m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 29 juin 2008



  Histoire - Poor Willy !
  Mode et tendances - Dessous chics
  Tendance automobile - Percée difficile de voitures hybrides sur nos routes
  Santé - Éviter les infections virales
  Vient de paraître - Le chevalier d'Hauterive
  ART EXPOS - Le nouveau Charoux : Une intensité, un mystère
  Concert lyrique - Magoakan, musiques aux coeurs
  MSPCA - Dog Show 2008 : réussite et expérience à renouveler
  Nos reptiles bien Mauriciens
  La revue des livres - Petites histoires à partager
  DES ARTISTES ET DES MAIRES - La peinture, la mémoire, la politique
  Poésie orale - Le Slam fait une percée dans le primaire
  Salon International du film d'animation - Tikoulou séduit le public à Annecy
  Cinéma: A l'affiche - Thoda Pyaar, Thoda Magic
  Cinéma - Deux sœurs pour un roi
  Sex and the city
  Recette - Les mille et une facettes du fruit à pain
  Brèves


Histoire

Poor Willy !

Il est à parier que, dans le sillage de la frustration salariale aiguë qu'à créée chez les milliers de travailleurs du secteur privé le rapport du Pay Research Bureau pour la Fonction publique, avec ses bienfaits collatéraux pour ministres et députés, certains seront tentés de s'indigner des allocations parlementaires au point d'en réclamer une refonte. Par exemple, en suggérant que ces allocs parlementaires soient payées sur la base de la présence réelle de nos honorables dans l'hémicycle... En d'autres mots, par des jetons de présence.

Le 2 décembre 1958, le Dr Willy Dupré, député travailliste de Port-Louis, qui se déclarait imbu de socialisme, avait suggéré de réformer le système d'allocation - dont lui-même bénéficiait - disait-il, pour le rendre "plus rationnelle, plus réaliste et plus honnête". Mal lui en prit. Poor Willy n'avait réussi qu'à réunir contre lui une belle unanimité de travaillistes progressistes, de membres nommés et de conservateurs de tous poils tous convaincus que "sans allocation parlementaire l'île Maurice ne serait pas une démocratie". Même l'autorité coloniale britannique de l'époque le désavouaLa motion du député Willy Dupré (médecin de son état) au Conseil législatif, en ce 2 décembre 1958, se lit comme suit : " The Council is of opinion that to secure continuity, regularity and efficiency in the running of the Council's business, consideration should be given to discontinuing the present parliamentary allowance and replacing it by a system of fees based on the attendance of members at the sittings of the legislative Council and at that of its various committees. The Council is of opinion that the proposed change would cause neither hardship nor prejudice to any of it members and would in addition result in considarable savings of the taxpayer's money now and in the future ".

L'épisode vaut la peine d'être contée !

Développant sa motion, le docteur Dupré affirme que l'allocation parlementaire, dans sa forme actuelle calquée sur celle en vigueur Angleterre ne se justifie pas, les députés mauriciens ne siègeant que seulement deux fois par semaine. A son avis, en Angleterre, cette allocation se justifie parce que la plupart des députés, habitants loin de Westminster, doivent prendre le train, doivent loger dans des hôtels et font un travail à plein temps tandis qu'à Maurice aucun membre du Conseil législatif n'habitait à plus de 18 milles du Parlement et que la majorité d'entre eux résidaient même dans ses environs immédiats. Qui plus est, toujours selon Willy Dupré, non seulement le Conseil législatif à Maurice ne siégeait qu'une fois par semaine, et, occasionnellement que deux fois, en 1956 il s'était réuni 42 fois tandis que l'année suivante (1957) il n'avait siégé que 37 fois. Selon le député, un simple calcul démontrait qu'avec le taux de paie pratiqué chaque réunion du conseil avait coûté Rs 200 par député à la Trésorerie publique. A Jules Koenig, leader de l'opposition Parti Mauricien, qui fait remarquer à Dupré que les députés mauriciens ne travaillaient pas uniquement que lorsqu'ils occupent leurs sièges, le député et ministre des Travaux et du Tourisme, Raymond Rault répond : some do ...

Dupré continue. D'après lui, les 200 roupies que coûtait par député une séance du Conseil n'incluait pas le déjeuner, le thé et surtout, précise-t-il, la bière servie gratuitement. Or, le travail que fournissait un député britannique dans sa circonscription n'était nullement comparable à celui du député mauricien. Le docteur Dupré affirme fonder son opinion sur le principe suivant : "Pas de travail, pas de salaire". Et il préconise donc un système de jetons de présence tout en mettant l'accent sur le fait que "l'année prochaine les dépenses du Gouvernement augmenteront davantage lorsque le nombre de députés passera à cinquante".

Le docteur Millien, ministre du Travail, d'habitude si volubile, étrangement, ne participera pas aux débats ce jour-là. Toutefois, il seconde la motion Dupré, dit-il, "for the sake of it being debated".

Le premier à bondir de son siège pour contredire Dupré est l'honorable Francis Soocramanien Chadien (6ème député de Plaines Wilhems- Rivière Noire, élu, comme Dupré, sous la bannière du Parti travailliste mais qui avait, entre-temps, fait un court séjour au Parti Mauricien anciennement Ralliement mauricien pour revenir au Labour). Il établi à son tour un parallèle avec les députés britanniques en affirmant que ces derniers ont des avantages que leurs confrères mauriciens n'auront jamais, par exemple, des allocations de transport et les services d'un secrétaire. Francis Chadien dit craindre que si l'allocation des parlementaires était abolie il y avait risque que les économiquement faibles ne pourront plus être protégés. Selon lui, "ceux qui défendent les petits sont eux-mêmes des petits et il faut que les petits soient défendus par des petits eux-mêmes autrement ce serait livrer les travailleurs pieds et poings liés aux capitalistes qui, en raison de leur autonomie financière, pourraient seuls alors se faire élire au Conseil".

Ensuite, c'est un autre député de Port-Louis, Abdul Razack Mohamed, de déclarer vouloir tester la sincérité du docteur Willy Dupré. Il propose un amendement pour que les allocations parlementaires soient carrément abolies. Abdul Razack Mohamed dit que Willy Dupré a choisi de présenter sa motion en sachant pertinemment que le Conseil allait être dissout dans quelques mois ou semaines et qu'il (Dupré) savait qu'il n'a plus rien à espérer. Mohamed rappelle que lorsque, des années plus tôt, il émit une idée identique pour protéger les finances publiques, il ne s'était trouvé personne - ni même Dupré - pour soutenir sa démarche. Dupré précise d'abord qu'il ne recommande pas la suppression totale de l'allocation parlementaire, mais uniquement que les députés soient payés en jetons de présence et nargue Abdul Razack Mohamed qui, en tant que conseiller à la municipalité de Port-Louis a fait augmenter l'allocation personnelle du maire de la Cité de 5000 à 10 000 par an. "Comment se fait-il donc que le député Mohamed veuille soulager les contribuables lorsqu'il est au Conseil législatif, mais, en même temps, il augmente l'allocation mairale payée aussi des deniers publics lorsqu'il est au Conseil municipal ?", se demande-t-il. En fin de compte, personne n'ayant secondé l'amendement de Mohamed, celui-ci tombe et les discussions reprennent sur la motion initiale de Willy Dupré.

La fanfaronnade de Sookdeo Bissoondoyal

Le premier député de Grand Port-Savanne et leader de l'Independant Forward Block (IFB), Sookdeo Bissoondoyal enflamme littéralement le Conseil en traitant et la motion Dupré et l'amendement d'Abdul Razack Mohamed de "ridicules". Selon lui, ce sont des tentatives pour abaisser le niveau déjà atteint par la Chambre. Il soutient qu'à "un moment où aux yeux du public il y a de gros problèmes à résoudre dans le pays, il est navrant que certains s'amusent à détourber l'attention en faisant accroire qu'il n'y a pas assez de travailleurs désintéressés au Conseil". Selon Bissoondoyal, on veut aussi faire accroire que si quelqu'un n'est pas un homme de loi, un médecin ou un propriètaire d'usine, son désir de sièger au Parlement ne peut que se limiter qu'à vouloirr accroître ses salaires où d'en obtenir un. Toujours d'après Bissoondoyal, "la question de la rémunération des députés a fait débats depuis plus d'un siècle de la part de personnes qui savaient sincèrement quel était le prix à payer pour une vraie démocratie". A proprement parler, pour Bissoondoyal, l'allocation des parlementaires n'est pas une rémunération mais simplement une allocation devant permetrre aux gens de mieux consacrer leur temps à la représentation de leurs mandants. Fidèle à sa nature de provocateur, Sookdeo Bissoondoyal signale qu'il n'est pas non plus "de cette catégorié de lécheurs de bottes qui s'arrangent pour siéger sur des comités où ils sont payés par scéance de travail". Le leader de l'IFB se voit sommé par le Speaker (un Britannique) de retirer le mot licking boots, jugé irrespectueux envers ceux qui siègent dans les comités constitués en bonne et due forme par la Couronne. Bissoondoyal fanfaronne beaucoup en déclarant qu'il préfèrait faire walk- out plutôt que de s'excuser. A un certain moment, il fait mine de ramasser ses papiers pour partir. Le Speaker l'invite à faire "comme bon lui semble", mais Bissoondoyal se ravise et dit, cette fois, "préférer se rassoir tranquillement", parce qu'il a des révélations sensationnelles à faire à l'ajournement. Il finira, en fait, par s'excuser plâtement.

Mais les canons des parlementaires sont eux toujours tournés vers le pauvre Willy Dupré. Il a ligué contre lui à la fois ses pairs travaillistes et de ses adversaires considérés conservateurs dont Raymond Rault, Guy Forget, Jules Koenig, Abdul Razack Mohamed et même le bon docteur membre nominé des Britanniques, Arthur de Chazal.

Guy Forget se pose la question suivante : si dans tous les pays les parlementaires reçoivent une allocation pourquoi n'en serait-il pas de même à Maurice ? Jules Koenig, que tout pourtant séparait de Forget et des travaillistes partage leur opinion et se demande lui si les arguments "continuité, régularité et efficience", utilisé par Willy Dupré dans sa motion ne sous-entendait pas qu'il voulait pénaliser également ceux des députés qui ne pourraient se rendre au Conseil pour cause de maladie. Willy Dupré eu beau répondre "non, cela coule de source" qu'il prend sa claque, cette fois de Raymond Rault. Selon ce dernier, ministre des Travaux et du Tourisme à l'époque, la motion de Dupré lui rappelait l'opéra comique, Gilbert and Sullivan. "Ce n'est pas sur qu'en recourant au système de jetons de présence on fasse des économies pour le contribuable. Nous siègeons un ou deux fois par semaine, mais il se peut également que le Conseil soit appelé à siéger day in day out et que la somme de Rs 200 par séance par député devienne alors astronomique", souligne-t-il.

