Acquisitions obligatoires : le bonanza de la SSS Triolet confirmé
On comprend un peu mieux maintenant les raisons pour lesquelles
le ministère du Logement, que dirige Asraf Dulull, a été
réticent jusqu'ici à circuler la liste des acquisitions
obligatoires effectuées depuis septembre 2005 et les montants
payés aux propriétaires. C'est sur l'insistance
de Éric Guimbeau mardi dernier que le ministre a finalement
dû déposer la liste demandée à la bibliothèque
de l'Assemblée nationale. Et elle ne fait que confirmer
que les propriétaires qui ont vendu leur terrain à
l'État pour l'extension de la SSS Triolet ont bénéficié
d'une loterie exceptionnelle. C'est, en effet, un des rares cas
où la somme payée, avec la complicité du
ministère qui n'a pas objecté devant le Board of
Assessment, dépasse plus que largement les recommandations
du Chief Government Valuer. Pour le terrain de la veuve Dhunraz
Ram (née Tulsi), la recommandation était de Rs 680
000, elle a reçu Rs 7 575 810, celui de Mme Jasso Tulsi,
Rs 7 698 486 contre Rs 692 000 comme suggéré par
le CGV et veuve Taleyboodeen Noormamode, Rs 4,217, 156, contre
Rs 380,000.
On relève aussi sur cette liste qu'une famille rouge pur
sang de Triolet, les Deenasing, qui compte un médecin jadis
à la tête de la Mauritius Duty Free Paradise a, elle
aussi, vu sa cagnotte sensiblement augmentée pour la vente
d'un terrain à Triolet pour la construction d'un centre
communautaire. Si le CGV avait recommandé Rs 100 000 la
perche pour les 946 mètres carrés, c'est Rs 3,5
millions plus les intérêts que touchera Daleepsing
Deenasing. Ailleurs, ce sont les sociétés Central
Park, Agriflor et Best Graphics, qui ont vu leur terrains évalués
à prix plus élevés par le Board of Assessment.
Frictions physiques à BB/RH
Le maire Ramalingum Maistry du PMXD et Paul Lemière du
PTr ont eu un vif accrochage vendredi dans le bureau du maire
de Beau-Bassin/Rose-Hill. On parle de tasse de café qui
aurait été renversée sur la veste du conseiller
après une altercation avec le maire qui, à la dernière
réunion trimestrielle du conseil municipal, s'était
pourtant permis de donner des leçons de bonne conduite
à son collègue Nitin Soonarane. Les écuries
d'Augias reviennent, on dirait, à grands galops !
La fille de Jayen Cuttaree quitte le BOI
Lilka Cuttaree-Gujjalu, fille du Deputy Leader du MMM a démissionné
il y a deux semaines du Board of Investment. Interrogée,
celle qui est entrée au BOI en 2004 et qui a été
promue directrice de l'International Business Services, a déclaré
qu'elle part "pour des raisons personnelles". "J'ai
trouvé le secteur public très enrichissant, mais
complexe. Je souhaite passer à autre chose et évoluer
dans un cadre plus autonome. Je garde des relations cordiales
avec la direction du BOI et je pars avec le sentiment d'avoir
contribué à l'essor du BPO", a déclaré
la jeune cadre à Week-End.
Gérard Paya dénonce les représailles
L'annonce de sa démission comme conseiller de la ville
dite de lumière mais aussi du PMXD n'a pas été
de tout repos pour Gérard Paya. Un des conseillers de Xavier
Duval a vite fait de sortir un dossier sur un paiement de Rs 189
000 qui aurait été versé sur son compte par
mégarde alors que cette somme était destinée
à un autre prestataire. Gérard Paya assure avoir
longuement discuté de la question avec le ministre et trouvé
un accord sur les modalités du retour de cette somme au
ministère et il trouve étrange que cette affaire
ait été ébruitée juste après
sa démission.
Appels bloqués
Le Public Procurement Appeal Board est paralysé
pour cause de départ d'un de trois membres qui a dû
se retirer pour ne pas se retrouver dans une situation de conflit
d'intérêt. Et c'est avec le Public Procurement Board
tant réclamé par l'Union Européenne que l'on
était censé révolutionner les marchés
publics. Tu parles d'une efficacité !
Black-out sur Balaclava
Les réponses tardent à venir sur les heureux bénéficiaires
des terres de l'État à Balaclava. Cette opacité
a une explication. Un des heureux bénéficiaires
n'est autre qu'un proche parent d'un conseiller très en
vue du Premier ministre.
On lorgne la Rainbow House
Maintenant que la Rainbow Insurance ne fonctionne plus sur décision
de la Financial Services Commission, certains petits malins se
sont mis en tête de s'approprier le quartier général
qui abritait cet assureur, la Rainbow House, idéalement
située à l'angle des rues Édith Cavell et
Brown Sequard au cur du Port-Louis des affaires. La résistance
s'organise quand même.
