Alors que la police mauricienne s'attendait davantage à
ce que ce soit le présumé trafiquant Ashraf Mohamed
Ali - activement recherché - qui s'était fait la
malle en utilisant le Soleil, il s'est rapidement avéré
que les trois Mauriciens qui se sont échoués sur
les côtes réunionnaises, à Grand-Bois, sont
Ludovic Aza, et les frères Ravindra et Yanesh Chimajee.
Tous trois, âgés entre 19 et 20 ans, sont loin d'être
des inconnus de la police. Les trois jeunes sont accusés
de divers vols à main armée, notamment en relation
à la série d'attaques contre les hôtels du
littoral sud-ouest de l'île en 2006. Les trois récidivistes,
qui étaient en liberté sous caution, attendaient
d'être jugés pour ces délits. Appréhendés
à Mafate mercredi, ils devraient être déportés
vers Maurice mercredi. Ils ont tous trois affirmé à
la police réunionnaise avoir fui afin de ne pas finir le
restant de leurs jours en prison.
La bande des trois, des habitants de La Gaulette et tous trois
skippers de bateaux de profession, est actuellement en détention
au centre de rétention administrative du Chaudron. Ils
sont actuellement poursuivis pour le délit d'entrée
illégale sur le territoire réunionnais. En marge
de cette affaire, les polices mauricienne et réunionnaise
ont travaillé en étroite collaboration, et ce dès
que les Casernes centrales ont fait le rapprochement entre le
vol du Soleil, un walkaround appartenant à Georges Labonne
qui mouillait au Morne, et la subite disparition des frères
Chimajee et Ludovic Aza de leurs résidences respectives
à La Gaulette.
En effet, la police a eu de précieux renseignements auprès
des proches des fugitifs, dans la mesure où ces derniers,
notamment les frères Chimajee, avaient fait leurs adieux
à leurs familles respectives. Cependant, à aucun
moment les proches des fugitifs ne pensaient-ils que ces derniers
allaient quitter le pays de la sorte. Selon ces proches, les trois
"ti finn plein" avec leur existence à Maurice
et penchaient plutôt pour l'hypothèse que les trois
compères avaient décidé d'en finir avec la
vie.
Mais les limiers de la police mauricienne ne sont pas dupes. Tout
concorde, à savoir la dernière fois que le trio
a été apperçu à Maurice, de même
que le vol du Soleil. Aucun doute n'est plus permis : ce sont
bien eux qui se sont fait la malle en espérant rejoindre
la Réunion ou Madagascar. Le bateau, qui est équipé
de deux moteurs hors-bord, a échoué sur les côtes
saint-pierroises, dimanche dernier, jour de Pentecôte, à
la hauteur de Grand-Bois.
Si le bateau est retrouvé, par contre, aucune trace des
fugitifs. Dans un premier temps, pensant qu'il s'agit d'une affaire
liée au trafic de drogue, les limiers réunionnais
utilisent un chien renifleur, spécialisé dans la
détection de drogue, afin de renifler le bateau. Aucune
trace de drogue n'est relevée. En tout et pour tout, la
police ne retrouve que des paquets de biscuit, une bouteille d'eau,
un sac à dos vide et un treillis, dans et à proximité
du bateau.
Entretemps, la police mauricienne transmet les informations dont
elle dispose à ses collègues réunionnais.
En un rien de temps, les portraits-robots des trois fugitifs sont
circulés dans tout le département. Entretemps, les
trois fuyards laissent un certain nombre d'indices derrière
eux. Des riverains, de même que d'autres personnes, laissent
entendre aux policiers réunionnais avoir vu trois "rastas"
qui ressemblent étrangement aux visages fichés sur
les portraits-robots. Ils avaient fait du stop jusqu'à
Mafate et y avaient pris la précaution d'y acheter une
tente de camping.
Leur cavale prend fin mercredi, à Mafate. Deux des trois
fugitifs sont appréhendés dans une boutique du coin,
et le troisième le sera quelques minutes plus tard. C'est
dans cette boutique que les trois compères avaient pris
conscience du coût de la vie à l'île sur
en payant près de Rs 650 (16 euros) pour un quatre-quarts,
des chocolats et trois bières. Ils avaient en leur possession
la coquette somme de Rs 500 000 (12 000 euros). Ils avaient obtenu
une partie de l'argent en vendant les bateaux dont ils étaient
les skippers. Ils ne devaient opposer aucune résistance
à une équipe composée de 12 policiers.
