurs
économiques, Pravind Jugnauth parle, d'abord, du textile
dont la croissance chutera de 8% à 4.6%. "Déjà,
la MEXA a tiré la sonnette d'alarme alors qu'il y a quelque
temps, le ministre Jeetah laissait entendre que le pire est derrière
nous". Selon le leader du MSM, ce sont les mesures prises
par l'ancien gouvernement dont l'intégration verticale
qui ont permis, pendant un certain temps, au secteur de reprendre
un nouveau souffle.
Selon lui, alors que le présent gouvernement, la dépréciation
de la roupie et la réimposition, pendant un certain temps,
par l'Union européenne (UE) d'un quota sur les exportations
chinoises ont permis un répit au secteur, un plan d'action
pour au moins dix ans aurait dû, longtemps, être mis
en place en vue, d'une part, de préserver les acquis, et
de l'autre, permettre la transformation du secteur.
Pour ce qui concerne le Tourisme, Pravind Jugnauth se demande
si le ministre de tutelle qui affirmait apporter "résultats
sur résultats" dispose d'un plan d'ensemble pour contrecarrer
la récession mondiale. Quant au secteur sucrier, il estime
que la réforme tarde encore à se concrétiser.
Danger d'une inflation à deux chiffres
Selon lui, l'accord "historique" du 5 décembre
2007 entre le gouvernement et la MSPA "est au détriment
des travailleurs et, encore plus, à celui des petits planteurs".
"Huit mois après cet accord, on n'en sait toujours
rien pour ce qui concerne l'actionnariat des travailleurs et des
petits planteurs". Selon lui, la récente augmentation
du prix du sucre sur le marché local ne va profiter qu'aux
seuls établissements sucriers.
Quant à l'inflation et à la montée des prix,
M. Jugnauth souligne que le CSO, MCB Focus, la Banque de Maurice
et les institutions internationales attirent, tous, l'attention
sur le danger d'une inflation à deux chiffres.
Il souligne, dans ce contexte, l'"incohérence"
et la "cacophonie" pour ce qui concerne la politique
monétaire marquées par la "guerre ouverte"
entre le ministre des Finances et le gouverneur de la BoM comme,
notamment, illustrée lors du discours de ce dernier à
la réunion des gouverneurs des Banques centrales africaines.
Pour Pravind Jugnauth, l'"illusion" créée,
dit-il, lors du budget à l'effet que les prix vont baisser
ne tient plus. "Au contraire, les prix continuent d'augmenter
qu'il s'agisse du poulet, de l'huile, du riz, des produits pétroliers,
de l'électricité ou encore des fertilisants des
petits planteurs". Pour lui, c'est "le calvaire
pour le peuple" et la compensation salariale "s'est
déjà évaporée".
Petite pique, au passage, au ministre du Travail "qui
reconnaît, maintenant, que la compensation accordée
n'est pas suffisante mais qui ne l'avait pas estimé au
moment des travaux du National Pay Council (NPC)". La
loi entérinant la compensation n'étant pas encore
votée, M. Jugnauth estime que le ministre a encore le temps
de prendre les mesures qui s'imposent.
Par rapport à la politique énergétique, le
leader du MSM n'y trouve qu'incohérences et contradictions.
Selon lui, il aura fallu des pressions de l'UE pour que le gouvernement
se décide quant à l'adoption d'une National Energy
Policy.
Selon lui, en matière d'énergie, le gouvernement
"réinvente la roue!" Il en veut pour preuve que
l'on en soit encore à un stade de projet-pilote pour ce
qui concerne l'utilisation de l'éthanol "alors que
depuis longtemps, ce biocarburant est utilisé au Brésil".
Pravind Jugnauth évoque l'utilisation projetée de
l'eau de mer à des fins de refroidissement pour le projet
de centrale à charbon de Pointe-aux-caves et de son impact
sur l'environnement.
Au sujet des terres de l'Etat, il trouve "inacceptable"
qu'à ce jour, la liste des bénéficiaires
depuis juillet 2005 n'a pas été rendue publique.
Ce qui, selon M. Jugnauth, est un "déni de démocratie".
"Publiez cette liste si vous n'avez rien à cacher!"
Critiques, dans le même sens, par rapport au "morcellement
de la mer" dans le cadre de l'amendement apporté au
Fisheries & Marine Resources Act dans le cadre de l'adoption
du Finance Bill.
