s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 18 mai 2008



La justice libère l'accès à l'îlot Gabriel
AIDS Candlelight Memorial - Lueur d'espoir pour ne pas oublier
Formation continue des enseignants - L'Association des Mentors propose une Teaching Learning Station
Public Bodies Appeal Tribunal - La SEF insiste sur la nomination de syndicalistes
Développement immobilier - Trois Tours à Ébène pour NeXTeracom
CPE - Les candidats à l'épreuve entre le 21 et le 24 octobre
Au début du mois au Brésil - Les Verts Fraternels représentés au Congrès des "Global Greens"


La justice libère l'accès à l'îlot Gabriel

Dans une injonction prononcée lundi dernier, le juge Abdulrafeek Hamuth, siégeant en chambre de Cour suprême, a ordonné à la compagnie Ocean Blue Island d'abandonner sa pratique qui consistait à réclamer un droit d'accès de 100 roupies, plus VAT, de toute personne qui mettait pied sur l'îlot Gabriel. L'injonction est, précisons-le, de nature interlocutoire sous-entendant que la compagnie déboutée peut toujours la contester en appel, mais, valeur du jour, tout indique que l'accès gratuit et illimité à la plage de l'îlot Gabriel pour lequel le Front Commun Pas tousse nou Ilot Gabriel s'est tant battu depuis des mois est maintenant acquis.

Du fait que le Front Commun Pas tousse nou îlot Gabriel n'avait pas d'entité légale reconnue par le Registrar of Association, c'est au nom d'un quatuor constitué de Grand Bay Cruise Ltd, Nautix Co. Ltd, Iswarlall Beerbul et Antoine Benjamin, tous exploitants de l'îlot, que la demande d'injonction avait été faite contre Ocean Blue Island Co. Ltd. L'action en justice visait également l'Etat mauricien et le ministère de l'Agro-industrie et de la pêche en tant que corépondants qui avaient octroyé un bail sur l'îlot à Ocean Blue Island.

Le Front commun soutenait que la plage de l'îlot Gabriel fait partie du "domaine public" et que la défenderesse (Ocean Blue Island) n'avait absolument pas le droit d'en restreindre l'accès de quelque manière que ce soit, alors que c'était justement ce qu'elle faisait. Ocean Blue Island avait répliqué, elle, que la plainte des ONG qu'elle est détentrice d'un bail sur l'îlot, que l'accès n'était interdit à aucun citoyen mauricien, mais, qu'avec l'approbation de l'État et du ministère de l'Agro-industrie et en conformité avec la loi, elle percevait un droit d'accès de Rs 100, plus TVA, du touriste étranger. Selon l'argument d'Ocean Blue Island, il n'y avait aucune interdiction faite ni aux Mauriciens, ni aux étrangers de séjourner sur l'îlot aussi longtemps que ceux-ci demeuraient sur la plage (soit, selon elle, sur la bande de sable délimitée par la marée basse et la marée haute). Toutefois, toujours selon la défenderesse, "comme il n'est pas pratique, ni plaisant pour un touriste de prendre des bains de soleil sur du sable mouillé on ne peut pas confiner les visites uniquement à la plage et le visiteur serait forcément tenter de remonter plus haut et ainsi empiéter sur les Pas Géométriques loués à bail et qui sont, également, partie d'une réserve naturelle". La Cour suprême a accepté le point de vue de Ocean Blue Island à l'effet que selon la section 7 du Pas Géométriques Act, ceux-ci peuvent effectivement être loués à bail à des particuliers. Cependant, a fait ressortir la Cour, il fallait établir si Ocean Blue Island réclamait 100 roupies de chaque visiteur qui débarquait sur la plage de l'îlot, qu'il soit Mauricien ou étranger, et ensuite il fallait aussi définir ce qu'est, en réalité, une plage "domaine public"...

Qu'est-ce qu'une plage "domaine public" ?

En se fondant sur l'affirmation même du défendeur sur la tentation du touriste de pénétrer sur les Pas Géométriques loués, le juge a trouvé que la balance de probabilités pencherait en faveur des plaignants lorsqu'ils affirment qu'Ocean Blue Island taxe tous les visiteurs, indistinctement, comme l'ont d'ailleurs soutenu des témoins, dont le vice- Président du Conseil de village de Grand-Baie.