Ils furent ensuite conduits à la police de St-Pierre. Interrogés,
les frères Chimajee et Ludovic Aza crachent le morceau
à l'effet qu'ils comptaient quitter la Réunion en
douce afin de rejoindre Madagascar, où il aurait été
encore plus difficile de les retracer. "Nous ne voulons pas
finir nos vies en prison à Maurice", auraient-ils
fait comprendre aux limiers réunionnais.
Ils furent ensuite transférés au centre de détention
administrative du Chaudron, dans la mesure où ils font
tous trois l'objet de poursuites pour entrée illégale
sur le territoire réunionnais. À ce stade, l'on
ne sait encore si les trois hommes comptent contester leur déportation
pour Maurice, prévue mercredi
Accusée de trafic de drogue par sa banque, son compte
est gelé
Une mère de famille gagne son combat et prouve son innocence
Il y a un mois, sa banque lui annonce que son compte a été
gelé sur ordre du bureau du DPP. Accusée de trafic
de drogue, elle est soumise aux procédures relatives au
gel des avoirs des trafiquants. Non sans avoir été
humiliée devant les clients de la banque, dit-elle. Cependant,
cette jeune femme de 32 ans, mère de famille vivant dans
des conditions modestes, n'avait jamais été inquiétée
par la justice et clame son innocence. Entre-temps, elle est dans
l'incapacité de faire des retraits pour subvenir aux besoins
de ses enfants. Elle ne disposait que de Rs 1 693 sur ce compte.
Les différentes instances, dont le bureau du DPP, auxquelles
elle a recours lui donnent raison. Elle n'a rien à se reprocher.
Il y a peu, la banque la convoque et admet son erreur
Après avoir frappé à différentes portes
pour prouver à sa banque, la State Bank of Mauritius, qu'elle
n'est pas une trafiquante de drogue, C.C., une jeune mère
de famille a pu faire prévaloir sa bonne foi et prouver
sa crédibilité. La banque, de son côté,
qui avait auparavant gelé le compte bancaire de sa cliente
dont le montant n'affichait que Rs 1 693, reconnaît qu'il
y a eu "confusion" et "malentendu". Demain,
la banque rencontrera C.C. et lui fera une proposition en vue
de la dédommager pour les torts causés. Toutefois,
la jeune femme, qui estime avoir subi des préjudices, après
avoir été critiquée et humiliée ouvertement
par des préposés de la SBM, devant des clients,
exige avant tout des excuses officielles.
Dans notre édition du 27 avril dernier, C.C, une cleaner
de 32 ans, confiait son désarroi. Cette mère de
deux enfants, vit dans des conditions modestes. Son mari qui vient
de trouver de l'emploi sur un chantier, perçoit son premier
salaire, soit Rs 1 000, lequel est versé directement sur
le compte conjoint du couple. À la veille de la rentrée
scolaire du deuxième trimestre, C.C., se rend à
un guichet automatique, à Beau-Bassin, pour effectuer un
retrait de Rs 500, pour l'achat des effets scolaires de ses enfants.
Mais la transaction lui est refusée. En se rendant à
la banque, la mère de famille apprend par une préposée
que son compte a été gelé, parce qu'elle
serait impliquée dans le trafic de drogue. La banque, apprend
C.C. aurait appliqué les procédures habituelles
dans ce genre de cas. Ce qui lui est également confirmé
par le responsable de la section clientèle du head office.
Toutefois, lorsqu'elle fait appel ou se rend dans des instances,
tel le bureau du Directeur des Poursuites Publiques, ou encore
à la magistrature de Rose-Hill et à la police, elle
s'entend dire la même chose, il n'y a aucune charge contre
elle ni contre son époux. D'ailleurs, en 2006 pour trouver
de l'emploi, C.C., avait fait une demande auprès du bureau
du DPP pour l'obtention d'un certificat de moralité. Le
document lui a été remis. Aussi, si le couple était
réellement impliqué dans le trafic de produits illicites,
il aurait été inquiété par la justice
et traduit en Cour avant que le gel de leurs avoirs ne soit ordonné.
