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Mardi prochain
Retour du Question Time
Après l'impasse faite sur les questions pour cause d'examen
en comité des dotations budgétaires la semaine dernière,
c'est le retour du Question Time mardi prochain avec des questions
des députés pour le Premier ministre sur les accidents
de voiture de la MBC, les incidents sur la distribution de la
méthadone à l'Hôpital Victoria et les procédures
d'achat des caméras de surveillance et pour les autres
ministres.
Également à l'agenda, la présentation, en
première lecture, par le ministre Rashid Beebeejaun du
Seafarers' Welfare Fund Bill et le Finance (Miscellaneous Provisions)
Bill par Rama Sithanen qui vise à modifier quelques 37
textes de loi conformément aux annonces faites dans le
dernier budget.
Seront débattus, ce mardi, deux textes, le premier inscrit
au nom du ministre des Arts et de la Culture, The Divine Life
Society (Mauritius Branch) (Amendment) Bill et The Statutory Bodies
Family Protection Fund (Amendment) Bill du ministre des Administrations
Régionales.
C'est Mahen Jhugroo qui ouvre le bal des questions au Premier
ministre avec deux interpellations sur la MBC, la première
sur le statut de Datta Ramyead et sur l'accident qui a abîmé
le car de reportage. Le même député aura une
question sur un autre accident, celui qui a impliqué la
voiture du directeur général lui-même, Bijaye
Madhoo.
Joe Lesjongard veut, lui, savoir, s'il y a eu une déclaration
enregistrée à la police sur une lettre d'intention
que le ministère du Logement aux promoteurs de l'hôtel
Les Anges du Sud tandis que Suren Dayal s'intéresse à
la réintroduction de la peine de mort et aux étrangers
qui, ces dernières 10 années, ont été
condamnés pour des délits de drogue.
Shawkatally Soodhun interpellera le chef du gouvernement sur l'utilisation
de voitures volées à des fins criminelles et sur
l'interdiction de l'usage du casque intégral. Sa collègue
Fazila Jeewa-Daureeawoo a trois questions à la suite pour
le Premier ministre portant sur un cas de vol dans un Mandir à
Triolet, aux cas similaires dans d'autres lieux de culte et ceux
recensés dans les bureaux de poste. C'est la même
député qui revient à la charge plus loin
avec une question sur les incidents survenus à l'hôpital
Candos autour de la distribution de la méthadone.
Ajay Gunness a deux questions, l'une portant sur le contrat d'installation
des caméras de surveillance, les lieux identifiés
et le coût de cette opération et sur les raisons
de la fermeture du Departmental Orderly Room de la police. Deux
interpellations aussi pour le chef de file du MSM, Nando Bodha,
l'une sur les trois braquages en 24 heures récemment perpétrés
et sur les agressions de gangs.
Leela Devi Dookun-Luchoomun reste sur le même sujet et adresse
une question au Premier ministre sur le vol de voitures impliquant
des mineurs alors que Arianne Navarre-Marie veut connaître
les mesures prises pour venir en aide aux étudiants qui
se trouvent en difficulté en Irlande.
Pour les autres ministres, des questions sur des recrues de Airports
of Mauritius Ltd, sur la nécessité d'amender les
lois pour contourner le problème de non-parution de témoins
en Cour, sur le projet de Land Administration Information Systems,
sur les 4 589 bénéficiaires de l'allocation de Rs
5 000 post-inondations et si, parmi, il y a des résidents
d'appartements, sur l'allocation en argent accordée aux
pensionnés au lieu de couverture, sur le nombre d'admis
dans les universités et des ordinateurs dans les écoles
primaires au 31 mai dernier, la révision des horaires de
desserte de la cybercité par autobus, la réglementation
de l'utilisation des bicyclettes électriques et les arriérés
dus par les marchands de la foire Da Patten,
Autres interpellations à l'agenda, les élèves
qui ont été rétrogradés de la Form
V à la Form IV, les projets hôteliers, la Competition
Commission, le vol d'électricité, la qualité
de l'eau, les travaux d'extraction à Bel Ombre, les abonnés
de la CWA qui sont soumis aux tarif du Waste Water, l'interdiction
d'accès à l'université à l'association
Your Right To Know, la perte du papier d'ourdou d'une étudiante
du HSC, la révision des critères pour le "coulage"
de la dalle, les dettes rayées au CEB, les problèmes
de parking à la NTA, la nomination du Commissaire pour
la protection des emprunteurs et la conversion de la SSS de La
Gaulette.
