Quasiment éliminé, voire même déjà
éliminé, le Club M d'Ashok Chundunsing est rentré
à Maurice mercredi dernier aux alentours de 3h du matin
après un périple de près de 8 jours. Ce voyage
au Cap Vert pour le match retour comptant pour les éliminatoires
de la Coupe d'Afrique des Nations et du Mondial de 2010 a été
un véritable cauchemar pour les 23 membres qui composait
la délégation mauricienne. Avec une lourde défaite
de trois buts à un, face aux capverdiens, le carton rouge
de Johan Marmite, le vol raté vers Lisbonne pour être
resté plus de 10h bloqué à l'aéroport
Charles de Gaulle, un visa collectif vers le Cap Vert refusé
par la police des frontières de Paris, un Chef de délégation
qui abandonne le navire au retour pour Londres, le voyage de la
sélection nationale ressemble plus à mauvais film
avec des acteurs qui n'ont pas toujours, sinon jamais, assumé
leur rôle.
Tout commence le jour de la défaite d'un but à zéro
du Club M dans son antre du stade George V, le dimanche 15 juin.
Le match retour contre le plus petit pays d'Afrique dans le Groupe
1 n'étant prévu que dans une semaine seulement,
il fallait donc établir la liste des joueurs pour le Cap
Vert très vite en raison des problèmes administratifs.
Dès dimanche soir, notre enquête révèle
une conversation téléphonique entre le président
de la Mauritius Football Association (MFA), Prem Jodha et le Team
Manager du Club M, André Kwo. Une conversation qui tourne
autour de la sélection qui part pour le Cap Vert et lors
de laquelle, Prem Jodha énumère la liste des joueurs
retenus par Ashok Chundunsing, fraîchement auréolé
d'un carton rouge. Déjà, une première surprise.
Car sur cette liste, figure le nom de Christopher Bazerque. Le
fait est que l'entraîneur national savait plus que tout
le monde que son protégé était sous le coup
d'une suspension en raison de ses cartons jaunes récoltés.
" Ki zot koné zot ? "
Dès lundi, la question est évoquée avec le
secrétaire général de la MFA, Sada Vuddamalay,
avant la confirmation pour les billets. Nous apprenons que ce
dernier confirme que Christopher Bazerque ne pourra faire le déplacement,
malgré des protestations énergiques d'Ashok Chundunsing.
" Ki zot koné zot ? Ine gagne lettre. Amene li
et fer couma dire ki nous gagne lettre en retard ", devait
lancer l'entraîneur national à l'égard d'un
Sada Vuddamalay désabusé. Boutade ou intention ferme
de la part d'Ashok Chundsuning ? La question reste posée,
car un fax de la Confédération Africaine de Football
(CAF) dans les heures qui suivent la discussion, confirme que
Christopher Bazerque ne pourra jouer le match retour.
Mis devant ces faits, le premier entraîneur de la sélection
nationale à avoir écopé d'un carton rouge
rentre dans les rangs, non sans avoir mijoté une seconde
surprise pour la MFA et les 1,2 million de Mauriciens en quête
d'une victoire du Club M. La surprise : la sélection d'un
joueur de niveau régional, Georges Lachinigadou. La MFA
ne proteste pas contre la voie choisie par son entraîneur
national.
Mardi 17 juin : Les formalités administratives ayant
été complétées et les billets d'avion
récupérés, la délégation du
Club M peut donc partir. À l'arrivée à l'aéroport
en début de soirée, le cauchemar va commencer. Le
préposé à l'enregistrement des bagages annoncent
aux responsables du Club M que les noms des membres de la délégation
se trouvent dans deux dossiers différents et qu'ils seront
séparés pour le voyage Paris Charles de Gaulle -
Lisbonne - Cap Vert. Dans ces conditions, la première partie
de l'équipe allait devoir faire une escale de 9 heures
à Paris et la seconde un peu plus.
Premières protestations. Contact est immédiatement
pris avec la " contact person " de la MFA auprès
de l'agence Blue Sky pour demander des explications. Une discussion
sur un ton assez dur s'ensuit, car pour les responsables de l'équipe,
il n'était pas question de " séparer les
joueurs ". Après moult discussions et pourparlers,
les noms des membres de la délégation du Club M
sont inscrits dans un seul et unique dossier et le " check
in " peut alors commencer.