Avocat de formation, Raymond Rault fait une véritable plaidorie en faveur du député surbooké. "Certaines personnes ont tendance à croire que les députés ne travaillent pas assez. Or, être député est une des occupations les plus astreignantes que quelqu'un peut prendre. Et le taux de souffrance au Conseil à cause du lot de travail est beaucoup plus fort que que nulle part à l'extérieur dans ce pays. En ce qui concerne la résistance physique, je peux me considérer particulièrement doué (ndlr : Raymond Rault, ancien parachutiste dans l'armée était effectivement doté d'un physique d'Hercule) mais, à certaine période chacun ressent néanmoins une fatigue terrible. Il n'y a pas que le travail au Conseil, il y a les travaux en comités. Il n'existe aucune place publique où un député peut se rendre sans qu'il ne se retrouve en train de travailler. Je suis parfois même tellement fatigué que j'hésite d'aller m'acheter des cigarettes à la boutique du coin parce que je sais que, aussitôt que je m'y montrerais, les gens vont m'assaillir de questions et qu'il me serait difficile d'y répondre en raison de ma fatigue à cette heure de l'après-midi. Il n'est pas bon d'être hypocrite à ce sujet. Qu'il soit aux courses hippiques, dans une fonction sociale, le politicien travaille 24 sur 24 car il est certain d'y rencontrer ses mandants ou un ami qui, au lieu de parler de tout et de rien, veulent discuter salaires ou plans. C'est pourquoi on trouve difficilement des gens valables pour entrer faire de la politique. Moi je dis que chaque membre du Conseil travaille pour chaque roupie qu'il touche et que si chacun mettait à son profit personnel l'effort qu'il fournit pour le bien des autres dans cette chambre il aurait été bien plus récompensé."

Koenig : "L'essence de la démocratie"

Jules Koenig démonte lui aussi la motion Dupré et trouve que "l'allocation parlementaire est l'essence de la démocratie". Pour Koenig, "autrement seuls les nantis pourraient siéger aux Conseil". "Dans un pays comme Maurice, si on n'adopte pas un système d'allocation parlementaire qui a été mis en vigueur dans tant de territoires, cela signifierait que l'île Maurice ne souhaite pas avoir un gouvernement démocratique. Pourquoi devrions-nous donner le monopole de la représentation populaire aux gens qui ont de quoi vivre et également du temps à donner aux affaires publiques sans qu'ils aient a être rémunérés". De plus, selon Koenig, il n'est pas absolument nécessaire qu'on soit tout le temps présent au Conseil pour être un bon député car il peut tout aussi bien faire un excellent travail sur le terrain.

Les commentaires devenant par moments trop sarcastiques, Willy Dupré coupe la parole à Jules Koenig et lance: "J'ai connu un membre de cette Chambre qui, lorsqu'il mène ses affaires personnelles le jour où le Conseil siège y vient juste à l'heure du déjeuner puis retourne à son travail privé !". On ne sut jamais qui la réplique de Dupré visait exactement bien qu'il commençât sa phrase en mentionnant un honorable member qui a traité sa motion d'opéra comique...

Prophétique docteur De Chazal

Le docteur Arthur De Chazal, se déclarant lui aussi d'inspiration socialistes au meilleur sens britannique du terme, comme Dupré, se prononce également contre la suppression de l'allocation parlementaire. Bien qu'il soit heureux que la motion ait pu, au moins, être discutée, il déclare injuste que soit instaurer un système où seulement des professionnels et des hommes d'affaires pourraient se lancer en politique parce qu'ils sont financièrement autonomes tandis que d'autres, tout aussi capables intellectuellement, ne pourraient jamais aspirer siéger au Conseil faute de moyens. De Chazal déplore l'absence de nombre de députés lors de débats de nature constitutionnelles importants, mais, il n'y a pas lieu de lier l'allocation parlementaire du député à sa présence et ainsi porter atteinte à sa dignité. De Chazal s'aventure même dans une prophétie : " I would not be surprised if in the years to come, even in a measurable future, that it will be found necessary not to decrease but to increase the Parliamentary allowance. There are men who have private means, very few of them in tis House, I believe these days, but there are some who are actively engaged in professional and business life who could do withi-out their Parliamentary allowance. There are others, however, who could ill afford to go without it".

Résumant sa position, Dupré déclare ce qui suit : " J'ai dis que, comme un principe, personnellement, je voudrais voir cette allocation supprimée, en ce qui me concerne, mais c'est purement un point de vue personnel. Toutefois, comme un vrai socialiste, je considère qu'une personne qui travaille doit être payée pour cela; donc, il n'est pas question d'abolition, c'était une démarche pour rendre l'allocation plus flexible, plus réaliste et plus rationnelle, et disons-le, plus honnête. Faisons face au mot". Pour Willy Dupré "le principe de jetons de présence n'était pas nouvelle à l'île Maurice. Des directeurs de compagnies, de sociétés, de banques, des membres de certains boards institués par le Gouvernement était rémunérés selon ce principe, est-ce donc faire fausse route que de suggérer que la même chose s'applique pour les députés?"

Comme s'il savait qu'il donnait un coup de pied dans la fourmilière, le pauvre Willy Dupré avait, avant même qu'il ne soit contesté, averti ses collègues députés en ces termes que nous reproduisons en anglais pour en conserver toute sa saveur: "If I have ruffled the dignity of any Member by linking him in the same category as the wage earner, I shall answer this member thus. I am sorry that I have rubbed you the wrong way..."

La motion de Dupré fut, finalement, retirée le Speaker ayant communiqué au Conseil un point soulevé en Grande-Bretagne "sous le Prime ministership de Winston Churchill à l'effet que toute responsabilité de recommander des changements en matière de finances était une prérogative de la Couronne exercée à travers l'Exécutif". En 1958, l'île Maurice était encore une colonie britannique et, les députés mauriciens percevaient à la fin du mois 666.66 roupies que Francis Chadien avait comparé aux petites pilules amères Carter en vogue à l'époque. Depuis, que l'île Maurice est devenue indépendante, et, le moins qu'on puisse dire, les membres de l'Assemblée nationale ont bien doré leur pilule...


Mode et tendances

Dessous chics

Les hommes font tomber les préjugés au rayon sous-vêtements comme dans les boutiques. Pour plus de fantaisie, ils se tournent vers des coloris tendances et énergisants, des matières comme du stretch au toucher coton. Désormais, les shorty/boxer colorés sont dans l'air du temps...

Fini les slips classiques. Fini les pastels, teintes douces, ou tons sobres. Aujourd'hui, les shorty/boxer ont la côte et plaisent davantage aux hommes qu'aux femmes. Car, à Maurice, un homme sur deux compte toujours sur la gent féminine pour faire ses achats de sous-vêtements. Ainsi, étant plus impliquées dans le choix des sous-vêtements de leurs hommes, celles-ci se réapproprient ce shopping intime en choisissant dans des boutiques, grandes surfaces, sur la rue ce qui conviennent mieux à ces derniers et arrivent même à leur consacrer un budget plus important. Après les traditionnels slips désormais mis au rancart, les boxer shorts et caleçons sont les nouveaux agitateurs de mode, arrivant en tête de l'underwear. Plébiscité pour son style mais également pour son concept, les boxer shorts dont une des fantaisies réside dans des rayures ou des imprimés sont très privilégiés. 69 Slam est un véritable régal pour les yeux. Le underwear y est coloré à outrance à travers motifs imprimés, fleuris et coloris, ce qui donne un produit détonant extrêmement attractif. À travers ce concept australien, chaque homme a ses raisons d'aimer les sous-vêtements : confort, tendance, coupe, bien-être.


Flashy et sexy

Nouvelle adresse pour les passionnés de lingerie : 69 slam à Sunset Boulevard, Grand-Baie où Corinne Dailland et son époux Marc proposent un éventail d'underwear décliné dans toutes les couleurs. " 69 slam est un concept australien qui se développe beaucoup plus en Europe. Nous sommes le premier concept shop de la marque dans l'océan indien. De plus, on compte s'implanter dans le réseau hôtelier et d'autres boutiques dans l'île ", affirme la représentante originaire de France dont le fils n'est autre que Thibault Dailland, champion du monde en ski nautique sponsorisé par la marque. Dans la famille Dailland, le sport extrême y est très familier. D'ailleurs, Tanguy, le benjamin âgé de 12 ans est champion de France dans cette discipline. Celle qui a ouvert une vitrine en tant que revendeur ajoute que la marque d'underwear est " positionnée sur une image très sport, très jeune et très fun ". La couleur y est hyper représentée : des couleurs allant du violet au rose en passant par des jaunes ou des bleus électriques, contrastent en permanence avec les coutures des modèles, une note qui renforce l'aspect viril de chaque sous-vêtement et un excellent compromis entre lingerie masculine séductrice et confort avec des matières souples et douces. Outre l'usage intensif des couleurs, les contrastes multiples entre ceintures siglées, dessins, harmonie des formes, des matières souples telles que le lycra, le coton stretch, le coton lycra et le coton sont utilisées. Les modèles imprimés représentent des dessins amusants - motifs coquins, comics, cœurs, fruits, rayures, militaires, marguerites ou autre fleur, bananes, entre autres. Les shorts et caleçons se distinguent par une coupe très près du corps enveloppant parfaitement toutes les parties suggestives. Décidée à faire parler la lingerie, 69 slam, spécialisé dans la lingerie homme et femmes de tout âge, propose de nombreux modèles destinés aux femmes, à commencer par des soutien-gorges pour les premières poitrines, différentes formes de culottes, des boxers, slip, tanga, short, combinés avec des hauts à bretelles déclinés toujours en couleurs. On trouve dans la gamme de nombreux modèles aux couleurs de l'été. Les tailles actuellement proposées pour homme et femme vont du XS au XXL. 7 shores, une marque complémentaire élaborée par le créateur de 69 slam propose un éventail de shorts, allant des board shorts, au mini shorts pour fille alliant sobriété et élégance pour se donner des allures de starlettes des sixties.

La boutique a été inaugurée au début du mois de Juin à l'initiative de Noorani Peermamode, Président de l'Association des commerçants de Grand-Baie et en présence de Lady Sarojini Jugnauth, l'épouse du Président de la République.


Tendance automobile

Percée difficile de voitures hybrides sur nos routes

La voiture à moteur hybride est une bonne solution pour se déplacer en ville en polluant moins. Elle n'est pourtant pas très développée à Maurice, à part quelques Toyota Prius retapées qui sillonnent nos routes. La raison serait que les prix restent en effet élevés pour l'instant et le choix très restreint. Les concessionnaires, eux, estiment que même avec la baisse de 50% sur la taxe douanière, ce type de véhicule prendra du temps à entrer dans les mœurs mauriciennes. Cependant, plusieurs autres facteurs entrent en ligne de compte lorsque vient le temps de se procurer un véhicule hybride. Plusieurs le font aussi par conscience environnementale.