Scrutin contesté
Zimbabwe : calme sournois et climat de terreur
Le calme sournois - avec des actes d'intimidation des plus flagrants,
dont l'opération Finger Print des électeurs,
menés par des éléments proches de la ZANU-PF
du président Robert Mugabe -, a caractérisé
le déroulement du second tour des élections présidentielles
de vendredi à candidature unique au Zimbabwe. C'est ce
que révèlent les recoupements d'informations effectués
par Week-End auprès de la mission d'observateurs
mauriciens déployés dans différentes provinces
de ce pays. La vingtaine de représentants mauriciens devait
regagner la capitale Harare, hier après-midi pour une séance
de Debriefing quant à la situation sur le terrain.
La délégation mauricienne rentrera mardi du Zimbabwe.
A hier après-midi, le commissaire électoral, Irfan
Rahman, qui se trouve dans la capitale du Zimbabwe depuis jeudi,
mettait la dernière main au Draft Statement concernant
le déroulement du scrutin sur la base des informations
transmises par les différentes missions réparties
sur le terrain. " Le Draft Statement est actuellement
en préparation. Ce document sera ensuite soumis à
tous les Etats membres de la Southern African Development Community
(SADC) pour leurs observations et commentaires avant de rendre
la déclaration publique. Cette étape devrait être
franchie dans la journée d'aujourd'hui ", a confirmé
Irfan Rahman.
Dans un premier commentaire sur le déroulement de ce scrutin
avec un seul candidat en lice, suite au retrait du challenger
du Movement for Democratic Change (MDC), Morgan Tsvangirai, en
raison du climat de terreur et de violence qui a marqué
la campagne électorale, le Commissaire électoral
a trouvé que " le scrutin s'est déroulé
dans un Uneasy Calm. Des Roadblocks ont été
installés. Le jour du vote demeure une infime partie du
processus électoral. Mais nous sommes également
en présence d'informations sur le climat de terreur exercé
sur les électeurs avec l'opération Finger-Print
menée par des éléments de la ZANU-PF. Nous
allons en faire état sur la base des témoignages
recueillis sur le terrain, et aborder la violence de la campagne
et le retrait de l'adversaire de Robert Mugabe pour des raisons
de sécurité de ses partisans et au plan personnel
".
D'autres sources, qui ont suivi le déroulement de la campagne
électorale et le scrutin en dehors de Harare, soutiennent
qu'un " véritable climat de frayeur a régné
et le jour du scrutin, les électeurs, qui se sont rendus
aux urnes avaient très peur. Ils refusaient de parler à
qui que ce soit de peur de représailles quasi immédiates
".
" Une des conséquences de l'opération Finger-Print
visant à identifier les Zimbabwéens qui ont boycotté
le scrutin présidentiel, est que dans des bastions attribués
aux partisans de Morgan Tsvangirai dans la capitale Harare, nous
avons constaté un Very Late Surge de votants vers
les 17 heures, vendredi. Au vu de la campagne de frayeur de Finger-Print
et des risques de règlement de compte post-électoral,
ils ont préféré se rendre dans les bureaux
de vote pour avoir de l'encre indélébile sur leur
doigt en vue d'éviter tout ennui politique subséquent.
La conséquence est un pourcentage élevé de
bulletins de vote nuls, dont certains avec des inscriptions :
"nous n'allons pas voter" ", a appris officiellement
Week-End dans les milieux des observateurs mauriciens au
Zimbabwe.
Les observateurs confirment qu'ils ont eu libre accès aux
différents bureaux de vote. Mais très peu d'importance
est attachée au dépouillement des bulletins de vote
vu le très faible taux de participation et compte tenu
du fait que la course présidentielle était courue
d'avance. Le maintien du scrutin dans un climat d'extrême
violence avait été dénoncé au plan
international, que ce soit du côté du Conseil de
Sécurité des Nations unies ou encore par la Southern
African Development Community.
La crise politique au Zimbabwe a été au centre de
la Private Notice Question (PNQ) du leader de l'opposition, Paul
Bérenger, lors de la séance parlementaire de vendredi
dernier. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, a confirmé
que Maurice a préféré privilégier
l'option de " Quiet Diplomacy " prônée
par le président d'Afrique du Sud, Thabo MBeki, qui avait
été également investi d'une mission de médiation
au Zimbabwe.