A ce stade de son injonction, le juge Hamuth a retenu comme définition du "domaine public" la suivante en se référant Jean Dufan, auteur de

"Points clés du domaine public" (articles 537 à 542 du Code Civil) :

(i) "... l'article 539 range dans le domaine public des biens qui font aujourd'hui partie du domaine privé de l'État. De même si les routes, les fleuves, le rivage de la mer, les ports, les havres et les rades visés de l'article 538 sont effectivement des dépendances du domaine public, il n'en va pas nécessairement ainsi pour les lais et relais de la mer. En réalité, la définition du domaine public est essentiellement d'origine jurisprudentielle."

(ii) "Le domaine public naturel tire son origine des phénomènes naturels. Le domaine public maritime naturel comprend :

- le rivage de la mer qui est la partie alternativement couverte et non couverte par la marée. Du côté de la terre ferme, le rivage est constitué par des terrains recouverts par le plus grand flot....

-Les lais et relais de la mer qui ont été créés naturellement ou artificiellement....."

Selon le juge Hamuth, en prenant en considération toutes les données géographiques de l'îlot Gabriel et les définitions de Jean Dufan, "il est clair que la majeure partie de la plage de l'îlot couverte et non couverte par la mer, y compris le high spring tide (mais excluant les événements exceptionnels comme les raz-de-marées cycloniques) constitue la plage et ne peut être normalement exclue de l'usage gratuit et sans interférence par le public". En conséquence, le juge a ordonné que le retour à la situation qui prévalait avant l'arrivée dans l'îlot d'Ocean Blue Island, c'est-à-dire l'accès gratuit et illimitée de tout un chacun aux plages de l'ilot Gabriel.

Georges Ah-Yan : "Un combat juste !"

L'injonction du juge Hamuth a été accueillie comme une décision qui fera date dans les annales dans la mesure où la justice a, finalement, triomphé et a infligé, en passant mais sans y faire allusion, un revers au chef du gouvernement, Navin Ramgoolam, lui-même, qui avait pris fait et cause pour M. Jayraj Woochit, directeur de Ocean Blue Island et homme d'affaires qui lui est proche. Le camouflet concerne également la Voice of Hindu dont le leader, M. Krit Manohur, s'était permis de menacer ouvertement les dirigeants des ONG concernés de représailles "musclées" sous prétexte qu'on portait atteinte à des intérêts d'une communauté particulière.

Le Front commun Pas tousse nou ilot Gabriel, composé de propriétaires de catamarans qui exploitent l'île et d'organisations non gouvernementales et était animé entre autres par Georges Ah-Yan, Eddy Sadien et Jack Bizlall, Vasant Kauppaymootoo et Veena Balgobin parle, évidemment de "victoire". Mais Georges Ah-Yan rappelle, néanmoins, avoir ses camarades et lui, à affronter menaces d'agressions physiques, contre-manifestation et autres types d'intimidations. "Nous déplorons que certains au gouvernement, et non des moindres, nous aient traités de dinosaures et de racistes parce que nous faisons obstacle aux agissements de M. Woochit, mais notre combat était juste et il fallait le mener pour éviter une invasion des autres îlots autour de Maurice dont l'accès doit être libres parce qu'ils constituent des espaces de détente et d'évasion pour la population entière", soutient-il.

Pour le groupe Kalypso, dirigé par l'océanographe et militant écologiste, Vassen Kauppaymuthoo, "l'injonction de la Cour suprême est venu rétablir le droit inaliénable et imprescriptible de chaque Mauricien dans la jouissance de la mer et de nos plages qui forment partie de notre patrimoine commun quelle que soit nos origines ethniques". "Le domaine public n'appartient pas à l'État. Il ne peut le vendre, mais doit, au contraire, en garantir l'accès. Or, le domaine public est de plus en plus menacé par des projets de loi sous couvert d'encouragement à l'aquaculture et à l'investissement. La décision de la Cour est réconfortant dans le cadre d'autres batailles qui s'annoncent contre l'accaparement des océans", a soutenu M. Kauppaymuthoo.,

Pour fêter "la victoire", Georges Ah-Yan et ses compagnons de lutte comptent tenir un meeting de remerciements sous peu suivi d'une journée porte ouverte à l'îlot Gabriel pour laquelle les propriétaires de catamarans reconnaissants offriront des tarifs de transport forfaitaires aux excursionnistes.


AIDS Candlelight Memorial

Lueur d'espoir pour ne pas oublier

À 19h30 aujourd'hui, des bougies seront allumées dans différentes parties du pays en signe de solidarité avec les personnes vivant avec le VIH et en hommage à ceux qui sont morts des conséquences de la maladie. Moment de recueillement et de méditation l'International Aids Candlelight Memorial rappelle l'espoir avec les avancées en cour dans la lutte contre la maladie, l'ignorance et la stigmatisation. Cette initiative mondiale, observée à Maurice depuis 3 ans, vient aussi rappeler la réalité du VIH à chaque individu.

