Notre invité est le gouverneur de la Banque de Maurice,
Rhundeersingh (Manu) Bheenick. Dans cette interview, réalisée
vendredi à son bureau, il repond, dans un premier volet,
à des questions sur la situation économique. Dans
le deuxième, il revient sur les accusations portées
contre lui et le coût de ses déplacements professionnels.
Rhundeersingh Bheenick, vous faites parler de vous dans l'actualité
ces jours-ci aussi bien dans le dossier économique que
dans la rubrique des faits divers. Nous reviendrons sur le volet
fait divers à la fin de l'interview. Commençons
par le volet économique en remontant à votre nomination
au poste de gouverneur de la Banque de Maurice, que vous avez
longtemps attendue, et qui a été marquée
par la rédaction d'une lettre de démission du ministre
des Finances. Depuis, cette polémique a-t-elle été
réglée ?
Autant que je sache, il n'y avait pas matière à
polémiquer entre le ministre des Finances et moi-même.
Nous nous connaissons de longue date et nous avons eu des parcours
politiques quelque peu différents quelquefois, mais sur
le fond il y a beaucoup de convergence entre nous. Sur le fond,
nous avons une pensée et une approche communes.
Au moment de votre nomination, on vous présentait comme
étant le tenant du conservatisme économique travailliste
des années 70 et le ministre des Finance comme étant
le champion du libéralisme économique des années
2000. Votre réaction ?
J'ai toujours dit que je n'appartiens à aucune école
de pensée économique et je n'ai jamais prôné
un dogme quelconque. Je préconise par contre le pragmatisme
à outrance. D'ailleurs, vous verrez qu'en économie
politique les questions restent les mêmes et les réponses
changent au gré des concepts et des derniers gourous qui
se prononcent sur le sujet. C'est pourquoi j'ai toujours pris
la question avec beaucoup de prudence et qu'à chaque fois
qu'elle se pose je retourne aux first principles.
Quelles doivent être les first principles du gouverneur
de la Banque de Maurice ?
Le contenu du texte de loi qui régit le fonctionnement
de la Banque de Maurice. Une loi revisée en 2004 qui dit
de façon claire ce que l'on attend de l'institution et
du gouverneur.
Êtes-vous satisfait de ce que ce texte de loi vous autorise
à faire ou auriez-vous souhaité pouvoir aller plus
loin pour vous permettre de mieux gérer la banque centrale
?
Il n'y a aucune loi qui est parfaite. Chaque loi doit être
placée dans le contexte où elle a été
votée par le parlement. Il est évident que celle
de la Banque de Maurice a été écrite à
l'époque de l'indépendance pour répondre
à des problèmes précis. Celle de 2004 l'a
modernisée mais, au vu de ce qui se passe dans le monde
aujourd'hui, il y a des amendements qui pourraient être
apportés à cette loi pour assurer davantage l'autonomie
de la Banque Centrale, assurer son indépendance vis-à-vis
de la classe politique et pour atteindre au niveau de la gouvernance
une transparence accrue. Des amendements peut-être pour
libérer le management des obligations un peu trop contraignantes
quelquefois quand un board veut micro manage l'institution.
Dans la mesure où la stratégie financière
mondiale est dictée par les grandes puissances, quelle
est la marge de manuvre d'une petite banque centrale comme
celle de Maurice ? Est-ce qu'elle n'est pas obligée de
suivre la direction qu'on lui impose ?
Si vous voulez vraiment suivre la voie tracée, il suffit
de se calquer sur une monnaie quelconque. Beaucoup de pays le
font. À l'époque coloniale, Maurice était
liée à la livre sterling, depuis elle a évolué
et nous nous retrouvons aujourd'hui avec une politique monétaire
indépendante et nous croyons que cela donne de bons résultats
aussi longtemps que cela ne va pas dans un sens unique. Si la
monnaie locale ne fait que déprécier, cela envoie
de mauvais signaux aux opérateurs sur le plan local. Et
ça risque d'alimenter une spirale inflationniste. Nous
croyons qu'une politique monétaire indépendante
est tout à fait justifiée.
