s p o r t s WEEK-END --- dimanche 29 juin 2008



  Football — Éliminatoires de la CAN et Mondial 2010 - Le voyage cauchemardesque du Club M au Cap Vert
  Football — Ashok Chundunsing : « Je sais où je vais… » - Un air de déjà vu !!!
  Chef de la délégation - Vinod Busviah se trouve en Angleterre
  Athlétisme — Compétition intercollèges du CSE - Satisfaction sur toute la ligne
  THE SHANT ANANDA MAURICE YOU YOU CUP-C 1 / (65+) 1850m - Flavius, a tactical win
  Rugby — CAR Development Trophy 2008 - Maurice en reconquête
  FMSC — Finales de Super Cup et Premier League - Des duels indécis
  CNOM — Affaire Marinne Giraud et les JO 2008 - Le CNOM met les points sur les « i »
  Tennis — Pour la Mauritius Tennis Federation - Le CNOM n'accorde pas de soutien à Marinne Giraud
  Badminton — Motion de blâme contre Ravin Sandrasagren - Réunion du comité ce mardi
  Cyclisme — Championnat de Maurice Mauritius Telecom 2008 - Thomas Desvaux défendra chèrement son titre
  Cyclisme — Grand Prix Standard Bank - Hugo Caëtane, king of the mountain !
  Olympic Day Run 2008 dimanche dernier - Participation moins importante qu'en 2007
  Athlétisme — Comité Régional d'athlétisme de Beau-Bassin/Rose-Hill - Les jeunes à l'honneur
  Voile — Championnats d'Afrique d'optimist, 9 au 17 août - La sélection finalisée
  Cyclisme — Krusty Souvenir Cup, dimanche prochain - Pour promouvoir la petite reine
  Athlétisme — Abuja CAA Super Grand Prix - Eric Milazar obtient sa qualification olympique
  Squash — Projet de Centre National - Adrien Wehrli : « Le dossier avance »
  Brèves
  Football — Barclays Premier League - United still the side to beat
  Football — Euro 2008 - Cesc Fabregas is the key factor


Football - Éliminatoires de la CAN et Mondial 2010

Le voyage cauchemardesque du Club M au Cap Vert

Quasiment éliminé, voire même déjà éliminé, le Club M d'Ashok Chundunsing est rentré à Maurice mercredi dernier aux alentours de 3h du matin après un périple de près de 8 jours. Ce voyage au Cap Vert pour le match retour comptant pour les éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations et du Mondial de 2010 a été un véritable cauchemar pour les 23 membres qui composait la délégation mauricienne. Avec une lourde défaite de trois buts à un, face aux capverdiens, le carton rouge de Johan Marmite, le vol raté vers Lisbonne pour être resté plus de 10h bloqué à l'aéroport Charles de Gaulle, un visa collectif vers le Cap Vert refusé par la police des frontières de Paris, un Chef de délégation qui abandonne le navire au retour pour Londres, le voyage de la sélection nationale ressemble plus à mauvais film avec des acteurs qui n'ont pas toujours, sinon jamais, assumé leur rôle.

Tout commence le jour de la défaite d'un but à zéro du Club M dans son antre du stade George V, le dimanche 15 juin. Le match retour contre le plus petit pays d'Afrique dans le Groupe 1 n'étant prévu que dans une semaine seulement, il fallait donc établir la liste des joueurs pour le Cap Vert très vite en raison des problèmes administratifs. Dès dimanche soir, notre enquête révèle une conversation téléphonique entre le président de la Mauritius Football Association (MFA), Prem Jodha et le Team Manager du Club M, André Kwo. Une conversation qui tourne autour de la sélection qui part pour le Cap Vert et lors de laquelle, Prem Jodha énumère la liste des joueurs retenus par Ashok Chundunsing, fraîchement auréolé d'un carton rouge. Déjà, une première surprise. Car sur cette liste, figure le nom de Christopher Bazerque. Le fait est que l'entraîneur national savait plus que tout le monde que son protégé était sous le coup d'une suspension en raison de ses cartons jaunes récoltés.