Tel n'a pas été le cas
"La banque a peut-être commis une erreur, ce sont
des choses qui arrivent. Mais, elle doit être capable de
s'excuser
"
"Peu de temps après mes premières démarches
et que les différents bureaux m'ont assuré qu'il
n'y avait rien contre moi, la banque m'a téléphoné
pour m'informer que pour des raisons humanitaires, elle était
disposée à débloquer mon compte le temps
que je fasse un retrait. Mais elle allait ensuite geler le compte
! J'ai refusé d'accéder à cette proposition",
raconte C.C. Entre-temps, son époux se rend à une
autre banque en vue d'ouvrir un autre compte pour faciliter le
versement de son salaire. "Si nous étions effectivement
des trafiquants, est-ce que cette banque aurait accepté
de nous avoir pour clients ?", se demande cette dernière.
Il y a peu, le bureau du DPP lui a réitéré,
dit-elle, que son couple n'était aucunement impliqué
dans une quelconque affaire de drogue. "Un peu plus tard,
je reçois un coup de fil de la banque me sollicitant un
rendez-vous. Je m'y suis rendue et, là, la même personne
qui de façon catégorique m'avait affirmé
que j'étais une trafiquante de drogue, a changé
de ton. Sans vouloir me donner une explication rationnelle, elle
m'a tout simplement dit que la banque était prête
à me dédommager. Elle m'a proposé la somme
de Rs 10 000. J'ai refusé !", confie notre interlocutrice.
Cette dernière souligne: "Je n'ai pas la prétention
de dire que je n'ai pas besoin d'argent et que je refuserais une
proposition honorable. Mais j'ai été humiliée
en public. J'ai été injustement accusée d'un
délit que je n'ai pas commis. Mon mari et moi avions dû
marcher de Port-Louis à Beau-Bassin, parce que nous n'avions
pas un sou en poche pour rentrer chez nous après avoir
multiplié des démarches pour prouver notre innocence.
La banque a peut-être commis une erreur, ce sont des choses
qui arrivent. Mais elle doit être capable de s'excuser
",
insiste C.C. Cette dernière, qui a eu recours à
un homme de loi, ne sait pas encore si elle va poursuivre la banque.
De son côté, le responsable de la section clientèle
de la SBM, reconnaît qu'il y a eu "confusion"
dans cette affaire. L'erreur, laisse-t-il comprendre, vient au
niveau de la banque. Toutefois, dans notre édition du 27
avril, celui-ci avait affirmé que l'institution bancaire
avait agi sur ordre du bureau du DPP et qu'en cas d'erreur, il
n'y aurait pas de dédommagement. Mais revenant sur cette
décision, le préposé de la SBM, explique
:"Nous avons pris nos responsabilités dans cette affaire.
Et nous comptons dédommager la cliente en lui proposant
une somme à sa satisfaction." Et pour ce qui est des
excuses officielles réclamées par C.C., ce dernier
poursuit :"Du moment qu'il y a paiement, c'est une forme
d'excuse !" Sans donner plus de précision sur la nature
de cette erreur, le porte-parole de la section clientèle
concède "qu'il y a eu une enquête interne et
que des sanctions suivront si nécessaire".
Dernière heure - Dans la soirée d'hier
Un quinquagénaire mortellement agressé à
Poste-de-Flacq
En fin de soirée hier, la police de Flacq a été
avertie d'un cas d'agression mortelle sur la personne de Mardemootoo
Viramalay, 55 ans, habitant Curepipe. Ce dernier s'était
rendu à la cité NHDC de Poste-de-Flacq, dans le
but de rendre visite à sa fille. Selon les premières
observations faites sur place par le Chief Police Medical Officer
(CPMO), sur le coup de 22h, le Dr Satish Boolell, la victime a
péri des suites de multiples coups reçus à
l'aide d'une arme blanche et de bouteille. Un premier suspect,
à savoir le gendre de la victime, a été placé
en état d'arrestation hier soir, mais l'état-major
de la police se gardait de tout commentaire en ce qu'il s'agit
des raisons de cette arrestation.
Selon les recoupements effectués par Week-End
hier soir en ce qu'il s'agit des circonstances de ce meurtre
décrit comme "sanglant" par des enquêteurs
sur place, Mardemootoo Viramalay, un Curepipien, s'était
rendu à la cité NHDC, Poste de Flacq, hier après-midi,
dans le but de rendre visite à sa fille, qui y habite.
