m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 20 juillet 2008



  Histoire — Bâtisseurs divers pour île multiple et plurielle
  Village vert — Cascavelle en habit rouge
  Musique pour les grandes causes — La musique pour atteindre le bout du tunnel
  "Itinéraire de la mémoire" à Maurice — Une passerelle entre l'Aapravasi Ghat et le Morne Brabant
  Musique —Mikey B7 — Un zeste latino
  Shaam-e-ghazal vendredi dernier au Centre Culturel Indira Gandhi — Belall Lallmohamed: Voyage au monde des sons et des mots
  La sinusite : — Conséquence d'infections respiratoires
  Gastronomie française — Escargots ou coquilles St-Jacques?
  Cinéma — The eye
  Tourisme, Animation, Festivals — Vers un statut des artistes
  Slam Poésie à Port Louis — Stéphane H2K et Jamel: Slameurs Inter Cités
  Le nouveau Centre Culturel Chinois — Plus d'espace pour la création et les échanges
  Défilé de mode au Centre Swami Vivekananda à Pailles — Les créations de la styliste Neeta Lulla à l'honneur
  Dimanche prochain, 27 juillet — Chamarel renoue avec son très populaire fancy-fair


Histoire

Bâtisseurs divers pour île multiple et plurielle

Lorsque les vaisseaux la Diane et l'Atalante quittent l'île de Groix, située à 13 kms de Lorient en France, le 29 juin 1721 pour rallier le Port Nord-Ouest (Port-Louis), "à bord se trouvait toute la colonie qui allait fonder l'Isle de France".(1) Qui faisaient partie de cette colonie ? " Le gouverneur, le chevalier Denis Denyon, ingénieur, la compagnie suisse de Beugnot - 210 hommes, officiers compris - des ingénieurs, des fonctionnaires, des soldats ; des ouvriers qui étaient mariés amenaient leur famille avec eux ; il y avait vingt femmes et trente enfants. Voyageaient aussi quatre lazaristes, conformément à l'accord de Paris, MM. Jean-Baptiste Borthon et Gabriel Igou, prêtres, et Pierre Adam et Etienne Lecoq, frères lais."(Idem).

Mais c'est un contingent d'hommes et de femmes de France tragiquement et sensiblement réduit qui parvient à l'Isle de France en avril 1722. "Le dénombrement détaillé de la minuscule colonie révéla combien le voyage avait été calamiteux. La maladie, principalement le scorbut, avait décimé une bonne partie de l'équipage et des passagers. Des deux cent dix soldats de la compagnie suisse de Beugnot, cent soixante avaient péri en cours de route. Tout comme neuf des vingt femmes à bord. Marie Ogé, qui avait épousé Hilaire Tanlet sur l'Atalante à Lorient, se trouvait parmi les douze survivantes du voyage. Les détails manquent concernant le sort de trente enfants et de certains autres passagers, fonctionnaires et ouvriers de la Compagnie des Indes. Toujours est-il que cinquante-deux passagers de l'Atalante moururent durant le voyage. Le journal de bord de ce bâtiment les inventorie comme suit : 4 enfants, 10 matelots, 34 soldats, 2 caporaux, 1 charpentier et 1 major." (Idem) Quoiqu'il en soit, c'est aux survivants de ces colons, de souche et de culture française, qu'échoit "la rude tâche d'aménager et de mettre en valeur l'île en friche."(Idem) Venus dans le sillage de leurs précurseurs bourbonnais conduits par le major Duronguet Le Toullec, ils sont manifestement parmi les premiers bâtisseurs de l'Isle de France, la future île Maurice.

Les défricheurs bourbonnais et français à l'œuvre

Dès leur arrivée dans l'île par Le Courrier de Bourbon qui "mouilla la veille de Noël (en 1721), à 10 heures et demie, au Port Nord-Ouest"(2) , soit quatre mois avant la Diane et l'Atalante, la quinzaine de Bourbonnais, sous la houlette du major Le Toullec du Ronguet, se mettent à l'œuvre. Le journal de bord atteste d'une activité intense axée sur l'introduction des bestiaux dans l'île, la construction de logements et la chasse : "Ils onts baty dans lanfoncement du port à côté d'une rivière…Les habitans ont dessandu à terre ont emmené tous les bestiaux que nous avons pris à Mascarin (Bourbon ou la Réunion) pour peupler. Estant de retour le soir, ils ont apporté avec eux deux cerfs et cabris que leurs chiens ont pris… Le 24, Mr Durongouët a commencé à faire bâtir des cases et ont eu la penne d'aller à 2 lieues dans les terres pour chercher des feil de latanier ;…ils ont baty une case pour Mr Durongouët et chacun leux leurs". (Idem) Aussitôt les cases construites, le major Le Toullec et ses hommes font un tour de reconnaissance de l'île.

Lorsqu'en avril 1722, la Diane et l'Atalante débarquent leurs passagers au Port Nord-Ouest, ces derniers font, plus ou moins, les mêmes gestes que leurs prédécesseurs, en commençant par élever divers bâtiments utilitaires dont la case en paille du gouverneur. "Autour de cette case du gouverneur, on construisit quelques autres pour les officiers et les employés, ainsi que cinq ou six baraques pour les soldats et les ouvriers et une petite chapelle…Vers la mer, se trouvait une autre case qui servait de corps de garde et de prison et il y avait une cantine où officiers et soldats se réunissaient. Une forge, un étal pour débiter le gibier, quatre canons de 12 et deux de 18 complétaient ce qui fut le début d'une cité que l'on nommait alors le Camp."(Idem) La petite colonie s'initie à la culture caféière et vivrière qui connaît un développement en dents de scie dont de nombreuses phases sont vécues assez douloureusement dans les creux de la lame.

L'apport précieux et incontournable des noirs

Mais les bâtisseurs de cette île Maurice en devenir, n'ont pas été les seuls colons venus de France ou de Bourbon, bref les blancs ou les gens de couleur, bien qu'ils y ont été les premiers à s'y risquer volontairement et courageusement. Il faut ajouter à leur substantielle contribution, l'apport non moins négligeable des noirs auxquels la colonie naissante a recours à peine quelques semaines après l'arrivée des colons blancs. En effet, le 12 juin 1722, le gouverneur Denis Denyon introduit à l'île de France "une trentaine d'esclaves" (3) venant de l'île Bourbon. Il en fait de même en décembre 1722, en doublant la mise - l'introduction d'une cargaison de 65 esclaves de Madagascar : "27 hommes pièces d'Inde, 18 garçons moyens et petits, 20 femmes et filles", selon une correspondance de Denyon en date du 15 janvier 1723, Madagascar étant devenu, "faute de produits d'échange" entre Français et Malgaches, "la source première de traite pour les Mascareignes." (Idem)

La main-d'œuvre servile est mise à contribution dans le projet agricole initié par le gouverneur. "Avec l'aide des esclaves, de Nyon lui-même entreprit d'étendre les champs de culture." (Idem) En fait, les noirs deviennent, au fil des années et des décennies, des éléments incontournables dans le rouage du développement de l'île, comme cela est alors le cas dans l'espace colonial dans son ensemble. Le succès des colonies repose sur la main-d'œuvre servile, et se compose sur l'air du mantra du temps : "Sans nègres, point de colonies !" Le premier concessionnaire de l'Isle de France, Christophe Lenoir, souligne dans une remarque aux directeurs de la Compagnie des Indes : "Pour espérer des récoltes de la terre il faut nécessairement des habitants qui aient des nègres pour les aider à cultiver…". (Idem)

D'une manière ou d'une autre, inéluctablement, cette collaboration blancs-noirs, entre "habitants" et "nègres", finira par prendre corps : il en sortira un pays, une patrie que les deux camps (dont les rapports n'ont pas toujours été au beau fixe) auront façonné. Il est vrai qu'une forte proportion, presque la moitié, de la centaine d'esclaves introduits par Denyon désertent les plantations. Les déserteurs sont "environ cinquante" en 1723. (2) Il ne reste de la main-d'œuvre servile que "24 noirs de la Compagnie et 10 noirs des particuliers" en octobre 1725. (Idem) Qu'à cela ne tienne, après une brève accalmie de la traite dans les Mascareignes, de 1724 à 1728, la colonie s'ouvre de nouveau à la main-d'œuvre servile, si bien que vers 1730 le nombre de travailleurs noirs dans l'île s'élève à 634 pour une population blanche d'un peu moins de 1000 âmes. (4)

Africains et Indiens se joignent aux bâtisseurs

A la reprise de la traite, le commerce servile, tout en maintenant son territoire de prédilection, Madagascar, étend ses tentacules jusqu'à la côte de l'Afrique et jusqu'en Asie, et ramène, de 1728 à 1731, "à Bourbon et à l'Isle de France pas moins de 3 200 esclaves."(4) Un peu moins de deux tiers de ce contingent de travailleurs noirs est puisé de Madagascar, 1000 le long de la côte d'Afrique, notamment de Mozambique, de Guinée et du Sénégal, et 300 "au Bengale ou dans d'autres coins de l'Inde". (Idem) Il faut dire que la main-d'œuvre servile fera l'objet de vives tensions entre les "habitants" et l'instance dirigeante, la Compagnie des Indes, tous deux en dépendant pour leurs besoins propres. C'est sur la Compagnie que les "habitants" jettent le blâme pour n'avoir "pas réussi à atteindre l'auto-suffisance en vivres"(3), celle-là ayant accaparé la main-d'œuvre servile introduite dans la colonie.