Petit détail qui aura cependant tout son importance : les
bagages ne sont pas enregistrés pour le Cap Vert, mais
pour Paris Charles de Gaulle en raison du fait que " le
vol est différent ", selon les explications qui
ont été données aux responsables du Club
M à Plaisance. Le voyage entre Plaisance et Paris se déroule,
cependant, sans anicroche par le courrier d'Air Mauritius.
9h d'attente
Mercredi 18 juin : C'est vers 8h15, heure locale, que la
délégation mauricienne débarque à
Charles de Gaulle et s'apprête à entamer ses 9 heures
d'attente. Mais au préalable, il y a donc les bagages à
récupérer avant de mettre le cap sur Lisbonne pour
le Cap Vert pour une autre escale de 4 à 5 heures. C'est
en allant récupérer leurs bagages que le vrai cauchemar
va commencer. Selon nos informations, quelques joueurs étaient
déjà passés devant la police des frontières
et avaient les bagages en main quand soudain, un policier demande
à un joueur de revenir sur ses pas pour que son passeport
soit à nouveau consulté.
" Où est votre visa pour Schengen pour Lisbonne
? ", s'est-il entendu dire. Panique dans les rangs, car
dans la foulée, tout le monde est appelé au contrôle.
Un responsable du bureau d'Air Mauritius à l'aéroport
est immédiatement mandé sur les lieux et celui qui
s'est présenté comme le Chef de la PAF (police frontière)
avait déjà prononcé la phrase qui tue : "
Il faut les refouler ".
C'est ainsi que contact est pris sur le champ à Maurice
par le biais du secrétaire général adjoint
- dont le rôle positif est à saluer dans cette affaire
- du fait que le secrétaire général avait
lui pris l'avion presque 24 heures après le Club M pour
la Zambie dans le but d'agir comme commissaire de match. Après
avoir été informé de la situation et de ses
conséquences directes, Pathak Balgobin ouvre une ligne
de communication avec le ministre de la Jeunesse et des Sports
pour tenter de trouver une solution. Contact est aussi pris avec
l'ambassade de Maurice en France afin de pouvoir engager des discussions
diplomatiques. L'Ambassadeur Jacques Chasteau de Balyon se trouvant
à ce moment-là à Maurice, c'est le Chef de
Mission, Raj Bissondoyal, qui est dépêché
au chevet du Club M.
Entre-temps, des grincements de dents se font entendre dans les
rangs car les heures passent et les joueurs commencent à
avoir faim. La panique commence aussi à gagner les rangs
des responsables, car à un certain moment, la PAF a indiqué
qu'une amende de 5000 euros allait être infligée
à Air Mauritius pour chaque membre de la délégation
transporté sans visa.
Les démarches n'aboutissaient pas
14h30 heure de Paris, le moral du groupe est déjà
au plus bas. D'autant plus qu'il était quasiment certain
que le Club M n'allait pas pouvoir faire la connexion avec Lisbonne
en raison du fait que rien n'avait bougé depuis le débarquement
en terre française. Les démarches auprès
d'Air Mauritius pour avoir à manger pour l'équipe
reçoivent une réponse positive, car chacun obtient
un voucher pour un sandwich et une boisson gazeuse. Mais en attendant,
les démarches n'aboutissent pas et les tentatives de pourparlers
des responsables du Club M avec la PAF ne donnaient rien. "
Vous n'avez même pas le droit d'entrer dans mon bureau.
Car pour entrer, vous avez besoin d'un visa sur votre passeport
", devait lancer le Chef de la PAF à Vinod Busviah
et André Kwo.
Que faire alors ? Le contact entre les deux hommes et Pathak Balgobin
est maintenu en permanence et entre-temps, les discussions entre
Sylvio Tang et l'ambassadeur de France à Maurice donnent
des résultats positifs. C'est vers 18h, heure de Paris,
qu'un sauf-conduit collectif est accordé par la PAF en
attendant que les démarches soient faites pour les billets
d'avion pour rallier le Cap Vert. Coup de chance pour la délégation,
faute de place, elle passe la nuit dans un hôtel de standing,
Ranch Davy Crokett, à un jet de pierre d'Euro Disney aux
frais d'Air Mauritius. " Le moral du groupe fut rehaussé.
Les conditions dans lesquelles nous avons passé la nuit
de mercredi furent excellentes. Nous avons bien mangé et
dormi et le matin, nous avons même pu effectuer deux séances
d'entraînement ", explique à Week-End
un membre de la délégation.