Peu après 20h, il devait être retrouvé,
gisant dans une mare de sang, à l'extérieur des
Water Closet (W.C). Il était étendu sur le dos,
au-dessus de ce qui a été décrit comme un
"tapis" de tessons de bouteilles. Nos renseignements
indiquent qu'il portait de multiples blessures à différentes
parties du corps, et qu'il avait reçu des coups de bouteille
à la tête. Plusieurs bouteilles ont, semble-t-il
été utilisées. Les premiers témoignages,
recueillis auprès des voisins, indiquent qu'une violente
dispute a éclaté dans ladite maison vers 19h30.
Les voisins pensaient davantage à une dispute conjugale
plutôt qu'à autre chose.
Mandés sur les lieux, les enquêteurs de la CID de
Flacq, de la Major Crime Investigation Team (MCIT) et le Dr Satish
Boolell ont examiné la dépouille mortelle de la
victime. Les premières indications fournies par le Dr Boolell
aux enquêteurs sont que l'homme avait effectivement reçu
de multiples coups de bouteille à la tête et à
d'autres parties du corps, mais que ce dernier avait également
été sauvagement agressé à l'arme blanche.
Le médecin légiste s'est abstenu de se prononcer,
pour l'instant, quant à la cause du décès,
en attendant l'autopsie qui sera pratiquée ce matin.
Dans un premier temps, les enquêteurs ont souhaité
entendre la version des faits de la fille de la victime. Mais
celle-ci, prise d'un violent malaise, n'aurait pas été
en mesure d'expliquer grand' chose aux enquêteurs et a dû
être conduite à l'hôpital de Flacq, où,
selon les renseignements disponibles vers 23h, elle a reçu
des soins. Dans le même souffle, les enquêteurs ont
pris la décision de placer le gendre de la victime en état
d'arrestation. A hier soir, il était considéré
comme étant le Prime suspect dans cette affaire,
mais les enquêteurs se sont abstenus de tout commentaire.
"A ce stade, étant donné que nous n'avons
pu recueillir la version des faits de la fille de la victime,
nous nous abstiendrons de tout commentaire et de tirer des conclusions
hâtives. Nous pouvons simplement confirmer que le gendre
de la victime a été placé en état
d'arrestation", a-t-on laissé entendre à
Week-End dans le giron de l'enquête policière.
Décès de la petite Selvee Ghengadoo à
l'hôpital
La police enquête sur quatre officiers du SSR Hospital
Après la suspension de deux médecins, le 7 mai dernier,
suivant le décès de la petite Selvee Ghengadoo au
SSR Hospital, deux autres officiers de l'hôpital du Nord
ont été suspendus de leurs fonctions cette semaine.
Il s'agit d'un médecin et d'un nursing officer, soupçonnés
d'être impliqués dans l'affaire de tampering
des casualty cards après le décès
de Selvee Ghengadoo, survenu le 10 avril. Ce cas référé
à la police fait l'objet d'une enquête approfondie.
Le Medical Council, également saisi de l'affaire, par rapport
à la plainte de négligence médicale déposée
par les parents de Selvee Ghengadoo, se penche aussi sur ce cas.
Le rapport d'autopsie de la fillette a conclu au décès
causé par un dème aigu du larynx. Mais les
proches de Selvee Ghengadoo crient eux à l'erreur médicale
et au traitement approximatif. Le ministère a immédiatement
initié une enquête départementale, et selon
nos informations, c'est lors d'une enquête approfondie que
le tampering of cards fut découvert. L'affaire référée
ensuite à la police. Jusqu'ici quatre personnes travaillant
dans cet hôpital ont été suspendues dans le
sillage de cette affaire, soit trois médecins et un records
officer. L'un de ces médecins compte moins d'une année
de service. Ce même médecin avait effectué
un diagnostic d'infection virale et n'avait, malgré l'insistance
des parents de Selvee Ghengadoo, pas ordonné son hospitalisation.