À partir de 18h, des rassemblements sont prévus à Mahébourg, Baie du Tombeau, Cité Barkly, Bois Marchand, au Plaza, à la Cité Mangalkhan, à la Prison Centrale, à LaKaz A (Rue St Georges, Port-Louis), au Centre Chrysalide (Bambous). Dans chacune de ces régions, des activités sont prévues pour cette manifestation qui sera observée dans l'océan Indien et ailleurs.

Du 18 au 24 mai, le suivi des actions de la lutte contre le VIH sera fait par les activistes et ONG dans le cadre d'une autre mobilisation internationale la Global Week of Actions.


Non-respect des droits des PVVIH: PILS prête à soutenir ceux qui choisiront d'avoir recours à la justice

Certes, des avancées sont notées. Mais plusieurs cas viennent régulièrement rappeler que la discrimination à l'égard des personnes vivant avec le VIH est toujours une réalité à Maurice. Les problèmes persistent en société. Mais plus grave, ils sont aussi présents dans le milieu hospitalier où des cas de discrimination, de non-respect continuent à être enregistrés. Parmi, ceux de patients qui n'ont pas eu droit aux soins et au service appropriés ou encore le non respect de la confidentialité qui entoure leur état de santé. Ces réactions négatives de professionnels de la santé ont, dans quelques cas, été fatals pour les patients. Autant de problèmes qui seraient avant tout liés à leur statut sérologique. Face à ces discriminations, PILS se dit en faveur d'actions légales dans l'éventualité ou elles pourront contribuer à l'assainissement de la situation. L'association, explique Nicolas Ritter, se tient prête à soutenir ceux qui, se sentant victimes, décident de recourir à des actions légales. Pour rappel, des nouvelles dispositions légales ont été introduites suite à la promulgation du HIV/AIDS Act l'année dernière.

Le directeur de PILS a fait une brève déclaration en ce sens la semaine dernière. C'était lors d'une conférence de presse donnée par l'association en marge de l'International Aids Candlelight Memorial et du Global Week of Actions. Une occasion choisie par l'association pour attirer l'attention sur les dysfonctionnements qui existent dans la prise en charge globale des personnes vivant avec le VIH (pvvih) à Maurice. L'objectif étant d'encourager les autorités d'apporter les mesures correctives et d'arriver à un meilleur environnement pour les patients. Yolette Vyapoory, coordinatrice, Nathalie Rose, travailleuse sociale, Vijay Ramanjooloo, psychologue, et Nicolas Ritter ont exposé quelques-uns des problèmes les plus récurrents. PILS réclame ainsi la décentralisation du suivi médical disponible uniquement à Cassis, un meilleur cadre encourageant l'accueil et le respect de la confidentialité, un appareil pour la mesure de la charge virale, des salles aseptisée dans les hôpitaux, entre autres.

Actuellement, seuls 3 médecins sont attachés au centre de Cassis pour 3000 patients. Si l'accompagnement psychologique des patients s'avère vital Vijay Ramanjooloo est l'unique spécialiste à assumer cette responsabilité. Délégué par PILS il intervient dans le siège de l'association à Port-Louis, au centre de santé de Cassis et dans les prisons. Depuis des années, il est attendu que le gouvernement retienne les services de psychologues pour aider dans cette tâche tandis que le nombre de nouveaux cas enregistrés n'arrête d'augmenter.

Concernant les soins dispensés aux malades, le personnel de PILS déplore des pénuries dans la disponibilité d'antiretoviraux. Les conséquences à ce niveau sont graves, l'interruption d'un traitement pouvant contribuer à rendre le virus davantage résistant. Compte tenu du fait que plusieurs patients sont des toxicomanes, PILS demande que les services de santé fassent le nécessaire pour la prise en charge de la douleur et dépendance chez les concernés quand ils sont admis. Une politique mieux adaptée pour la prise en charge médicale des malades vivant avec l'hépatite C est aussi nécessaire, dit l'association.

Concernant la pension allouée aux pvvih, PILS déplore : "Nous avons été roulés dans la farine." L'association avait, en effet, soutenu la décision du gouvernement pour que cette pension d'invalidité ne soit plus accordée automatiquement à toute personne testée positive. Il avait été décidé qu'en cas de demande, chaque cas serait étudié en tenant en considération la situation de la personne dans sa globalité. Mais les procédures ont été revues par le ministère de la Sécurité Sociale au détriment des malades.

