f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 29 juin 2008



  Victime d'un accident de la route devant l'Immaculée - Le chemin de croix de Kenneth Mounien
  Repris après 86 jours de cavale - Le réseau de complices d'Ashraf Mohamed Ali in the line of fire
  Double meurtres de Brisée-Verdière - 35 ans de prison pour le meurtre de son épouse et de sa fille
  Assises: Condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa concubine


Victime d'un accident de la route devant l'Immaculée

Le chemin de croix de Kenneth Mounien

Choquant, révoltante et inacceptable. Les épithètes ne manquent pas pour qualifier le calvaire qu'aura enduré Kenneth Mounien, jeudi, des suites d'un accident de la route a priori banal devant l'église de l'Immaculée conception, rue St-Georges, Port-Louis. En effet, Kenneth Mounien, un contracteur de 36 ans, habitant Pointe-aux-Sables, a dû attendre deux heures, immobilisé à bord de sa 2 x 4 avant d'être finalement secouru par le Service d'Aide Médical d'Urgence (SAMU), devant les yeux éberlués de dizaines de personnes, qui se demandaient toutes comment un service d'urgence pouvait mettre autant de temps à arriver sur les lieux, alors que l'hôpital Jeetoo se trouve à deux minutes à peine. Mais ce n'était que le début des déboires de Kenneth Mounien, qui a fait le récit de son calvaire de jeudi à Week-End.

"On ne m'a pas bien traité à l'hôpital non plus. Ma femme m'a raconté ce qui s'est passé avec le SAMU pendant que j'étais encore dans la voiture parce que j'étais inconscient la majeure partie du temps mais ce qui est arrivé à l'hôpital est également choquant. On m'a fait attendre pendant une heure dans le Casualty. Il a fallu que ma maman se mettre à faire du bruit pour qu'on me prenne en compte". C'est en ces termes que Kenneth Mounien a débuté le récit de son calvaire à Week-End. De son accident, Kenneth a tout en mémoire et ce jusqu'à l'arrivée des attendants dans une ambulance. Ces derniers n'ont pu porter lui porter secours. "Quand ils sont arrivés, ils m'ont demandé si je pouvais bouger et sortir de la voiture. A ce moment-là, j'étais encore conscient. Je leur ai dit non, que je ne pouvais pas bouger. Ils sont alors repartis. Dans la minute qui suit, j'ai perdu connaissance. Mon épouse m'a ensuite raconté ce qui s'est passé, à l'effet que les policiers étaient eux-mêmes exaspérés par le SAMU, qu'il a fallu attendre en tout deux heures pour que le SAMU puisse me retirer de mon véhicule, que les pompiers sont aussi venus".

Lorsqu'il arrive à l'hôpital Dr Jeetoo, Kenneth reprend peu à peu ses esprits mais ne peut se mouvoir. "Je ressentais d'atroces douleurs au cou. Je m'étais blessé il y a trois ans au niveau du cou et j'avais mal au même endroit, de même qu'au dos et aux jambes. A l'hôpital déjà, on m'a fait attendre une heure au Casualty", a-t-il fait ressortir. Lorsque son attente prend fin, Kenneth est examiné rapidement et reçoit une injection d'un produit quelconque. La piqûre le permet de bouger progressivement. Tout de suite après, Kenneth aura un autre choc en entendant une infirmière lui dire: "Marchez! Alle lave ou figir. Sinon fini pou ou! Ou pu reste paralysé à vie!" La même personne assujettit sa sommation d'un "pas gaspille dilo!", sonore et retentissant, que Kenneth n'oubliera pas, non plus.

Kenneth proteste, dans la mesure où, même s'il peut bouger un peu, il ne se sent pas en état d'obéir aux ordres qu'on lui a lancés à la figure. "J'ai dû faire un immense effort, sans que personne au niveau du personnel de l'hôpital ne me vienne en aide. J'ai traîné les pieds et je suis allé me laver la figure, comme on me l'avait ordonné. J'ai été choqué, d'une part par l'attente dans le Casualty, mais aussi parce que, dans mon état, je me retrouvais en train de me faire crier après. Le ton utilisé était le même ton qu'on utilise quand on insulte une personne", précise Kenneth Mounien.

Après ce qui s'est passé à l'hôpital Jeetoo, Kenneth Mounien a catégoriquement refusé d'être admis. Après les radios, on lui a dit qu'aucune fracture n'avait été décelée et que "ce n'était pas si grave que cela paraissait". Kenneth Mounien devait être autorisé à rentrer chez lui. On devait cependant lui demander de revenir le lendemain, c'est à dire vendredi. Vendredi matin, lorsque Kenneth Mounien arrive à l'hôpital Jeetoo, énième choc: il apprend que son dossier a disparu. "Je leur ai demandé comment une telle chose était possible, parce que j'étais aux urgences la veille. Le dossier n'a jamais pu être retrouvé. Ils ont dû ouvrir un autre dossier. Ensuite j'ai été examiné par deux médecins qui ont été gentils et cordiaux et qui m'ont demandé de revenir dans deux semaines. Mais je ne crois pas que j'irai. J'irai voir le médecin du privé qui m'avait soigné il y a trois ans de cela", a-t-il ajouté.

Pour rappel, c'est peu après 13 h, jeudi, quand l'arrière de la 2 X 4 conduite par Kenneth Mounien devait être percutée par une fourgonnette. Son épouse et son fils qui étaient aussi à l'intérieur du véhicule n'ont pas été blessés. Des suites de l'impact et d'un choc reçu à l'arrière du cou, Kenneth Mounien était dans l'incapacité de se mouvoir.