" Ki zot koné zot ? "

Dès lundi, la question est évoquée avec le secrétaire général de la MFA, Sada Vuddamalay, avant la confirmation pour les billets. Nous apprenons que ce dernier confirme que Christopher Bazerque ne pourra faire le déplacement, malgré des protestations énergiques d'Ashok Chundunsing. " Ki zot koné zot ? Ine gagne lettre. Amene li et fer couma dire ki nous gagne lettre en retard ", devait lancer l'entraîneur national à l'égard d'un Sada Vuddamalay désabusé. Boutade ou intention ferme de la part d'Ashok Chundsuning ? La question reste posée, car un fax de la Confédération Africaine de Football (CAF) dans les heures qui suivent la discussion, confirme que Christopher Bazerque ne pourra jouer le match retour.

Mis devant ces faits, le premier entraîneur de la sélection nationale à avoir écopé d'un carton rouge rentre dans les rangs, non sans avoir mijoté une seconde surprise pour la MFA et les 1,2 million de Mauriciens en quête d'une victoire du Club M. La surprise : la sélection d'un joueur de niveau régional, Georges Lachinigadou. La MFA ne proteste pas contre la voie choisie par son entraîneur national.

Mardi 17 juin : Les formalités administratives ayant été complétées et les billets d'avion récupérés, la délégation du Club M peut donc partir. À l'arrivée à l'aéroport en début de soirée, le cauchemar va commencer. Le préposé à l'enregistrement des bagages annoncent aux responsables du Club M que les noms des membres de la délégation se trouvent dans deux dossiers différents et qu'ils seront séparés pour le voyage Paris Charles de Gaulle - Lisbonne - Cap Vert. Dans ces conditions, la première partie de l'équipe allait devoir faire une escale de 9 heures à Paris et la seconde un peu plus.

Premières protestations. Contact est immédiatement pris avec la " contact person " de la MFA auprès de l'agence Blue Sky pour demander des explications. Une discussion sur un ton assez dur s'ensuit, car pour les responsables de l'équipe, il n'était pas question de " séparer les joueurs ". Après moult discussions et pourparlers, les noms des membres de la délégation du Club M sont inscrits dans un seul et unique dossier et le " check in " peut alors commencer.

Petit détail qui aura cependant tout son importance : les bagages ne sont pas enregistrés pour le Cap Vert, mais pour Paris Charles de Gaulle en raison du fait que " le vol est différent ", selon les explications qui ont été données aux responsables du Club M à Plaisance. Le voyage entre Plaisance et Paris se déroule, cependant, sans anicroche par le courrier d'Air Mauritius.

9h d'attente

Mercredi 18 juin : C'est vers 8h15, heure locale, que la délégation mauricienne débarque à Charles de Gaulle et s'apprête à entamer ses 9 heures d'attente. Mais au préalable, il y a donc les bagages à récupérer avant de mettre le cap sur Lisbonne pour le Cap Vert pour une autre escale de 4 à 5 heures. C'est en allant récupérer leurs bagages que le vrai cauchemar va commencer. Selon nos informations, quelques joueurs étaient déjà passés devant la police des frontières et avaient les bagages en main quand soudain, un policier demande à un joueur de revenir sur ses pas pour que son passeport soit à nouveau consulté.

" Où est votre visa pour Schengen pour Lisbonne ? ", s'est-il entendu dire. Panique dans les rangs, car dans la foulée, tout le monde est appelé au contrôle. Un responsable du bureau d'Air Mauritius à l'aéroport est immédiatement mandé sur les lieux et celui qui s'est présenté comme le Chef de la PAF (police frontière) avait déjà prononcé la phrase qui tue : " Il faut les refouler ".