Quoi qu'il en soit, un peu plus d'une centaine de personnes ont tenté l'expérience de s'offrir une voiture hybride "reconditionnée". Certaines agences de véhicules d'occasion offrent la possibilité à leurs clients d'avoir une voiture hybride en prenant en charge la commande et tous les frais concernés. Une voiture hybride d'occasion comme la Toyota Prius peut coûter jusqu'à les Rs 800 000. Chez les concessionnaires de véhicules neufs, l'on indique que le prix devrait tourner autour de Rs 1,5 et Rs 1,6 pour la Prius. Avec une baisse de la taxe douanière, la Prius devrait coûter entre Rs 150 000 et Rs 250 000.

"La plupart de nos clients y ont montré un certain intérêt, mais leur choix final se porte toujours sur un véhicule normal parce qu'ils y trouvent leur avantage sur le plan financier et économique. Ils préfèrent économiser entre Rs 300 000 et Rs 500 000 en s'offrant un véhicule normal au lieu d'acheter une voiture hybride faisant partie de la même catégorie de véhicule", explique-t-on chez les concessionnaires de véhicules.

Cette même tendance est notée dans les autres pays. En France par exemple, sur 2 millions de voitures vendues, seulement 6400 étaient des voitures hybrides. Il reste que les constructeurs automobiles se tournent davantage vers les véhicules hybrides, électriques ou fonctionnant à l'hydrogène. Avec la montée constante du prix du pétrole, la plupart des constructeurs automobiles ont emboîté le pas à Toyota qui, en lançant la Prius, a joué les pionniers.

Il y a peu, le constructeur américain, General Motors, a annoncé le lancement de plus de vingt modèles hybrides d'ici à 2012. Après Honda, qui a promis un lot de nouveaux véhicules hybrides d'ici 2010, et Nissan qui a dit pousser plus loin l'aventure électrique, voilà que Toyota promet deux nouvelles hybrides dès l'an prochain : une chez Toyota et l'autre chez Lexus. Le constructeur automobile Honda a annoncé pour sa part qu'il allait commercialiser, dès 2009, une voiture hybride à bas prix au Japon, aux États-Unis, ainsi qu'en Europe. Le groupe nippon, qui commercialise déjà une Civic hybride, prévoit par ailleurs de porter à quatre le nombre de modèles hybrides de sa gamme. Honda, deuxième vendeur de voitures hybrides dans le monde après Toyota, entend bien casser le coût de cette technologie jugée encore trop onéreuse.

Ce qu'il faut comprendre, c'est que plus une voiture est puissante, plus elle consomme d'énergie et plus elle pollue. C'est notamment le cas des 4x4 qui sont les plus gros pollueurs. Quant au diesel, il est certes moins vorace que l'essence et rejette moins de dioxyde de carbone ... pour 30 à 100 fois plus de particules. 23% des diesels ont été équipés de filtre à particules en 2006 mais leur efficacité diminue avec la taille des particules. La voiture à moteur hybride offre ainsi une autre alternative bénéfique pour l'environnement. L'idée est de conjuguer les bienfaits du moteur électrique (silencieux et sans rejet de gaz carbonique) aux avantages du moteur thermique (autonome notamment). Électricité au démarrage et dans les embouteillages, moteur thermique sur la route, la voiture à moteur hybride a tout bon!

La voiture hybride consomme donc moins de carburant (5/100 km) et rejette moins de gaz carbonique (104g de dioxyde de carbone/km). Elle est donc plus économique et écologique que la plus petite des citadines 2 places et consomme 20% de moins qu'un diesel.


Débat: Le diesel plus efficace que les hybrides ?

Et si acheter et conduire une voiture hybride n'avait pas autant d'effet bénéfique sur l'environnement qu'on veut bien le croire ? C'est en tout cas la conclusion à laquelle arrive le site britannique Clean Green Cars qui dit, qu'en l'état actuel des choses, les meilleures voitures vertes sont les petites citadines, voire les "compactes diesel". Des tests menés montrent également que les véhicules hybrides construits autour d'un moteur à essence sont, le plus souvent, moins efficaces en termes de consommation et de rejet de CO2 que leurs équivalents en version diesel.

Pour étayer leur propos, les auteurs ont mené des tests sur six modèles: trois hybrides comparées à leur équivalent diesel en termes de puissance et d'habitabilité, des voitures reconnues pour leur faible niveau de rejet à leur échelle. En conduite mixte, les résultats sont plutôt éloquents :

Toyota Prius 7,1 l/100 km / Jeep Patriot 2.0 CRD 7,3 l/100 km

Honda Civic hybride 7,1 l/100 km / Ford Focus Econetic 5,4 l/100 km

Lexus GS 450h 9,9 l/100 km / BMW 535d 9,2 l/100 km

En attendant le développement des voitures 100% électriques qui pourraient clore le débat, Clean Green Cars voit deux solutions pour que les voitures hybrides soient vraiment efficaces. Les construire autour de moteurs diesel. L'autre solution consiste à améliorer la technologie des batteries pour augmenter leur endurance et la dépendance des hybrides au moteur thermique. Cela passerait par l'utilisation de batteries lithium-ion et une méthode de recharge simple sur secteur, de type "plug-in hybride". Ça tombe bien, c'est ce que Toyota promet pour sa prochaine petite hybride.


Étude de comparaison: Est-ce que l'investissement Supplémentaire en vaut la peine ?

Est-ce que l'investissement supplémentaire dans une voiture hybride en vaut la peine ? Quoique très peu d'études aient été consacrées à cette question, l'Association des Automobilistes de la Colombie-Britannique (BCAA) a fait des recherches dans ce sens. Au Canada, faut-il savoir, le quart des véhicules hybrides vendus se retrouvent en Colombie-Britannique.

BCAA a, pendant 5 ans, calculé les coûts d'utilisation de 13 véhicules hybrides. Chacun d'eux devait être aussi disponible en version à motorisation traditionnelle. Ils ont donc comparé les résultats des versions à moteur conventionnel à ceux des versions hybrides. Voici les principaux facteurs pris en compte par BCAA: coût d'achat et de financement, essence et coûts d'entretien.

Résultat : parmi les 13 véhicules analysés, 7 se sont avéré des choix logiques, comparés aux versions à motorisation conventionnelle. Parmi tous les véhicules, la Honda Civic Hybride est celle qui a permis la plus grande économie. Effectivement, le propriétaire a économisé 3 868 $ au courant de ces 5 années. Toyota vient au deuxième rang, avec le VUS Highlander Hybride (2 765 $ d'économies). Ensuite, la Toyota Camry Hybride (1 816 $) et la Lexus RX 400h Hybride VUS (1 816 $). BCAA conclut que, dans la majorité des cas, l'achat d'un véhicule hybride en vaut l'investissement. Effectivement, si vous en faites l'achat pour une période de 5 ans et plus, le supplément que vous devrez débourser pour une mécanique hybride vous permettra de réaliser des économies. Il est aussi important de noter qu'ils ont commencé cette analyse il y a cinq ans, alors que le prix de l'essence était beaucoup moins élevé qu'il l'est actuellement.


Nouveauté: Une auto qui roule à l'éthanol et l'énergie solaire

"Solo", le prototype d'une nouvelle voiture propre hongroise, roulant à 140 kilomètres/heure tout en ne consommant qu'entre 1,5 et 2 litres d'éthanol aux cent kilomètres, a été présenté la semaine dernière au Musée du transport de Budapest. C'est une voiture hybride qui roule en deux modes. En ville, grâce à ses moteurs électriques et ses panneaux solaires et sur route, elle utilise un moteur moderne qui peut brûler non seulement les carburants traditionnels mais également des huiles végétales et de l'alcool.


Santé

Éviter les infections virales

Avec le froid hivernal, l'organisme est moins résistant et les défenses immunitaires moins performantes. En conséquence, rhume ou grippe et autres maladies infectieuses, se manifestent plus fréquemment. Nez qui coule, éternuements, gorge qui gratte, toux… les symptômes d'infections virales sont nombreuses, alors que des complications apparaissent chez certains. Les enfants, à cause de leur système immunitaire encore immature sont les plus touchés. Extrêmement contagieuses, ces maladies peuvent néanmoins être éviter ou alors écourter. Voici quelques conseils judicieux …

La façon la plus sûre de ne pas attraper un rhume est de veiller à ne pas affaiblir son système immunitaire. Manger équilibré, gérer le stress (car celui-ci entame à coup sûr les défenses immunitaires) : yoga, relaxation…, pratiquer régulièrement une activité physique varié et dormir suffisamment et se coucher à heure régulière, aident à maintenir son système immunitaire. En adoptant une bonne hygiène de vie, on réduit les risques d'attraper les infections virales qui courent ces derniers jours. Et pour réduire davantage les risques, il est également conseillé de ne pas rester enfermer chez soi! En effet, si à l'extérieur le risque de refroidissement augmente, il s'avère que les virus sont davantage dilués. Par contre, l'intérieur d'un logement représente un véritable nid à virus. Confinés et aisément transmissibles entre tous ses habitants, par l'air et aussi par les surfaces, les virus s'y propagent plus rapidement. C'est pourquoi, il faut aérer régulièrement (au minimum une fois par jour) toutes les pièces. Par conséquent, il ne pas surchauffer les pièces mais humidifier l'air, car l'air sec agresse aussi les muqueuses nasales et rend plus sensibles aux agents infectieux.

Éviter de transmettre votre maladie à votre entourage

Si malgré les précautions, vous avez néanmoins chopé une infection virale, vous pouvez éviter de la transmettre à votre entourage. En effet, la transmission virale repose sur l'hygiène. Le lavage régulier des mains doit être un réflexe. Lavez-vous régulièrement les mains avec de l'eau et du savon en faisant mousser pendant plus d'une minute. De même, n'échangez pas les couverts, les verres, les tétines, les gants de toilette, etc. Portez le moins possible vos mains au visage. Idéalement, portez un masque lorsque vous êtes enrhumé, sinon couvrez votre visage lorsque vous éternuez ou toussez. N'embrassez pas si vous êtes enrhumé.

Manger des aliments qui combattent les infections

Le meilleur moyen et le plus sûr de prévenir la grippe est de se faire vacciner. Si vous ne vous êtes pas fait vacciné ou même si vous êtes quand même vacciné et pour mettre toutes les chances de votre côté, vous pouvez prévenir la grippe par des mesures simples comme manger des aliments qui combattent les infections. Voilà quelques idées et des recommandations d'alimentation en période de grippe :

- kiwi, orange, citron, ... : à consommer en grande quantité, car ces aliments sont riches en vitamine C.