Le leader du MSM rappelle, sous de rapport, que selon l'Article
538 du Code Civil, la mer est du domaine public et appartient,
conséquemment, à tous les Mauriciens. Pour ce qui
concerne le jugement du Privy Council attendu dans l'affaire Ashock
Jugnauth, Pravind Jugnauth trouve que ce jugement "sera
déterminant pour la démocratie".
Il confirme qu'au cas où une partielle était organisée
à la lumière de ce jugement, le MSM présentera
un candidat. Quant à savoir si c'est lui qui sera le candidat,
M. Jugnauth explique que son parti en décidera en temps
et lieu.
Le leader du MSM trouve "positif" l'amélioration
du ton dans le langage entre le leader du MMM, Paul Bérenger
et lui-même. S'il confirme que le MSM souhaite toujours
une alliance avec le MMM, il trouve que ce changement de langage
"ne suffit pas" et qu'il faut "des actions".
State Land Saga
Bel-Air P.G. : Dulull persiste et signe !
L'affaire des 104 arpents des Pas Géométriques de
Bel-Air, au centre du scandale de pots-de-vin allégués
d'un montant de Rs 50 millions, continue à faire des vagues
avec la confirmation officielle d'une nouvelle publiée
en exclusivité par Week-End dans son édition
du 15 juin dernier. En effet, répondant à une interpellation
du député du PMSD, Eric Guimbeau, le ministre des
Terres, Asraf Dulull, a révélé que les Pas
Géométriques de Bel-Air, identifiés par la
compagnie Bel-Air Sugar Estate pour un important projet d'Integrated
Resort Scheme (IRS) et de développements hôteliers,
ont été alloués en l'espace d'un mois à
la Compagnie Mauricienne de Textile Ltée du tandem François
Woo et Louis Lai-Fat-Fur.
L'opposition parlementaire, dont le leader du MMM, Paul Bérenger,
s'insurge contre cette décision dans la mesure où
le terrain en question fait l'objet d'une enquête toujours
en cours à l'Independent Commission Against Corruption
(ICAC) depuis mars 2006, soit plus de deux ans. Que ce soit du
côté du MMM ou du PMSD, l'on dénonce le fait
que ce dossier d'allocation des 104 arpents de Pas Géométriques
de Bel-Air a été traité par le même
ministre des Terres, contre lequel de graves allégations
de " Bribery " ont été proférées
alors que les conclusions officielles de l'enquête criminelle
initiée aux termes de la Prevention of Corruption Act ne
sont pas encore connues.
Ce qui étonne plus d'un dans ce dossier d'allocation des
terres de l'Etat demeure la rapidité avec laquelle les
procédures ont été bouclées pour l'octroi
de ce terrain à la CMT. Les détails des dates ont
été fournis personnellement par le ministre Dulull
à l'Assemblée nationale mardi. Ainsi, en un mois
les techniciens du gouvernement, notamment ceux des Terres et
du Tourisme, ont mis les bouchées doubles afin d'éplucher
le projet soumis par la CMT, avec le gouvernement donnant son
accord pour la réservation des Pas Géométriques
en mai dernier.
Asraf Dulull a fait comprendre à l'Assemblée nationale
qu'avec le gel du dossier des Pas Géométriques de
Bel-Air vers la fin du premier trimestre de 2006, surtout avec
l'éclatement du scandale de la demande alléguée
de pots-de-vin de Rs 50 millions impliquant le ministre des Terres,
de nouveaux développements devaient intervenir en avril
dernier. " Owing to circumstances beyond control, the
application (submitted by Bel Air Sugar Estate) could not be processed
further until a second application was received in april 2008
for tourism-related development project over the same site from
Compagnie Mauricienne de Textile Limitée ", a-t-il
fait ressortir.
Le ministre des Terres a ajouté que les projets soumis
par les deux promoteurs privés lorgnant les 104 arpents
de Pas Géométriques ont été étudiés
et comparés. " When the request was made again,
we looked into it and we had to compare the two projects. We had
two applications. The level of investments of Bel Air Sugar Estate
was Rs 2,5 billion and that of Compagnie Mauricienne de Textile
Ltée was Rs 4,8 billion. On top of that, the CMT project
was a stand-alone project on the Pas géométriques
whereas the Société Bel Air Sugar Estate wanted
to marry private land with State land to have hotel and IRS projects
", s'est évertué à justifier le
ministre à l'heure des interpellations supplémentaires.