C'est ainsi que contact est pris sur le champ à Maurice par le biais du secrétaire général adjoint - dont le rôle positif est à saluer dans cette affaire - du fait que le secrétaire général avait lui pris l'avion presque 24 heures après le Club M pour la Zambie dans le but d'agir comme commissaire de match. Après avoir été informé de la situation et de ses conséquences directes, Pathak Balgobin ouvre une ligne de communication avec le ministre de la Jeunesse et des Sports pour tenter de trouver une solution. Contact est aussi pris avec l'ambassade de Maurice en France afin de pouvoir engager des discussions diplomatiques. L'Ambassadeur Jacques Chasteau de Balyon se trouvant à ce moment-là à Maurice, c'est le Chef de Mission, Raj Bissondoyal, qui est dépêché au chevet du Club M.

Entre-temps, des grincements de dents se font entendre dans les rangs car les heures passent et les joueurs commencent à avoir faim. La panique commence aussi à gagner les rangs des responsables, car à un certain moment, la PAF a indiqué qu'une amende de 5000 euros allait être infligée à Air Mauritius pour chaque membre de la délégation transporté sans visa.

Les démarches n'aboutissaient pas

14h30 heure de Paris, le moral du groupe est déjà au plus bas. D'autant plus qu'il était quasiment certain que le Club M n'allait pas pouvoir faire la connexion avec Lisbonne en raison du fait que rien n'avait bougé depuis le débarquement en terre française. Les démarches auprès d'Air Mauritius pour avoir à manger pour l'équipe reçoivent une réponse positive, car chacun obtient un voucher pour un sandwich et une boisson gazeuse. Mais en attendant, les démarches n'aboutissent pas et les tentatives de pourparlers des responsables du Club M avec la PAF ne donnaient rien. " Vous n'avez même pas le droit d'entrer dans mon bureau. Car pour entrer, vous avez besoin d'un visa sur votre passeport ", devait lancer le Chef de la PAF à Vinod Busviah et André Kwo.

Que faire alors ? Le contact entre les deux hommes et Pathak Balgobin est maintenu en permanence et entre-temps, les discussions entre Sylvio Tang et l'ambassadeur de France à Maurice donnent des résultats positifs. C'est vers 18h, heure de Paris, qu'un sauf-conduit collectif est accordé par la PAF en attendant que les démarches soient faites pour les billets d'avion pour rallier le Cap Vert. Coup de chance pour la délégation, faute de place, elle passe la nuit dans un hôtel de standing, Ranch Davy Crokett, à un jet de pierre d'Euro Disney aux frais d'Air Mauritius. " Le moral du groupe fut rehaussé. Les conditions dans lesquelles nous avons passé la nuit de mercredi furent excellentes. Nous avons bien mangé et dormi et le matin, nous avons même pu effectuer deux séances d'entraînement ", explique à Week-End un membre de la délégation.

Jeudi 19 juin : Après un petit-déjeuner copieux, il fallait trouver les billets pour se rendre au Cap Vert. Des démarches enclenchées avec Air France la veille n'avaient pas encore abouti. Le Chef de la délégation et le Team Manager avaient rendez-vous dans le bureau d'Air France aux alentours de 15h, heure de Paris, pour trouver une solution. Mais les deux hommes n'étaient pas au bout de leurs peines et feront face d'abord à une surprise pour céder ensuite à la panique.

La surprise est qu'ils devaient apprendre qu'il existe un vol entre Paris et le Cap Vert après une brève escale sur l'île Sal qui fait partie de l'archipel du Cap Vert. Puis la grosse panique éclate lorsque le responsable de l'agence annonce à Vinod Busviah qu'elle n'est pas en mesure de satisfaire une telle demande la veille pour le lendemain. D'autant qu'il était presque 16h et que les volets allaient être baissés dans les minutes qui à venir. C'est à force de persuasion et après des " petites menaces " à peine déguisées que l'agence d'Air France finit par remettre les 25 billets d'avion pour le voyage Paris-Cap Vert pour vendredi. La soirée du jeudi au Ranch Davy Crokett se passe sans anicroches.