La récrimination des "habitants"est le sujet d'une lettre, en date de janvier 1732, que des habitants de l'Isle de France adresse au Roi : "Nous avons l'honneur d'assurer votre Majesté qu'entre quatre-vingt habitants, ou environ, qui composent cette colonie, la Compagnie ne nous a fourni que 284 esclaves, tant noirs, négresses, que négrittes et négrillons dont plus des ? de ces derniers… Ainsi elle ne peut nous imputer le retard de l'accroissement de la Colonie puisque nous avons manqué d'esclaves…"(Idem) Bref, la Compagnie s'est appropriée la part du lion en matière de main-d'œuvre servile au détriment des cultivateurs locaux. Ce conflit ne fait que souligner la place importante qu'occupent les noirs dans le rouage du développement de l'île.

La pénurie de la main-d'œuvre agricole demeurant criante, le nombre d'entrées d'esclaves à l'Isle de France ne cessera de croître au cours de la deuxième décennie de l'occupation française : pas moins de 2 599 sont introduits de juin 1735 à janvier 1740, si bien qu' "en 1740, sur les concessions hors de Port-Louis, pour 379 blancs qui y habitaient, le nombre d'esclaves avaient grimpé à 2 604, selon le détail suivant : 1 263 noirs, 613 négresses, 458 négrillons et 270 négrittes."(4) Toutefois, il est utile de se défaire du mythe qui veut que l'esclave ne soit bon que pour la plantation. En fait, sous l'administration du gouverneur Maupin, les "meilleurs esclaves" sont affectés aux entreprises de fournitures de matériaux de construction, alors que La Bourdonnais met les esclaves en apprentissage dans les ateliers afin de faire avancer les constructions.(3)

A la main-d'œuvre servile noire introduite "tant de Sénégal que des Indes et de Madagascar" (Idem), se greffe une main-d'œuvre noire libre, s'agissant, sous La Bourdonnais, d'"ouvriers spécialisés de l'Inde, plus particulièrement des maçons et des tailleurs de pierre" mais aussi des tailleurs et des orfèvres pour servir ces belles dames soucieuses de se mettre à la mode de Paris.(Idem) On relève parmi ces libres : Nicolas, maître maçon, 'libre de Mangalore', Pierre Torndavin, Jean, pêcheur, 'libre, né en Inde', Louis, pion, 'malabar libre', entre autres. (5) En outre, dans l'"armée du peuple" créée par La Bourdonnais noirs et blancs se côtoient pour défendre la ville et assurer leur propre défense. C'est au Champ de Mars qu'ils se réunissent chaque dimanche après la messe pour s'exercer au maniement des armes. Il faut encore se rappeler que les noirs des îles sont engagés aux côtés des 'Européens' dans l'escadre de La Bourdonnais partie combattre les Anglais à Madras en 1746.(6)

D'autre part, Maupin et La Bourdonnais prennent avantage de la compétence des 'Lascards' pour mener à bien le développement portuaire au Port Nord-Ouest. Ces derniers sont "des matelots musulmans, parmi tant d'autres oubliés venus de si loin pour apporter leur participation au décollage économique de l'Ile de France."(7) Venus sous contrat, ils sont "tous originaires du sous-continent indien".(Idem) Ainsi, dès les premières décennies de l'occupation française, des gens venus d'horizons et de civilisations divers, dont les descendants constituent aujourd'hui l'arc-en-ciel mauricien, se sont donnés la main pour bâtir un pays habitable, une patrie accueillante.

B. Burrun


Bibliographie

Amédée Nagapen, Les premières décennies du catholicisme à Port-Louis, Diocèse de Port-Louis, 2007. (Ce livre, qui vient de paraître, est en vente à Rs 150 l'exemplaire en librairie).

Marcelle Lagesse, L'Ile de France avant La Bourdonnais (1721-1735), M. Coquet, Imprimerie Commerciale, 1972

Huguette Ly-Tio-Fane Pineo, Ile de France 1721-1746, Mahatma Gandhi Institute, 1993

Amédée Nagapen, Le Marronnage à l'Isle de France - Ile Maurice, Rêve ou Riposte de l'Esclave ? Centre Culturel Africain, 1999

Phillippe La Hausse de Lalouvière (ed), Les Bâtisseurs de l'Ile Maurice, Heritage, 2007

Philippe Haudrère, B.F. Mahé de La Bourdonnais, Mémoires historiques - Collection L'Amateur Averti, La Découvrance, Rennes, 1998

Cassam Uteem & Basheer Hussein Taleb, Mosquée Al-Aqsa (185-2005), Editions Le Printemps, 2005.


Village vert

Cascavelle en habit rouge

Jardins fruitiers et activités communautaires : une approche intégrée a été développée à Cascavelle pour fournir aux habitants un accès direct aux fruits qui peuvent être récoltés, préparés et consommés. Un projet pilote a été initié à l'initiative de l'Agricultural and Reserch Extension Unit (AREU) dans ce petit village de l'Ouest. Environ 150 plants ont été distribués aux habitants de la localité. Le projet a su s'adapter aux conditions et aux pratiques agricoles locales, et pourra s'inscrire durablement dans ce contexte rural. Aujourd'hui, les bénéficiaires récoltent la roselle, une plante herbacée de la famille des Malvaceae, cultivée pour son calice rouge vif qui peut être transformé en gelée, sirop, achard.

Les jardins fruitiers ne sont plus un luxe réservé aux plus fortunés qui cueillent les fruits pendant la belle saison et respirent leur parfum. Ils sont abordables maintenant que l'on bénéficie en milieu rural de plants d'arbres fruitiers qui conviennent au climat de la région et de formation pour la création de jardins familiaux. Le projet de l'AREU, qui vise à sensibiliser les habitants de 13 villages ciblés sur les activités agricoles et les atouts d'un marché à développer, a été accueilli favorablement à Cascavelle. Le décor a ceci de particulier : depuis janvier 2008 plusieurs familles ont bénéficié d'un plant de roselle, ont appris les techniques de culture et ont été formées en coopérative. Les connaissances ont porté sur les espèces qui deviennent rare et celles qui peuvent être plantées et récoltées rapidement. Une des principales retombées est aujourd'hui la récolte de ces fruits rouges qu'on trouve dans les jardins familiaux. Ce sont les calices de la roselle (aussi connue comme l'oseille de la Guinée ou le bissap du Sénégal).

Chez Mme Gunputh, agricultrice et femme entrepreneur de Cascavelle (bas) on trouve des plants de roselle dans son jardin, là où poussent d'autres magnifiques plantes qui aiment la pleine lumière et le soleil de l'endroit. Les arbustes sont recouverts de fruits rouges. La première récolte et la transformation des calices de la roselle ont démontré qu'on peut produire des produits très appréciés: jus, sirop, confiture, chatini, achard. La roselle sèche est aussi utilisée dans la fabrication de la tisane. La plante ayant des propriétés antimicrobiennes qui peuvent lutter contre la toux et l'hypertension, par exemple. Les atouts du projet de culture de la roselle sont: la participation des villageois, notamment des femmes; la sensibilisation de la population aux plants qui peuvent être récoltés et préparés rapidement; l'intégration du projet aux activités communautaires. Pour l'heure, les bénéficiaires de Cascavelle cultivent à une petite échelle mais sont amenés à être impliqués dans les activités de transformation pour un marché plus vaste. Il existe déjà à Bambous une famille qui s'occupe de préparer les produits à base de roselle. Les autorités concernées, notamment le Ministère de l'Agro-industrie, ont même encouragé les habitants à développer un marché capable de fournir la région en jus, confiture, achards, etc. Un projet communautaire axé à la fois sur l'agriculture, la formation, la nutrition, la transformation appelé à se développer durablement dans ce village rural de l'ouest.


La roselle: culture, récolte, transformation

Cette plante herbacée (Hibiscus sabdariffa) peut être cultivée dans toutes les zones agro climatiques de Maurice. Elle aime le sol léger et tolère la sécheresse. Elle se propage par graines semées au début de l'été. Localement la roselle n'est pas vulnérable aux attaques des insectes. Mais des maladies peuvent se développer s'il y a des accumulations d'eau dans les racines. Les plantules sont transplantées quand elles atteignent 10-20 cm de hauteur. La roselle est plantée dans des fossés de 50cm x 50cm espacés de 60 à 90 cm entre les lignes. On mélange du fumier ou du composte à la terre lors de la transplantation. La roselle fleurit à partir de mars lorsque le jour commence à raccourcir. Les calices qui possèdent des propriétés médicinales sont récoltées dès que les pétales tombent et avant que les capsules ne se dessèchent et s'ouvrent. La récolte se fait à la main. Un plant de roselle peut produire entre 1.5 et 7.5 kg de calices. Un rendement de 8 tonnes à l'hectare est réalisable dans les conditions locales. La roselle riche en pectine (3.3%) est recommandée comme source de pectine pour l'industrie de la transformation. Sa couleur rouge est source de colorant naturel. Le calice est séparé de la capsule avant la préparation des produits transformés.