" Mauritius has not made any specific statement or sent
any message directly to Zimbabwe because as a member of SADC,
Mauritius subscribes fully to the collective position taken by
SADC on Zimbabwe. SADC has been involved right from the beginning
of the electoral process in the country and had mandated President
MBeki to mediate with all the parties concerned with a view to
finding a peaceful solution ", a soutenu le Premier ministre
à l'Assemblée.
Navin Ramgoolam a fait état de différents échanges
téléphoniques avec le président sud-africain
sur le dossier du Zimbabwe au cours de la semaine écoulée.
Il a rappelé que l'objectif principal de la mission de
médiation confiée à Thabo MBeki est d'encourager
les deux formations politiques au Zimbabwe de renouer avec les
négociations pour une sortie de crise pacifique.
Le Premier ministre a fait état des consultations avec
l'Australie, les Etats-Unis et la Grande-Bretagne. Ces pays ont
encouragé Maurice à revoir sa décision en
ce qui concerne la mission d'observateurs au second tour des présidentielles
au Zimbabwe. Initialement, Maurice devait être représentée
que par cinq observateurs. Finalement, 19 officiels de la Commission
électorale, de la magistrature, du judiciaire et de la
Commission nationale des Droits de l'Homme se trouvent au Zimbabwe.
De son côté, le leader de l'opposition devait regretter
que jusqu'ici, le gouvernement n'a pas cru nécessaire de
faire une déclaration officielle pour dénoncer la
" State Violence " de la campagne électorale,
avec la disparition et le meurtre des partisans du Movement for
Democratic Change, dont l'épouse du maire de Harare.
Paul Bérenger a exprimé le souhait qu'à la
clôture des bureaux de vote au Zimbabwe, de par son prestige
au niveau international, Maurice émette une déclaration
dénonçant la violence politique et réitérant
le droit légitime du Movement for Democratic Change d'exercer
la majorité issue des urnes le 29 mars dernier.
Le MMM veut une déclaration forte de Maurice
Le MMM n'est pas d'accord avec la position du gouvernement mauricien
concernant la situation antidémocratique qui prévale
au Zimbabwe. Lors de sa conférence hebdomadaire, hier,
le leader des mauves, Paul Bérenger a déclaré
"avoir eu un peu honte pour le Premier ministre, Navin Ramgoolam"
après la déclaration du chef du gouvernement à
l'Assemblée nationale, vendredi après-midi. Il fallait,
selon Bérenger, "une déclaration forte et
courageuse du gouvernement de Maurice contre la violence et le
viol de la démocratie dans ce pays".
Selon Paul Bérenger,"l'île Maurice a le respect
de certaines valeurs et est citée en exemple dans la région.
Or, le Premier ministre de l'île Maurice s'est contenté
de répéter comme un perroquet la déclaration
du Président Sud-Africain, Thabo Mbeki, alors même
que ce dernier est lui-même de plus en plus contesté
pour sa position envers Robert Mugabe". Paul Bérenger
ne décolère pas que Navin Ramgoolam ait affirme,
comme Mbeki, qu'il y au Zimbabwe un Parlement où personne
ne détient la majorité. "C'est faux. Tout
le monde sait que le MDC de Morgan Tsvangirai est largement majoritaire.
Il faut que l'île Maurice réclame que le MDC puisse
jouer pleinement son rôle", déclare Paul
Bérenger
Le leader du MMM a fait état "d'une situation terrible
à Harare, capitale de Zimbabwe, où récemment
l'épouse du maire de la ville, un opposant, et son enfant
de 4 ans ont été kidnappés. Trois autres
épouses d'opposants ont été tuées.
Il y a là-bas une violence de l'appareil d'État,
des atteintes à la démocratie et à la liberté".
Paul Bérenger a protesté contre le fait que l'île
Maurice ne devait se faire représenter que par un fonctionnaire
à la conférence des ministres africains des Affaires
étrangères organisée en Egypte pour discuter
de la situation au Zimbabwe. Selon le leader du MMM, le Premier
ministre après avoir pris note de ses protestations, a
dit qu'il reverra la question.