En tant que gouverneur de la Banque de Maurice, quelle est
votre marge de manuvre par rapport au ministre des Finances
? Êtes-vous un exécuteur de sa politique ou un partenaire
égal indépendant ?
La Banque de Maurice est un partenaire privilégié
du gouvernement. Je ne parle pas uniquement du ministère
des Finances puisque nous travaillons également avec d'autres
ministères. Bien sûr, celui des Finances est très
important, mais il y a aussi des secteurs réels de l'économie
qui sont gérés par d'autres ministères. Tous
ces secteurs influent sur la politique que prône la Banque
de Maurice qui évolue dans un cadre bien défini
qui lui donne une certaine indépendance et une marge de
manuvre. Bien sûr, le ministre des Finances a son
mot à dire. Il le fait de manière indirecte puisqu'il
nomme les membres qui siègent dans les différentes
instances qui gouvernent la Banque Centrale. Par ailleurs, mes
collègues et moi avons un dialogue poussé avec le
ministère des Finances dans le cadre d'une interactivité
Cela va-t-il jusqu'au point où Manu Bheenick interacts
directly avec Rama Sithanen ?
Mais bien sûr. Il faut aller au-delà de la chose
politique. Je peux dire que Manu Bheenick n'a jamais eu de problème
de fond avec Rama Sithanen, peu importe le bord politique dans
lequel on se trouvait. Quand le ministre des Finances indique
ses priorités, il appartient à la Banque de Maurice
de voir dans quelle mesure elle peut la traduire dans la réalité,
comme c'est le cas pour le budget. La banque centrale ne peut
pas aller à l'encontre de la politique du gouvernement,
elle la complète. Cela ne veut pas dire que nous sommes
d'accord tous les jours et tout le temps avec le ministre des
Finances. Il y a des choses sur lesquelles nous ne sommes pas
d'accord, mais nous le sommes sur la direction, l'orientation
générale.
On a entendu dire que la Banque de Maurice aurait eu des problèmes
disons relationnels avec le Monetary Policy Committee
Il faut faire la part des choses : qui désigne-t-on quand
on parle de la Banque de Maurice ? L'institution ? Le gouverneur
? Le board des directeurs ? Le personnel ? Quand on parle de la
Banque de Maurice, on pense immédiatement au gouverneur.
Ce n'est pas vrai dans la mesure où il dirige une institution
composée d'un corps professionnel de près de 200
personnes qui leur ont mot à dire et qui influencent ce
qui se fait sur le plan économique.
Vous êtes quand même la voix et le visage de la
banque, celui qui la représente et la symbolise. Celui
qui doit prendre et les compliments et les coups de bâton
Ce sont surtout les coups de bâton que l'on envoie.
Ne nous égarons pas. Vous n'avez pas répondu
à la question : est-ce qu'il y a eu oui ou non des grincements
de dents entre la Banque de Maurice gouvernée par vous
et le Monetary Policy Committee ?
Écoutez, il existe toujours des problèmes qu'il
faut gérer au quotidien. Ces problèmes arrivent
dans les meilleures familles, entre époux. Donc, comment
voulez-vous qu'il n'y ait pas certains disons tiraillements entre
une banque centrale qui a une certaine indépendance dont
elle est très jalouse et qu'elle veut sauvegarder avec
plus de marge de manuvre et un ministre des Finances qui
voit la chose un peu différemment et qui voudrait peut-être
qu'on soutienne pleinement son action et qui voit que la banque
centrale est un peu réticente ?
En résumé, ce sont des tiraillements qui arrivent
dans les meilleures familles bancaires
Absolument ! Mais je souligne qu'elles ne sont pas permanentes
et ne surviennent que de temps à autre. Pour l'instant,
c'est la paix qui prévaut entre nous.
L'opposition vous accuse de laisser flotter la roupie pour
faire baisser artificiellement l'inflation afin de permettre au
gouvernement de fixer un taux de compensation artificielle
Je ne réponds pas aux politiques qui font leur métier.