Cascavelle enclave de l'Ouest

Entre la route qui mène vers Tamarin et la montagne, le village est composé de trois parties: Xavier, haut, bas.

Cascavelle compte environ 700 habitants. La génération précédente, nous dit Mme Eshwantee Sumboo ("liason officer" de l'école de la localité), comprenait essentiellement une population de laboureurs employés à Médine. On trouve aujourd'hui dans le village des maçons, employés de bureau, des dames qui travaillent comme bonnes dans les villas sur la côte ouest. Parmi les jeunes, ceux qui ont réussi leur scolarité sont fonctionnaires. Ceux qui ont eu moins de chance sont apprentis, maçons ou employés d'hôtels.

Cascavelle comprend un village hall, un terrain de foot, une école ZEP et une section préprimaire. Les jeunes ont pour distraction le foot et le billard. Le shivala du village attire chaque année un pèlerinage de Henrietta jusqu'à Cascavelle.

La famille Gunputh détient la plus grosse exploitation agricole du village. Elle cultive la roselle mais aussi des légumes. Le surplus des activités agricoles est destiné à la vente.

Un événement annuel à signaler: en cette période de vacances scolaires, deux universitaires américains sont à Maurice pour dispenser des cours d'anglais aux enfants du village. Le projet s'inscrit dans le cadre du Learning Enterprise USA qui est à sa 4ème édition.


Musique pour les grandes causes

La musique pour atteindre le bout du tunnel

La Muzik au bout du tunnel : douze jeunes, douze voix, douze personnalités caractérisés par la passion, le talent, la générosité et réunis par l'amitié mettent leurs voix au service des associations de bienfaisance. Après trois spectacles depuis sa formation en 2005, La Muzik au bout du tunnel s'associe avec Pote, un groupe partageant des ambitions communes pour venir en aide aux enfants inadaptés de la Fondation Georges Charles lors d'un spectacle prévu du 3 au 6 septembre prochain au MGI.

Découvert lors d'un spectacle en 2005 au Conservatoire François Mitterand au profit de l'APEIM (Association de Parents d'Enfants Inadaptés de l'île Maurice), La Muzik au bout du tunnel, formation de 12 passionnés de la chanson, apporte amour et espoir aux enfants inadaptés, aux alcooliques et aux toxicomanes. L'objectif de ces chanteurs âgés entre 15 et 35 ans, est d'une part de chanter pour amasser des fonds pour les associations de bienfaisance et d'autre part de tenter, à travers leur talent, d'assouvir la soif d'émotions et de souvenirs en reprenant les répertoires des plus grands standards qui ont fait la renommée internationale des artistes étrangers. Un rêve, une passion, une détermination, une ambition. Marjorie Desvaux, Pearl Grant, Julie Laverdure, Anielle Marion, Emilie Pascal, Elisabeth Pigeot, Christine Rougé, Frédéric et Guillaume Antoinette, Joël l'Étourdi, Jean-Michel Ringadoo et Nitin Duva Pentiah sont déterminés à donner le souffle qui manque aux enfants inadaptés et témoigner leur amour à travers l'organisation des spectacles."Le tunnel représente les associations qui viennent en aide aux "moins chanceux" et la musique, un moyen de les soutenir. Nous essayons de mettre nos talents et notre temps au service des nécessiteux", affirme Emilie Pascal, 23 ans.

Il y a quelques semaines, celle-ci accompagnée de deux autres membres du groupe, Christine Rougé et Jean-Michel Ringadoo étaient invités à participer au spectacle 100 ans de la chanson française retransmis à la télévision où ils ont constitué un large répertoire de chansons françaises de facture circonstanciée et poétique. Ensemble avec d'autres artistes tels que Robert Duvergé, Françoise Dancilhon, Thierry Béchard, ils ont emmené le public dans le présent comme dans le passé. Grâce à de magnifiques voix, ces chanteurs de la variété française et internationale ont proposé evergreens, interprètes-phares et auteurs-compositeurs comme Edith Piaf, Jacques Brel, Sardou, Johnny Hallyday, Lara Fabian, 'M', entre autres. La chanson française est tellement riche en répertoire et les chanteurs tellement talentueux que le public y a trouvé son bonheur. L'étudiante en psychologie et son amie Christine Rougé ont ensuite été invitées à chanter à l'émission musicale organisée dans le cadre de la Fête nationale française. Après trois spectacles, dont deux au Conservatoire François Mitterand en 2005 (pour des femmes alcooliques de Étoile d'espérance et les toxicomanes du Centre de Solidarité) et un autre au MGI en 2006 au profit de l'APEIM, les sept jeunes femmes et cinq jeunes hommes qui constituent La Muzik au bout du tunnel, vont se mêler aux membres du groupe POTE (Partageons Oeuvrons Tous Ensemble) qui, dit Emilie Pascal, "partage les mêmes ambitions qui est celui d'aider les moins chanceux" et seront soutenus par les instruments du groupe Witness de Gérald Grenade pour un spectacle intitulé Fly for a cause Round the world tour prévu du 3 au 6 septembre prochain. À cette occasion, la salle du MGI sera, le temps de ce spectacle, transformée en l'intérieur d'un avion où les jeunes artistes proposeront un voyage à travers les tubes populaires des années 1930 à ce jour et accueillera à son bord Luciano Pavarotti, Luis Armstrong, Sting, Noah, Zucchero, Edith Piaf, les danseurs d'Omada et artistes locaux. "Outre le fait de reverser les bénéfices à des associations, notre but est aussi de promouvoir les talents mauriciens", fait ressortir Emilie Pascal.

Le talent sans travail n'est qu'une sale manie, disait Brassens. Si les chanteurs de La Muzik au bout du tunnel ne sont pas des professionnels, ils recherchent en authentiques amateurs un haut niveau de qualité dans leurs prestations. Pour atteindre ce but, les cinq garçons et sept filles répètent trois fois par semaine dans un studio à Rose-Hill.

Pour rappel, les billets pour le spectacle Fly for a cause "Round the world tour" en vente à Rs 300, sont disponibles à travers le Rézo O'tayo.


"Itinéraire de la mémoire" à Maurice

Une passerelle entre l'Aapravasi Ghat et le Morne Brabant

Le 6 juillet dernier, le Morneest devenu le deuxième lieu mauricien à être inscrit au Patrimoine Mondial de l'Humanité de l'Unesco. Une magnifique opportunité de faire de notre pays la terre de prédilection du dialogue entre les mémoires de l'engagisme et de l'esclavage. C'est le plaidoyer de Khal Toorabully que nous publions ici. L'intégralité de cet article a été mise en ligne par la rédaction de Montray Kreol.

Ghat et Morne, deux lieux symboliques entre tous à Maurice. Lieux à juxtaposer ? Non. Lieux à relier, car il s'agit de créer un mouvement vers et entre eux, propre à la politique interculturelle de l'Unesco.

C'est dans ce sens qu'ont été élaborés les programmes intitulés la " Route de la Soie", voie mythique entre l'Est et l'Ouest, où marchandises, idées et civilisations ont transité et dialogué, et la "Route de l'Esclave", qui, dans la matrice du commerce triangulaire, a façonné l'histoire de l'Afrique et des Amériques, ou les "Routes de l'Héritage Al-Andalus" articulant les cultures, savoirs et arts de l'Europe, du monde arabe et de l'Afrique noire. Ces itinéraires ont mis en exergue ce que les histoires et les civilisations se doivent les unes aux autres. Ces routes ou chemins développent un tourisme culturel basé sur la connexion des voies touristiques existantes et des sites de valeur historique et symbolique tels le ghat ou le Morne.

Aussi, considérant la chance exceptionnelle que Maurice possède de réunir deux sites du Patrimoine Mondial sur son territoire, il serait impensable que l'Etat n'établisse point un itinéraire entre ghat et Morne, dans le cadre d'un " Itinéraire de la mémoire ", par exemple, proposant un programme culturel et historique qui donnerait du poids au tourisme culturel durable.

Le devoir du travail de mémoires entre Ghat et Morne

L'Aapravasi ghat, ex-coolie ghat et le Morne, deux lieux sur la mer indienne, en cette terre mauricienne exiguë sont les supports incontournables d'un travail de mémoires.

Une topographie contrastée mais une relation à l'espace très proche : un morne est un flanc de montagne, souvent au bord de l'eau, un ghat est un endroit au bord de l'eau aussi.

L'un pour l'entrée au pays mauricien, et aussi pour un transit des engagés. L'autre pour un refuge et une sortie tragique.