Vendredi 20 juin : Il est 12h30 heure de Paris lorsque la navette pour l'aéroport vient récupérer le Club M pour embarquer pour le Cap Vert. À l'aéroport, l'enregistrement des bagages se passe sans problème tout comme le Check In. Mais une fois encore, c'est la panique dans les rangs et des sueurs froides au passage de la police frontière. Le pire des cauchemars même ! Le document pour le visa collectif pour le Cap Vert n'est pas recevable. Raison : ce n'est pas un document original, mais une photocopie et de ce fait, il ne peut être considéré comme un visa en bonne et due forme.

À quel saint se vouer

" J'avoue qu'en apprenant cela, je ne savais plus à quel saint me vouer et mes coéquipiers criaient au scandale ", a expliqué un joueur. Une fois encore la question était : que faire ? Heureusement que le policier de service a eu la lumineuse idée de prendre contact avec ses collègues du Cap Vert. Ce dernier confirma alors le visa accordé au Club M. Ce qui a permis donc l'embarquement pour le match retour.

L'après-midi de vendredi et la journée du samedi 28 juin furent consacrés à la préparation du match de dimanche et en dépit de tout, les joueurs ont gardé le moral. Même s'ils savaient que dimanche matin, avant de penser au match, il fallait penser au retour en France car le vol était prévu pas longtemps de la fin de la rencontre.

Dimanche 22 juin : Bonne journée en perspective, même si pas mal de joueurs n'étaient pas chauds à l'idée de faire les valises et de prendre l'avion à 1h30 du matin, heure du Cap Vert, après un match qui allait prendre fin vers 18h. Mais bon gré mal gré, les joueurs se plient aux exigences et prennent le chemin du stade. Mais ils ne sont pas encore au bout de leurs peines lorsqu'ils prennent connaissance de la composition de l'équipe. (voir plus loin).

Une fois la défaite consommée avec un entraîneur obligé de demeurer dans les gradins, la délégation prend ses affaires et se dirige vers l'aéroport. C'est vers 10h15 lundi, heure de Paris (il y a trois heures de décalage entre Paris et le Cap Vert), que l'équipe de Maurice arrive à Charles de Gaulle pour prendre le vol retour sur Maurice. Les formalités administratives avaient déjà commencé lorsque tous ceux qui allaient prendre ce vol Paris-Maurice se voient contraints de déposer leurs affaires en raison d'une panne technique sur l'appareil d'Air Mauritius.

Comme la réparation allait prendre du temps, la compagnie prit des dispositions pour héberger tout le monde. " Nous n'avons pas de visa ", crièrent les responsables de la délégation, tout comme une dizaine autres Mauriciens qui étaient en transit en attendant le vol d'Air Mauritius. " Nous avons alors entendu une annonce disant à ceux qui n'ont pas de visa d'attendre ", explique un joueur à Week-End. Très vite, cette attente allait virer au cauchemar, car la police frontière ne voulait pas donner de visa de sortie à l'équipe.

Une fois de plus, la panique gagna les rangs et la fatigue due à un match difficile commença à se faire sentir. Dépités et déboussolés, les joueurs s'allongèrent à même le sol pour trouver sommeil. " Moquette la ti sale avec la poussière. Mais ti trop fatigé. Pé ramasse baise et noune commence dormi par terre ", explique un joueur. Un appel de secours à l'ambassade de Maurice en France est lancé, mais en attendant, les choses commencent à se gâter. Les responsables de l'équipe de Maurice voulaient à tout prix des explications sur le pourquoi de ce refus. " Le chef a dit non. C'est non ", a répondu un officier aux responsables de la délégation. L'attente a commencé à peser lourd et c'est ainsi qu'un membre de la délégation décide de lancer un SOS à un ami qui a ses petites entrées et sorties à l'hôtel du Gouvernement.

Après avoir expliqué le problème dans lequel se trouvait la sélection nationale de football à Charles de Gaulle, le bon samaritain réclame un peu de temps pour trouver la personne pouvant apporter une solution. " Nous ne savons pas ce qui s'est passé mais toujours est-il que quelques heures après, la police des frontières nous a autorisés à quitter l'aéroport ", souligne un joueur.