Il fait disparaître le chien de son voisin
Ce conseiller de ministre qui devrait exceller dans le social
ne pratique pas ce qu'il prêche. Se disant importuné
la nuit par les aboiements du chien de son voisin, il a menacé
celui-ci des pires représailles et même d'une descente
de la SMF chez lui. Terrorisé, le propriétaire du
chien bruyant a fini par aller déposer son chien chez un
parent.
Siddick Chady part en guerre contre Asraf Dulull
"Mo pa pou quitte li". C'est en substance ce qu'a déclaré
Siddick Chady à des proches concernant Asraf Dulull à
qui il reproche de faire perdre du terrain à l'Alliance
sociale à Plaine Verte. C'est dans cette perspective qu'il
était descendu dans la circonscription pour mobiliser les
troupes rouges à la veille du 1 er mai. Le président
de la Mauritius Ports Authority a ouvertement critiqué
une nouvelle fois le ministre du Logement à qui il a attribué
le non-relogement des habitants des Dockers Flats, site qui est
en train d'être rasé pour faire de la place aux installations
portuaires.
La question qui fait bouger
C'est sans aucun doute la question du député indépendant
Sekar Naidu inscrite à l'agenda des travaux parlementaires
de mardi prochain ainsi libellée "whether, in regard
to the Rs 100 million earmarked for the Sale by Levy Solidarity
Fund, he will state how much has been disbursed as at date, indicating
the details", et adressée au Premier ministre
qui a précipité les choses. La question soumise
dès mardi a donné tout le loisir aux services du
bureau du Premier ministre pour organiser la remise très
médiatisée de chèques de Rs 500 000 à
16 familles vendredi. C'est, en somme, la question qui a fait
bouger
Cela aurait pu se passer dans un feuilleton télévisé
de série B.
Pour vérifier s'ils sont bien sur la liste des promotions
qui seront bientôt annoncées, deux employés
de la MBC ont décidé... d'aller consulter la liste.
Pour ce faire, ils ont tout simplement forcé la porte et
le bureau du directeur adjoint. On ne sait si ces employés
capables de beaucoup faire pour satisfaire leur curiosité
ont réussi à mettre la main sur la fameuse liste.
Ce que l'on sait, par contre, c'est que leur intrusion dans le
bureau du directeur général adjoint a été
enregistrée par les multiples caméras de surveillance
installées dans les couloirs de la MBC. Le plus curieux,
c'est que cet incident survenu le 1er mai n'a pas fait l'objet
d'une déclaration à la police et que la direction
de la MBC n'a pas encore jugé bon de demander des explications
à ces employés "forceurs" de bureaux.
On chuchote dans les couloirs que les deux employés n'ont
pas été interrogés parce que le premier,
qui travaille dans la production est un proche du directeur général,
et le deuxième - un cameramen-chauffeur - est un parent
d'une éminence grise du bureau du Premier ministre, spécialiste
des montages des meetings du 1er Mai.
Interrogé par la presse hier sur les relations MSM/MMM
Paul Bérenger : "Il y a toujours un souhait que
nous allions ensemble aux prochaines élections"
C'est en réponse à des questions de la presse que
le leader de l'opposition et du MMM est venu avec des clarifications,
hier, sur les relations de son parti avec le MSM. Paul Bérenger
a ainsi dit "qu'il y avait et qu'il y a toujours un souhait
pour que les deux partis aillent ensemble aux prochaines élections
générales". Il a même ajouté
qu'il n'a "aucun problème pour discuter si la possibilité
existe maintenant" et a, toutefois, repoussé "toute
spéculation par presse interposée".
A une première question sur l'existence d'un "pacte
de non-agression" entre le MSM et le MMM, le leader du MMM
a déclaré que "dépi six mois, nou
pas dir enn mot lors MSM ni dans conférence de presse ni
dans meeting." "Pacte là bizin guette koté
MSM et Pravind Jugnauth qui systématiquement atak moi ek
MMM. Si li fine areté, tant mieux !. Nou pa lé trompe
nou de cible et cible-là c'est l'alliance sociale lor lekel
nou concentré nou banne tir".
Quant à sa réaction au fait que le leader du MSM
ait récemment déclaré que le poste de Premier
ministre n'était plus prioritaire pour lui, Paul Bérenger
a dit "qu'il n'est pas sérieux" et que c'est
son insistance pour être Premier ministre pendant 5 ans,
qui a "bloqué tout rapprochement". C'est alors
qu'il a ajouté que "ti éna et encore éna
enn souhait ki nou alle ensemble aux prochaines élections".