Mugabe attend sa victoire après un simulacre d'élection
Le chef de l'Etat zimbabwéen Robert Mugabe attendait samedi
la confirmation de sa victoire après un simulacre de présidentielle
où il était seul en lice et le régime préparait
son investiture, indifférent à l'annonce de nouvelles
sanctions américaines.
Le dépouillement des bulletins de vote s'est "terminé"
samedi soir au niveau de chaque bureau et les résultats
doivent désormais être centralisés à
Harare, a indiqué la Commission électorale du Zimbabwe.
Le président Mugabe, 84 ans et au pouvoir depuis 1980,
est assuré d'emporter une victoire écrasante puisqu'il
était de fait le seul candidat. Le chef de l'opposition,
Morgan Tsvangirai, 56 ans, arrivé en tête au premier
tour, s'était retiré de la course en raison des
violences contre ses partisans.
La prestation de serment de Robert Mugabe doit avoir lieu dimanche,
avant son départ pour le sommet de l'Union africaine (UA)
en Egypte, ont indiqué à l'AFP des sources gouvernementales.
"L'investiture aura lieu demain", a déclaré
une de ces sources, un proche du dirigeant zimbabwéen,
sous couvert de l'anonymat.
Les résultats définitifs étaient attendus
dimanche au plus tard alors qu'il avait fallu cinq semaines pour
annoncer ceux du premier tour.
Le chef de l'Etat, qui se dit investi d'un pouvoir de droit divin,
avait maintenu le second tour envers et contre tous pour garder
un vernis de légitimité démocratique.
Le régime a assuré que le scrutin avait été
"paisible" et le quotidien d'Etat The Herald a évoqué
"une participation massive".
Mais le Mouvement pour le changement démocratique (MDC)
de Morgan Tsvangirai a dénoncé cette présentation
du vote. "Ce qui s'est passé hier n'est pas une élection.
C'est une imposture incroyable, une farce", a déclaré
samedi son porte-parole, Nelson Chamisa.
M. Tsvangirai avait auparavant affirmé que le second tour
avait été un "exercice d'intimidation massive"
dont les résultats ne reflèteraient que "la
peur" des électeurs. Tout en appelant à boycotter
le scrutin, il avait cependant recommandé à ses
partisans de ne pas prendre de risque, quitte à voter pour
le président Mugabe.
L'ex-syndicaliste avait jeté l'éponge après
avoir constaté une "orgie de violences" depuis
la déroute du régime aux élections du 29
mars. Le pouvoir avait alors perdu sa mainmise sur le Parlement
et le président était arrivé en seconde position
avec cinq points de retard.
M. Tsvangirai a appelé vendredi la communauté internationale
à rejeter le résultat du second tour. Mais si l'Occident
a unanimement dénoncé une "imposture",
le Conseil de sécurité de l'ONU a été
incapable de s'entendre pour déclarer le scrutin illégitime.
Les Etats-Unis et leurs alliés européens ont poussé
pour obtenir un texte déclarant que les résultats
ne pouvaient avoir "ni crédibilité ni légitimité".
Mais l'Afrique du Sud, chargée par la région d'une
médiation au Zimbabwe et qui évite toujours de critiquer
son voisin, s'y est opposée.
Le Conseil de sécurité s'est finalement borné
à estimer que "les conditions d'une élection
libre et équitable n'étaient pas réunies".
Très déçue, l'opposition zimbabwéenne
a condamné un échec dont elle rend Pretoria responsable.
Le président sud-africain Thabo Mbeki "abandonne le
peuple du Zimbabwe en agissant comme s'il protégeait un
Etat voyou", a accusé Nelson Chamisa.
Décidé à ne pas en rester là, le président
américain George W. Bush a annoncé samedi de nouvelles
sanctions "contre le gouvernement illégitime du Zimbabwe
et ceux qui le soutiennent". Les Etats-Unis vont également
"faire pression dans le sens d'une action forte de la part
des Nations unies, notamment un embargo sur les armes et une interdiction
de voyager pour les responsables du régime", a-t-il
dit.
Les Etats-Unis, comme l'Union européenne (UE), avaient
déjà adopté des sanctions contre M. Mugabe
et ses proches après sa réélection controversée
en 2002.
De leur côté, l'Union africaine (UA) et la Communauté
de développement de l'Afrique australe (SADC), deux blocs
qui se sont jusqu'à présent contentés de
déclarations vagues, ont maintenu un silence gêné.