Dans le système westministérien, c'est le rôle
de l'opposition d'attaquer le gouvernement du jour. Nous nous
cantonnons au cadre légal qui nous régit et n'avons
aucune raison de croire que nous faisons le jeu politique d'un
parti ou d'un autre.
Donc, ceux qui pensent que la roupie sera à nouveau
contrôlée après que le taux de la compensation
salariale sera fixé racontent des histoires
Il n'y a aucun changement en perspective dans notre politique
de change. Nous ne sommes pas intervenus sur le marché,
qui est régi par la loi de l'offre et de la demande depuis
le mois d'avril. Nous intervenons uniquement pour nous assurer
qu'il n'y a pas trop de volatilité sur le marché.
Le grand sujet économique de ces derniers jours est
celui de la roupie forte qui menace les exportations de la zone
franche
Je vous dis tout de suite que je ne veux pas entrer dans le débat
de la roupie forte ou de la roupie faible, ce n'est pas notre
rôle. Je crois qu'il faut que la roupie reflète les
valeurs fondamentales de l'économie. Je crois sincèrement
que la roupie a commencé à prendre un peu trop de
tonus, alimenté par des flots spéculatifs. C'est
uniquement pour réduire l'attrait des placements en roupies
des spéculateurs que nous avons essayé au cours
des derniers mois d'ajuster les rendements en roupies. Cela ne
veut pas dire que nous prônons une politique de roupie faible,
mais notre devise s'est constamment appréciée depuis
mars-avril dernier. Si on la laisse continuer sur cette voie,
on va faire un tort immense aux entreprises exportatrices. Et
je ne parle pas uniquement de la zone franche, car même
le tourisme pourrait en faire les frais.
C'est exactement le discours que tiennent les entreprises de
la zone franche. Certaines d'entre elles ont même commencé
à utiliser le mot fermeture
Je redis que ce problème concerne l'ensemble des entreprises
d'exportation, surtout celles qui ont un coefficient élevé
de main-d'uvre. Nous ne pouvons pas choisir une approche
qui privilégie un secteur et en défavorise d'autres.
Il faut aller au-delà des considérations sectorielles,
voir les risques d'instabilité financière en général,
les risques sur l'emploi tout en rappelant que le rôle de
la banque centrale n'est pas de se braquer uniquement sur l'inflation.
Nous avons établi un dialogue avec les opérateurs
économiques et c'est à la lumière de ces
discussions que nous avons pris certaines mesures depuis le début
de l'année, en baissant timidement puis un peu plus fermement
le taux du repo rate, qui n'a pas eu de gros effets sur
l'inflation, au contraire.
Les banquiers se demandent jusqu'où vous allez baisser
le repo rate
Attendez, le risque est le suivant : si on le baisse trop, les
gens risquent de perdre confiance dans la roupie. Il faut donc
maintenir le niveau de la roupie tout en s'assurant que le flot
de devises pour les investissements directs continue tout en contrôlant
les mouvements spéculatifs. C'est là qu'il faut
chercher la stabilité de la roupie.
Sommes-nous sur la voie de cette stabilité recherchée
?
Nous croyons que dans un monde en mutation les économies
sont en déphasage les unes avec les autres. C'est trop
demander à la roupie qu'elle soit stable vis-à-vis
de toutes les autres devises. C'est peine perdue de raisonner
en termes de stabilité parfaite, il faut viser une stabilité
raisonnable entre la demande et l'offre que nous sommes en train
d'atteindre.
Savez-vous que Vishnu Lutchmeenaraidoo qualifie de dépréciation
déguisée ce que vous appelez stabilité raisonnable
?
Encore une fois, je vous dis que je ne vais pas répondre
aux politiques. Je connais Vishnu Lutchmeenaraidoo, j'ai travaillé
avec lui, j'apprécie ses propos dans leur contexte, mais
je ne veux pas m'engager dans un débat conflictuel avec
un politicien, quel qu'il soit.