Y a-t-il eu des pourparlers récents à ce sujet ?
A cette question, le leader du MMM a répondu qu'il y a
trois mois de cela, des dirigeants de son parti avaient rencontré
le leader du MSM qui leur avait indiqué qu'il restait sur
sa position quant au poste de Premier ministre. Cela ne fait pas
sérieux du tout !
"Pensez-vous que le MSM est revenu à de "bons
sentiments ? Bon ou mauvais, fodé pa fer spéculations
mais nou pa comment Fuel ek Belle Vue et nou pa amne discussions
par presse interposée. Si possibilité existe maintenant,
no problem pou discuté. Mais jusqu'à présent
péna oken indication ki condition-là existe",
a déclaré Paul Bérenger.
Répondant à d'autres questions sur Sekar Naidu notamment,
le leader du MMM a parlé de "bougre bien droit et
de principe" alors qu'au sujet de Madan Dulloo, il a indiqué
que le bureau politique de son parti a entamé une discussion
sur les relations que le MMM souhaite entretenir avec l'ancien
ministre des Affaires Étrangères et qu'elle va se
poursuivre.
Libéralisation de l'importation du riz de ration :
quid du prix et des subsides
Le leader de l'opposition et du MMM avait, auparavant, évoqué
plusieurs sujets dont les difficultés pour s'approvisionner
en riz. Ce dossier est tellement "fondamental, sérieux
et important" qu'il ne faudrait pas le laisser entre les
mains de Rajesh Jeetah et de la STC qui ont, ces derniers temps,
"étalé leur incompétence et leur
amateurisme en général et surtout sur la farine".
Il a d'ailleurs, rappelé, à l'heure des questions,
qu'il y avait eu un premier appel d'offres pour le riz de ration
l'année dernière par la STC, que le fournisseur
avait disparu et un deuxième qui s'est aussi retiré
sans que le "performance bond" ne soit saisi.
Paul Bérenger a aussi réitéré son
appel pour que le Premier ministre s'adresse directement et sans
plus tarder à son homologue indien pour que Maurice puisse
bénéficier d'un traitement préférentiel
et obtienne, au nom de nos relations privilégiées
et spéciales, du riz de l'Inde au même titre que
Madagascar, le Sénégal et Sierra Leone. Il a aussi
demandé à Navin Ramgoolam de se tourner aussi vers
le président et le Premier ministre du Pakistan.
A une question indiquant que Maurice avait déjà
obtenu une dérogation pour l'importation de 10,000 tonnes
de riz de l'nde, Paul Bérenger a dit ne détenir
aucune information dans ce sens et que si cela est vrai, le Premier
ministre devrait faire une déclaration à cet effet
à l'Assemblée Nationale, dès mardi prochain.
Commentant la toute dernière décision du conseil
des ministres de libéraliser l'importation du riz de ration,
il a déploré qu'il n'y ait eu aucun éclaircissement
fourni sur ce qui adviendra du prix et des subsides que la STC
applique sur ce produit. "Bizin banne éclaircissements,
lor enn question aussi fondamental ki du riz, fodé pa badiné"
a observé le leader du MMM.
Quant à la réforme électorale et le sort
du Best Loser System, il a dit espérer que le Premier ministre
tienne parole et que les discussions commencent, comme il l'a
lui même annoncé, "soon after the 1 st of May".
Il a répété avoir sollicité un
rendez-vous avec le Premier ministre pour en discuter mais aussi
pour évoquer l'autre exercice délicat qu'est la
révision, attendue l'année prochaine, des délimitations
des circonscriptions.
Ces deux questions coïncident et il faut les "handle
with care", a-t-il dit ajoutant que ce sont deux choses
qui sont au coeur de la démocratie. "Il faut prendre
grand soin de ces questions et venir avec des propositions qui
aillent dans le sens de l'unité nationale et de l'avancement
des femmes". Il a aussi dit avoir aussi sollicité
une rencontre séparée avec Rama Sithanen pour parler
de réforme électorale.
La dépréciation bouffera le PRB et la compensation
salariale
Il est trop tôt pour dire si les événements
ne donnent pas raison au MMM lorsqu'il a prévenu avant
le 1er mai qu'après avoir laissé apprécier
la roupie, celle-ci n'amorce ensuite une courbe descendante. Mais
c'est exactement ce qui est arrivé, s'est indigné
le leader de l'opposition. Si cette dépréciation
continue, le gouvernement donnera le PRB et la compensation salariale
d'une main et les reprendra de l'autre. Il a adressé une
mise en garde au gouvernement à cet effet.