Plus d'une demi-heure après l'accident, un véhicule du SAMU devait arriver sur les lieux, avec à son bord deux attendants, qui étaient dans l'incapacité de faire quoi que ce soit afin de déplacer Kenneth Mounien hors de sa 2 X 4. Les Attendants devaient rapidement vider les lieux.

Deux heures s'écoulent jusqu'à l'arrivée des pompiers, suivis d'une autre équipe du SAMU. Cette fois-ci, Kenneth pourra être déplacé de son véhicule, après qu'une minerve lui a été appliquée au cou. Mais son calvaire n'était pas pour autant terminé...


Repris après 86 jours de cavale

Le réseau de complices d'Ashraf Mohamed Ali in the line of fire

Ashraf Mohamed Ali, fiché à la police et considéré aux Casernes centrales comme étant un suspected drug baron a été arrêté dans la nuit de dimanche à lundi après 86 jours de cavale. Celui-là même qui avait bénéficié d'un non-lieu aux Assises dans une affaire d'importation d'héroïne en novembre dernier, était activement recherché par la police depuis le 30 mars dernier, des suites d'une saisie de Rs 13 millions d'héroïne sur la personne d'un militaire américain, Scott Bradley Mertz. Comment Mohamed Ali a-t-il pu semer la police pendant 86 jours? C'est le réseau de complicité dont il bénéficiait qui intéresse maintenant les enquêteurs au plus haut point.

C'est à bord d'un taxi marron que le suspect qui était wanted à travers l'île, a pu être arrêté à la rue Ambrose, Rose-Hill et ce des suites d'une filature minutieuse, qui aura duré des semaines. Ce sont les hommes du surintendant Dev Ramasawmy, de l'ADSU de Rose-Hill, qui ont mis un terme à la cavale du suspect. Il n'a pu offrir de grande résistance lors de son arrestation. Il s'agit maintenant aux enquêteurs de mettre hors d'état de nuire le réseau de protection dont bénéficiait le suspect.

L'on se souviendra que le 30 mars dernier, au moment de l'arrestation de l'américain Scott Bradley Mertz, Asraf Mohammed Ali avait été identifié formellement comme étant celui qui conduisait la Toyota appartenant au sergent Sanjay Khugputh. Cette voiture abîmée, avait été abandonnée sur les lieux. En prenant la fuite le 30 mars dernier, il avait abandonné dans la Toyota un téléphone cellulaire enregistré à son nom. Ce téléphone cellulaire contient également des photos de son récent déplacement en Inde et de son mariage.

Un contact mauricien de Mertz, Ajay Kumar Sawoo-Balgobin, de même que le sergent Kughputh, avaient été arrêtés le même soir. Ont été arrêtés par des membres de la Flying Squad. Hervé Daniel Assame et Asraf Ali Mohamed s'était enfuis devait être repris le 9 mai dernier.


Double meurtres de Brisée-Verdière

35 ans de prison pour le meurtre de son épouse et de sa fille

Arvind Ghumaria a été condamné à 35 ans de prison en cour d'Assises. Il a été reconnu coupable d'avoir tué son épouse et sa fille le 16 septembre 2005. Il avait, ce jour-là, infligé 46 coups de canif à son épouse, qu'il soupçonnait d'infidélité, et 23 à sa fille, qu'il pensait ne pas être de lui. L'accusé avait plaidé coupable et a présenté des excuses au juge Paul Lam Shang Leeen.

Selon l'accusé, il avait agi sous le coup de la colère. D'après son témoignage, environ deux mois avant le drame, soit le 25 juillet 2005, il avait surpris son épouse en compagnie d'un homme à demi nu dans la salle de bains de la maison familiale, sise à Latapie Road, Brisée-Verdière. Depuis cette surprenante découverte, les relations avec son épouse allaient en se détériorant. Un autre jour, sous le coup de la colère, il devait gifler son épouse à deux reprises. L'affaire, portée à la connaissance de la police, devait lui valoir d'être accusé en cour.

Ceci, expliquera l'accusé, ne fera que dégrader davantage les relations dans le couple. Arvind Ghumaria affirme qu'il passait son temps à souffrir de maux de têtes causés par le stress existant dans le couple. Le soir du drame, il affirme avoir été humilié et insulté par son épouse. Fou de rage, il devait se munir d'un canif et asséner plusieurs coups à sa femme, qui était au lit. Il s'est acharné sur elle jusqu'à ce qu'elle ne bouge plus. " Monn realize alor ki monn touy mo fam ", devait-il alors dire.

Sa petite fille, qui s'est entre-temps réveillée en pleurs, est allée s'appuyer sur sa mère, qui gisait à même le sol. Il devait également tuer la fille, puis tenter de mettre fin à ses jours en s'immolant par le feu et en ingurgitant des comprimés. Il devait ensuite téléphoner à sa sœur pour lui raconter ce qu'il avait fait.

La poursuite était représentée dans cette affaire par le directeur des Poursuites publiques (DPP), Me Gérard Angoh, tandis que l'accusé était défendu par Me Kushal Lobine.


Assises: Condamné à 30 ans de prison pour le meurtre de sa concubine

Imran Mosafeer, poursuivi pour l'assassinat de sa concubine Nirupa Ramphul, a été condamné en Cour d'Assises à 30 ans de servitude pénale. Le juge Paul Lam Shang Leen a prononcé cette sentence après que le jury l'a trouvé coupable à l'unanimité.

Ce crime avait été commis le 2 juin 2006 dans la maison de la mère de la victime, à Bon-Accueil. Mosafeer dit avoir été rendu fou furieux par le fait que sa concubine avait commencé à voir un autre homme. Il devait lui donner un coup de cutter à la gorge alors qu'elle dormait aux côtés de son fils.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 29 juin 2008