Épilogue : Une fois hors de l'aéroport Charles de Gaulle, la délégation a pu rejoindre l'hôtel Mercure aux frais d'Air Mauritius. Selon Donald Payen, responsable de la communication de la compagnie d'aviation, tout le monde a dormi dans de bonnes conditions, mangé à sa faim et informé ses proches à Maurice du retard. Quand à l'amende de 5000 euros pour chaque membre de la délégation, notre interlocuteur a laissé entendre à Week-End qu'il ne peut se pronocer sur cette question. "Pour l'heure j'ai rien qui m'indique que nous avons une telle amende à payer. Du toute les façon ces questions ne viennent pas sur le tapis tout de suite. Il faut donc attendre", a soutenu Donal Payen.

Finalement, la délégation quitte Paris mardi pour rentrer à Maurice, mercredii, vers 3h du matin.

A vous cher lecteurs de tirer vos conclusion sur l'irrésponsabilité de la MFA et de ses dirigeants sur ce voyage du Club M à Cap Vert.


Football - Ashok Chundunsing : " Je sais où je vais… "

Un air de déjà vu !!!

" Il n'y a pas le feu dans la maison. Ce match nous a permis de tirer les enseignements nécessaires pour l'avenir ", déclarait Ashok Chundunsing à notre confrère Le Mauricien au lendemain de la cuisante déconvenue (0-7) face aux Français de l'Olympique Lyonnais. C'était le 13 mai 1998, au stade George V, à trois mois des Jeux des îles de l'océan Indien, à l'île de la Réunion. La suite, tout le monde la connaît puisque la sélection nationale avait été humiliée en prenant la quatrième place après avoir été battue par les Seychelles en match de classement.

Visiblement, le discours d'Ashok Chundunsing n'a pas changé dix ans après. Alors que le Club M est dernier du groupe 1 des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations/Coupe du Monde 2010 avec un point seulement, le sélectionneur national a déclaré dans une interview accordée à Le Mauricien, hier : " Je sais où je vais… " Une déclaration qui se passe de commentaires ! Au lendemain de cette honteuse défaite face à l'Olympique Lyonnais, Ashok Chundunsing répondait en ces termes à une question de Le Mauricien qui lui demandait s'il n'était pas inquiet en vue des JIOI de 1998 : " Je suis serein. Je ne crois pas qu'il y a le feu dans la maison. On procède par étape et ce match (Ndlr : Olympique de Lyon) n'est qu'une étape de notre préparation. L'important c'est d'être fin prêt pour l'échéance réunionnaise. "

Dans l'interview d'hier, on retrouve une certaine similitude dans les propos d'Ashok Chundunsing plus précisément lorsqu'on lui demande de faire le bilan des quatre matches disputés dans le groupe 1. " … Nous ne pouvons parler de résultat dès maintenant. D'ailleurs, je procède étape par étape… ", a-t-il déclaré à Le Mauricien. Certes, Ashok Chundunsing trouvera à dire qu'il a encore le temps pour bâtir une équipe solide. Il n'empêche qu'en 1998 également, il avait largement le temps devant lui. Force est cependant de constater que le résultat final avait été catastrophique.

Pour son retour à la tête de la sélection, Ashok Chundunsing a voulu ratisser large en faisant appel à 60 joueurs. Toutefois, ses choix donnent à réfléchir. Au lieu de bâtir avec des joueurs cadres qui serviront de guides aux plus jeunes, l'entraîneur national s'est mis à dos certains de ces cadres, dont Jerry Louis. Ce dernier a d'ailleurs pris ses distances de la sélection nationale pour des raisons sur lesquelles on ne s'attardera pas. Et pourtant, ils sont nombreux les entraîneurs étrangers de haut niveau à se montrer rassembleurs. Et là, nous citerons le cas de l'Italien Fabio Capello, sélectionneur de l'Angleterre. Malgré ses griefs avec David Beckham - ce dernier avait même été exclu de l'effectif à un moment donné - du temps qu'il était entraîneur du Real de Madrid, Fabio Capello a fait appel à David Beckham en sélection.