Le ministre a avancé une raison supplémentaire en
vue de défendre la décision du gouvernement d'allouer
ces 104 arpents à la CMT : " In line with our policy
of democratisation of the economy, we have favoured the Compagnie
Mauricienne de Textile Ltée. The private land is still
available for projects to be carried out by Société
Bel Air Sugar Estate. "
L'ébauche du projet soumis par la CMT pour appuyer sa demande
de location à bail des Pas Géométriques de
Bel-Air et de Rivière-des-Anguilles comprend la construction
de deux établissements hôteliers de cinq étoiles
d'une capacité de 400 chambres. De son côté,
la Société de Bel-Air S.E. ambitionnait l'idée
de démarrer un projet d'IRS et d'un hôtel sur ces
mêmes sites.
Compte tenu de ce nouveau développement, le député
Guimbeau n'a pu s'empêcher de s'interroger au sujet de cette
décision vu que l'enquête de l'ICAC sur les allégations
de pots-de-vin de Rs 50 millions est toujours en suspens ; "
Is it proper practice that while an investigation is being carried
out by ICAC following allegation of corruption on land issue,
at the same time a letter of reservation is sent to CMT ? "
A cette interpellation supplémentaire, Asraf Dulull a tout
simplement répondu que " it is a mere allegation
and economic developments have to be carried out. The CMT has
made an application. We have considered it and, based on its merits,
we have agreed to allocate land ".
Force est de constater que dans la conjoncture, la demande de
la CMT a bénéficié d'un " Really
Fast Track Treatment " avec la requête soumise
au mois d'avril de cette année et l'autorisation obtenue
en mai. Par contre, la Société de Bel-Air Sugar
Estate, qui avait occupé ces 104 arpents comprenant les
Pas Géométriques Rivière-des-Anguilles (69
arpents 95 perches) et Pas Géométriques Bel-Air
(34 A 50 P), pendant 30 ans (de 1969 à 1999) sous la forme
d'un bail, a attendu huit ans en vain.
A l'expiration du bail de 30 ans de ces Pas Géométriques,
la Société Bel-Air S.E. avait soumis au gouvernement
en avril 2001 un projet de construction d'un complexe hôtelier
et un projet IRS sur ces mêmes terres de l'Etat. Cette demande
officielle fut réitérée en juin 2003 par
les mêmes promoteurs.
Avec l'avènement du gouvernement de l'Alliance Sociale,
Bel Air S.E. devait revenir à la charge avec le même
dossier en octobre 2005, lors d'une des premières réunions
du Fast Track Committee sous la présidence du Premier ministre,
Navin Ramgoolam. Le dossier devait être entretenu jusqu'en
février 2006 avant que n'éclatât le scandale
des allégations de pots-de-vin de Rs 50 millions avec l'inculpation
provisoire par le Central CID de l'homme d'affaires, qui aurait
agi en tant qu'intermédiaire et la convocation du ministre
Dulull aux Casernes centrales à des fins d'interrogatoire
pour une enquête sans fin
Eric Guimbeau : " Il y a anguille sous roche ! "
Le député de l'opposition Eric Guimbeau, qui poursuit
sa croisade contre les zones d'ombre dans la gestion foncière
au ministère des Terres, est monté au créneau
afin de dénoncer " les contorsions ministérielles
" concernant l'allocation expresse de ces 104 arpents de
Pas Géométriques à Bel-Air.
" Dans la confirmation du ministre Dulull quant à
l'octroi des Pas Géométriques de Bel-Air au groupe
CMT, nous constatons deux méga-scandales. D'abord, une
décision est prise par rapport au Prime Exhibit dans une
affaire d'allégations de pots-de-vin d'une somme de Rs
50 millions, alors que les conclusions de l'enquête de l'ICAC
ne sont pas encore connues. Un mépris total du gouvernement
à l'égard des institutions de la République.
La démocratie est bafouée comme dans une république
bananière ", a argué Eric Guimbeau.