Vu de la Banque de Maurice, quelles sont les perspectives économiques
du pays pour les prochains mois ?
Compte tenu d'un taux de croissance mondial revu à la baisse
et malgré le fait que Maurice affiche un bulletin de santé
reluisant, nous ne pouvons pas être isolés de ce
qui se passe sur les grands marchés. Puisqu'on révise
à la baisse le taux de croissance en Europe et aux États
Unis, nous croyons que l'économie mauricienne va subir
des contrecoups. Nous croyons que notre taux de croissance sera
menacé et c'est dans cette perspective que nous croyons
qu'il faut changer, pas de cap, mais légèrement
de focus. Nous avons pris dans le passé des décisions
contestées qui ont cependant permis à l'inflation
de prendre la pente descendante. Nous croyons que continuer à
se battre uniquement contre l'inflation, parfois de manière
obsessionnelle, serait agir comme ces passagers du Titanic
qui interrogent le capitaine du bateau sur la disposition des
chaises sur le pont, engagent un long débat sur la partition
que devrait jouer l'orchestre
Vous êtes en train de dire que se focaliser sur l'inflation
est un élément pas très important, un détail
?
Nous croyons que la banque centrale a un devoir de veiller à
la stabilité financière et monétaire et doit
être prudente sur tous les fronts. Pas uniquement sur celui
de l'inflation.
On nous a demandé demande de vous poser la question
suivante : le rapport Nicky Tan sur le scandale MCB/NPF va-t-il
rester à jamais un secret d'état bancaire ?
Je ne le crois pas. Le rapport Nicky Tan a été commandité
dans un contexte spécifique et a fait couler beaucoup d'encre.
Le rapport n'a pas été diffusé au grand public
en dehors d'un journal qui a publié des pages très
détaillées. La banque centrale a été
sommée de déposer le rapport dans le cadre d'un
litige qui l'oppose à la Mauritius Revenue Authority. Avant
mon arrivée ici, la banque centrale résistait à
cette demande. Ma lecture de la situation m'a conduit à
une position différente : je pense que je dois protéger
la confidentialité des personnes citées, mais au-delà
de cela je n'ai pas d'obligation de protéger quiconque.
Donc, j'ai accédé à la demande de la cour
de lui remettre une copie du rapport sans les noms de tous les
individus cités. Le MRA trouve qu'on a trop retiré
de noms
C'est le cas ?
Écoutez, nous avons fait enlever les noms ni plus, ni moins.
Maintenant, il paraît que le MRA veut me poursuivre pour
contempt of court. J'ai demandé à mon adjoint
de veiller qu'une cellule convenable soit préparée
à la prison si jamais le gouverneur de la banque de Maurice
doit y faire un séjour
Si jamais cela devait arriver, vous aurez sûrement droit
à une cellule VIP. Merci d'avoir assuré la transition
pour la partie fait divers de cette interview. Vous faites l'objet
d'une série de dénonciations ces jours-ci : c'est
dû à un mauvais caractère, de l'arrogance
ou de mauvaises relations avec les gens ?
Je ne sais pas. Je ne fais que subir ces attaques.
On vous accuse d'avoir financé en partie les fiançailles
de votre fille avec l'argent de la banque centrale. Quelle est
votre réponse ?
J'aurais bien aimé savoir qui est ce "on". Quand
j'ai pris connaissance de cette accusation, j'ai pris contact
avec mes hommes de loi pour leur demander s'il y avait matière
à poursuite. J'aurais pu entrer une action en justice,
mais ce serait perdre beaucoup de temps pour ne pas gagner grand-chose.
Ce qui me laisse perplexe c'est que votre journal, qui se veut
sérieux, a pu répercuter une information aussi dénuée
de tout fondement.
Vous démentez ?
Mais formellement !
Vous avez aujourd'hui l'occasion de vous expliquer. Quelle
est selon vous l'origine de cette lettre qui a fait le tour du
pays et des institutions ? Est-ce qu'elle découlerait,
comme on a laissé entendre, des mauvaises relations que
vous avez eues avec des membres de votre conseil d'administration
?