Ces deux trajets, ces deux trajectoires, cependant, aussi éloignés qu'ils puissent paraître, ont un chemin de traverse fondée sur une logique économique inique, induisant des migrations massives, forcées ou d'apparence consentante. Avec leurs taillis de représentations qui se mêlent, se brouillent, avec des itinéraires à établir.

Deux espaces symboliques qui doivent continuer à œuvrer pour le recouvrement des mémoires, et à indiquer un dépassement dans une articulation pouvant créer les prémisses d'une meilleure compréhension entre descendants de deux histoires qui ont acquis un statut désormais reconnu de la part de pays qui ont pratiqué l'esclavage, les traites négrières et l'engagisme, comme l'attestent le classement du ghat et du Morne, la célébration du bicentenaire de l'abolition de l'esclavage en GB ou l'établissement de la Journée de la mémoire annuellement en France.

Que peut-on lire du ghat et du Morne ?

Ces deux lieux induisent une lecture dans le paysage mauricien. Ce sont deux signes constitutifs du pays, à méditer, pour le mener à son identité encore en gestation.

De prime abord, le ghat et le Morne laissent poindre l'ancrage d'un d'humanisme du Divers, en adéquation avec la poétique de la coolitude, née du terreau mauricien et d'autres visions de la mémoire et des identités, qui sont loin de définitions exclusives, meurtrières.

En m'ouvrant sur les points nodaux de l'expérience de l'engagé coolie dans les années 90, que j'ai appréhendé sous l'angle de son statut juridique, économique et esthétique, j'ai gardé à l'esprit la nécessité des brassages des mémoires, des cultures et des identités dans leur inséparable diversité.

Humanisme du Divers, en effet, car nous sommes, sur ces rives, tous autant enfants des Indes, de Chine, de l'Europe, des Afriques comme de l'espace arabo-musulman.

Le travail de la coolitude a commencé ici il y a plus de 25 ans : Maurice peut se prévaloir de ce capital culturel, intellectuel et humain pour développer une rare essence relationnelle. L'itinéraire entre nos deux sites se doublerait de ce fait d'une passerelle, d'un imaginaire ouvert sur l'altérité.

Il y a cette évidente continuité dans la décision de l'Unesco, en prolongeant le ghat sur le Morne.

L'Histoire n'est ni noire ni blanche, elle est marronne

Ghat et Morne, auxquels nous devrons désormais donner le statut de personnages de nos histoires, de nos récits collectifs et de nos imaginaires historiques, se devront de rappeler que le premier esclave à Maurice comme à la Réunion était…indien, que l'engagisme fut une " nouvelle forme d'esclavage ", comme l'a écrit Hugh Tinker. Il est nécessaire de savoir en quoi cette forme est nouvelle, pourquoi les premiers coolies furent des Chinois qui se révoltèrent et furent renvoyés chez eux, d'apprendre que le marronnage des esclaves trouvait un répondant dans le vagabondage de l'engagé (alors même qu'un groupe d'esclaves indiens avait marronné sous les colons hollandais à Maurice), que descendants d'esclaves et d'engagés ont tous deux développé des points de rencontres et de partages de langues, de codes hybrides, de cultures mosaïques, des stratégies de replis et de détours façonnés par le même univers des plantations. Je suis pour un partage des potentialités que ces lieux peuvent permettre de développer, car les deux mémoires ont dorénavant leur matérialité topographique, permettant de dessiner leurs réels contours dans un esprit de partage et non d'exclusions meurtrières.

Maurice est donc aujourd'hui même le seul pays au monde ayant deux lieux liés à ces deux mémoires classés par l'Unesco, deux mémoires à tisser sans les réduire à l'indifférenciation.

Ce pays peut donner au monde un sens du dialogue transculturel, vers le sens des diversités. C'est un beau et grand défi. Le Ghat et le Morne portent en eux, si nous les semons bien, les germes d'une fluidité historique pour le plus grand bien de l'humanité, loin des pétrifications des mémoires à des fins tristes.

Penchons-nous sur leur coolitude, leur potentiel d'un humanisme du Divers porteur de grandes espérances pour le monde et ayons à cœur cette noble ambition. L'Aapravasi ghat est déjà ouvert à cet échange , comme l'ont démontré Raju Mohit, officer in charge et Satyendra Peerthum, historien affecté au ghat, établissent déjà que 5% des engagés étaient Africains, Chinois, Européens, ouvrant l'engagisme, au-delà des exclusions, à son caractère " universel ", et nous savons, par ailleurs, que les premiers esclaves à Maurice et à La Réunion furent…indiens.

Dans ce sillage et par extension, Maurice est tout à fait indiquée pour servir de lieu à un dialogue entre l'Atlantique et l'océan Indien, loin du binarisme réducteur, car c'est dans la mise en séquence de ces deux histoires et ces deux mémoires dans ces deux océans que l'engagisme et l'esclavage aideront à mieux panser et penser notre vivre-ensemble dans un monde fragilisé par de multiples défis. Dans le prolongement de ces deux lieux classés, c'est le prochain grand itinéraire à explorer. Amal Sewtohul, Linley Raynal, Natacha Appanah, Sedley Assone, Ananda Devi, Malcolm de Chazal, Robert Edward-Hart, parmi d'autres, ont déjà foulé ces espaces dans leurs imaginaires romanesque et poétique. Un tracé à poursuivre…

Ghat et Morne : les Mauriciens peuvent désormais revendiquer leur coolitude, ancrée désormais dans leur paysage proche. L'invitation est aussi lancée aux Réunionnais, Guadeloupéens, Martiniquais, Guyanais, Fidjiens, Sud-africains, Malaisiens… et toutes les consciences concernées par une identité ouverte sur l'autre, fondée sur le désir d'une culture de la paix dans le monde. C'est ce que le Morne et le ghat ouvre à nos visions du pays natal et du monde.


Musique -Mikey B7

Un zeste latino

Quand Mikey B7 rencontre Don Panik, le résultat donne Shine your light. Dans leur shaker, on y retrouve un mélange de styles : latino, dance hall… Au final, les deux artistes nous offrent un titre léger et ensoleillé. Lorsque Mikey B7 arrive de Statfford pour compléter son album au pays natal, son producteur, Kailesh Persand de Harbour Music, lui conseille d'inclure Don Panik sur une de ses compositions. "Même si nous n'avons travaillé qu'un jour en studio, le contact s'est merveilleusement bien passé entre Don Panik et moi. Même que nous nous sommes promis de poursuivre cette aventure musicale", confie d'emblée Mikey B7. Installé, depuis quelques années, en Angleterre où il étudie, l'artiste, de son vrai nom Bhiness Bhugaloo, est originaire de Rivière des Anguilles. Si la musique n'est pas un héritage familial, dit-il, en revanche, elle est sa première passion. Celui que tous ses proches appellent Michael, commence à écrire ses premières chansons à 15 ans et fait alors ses premiers pas sur scène avec le groupe Caravelle. "Nous nous produisions essentiellement dans des fancy-fairs", raconte le jeune homme. Avec une prédilection pour la musique latino, il adopte ce style et le fusionne avec le séga. En 1997, il sort son premier album et deux autres suivront plus tard. Mikey B7 est donc à son quatrième album et il a opté pour un changement radical au niveau des textes. "J'ai envie de toucher un public plus large. Autrefois, mes chansons étaient imprégnées de spiritualité", dit-il. S'il signe l'intégralité de Shine your light… il conçoit également la partie musicale, y compris l'arrangement.

Shine your light… sera pour l'instant disponible dans le circuit du disque mauricien, uniquement. Quasiment en anglais, l'album renferme cinq morceaux (I want to be with you, Run away, What is love…) dont la version originale du titre éponyme.

DVD:Gros Séga, Dancing on the street

Beaucoup d'ambiance et un brin d'histoire. Le DVD Gros Séga, Dancing on the street se résume ainsi. Sorti peu après la soirée de séga autour du feu à Petite Rivière en juin dernier, le DVD comprend des extraits d'entretiens, menés par Jean-Jacques Arjoon, enregistrés lors de cette activité. Mario Justin, l'initiateur de la soirée, explique l'idée derrière celle-ci. Ses motivations : faire revivre l'ambiance d'autrefois et relancer le séga dans tous ses états. Autre intervenante, Josiane Cassambo. Cette dernière, la voix empreinte de nostalgie, raconte les soirées séga organisées dans sa cour et partage d'autres moments forts de sa carrière. Cependant, ceux qui n'ont pu assister à la soirée de juin dernier ne pourront se rattraper car le DVD ne revient pas sur la partie musicale. Dommage! Pour ce qui est de Dancing on the street, les absents, eux, auront de quoi se rattraper. 19 chansons : soit les plus grands succès du moment de Zotsa et de Nancy Derougère, interprétés en live pendant que les finalistes exécutent des pas de séga. Et aux côtés des chanteurs phares qui font monter l'ambiance avec Bater bis, Madam zegui masine, Pou to tousel… on retrouve Jean Uranie (Jalsa Zenes), Gilbert Narensamy (Plante), Anielle (Alila lala), Wilson Felix (Bate Tambour )…

Albums-Branché Séga, Graziella et Jocelyn Bouc

Le duo réunionnais Graziella et Jocelyn Bouc est une découverte d'Alain Auriant. Le chanteur mauricien, qui tend la main à ses amis de l'île soeur leur a écrit 8 morceaux: To Tousel, Madame la, Séki mo résenti, Vedette… que Graziella et Jocelyn interprètent alternativement. Sorti également à la Réunion, Branché Séga donne l'occasion au public mauricien de serrer de nouveaux liens avec les voix de l'île sœur. A Maurice, l'album est déjà dans les bacs.