M. Tsvangirai a imploré les dirigeants africains de ne
pas se laisser "intimider" par le plus vieux chef d'Etat
d'Afrique, au pouvoir depuis l'indépendance de l'ex-Rhodésie
du Sud britannique en 1980.
UNION AFRICAINE: Le dossier zimbabwéen renvoyé
aux chefs d'Etat
La réunion du Conseil exécutif de l'Union africaine
(UA), préparatoire du sommet de lundi, a mis samedi entre
parenthèses la crise zimbabwéenne afin de poursuivre
l'examen de l'ordre du jour, en attendant le Conseil de paix et
de sécurité de dimanche.
Les délégations ministérielles des 53 Etats
membres ont repris à Charm el-Cheikh (Egypte) leurs travaux
en début de matinée et, suivant l'ordre du jour,
discuté des questions courantes, ont indiqué les
organisateurs.
Plusieurs sujets, en plus des crises et conflits, sont au programme
du sommet des chefs d'Etat et de gouvernement qui doit se tenir
dans la station balnéaire égyptienne lundi et mardi,
comme la constitution d'un gouvernement de l'Union, la finalisation
de l'architecture de prévention et gestion des conflits
ou encore la coopération de l'UA avec les structures sous-régionales.
La journée de vendredi, qui coïncidait avec le second
tour de la présidentielle controversée au Zimbabwe,
avait été presque totalement consacrée à
la crise politique au Zimbabwe qui divise et préoccupe
l'UA.
"Toute la première séance du huis clos a été
consacrée au Zimbabwe et les gens ont parlé très
franchement de la gravité de la situation", a indiqué
le ministre sénégalais des Affaires étrangères,
Cheikh Tidiane Gadio, expliquant que certains souhaitaient botter
en touche, tandis que d'autres préféraient "préparer
les chefs d'Etat à la question en ayant toutes les informations
en main".
"La SADC (Communauté de développement économique
d'Afrique Australe) a fait un rapport: nous nous acheminons apparemment
vers des négociations. On a tous espoir d'arriver à
une solution", a-t-il noté, indiquant qu'il "est
possible que le leader de l'opposition qui est arrivé premier
au premier tour, Morgan Tsvangirai, joue un rôle important
dans son pays, Premier ministre exécutif par exemple, avec
des garanties".
La proposition d'un compromis sur le modèle kényan
pour sortir de la crise zimbabwéenne a été
froidement accueillie par certains Etats membres de l'UA, ainsi
que par des représentants de la société civile
africaine.
Le Sénégalais Alioune Tine, président de
la Rencontre africaine pour la défense des droits de l'Homme
(Raddho), une des 153 organisations de la société
civile africaine réunies pour faire pression sur l'UA,
a ainsi déclaré à l'AFP que "le Zimbabwe,
c'est la goutte d'eau qui fait déborder le vase".
"Aujourd'hui, si on accepte ce qui se passe au Zimbabwe,
on peut dire adieu aux élections en Afrique. Il s'agit
d'un véritable défi aujourd'hui pour les chefs d'Etats
et de gouvernement de l'UA pour qu'ils disent stop!", a-t-il
estimé, demandant que le résultat du scrutin de
vendredi ne soit "pas reconnu".
Il refuse également les "compromis bancals comme au
Kenya, qui enlèvent toute signification et contenu aux
élections. Ce scénario est mauvais. Si aujourd'hui
on accepte cette expérience, demain un autre chef d'Etat
va en profiter", déplore-t-il, évoquant notamment
la Côte d'Ivoire.
Pour M. Gadio, "aucun peuple ne mérite d'être
tué ou massacré à cause d'une histoire d'élection.
Mais on ne doit pas créer une nouvelle culture politique
en Afrique qui ferait que l'on va aux élections et si on
perd on dit qu'on partage le pouvoir".
Vendredi soir, pressé par les médias de réagir
à la situation au Zimbabwe, le patron de l'UA, Jean Ping,
a assuré que "le problème du Zimbabwe, j'en
suis convaincu, trouvera une solution crédible. Donnez-nous
le temps d'en débattre avec nos chefs d'Etat, avec la SADC".
Pour l'instant, l'UA s'est refusée à condamner M.
Mugabe, préférant soutenir la médiation au
nom de la SADC de Thabo Mbeki.