Interrogé sur ceux qui seraient responsables de ce mouvement
de yoyo orchestré de la roupie, Paul Bérenger a
dit que le ministre des Finances et le Gouverneur de la Banque
de Maurice tirent chacun de son côté et que ce sont
les consommateurs qui font les frais de cette politique monétaire
en dents de scie avec une roupie qui s'est appréciée
alors que le taux d'inflation avoisinant les 9% reste élevé.
Et de rappeler qu'à travers le monde les banques centrales
relèvent le taux directeur pou maîtriser l'inflation.
Ici, on déprécie au détriment du PRB et de
la compensation salariale.
Le leader de l'opposition et du MMM s'est, par ailleurs, déclaré
"attristé" que le jour même où le
Parlement était censé voter des lois plus transparentes,
le ministre des Finances ait refusé de répondre
à sa PNQ sur les chiffres des dépenses et de revenus
pour l'exercice 2007/2008 et a dit espérer que le prochain
budget ne sera pas marqué par le même manque de transparence
quant aux chiffres pour l'année financière en cours.
Un arbitre pour Belle Vue et FUEL
Dénonciation aussi du nominé politique à
la tête de la Central Water Authority pour la reprise des
coupures d'eau aux Plaines Wilhems, à Rivière Noire
et dans l'est après les fortes pluies récentes,
une situation que le leader de l'opposition jugé inacceptable.
Mauvais pour l'image du pays mais surtout pour l'industrie sucrière
vis-à-vis de l'Union Européenne cette querelle entre
FUEL et Belle Vue autour de la fermeture de Mon Loisir, a aussi
commenté Paul Bérenger qui a souligné que
cela intervient au moment où l'industrie sucrière,
ici même mais dans le monde, passe par une période
de transition difficile. C'est la même chose pour les salariés
concernés par ce problème de fermeture, a-t-il aussi
observé.
Il faut que cela cesse, a déclaré le leader de l'opposition
et du MMM avant de suggérer que les deux parties se mettent
d'accord pour désigner un arbitre compétent et intègre
et qu'elles s'engagent à respecter son arbitrage.
Un dernier mot sur l'actualité internationale pour rappeler
que le MMM a été le premier parti à appeler
les parties impliquées dans la crise du Tibet à
faire preuve de raison et à entamer un dialogue entre la
Chine et le Dalaï Lama. Il a annoncé que le MMM ne
participera pas à la manifestation d'Amnesty International
samedi prochain devant l'ambassade de Chine parce que son parti
n'est pas d'accord pour mélanger le problème du
Tibet avec la situation des droits de l'homme en général
en Chine, cela n'aidant pas les choses mais aussi parce que le
dialogue a été amorcé entre les deux parties.
Il a maintenu que la Chine peut faire au Tibet ce qui a été
réussi avec éclat en termes d'autonomie et de respect
de droits de l'homme à Hong Kong, mais aussi à Macao.
Quant à la Birmanie, Paul Bérenger a dit que la
dictature militaire impose une double sanctions à la population,
celle de n'avoir pas fait ce qu'il fallait avant le passage du
cyclone et, ensuite, de ne pas permettre que l'aide internationale
arrive librement sur son territoire.
A l'Assemblée nationale, mardi dernier
Une séance consacrée aux considérations
budgétaires
Budget. Ce mot est revenu du début à la fin lors
de la séance de l'Assemblée nationale de mardi dernier.
La Private Notice Question du leader de l'opposition qui visait
à obtenir quelques chiffres macro-économiques s'est
heurtée à un refus du ministre des Finances qui
lui a demandé de patienter jusqu'au prochain budget pour
en connaître tous les détails. Ce qui est néanmoins
apparu de manière assez nette durant les échanges,
c'est que le taux de croissance pour 2009 sera bien inférieur
à ce qui a été enregistré jusqu'ici,
l'Organisation Mondiale du Commerce prévoyant même
un modeste 4%. Du budget, il en a aussi été question
lors de l'examen du Finance and Audit Act, qui revoit le mode
de présentation du budget et du Public Debt Management
Bill.
Calme plat avant la séance, la séance référence
aux rassemblements du 1 er mai venant de Paul Bérenger
qui a fait référence à un problème
de "la guerre chaise" à Vacoas. Comme personne
ne réagissait sur les bancs de la majorité, il enverra
une autre pique : "Koumsa zot ine faible!". On aura
aussi remarqué, qu'à son arrivée dans l'hémicycle,
le chef de file du MSM, Nando Bodha s'est dirigé vers le
leader de l'opposition, assis seul sur les travées du MMM
pour une chaude poignée de mains.