Le député du PMSD qualifie de " véritable
farce " le paravent de la démocratisation de l'économie
mis en avant par le ministre des Terres, Asraf Dulull, pour expliquer
le choix de la CMT aux dépens de la Société
Bel Air S.E. " Le ministre se rend ridicule avec ses explications
pour justifier l'injustifiable. Tout le monde à Maurice,
comme à l'étranger, sait que la CMT est un des plus
importants groupes économiques opérant à
Maurice. La démocratisation de l'économie formule
CMT est tout sauf une démocratisation ", a-t-il
ajouté.
" Ce qui est encore plus grave dans l'affaire des Pas
Géométriques de Bel-Air est la vitesse ahurissante
avec laquelle les procédures ont été complétées.
Il doit y avoir anguille sous roche. C'est un scandale dans un
autre scandale. Le tout a été accompli dans l'opacité
la plus totale alors que le gouvernement parle de Good Governance.
Tout cela ne relève que du bluff ", avance M.
Guimbeau.
Le leader adjoint du PMSD maintient que dans le cas d'un éventuel
retour du PMSD au gouvernement après les prochaines législatives,
" nous allons instituer un Full-Fledged Audit sur le dossier
des terres de l'Etat depuis juillet 2005. Tout le monde semble
oublier le scandale de l'allocation des appartements de la NHDC
ou encore la monnaie-dalle. " Le député
de l'opposition reviendra à la charge mardi à l'Assemblée
nationale avec le dossier d'un terrain acheté pour un projet
de complexe omnisports mais qui finalement a été
attribué à une compagnie privée.
ICAC : silence radio sur la saga des Rs 50 millions
Vingt-sept mois après les allégations formelles
au QG du Central CID au sujet des pots-de-vin de Rs 50 millions
contre l'octroi d'un bail sur des Pas Géométriques
d'une superficie de 104 arpents à Bel-Air et impliquant
le ministre des Terres, Asraf Dulull, c'est le mystère
total quant aux conclusions de l'enquête confiée
à l'Independent Commission Against Corruption (ICAC). A
ce stade, seul l'homme d'affaires et intermédiaire qui
serait proche du ministre des Terres, Raffick Peermamode, a été
inculpé provisoirement par le Central CID au tout début
de l'affaire.
Me Raouf Gulbul, dont les services avaient été retenus
par Asraf Dulull, et Me Ashley Hurhanghee, l'avocat de Raffick
Peermamode, interrogés, hier matin, par Week-End,
ont affirmé n'avoir aucune idée de la suite de l'audition
de leurs clients par la Commission anti-corruption il y a plus
de sept mois. " C'est le silence radio complet du côté
de l'ICAC. Et cela, depuis plusieurs mois déjà.
Nous n'avons aucun renseignement sur ce qu'il est advenu de cette
affaire. Nous ne pouvons dire si le dossier a été
classé ou encore si l'enquête se poursuit ",
devaient-ils indiquer en substance.
Ci-dessous, un rappel des principales dates de l'affaire des pots-de-vin
allégués de Rs 50 millions avec le nom du ministre
des Terres cité :
5 novembre 2005 : Réunion du Fast Track Committee
présidé par le Premier ministre, Navin Ramgoolam,
avec une Power Point Presentation du projet de Bel-Air
S.E. Entre-temps, ayant eu vent de ce projet, Raffick Peermamode,
homme d'affaires très connu sur la place, entre en scène
en vue de faire accélérer les procédures
vu sa " proximité " avec le ministre Dulull.
29 décembre 2005 : Par l'intermédiaire de
Raffick Peermamode, selon la version des promoteurs de Bel-Air
S.E. une réunion de travail se déroule au bureau
du ministre Asraf Dulull au Moorgate House.
4 février 2006 : Impatience des promoteurs devant
le retard pris et une correspondance sur un ton de reproche des
promoteurs au ministère des Terres.
17 février 2006 : Le dossier du projet de Bel Air
S.E. est à l'agenda de la réunion du Conseil des
ministres après un premier passage le précédent
vendredi.
24 mars 2006 : E-mail d'Anil Nemchand à Paddy Rountree
au sujet des exigences transmises par Raffick Peermamode. Le libellé
de ce message allégué est comme suit : "
Honourable Dulull convened Mr Raffick Permamode yesterday morning
23/3 to appraise him of the latest development and I met Raffick
later during the day. He informs me that Mr Dulull would be prepared
to give us both plots conditional that we pay Rs 50 M on the following
figure : Rs 500 000 for each acre, i.e. 100 acres x Rs 500 000
= Rs 50 M. If it is agreed he will finalise all the papers in
ten days ".