M. Ping a également annoncé la tenue dimanche d'une
réunion du Conseil de paix et de sécurité
de l'UA qui pourrait aborder le Zimbabwe, en plus des autres conflits
du continent notamment la Somalie, la tension grandissante entre
Djibouti et l'Erythrée, et la situation au Soudan.
L'opposition a brûlé ses cartes
En boycottant le scrutin présidentiel de vendredi, l'opposition
zimbabwéenne a augmenté la pression à court
terme sur le chef de l'Etat Robert Mugabe mais a restreint l'éventail
des cartes à sa disposition pour la suite.
Le chef de l'opposition, Morgan Tsvangirai, s'est retiré
de la course en invoquant les violences commises contre ses partisans.
Le régime a donc dû se contenter d'un simulacre d'élection
avec un candidat unique.
"Il a révélé la vraie nature de Mugabe:
un dictateur cruel et violent qui est désormais critiqué
par certains de ses pairs africains", estime John Makumbe,
professeur de sciences politiques à l'Université
du Zimbabwe.
Après le retrait de l'opposant dimanche dernier, l'Occident
et plusieurs dirigeants africains ont demandé le report
du scrutin. Et le Conseil de sécurité de l'ONU s'était
réuni en urgence dès le lendemain pour évoquer
la question.
"En se désistant, Morgan Tsvangirai a intensifié
la crise, qui a été portée jusqu'aux Nations
unies. Pour la première fois, le Conseil de sécurité
a discuté du Zimbabwe pendant cinq heures et publié
un communiqué", souligne M. Makumbe.
Mais la réponse internationale le jour du scrutin, organisé
dans un climat de tension extrême, a montré les limites
de la stratégie de M. Tsvangirai qui a tout misé
sur les pressions extérieures.
Si les pays du G8 ont fait savoir qu'ils ne reconnaîtraient
pas l'issue de l'élection, le Conseil de sécurité
n'a pas réussi à se mettre d'accord sur une résolution
allant dans ce sens.
L'ambassadeur sud-africain Dumisani Kumalo, dont le pays est chargé
d'une médiation au Zimbabwe au nom de l'Afrique australe,
a empêché l'adoption d'un texte qui aurait déclaré
illégitime les résultats.
Exaspéré, le porte-parole de l'opposition, Nelson
Chamisa a accusé le président sud-africain Thabo
Mbeki de se conduire comme s'il avait "la carte" du
parti de Robert Mugabe. "Il abandonne le peuple du Zimbabwe
en agissant comme s'il protégeait un Etat voyou",
a-t-il lancé.
"Je ne suis pas sûr que M. Tsvangirai ait une option
de secours ou un plan B", craint John Akokpari, un analyste
de l'Université du Cap. En se retirant "il a vraiment
limité ses options", ajoute le politologue.
Le chef du Mouvement pour le changement démocratique (MDC)
a bien laissé ouverte la porte à des discussions
avec le régime, mais il a posé des conditions qui
ont fluctué dans le temps, relève M. Akokpari qui
y voit le signe d'une absence de stratégie claire.
De toute manière "il est très improbable que
des négociations puissent réussir", souligne
John Makumbe.
Le président Mugabe, qui n'a jamais rencontré son
rival, méprise profondément le MDC qu'il considère
"vendu" à l'ancienne puissance coloniale britannique.
"Je ne sais pas si Tsvangirai pourrait accepter de participer
à un gouvernement dont M. Mugabe serait le président",
ajoute Elizabeth Sidiropoulos, de l'Institut sud-africain des
Affaires internationales (SAIIA).
Pour ces analystes, M. Tsvangirai ne semble pas avoir d'autres
choix que de poursuivre ses efforts en direction de la communauté
internationale, et notamment des dirigeants africains, en espérant
qu'ils parviennent à faire plier Robert Mugabe.
Mme Sidiropoulos souhaite que l'Afrique australe envisage des
sanctions économiques, par exemple un embargo sur le carburant.
Les sanctions ne doivent pas forcément être appliquées
mais la région "doit menacer de le faire de façon
crédible", conseille-t-elle.
Quoi qu'il en soit, si le retrait de Morgan Tsvangirai a été
parfaitement compris à l'étranger, son image pourrait
avoir été écornée en interne, remarque
Jonathan Moyo, un ancien ministre du régime devenu indépendant.