- carottes : riches en béta-carotènes, fortifient les défenses.

- thé noir et thé vert : ces thés contiennent des catéchines, leurs effets sont antibactériens.


Et si on appliquait les bonnes manières simplement?

Les maladies infectieuses se propagent en effet très rapidement, soit par la toux, soit par le contact avec les mains quand on se dit bonjour… Il en est ainsi du simple rhume qui passe de mains en nez ou de la grippe dont les virus peuvent être projetés à 3 mètres dans les gouttelettes de salives qui accompagnent la toux. Il en est aussi ainsi des gastro-entérites, des bronchites, etc. Et si on réapprenait les bonnes manières pour limiter la propagation de la grippe et de bien d'autres maladies infectieuses?

Voici certaines règles simples et efficaces à être appliquées :

Ne pas cracher, notamment dans la rue ;

Mettre sa main devant sa bouche quand on tousse ;

Se laver les mains avant de manger at après chaque passage aux toilettes.

Idéalement, il faudrait éviter de serrer la main des autres et de les embrasser, quand on est porteur d'une maladie infectieuse comme la grippe, un rhume ou une gastro. C'est indispensable pour les bébés et les personnes fragiles.

Il est aussi utile de se moucher avec des mouchoirs jetables (qu'on utilise qu'une fois !).

La liste n'est pas exhaustive. C'est un retour aux bonnes manières, mais qui doit être bien perçu : nous avons tous à y gagner !


Bons conseils pour soigner la grippe :

Habillez-vous chaudement et surtout reposez-vous. Car en cas de grippe, le corps utilise beaucoup d'énergie pour lutter contre les virus. En s'habillant chaudement on conserve cette énergie qui peut alors être utilisée par le corps pour se défendre et en se reposant on conserve de l'énergie pour lutter contre le virus de la grippe.

Buvez des boissons chaudes (tisane,...), cela permet de soulager la congestion nasale, de prévenir une déshydratation et de calmer une muqueuse enflammée qui compose votre nez et votre gorge (certains symptômes de la grippe).

Prenez une douche de vapeur. La vapeur d'eau chaude hydrate les muqueuses nasales et améliore le flux nasal. Si vous êtes vaseux, prenez un bain, les vapeurs d'eau chaude dégagées exercent aussi leur effet. Prenez par exemple un bain à base de thym ou d'huile essentielle de thym.


Quelques réflexes anti-froid

Les conseils de base tels éviter les expositions prolongées au froid et au vent, les courants d'air, se couvrir chaudement à l'aide de plusieurs couches, dont la plus extérieure est imperméable, pour éviter d'attraper froid relèvent du bon sens. Certains autres reflexes anti-froid, peuvent également nous aider à bien passer l'hiver.

Pour certains, le froid est prétexte à lever le coude. Un petit grog comme remontant, ça peut pas faire de mal se dit-on et on oublie souvent (volontairement ou non) qu'en cas de grand froid, il faut éviter l'alcool, sous toutes ses formes. En effet, contrairement à une idée reçue, l'alcool ne renforce pas le système immunitaire mais inversement fragilise en congestionnant les voies aériennes et en diminuant l'évacuation des microbes. Par ailleurs, en cas de traitement médicamenteux, l'alcool peut favoriser la survenue d'effets secondaires.

Il faut aussi souligner que malgré les nombreux symptômes que l'on peut présenter, les antibiotiques, c'est pas automatique. En effet, comme la plupart des infections ORL (rhume, angine, bronchite, pharyngite, bronchiolite…) sont d'origine virale, ils sont le plus souvent inutiles.

Ne pas profiter du froid pour manger plus. Contrairement à une autre idée reçue, l'organisme n'a pas besoin de calories en plus pour passer l'hiver. Le seul résultat sera une prise de poids, laquelle fatiguera davantage l'organisme.


Vient de paraître

Le chevalier d'Hauterive

Streak Designs Ltd maison d'édition mauricienne spécialisée dans la publication de textes historiques, animée par Olivier Lalouette, vient de faire paraître son dernier ouvrage. Il s'agit d'une chronique de Marc Philippe Koenig consacrée " à la plus ancienne famille de l'Isle de France" fondée par le Chevalier d'Hauterive. Un ouvrage qu'il faut recommander aux amateurs de beaux livres en ces temps où la lecture est en train d'être considérée comme une pratique d'un temps révolu.

Ingénieur des Travaux public exerçant comme consultant dans le privé, Marc Philippe Koenig est passionné par la généalogie et l'histoire de son île natale. Auteur de plusieurs notices publiées dans le Dictionnaire de biographie mauricienne, il a également signé un ouvrage sur "Flacq à vol d'oiseau". Son dernier ouvrage consacré à Jacques Gast d'Hautrive, le premier colon français ayant fait souche à l'Isle de France, est le fruit de longues années de recherches historiques. L'auteur a pris plus de dix ans pour trouver, à Maurice et en France, les documents qui lui permettent de retracer les principales étapes de la vie du personnage principal. Son livre commence par une minutieuse description de l'éprouvante traversée du port de Groix à l'Isle de France, via les côtes brésiliennes. Une traversée qui durera presqu'une année et conduira le sieur de Gast et son épouse de la France à l'île perdue au milieu de l'océan Indien qui va devenir leur nouvelle patrie et leur point de départ pour une nouvelle vie. Le livre décrit le véritable "enfer" que furent les premières années de colonisation de l'Isle de France avant que le sieur de Gast devenu chevalier d'Hauterive obtienne des concessions et fonde sa famille. Dont la lignée sera parfois réduite mais jamais interrompue et que l'auteur suivra sur plusieurs générations, des origines à nos jours. Ce livre magnifiquement et minutieusement mis en page, comme toute la collection de Streak Designs Ltd, est, écrit Olivier Lalouette dans sa préface un "hommage à tous ces hommes et toutes ces femmes qui ont engendré de leurs sueurs et de leur persévérance l'île Maurice d'aujourd'hui." L'ouvrage comprend également des repères chronologiques des origines de la colonisation jusqu'au début du XXIème siècle; des extraits du journal du vaisseau la Diane, sur lequel le voyage Groix Isle de France fut effectué, ainsi que la généalogie des descendants du Chevalier d'Hauterive avec des parties plus conséquentes consacrées ceux qui se sont illustrés au fil du temps. Cet ouvrage comprend également des reproductions de portraits, gravures et cartes d'époque qui en font un ouvrage indispensable pour tous ceux qui s'intéressent à l'histoire de Maurice. Le chevalier d'Hauterive ouvrage de référence de Marc Philippe Koening édité par Streak Designs est en vente dans toutes les librairies à Rs 1 250 l'exemplaire.


ART EXPOS

Le nouveau Charoux : Une intensité, un mystère

Entre tradition picturale et renouveau, les 43 huiles de Roger Charoux exposées à la Galerie du Moulin Cassé à Pereybère dégagent une mystérieuse lumière existentielle. Ce peintre qui a longtemps trouvé dans les paysages mauriciens une source d'inspiration pousse aujourd'hui à l'extrême la représentation du visible.

On le sait (depuis ses premiers paysages de Souillac exposés à l'Hôtel de Ville de Curepipe en présence de Robert-Edward Hart), en voyant les tableaux de Roger Charoux que la poésie naturelle, la beauté formelle et la maîtrise technique ne sont pas une fin en soi pour le peintre mais un moyen pour accéder à l'au-delà. Roger Charoux a longtemps perpétué la tradition picturale dans la lignée des Max Boullé, Marcel Lagesse.

Pourquoi cette peinture ? pour la représentation de quelle réalité ? La réponse est encore une fois dans ces huiles qui scrute l'espace, les silhouettes anonymes à la recherche d'une vérité intime. Dans "les dernières ruelles", "le port", il y a de l'envoûtement dans cette peinture de coeur et de pensée qui s'appuie sur l'utilisation du détail. L'oeuvre de Roger Charoux n'a pas dévié de son propos depuis les années 1960 mais s'engage aujourd'hui dans son temps. Cela est visible dans les deux aspects (figuratif et abstrait) de sa présente exposition. Cependant, ce qui fascine dans les nouvelles huiles, c'est cette sur-réalité, cette manière de pousser à son extrême la représentation du visible pour tenter de capter l'invisible, ce qu'il y a de sous-jacent. Si aujourd'hui Roger Charoux prend son envol, ou le large selon ses propres termes, c'est nous semble-t-il pour mieux saisir la fragile et mystérieuse lumière existentielle.


Roger Charoux ou la poésie de nos paysages

Il est le peintre qui a depuis sa première exposition en 1948 séduit nos poètes dont l'un des plus illustres, Robert-Edward Hart. Celui-là même qui disait "mon beau cimetière", à la vue d'un tableau du peintre qui représentait le cimetière de Souillac. R. Charoux trouvait son inspiration dans la poésie vive de nos paysages. En 1952, il obtient le prix du peintre décerné par la Société des Écrivains Mauriciens. Il voyage à Madagascar pour découvrir d'autres paysages. C'est ce même voyage qu'il a entrepris récemment. Roger Charoux revient de la Grande Ile.

Roger Charoux est aussi connu pour avoir fréquenté Serge Constantin, Jac Desmarais, le poète Marcel Cabon. Après avoir séjourné en Angleterre où il a étudié la décoration intérieure, Charoux rentre à Maurice dans les années 60 pour mener de front une carrière de décorateur et de peintre. Aujourd'hui, il franchit une autre étape de sa peinture poussée à son extrême.


Concert lyrique

Magoakan, musiques aux coeurs

Le titre est tiré de La Cérémonie de la Jaquette jaune, extrait du Pays du sourire. Magoakan, chorale mixte, est constituée d'une trentaine de chanteurs amateurs de haut niveau, des voix rock et variétés, certains même rattachés à une paroisse qui unissent leurs voix pour tenter de passer la rampe à travers des morceaux des maîtres classiques. Leur concert prévu pour le 4 juillet est une expédition à travers les siècles...

Un des traits distinctifs du choeur mixte se révèle être la forte représentation de jeunes. Comme tout choeur, les chanteurs sont groupés en 4 pupîtres selon la hauteur de leurs voix : pupitres soprano, alto, ténor et basse. Ce mariage d'amitié partagée et de profondeur dans l'émotion a fait de cette formation une exceptionnelle réussite. Depuis un an qu'il dirige l'ensemble vocale, Cyril Joseph a relevé avec succès le défi de faire travailler des choristes amateurs. Ceux-ci ont été recrutés sans exigence de niveau et à qui est demandé qu'une sincère volonté de se fondre dans l'ensemble.