Début avril 2006 : Anil Nemchand, PRO de Bel Air
S.E. consigne une déposition au Central CID en alléguant
que " Missié Peermamode dir moi le 23 mars ki minis
Dulull dir donn li Rs 50 M li finaliz prozé IRS Bel-Air
dans dix zur ". Il prend également la peine d'ajouter
que cette demande de pots-de-vin de Rs 50 millions avait déjà
été formulée avant le 23 mars 2006.
5 avril : Des limiers du Central CID procèdent à
l'audition de l'intermédiaire Raffick Peermamode, qui est
inculpé provisoirement. Pour sa remise en liberté
conditionnelle, il doit fournir une caution de Rs 300 000 et une
reconnaissance de dettes de Rs 2 millions. Les enquêteurs
attendent le retour de mission du ministre Dulull pour la suite
de l'enquête.
6 avril : Le ministre Dulull fait publier un communiqué
en guise de démenti aux allégations de pots-de-vin.
11 avril : Première PNQ de Nando Bodha en tant que
nouveau leader de l'opposition sur le scandale du bribe
allégué de Rs 50 millions, montant qui aurait été
versé en euros. " Le ministre Dulull partira si
un Prima facie Case est établi contre lui ", affirme
le Premier ministre à cette occasion.
12 avril : Paddy Rountree de Bel Air S.E., entendu par
le Central CID, maintient que la demande de pots-de-vin alléguée
avait été formulée en deux occasions.
17 avril : Le ministre Dulull est convoqué aux Casernes
centrales pour une première audition au sujet des allégations
en question.
19 avril : Séance d'interrogatoire d'au moins six
heures d'Asraf Dulull au Central CID. Les enquêteurs ont
dû avoir recours à l'arbitrage du Directeur des Poursuites
publiques (DPP) pour cet exercice face aux objections formulées
par la " Legal Team " du ministre.
25 avril : Le commissaire de police d'alors, Ramanooj Gopalsing,
prend la décision de référer le dossier des
Pas Géométriques de Bel Air à l'ICAC, qui
doit tout recommencer.
23 août : Raffick Peermamode est entendu par l'ICAC,
qui avait procédé entre-temps à l'audition
des responsables de Bel Air S.E.
23 novembre 2006 : Le ministre Dulull est convoqué
à l'ICAC, qui s'intéresse au relevé de ses
appels téléphoniques.
8 janvier 2008 : Asraf Dulull doit s'expliquer pendant
deux heures et demie à l'ICAC au sujet de 23 appels téléphoniques
échangés avec Raffick Peermamode répertoriés
entre octobre 2005 et mars 2006. En guise de réponse, il
affirmera que Peermamode est un de ses plus importants mandants
et il récuse le fait que le sujet de conversation aurait
pu être le bail de 104 arpents de Pas Géométriques
de Bel Air.
Depuis le début de l'année, aucun autre détail
n'a filtré du QG de l'ICAC au sujet de cette enquête
portant sur des pots-de-vin allégués de Rs 50 millions.
Pollution à La Tour Koenig
Sylvio Michel appelle Anil Baichoo à "assumer ses
responsabilités"
Sylvio Michel, leader des Verts Fraternels appelle le ministre
Anil Baichoo à "assumer ses responsabilités"
et à ne pas "céder au chantage" dans l'affaire
de pollution industrielle à La Tour Koenig impliquant la
Compagnie Mauricienne de Textile (CMT). Au cas contraire, les
Verts Fraternels menacent de manifester devant le ministère
de l'Environnement.
M. Michel explique que depuis la création de sa ville-satellite
vers 1982 à la suite d'une décision du gouvernement
travailliste de sir Seewoosagur Ramgoolam, la région de
La Tour Koenig avait, à l'origine, une vocation résidentielle.
Il dresse un parallèle entre la nouvelle affaire de pollution
dans ce quartier avec celle d'il y a quelques années à
l'île d'Ambre du côté de Poudre d'Or. Il souligne,
à cet effet, que dans les deux cas, la pollution ont eu
lieu le soir.