Écoutez, je ne crois pas que le conseil d'administration
ait quoi que ce soit à faire avec cette lettre. Je crois
que cela vient plutôt d'un cadre lésé dans
ses ambitions d'avoir une promotion quelconque. Ou qui sent peut-être
ses perspectives d'avancement obstruées par le plan de
restructuration de fond en comble que j'ai commencé à
la banque. Ce que je ne comprends pas c'est qu'une fausse information
pareille concernant le gouverneur de la Banque de Maurice a pu
être répercutée
Mais justement parce qu'elle concernait le gouverneur de la
Banque de Maurice, une des personnalités du pays. On vous
a aussi dénoncé sur vos voyages, ce à quoi
vous avez répondu que vous étiez très mal
payé. Quel est votre salaire mensuel M. le Gouverneur ?
Je ne voudrais pas faire de commentaires là-dessus. Je
crois que la presse a dit ce qu'elle avait à dire. Mais
en ce qui concerne les voyages, je tiens à faire ressortir
que tout cela découle d'une question parlementaire et que
la banque centrale a joué la transparence en répondant
en longueur et en largeur. C'était juteux pour la presse,
non ?
Pas que pour la presse M. le Gouverneur : Rs 4,4 millions pour
onze voyages en une année. Comparé au salaire de
base du Mauricien moyen, ça fait beaucoup
Attendez, attendez, il faut voir ce que touchent les gouverneurs
des banques centrales. Vous attendez-vous à ce que le gouverneur
de la Banque de Maurice aille aux réunions internationales
avec une camping tent !
Cette réflexion nous rappelle une autre dans laquelle
il était question de "saret bef" et de "linz
an goni" !
Je dois participer à une prochaine réunion des gouverneurs
de banques francophones. Voulez-vous que j'y aille en logeant
dans un pensionnat quelconque ?! Est-ce cela que Maurice qui est
un centre financier veut comme image de marque ? Mon adjoint est
logé à la même enseigne que moi lorsqu'il
est en mission
Ne comprenez-vous pas que, dans un pays où les gens
ont des difficultés à joindre les deux bouts, ils
soient étonnés d'apprendre qu'on peut dépenser
Rs 4,4 millions pour 11 voyages en une seule année ?
Tous mes collaborateurs ont droit à un traitement digne
de la fonction qu'ils occupent et de l'institution qu'ils représentent
quand ils sont en mission. La globalisation financière
veut dire beaucoup de dialogues et de réunions. Savez-vous
que le Monetary Policy Committee a deux membres étrangers
qui nous coûtent Rs 5 millions par an pour leurs salaires
et déplacements
Comparé à eux vous êtes "bon marché"
?
Très bon marché même. Savez-vous quel est
le fee payé mensuellement aux membres du board de
directeurs de la Banque de Maurice ? Rs 30 000 et je ne vous cite
que quelques cas !
Vous croyez que ces sommes n'étonnent pas les petits
fonctionnaires et les petits contribuables à qui on demande
de faire des économies et des sacrifices ?
Ce n'est pas moi qui fixe ces salaires. Ils sont alignés
sur ce qui se paye ailleurs dans le monde. Si on veut que la Banque
de Maurice emploie des compétences et tienne favorablement
la comparaison avec les institutions étrangères,
nos devons payer les salaires demandés au niveau international.
Les compétences ont un prix.
Terminons par une question qui va vous faire bondir : votre
fille se marie ces jours-ci. Il est évident que le financement
de la noce sera fait de vos propres fonds, n'est-ce pas ? C'est
une question que tout le monde va se poser après les accusations
pour les fiançailles
Rassurez-vous, il n'y a aucun problème pour le financement
du mariage de ma fille. Je vous dirai même que j'ai informé
le board de la Banque de Maurice qu'au besoin je ferai appel à
deux banques locales, avec qui je suis en relation depuis des
années, pour m'accorder des prêts pour le mariage
de ma fille.