En attendant leurs représentations le vendredi 5 et samedi 6 juillet à l'Alliance Française entièrement dédiées aux extraits d'opérette, nous avons assisté à leur répétition tenue au Cercle de Rose-Hill. La jaquette jaune, extrait du Pays du sourire ouvrira le concert. Dirigé par Cyril Joseph, le choeur dans son ensemble va, à cette occasion, partager un large répertoire classique, les plus grands succès d'opéra du 19ème siècle comme La Traviata, Mireille de Faust et présentera un pot-pourri d'opérette arrangé par Cyril Joseph, Carmen de Bizet, Le pays du sourire, La veuve joyeuse. "Le but du concert est d'une part faire connaître Magoakan aux Mauriciens et d'autre part faire découvrir l'art lyrique aux jeunes", explique Jean-Michel Ringadoo, président de la formation.

Le pianiste Dean Nookadu donnera le ton et soutiendra la voix des chanteurs pour emmener l'auditoire dans un fantastique voyage. Véronique Zuel-Bungaroo, Elizabeth Forget, Jean-Michel Ringadoo et Daniel Mahomudally vont quant à eux assurer les parties solistes des œuvres et présenteront des extraits de L'air de Vilia, Les filles de Cadix, un extrait de Lakmé et Carmen, Come un bel d di maggio, morceau d'Andrea Chennier, un morceau de Don Juan et de Faust. Après ce premier concert, Magoakan ne cache pas son ambition : celle de présenter des opérettes.

Pour rappel, les billets en vente à Rs 300, Rs 250 (adhérent) et Rs 200 (enfants de moins de 12 ans) sont disponibles à travers le Rézo Otayo sur le 466-9999.


MSPCA

Dog Show 2008 : réussite et expérience à renouveler

Le Dog Show s'est tenu dans une ambiance de fête au Stade Sir Gaëtan Duval à Rose-Hill, dimanche dernier. 11 000 personnes ont assisté à cet événement qui chaque année prend de l'ampleur. Shashi Shanto, président de la Mauritius Society for the Prevention of Cruelty to Animals (MSPCA) déclare : "Cette année, a vu la participation des Réunionnais. On s'attend à accueillir des Seychellois, des Malgaches et des Sud-Africains par la suite."

Les chiens de race ont fait leur show dimanche dernier au Stade Sir Gaëtan Duval, à Rose-Hill. Avec 50 gagnants au total, les chiens de race ont démontré leurs talents dans divers disciplines. La race Rottweiller a eu plus de gagnants, notamment dans la catégorie Best Dog in Show et la catégorie molossoïdes, avec Sambucca, une femelle Rottweiler. Kristina Bestel, propriétaire de Sambucca déclare : "Les gens se font en général une idée très négative des Rottweillers, mais ma chienne est la preuve que cette race de chien n'est pas agressive contrairement à ce que beaucoup de gens pensent. Sambucca adore les enfants et est très amicale."

La catégorie du meilleur chiot a consacré un bébé Rottweiller, prénommé Apache. Le Rottweiller, Jiezel, a été primé dans la catégorie Agilité, niveau nationale, et pour finir c'est Ulf, un Rottweiller mâle qui, par sa force, a brillé dans la discipline du weight pulling. Les autres gagnants sont : Dixie, berger allemand femelle ; Crystal, American Stadffordshire Terrier ; Nicolas, un teckel male ; Tatiana Bella, une Golden Retriever et Loki, un Stadffordshire Bull Terrier de la Réunion. Scott et Khan, deux Roquets sont sortis ex aequo dans la catégorie Best chien Roquet Maurice. Les chiens de race, avant de défiler et de participer aux diverses compétitions ont été examinés par des vétérinaires. Le Dog Show a aussi permis la vente de chiots et la rencontre entre différents éleveurs a donné lieu au partage des meilleures méthodes pour soigner leurs chiens.

Cette année, la compétition était d'ordre international avec des participants réunionnais et des membres du jury français et réunionnais. Les participants avaient eu jusqu'à samedi 14 juin à midi pour faire leur inscription au Dog Show. Les chiens ont été jugés selon les critères tels que la dentition, la couleur, la taille et le niveau d'attachement et d'obéissance envers leurs propriétaires. Jacques Médard Ringuet, membre exécutif de la Fédération Cynologique Internationale (FCI), qui était juge à ce concours de chien de race pour la deuxième fois, déclare : "Il y a une communion de toutes les organisations et du gouvernement lorsqu'il s'agit du bien-être des animaux."

Charlotte Kindtz, propriétaire de Loki, le gagnant du concours Agility internationale déclare : "L'ambiance est tout simplement super. A la Réunion, très peu de gens se déplacent pour voir une compétition de chiens. Nous avons été étonnés du nombre de personnes qui se sont déplacés pour voir nos chiens !" Les quatre Réunionnaises présentes déclarent qu'elles auraient aimé inviter les Mauriciens à participer à leur Dog Show l'année prochaine. Le président de la MSPCA souligne, pour sa part, que l'association compte inviter des Malgaches, des Sud-Africains et des Seychellois dans leur prochain Dog Show. La MSPCA vise ainsi à promouvoir le tourisme canin à Maurice. L'association prépare cet événement pendant plus d'un mois et le but du Dog show, comme le souligne Shashi Shanto, est de "réfouler toute agressivité chez les chiens".

Soulignons que les ministres de la Jeunesse et des Sports, Silvio Tang ; de l'Agro-industrie et des Pêcheries, Arvin Boolell et du Tourisme et des Loisirs, Xavier Luc Duval, étaient présents au Dog Show. Dans leurs discours au public, ils ont tous exprimé leur satisfaction de la façon dont l'organisation de la journée du Dog Show avait été faite. Arvin Boolell précise que la MSPCA peut compter sur le ministère de l'Agro-industrie pour poursuivre ses activités en faveurs des animaux à Maurice. Les chiens de race étaient à l'honneur en ce jour. La MSPCA et la Federation Canine Centrale (FCC) comptent renouveler cet événement désormais grandiose à Maurice.


Nos reptiles bien Mauriciens

Aujourd'hui recensés à 15 espèces seulement, les reptiles endémiques de Maurice font l'objet de plusieurs recherches par la Mauritian Wildlife Foundation (MWF). C'est dans ce cadre que le projet Restoring Island Biodiversity a été mis en place en 2006 pour la réintégration des reptiles dans 7 îlots avoisinant notre île. " Not many people consider as being very nice, but they are incredibly important to our ecosystem, particularly in Mauritius ", tels sont les propos du Dr Nik Cole Reptile Conservation Managern dans cette institution. Ce projet est soutenu par Defra's Darwin Initiative, une initiative mondiale mise au point en 1992. Elle vise à aider les pays riches en biodiversité qui n'ont pas les moyens de conserver les espèces en voie de disparition.

Maurice avait autrefois, une faune et une flore unique car les reptiles et les oiseaux étaient les seuls espèces qui contrôlaient l'écosystème. Les mammifères n'étaient pas présents en grand nombre, sauf pour quelques chauves-souris. Les reptiles remplissaient le rôle de toutes les catégories d'animaux, ils étaient des agents de pollinisation, c'est-à-dire, des agents actifs dans le dispersement de grains pour créer d'autres plantes. Les reptiles se divisaient en proies et prédateurs pour mieux balancer la chaîne alimentaire. Les tortues géantes étaient des herbivores qui se nourrissaient et remplaçaient ainsi les ruminants.

Mais l'arrivée des hommes dans l'île, il y a 400 ans, coïncide avec la disparition de trois reptiles sur cinq. Cinq espèces ont par conséquent complètement disparu du globe, car ils étaient uniques à Maurice. L'île Rodrigues a été plus affectée, puisqu'aucune des espèces endémiques n'a survécue. Les reptiles qui sont toujours vivants et qui se débattent pour survivre sont toujours des proies des différents prédateurs.

Les animaux nuisibles aux reptiles endémiques sont des reptiles introduits d'Inde et de Madagascar, tels que les Geckos de jour Malgaches, des iguanes, des caméléons et des couleuvres indiennes. Ces reptiles exotiques sont capturés et collectionnés par beaucoup de Mauriciens. Certains pensent, à tort, que ces animaux élimineront les petits lézards qui laissent leurs excréments un peu partout dans les maisons. Beaucoup relâchent ces animaux exotiques dans les bois une fois que ces derniers ne les intéressent plus. Ces reptiles introduits ont donc l'opportunité de chasser les reptiles endémiques. Soulignons aussi que ces derniers consomment la nourriture de nos reptiles et volent leurs habitats en les laissant à la merci d'autres prédateurs tels que les rats.

Ces derniers sont de loin la plus grosse menace animale pour les reptiles endémiques de Maurice. Ces rongeurs se nourrissent de petits lézards et des œufs de tortues géantes. En 2007, un rat a pu s'introduire dans l'îlot Chat, possiblement par un bateau qui avait accosté la petite île. Tous les geckos de nuit, ainsi que leur progéniture ont disparu à cause de ce seul rat. Les rongeurs ont été introduits à Maurice par les hommes, il y a plus de 400 ans. Ils sont la cause principale d'extinction de plusieurs espèces endémiques, y compris le Dodo. Selon le Dr Nik Cole, un seul rat peut complètement décimer deux espèces de reptiles.

Cependant les principaux responsables dans la disparition des reptiles endémiques restent les hommes. Nous nuisons aux reptiles endémiques inconsciemment en laissant nos déchets dans leurs habitats naturels. Les îlots environnant Maurice sont visités par les touristes aussi bien que par des Mauriciens. Bon nombre d'entre eux ne sont pas conscients qu'ils transportent de petites bestioles qui peuvent nuire aux reptiles, tels que des fourmis, des lézards exotiques, des araignées et même des souris.

Les personnes peu au fait de l'importance de la conservation des espèces rares et qui relâchent des animaux domestiques et non-domestiques dans les forêts de Maurice, contribuent à l'extinction des reptiles endémiques. Une fois dans les bois, ces animaux éliminent la faune et la flore unique que nous avons. " Malgré tous les dangers qui guettent les reptiles Mauriciens, il y a une bonne poignée de Mauriciens dévoués qui travaillent afin d'endiguer le déclin des espèces, des gens notamment au sein de la Wildlife et aux services de Conservation et du Park Nationaux ", déclare le Dr Nik Cole.

Depuis 2006, les membres de la MWF ont réintroduit cinq espèces de reptiles dans les îlots entourant notre île. Le projet consiste à réintroduire un maximum de reptiles endémiques sur sept îlots avant de les installer à Maurice. Selon le Dr Nik Cole, cette mesure aide à réduire les risques d'extinction, en renforçant le support à long terme de la biodiversité unique à Maurice. Les espèces réintroduites aident à la restauration d'autres espèces endémiques, dans leurs activités quotidiennes. Par exemple, ils se nourrissent des fruits de l'ébène et transportent les grains un peu partout à travers les îlots. Certains, comme la tortue géantes se nourrissent de plantes exotiques laissant ainsi à d'autres plantes endémiques de croître.