Nicolas Ritter explique avoir récemment eu l'occasion de soulever certains de ces points avec le ministère de la Santé. "J'ai eu une écoute attentive. Certains dossiers ont aussi été traités." PILS dit désormais attendre une réaction définitive pour permettre une meilleure prise en charge des malades. Tel est le vœux de l'association qui sera aujourd'hui étroitement associée aux activités organisées dans le cadre du Aids Candlelight Memorial.


Formation continue des enseignants

L'Association des Mentors propose une Teaching Learning Station

Dans un mémoire qu'il a soumis au ministère de l'Education, le président de l'Association des Mentors de Maurice, Ashik Junglee, propose la mise en place d'une Teaching Learning Station (TLS). Cette structure dont l'objectif aura pour finalité la formation continue des enseignants est inspirée d'un programme déjà en place à Singapour. De retour de la Nanyang Institute of Education of Singapore où il était en formation, le président de l'association des Mentors s'est dit impressionné par la qualité du programme scolaire de ce pays. Dans le document remis au ministère de l'Education, Ashik Junglee relève que : "A Teaching Learning Station is a cozy breeding place for ongoing teacher professional development based on hands-on activities and is skill-oriented training (…) It is the pedagogical laboratory in the skilling of teachers for the implementation of the national curriculum. It serves as an in-house teaching-learning centre of high excellence for an education zone area" La TLS dit-il, devrait concevoir, annuellement, un programme de formation, en trois sessions, mettant l'accent sur le curriculum. Ashik Junglee préconise un travail de groupe de 25 enseignants. "TLS Trainers should be pulled from Mentor & Inspectorate grades. TLS Trainers should undertake both in house training and on-the-job follow-up skill development. Each class teacher in the Zone has to undertake at least 3 full-day workshops at the TLS yearly. TLS could also serve as a breeding ground for whole staff capacity building of a particular school aiming at team building spirit through collaborative and collegiality strategies. TLS training program should address 1 class teacher per school in batches of 25 to promote cross-professionalization, collaborative & collegial attitudes", écrit-il. Ce dernier propose que la Remy Ollier A & B GS, accueille la TLS de la Zone 4. L'école dispose, dit-il, des classes qui ne sont pas utilisées.

Soulignons que dans ses représentations au Pay Research Bureau, le ministère de l'Education avait relevé que "the scheme of Mentor is not producing the desired results". Et c'est dans cette optique que l'abolition du poste de Mentor avait été évoquée. Il faudra donc attendre la prochaine publication du rapport du PRB pour être fixé sur l'avenir de ce poste.


Public Bodies Appeal Tribunal

La SEF insiste sur la nomination de syndicalistes

En marge de la présentation à l'Assemblée nationale du Public Bodies Appeal Tribunal Bill, la State Employees'Federation (SEF) insiste sur la nomination de syndicalistes sur ce tribunal d'appel.

Dans une correspondance adressée le lundi 5 mai dernier au PM (en sa qualité de ministre responsable de la Fonction publique), la SEF salue le projet de mise sur pied d'un Public Bodies Appeal Tribunal. Cette fédération rappelle, à cet effet, que la Cour Suprême, seul recours des fonctionnaires, à ce stade, contre les décisions administratives demeure "inaccessible à la majorité en raison des coûts et du long délai avant que justice ne soit rendue".

Néanmoins, la SEF n'est pas satisfaite d'un certain nombre de dispositions contenues dans le projet de loi. Elle demande, ainsi, que le tribunal soit constitué de cinq membres, parmi lesquels, une femme et deux "syndicalistes de renom de la Fonction publique". La fédération réclame, en outre, l'institution d'un Advisory Board de cinq membres dont "deux anciens syndicalistes de renom de la Fonction publique".

Parmi les autres demandes de la SEF figurent l'extension à trois mois, au lieu de 21 jours, du délai pour tout appel ; la présence d'un ancien fonctionnaire de carrière sur le tribunal de même que d'un légiste comptant pas moins de cinq années d'exercice et ayant de l'expérience dans les questions relatives à la Fonction publique.

D'autre part, la fédération conteste la disposition relative à l'emprisonnement de toute personne qui refuserait de se présenter devant le tribunal après y avoir été convoquée.


Développement immobilier

Trois Tours à Ébène pour NeXTeracom

Le triangle d'Ébène prend des allures de petite ville moderne avec les bâtiments et les tours les uns plus sophistiqués que les autres qui continuent à sortir de la terre depuis ces derniers mois. Dans trois mois viendront en effet s'y ajouter les trois Tours de NeXTeracom, un ambitieux projet de Michel Chan Sui Ko, expert-comptable et promoteur immobilier très connu dans la capitale et qui tient maintenant à laisser son empreinte à Ébène.