Autant dire qu'un entraîneur doit savoir d'abord se montrer diplomate auprès de ses joueurs pour espérer bâtir une équipe sur des bases solides. Car jusqu'ici, le niveau de jeu pratiqué par la sélection nationale laisse à désirer. Les jeunes s'adaptent difficilement et l'on se demande bien s'ils seront prêts en vue des Jeux des îles de l'océan Indien de 2011 aux Seychelles. Mais Ashok Chundunsing, fidèle à ses habitudes, a déclaré, hier, : " Vous savez, la critique est facile, mais l'art est difficile. J'ai ma perception du football. Il faut être patient. Je sais où je vais et je suis confiant de mener le Club M à bon port. "

Tant mieux. Mais si tel n'est pas le cas, le football mauricien, et plus particulièrement les contribuables - Ashok Chundunsing est payé des deniers publics - auront été menés en bateau une nouvelle fois après la triste mésaventure de 1998 à l'île de la Réunion. A bon entendeur…


Chef de la délégation

Vinod Busviah se trouve en Angleterre

Même si la délégation est rentrée aux petites heures du matin mardi dernier, (vers 3h), après un voyage éprouvant entre le Cap Vert et Paris, l'absence du Chef de délégation n'est pas passé inaperçue. Où était Vinod Busviah ? A-t-il raté son vol ou est-il resté bloqué à Paris faute de visa ? Et bien non… ! Si le Chef de délégation du Club M manquait à l'appel c'est parce qu'il se trouvait en Angleterre ! Selon les premières informations disponibles, Vinod Busviah a quitté la délégation une fois que l'avion qui ramenait l'équipe du Cap Vert a atterri à Charles de Gaulle, pour un transit avant de mettre le cap sur l'Angleterre. Il ne sera de retour à Maurice que vers le 4 juillet.

Visiblement, Vinod Busviah a bien préparé son coup. Selon une source bien informée à la Football House, le représentant du comité régional de Rivière du Rempart au sein de l'exécutif de la MFA, avait signifié son intention de faire un détour à Londres lors du voyage au Cap Vert. Dans les confidences, il aurait même souhaité que la délégation passe par Paris. Ce qui " aurait été bon " pour lui. Souhait exaucé. Mais toujours est-t-il qu'il faut rappeler à Vinod Busviah que ce n'est nullement de cette manière que lui et son équipe " sauveront le football mauricien ". Partir à Londres - même si cela lui fut vivement déconseillé par un membre de la MFA - est d'autant plus grave car d'une part, les règlements stipulent que le Chef de délégation doit retourner avec son équipe et puis M. Busviah doit comprendre que l'on ne profite pas de l'argent du public (les billets ont été payés par le MJS) pour des petits arrangement pour son bon plaisir.

Mais ce qui est beaucoup plus grave encore M. Busviah, c'est que vous avez osé quitter la délégation dont vous aviez l'entière responsabilité dans une situation des plus problématiques. Que se serait-il passé si un malheur beaucoup plus grave s'était produit ? Quand on veut sauver le football, il faut commencer par donner le bon exemple M. Busviah.


Athlétisme - Compétition intercollèges du CSE

Satisfaction sur toute la ligne

Les intercollèges d'athlétisme marquant les 70 ans du collège du Saint-Esprit (CSE) tenus, vendredi et hier au stade Germain Commarmond à Bambous, ont été un succès. Ils étaient plus de 600 athlètes de 18 collèges confessionnels à participer à cette compétition. Notons, toutefois, les absences des collèges St Joseph et Lorette de Curepipe. Une bonne ambiance a prévalu pendant les deux jours de compétition.