Pour rappel, la petite habitante de Belle source, Pamplemousses,
avait été amenée par ses parents au SSR Hospital,
le 7 mai dernier, des suites de douleurs à la gorge. La
petite a d'abord été auscultée par un premier
médecin généraliste, à qui les proches
affirment avoir indiqué que Selvee Ghengadoo était
allergique à plusieurs produits et qu'en novembre 2007,
souffrant d'un mal de gorge similaire, la petite avait immédiatement
été hospitalisée. Un deuxième médecin,
plus jeune, a ensuite vu la petite. Les parents soutiennent qu'ils
lui auraient une nouvelle fois indiqué les antécédents
allergiques de la petite. Toutefois, après une auscultation,
ce deuxième médecin a diagnostiqué une infection
virale chez l'enfant, faisant comprendre aux parents que l'infection
n''était pas associée à ses allergies. Le
médecin, refusant une hospitalisation a renvoyée
l'enfant chez elle, lui prescrivant un gargarisme, un inhalateur,
des gouttes nasales et du paracétamol. Toutefois, quelques
heures plus tard, la petite est retournée en urgence au
SSR Hospital, où un groupe de médecins a tenté,
en vain, de la réanimer. En quelques minutes, Selvee Ghengadoo
avait rendu l'âme.
La famille Ghengadoo, accablée par ce drame, ne digère
pas que leur petite fille soit décédée quelques
heures après avoir été vue par deux médecins.
"Il y a eu négligence médicale",
crient-ils, ajoutant que "les deux médecins qui
l'ont vu, lui ont prodigué un traitement approximatif",
crie-t-elle. Les Ghengadoo ont porté plainte et après
une enquête interne initiée au sein de l'hôpital,
les deux médecins en question, trouvées coupables,
ont été suspendues de leur fonction. L'affaire a
été référée au Medical Council.
Outre l'erreur médicale commise, principalement par le
deuxième médecin selon ses proches de la fillette,
les Ghengadoo clament également qu'il y auraient eu falsification
de documents médicaux. Un des proches soutient que la "casualty
card" de la petite fille aurait été changé.
Il affirme avoir vu une carte de couleur vert dans le dossier
de la fille, au lieu de la carte jaune de la veille. Une enquête
départementale séparée a été
initiée par le ministère de la Santé en atteste.
D'où la décision du ministère de la Santé
de référer le cas à la police en début
de la semaine dernière. La mort de la petite habitante
de Belle Source, Pamplemousses, fait maintenant l'objet d'une
enquête policière, confiée au Central Criminal
Investigation Department. C'est dans le sillage de cette enquête
que deux autres officiers du SSR ont été suspendus
cette semaine. Ces officiers, soit un médecin et d'un nursing
officer sont soupçonnés d'être impliqués
dans l'affaire de falsifications de medical documents.
En Australie
Jean-Eric Gassy: sa condamnation renversée en appel
Jean-Eric Gassy, psychiatre de profession, mais radié de
l'ordre professionnel en Australie, a vu sa condamnation à
vie pour meurtre de son ancien chef de département, Margaret
Tobin, être renversée en appel. Dans un jugement
majoritaire, la Haute Cour d'Australie a concédé
que le suspect a été victime d'une " Miscarriage
of Justice " lors de son procès au criminel. Elle
a ordonné une " Retrial " qui devrait se dérouler
l'année prochaine.
Entre-temps, Jean-Eric Gassy, qui est incarcéré
à la prison de Yatal depuis janvier 2004, peut aspirer
à retrouver la liberté provisoire. Devant cette
instance d'appel, le suspect avait assuré sa défense
personnellement en refusant toute autre assistance légale.
Lors de son procès initial, il avait été
trouvé coupable du meurtre de Margaret Tobin de quatre
coups de feu dans un ascenseur du Department of Mental Heath à
Adélaïde.
Le ministère Public a soutenu que Jean-Eric Gassy avait
abattu de sang-froid sa victime le 14 octobre 2002 parce qu'il
n'avait pas digéré la décision de son supérieur
hiérarchique de faire rayer formellement son nom de l'ordre
des psychiatres. Ce meurtre et le procès avaient été
suivis de près par la presse australienne.
" The majority said Supreme Court judge Ann Vanstine
had merely reinstated the essential elements of the Prosecution
case, wuth barely a reference to the defence case. After a day
and a half, the jury returned its guilty verdict 30 minutes later.