Amalgamelo, Jean-Claude Gaspard

Amalgamelo est avant tout une aventure familiale. Sont réunis autour du patriarche, Jean-Claude Gaspard, les siens, en l'occurrence Denis Claude Gaspard, Shirley et Mary-Jane. Il y a aussi Robert Augustin, le frère du ségatier. Le retour, ou plutôt l'envie de rester présent dans le circuit de la musique locale, de Jean-Claude Gaspard, fait plaisir. Roi incontesté du séga mauricien, il aurait beaucoup manqué à ses inconditionnels s'il s'était complètement retiré de la scène. D'ailleurs, on aurait souhaité le voir plus souvent en live lors des représentations musicales. Amalgamelo renferme 10 compositions dont Simplement camarade en bonus track et Rendre hommage madame la, Reconnaissance, La drogue, Saken so destin, Mauricien so maniere, Dispute. Amalgamelo porte le label de Harbour Music Collection.

Namasté, Ino Nakeed et Marie-Josée Couronne

C'est Namasté, titre éponyme et morceau phare de cet album qui annonce le grand come-back d'Ino Nakeed. Et bien entendu, l'interprète de Mol molé, n'est pas revenu sur de la scène seul. A ses côtés, sa partenaire musicale de toujours, Marie-Josée Couronne. La chanteuse, un peu absente de la scène musicale ces dernières années, affiche la grande forme. Et gardant toujours son côté très coloré, elle propose des titres qui caractérisent son style Foupamal, La veille mo dépar, Gateau Marie. Namasté est aussi l'occasion pour Ino Nakeed et Marie-Josée Couronne de rendre hommage à Yvon Macabé. Ils reprennent Soleil Levé et La Marié bien bel respectivement. Namasté qui est sur le marché musical depuis quelques semaines porte le label Harbour Music Collection.

Chanson

Si to kapav vini est extrait du deuxième album (éponyme ) solo de Gérard Louis. Ce dernier, qui revient d'une tournée réunionnaise, s'apprête à sortir un album collectif. Celui-ci renfermera que des compositions instrumentales. Sa sortie est prévue pour août prochain.

Si to kapav vini (Aut/Comp/Int: G.Louis)

Ki fer ti fifi pé reste ploter la

dir moi kifer li palé dansé

so lhabitid li kontan danse séga

sa missié la na palé konpran sa

Dir li lévé si li lé dansé

pa hésité to kapav roulé

eski zot oulé (ouais)

pou kapav roulé (ouai ouai)

eski zot paré (ouai)

allé nou larguer (ouai ai aiiiiii)

eski nou areté (non non non non)

(Refrain)

Nou la nou pé atan toi

pou nou danse sega

vini nou tou dansé

Nou la nou p atan toi

pou nou danse sega

vini nou tou dansé

Si to kapav vini

allé si to kapav vini

ceki kapav vini

vini vini vini vini


Shaam-e-ghazal vendredi dernier au Centre Culturel Indira Gandhi

Belall Lallmohamed: Voyage au monde des sons et des mots

Pendant deux heures, vendredi dernier, au Centre Culturel Indira Gandhi, à Phœnix, le public est resté fasciné par la voix sublime et la force de la musique du poète du verbe, Belall Lallmohamed. Cette Shaam-e-ghazal (soirée de ghazals) organisée par la Urdu Speaking Union, a été un voyage chaleureux où Belall Lallmohamed a transmis à une poignée de ses fans éperdument fidèles, son amour pour le verbe fleuri. Il est dans son élément lorsqu'il se fait le chantre de l'amour et raconte les fractures de l'âme humaine, la souffrance et le désespoir des amoureux.

Belall Lallmohamed est un formidable chanteur aux graves veloutés qui aime surprendre par les multiples inflexions de la voix. Un récital de mélodies prenantes avec un chanteur qui a su rester naturel et spontané. Dès que le chanteur s'empare de la scène avec son petit effectif instrumental, sa voix et les plaintes du cithare de Ram Gooljar et les percussions du tabla d'Anil se mélangent pour faire jaillir des harmonies audacieuses, des ouvertures vers le monde des rythmes et des notes. Belall donne à chaque mot et à chaque note son poids de charme et d'émotion. Les chansons débordent de romances. C'est le printemps qui éclôt, la palpitation des cœurs amoureux et l'intensité de l'amour, la bien-aimée lointaine… Belall chante sans préciosité, simplement, naturellement. Son interprétation de Ek tarassum mein tere gham ko chupa dété hein (un sourire de toi suffit pour me faire oublier mes inquiétudes) ou encore de Kal chandwein ki raat thi (Hier, c'était la pleine lune) et une dizaine d'autres ghazals étaient riches d'une multitude de sons, de rythmes,d'harmonies et de mélodies suaves. La mélodie du verbe et celle des instruments se joignent dans un lyrisme brodé de romantisme.

La poésie des textes rappelle la contribution des poètes soufis à la culture ourdoue. Une musique enracinée dans le terroir d'où échappent les évocations à Dieu et les affres de l'amour.

Belall Lallmohamed et ses cinq musiciens ont réussi un véritable osmose avec le public. Le chanteur a partagé son énergie et sa sensibilité avec les mélomanes. Souhaitons d'autres initiatives de ce genre de la part de la Urdu Speaking Union.

VIJAY SHANKAR


La sinusite :

Conséquence d'infections respiratoires

Le nez a pour fonction de réchauffer, humidifier, purifier et traiter l'air que l'on respire avant qu'il ne se rende aux poumons. Les bactéries et les particules qui entrent dans le nez sont ainsi retenues et filtrées par les muqueuses et les cils de la cavité nasale. Toutefois, par exemple lors d'un rhume, l'appareil nasal peut s'obstruer et s'enflammer. Les microbes remontent alors par le nez et atteignent les sinus, dont le drainage est alors compromis. Ces bactéries finissent par se multiplier et survient une infection. C'est ce qu'on appelle une sinusite.

Commun, surtout en hiver, même si certaines personnes en souffrent tout le long de l'année, la sinusite est une inflammation de la muqueuse des sinus. L'inflammation peut concerner un ou plusieurs sinus, qui sont en fait, des cavités (proches du nez) intégrées dans les os du crâne. Plusieurs causes peuvent être à l'origine d'une inflammation de la muqueuse des sinus. Parmi lesquelles, on note les rhumes de saison (souvent provoqués par un virus), un refroidissement, une allergie, des problèmes dentaires, la baignade (par exemple chez les plongeurs), des problèmes de malformations nasales, des polypes nasaux, la mucoviscidose... Le tabagisme peut aussi provoquer une irritation et une inflammation des muqueuses nasales.

Deux types de sinusite

Si les causes sont nombreuses, on distingue toutefois deux types de sinusites : la sinusite aiguë - attrapée en général à la suite d'un rhume ou d'un refroidissement et la sinusite chronique -, qui dure plus de 3 mois. La sinusite chronique est une inflammation qui touche beaucoup de monde. La sinusite devient chronique lorsque les muqueuses sinusales sont enflammées en permanence. Les sinus se drainent mal, ce qui permet aux bactéries de s'y installer et de s'y développer, provoquant ainsi une chronicité des symptômes.

Lors d'une sinusite, la muqueuse des sinus a tendance à fabriquer en excès du mucus, ce qui obstrue les sinus et provoque des symptômes ennuyeux et douloureux. Les principaux symptômes de cette maladie sont : le mal de tête (on peut ressentir souvent une pression au niveau des yeux), la fatigue, une douleur qui frappe dans la tête, avec une sensibilité importante au niveau du visage (augmentée lorsqu'on se penche), des sécrétions nasales souvent de couleur jaune verte et épaisses, une odeur pouvant parfois être nauséabonde, la présence de glaires, une obstruction nasale, la respiration par le nez difficile, et parfois des yeux rouges et gonflés, et parfois de la fièvre.