Jeudi 19 juin : Après un petit-déjeuner copieux,
il fallait trouver les billets pour se rendre au Cap Vert. Des
démarches enclenchées avec Air France la veille
n'avaient pas encore abouti. Le Chef de la délégation
et le Team Manager avaient rendez-vous dans le bureau d'Air France
aux alentours de 15h, heure de Paris, pour trouver une solution.
Mais les deux hommes n'étaient pas au bout de leurs peines
et feront face d'abord à une surprise pour céder
ensuite à la panique.
La surprise est qu'ils devaient apprendre qu'il existe un vol
entre Paris et le Cap Vert après une brève escale
sur l'île Sal qui fait partie de l'archipel du Cap Vert.
Puis la grosse panique éclate lorsque le responsable de
l'agence annonce à Vinod Busviah qu'elle n'est pas en mesure
de satisfaire une telle demande la veille pour le lendemain. D'autant
qu'il était presque 16h et que les volets allaient être
baissés dans les minutes qui à venir. C'est à
force de persuasion et après des " petites menaces
" à peine déguisées que l'agence
d'Air France finit par remettre les 25 billets d'avion pour le
voyage Paris-Cap Vert pour vendredi. La soirée du jeudi
au Ranch Davy Crokett se passe sans anicroches.
Vendredi 20 juin : Il est 12h30 heure de Paris lorsque
la navette pour l'aéroport vient récupérer
le Club M pour embarquer pour le Cap Vert. À l'aéroport,
l'enregistrement des bagages se passe sans problème tout
comme le Check In. Mais une fois encore, c'est la panique
dans les rangs et des sueurs froides au passage de la police frontière.
Le pire des cauchemars même ! Le document pour le visa collectif
pour le Cap Vert n'est pas recevable. Raison : ce n'est pas un
document original, mais une photocopie et de ce fait, il ne peut
être considéré comme un visa en bonne et due
forme.
À quel saint se vouer
" J'avoue qu'en apprenant cela, je ne savais plus à
quel saint me vouer et mes coéquipiers criaient au scandale
", a expliqué un joueur. Une fois encore la question
était : que faire ? Heureusement que le policier de service
a eu la lumineuse idée de prendre contact avec ses collègues
du Cap Vert. Ce dernier confirma alors le visa accordé
au Club M. Ce qui a permis donc l'embarquement pour le match retour.
L'après-midi de vendredi et la journée du samedi
28 juin furent consacrés à la préparation
du match de dimanche et en dépit de tout, les joueurs ont
gardé le moral. Même s'ils savaient que dimanche
matin, avant de penser au match, il fallait penser au retour en
France car le vol était prévu pas longtemps de la
fin de la rencontre.
Dimanche 22 juin : Bonne journée en perspective,
même si pas mal de joueurs n'étaient pas chauds à
l'idée de faire les valises et de prendre l'avion à
1h30 du matin, heure du Cap Vert, après un match qui allait
prendre fin vers 18h. Mais bon gré mal gré, les
joueurs se plient aux exigences et prennent le chemin du stade.
Mais ils ne sont pas encore au bout de leurs peines lorsqu'ils
prennent connaissance de la composition de l'équipe. (voir
plus loin).
Une fois la défaite consommée avec un entraîneur
obligé de demeurer dans les gradins, la délégation
prend ses affaires et se dirige vers l'aéroport. C'est
vers 10h15 lundi, heure de Paris (il y a trois heures de décalage
entre Paris et le Cap Vert), que l'équipe de Maurice arrive
à Charles de Gaulle pour prendre le vol retour sur Maurice.
Les formalités administratives avaient déjà
commencé lorsque tous ceux qui allaient prendre ce vol
Paris-Maurice se voient contraints de déposer leurs affaires
en raison d'une panne technique sur l'appareil d'Air Mauritius.
Comme la réparation allait prendre du temps, la compagnie
prit des dispositions pour héberger tout le monde. "
Nous n'avons pas de visa ", crièrent les responsables
de la délégation, tout comme une dizaine autres
Mauriciens qui étaient en transit en attendant le vol d'Air
Mauritius. " Nous avons alors entendu une annonce disant
à ceux qui n'ont pas de visa d'attendre ", explique
un joueur à Week-End. Très vite, cette attente
allait virer au cauchemar, car la police frontière ne voulait
pas donner de visa de sortie à l'équipe.
Une fois de plus, la panique gagna les rangs et la fatigue due
à un match difficile commença à se faire
sentir. Dépités et déboussolés, les
joueurs s'allongèrent à même le sol pour trouver
sommeil. " Moquette la ti sale avec la poussière.