Nos reptiles sont divisés en quatre catégories : les geckos - des lézards ayant une peau perméable et fine (comme ceux que vous trouverez sur les murs de votre maison) ; les Skinks - les lézards ayant une peau plus épaisse ; les serpents - il n'existe qu'une espèce de boa à l'île Ronde actuellement et les tortues géantes - celles présentes dans l'île aux Aigrettes ont été introduites de l'île d'Aldabra au sud des Seychelles. Elles sont exactement les mêmes que les tortues disparues à Maurice à l'arrivée des Hollandais.

Le Telfair's Skink, le Bojer's Skink, L'Orange-Tail Skink, Le Durell's Night Gecko et le Lesser Night Gecko sont les reptiles qui ont été réintroduits dans quatre îlots avoisinant les côtes de Maurice. La plupart de ces îles sont des réserves naturelles avec un accès restreint au public. L'île aux Aigrettes est la seule île accessible que vous pouvez visiter en compagnie d'un guide de la MWF. L'île offre au public une opportunité unique de voir les travaux de conservation d'espèces en voie de disparition à Maurice. La MWF projette aussi la publication d'un guide sur les 35 reptiles endémiques et exotiques en Août prochain.

Le dodo, qui n'est certes pas un reptile, a quand même disparu à tout jamais et nous devons nous rendre compte que si nous ne prendrons pas des mesures adéquates pour sauver et préserver notre biodiversité unique, les reptiles seront les prochains sur la sinistre liste de l'extinction.


Une initiative en faveur de la biodiversité

La Defra's Darwin Initiative a été annoncée au sommet du Rio Earth en 1992, par le Royaume-Uni. Le but de cette initiative est d'investir afin d'aider ces pays qui sont riches en biodiversité mais qui manquent de fonds, d'implémenter des projets afin de préserver et de faire des recherches sur leur biodiversité. Cette initiative aide ces pays à respecter la Convention de diversité biologique (CBD) parrainant plusieurs projets dans l'expertise de la biodiversité.

Il y a actuellement 180 projets dans 100 pays et deux tiers de ces projets se concrétiseront dans les zones tropicales d'Afrique, d'Asie et d'Amérique du Sud. Ces régions sont internationalement considérées comme ayant une biodiversité menacée et l'initiative fait beaucoup d'investissement pour aider ces pays. Les projets et recherches implémentés par la Wildlife Foundation à Maurice sont en partie financés par l'initiative. Le Professeur David Macdonald est à la tête du comité de l'initiative et toutes les décisions prises par les experts de ce comité sont communiquées au gouvernement anglais.

En 15 ans, l'initiative a investi plus de £53 millions dans plus de 450 projets de biodiversité dans 100 pays. Le coût annuel de chaque projet est de £7 millions. 80 institutions Anglaise ont participé dans l'organisation des projets collaboratifs au sein de l'initiative. Parmi ces institutions, nous retrouvons la Natural History Museum, le Royal Botanic Kew et plusieurs autres institutions académiques.


La revue des livres

Petites histoires à partager

Leckram Gunnasaya, ancien "Principal Inspector" d'école nous livre dans Stories to share une centaine de petites histoires et poèmes de forme brève mais au ton incisif. Gunnasaya met en scène des récits imagés qui lui permettent de dire la réalité du monde et de contribuer à sa manière à apporter une note positive dans une société en pleine mutation.

Dans Stories to share, métaphores, dictons se mêlent aux descriptions. L'univers est tantôt sombre, tantôt optimiste: l'injustice, le bien, le mal. Le ton est moralisateur. Leckram Gunnasaya propose parfois des solutions à partir de ce qu'il a observé. Dans sa préface, l'auteur cite volontiers les histoires contenant des messages qu'il a lues et qu'il tient à partager. La finalité de ses petites histoires: transmettre des valeurs saines aux générations à venir avec parfois une dose d'humour. Les extraits suivants donnent un exemple du projet de l'auteur: "One day, an old donkey missed its footing and found itself down an old, unused well. it tried to attract the attention of its master by braying loudly and continously as donkeys do. However, when the farmer came to the well and saw what had happened, he thought it would be a wise decision to leave the animal down the well as it was old and was of no great use...after sometime it stopped braying. Amazed, the farmer looked down and saw something he would have never imagined. each time dirt was thrown down the well; the donkey would shake it off and move one step up. After sometime, as everyone looked on with astonisment, the donkey reached the edge and trotted out of the well. What does the story teach us? It teaches us that life is going to shovel all kinds of dirt on us. The trick is not to give up as we can get out of the deepest well..."


Deux géants de la navigation dans l'océan Indien

Kumari R. Issur et Serge Rivière, deux universitaires, remontent le temps en compagnie de deux illustres aventuriers Nicolas Baudin (1750-1803) et Matthew Flinders (1774-1814) avec un ouvrage placé sous leur direction, Baudin - Flinders dans l'océan Indien, Voyages, Découvertes, Rencontres, (L'Harmattan). Le lecteur se fraie un chemin dans l'océan Indien du XVIIIe et du début XIXe siècles, qui bouillonnait d'aventures, de voyages et de rencontres dans le sillage des rivalités expansionnistes entre les puissances coloniales européennes pour la suprématie sur terre et sur mer dans cette partie du monde. "Commerçants, administrateurs, chercheurs de trésors sillonnent les mers, mais il y a aussi des philosophes, des naturalistes, des astronomes, des scientifiques, des anthropologues et des écrivains qui glissent avec enthousiasme sur la nouvelle vague et l'esprit des Lumières", peut-on lire en avant-propos.

Nicolas Baudin et Matthew Flinders appartiennent à cette deuxième catégorie. Nicolas Baudin commande une expédition de découvertes aux Terres Australes en 1801-1803. Il meurt à l'Isle de France en septembre 1803, gravement malade sur le chemin du retour. Matthew Flinders, quant à lui, est chargé de cartographier les côtes du continent austral entre 1801 et 1803. Flinders fait escale à l'Isle de France en décembre 1803; il y sera détenu jusqu'en 1810.

Les voyages et découvertes de ces deux géants de la navigation, compagnons d'infortune sont réunis dans les actes d'un colloque organisé en 2003 dans le cadre du bicentenaire de leur séjour à Maurice. Le présent ouvrage, réalisé grâce au soutien de Terra Australis, comporte les contributions de 17 chercheurs de l'Europe, l'Australie et les îles du sud-ouest de l'océan Indien.


Confrontation et partage des Histoires

The Making of Mauritius de Moonindra Nath Varma (ELP, 2008) vient de paraître. Est-ce une nouvelle écriture de l'histoire du pays ? Le projet n'est sans doute pas aussi prétentieux. M. Nath Varma, a en réalité, combiné deux ouvrages, The making of Mauritius (1979) et Mauritius on the Move (1980) en y apportant les modifications nécessaires. Il a offert en tout cas la possibilité de mettre en lumière un certain nombre de réalités déjà évoquées auparavant. The Making of Mauritius traite de l'histoire de Maurice depuis la découverte de l'île jusqu'à son accession à l'indépendance en passant par les différentes périodes de colonisation. C'est l'histoire des esclaves et travailleurs indiens et de leur lutte pour l'émancipation. Ce sont aussi les luttes qui jeté les bases de la démocratie et du socialisme.

L'histoire qui se met en place aujourd'hui appuyée à une idéale "unité dans la diversité" et la diversité culturelle, offre de nouvelles perspectives d'écriture à l'auteur. M. N Varma a aussi mentionné dans son livre les éminentes personnalités du pays qui ont œuvré dans des domaines différents (religieux, culturel, éducatif, économique, administratif, politique...). L'ouvrage accorde, par ailleurs, une place importante à la description de Port-Louis (port et capitale) comme point stratégique dans l'océan Indien.


DES ARTISTES ET DES MAIRES

La peinture, la mémoire, la politique

Des artistes et des maires: la problématique de cette exposition jusqu'au 29 août 2008 au Blue Penny Museum est dans le face-à-face entre histoire et tradition picturale à Maurice. Une 20e de portraits de maires et de 9 artistes, tous des mauriciens sont accessibles gratuitement au grand public. Emmanuel Richon, conservateur du Blue Penny Museum, mène on le sait un combat sur tous les fronts pour la transmisssion d'un savoir-faire local et d'une esthétique. Les oeuvres présentées ne font pas partie de la collection du Blue Penny mais sont la propriété de la Municipalité de Port Louis. Buste de Remy ollier, portrait de Prosper d'Epinay (1836-1914) par Joseph Gabriel Gillet, autoportrait de Serendat de Belzim (1854-1933), autant d'oeuvres restaurées par Emmanuel Richon qui restituent une tradtion en peinture et 70 ans de l'histoire de Maurice - de Louis Léchelle (maire en 1850) à 1920. Ces oeuvres n'ont pas été présentées au public depuis 1964. Elles sont accompagnées de textes explicatifs pour ceux qui ignorent les noms de ces protagonistes de l'histoire du pays. Le rapport entre certaines personnalités et la Municipalité est soulignée. Les artistes ont participé à un discours politique au cours de la période mentionnée. Emmanuel Richon fait ressortir la nécessité de sauver un patrimoine historique en péril. Les oeuvres qu'il a restaurées sont des témoignages irremplaçables. Ce sont les derniers supports visuels pour apprendre l'histoire de Maurice.


Eliacin François (1841-1878) Maire en 1868 et 1869

Ce commerçant fit rapidement fortune... Le 12 mars 1868, un violent cyclone ravagea la capitale. C'est de cette date que s'entame un déclin port-louisien. De 1851 à 1861, la population, malgré les épidémies, crut de 50%, cet accroissement incontrôlé résulte de l'arrivée massive d'immigrants et les épidémies en furent la conséquence directe. L'entassement de la population dans les faubourgs de la capitale devint rapidement un problème. Son mairat témoigne aussi de la montée en puissance de la population des gens de couleur, qui sut composer avec l'autorité britannique intéressée à jouer une carte lui permettant de lutter contre les riches planteurs francophiles. Du coup Eliacin François, comme Hippolyte Lemière, témoignent bien d'un mouvement, incarné par le journal la sentinelle créé en 1843 et qu'ils rachetèrent pour en faire un quotidien en faveur de la baisse du cens électoral. Il améliora les finances de la corporation et fut réélu de 1873 à 1875.