Traitement

Lorsque la sinusite est de courte durée (moins de 7 jours) et sans complication, le malade peut avoir recours à des antidouleurs (contre la douleur) et des spray nasaux ou comprimés décongestionnants (vasoconstricteurs) pour déboucher et nettoyer les sinus. Les inhalations, par exemple à base de plantes, sont également très bénéfiques pour soulager le malade. Si les symptômes de la sinusite commence à durer ou que des signes plus sérieux apparaissent, que la sinusite revient régulièrement (plusieurs fois durant l'année) ou est accompagnée de symptômes suspects (écoulement de sang,...), que de sévères maux de tête ou des difficultés respiratoires se manifestent…, il est conseillé de consulter un médecin. Car il peut s'agir d'une surinfection bactérienne. Dans ce cas des antibiotiques sont nécessaires et seul un médecin, après avoir posé le diagnostic, pourra prescrire le traitement adapté. Le médecin pourra aussi proposer des anti-inflammatoires pour diminuer l'inflammation liée à la sinusite. Il est très important de suivre le traitement tel qu'indiqué, afin d'éviter que la sinusite ne devienne chronique. En cas de sinusite chronique, le traitement demeure l'affaire du médecin. Ce dernier procédera à un examen complet des voies nasales et prescrira selon les cas des traitements pouvant être médicamenteux (antibiotique, anti-inflammatoires...) ou dans certains cas des traitements chirurgicaux (nettoyage des sinus). Une intervention chirurgicale permet de corriger une déviation de la cloison nasale ou de retirer des polypes. Si la sinusite est due à une allergie, il faudra éliminer l'agent allergène et traiter avec des stéroïdes topiques en vaporisateur.


Voici les principaux symptômes de la sinusite :

Sinusite aiguë

congestion nasale ;

écoulement épais, jaunâtre ou verdâtre ;

maux de tête (surtout au front et autour des yeux) ;

névralgie dentaire ;maux d'oreilles et fièvre, dans certains cas.

Sinusite chronique

congestion nasale en quasi-permanence ;

sensation de pression et douleur entre les yeux ;

sécrétions s'écoulant dans la gorge ;

toux.


Bons Conseils

Avoir recours à certains médicaments. Un analgésique soulage la douleur tandis qu'un décongestif à action rapide libère les sinus.

Faire des inhalations (par exemple à base d'huile essentielle de plantes) peut s'avérer très efficace lors de sinusite, car la vapeur d'eau pénètre de manière régulière et douce dans le nez.

Buvez régulièrement (eau, tisanes). Les liquides, chauds ou froids, éclaircissent les sécrétions et favorisent leur évacuation.

Nettoyer les narines. Afin d'évacuer les sécrétions dans les sinus, vaporisez des gouttes de solution saline dans les narines.

Vous pouvez également ajouter une cuillerée à thé et une pincée de bicarbonate de soude dans environ 500 ml d'eau tiède. Tête renversée vers l'arrière, remplissez une narine de cette solution avec un compte-gouttes, en bloquant l'autre du doigt. Ensuite, mouchez-vous doucement. Répétez pour chaque narine.

Consommer de la vitamine C, il s'agit d'un stimulant pour lutter contre l'inflammation (la sinusite étant une maladie inflammatoire)

Maintenir un certain taux d'humidité. La sécheresse est l'ennemie numéro un de la sinusite, aggravant la congestion.

Recourir à la vapeur. Pour soulager la congestion, prenez des douches suffisamment chaudes. Vous pouvez également vous couvrir la tête et les épaules d'une serviette et vous penchez au-dessus d'un bol rempli d'eau bouillante salée. Respirez-en la vapeur.

Se moucher souvent. Cela empêche les bactéries d'atteindre la gorge.

Renifler et cracher. Même si c'est quelque peu gênant, c'est un bon moyen pour drainer les sinus.

Favoriser un bon sommeil. Surélevez la tête du lit, à l'aide de planches, pour mieux respirer.

S'abstenir de fumer ou se tenir loin des lieux enfumés. La fumée ajoute encore à l'inflammation, quand elle n'en est pas carrément responsable.


Gastronomie française

Escargots ou coquilles St-Jacques?

Elle peut se décliner en toute subtilité. La cuisine française, la référence des chefs, peut être simple et raffinée à la fois. Et c'est cette facette d'une cuisine recherchée que nous propose Deven Bhundhun, chef au restaurant Paul et Virginie de l'hôtel La Pirogue. Le restaurant qui s'était paré des couleurs françaises, cette semaine, a, pour l'occasion, élaboré un menu où les classiques sont revisités. C'est ainsi que des gourmets passionnés de découvertes et de saveurs d'ailleurs, ont pu apprécier le picatta de thon rouge, le cœur de filet de bœuf courtisé de truffes, accompagné d'une escalope de foie gras, ou encore le magret de canard rôti au poivre vert et sa fricassée de chou rouge et pomme verte. Le menu a fait de la place aux incontournables fromages à la tarte tatin ou encore au traditionnel moelleux au chocolat. Les clients (38%)venus de l'Hexagone étaient aussi ravis de la prestation du chef Bhundhun et de sa brigade composée de 16 professionnels. Qui dit gastronomie française, dit d'emblée des ingrédients et autres composants clichés, comme par exemple l'escargot! Désormais, tout comme la noix de coquille St-Jacques, autre élément pittoresque de la cuisine française, l'escargot est présent dans les grandes surfaces. Si le mollusque suscite des a priori, il est cependant facile à préparer et excellent sur le plan gustatif. Il en est de même pour les noix de St-Jacques. Toutefois, attention à la cuisson! Veillez à respecter le temps approprié à chaque recette comprenant ces deux ingrédients. Quant au ragoût d'escargot, sa préparation ne requiert que 5 à 7 minutes, selon votre rapidité. L'escargot (en boîte) ne nécessite aucune préparation au préalable et est prêt à cuire. L'escargot et la noix de St-Jacques à porté de main, il ne vous reste qu'à vous mettre à l'œuvre et appliquer les recettes concoctées cette semaine par le chef Deven Bhundhun, lequel compte 25 ans de métier au sein du groupe Sun Resorts Ltd!

Ragoût d'escargot au thym et biscuit de parmesan aux herbes fines

Ingrédients: Deux tasses d'escargot (chair uniquement), une tasse de champignon frais (coupés en morceaux), 1/2 tasse d'oignon ciselé, une cuil.à soupe de purée d'ail, du thym, de la ciboulette émincée finement, 1/4 tasse de jus (épais)de volaille, un verre de vinc blanc.

Préparation: Versez un filet d'huile d'olive dans une poêle (ou caraille). Faites suer l'oignon ciselé. Ajoutez la purée d'ail. Remuez le tout. Ajoutez un à un, les escargots, puis le thym, le champignon, la ciboulette et le persil. Déglacez une première fois avec un peu de vin blanc. Remuez. Incorporez le reste du vin. Puis ajoutez la crème fraîche sans cesser de remuer. Incorporez le jus de volaille. Salez et poivrez.

Pour le biscuit de parmesan: mélangez du parmesan en poudre avec du thym, de la ciboulette, du persil et du poivre. Etalez sur une plaque graissée. Enfournez à 150°c pendant 10 minutes.

Dressez le ragoût sur un plat avec les tranches de biscuits et une salade verte.

Vous pouvez accompagner ce plat d'un vin blanc, que vous consommerez avec modération.

Noix de coquille St-Jacques rôtie à la plaque, confiture de citron et tomate

Ingrédients: Cinq noix de coquille St-Jacques, une cuil. à café de purée d'ail, une branche d'aneth, un peu de persil ciselé, de l'huile d'olive, sel, poivre, des zestes de citron confit et de la confiture de citron et tomate.

Préparation: Marinez les noix de St-Jacques avec l'ail, les herbes fines, le sel et le poivre. Graissez une plaque avec de l'huile d'olive. Faites rôtir les noix de coquille de St-Jacques, deux minutes sur chaque surface.

Préparez la confiture de citron et de tomate. Mettez une grosse tomate dans une casserole d'eau bouillante. Retirez après deux minutes. Pelez la tomate. Dans une petite casserole, mettez la tomate, du jus de citron et du miel. Laissez cuire à vif, sur feu doux pendant 30 minutes. La confiture est prête.

Dressez les noix de coquille St-Jacques rôtie, la confiture de citron et de tomate, sur une assiette. Décorez avec les zestes de citron confit et un peu de salade verte.

Comme pour tous les plats à base de fruits de mer, celui-ci s'apprécie également avec un vin blanc. A consommer avec modération!

Notre avis: la douceur de la tomate, tranchant avec l'acidité du jus de citron relève parfaitement la noix de St Jacques. Cette confiture et les zestes de citron se marient bien avec ce fruit de mer à la texture fondante.

Conseil du chef

La cuisson des noix de coquille St Jacques ne doit jamais dépasser plus de cinq minutes. La noix doit rester moelleuse.


Cinéma

The eye

Film d'horreur de Xavier Palud et David Moreau

Avec: Jessica Alba, Alessandro Nivola, Parker Posey, François Chau

Célèbre violoniste, Sydney Wells (Jessica Alba,) est belle, intelligente, très indépendante… et aveugle, depuis ce tragique accident qui lui a coûté la vue quand elle était enfant. Sydney vient de subir une double transplantation de la cornée. Après vingt ans de cécité, elle pourra bientôt enfin revoir..