"Cela le fait passer pour un lâche", dit-il.
Conférence de l'aile féminine du Parti Travailliste
Sheila Bappoo : "PTR sel parti dan lil qui mette l'enfaz
lor besoins bann fam".
La position des femmes dans la politique et par rapport au budget
étaient les principaux sujets abordés dans une conférence
de presse qui s'est tenue à la municipalité de Beau-Bassin
Rose-Hill par l'aile féminine du Parti Travailliste. La
présidente du PTR déclare que les femmes aussi sont
"concernées par la politique et les affaires d'État".
Ambiance de fête et comme il se doit forte présence
féminine à ce congrès du PTR qui avait pour
thèmes : les avantages du Budget 2008 et le rapport des
femmes à la politique. Les ministres et députés
du PTR, Rama Sithanen, Vice Premier Ministre et ministre des Finances;
Sheila Bappoo, ministre de la Sécurité Sociale,
James Burty David, ministre des Administrations Régionales,
Dharam Gokhool, ministre de l'Éducation, Indira Seeburn,
ministre de la Femme; Etienne Sinatambou, ministre de l'Information
Technology, Kalianee Juggoo, députée de la majorité
et Monique Ohsan Bellepeau, présidente de l'aile féminine
du PTR étaient tous présents dans ce congrès,
ainsi que les différents représentantes des circonscriptions
appartenant au PTR.
Rama Sithanen a précisé que son budget bénéficiera
aux étudiants du tertiaire car il compte investir 1 milliard
de roupies dans de nouveaux bâtiments pour accueillir un
maximum d'étudiants. Il vise ainsi à améliorer
le "capital intellectuel" du pays. Selon le ministre
des finances, le seul problème qui échappe au gouvernement
est la montée du prix du pétrole. Sheila Bappoo
a, pour sa part, élaboré sur les neuf pour cents
d'augmentation des pensions après avoir déclaré
que le "PTR sel parti dan lil qui mette l'enfaz lor besoins
bann fam". Elle encourage aussi les femmes à
ne pas demeurer des spectateurs en ce qui concerne la politique.
Dharam Gokhool a, quant à lui, félicité la
démarche des femmes au sein du parti en déclarant
que, "kan fam bouzé, parti bouzé- ken parti
bouzé, pays bouzé". La députée
de la majorité, Kalianee Juggoo a, pour sa part, souligné
que les femmes doivent cultiver le sens patriotique et participer
à la vie dans leur circonscription. La ministre de la femme,
Indira Seeburn, a souligné que "chaque femme a
l'occasion d'amener le développement économique
au pays car le gouvernement offre la formation, le terrain et
le marketing pour les femmes". A presque la fin de la
conférence, des manifestants de la Construction Metal
& Furniture Employees Union (CM&FEU) sont venus à
la municipalité pendant quelques minutes pour exprimer
leur désarroi face aux salaires proposé par le gouvernement.
L'association de syndicats a par ailleurs annoncé une manifestation
le 19 juillet prochain à Quatre-Bornes.
Ça va se savoir
Et le PRB de la Commission pour la Démocratisation de
l'Economie
Comme ce fut le cas pour les fonctionnaires, les recommandations
du Pay Resaerch Bureau n'ont poas fait que des heureux au sein
de la classe politique. Certains backbenchers n'hésitent
pas à soutenir que le directeur du PRB n'a pas su apprécier
le travail du simple parlementaire sur le terrain en dénonçant
que l'écart des allocations prévues a augmenté.
Mais le plus intéresant de toutes ces recommandations demeures
les nouveaux honoraires du président et de la vice-président
de la Commission pour la Démocratisation de l'Economie,
Cader Sayed Hossen et Nita Deerpalsing. Les amendements votés
vendredi à l'Assemblée nationale n'en soufflent
mot. Avant le PRB, le traitement salarial accordé auyx
détenteurs de ces deux fonctions tutoyait celui des ministres.
Une source ministérielle a indiqué que les ajustements
nécessaires, pour au moins maintenir la parité,
devront intervenir à partir des allocations sous le budget
alloué au Prime Minister's Office. Aucune indication n'était
disponible quant au montant de ce supplément.
Police: Le gynmase personnel du CP Gopalsing transféré
Officiellement, le commissaire de police, Ramanooj Gopalsing,
est en coné de convalescence. Ce congé, qui dure
depuis le mois de février dernier, devrait arriver à
son terme ces jours-ci à moins d'être renouvelé.