(Source Blue Penny Museum)


Poésie orale

Le Slam fait une percée dans le primaire

C'est dans le contexte de la Fête de la Musique, jeudi dernier, que les élèves de l'école Robert Edward Hart, à Surinam, ont fait leurs premiers pas dans le Slam. Cela s'est fait en compagnie du slammeur, Stéphan Hart, qui a volontairement aidé à inculquer la poésie orale à ces petits.

"Le slam est un très bon outil pour aider le développement pédagogique des enfants ", a déclaré le maître d'école, Nadden Veerasamy. Le Robert Edward Hart Government School, à Surinam, a reçu la visite du slammeur Stéphan Hart. Ce dernier a entrepris d'enseigner les techniques de base du Slam à quinze élèves de la quatrième, cinquième et sixième. Ces élèves ont aussi eu l'occasion d'écrire leurs propres poèmes durant cet atelier, avant de les réciter pour la journée de la musique. Ils ont fait du slam en langue créole, française et anglaise. "Les élèves ont réagi très positivement à cet exercice car en deux heures seulement. Ils ont appris et ont récité un slam", selon le maître d'école, qui précise aussi que depuis son arrivée dans cette école en 2005, il n'y a pas eu d'activités autour de la personne de Robert Edward Hart et que pour une première fois, "c'était une réussite".

Stéphan Hart s'est appuyé sur "L'inventaire de Prévert", un critique littéraire écrit par Robert Edward Hart pour enseigner aux élèves comment composer des poèmes. Soulignons que les élèves ont aussi appris davantage sur le poète et l'artiste qu'était Robert Edward Hart dans le cadre de cet atelier. L'école Robert Edward Hart est la première école gouvernementale à introduire le Slam dans les écoles. "Le Slam m'a permis d'apprendre de nouveaux mots, que j'ai pu inclure dans mes rédactions dans la classe de français", déclare Geetangalee, élève de la sixième au Robert Edward Hart Government School. Soulignons que l'école compte continuer à pratiquer le Slam afin d'encourager les élèves à avancer dans l'apprentissage des langues dans le primaire. "J'espère que notre école devienne un modèle pour toutes les autres institutions du primaire qui veulent faire découvrir le Slam à leurs élèves", a déclaré Nadden Veerasamy.


Slam de Geetanjalee Manu

Dans une maison, cinq chambres

Dans chaque chambre,

Une table

La table entourée de quatre chaises

Un sofa

Une salle de bain

Une toilette

Un beau lit

Deux fenêtres

Une grande armoire

Une table-bureau

Un miroir

Dans la maison.

Une maman avec ses enfants

Et un père

les deux enfants trop mignons

Dans l'armoire de la maman,

Ses habits

Son maquillage

Ses rouge à lèvres

Sa poudre, sa crème

Ses bijoux

Dans le salon

Une belle télévision trente-sept pouces

Deux sofas

Une radio cassette

Un DVD

Une baffle

Dans la cuisine

Une table à manger

Des casseroles

et d'autres...


Salon International du film d'animation

Tikoulou séduit le public à Annecy

Le petit héros métissé a suscité un vif intérêt auprès des chaînes de télélvision internationales lors du Salon international du film d'animation à Annecy, en France. L'événement s'est déroulé du 9 au 15 juin 2008. Il est dédié depuis vingt ans au film d'animation. Les Editions Vizavi (seule participation mauricienne au Salon) ont présenté en avant-première le premier épisode (pilote) d'une série de 13 dessins animés de 13 minutes, Tikoulou au Pays du Dodo. La série est destinée auc chaînes de télévision hertziennes et câblées. Des contacts ont été noués avec France Télévisions, france 3, et RFO pour le projet de film d'animation. Par ailleurs, des discussions sont en cours avec le producteur PIPENGAI, à la Réunion en vue d'une coproduction avec VIZAVI.

Comment Tikoulou a fait son chemin jusqu'à Annecy ? Il semble que c'est le Graphisme et les couleurs du dessin animé adapté de la collection des albums Tikoulou qu'on ne présente plus qui ont séduit les chaînes de télévision. Un enfant des îles en plein coeur de l'océan Indien aux aventures pleines de surprises: l'idée a créé la surprise. Il y a aussi le personnage lui-même, petit héros métissé, figure centrale d'un univers composé d'albums, jeux cartes etc. Le prix de production assez bas de la série Tikoulou par rapport aux productions européennes constitut un attrait supplémentaire pour les chaînes de télévision.

Fiche technique du film d'animation Tikoulou

Ce sont 13 épisodes dans un format de 13 minutes, destinés à un public entre 4 et 9 ans. Le film a été réalisé par Laval Law sur une idée originale de Henry Koombes et Pasclae Siew (Vizavi). Le scénario est de Jérôme Valin. Les animations sont signées Shengzhen Influence Art development Co ltd sur une musique de Ghislain Dureau et Eric Fruteau.


Cinéma: A l'affiche

Thoda Pyaar, Thoda Magic

Voici un film qui vous fera rire, pleurer, sourire et rêver. Et après tout, c'est déjà beaucoup avec le duo gagnant du Hum Tum, Saif Ali Khan et Rani Mukherji. Ils font à nouveau merveille et font oublier l'échec de Ta Ra Rum Pum. Rani Mukherji imprègne littéralement l'écran de sa présence dans la peau d'un ange. Cette actrice exceptionnelle s'est donnée tout entière dans ce rôle. Le spectateur est frappé par son talent immense. Elle passe de la gravité à la légèreté avec une grande intensité. Son interprétation spontanée, son charme mystérieux et une alchimie harmonieuse avec Saif Ali Khan et les enfants donne une autre dimension à ce film. Saif Ali Khan, revigoré après 6 succès de Race et son amour pour la sulfureuse Kareena Kapoor, montre son immense potentiel d'acteur.

Les amateurs de conte de fées vont se régaler à la vision de ce film où le réalisateur navigue sans cesse entre réalisme et fantastique. C'est une comédie saine, légère, invraisemblable mais plaisante.

Ranbeer Talwar (Saif Ali Khan) est l'un des industriels les plus réputés de l'Inde. Pour en arriver là, il a dû endurer toutes les épreuves de la vie. Il a perdu très tôt ses parents et avec son tempérament de battant, il a gravé vite les échelons pour devenir riche industriel. Ayant vécu dans la solitude, mais possédant des solides qualités, il a remporté pas mal de trophées et des victoires, mais aucune récompense ne lui faisait plaisir car il avait le soin d'être aimé. Dans un verdict sans précédent dans les annales du judiciaire, Ranbeer est sommé par la Cour de s'occuper de quatre orphelins, Vashisht, Aditi, Iqbal et Avantika, des enfants forts déplaisants. Les enfants vouent une haine implacable envers leur protecteur et ne veulent pas vivre sous le même toit que lui. Rabneer, lui aussi exprime de l'animosité envers les turbulents. L'atmosphère devient irrespirable. Les enfants sollicitent l'aide de Dieu et celui-ci leur envoie sa fée la plus malicieuse dont l'esprit est resté très enfant, mais doté d'humeur agréable et charmante. Elle atterrit dans la maison de Ranbir avec sa voix cristalline avec un large sourire qui flotte sur les lèvres. Ranbeer s'éprend de la jeune femme, mais celle-ci ne peut lui rendre son amour, n'ayant pas appris l'art de tomber amoureuse. Ranbeer essaie de la séduire, mais Geeta (Rani Mukherji) la fée n'a pas de temps à perdre dans les plaisirs des hommes. Elle doit accomplir sa mission de colmater les brèches entre Ranbeer et les enfants et de retourner au paradis où l'attendent ses parents.


Cinéma

Deux sœurs pour un roi

Drame historique de Justin Chadwick

Avec: Natalie Portman, Scarlett Johansson, Eric Bana

Deux sœurs pour un roi a été présenté en sélection officielle, hors compétition, au Festival de Berlin, en 2008. C'est une adaptation du roman The other Boleyn girl de Philippa Gregory. Ce drame historique est destiné aux âmes sensibles car le récit s'articule autour d'une histoire d'amour contrariée entre un roi et deux sœurs voulant séduire le même homme.

Dans ce rapport amour-haine, on retrouve Natalie Portman et Scarlett Johansson, belles et talentueuses et au summum de leur art. Les deux sœurs rongées par la jalousie vont devenir des pires ennemies. Le scénario est l'œuvre de Peter Morgan, l'auteur des scripts de The Queen de Stephen Frears et Le dernier roi d'Ecosse de Kevin MacDonald. Les costumes et les décors de l'époque du roi Henry VIII sont somptueux.

Le roi Henry VIII, passe le plus clair de son temps à contracter des alliances politiques, de déclarer la guerre et de s'occuper un peu de son peuple. Mais il est bientôt confronté à une dure réalité. Il lui faut un successeur pour assurer la pérennité de la couronne. Il lui faut en priorité une descendance mâle. A la fin de son règne, la couronne doit être transmise à son fils, selon une coutume bien établie. La rumeur se propage que le roi Henry VIII délaisse la couche de la reine Catherine car celle-ci est incapable de lui donner un héritier mâle. Les dignitaires de la cour se bousculent afin de gagner les faveurs du roi. C'est alors qu'entre en scène, sir Thomas Boleyn, l'heureux père de deux filles et un garçon. Thomas Boleyn déploie les grands moyens afin que le roi puisse rencontrer ses deux filles et une partie de chasse pour qu'il rencontre sa fille aînée, Anne. Mais le roi a le coup de foudre pour la sœur Mary, qui a déjà un fiancé. Le roi Henry VIII convoque Mary et lui offre une position à la cour mais elle devra au préalable mettre une croix sur ses relations avec son fiancé. Mary accepte mais elle devra compter avec la jalousie de sa sœur Anne qui veut à tout prix devenir l'épouse du roi.


Priyanka Chopra dans le prochain Superman

La vedette indienne, Priyanka Chopra, a été approchée par le réalisateur américain de Superman Returns, Bryan Singer, pour tenir un rôle important dans Man of Steel, le prochain Superman qu'il envisage de réaliser en 2009. Le réalisateur américain a rencontré Priyanka lors du tournage de Dostana, à Miami, et s'est dit impressionné par la beauté et le talent de cette jeune actrice.


Sex and the city

Film de Michael Patrick King

Avec : Sarah Jessica Parker, Kim Catrall, Cynthia Nixon, Kristin Daris

Quatre ans après la fin de la série culte qui a fait un véritable tabac aux États-Unis, les quadragénaires ont encore une fois fait exploser le box-office dans cette comédie romantique. Cette série a brisé les tabous et les hypocrisies concernant la sexualité et a mis à nu les mœurs américaines. Le film est bien construit avec des scènes cocasses et également des séquences chaudes. Les interprètes se sont littéralement investis dans leurs rôles pour nous livrer leurs états d'âme et nous raconter leurs fresques amoureuses.