Mais ti trop fatigé. Pé ramasse baise et noune commence
dormi par terre ", explique un joueur. Un appel
de secours à l'ambassade de Maurice en France est lancé,
mais en attendant, les choses commencent à se gâter.
Les responsables de l'équipe de Maurice voulaient à
tout prix des explications sur le pourquoi de ce refus. "
Le chef a dit non. C'est non ", a répondu un officier
aux responsables de la délégation. L'attente a commencé
à peser lourd et c'est ainsi qu'un membre de la délégation
décide de lancer un SOS à un ami qui a ses petites
entrées et sorties à l'hôtel du Gouvernement.
Après avoir expliqué le problème dans lequel
se trouvait la sélection nationale de football à
Charles de Gaulle, le bon samaritain réclame un peu de
temps pour trouver la personne pouvant apporter une solution.
" Nous ne savons pas ce qui s'est passé mais toujours
est-il que quelques heures après, la police des frontières
nous a autorisés à quitter l'aéroport ",
souligne un joueur.
Épilogue : Une fois hors de l'aéroport Charles
de Gaulle, la délégation a pu rejoindre l'hôtel
Mercure aux frais d'Air Mauritius. Selon Donald Payen, responsable
de la communication de la compagnie d'aviation, tout le monde
a dormi dans de bonnes conditions, mangé à sa faim
et informé ses proches à Maurice du retard. Quand
à l'amende de 5000 euros pour chaque membre de la délégation,
notre interlocuteur a laissé entendre à Week-End
qu'il ne peut se pronocer sur cette question. "Pour l'heure
j'ai rien qui m'indique que nous avons une telle amende à
payer. Du toute les façon ces questions ne viennent pas
sur le tapis tout de suite. Il faut donc attendre", a soutenu
Donal Payen.
Finalement, la délégation quitte Paris mardi pour
rentrer à Maurice, mercredii, vers 3h du matin.
A vous cher lecteurs de tirer vos conclusion sur l'irrésponsabilité
de la MFA et de ses dirigeants sur ce voyage du Club M à
Cap Vert.
Football - Ashok Chundunsing : " Je sais où
je vais
"
Un air de déjà vu !!!
" Il n'y a pas le feu dans la maison. Ce match nous a
permis de tirer les enseignements nécessaires pour l'avenir
", déclarait Ashok Chundunsing à notre
confrère Le Mauricien au lendemain de la cuisante
déconvenue (0-7) face aux Français de l'Olympique
Lyonnais. C'était le 13 mai 1998, au stade George V, à
trois mois des Jeux des îles de l'océan Indien, à
l'île de la Réunion. La suite, tout le monde la connaît
puisque la sélection nationale avait été
humiliée en prenant la quatrième place après
avoir été battue par les Seychelles en match de
classement.
Visiblement, le discours d'Ashok Chundunsing n'a pas changé
dix ans après. Alors que le Club M est dernier du groupe
1 des éliminatoires de la Coupe d'Afrique des Nations/Coupe
du Monde 2010 avec un point seulement, le sélectionneur
national a déclaré dans une interview accordée
à Le Mauricien, hier : " Je sais où
je vais
" Une déclaration qui se passe de
commentaires ! Au lendemain de cette honteuse défaite face
à l'Olympique Lyonnais, Ashok Chundunsing répondait
en ces termes à une question de Le Mauricien qui
lui demandait s'il n'était pas inquiet en vue des JIOI
de 1998 : " Je suis serein. Je ne crois pas qu'il y a
le feu dans la maison. On procède par étape et ce
match (Ndlr : Olympique de Lyon) n'est qu'une étape de
notre préparation. L'important c'est d'être fin prêt
pour l'échéance réunionnaise. "
Dans l'interview d'hier, on retrouve une certaine similitude dans
les propos d'Ashok Chundunsing plus précisément
lorsqu'on lui demande de faire le bilan des quatre matches disputés
dans le groupe 1. "
Nous ne pouvons parler de résultat
dès maintenant. D'ailleurs, je procède étape
par étape
", a-t-il déclaré
à Le Mauricien. Certes, Ashok Chundunsing trouvera
à dire qu'il a encore le temps pour bâtir une équipe
solide. Il n'empêche qu'en 1998 également, il avait
largement le temps devant lui. Force est cependant de constater
que le résultat final avait été catastrophique.
Pour son retour à la tête de la sélection,
Ashok Chundunsing a voulu ratisser large en faisant appel à
60 joueurs. Toutefois, ses choix donnent à réfléchir.