C'est, comme d'habitude, sur "l'héritage" que
Rama Sithanen a entamé sa réponse à la PNQ
du leader de l'opposition avant d'en venir à ce qu'ils
avait demandé, à savoir que les estimations de croissance
ont été ainsi calculées: le Bureau Central
des Statistiques, 6% pour 2008 et 5,5% en 2009 alors que le FMI
a prévu 7% pour 2008 et la MCB 5,9%. Pour justifier son
refus de répondre de manière détaillée
aux questions posées par Paul Bérenger sur le budget
alloué aux services sociaux, le ministre a dit que cela
ne s'est jamais fait à quatre semaines de la présentation
d'un budget. Une attitude déplorée par le leader
de l'opposition qui y a vu une contradiction avec les textes sur
le budget censés favoriser la transparence. Mais petit
à petit, le ministre finira par donner quelques indications
à l'effet que le déficit budgétaire sera
dans les limites fixées, que les budgets de l'Éducation,
de la Santé, des Administrations régionales et de
la Sécurité sociale seront en hausse et que même
au plan du budget de développement et après qu'il
a révélé, il y a quelques semaines que seules
Rs 3 milliards sur les Rs 10 milliards prévues, on s'approchera
des prévisions faites. Ce qui a suscité les commentaire
suivants : "All the figures are coming out goutte à
goutte, I find that very shameful!".
Quant aux prévisions de croissance pour 2009 qui varient
d'une agence à l'autre, Rama Sithanen a semblé prêter
plus de foi à celle faite par le BCS et qui la chiffre
à 5,5%. Paul Bérenger est alors revenu sur les chiffres
de 2008 et des observations du BCS publiées en janvier
même de cette année indiquant que la croissance dans
la construction, dopée par les IRS, tombera de 15% en 2007
à seulement 3% en 2008, dans le tourisme, de 13% à
8%, dans le textile, de 10% à 5%.
Le ministre a dit que les chiffres seront un peu meilleurs que
ceux présentés par le BCS mais que c'est un fait
que l'on ne peut répéter, année après
année, les mêmes taux élevés dans tous
les secteurs.
Un total de 5 342 accusés de délits de drogue
libérés sous caution depuis juillet 2005
Quelques chiffres intéressants fournis lors de la tranche
consacrée aux questions pour le Premier ministre. Ainsi,
en réponse à une question de Mahen Jhugroo, le Dr
Navin Ramgoolam a indiqué qu'il y a eu 81 cas de troubles
sociaux, 13 de rassemblements illégaux, 67 manifestations
et 1 d'obstruction dans la périphérie des postes
de classe A, lesquels sont, eux, au nombre de 15.
Quant à la question de Rajesh Bhagwan sur le nombre de
prévenus pour des délits de drogue, rémis
en liberté sous caution depuis juillet 2005, le Premier
ministre a répondu qu'ils sont au nombre de 5,342, qualifié
de chiffre effarant par le leader de l'opposition. Le chef du
gouvernement en a profité pour dire que toute la législation
concernant la remise en liberté sous caution est à
l'étude par la Law Review Commission. Le député
du MMM est également revenu sur les ingérences ministérielles
pour faire libérer des prévenus et a même
promis d'y apporter la preuve.
S'agissant de la question de Nando Bodha sur le Commissaire de
police, Ramanooj Gopalsing, Navin Ramgoolam a révélé
qu'il avait pris un congé le 12 février et qu'il
a dû suivre un traitement en Inde, qu'il a prolongé
son congé avant de demander 75 jours supplémentaires
le 18 mars dernier, ce qui fait que son congé se termine
le 31 mai prochain.
A noter que lors de la tranche des questions aux ministres, Sheila
Bappoo a confirmé, en réponse à une question
de Ajay Gunness que la manchote qui bénéficiait
d'une pension d'invalide depuis 82 alors qu'elle avait 15 ans
s'en est vue privée en mars dernier après que le
panel médical l'ait trouvé handicapée à
seulement à 42.5% au lieu de 60%. La ministre a aussi attaqué
la médiatisation de cette affaire qu'elle a assimilée
à de la "stigmatisation".
A relever aussi la parade du ministre suppléant de l'Éducation,
James Burty David qui a, plus d'une fois, dit s'en tenir au communiqué
émis par la PSSA sur la grève projetée des
enseignants du privé malgré l'insistance de Ajay
Gunness pour connaître les raisons de la mention des activités
politiques du président de l'UPSEE.
L'Assemblée nationale a, par ailleurs, approuvé,
l'adoption du Finance and Audit (Amendment) Bill et du Public
Debt Management Bill, tous deux inscrits au nom du vice-Premier
ministre et ministre des Finances, le premier qui a supprimé
les budgets annuels pour des exercices sur trois ans et le second
qui vise à maîtriser l'endettement en fixant le montant
total des dettes à 60% du Produit Intérieur Brut
et à 50% en 2013.