Les trois Tours de NeXTeracom comprendra au total 33 étages avec 13 pour le plus haut qui sera nommé Neutron Tower. Il y en aura un de moins pour Proton Tower tandis qu'Electron Tower ne se tiendra que sur 8 étages. Le tout sur une superficie de 46 000m2, sur un terrain de 4,5 arpents avec un accès direct à partir de la route de Réduit. NeXTeracom, qui sera pour le promoteur Michel Chan Sui Ko une façon de s'engager dans les TIC (Technologies de l'informatique et de la communication), fera néanmoins de la place à un centre commercial - réservé spécialement aux TIC - un centre de fitness, des restaurants et probablement une première à Maurice, une garderie.

Les trois Tours de NeXTeracom est en fait un projet qui trotte dans la tête de Michael Chan Sui Ko depuis trois ans déjà. "L'idée, c'est d'offrir des espaces de travail presque dans un jardin. Car l'environnement, la nature occupent une place importante dans ce projet et c'est presque un espace de promenade que nous offrirons à ses utilisateurs", explique à Week-End le promoteur de ce projet, qui avoue avoir d'autres projets immobiliers en tête.

PAD & Co, qui a décroché ce contrat de Rs 1,3 milliard, a déjà commencé à donner les premiers coups de pioches sur le chantier de NeXTeracom. Alain Hao Thyn Voon, un des directeurs de Pad & CO, estime que les travaux vont aller très vite et que "d'ici août 2009, les trois Tours devrait être livré à ses propriétaires". Soit un total de 18 mois de travaux. Ébène n'est pas un terrain inconnu pour Pad & Co, puisque NeXTeracom sera en fait le troisième bâtiment que fera sortir de terre cette compagnie après le Cyber Tower 2 (11 étages) et International Financial Services (3 étages).

Les trois Tours de NeXTeracom devraient être fonctionnels dès novembre 2009, assure le promoteur, qui ne manque pas d'ajouter que provision a été faite pour un aire de stationnement d'une capacité de 600 véhicules.

Si Pad & Co a décroché le contrat de construction, par contre, les architectes sont Morphos Architects et J&A Architects. L'ingénieur est Cheung Consulting Engineers Ltd. La partie Mechanical and Electrical a été confiée à Pro-Design Consulting Engineers.


CPE

Les candidats à l'épreuve entre le 21 et le 24 octobre

Les dates des prochains examens du Certificate of Primary Education (CPE) sont confirmées depuis cette semaine. Les épreuves auront lieu du lundi 21 au vendredi 24 octobre prochain. Les examens ne seront pas entrecoupés d'un week-end, comme cela avait été le cas auparavant. Maintenant qu'il y a consensus entre les syndicats de l'éducation et le ministère quant aux dates, les horaires pour les langues orientales semblent maintenant diviser le principal représentant des enseignants du primaire (GTU) et la Government Hindi Teachers'Union. Si la GTU préfère que les épreuves de langues orientales se tiennent en début de journée, la GHTU maintient qu'elles devraient avoir lieu le matin. La GHTU apporte ainsi son soutien à la Government Urdu Teachers'Union qui insiste également pour que les papiers de langues orientales bénéficient du même traitement que ceux des langues anglaises et françaises.


Au début du mois au Brésil

Les Verts Fraternels représentés au Congrès des "Global Greens"

Les Verts Fraternels et Solidarité Ver étaient respectivement représentés, du 1er au 4 mai derniers au Brésil, Sao Paulo, au 2e Congrès international des Global Greens par Jean-Noël Castagnette et Daniella Police.

Ce congrès a vu, notamment, la proclamation, à l'unanimité, d'Ingrid Betancourt, otage des FARC, présidente d'honneur de cette coordination internationale des partis et organisations écologistes.

Actuellement parti extra-parlementaire appartenant à la majorité gouvernementale de l'Alliance sociale, les Verts Fraternels revendiquent une pleine adhésion à la mouvance écologiste.

Ce parti rappelle, à cet effet, ses actions contre les incendies des champs de canne comme moyen de dépaillage, la pollution sonore - qui a, notamment, valu à son leader et à Elie Michel d'être emprisonnés -, sa lutte pour la protection du parc marin de Blue-Bay de même que l'abstention de ses deux députés au moment du vote, en 2004, de la loi sur les OGM.

De création plus récente, Solidarité Ver est, pour sa part, une Organisation non-gouvernementale qui conçoit l'écologie comme un moyen efficace de combattre la misère et les inégalités sociales.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 18 mai 2008