Au lieu de bâtir avec des joueurs cadres qui serviront de
guides aux plus jeunes, l'entraîneur national s'est mis
à dos certains de ces cadres, dont Jerry Louis. Ce dernier
a d'ailleurs pris ses distances de la sélection nationale
pour des raisons sur lesquelles on ne s'attardera pas. Et pourtant,
ils sont nombreux les entraîneurs étrangers de haut
niveau à se montrer rassembleurs. Et là, nous citerons
le cas de l'Italien Fabio Capello, sélectionneur de l'Angleterre.
Malgré ses griefs avec David Beckham - ce dernier avait
même été exclu de l'effectif à un moment
donné - du temps qu'il était entraîneur du
Real de Madrid, Fabio Capello a fait appel à David Beckham
en sélection.
Autant dire qu'un entraîneur doit savoir d'abord se montrer
diplomate auprès de ses joueurs pour espérer bâtir
une équipe sur des bases solides. Car jusqu'ici, le niveau
de jeu pratiqué par la sélection nationale laisse
à désirer. Les jeunes s'adaptent difficilement et
l'on se demande bien s'ils seront prêts en vue des Jeux
des îles de l'océan Indien de 2011 aux Seychelles.
Mais Ashok Chundunsing, fidèle à ses habitudes,
a déclaré, hier, : " Vous savez, la critique
est facile, mais l'art est difficile. J'ai ma perception du football.
Il faut être patient. Je sais où je vais et je suis
confiant de mener le Club M à bon port. "
Tant mieux. Mais si tel n'est pas le cas, le football mauricien,
et plus particulièrement les contribuables - Ashok Chundunsing
est payé des deniers publics - auront été
menés en bateau une nouvelle fois après la triste
mésaventure de 1998 à l'île de la Réunion.
A bon entendeur
Chef de la délégation
Vinod Busviah se trouve en Angleterre
Même si la délégation est rentrée aux
petites heures du matin mardi dernier, (vers 3h), après
un voyage éprouvant entre le Cap Vert et Paris, l'absence
du Chef de délégation n'est pas passé inaperçue.
Où était Vinod Busviah ? A-t-il raté son
vol ou est-il resté bloqué à Paris faute
de visa ? Et bien non
! Si le Chef de délégation
du Club M manquait à l'appel c'est parce qu'il se trouvait
en Angleterre ! Selon les premières informations disponibles,
Vinod Busviah a quitté la délégation une
fois que l'avion qui ramenait l'équipe du Cap Vert a atterri
à Charles de Gaulle, pour un transit avant de mettre
le cap sur l'Angleterre. Il ne sera de retour à Maurice
que vers le 4 juillet.
Visiblement, Vinod Busviah a bien préparé son coup.
Selon une source bien informée à la Football House,
le représentant du comité régional de Rivière
du Rempart au sein de l'exécutif de la MFA, avait signifié
son intention de faire un détour à Londres lors
du voyage au Cap Vert. Dans les confidences, il aurait même
souhaité que la délégation passe par Paris.
Ce qui " aurait été bon " pour
lui. Souhait exaucé. Mais toujours est-t-il qu'il faut
rappeler à Vinod Busviah que ce n'est nullement de cette
manière que lui et son équipe " sauveront
le football mauricien ". Partir à Londres - même
si cela lui fut vivement déconseillé par un membre
de la MFA - est d'autant plus grave car d'une part, les règlements
stipulent que le Chef de délégation doit retourner
avec son équipe et puis M. Busviah doit comprendre que
l'on ne profite pas de l'argent du public (les billets ont été
payés par le MJS) pour des petits arrangement pour son
bon plaisir.
Mais ce qui est beaucoup plus grave encore M. Busviah, c'est que
vous avez osé quitter la délégation dont
vous aviez l'entière responsabilité dans une situation
des plus problématiques. Que se serait-il passé
si un malheur beaucoup plus grave s'était produit ? Quand
on veut sauver le football, il faut commencer par donner le bon
exemple M. Busviah.
Athlétisme - Compétition intercollèges
du CSE
Satisfaction sur toute la ligne
Les intercollèges d'athlétisme marquant les 70 ans
du collège du Saint-Esprit (CSE) tenus, vendredi et hier
au stade Germain Commarmond à Bambous, ont été
un succès. Ils étaient plus de 600 athlètes
de 18 collèges confessionnels à participer à
cette compétition. Notons, toutefois, les absences des
collèges St Joseph et Lorette de Curepipe. Une bonne ambiance
a prévalu pendant les deux jours de compétition.