High Court Judge Michael Kirby who sided with judges Bill Gummow
and Ken Hayne, said that there was powerful evidence of Gassy's
guilt. Justuce Kirby said this made it a borderline case for retrial.
Definitely, it is at the cusp ", rapporte la presse australienne,
jeudi, en faisant état de ce jugement en appel.
Faux billets pour la pension de vieillesse
La banque et la poste pas sur la même longueur d'onde
Depuis jeudi soir, la Central Criminal Investigation Division
(CCID), placée sous la supervision de l'Assistant commissaire
de police (ACP), Clifford Parsad, se retrouvent devant un cas
épineux et massif de Counterfeit bank notes. Pour cause,
Rs 50 000 en fausses coupures de Rs 500, qui se trouvaient dans
un montant de Rs 22 175 000 destinés au paiement de la
pension de vieillesse, ont été découverts.
Jusqu'à présent, la poste et la State Bank of Mauritius
(SBM) se sont expliqués par communiqués interposés
en ce qu'il s'agit de situer les responsabilités dans cette
affaire. Quant aux enquêteurs, ils attendaient, à
hier, un "important complément d'informations"
afin d'y voir plus clair dans cette affaire. Toujours en ce qui
concerne la circulation de monnaie de singe, Laval Sambarkye,
un des suspects arrêtés relativement au braquage
de la Mauritius Commercial Bank (MCB) en février 2005 a
été coffré par l'ADSU.
Selon les recoupements de Week-End, c'est un Postal Executive
de Vacoas, qui a consigné une déposition au Central
CID au sujet de la découverte de cette importante quantité
de fausses coupures. Il devait expliquer qu'il s'était
rendu à un comptoir de la SBM de Port-Louis, sis à
la place d'Armes, afin de négocier un chèque de
Rs 22 175 000 relativement au prochain paiement de la pension
de vieillesse.
Ensuite, il devait procéder à une vérification
des billets de banque reçus en utilisant les équipements
disponibles à la Mauritius Post dans cette optique, notamment
un lecteur de billets doté de rayons ultra-violets. A un
moment donné, une liasse de billets de Rs 500, totalisant
Rs 50 000, devait faire d'éclencher l'appareil. C'est alors
qu'il décida d'avertir les autorités concernées
de cette importante découverte de monnaie de singe.
Des suites de cette déposition, les limiers de la CCID
se sont rendus, dans la soirée de jeudi, dans les locaux
de la Remittance Section de la Mauritius Post Ltd, sis à
la rue Dumas. Aucun indice susceptible de faire avancer l'enquête
ne devait être découvert. Dans les milieux des enquêteurs,
l'on se montrait, en fin de semaine, des plus prudents en ce qu'il
s'agit du déroulement de cette enquête et ce afin
de ne brouiller aucune piste. "Nous ne pouvons rien dire
à ce stade, d'autant plus que l'enquête démarre
à peine. Nous attendons des informations de première
main afin d'y voir plus clair dans cette affaire, qui est loin
d'être simple. Cependant, compte tenu de la quantité
de faux billets dont il est question, il est clair qu'il y a un
réseau de faux monnayeurs qui fonctionne actuellement à
plein régime", a-t-on laissé entendre dans
le giron de l'enquête policière.
De leur côté, la SBM et la poste ont émis
des communiqués respectifs, niant toute responsabilité
dans cette affaire. La SBM affirme qu'il n'y a "aucune preuve
que de telles coupures proviennent de la banque" et insiste
sur les procédures "rigoureuses" destinées
à détecter toute entrée de fausses coupures
dans son circuit interne. La poste, quant à elle, se targue
de l'efficacité de ses équipements, qui ont permis
la détection de ces faux billets.
Dans ces mêmes milieux, alors que les incidents survenus
à Sainte-Croix la semaine dernière, -toujours à
cause d'un faux billet - sont encore frais dans les mémoires,
l'on ne pouvait faire abstraction d'une arrestation effectuée
par la brigade anti-drogue. En effet, cette unité a appréhendé
Laval Sambarkye, un des principaux suspects dans l'affaire du
vol de Rs 51.8 millions de la MCB en 2005, pour une affaire de
faux billets. En effet, sa compagne devait être arrêtée,
dans un premier temps, relativement à des achats qu'elle
aurait réglé avec un spurious bank note de Rs 500.