Le leader des Verts Fraternels se montre particulièrement
virulent à l'égard de la CMT "dont on connaît
le track-record". Pour lui, il n'est "pas question"
de céder au "chantage" tendant, en substance,
à soutenir qu'il ne faut pas s'en prendre à cette
entreprise car elle créé des emplois. "J'espère
que le ministre Baichoo et M. François Woo comprennent.
Au cas contraire, nous manifesterons devant le ministère".
Autre activité économique évoquée
par M. Michel et qui risque de nuire à l'environnement
: l'aquaculture. Il rappelle, sous ce rapport, que c'est lui qui,
en tant que ministre de la Pêche, avait piloté le
premier projet de ferme marine à Pointe-aux-Feuilles. S'il
se dit favorable à un développement planifié
de ce genre de projets, Sylvio Michel estime qu'il serait "dangereux"
d'envisager un développement sauvage de fermes marines
autour de l'île.
Le leader des Verts Fraternels estime, par ailleurs, qu'il ne
faut pas faire accroire aux pêcheurs artisanaux qui sont,
pour la plupart, d'un certain âge qu'ils pourraient, eux
aussi, prendre avantage du développement de fermes marines.
Citant l'exemple de Pointe-aux-Feuilles, il explique que ce sont
des jeunes qui peuvent éventuellement profiter de tels
développements.
Quant à l'inscription du Morne au patrimoine de l'UNESCO,
M. Michel dédie cette consécration à l'ensemble
des anonymes "qui ne verront jamais leurs noms dans les journaux"
qui ont soutenu, contre vents et marées, la lutte des Verts
Fraternels à ce sujet durant les neuf dernières
années. Il a critiqué ceux qui "n'ont pas
eu la simplicité de reconnaître leur erreur et faire
leur mea culpa" après leurs "articles violents"
contre la démarche engagée par le gouvernement.
Maintenant inscrit au patrimoine mondial, le site du Morne est,
désormais, explique Sylvio Michel, la convoitise de plus
d'uns. D'où, dit-il, la nécessité d'être
vigilant pour que le rocher emblématique garde son cachet
de sanctuaire et ne soit la proie de quelque développement
touristique qui risquerait de le souiller.
En marge des prochains débats parlementaires autour de
l'institution de la Commission Vérité et Justice,
le leader des Verts Fraternels demande à la MBC de retransmettre
en direct ces débats et appelle tous ceux qui interviendront
de participer aux débats "avec leur cur et en
vérité".
M. Michel se prononce, par ailleurs, contre tout projet de fermeture
de la SSS La Gaulette et rappelle qu'il n'existe qu'un seul autre
établissement secondaire d'État à Bambous
dans tout le district de Rivière-Noire. Il dit avoir reçu
l'assurance du ministre de l'Éducation que le collège
d'État ne sera pas fermé mais que le ministère
entend l'y adjoindre un centre de formation "révolutionnaire".
Salaires dans le secteur privé
Bunwaree annonce des révisions salariales chaque deux
ans
Dans le cadre de la révision des lois du Travail, une clause
sera introduite pour rendre obligatoire une révision salariale
tous les deux ans dans le secteur privé. C'est ce qu'à
laissé entendre le ministre du Travail, le Dr Vasant Bunwaree
au terme de sa réunion, vendredi, avec les dirigeants du
Fron Travayer Sekter Privé (FTSP).
Cette réunion visait à amorcer le débat autour
des moyens à mettre en uvre pour régler le
problème de décalage dans les révisions salariales
dans la fonction publique par rapport au secteur privé.
En effet, alors que le Pay Research Bureau (PRB) vient, encore
une fois, d'assurer une révision salariale pour l'ensemble
des fonctionnaires de même que des employés des corps
para-étatiques et des Collectivités locales, les
salariés du privé qui représente, quand même,
trois salariés sur quatre, sont restés, pour la
plupart, sur leur faim.
Les Remuneration Orders (RO) publiés par le National Remuneration
Board (NRB) ne sont, en effet, pas révisés à
intervalles réguliers alors que pour le secteur public,
le PRB procède méthodiquement chaque cinq ans à
une révision salariale. Dans certains secteurs comme la
zone franche, par exemple, des salariés attendent même
une révision salariale depuis plus de vingt ans.
C'est dans le but de corriger cette anomalie que le ministre Bunwaree
a annoncé l'inclusion d'une clause dans le cadre de la
révision des lois du travail pour rendre obligatoires des
négociations collectives chaque deux ans dans les entreprises
privées en vue de nouvelles révisions salariales.