On a assisté à quelques bonnes performances et à
de belles courses dans les différentes catégories.
Certains collèges participants avaient aussi pris part
aux Intercollege Games organisés par le ministère
de la Jeunesse et des Sports (MJS) les 17, 18, 19 et 20 juin derniers
au stade Germain Commarmond toujours. En masculin, la performance
de l'athlète du CSE, Cedric Chinnien n'est pas passé
inaperçu. Le jeune athlète issu de la catégorie
junior a remporté le 200m et le 400m en 22 : 6 et 49 :
9 respectivement. C'est sans surprise qu'il a été
élu meilleur athlète junior de la compétition.
Les athlètes du Collège La Confiance se sont aussi
mis en évidence chez les garçons.
En féminin, on a assisté à une belle lutte
entre les athlètes du collège de Lorette de Quatre-Bornes
(LCQB), du collège Lorette de Mahébourg (LCM), du
collège du Bon et Perpétuel Secours (BPS) et du
collège Notre-Dame. Absentes des intercollèges organisés
par le MJS, les filles du collège de Lorette de Quatre-Bornes
ont démontré qu'elles n'étaient pas dénuées
de moyens. Idem pour les athlètes du BPS emmenées
par Lidzy Bayaram.
Cette compétition a été une satisfaction
sur toute la ligne. La participation a été significative,
il y régnait une ambiance festive et les athlètes
se sont données à fond pour faire de ces deux de
compétitions une réussite.
On a recensé près de 3000 spectateurs lors de la
première journée de compétition, vendredi.
Le MJS n'avait pu réunir que quelque 800 spectateurs lors
de la première journée des Intercollege Games. Ce
nombre allait diminuer au fil de la compétition. En tout
cas, le CSE peut se vanter d'avoir atteint son objectif car cette
compétition a été un succès sur toute
la ligne.
THE SHANT ANANDA MAURICE YOU YOU CUP-C 1 / (65+) 1850m
Flavius, a tactical win
Cette 10e journée a surtout été marquée
par la lourde suspension infligée à Nishal Teeha
qui sera absent pendant neuf journées pour ses montes sur
Lots Of Space et Mr Brock respectivement. Sa monte
sur le dernier nommé fut tout simplement scandaleuse. On
ne peut comprendre les raisons qui l'ont poussé a retenir
son cheval sur environ 1000m. Cette bourde du Mauricien profita
à Flavius qui ne se fit pas prié pour l'emporter.
Cent pour cent de réussite pour l'écurie C. Ramdin
qui n'avait pas encore ouvert son compteur jusqu'ici alors que
son jockey Sebastien Jousselin signait, lui, son premier succès
au Champ de Mars.
Le déroulement de la course principale laissa beaucoup
à désirer surtout en cequi concerne la tactique
employée par Nishal Teeha sur Mr Brock. On
ne peut comprendre pourquoi il a repris sa monture quand Flavius
est venu à ses côtés après 250m
de course et aussi pourquoi il a continuellement retenu sa monture
alors que Flavius avait considérablement réduit
l'allure et que Mr Brock avait un retard de quatre à
cinq longueurs sur le leader. Et là il faut aussi ajouter
qu'il devait pertinemment savoir qu'une épreuve réduite
à un sprint ne pouvait servir les desseins de sa monture
mais serait à l'avantage du meneur. Par la suite, on peut
aussi se poser des questions sur sa tactique de choisir l'intérieur
dans la ligne droite pour ensuite repasser à l'extérieur,
comme cela avait été le cas sur Romp In
The Forum lors de la 6e journée. Ceci dit,
il faut par contre saluer le sens tactique de Gaëtan Faucon
qui sut tirer le maximum de sa monture. Lump Sum,
lui, se rapprocha dans la descente et il fut accompagné
par Mr Brock à son intérieur. Dans
le cas de Lump Sum, on pourrait se demander pourquoi
il n'a pas continué sur sa lancée et s'est contenté
de rester à l'extérieur de Flavius surtout
que ce dernier n'avait pas encore accéléré.
Ainsi, ce fut un Flavius plein de ressources que le retrouva
dans la ligne droite et son cavalier se permit même le luxe
de mettre sa cravache de côté et de caresser son
encolure avant le but. Mr Brock dut se contenter
de la deuxième place devant Lump Sum. Voltmeter,
lui, est à crédité d'une bonne performance
et cela est encourageant pour l'avenir. A noter que Flavius
boucla le parcours dans le temps moyen de 1 :58 :07.
Doublé et