Mais entre-temps, des signes, qui ne trompent pas, sont constatés
aux Police Headquarters. Jusqu'à tout récemment,
une des salles du bloc abritant le bureau du commissaire de police
avait été amenagé en tant que gymnase personnel
par Ramanooj Gopalsing.
Mais avec le dernier exercice de transfert au niveau des assistants
commissaires des police, les équipements de fitness ont
dé:montés et transférés dans le gymnase
fréquentés par les membres de la force policière
aux Casernes centrales. Dorévanant, le bureau est utilisé
pour accueillir un ACP. Ceux qui ont eu l'occasion de s'exercer
sur ces équipements alloués jusqu'ici au commissaire
de police ne tarissent pas d'éloges sur leur qualité.
Un paquebot qui dérange accosté au quai E dans
le port
Depuis bientôt trois semaines, les habitués du Port
se disent intrigués par la présence d'un petit paquebot
acciosté au Quai E. Le principal inconvénient est
que le Mauritius Trochetia et le Mauritius Pride, qui font le
cabotage des îles ne peuvent plus utiliser ce Dedicated
Quay. Les passagers venant ou allant à Rodrigues sont débarqués
sur des quais autres que le Quai E avant d'y être transférés
à bord d'autres embarcations pour passer par le terminal
qui leir est réservé.
Les responsables de la sécurité dans le port sont
avares de commentaires sur la présece de ce paquebot, dont
les promoteurs caressent l'idée de le transformer en un
restuarant flottant. Mais le hic est que la réalisation
de ce porjet viendra remettre en question toutes les procédures
de sécurité dans l'enceinte portuaire depuis les
événement du 11 septembre 2001 à New York.
Affaire à suivre
.
La qualité de la farine de Turquie: de mal en pis!
L'expérience de la State Trading Corporation avec l'importation
de la farine de Turquie pour la consomlation s'avère être
un échec total. La cargaison de farine reçue jusqu'ici
est infestée de bestioles. A ce jour, le stock compromis
est de l'ordre de quelque 8 000 tonnes même si les sources
officielles refusent de donner la moindre précision à
ce sujet. Mais des consommateurs regrettent que pendant l'examen
du budget du ministère du Commerce pour 2008/09 Rajesh
Jeetah n'avait pas été acculé sur ce dossier.
A bon entendeur salut
.
Le Morne: Lobbying tous azimuts pour la délégation
mauricienne
La délégation mauricienne, qui comprend les ministres
Rama Valayden, Mahen Gowressoo et Asraf Dulull, prévoir
de mener un lobbying tous azimuts en veu d'obtenbir l'inclusion
de Le-Morne dans la liste du patrimoine mondiale de l'UNESCO lors
de la conférenvce prévue au Quebec la semaine prochaine.
Des rendez-vous ont été pris avec les 18 délégations
faisant partie du comité officiel à cet effet. La
délégation, qui est partie, hier soir, est confiante
de la réussite de sa mission.
D'autre part, lors du transit à Paris aujourd'hui, l'Attorney
General s'apprête à participer à un déjeuner
de travail avec le président de l'Ordre National des Huissiers
de France, Me Guy Duvellroy. Le principal dossier à l'agenda
des discussions sera une assistance de la France dans le cadre
de la libéralisation de la profession d'huissiers de justuce
à Maurice.
Rodrigues: le président de la république en visite
Le président de la république et lady Jugnauth effectuent
à partir d'aujourd'hui une visite officielle à Rodrigues.
Le couple présidentiel séjournera dans l'île
jusqu'à mercredi dans le cadre de ses contacts réguliers
avec les habitants de cette partie du teritoire mauricien. L'une
des fonctions prévues au programme est l'inauguratin de
la Maison des Pêcheurs de baie du Nord/Pointe-La-Gueule,
qui vient d'être rénovée.
Toujors ne ce qui concerne Rodrigues, deux officiels de la Banque
mondiale étaient ne mision à la fin de la semaine.
Le but de la mission était de procéder à
l'identificayion de projets dans le cadre de la lutte contre la
pauvreté. Les représentants de la Banque mondiale
ont eu des séances de travail;avec les membres de l'Assemblée
Régionale de Rodrigues et de la société civile.
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