Dans le cadre de ces négociations, le patronat et les salariés
pourraient, s'ils le souhaitent, signer un protocole d'accord
les engageant pour une période de quatre ans. Au cas contraire,
la révision salariale devra se faire tous les deux ans.
Ça va se savoir
L'option Rashid Beebeejaun se précise
C'est l'option Rashid Beebeejaun à la présidence
de la République qui semble se préciser à
l'approche de l'échéance du 30 septembre, date de
l'expiration du mandat de sir Anerood Jugnauth. La stratégie
de Navin Ramgoolam, dit-on, consistera à corriger la mauvaise
perception qu'avaient provoqué ses initiatives de 2005.
Avec Rashid Beebeejaun au Réduit, il devrait promovoir
Xavier Duval au poste de vice-Premier ministre constitutionnel,
ce qui, de son point de vue, apaiserait un électorat encore
frileux sur les positionnements choisis aux dernières élections
générales. Aller au Réduit pour l'actuel
numéro 2 du gouvernement serait, de toute façon,
une retraite dorée avec un nouveau salaire de président
de Rs 275 000 exonéré d'impôt et des indemnités
d'ancien ministre sur le dernier salaire qui devrait être
au bas mot de Rs 150 000.
Black-out total sur FMA
Le ministre des Communications Extérieures n'a pas répondu
à la question de Françoise Labelle sur les dettes
que la compagnie France Maritime Agence Ltée auprès
de la Cargo Handling Corporation tandis que son collègue
Vasant Bunwaree a été des plus imprécis sur
le rôle joué par un des directeurs français
de la FMA, Philippe Bablon et le fait qu'il travaille dans le
pays alors qu'il n'avait qu'un "business visa". Les
activités de la FMA qui est une filiale du groupe maritime
CMA/CGM ont déjà fait l'objet de dénonciations
à l'ICAC.
Joël Rault out
Le couperet est tombé. Après la triste affaire Pizza
Hut de Quatre-Bornes, l'échec devant les tribunaux et un
appel logé contre toute attente et même une déposition
consignée contre une de nos journalistes, Joël Rault
a été prié de prendre congé de la
présidence de la Tourism Authority. Il est remplacé
par un autre PMXD pur cheval, Robert Pallamy. Un prix de consolation
toutefois pour Joël Rault, il devient grand conseiller de
Xavier Duval au Tourisme.
State House
Cérémonie de remise de décorations
Le président de la République, sir Anerood Jugnauth,
a procédé pendant trois jours, soit de mercredi
à vendredi, à la remise des insignes des décorés
de la République à l'occasion du 40e anniversaire
de l'Indépendance du 12 mars dernier. Ainsi, le Premier
ministre, Navin Ramgoolam, a été fait Grand Commander
of the Order of the Star and the Key of the Indian Ocean (GCSK),
la plus importante décoration de la République.
A cette occasion, Navin Ramgoolam a rappelé qu'il avait
accepté cette distinction à la demande pressante
du président de la République. Douze Mauriciens,
dont la ministre Sheila Bappoo, les anciens ministres Sylvio Michel
et Deva Virahsawmy, le Chief Executive Officer d'Air Mauritius,
Manoj Kumar Ujoodha, Aisha Timol de la Mauritius Bankers'Association,
Anund Priyé Neewoor, secrétaire aux Affaires étrangères,
le chef-commissaire de Rodrigues, Johnson Roussety, et le Special
Adviser au Prime Minister's Office, Christian Rivalland, Domadur
Toolsee et Kwong Ng Sui Hing, ont été faits Grand
Officer of the Order of the Star and the Key of the Indian Ocean,
(GOSK).
Huit décorations de Commander of the Order of the Star
and Key of the Indian Ocean (CSK) ont été remises
à Mahmood Edah Tally, Soorunsing Taukoordass, Mme Anita
Bacha, Gérard Espitalier-Noël, Alain Gordon-Gentil,
à Mme Ameenah Gurib-Fakim, Krish Ponnusamy et Jean-Georges
Prosper.
Quatorze Mauriciens ont été faits Officer of
the Order of the Star and Key of the Indian Ocean, dont le
surintendant Prem Raddhoa à titre posthume.
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