On a assisté à quelques bonnes performances et à de belles courses dans les différentes catégories. Certains collèges participants avaient aussi pris part aux Intercollege Games organisés par le ministère de la Jeunesse et des Sports (MJS) les 17, 18, 19 et 20 juin derniers au stade Germain Commarmond toujours. En masculin, la performance de l'athlète du CSE, Cedric Chinnien n'est pas passé inaperçu. Le jeune athlète issu de la catégorie junior a remporté le 200m et le 400m en 22 : 6 et 49 : 9 respectivement. C'est sans surprise qu'il a été élu meilleur athlète junior de la compétition. Les athlètes du Collège La Confiance se sont aussi mis en évidence chez les garçons.

En féminin, on a assisté à une belle lutte entre les athlètes du collège de Lorette de Quatre-Bornes (LCQB), du collège Lorette de Mahébourg (LCM), du collège du Bon et Perpétuel Secours (BPS) et du collège Notre-Dame. Absentes des intercollèges organisés par le MJS, les filles du collège de Lorette de Quatre-Bornes ont démontré qu'elles n'étaient pas dénuées de moyens. Idem pour les athlètes du BPS emmenées par Lidzy Bayaram.

Cette compétition a été une satisfaction sur toute la ligne. La participation a été significative, il y régnait une ambiance festive et les athlètes se sont données à fond pour faire de ces deux de compétitions une réussite.

On a recensé près de 3000 spectateurs lors de la première journée de compétition, vendredi. Le MJS n'avait pu réunir que quelque 800 spectateurs lors de la première journée des Intercollege Games. Ce nombre allait diminuer au fil de la compétition. En tout cas, le CSE peut se vanter d'avoir atteint son objectif car cette compétition a été un succès sur toute la ligne.


THE SHANT ANANDA MAURICE YOU YOU CUP-C 1 / (65+) 1850m

Flavius, a tactical win

Cette 10e journée a surtout été marquée par la lourde suspension infligée à Nishal Teeha qui sera absent pendant neuf journées pour ses montes sur Lots Of Space et Mr Brock respectivement. Sa monte sur le dernier nommé fut tout simplement scandaleuse. On ne peut comprendre les raisons qui l'ont poussé a retenir son cheval sur environ 1000m. Cette bourde du Mauricien profita à Flavius qui ne se fit pas prié pour l'emporter. Cent pour cent de réussite pour l'écurie C. Ramdin qui n'avait pas encore ouvert son compteur jusqu'ici alors que son jockey Sebastien Jousselin signait, lui, son premier succès au Champ de Mars.

Le déroulement de la course principale laissa beaucoup à désirer surtout en cequi concerne la tactique employée par Nishal Teeha sur Mr Brock. On ne peut comprendre pourquoi il a repris sa monture quand Flavius est venu à ses côtés après 250m de course et aussi pourquoi il a continuellement retenu sa monture alors que Flavius avait considérablement réduit l'allure et que Mr Brock avait un retard de quatre à cinq longueurs sur le leader. Et là il faut aussi ajouter qu'il devait pertinemment savoir qu'une épreuve réduite à un sprint ne pouvait servir les desseins de sa monture mais serait à l'avantage du meneur. Par la suite, on peut aussi se poser des questions sur sa tactique de choisir l'intérieur dans la ligne droite pour ensuite repasser à l'extérieur, comme cela avait été le cas sur Romp In The Forum lors de la 6e journée. Ceci dit, il faut par contre saluer le sens tactique de Gaëtan Faucon qui sut tirer le maximum de sa monture. Lump Sum, lui, se rapprocha dans la descente et il fut accompagné par Mr Brock à son intérieur. Dans le cas de Lump Sum, on pourrait se demander pourquoi il n'a pas continué sur sa lancée et s'est contenté de rester à l'extérieur de Flavius surtout que ce dernier n'avait pas encore accéléré. Ainsi, ce fut un Flavius plein de ressources que le retrouva dans la ligne droite et son cavalier se permit même le luxe de mettre sa cravache de côté et de caresser son encolure avant le but. Mr Brock dut se contenter de la deuxième place devant Lump Sum. Voltmeter, lui, est à crédité d'une bonne performance et cela est encourageant pour l'avenir. A noter que Flavius boucla le parcours dans le temps moyen de 1 :58 :07.

Doublé et