Des suites d'une fouille effectuée en son domicile, cinq
autres faux billets devaient être découverts. Lors
de son interrogatoire, elle aurait fait comprendre aux enquêteurs
que c'est son concubin, Laval Sambarkye qui était celui
à qui appartenait cette monnaie de singe. Arrêté
à son tour, Sambarkye se serait simplement contenté
de dire qu'il avait "ramassé" ces billets à
Roche-Bois.
Les enquêteurs de la CCID suivent également les développements
dans cette affaire de très près, d'autant que les
dernières affaires relatives à de la fausse monnaie
s'est déroulée dans la banlieue nord de la capitale.
Tourism Authority v/s Pizza Hut de Quatre-Bornes
La juge Rehana Mungly-Gulbul réserve son jugement
La juge Rehana Mungly-Gulbul, qui siège en référée,
a réservé son jugement pour le début de la
semaine prochaine dans l'affaire qui oppose la Tourism Authority
à Pizza Hut de Quatre-Bornes, une franchise que détient
le groupe Happy World. C'est ce qu'elle a annoncé vendredi,
après avoir entendu les arguments des avocats de deux parties,
Me Jacques Panglose pour l'organisme placé sous la responsabilité
du ministère du Tourisme de Xavier-Luc Duval et Me Ivan
Collendavelloo pour Pizza Hut.
C'est par voie d'injonction prononcée par la même
juge siégeant en référé que la Tourism
Authority a obtenu la fermeture, le vendredi 9 mai dernier, de
la succursale de Pizza Hut à Quatre-Bornes sur la route
St-Jean. L'interdiction d'opérer visant cette enseigne
a été prolongée depuis jusqu'à ce
que la juge statue en début de semaine.
Pour Ivan Collendavelloo, l'avocat du groupe Happy Wolrd depuis
des années, la Tourism Authority a une mauvaise lecture
de la loi cadre et ce n'est que lorsqu'un restaurant destiné
à la clientèle touristique que ce permis s'impose.
Or, la branche de Quatre-Bornes, qui détient un permis
d'opérer en bonne et due forme de l'administration municipale
compétente, est, elle, principalement dédiée
aux habitants de la ville et des environs.
Quant à Me Jacques Panglose, il a, lui, soutenu que ce
permis de la Tourism Authority est obligatoire avant que l'opérateur
ne commence ses activités. Il faut savoir, toutefois, pour
la petite histoire, que ce ne sont pas toutes les antennes de
Pizza Hut à travers l'île qui ont un permis de la
TA, même celles qui sont dans des agglomérations
à forte fréquentation de touristes.
La Tourism Authority a obtenu un ordre d'interdiction de la Cour
sur la base du fait que la branche de Pizza Hut de Quatre-Bornes
ne détient pas une licence délivrée par elle
pour opérer. C'est lors d'une visite d'inspection, il y
a quelques semaines que des officiers de la TA ont découvert
que la franchise de pizzas ne disposait pas de licence et c'est
sur cette base qu'elle a entré une action en Cour pour
l'empêcher d'opérer.
Cette action a poussé à l'inactivité plus
d'une vingtaine d'employés et a privé les Quatre-bornais
d'un service qui a bien marché depuis son entrée
en opération le 7 avril dernier.
Procès en Cour suprême
Indira Manrakhan obtient Rs 3 millions en dommages de l'État
L'ex-directrice de la défunte Economic Crime Office (ECO),
Mme Indira Manrakhan, a obtenu des dommages de Rs 3 millions en
Cour suprême des suites de son licenciement. Elle avait
intenté un procès contre l'État, réclamant
des dommages de Rs 24,5 millions.
Mme Manrakhan avait été licenciée de son
poste le 27 décembre 2001, suite à un amendement
Constitionnel. S'estimant lésée, elle avait entré
une action en dommages contre l'Etat, réclamant à
ce dernier des indemnités de Rs 4,8 millions représentant
les salaires et autres allocations qu'elle n'avait pas perçues,
et Rs 20 millions en termes de dommages moraux.
Les deux parties sont tombées d'accord sur le montant et
les termes de l'accord ont été rapportés
au chef juge intérimaire, Keshoe Parsad Matadeen, qui l'a
ratifié.