Carrie Bradshaw (Sarah Jessica Parker), journaliste et anthropologue de sexologie pour le New York Star, décide d'orienter sa chronique sur sa propre vie, les gens qu'elle a fréquentés et ses amies qui appartiennent à différents corps de métier - marchands d'art, avocate, responsable des relations publiques.

Les quatre commères très dans le vent se rencontrent dans un restaurant chic pour raconter leurs aventures amoureuses et les prouesses de leurs maris.


Recette

Les mille et une facettes du fruit à pain

Délaissé pour une cuisine plus contemporaine, le fruit à pain présente une multitude de possibilités qui gagneraient à être connues et appliquées. Simla Karia, mère de famille et field officer à la fédération nationale des Young Farmers Club, insistant sur la versatilité de ce fruit rappelle que celui-ci est un atout en cette période où la crise alimentaire est d'actualité. Cependant, la culture de ce fruit qui tend à disparaître, contribuera plus tard à sa rareté. Pour encourager la consommation du fruit à pain, Simla Karia vulgarise des recettes auprès des femmes des régions du Nord. Un terrain a été même été identifié pour la plantation d'arbres fruitiers. En sillonnant les villages du Nord, Simla Karia partage son savoir-faire en matière de conservation alimentaire et l'élaboration de compost naturel. Ses conseils ont aidé des femmes à renfocer leur capacité et à se lancer dans l'agroalimntaire. Celles rencontrées : en l'occurrence Meera Devi Joyahir, Swastee, Jayshree, Uma et Anita Ramjeeawon de Triolet, nous racontent qu'elles reçoivent des commandes d'achards les plus variés pour des occasions spéciales. Et parmi les saveurs apprises, elles énumèrent le mazavaroo, l'achard de bringelles, carottes et tamarin, l'achard de jaque… Et pour réussir un bilimbi (long) au miel, Meera Devi Joyahir livre sa recette à Week-End Sunlghts : Couper le bilimbi dans le sens de la longueur, saler et laisser reposer une nuit. Enlever l'excédent en eau et mettre dans du vinaigre. Laisser macérer pendant 4-6 jours. Égoutter. Mettre à sécher au soleil 2 heures. Passer au blender avec de l'ail et du piment. Faire revenir la pâte dans de l'huile chaude. Saler et ajouter une pincée de sucre. A mi-cuisson, ajouter du miel. La quantité de miel varie selon la quantité de bilimbi utilisée. Et c'est chez Anita Ramjeeawon - dont le potager bien fourni est entretenu au compost végétal - que ce groupe de femmes nous a reçu pour parler du fruit à pain.


Marmelade de fruit à pain

Ingrédients: Une tasse de purée (non sucrée) de fruit à pain, une tasse de fruit à pain (ferme) coupé en cubes, une tasse de sucre, une c.à café d'essence de vanille, 1-2 grains d'élaïti

Préparation: Mettez la purée dans une casserole. Ajoutez les cubes de fruit à pain et le sucre. Laissez cuire sur feu doux pendant 10 minutes. Une mousse se formera durant la cuisson. Enlevez à l'aide d'une cuillère. Incorporez la vanille et l'élaïti. Laissez cuire pendant 5 minutes. Versez la marmelade dans un pot stérilisé. Fermez. Placez le pot dans une marmitte d'eau bouillante, pendant 10 minutes. Retirez et retournez le pot, en sens dessus dessous. Gardez le pot ainsi toute la nuit. Ceci permettra aux fruits et à la purée de se mélanger sans se détacher.

Notre suggestion: Véritable délice, la marmelade de fruit à pain peut être agrémentée de zeste d'orange ou de citron confit. L'élaïti peut être remplacé par du gingembre. Elle peut être servi sur une tranche de pain ou sur du toast. En dessert, elle peut être servie avec une boule de glace à la vanille. Cette marmelade serait une garniture originale pour les crêpes, tartes ou autres chaussons. Meera Devi Joyahir l'apprécie avec du purée.


Chips de fruit à pain

Coupez le fruit à pain en bâtonnets. Salez. Enduisez d'un peu de safran et de piment en poudre (facultatif). Faites frire dans de l'huile très chaude. Pour obtenir des chips croquants, laissez frire un peu plus longtemps. Retirez les chips de l'huile de friture et étalez sur du papier absorbant.


News

Idée pratique: Pour conserver le fruit à pain hors saison, faites d'abord blanchir le fruit, coupé selon la forme de votre choix, pendant 2-3 secondes dans de l'eau bouillante. Passez à l'eau froide. Egouttez et conservez dans un conteneur hermétique ou un sac en plastique au réfrigérateur (au maximum 6 mois).

Idées recettes: Le fruit à pain peut remplacer la pomme de terre. La préparation est quasiment identique. Essayez de l'adapter en soupe, purée pour bébé, boulettes, tekoa, faratha, chapati, cake, achard, puri, gratin, cari, fricassée…

Comment conserver les légumes: La méthode que propose Simla Karia consiste à conserver le plus naturellement possible des légumes (haricots, petits pois et carottes), sans additifs. Coupez vos légumes. Mettez de l'eau à bouillir. Ajoutez une pincée de sel. Mettez les légumes dans l'eau, au moment de l'ébullition. Faites blanchir les carottes pendant 3 minutes, les haricots 2 minutes et les petits pois, 4 minutes. Passez à l'eau froide et égouttez. Gardez vos légumes dans un plat pendant 30 minutes avant de les conserver dans un sac en plastique au réfrigérateur.


Brèves

Concert R&B le 12 juillet : Le Palladium accueille Sheryfa Luna

Sheryfa Luna poursuit sa série de concerts et tentera de conquérir les coeurs des Mauriciens en se produisant le 12 juillet à 20h30 au Palladium à Trianon, à l'initiative de Art Promo ltée. À cette occasion, la grande gagnante de l'émission de télécrochet Popstars 2007 partagera avec le public les morceaux de son album sorti le 19 novembre dernier. Celui-ci, composé de quatorze titres pop R&B, a connu un grand succès grâce aux singles Quelque Part et Il avait les mots.

À seulement 18 ans, cette ancienne apprentie coiffeuse originaire d'Evreux, de son vrai nom Chérifa Babouche, a vu sa vie bouleversée après l'aventure Popstars. Si la métisse franco-kabyle a toujours baigné dans la musique R&B et hip-hop de Lauryn Hill, Boyz II Men, Arsenik ou de Diam's, Corneille et Wallen, elle ne s'imaginait certainement pas marcher sur les traces de ses idoles. Et pourtant, la nouvelle révélation R&B a pu réaliser son rêve en enregistrant son premier album où la chanteuse a voulu évoquer les événements de sa vie de jeune femme..

Les places pour le concert en vente à Rs 400 (tarif unique) sont disponibles sur le Rézo Otayo en composant le 466 99 99.

Fête de la musique: Du slam à l'école R.E Hart GS

C'est avec du slam que les élèves de l'école primaire Robert Edward Hart, de Surinam, célébreront la fête de la musique, jeudi prochain. Les élèves des Std IV, V et VI seront initiés à cette forme d'expression artistique par le slameur Stefan Hart. Ce dernier animera un atelier entre 10 heures et midi. Les élèves les plus talentueux seront sélectionnés et participeront au programme qui sera présenté à 13 heures en présence de Lady Sarojini Jugnauth, laquelle sera l'invitée spéciale, de l'école.

Le 21 septembre au SVICC, Pailles: Les 5 finalistes de la Nouvelle Star chez nous

Les téléspectateurs mauriciens ayant suivi la Nouvelle star, l'émission de télé-crochet de M6 pourront voir évoluer de visu les cinq finalistes lors d'un concert le 21 septembre au SVICC à Pailles, à l'initiative de Hémisphère Events/Bao Communication. Après avoir crevé l'écran, Amandine, la "nouvelle star 2008" ainsi que les quatre autres finalistes dont Ycare, Cédric, Jules, Benjamin montent sur notre scène pour assurer chacun une prestation dans leur registre. Ainsi, on écoutera de nouveau Amandine qui livrera une version techniquement parfaite et artistiquement envoûtante avec, entre autres, Hey you de Pink Floyd ou Somebody to love, de Queen. Benjamin avec Elle m'a dit (Cali) ou Fly Me To The Moon; Cédric avec une reprise de Julio Iglesias : Vous les femmes ou encore Joe le taxi de Vanessa Paradis, entre autres.

Après 3e Sexe, hymne de l'édition précédente, c'est le célèbre Highway To Hell qui a été choisi comme premier single des candidats de la Nouvelle Star 2008.

Les billets à Rs 1000 (carré d'or), Rs 800 (première), Rs 600 (seconde) et Rs 450 (latéral) sont en vente sur le Rézo Otayo. Tél : 466 99 99

Activités à Rodrigues - Le rire, le chant, les livres

Quand les activités culturelles s'étendent à Rodrigues cela donne lieu à des spectacles d'humour Rod ploré ar Riyé, un Konkour Santé Imoristik et un don de livres. L'initiative revient à l'agence Immedia qui a organisé ces trois événements du 7 au 9 juin pour les Rodriguais. Le public a eu droit à des heures de détente et de bonne humeur en compagnie des humoristes Wendy Picon, Gérard Ratinon, Sanjeev Moheeput, Stephan Raynal, Yousoof Elahee, Marcellus Armance, Goolam Malleck et Feisal Teeluck. Les spectacles humour ont été organisés à Port Mathurin et à Malabar.

Charlotte Perrine (12 ans) et Félix Guillaume (67 ans) se sont partagés un prix de Rs 5,000 à l'issue du concours de chant humoristique dont ils furent les heureux gagnants. Charlotte Perrine a interprété un séga, Mapiloké, accompagnée par Jean Daniel Legentil. Quant à Félix Guillaume, alias Ton Paul, il a su séduire l'assistance avec ses petites chansons et son rire contagieux.

Et pour favoriser la lecture et l'épanouissement de la personne, comme le souhaite Rama Poonoosamy, directeur d'Immedia, un don de livres a été fait dans les collèges secondaires et la Bibliothèque Publique de Rodrigues. Ce sont les livres qui font partie de la Collection Maurice ont aussi orné les bibliothèques des Centres de lecture et d'Animation Culturelle (CLAC) de l'île. "Rodrigues tient une bonne place dans notre coeur et notre collaboration est acquise dans le domaine de la culture. Nous encourageons la créativité et les jeunes talents," devait souligner Rama Poonoosamy devant un parterre de personnalités rodriguaises. Le Chef commissaire adjoint Gaëtan Jabeemeessur a demandé à Immedia de venir plus souvent à Rodrigues et de collaborer à la formation des artistes.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 29 juin 2008