Le leader de l'opposition a dit bien accueillir ce développement
qui intervient après que l'ancien ministre des Finances
Pravind Juganuth l'a annoncé dans son discours du budget
de 2004. Il a cité des documents confidentiels du FMI pour
prêcher la prudence et insister sur la transparence. Également
suggérés la formation des fonctionnaires qui auront
la responsabilité de la mise en uvre adéquate
de ces changements faute de quoi ils seront sanctionnés
et des amendements à la Constitution puisque certaines
de ses provisions relatives au Contingencies Fund et au Capital
Fund sont supprimées.
Se sont ensuite succédé à la tribune pour
commenter ces deux textes, le ministre du Travail, Vasant Bunwaree,
les députés, le Dr Mungur, Leela Devi Dookun-Luchoomun,
avant le résumé des débats par Rama Sithanen.
Mardi prochain
Gros plan sur la MBC
Ce sera un gros plan rapproché sur la MBC au Question Time
mardi prochain, le Premier devant répondre à quatre
questions concernant la station de la rue Pasteur. Mahen Jhugroo
ouvre le bal avec trois questions sur l'acquisition d'équipements,
sur le conseil d'administration tenu le 25 avril et qui s'est
penché sur l'exercice de promotion et sur l'achat de films
indiens alors que Rajesh Bhagwan demande à Navin Ramgoolam
s'il nommera un consultant indépendant pour se pencher
sur la performance de la MBC. Le même député
a aussi une question sur le conseiller du ministre Asraf Dulull
accusé de complot.
Les autres questions pour le Premier ministre sont la liste des
conseillers et leurs conditions de service, les salariés
du public qui touchent entre Rs 100,000 et Rs 150,000 et la National
Crime Intelligence Unit (Sam Lauthan), le financement des partis
politiques (Eric Guimbeau), les cas sur Rodrigues soumis à
l'ICAC (Robert Spéville), les Rs 100 millions budgétées
pour les victimes de la vente à la barre et les personnes
qui ont plus de 60 ans qui sont toujours employées dans
le public, la mutation d'un haut cadre de la police (Ajay Gunness),
le sort du conseiller légal de l'ICAC (Jean-Claude Barbier),
les cadavres non identifiés, le Zimbabwe et les saisies
de drogue depuis avril 2007 (Nando Bodha) et la SADC National
Committee (le Dr Mungur).
Quant aux autres questions, on notera celle de Alan Ganoo sur
le récent jugement qui a déclaré illégal
le fait que la police puisse suspendre le permis de conduire d'un
automobiliste. Maya Hanoomanjee revient avec sa question relative
aux dons reçus qui ont été à la base
de la distribution de bons d'achat après les pluies torrentielles,
sur les entrepreneurs locaux intéressés à
investir à Madagascar et au Mozambique et sur la situation
des petits planteurs.
Sam Lauthan s'intéresse à ceux qui ont supprimé
leur pension depuis juillet 2005 et Yatin Varma a, lui, une interpellation
sur les fuites à la CWA et Eric Guimbeau à un accident
mortel survenu à la fonderie Samlo mais aussi à
l'incident durant lequel un passager d'Air Mauritius a été
mordu par un rat et au Freedom of Information Bill.
Deux questions de Rajesh Bhagwan pour Xavier Duval, l'une sur
les postes vacants de président et de directeur de Airports
of Mauritius Ltd et sur la productivité dans le port. Le
député de Rodrigues Robert Spéville veut
obtenir des facilités pour les veuves des anciens combattants,
le montant du budget de développement dépensé
à Rodrigues et sur les difficultés pour se procurer
du gaz dans l'île. Un sujet qui également est source
de préoccupation pour le député Christian
Léopold.
Ajay Gunness cible le "rebranding" de MT et la Financial
Service Commission et son directeur Milan Meetarban tandis que
son collègue Jayen Cuttaree veut savoir du ministre Gowressoo
le montant dépensé pour les centres culturels, Mandela,
Mauricien, Islamique, Télégou, Marathi et Tamoul.
Jean Claude Barbier recherchera des détails sur l'affectation
d'un officier au bureau du BOI à New Delhi et sur les recrutements
effectués à Airports of Mauritius.
Les autres questions d'intérêt général
portent sur les tarifs de téléphone, l'économie
d'énergie et une augmentation de l'allocation pour le coulage
de dalle.
L'Assemblée nationale sera aussi appelée à
approuver une motion pour demander un Standing Orders Committee
de se pencher sur les amendements qui son devenus nécessaires
après le vote de deux textes qui modifient le calendrier
de la présentation du budget.
Paris sur le football à l'étranger
Booksystem du tandem Ah LeeSeng-Farouk Joomun obtient une licence
Une compagnie, Booksystem, avec pour directeurs Ah Lee Seng et
Farook Joomun, qui obtient une lettre d'intention du Gaming Regulatroy
Authority pour organiser des paris sur le football à l'étranger.