Le Dr Paul Faulkner est chargé de l'aider à surmonter les difficultés qui accompagnent son intervention chirurgicale. Avec le soutien et celui de sa sœur Helen, Sydney s'adapte peu à peu. Mais sa joie est de courte durée. D'étranges images, inexplicables et effrayantes lui apparaissent. Séquelles de l'opération? Réaction du cerveau? Ou s'agit-il d'autre chose de plus terrible? Alors que ses proches se mettent à douter de sa santé mentale, Sydney est de plus convaincue que ses nouveaux yeux lui ont ouvert la porte d'un monde terrifiant qu'elle seule peut voir…

The eye est inspiré d'un véritable fait divers, l'histoire inquiétante d'une jeune femme venant de subir une greffe de la cornée et qui met soudainement fin à ses jours alors qu'elle semble mener une vie parfaitement saine et équilibrée.

Voyage au centre de la Terre

Film fantastique en 3 D de Eric Brevig

Avec: Brendan Fraser, Josh Hutcherson, Anita Briem

Letrès célèbre roman de Jules Verne, Voyage au centre de la Terre, connaît une nouvelle adaptation cette fois avec des images en 3 D. Réalisé par Eric Brevig dont c'est la première réalisation après avoir été superviseur des effets visuels de Signes, Pearl Harbor et Wild Wild West, ce film est annoncé comme un des blockbusters de l'été en France avec des images magnifiques montrant des plantes carnivores, la majesté éthérée du rayon du soleil etc.

Personne ne croit plus le professeur Trevor Anderson lorsqu'il affirme être sur le point de faire une extraordinaire découverte. Ses hypothèses révolutionnaires l'ont mis au ban de la communauté scientifique. Pourtant, au cours d'une expédition en Islande, Trevor et son neveu, le jeune Sean, sous la conduite de leur guide islandaise Hannah, vont se retrouver plongés dans l'inconnu. Dans leur périple vers les profondeurs de la Terre, ils rencontreront des mondes inexplorés, des merveilles extraordinaires, fera face au danger et croiseront des créatures fabuleuses… Une seule chose est certaine: à 6 km sous la surface, tout peut arriver.

Mehbooba

Drame Afzal Khan

Avec: Ajay Devgan, Manisha Koirala, Sanjay Dutt

Mehbooba raconte entre drame et dérision, le douloureux cheminement d'une femme: les angoisses, les dérapages, les jalousies et les haines d'un amour impossible entre les êtres que tout sépare. Ce triangle d'amour entre deux frères et une femme voulant à tout prix préserver les valeurs traditionnelles est bouleversant de sincérité. Le réalisateur a voulu raconter une histoire d'amour entre deux êtres appartenant à la société contemporaine qui s'aiment profondément mais dont l'amour se dégrade à partir du moment où elle a à assouvir sa vengeance avec l'autre frère.

Ajay Devgan, qui a connu trois échecs consécutifs cette année, compte beaucoup sur Mehbooba pour redorer son blason. Manisha Koirala, après un long passage à vide fait son retour dans ce drame psychologique. Sanjay Dutt paraît mal à l'aise dans le rôle de coureur de jupons incorrigible. Mehbooba est un film rempli de clichés et des situations prévisibles et ce mélodrame ne fera plaisir qu'aux âmes sensibles.

Shravan (Sanjay Dutt) est un homme d'affaires établi à New York. Il est aussi un grand séducteur autour duquel gravite de belles créatures. Il collectionne et abandonne les femmes comme bon lui semble. Un jour, son regard se pose sur Varsha (Manisha Koirala), une jeune fille qui a adopté le train de vie d'une femme traditionnelle indienne. Shravan croyait avoir affaire à une femme facile mais Varsha le repousse et l'insulte en public. Voyant que l'argent ne peut pas tout acheter, Shravan joue sur les apparences et rencontre le père de Varsha et lui demande la main de sa fille. Il fait une demande en mariage en bonne et due forme. Après avoir opposé plusieurs refus Shravan , Varsha accepte cette proposition et les deux partent en vacances. Aussitôt après avoir couché avec elle, Shravan l'abandonne. La vie de Varsha devient un enfer. Elle quitte le pays. Shravan retourne en Inde et apprend que son frère Karan (Ajay Devgan) se prépare à convoler en justes noces avec la femme de sa vie, Payal. Shravan reçoit un choc lorsqu'il aperçoit que Payal n'est autre que Varsha, la femme qu'il a abandonnée après avoir assouvi ses besoins charnels.

Kismat Konnection

Comédie romantique de Aziz Mirza

Avec Shahid Kapoor, Vidya Balan, Juhi Chawla

Voici encore une comédie avec des comédiens et une mise en scène qui décoiffent. Aziz Mirza, réalisateur longtemps associé à Shah Rukh Khan dans Yes Boss, Phir Bhi Dil Hai Hindustani et Chalte Chalte et dont les films sont de sensibles chroniques de la jeunesse indienne, prise entre leur position sociale et problèmes sentimentaux, a fait confiance, cette fois, à Shahid Kapoor. Ce jeune loup du cinéma indien a prouvé dans Jab We Met qu'il possède l'étoffe d'un grand acteur.

Le scénario méticuleusement agencé, la mise en scène serrée, précise, donnent un aspect attachant à cette comédie romantique. Le film raconte la vie d'un architecte victime de son destin et ses idées d'avant-garde. Le film possède toutes les qualités d'un bon film romantique. Il ne comporte pas leçon de morale, mais une intrigue remarquablement bien construite et des personnages bien dessinés. Le film est renforcé par une interprétation remarquable du trio Shahid Kapoor, Vidya Balan et Om Puri.

Au collège, Raj Malhotra (Shahid Kapoor) fait la fierté de ses camarades. Il excelle dans les études, les sports et le théâtre. Quatre ans après avoir obtenu le trophée de meilleur étudiant pour de brillantes études d'architecte, Raj se demande s'il ne s'est pas trompé de vocation car il n'a pas eu l'occasion de montrer de quoi il est capable dans ce domaine. Il estime que c'est en raison d'un mauvais sort qu'il est toujours condamné à échouer dans la vie. Afin de conjurer le mauvais sort, Raj rencontre Hasina Bano Jaan (Juhi Chawla) une voyante qui lui prédit que l'avenir s'annonce brillant s'il rencontre l'âme sœur. Soudain, presque par miracle, Raj rencontre Sanjeev Gill (Om Puri), un constructeur réputé qui lui confie un projet prestigieux. Raj attribue ce succès à Priya (Vidya Balan), une charmante jeune fille qu'il vient de rencontrer.


Tourisme, Animation, Festivals

Vers un statut des artistes

Dans le secteur du tourisme on pense en terme d'avenir et de culture de haut niveau. C'est dans cette perspective qu'a été présentée officiellement l'Association of Hotels Artists and Entertainers. Ce qui facilitera le dialogue entre les partenaires du secteur touristique et les artistes, a déclaré Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme. Il a aussi évoqué la création de spectacles de qualité pour la découverte de la culture mauricienne. On sait déjà que la 3ème édition du Festival International Kreol aura lieu au cours de la première semaine de décembre avec pour thème: Liberté et Egalité.

Regrouper les artistes du pays, reconnaître leur profession, élaborer des projets d'animation moderne: tels sont quelques uns des objectifs de l'Association des artistes d'hôtels (chanteurs, musiciens, danseurs, etc.,). L'Association présentée officiellement au collège Saint Esprit, Quatre Bornes la semaine dernière veut développer des synergies pour un service de qualité concernant l'animation dans les hôtels. Pascal Cimiotti s'est fait le porte-parole des artistes présents pour parler des difficultés que les artistes rencontrent et penser en terme de stabilité d'emploi. L'Association va agir comme guide et instaurer le dialogue avec les partenaires du secteur (MTPA, MASA, Tourism Welfare Fund, Ministère du Tourisme, Enterprise Mauritius). De son côté, Alan Marimootoo, présenté comme l'initiateur du projet d'association d'artistes, a parlé de cultural Hub et de l'organisation d'activités pour faire marcher le secteur de l'animation dans les hôtels en période d'hiver. La formation des artistes a aussi été évoquée. Xavier-Luc Duval, ministre du Tourisme a abordé le sujet en parlant de l'aide que peut apporter le Tourism Welfare Fund à ce niveau. Il a aussi parlé du nouveau profil de la clientèle touristique et de sa soif de découvrir la culture du pays. Il faudra donc penser en terme d'avenir pour la culture locale en misant sur la qualité. Events Mauritius est appelé à se développer pour aider la culture de haut niveau. Des spectales déjà organisés ont été cités: Ebony, Festival International Kreol. La 3ème édition de ce festival veut confirmer les belles espérances placées en lui. Si la date exacte n'a pas été fixée, on sait déjà que le thème Egalité ek liberté a été retenu en fonction de l'actualité du Morne et de son inscription au patrimoine mondial de l'humanité de l'Unesco. Le festival s'étalera sur une semaine et se déclinera en soirées à thèmes culminant au grand concert final habituel. Des groupes comme Image ou Zouk Machine circulent parmi les artistes internationaux qui seront présents cette année.


Slam Poésie à Port Louis

Stéphane H2K et Jamel: Slameurs Inter Cités

Jusqu'au samedi 30 août (finale du Slam Inter Quartiers Port Louis), ils vont s'instaurer en poètes parcourant les lieux, les yeux ouverts sur différentes cités de Port Louis pour un bon spectacle où le "seul point qui gagne c'est la poésie." Stéphane H2K et Jamel, slamasters animeront des tournois de Slam Poésie dans les centres polyvalents de 8 quartiers de Port Louis. Les tournois sont ouverts à tous et gratuits. Ils s'adresseront aux chineurs de poésie orale avec un vécu spécifique où les mots et les images affermissent le fantasme. Les slamasters mettent l'accent sur la qualité des textes, l'élocution, le rythme, la relation avec le public lors de la performance. Une initiative pour faire réagir le public avec des textes préparés ou improvisés. Stéphane ne s'écarte pas des règles et admet que les démarches qui se traduisent par une quête soutenue aux fins de surprendre, de se surprendre. "Le mot slam est uun mot américain qui veut dire "tournoi." Le slam est un mouvement artistique, éducatif, social, qui célèbre l'art oratoire et fait de la poésie un spectacle vivant avec des règles." Ces règles sont: Les participants doivent s'inscrire sur place avant le tournoi. La performance se fait seul sur scène, sans musique, sans accessoires, ni costume. Chaque passage est limité à 3 minutes 10 secondes maximum et un texte à la fois. Les textes peuvent traiter n'importe quel sujet dans n'importe quel langue à conditon d'être des textes originaux sans propos injurieux, racistes, politiques. Trois membres du jury seront choisis parmi le public pour donner des points. Les 4 meilleurs slameurs de chaque tournoi composeront l'équipe du quartier.


Programme

Samedi 26 juillet

10H-12h: Vallée Pitot

14H-16H: Cité la Cure

Samedi 2 août

10H-12H: Cité Borstal

14H-16H: Cour intérieure de la Municipalité de Port Louis.

Samedi 9 août

10h-12h: Centre Idrice Goomany, Plaine verte

14h-16H: La Butte

Contact: slamoris@gmail.com


Le nouveau Centre Culturel Chinois

Plus d'espace pour la création et les échanges

Démoli en novembre 2006 et reconstruit sur le même site, le Centre culturel chinois est doté de plusieurs salles se conformant aux usages modernes et disposant d'une plus grande capacité d'accueil. L'inauguration qui a lieu aujourd'hui coïncidant avec le 20e anniversaire de l'institution, sera accompagnée d'un spectacle d'artistes de Chine et d'une exposition d'un éventail de parasols.

Reconstruit sur le même site à Bell Village abritant à sa droite l'Alliance française, le Centre Culturel Chinois (CCC) occupe une superficie de 4500 m2. "À cause de la terre qui gonflait et les murs qui fissuraient, le Ministère chinois de la Culture a décidé de reconstruire le Centre sur pilotis. Les travaux ont débuté en novembre 2006 et ont pris fin en mars 2008", a déclaré Bai Guangming, Directeur de l'institution culturelle à Maurice.

Le nouveau centre, inspiré de l'architecture chinoise doté de grandes baies vitrées et dont marbres et mobilier venus de Chine sont agencés avec rigueur, dispose d'une salle de lecture d'une capacité d'accueil d'une centaine de personnes et recentrée cette année sur la littérature chinoise, la langue et bien d'autres domaines mettant à la disposition du public près de 10 000 ouvrages et exemplaires. Le nouveau Centre Culturel Chinois dispose aussi de laboratoires de langues pouvant accueillir une vingtaine d'étudiants, de bureaux, de salles de réception, d'une salle polyvalente, d'une salle d'exposition, salles pour l'enseignement de la danse, des arts martiaux, classes de musique, de peinture et de cuisine, vidéothèque, salles de loisirs pour le personnel, terrain de sport éclairé, entre autres.

Lieu d'échange et de convivialité, le Centre Culturel, institution culturelle à but non lucratif, accueille également des animations culturelles, cours de théâtre pour enfants ou adultes, ainsi que des rencontres ou événements tout au long de l'année. La cérémonie d'inauguration qui a lieu à 11h aujourd'hui sera précédée des discours du Président de la République Sir Aneerood Jugnauth, du Ministre des Arts et de la Culture, du Ministre de l'Éducation, du Ministre des Sports, du Lord-maire de Port-Louis et de son Excellence l'Ambassadeur de Chine Gao Yu Chen. Pour fêter cet événement ainsi que le 20e anniversaire du Centre culturel chinois, la troupe artistique de Fujian de Chine a proposé hier soir un spectacle au MGI. Le public pourra assister à un autre spectacle ce soir à 18h30. Pendant que se tient dans la nouvelle salle d'exposition de l'institution une exposition de parasols, et d'éventails déclinés dans une multitude de couleurs.

Depuis son implantation à Maurice en juillet 1988, un éventail de manifestations de grande envergure sont montées chaque année en partenariat avec les institutions culturelles locales.


Défilé de mode au Centre Swami Vivekananda à Pailles

Les créations de la styliste Neeta Lulla à l'honneur

Vingt mannequins mauriciens et indiens, des professionnels du catwalk avec en tête d'affiche, Neha Kapur, la Miss India-Universe 2006 et l'acteur populaire indien, Dino Morea, défileront le 25 juillet, à 20 h, au Centre Swami Vivekananda, à Pailles. Ces mannequins prêteront leur plastique pour mettre en valeur les œuvres de la styliste de renommée internationale, Neeta Lulla. Celle-ci qui habille les stars de Bollywood dont Aishwarya Rai et Sridevi, présentera un mélange entre sobriété classique et les tenues modernes.

L'initiative de cette soirée glamour revient à Renu Bundhun, la directrice de l'agence Maiaa Events & Entertainment Ltd. Elle met actuellement les bouchées doubles pour ce show qu'elle qualifie de grandiose avec la présence de plusieurs célébrités dont l'actrice, Suman Ranjanthnathan et les top models, Asif Azim, Zulfi Syed, Shamitha Singha, Candice Pinto, Varshali Desai, entre autres.

Les mannequins seront habillés selon les dernières tendances en Inde et en Europe. Les robes des mariées avec des couleurs vibrantes et scintillantes seront privilégiées et aussi des matières riches et chatoyantes avec des broderies dorées, des paillettes et des brocarts. Des étoffes soyeuses aux couleurs vives portés par Aishwarya Rai dans Jodhaa Akbar ou Sridevi dans Lamhé apportant une touche à la fois sensuelle et audacieuse pour mettre en valeur la variété du textile indien. Ces parures asiatiques seront rehaussées par la présence gracieuse des mannequins."Cet événement fera le plaisir des amateurs de modes", promet Renu Bundhun qui a eu l'occasion de travailler avec Neeta Lulla pendant cinq ans. La marque de cette styliste est présente dans les grandes maisons de coutures internationales dont, Larwin, Escada et Ungaro. Elle a aussi travaillé avec la star de Hollywood, Steven Seagal et la top model : Tyra Banks. Le public aura aussi l'occasion d'apprécier l'élégance et la finesse des créations pour hommes.

Les modèles présentés seront disponibles après le défilé et les prix varieront entre Rs 5 000 et Rs 100 000.

Le coût du billet a été fixé à Rs 1 000 et Rs 800 (sièges latéraux) pour le spectacle. Ceux qui voudront assister à une soirée cocktail après le spectacle à la Plantation, le billet VIP est à Rs 2 500. Les détenteurs auront l'occasion de faire la fête en compagnie du DJ Sasha, qui mixera les derniers tubes de Bollywood.


Dimanche prochain, 27 juillet

Chamarel renoue avec son très populaire fancy-fair

Après une interruption momentanée l'an dernier, Chamarel renoue, dimanche prochain, 27 juillet, avec son très populaire fancy-fair paroissial. Prévue entre 13h00 et 17h30, cette kermesse dans les hauts qui attire toujours la grande foule promet, de nouveau, tant au plan gastronomique qu'à celui de l'animation.

Au menu à la cantine figureront, notamment, le curry jacquot, le curry cochon marron et autre curry cerf. Au nombre des groupes qui assureront, par ailleurs, l'animation, notons les Marron Brothers, Black Rod, Zot Sa et l'incontournable groupe de Chamarel, Natir. les billets d'entrée ont été fixés à Rs 25.00 (adultes) et Rs 10.00 (enfants).

Notons que dans la matinée de ce dimanche 27 juillet a lieu à 9h30 le traditionnel pèlerinage Saint Anne dont la fête est célébrée la veille, samedi 26 juillet. Activité qui attire les gens des quatre coins de l'île, la kermesse paroissiale de Chamarel se perpétue, croit-on savoir, depuis les années 1920/30. C'est, pour beaucoup, l'occasion de la découverte de ce coin charmant du pays.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 20 juillet 2008