Rien de bien particulier, si ce n'est que ces deux bookmakers
sont en liberté sous caution depuis juillet 2006 après
avoir été interpellés par la brigade des
jeux pour paris illégaux allégués.
C'est le député du MSM Joe Lesjongard qui a révélé
le pot aux roses à l'assemblée nationale mardi dernier.
Rama Sithanen avait annoncé que la Gambling Regulatory
Authority, que préside le travailliste Hiren Jankee, a
reçu 37 demandes pour organiser des paris sur les rencontres
de foot à l'étranger, que 32 ont satisfait les conditions
exigées et qu'il y a eu finalement 10 lettres d'intention
délivrées. Ces compagnies sont Automatic System
Ltd, Global Sports Ltd, Play on Line Ltd, Steevenhills Ltd, Peerless
Ltd, Booksystem Ltd, Silver Sports Ltd, Bosco Ltd, Value Plus
Ltd et Empowering People Ltd.
Le député a alors évoqué le cas de
deux de ces compagnies, Booksystem Ltd et Empowering People Ltd.
Il a alors souligné que Booksystem a pour actionnaires
les bookmakers Ah Lee Seng et Farouk Joomun, ceux-là même
qui, en 2006, avaient été impliqués dans
l'affaire des paris illégaux. À cela, le ministre
des Finances, Rama Sithanen, n'a rien trouvé de mieux à
répondre que les personnes concernées n'ont pas
été condamnées par la cour.
La compagnie Booksystem a été incorporée
le 16 décembre 1999. Ses principaux directeurs sont les
bookmakers Izam Joomun, Chan Kane Line Sou Chiong, Mme Hee Lan
Chan How, Lee Wai Chung Lee Lip Cheong et les commerçants
Alain Ah Choon et Ruben Ra Gopalea. Les actionnaires de la compagnie
sont Ah Lee Seng, les héritiers de André Chan How,
Raffiq Damoo, Hemanjini Ellapen, Ajmal Damhmad Goomany - également
impliqué dans l'affaire des paris illégaux - Farook
Joomun, Sultan Kamal Joomun, Lam Kee Kwong Lam Thuon Mine, Michel
Lee Shim, Soopamah Papaya Naidoo, Chettiar Gopaulsamy, Haroon
Owarish et D. et V. Vythelingum.
L'affaire des paris illégaux avait défrayé
la chronique en 2006 avec la saisie chez le bookmaker Ah Lee seng
d'une somme de Rs 1,2 million. L'enquête menée par
la brigade des jeux, alors dirigée par l'inspecteur Hector
Tuyau, s'était intéressée de près
aux disques durs des bookmakers incriminés de même
que les pseudonymes comme Cheribinny, Rama, Sousou, Ah Fat, Asraff
derrière lesquels se cachaient de notables parieurs illégaux.
On sait qu'en dépit des engagements pris au Parlement par
le Premier ministre à l'effet que l'enquête ne changera
pas de mains, elle a été subséquemment retirée
de Hector Tuyau pour être passée à Prem Raddhoa.
Jusqu'à maintenant, on ne sait pas si les démarches
de l'enquêteur initial pour décoder les disques durs
de l'ordinateur des bookmakers incriminés et l'examen de
la liste des appels qui leur ont été passés
ont abouti.
Autre compagnie bénéficiaire d'une lettre d'intention
pour organiser des paris sur le football à l'étranger
qui s'est retrouvée dans la ligne de mire de Joe Lesjongard,
Empowering People Ltd. Cette compagnie fondée le 12 mai
2006 pour l'avancement des femmes par Sandhya Boygah, l'ancienne
vice-présidente du conseil de district du nord qui, à
la dernière minute, avait été évincée
du poste suprême au profit de Nitin Seethiah, a changé
de mains le 31 janvier dernier.
Elle a transféré ses actions à Rishi Kundun
Gunputh et Rajendra Yellapah Chetty, deux personnes connues pour
être proches de Navin Ramgoolam. Joe Lesjongard a, d'ailleurs,
posé la question de savoir si ce monsieur Chetty n'est
pas un conseiller au bureau du Premier ministre. Ce changement
d'actionnaires soulève également de nombreuses interrogations
auxquelles le ministre des Finances a été incapable
de répondre.
Entre "empowering people" et les femmes en particulier
et l'activité de "zougader" que constitue l'organisation
de paris, il y a quand même une grosse nuance. Mais la loi,
elle, ne fait pas dans la nuance. Le Gambling Regulatory Authority
Act ne stipule-t-il pas à la section 93 (b) que "no
licence shall be issued, unless the person, or in the case of
a company, any director, manager or officer of that company, is
a fit and proper person" ? Ceux qui sont sous caution sont-ils
"fit and proper" pour opérer un business parallèle
à celui pour lequel ils ont été interpellés
? That's the question
Deux ans après
L'Adviser d'Asraf Dulull se fait rattraper par la MCIT
L'Adviser du ministre du Logement et des Terres, Asraf
Dulull, Aktar Hussain Ramchurn, a été inculpé
provisoirement pour le délit de Conspiracy dans
une affaire de faux certificat médical au nom de son frère
Naushad Ramchurn. Ce dernier avait fait présenter au magistrat
siégeant en Cour intermédiaire ce faux certificat
médical en juillet 2006 pour éviter se faire appréhender
par la Major Crime Investigation Team suite au braquage
d'une bijouterie à la rue La-Corderie, à Port-Louis,
en août 2005.
Dans un premier temps, le conseiller du ministre Dulull devait
être entendu à la MCIT dans cette affaire portant
également sur des connexions avec les activités
criminelles avec l'Escadron de la Mort. Pendant deux ans, il n'a
été nullement inquiété jusqu'à
son inculpation provisoire devant le magistrat siégeant
au tribunal de deuxième instance de Port-Louis, lundi dernier.
Il a été remis en liberté provisoire contre
le paiement d'une caution.
Aktar Ramchurn avait été impliqué dans cette
affaire par un dénommé Adam Edoo. Ce dernier avait
affirmé à la MCIT qu'il s'était rendu au
cabinet du Dr Ibne Mansoor pour obtenir le faux certificat médical.
Il avait déclaré que cette demande avait été
faite par Aktar Ramchurn. Mais avec les développements
en début de semaine, ce suspect se serait rétracté.
En effet, il aurait écrit en date du 29 avril 2008 au commissaire
de police avec copie à l'Attorney General, Rama
Valayden, pour soutenir qu'il était l'auteur de fausses
allégations contre Aktar Ramchurn et que celui-ci n'avait
rien à faire. Malgré cette démarche pour
disculper l'Adviser du ministre Dulull, la MCIT devait
l'inculper provisoirement le 5 mai.
Sale by levy
Les victimes commencent à recevoir l'aide promise
Le gouvernement a ainsi commencé à honorer une promesse
qu'il avait été amenée à faire à
ces familles après que celles-ci, sous la férule
de Harish Boodhoo et M. Salim Muthy, ont mené un rude combat
pour sortir de leurs misères. Ce combat avait culminé
sur une des grèves de la faim parmi les plus rudes qu'a
connues le pays entamée principalement par de vieilles
personnes dont de nombreux malades, en janvier de l'année
dernière.
Dans le sillage de sa promesse, le Premier ministre avait, rappelons-le,
convoqué exceptionnellement l'Assemblée nationale,
le 23 janvier 2007, pour faire adopter le Borrrowers Protection
Bill afin d'accorder plus de protections à des emprunteurs
contre des banques, des hommes de loi et des prêteurs sur
gages aux pratiques abusives. Par la suite, en se rendant compte
que la nouvelle loi ne pouvait, de manière rétroactive,
éviter la saisie des biens mises en hypothèses par
des emprunteurs - dont les grévistes de la faim eux-mêmes
- le gouvernement avait décidé de consacrer une
somme de 100 millions de roupies dans le budget national (2007/2008)
en guise de solidarité afin de permettre aux familles les
plus démunies de retrouver un toit.
Après le vote de cette somme, un High Powered Committee
avait été mis sur pied pour recenser les familles
nécessitant de l'aide et pour définir les critères
à respecter pour l'obtenir. Il fut découvert que,
finalement, au lieu de 112 familles qui s'étaient plaintes
d'avoir perdu leurs biens au 31 janvier 2006, il y en avait, en
fait, 164 ! Après une étude d'un premier groupe
de 40 familles, l'État a identifié seize cas de
familles les plus méritantes qui nécessitent une
assistance. Recevant les chefs de ces familles à son bureau,
vendredi dernier, le Premier ministre a fait état d'un
exercice d'identification bien compliqué et de difficultés
de ne pouvoir appliquer le Borrowers Protection Bill pour
des raisons d'ordre constitutionnel. En passant, le Premier ministre
à adressé une pique à son prédécesseur,
Paul Bérenger, lequel, selon lui, "s'était
contenté d'instituer la commission Victor Glover après
le combat mené par Harish Boodhoo et Salim Muthy pou ensuite
pa koner kifer li pas fine fer nanyé pou bann fami victime".
Renchérissant, le ministre des Finances, M. Sithanen,
a, lui, a déclaré comprendre pourquoi l'ancien gouvernement
n'avait rien fait . "Sa l'exercice là ti byen kompliké
e difisil", a déclaré M. Sithanen tout
en demandant à la population "de juger un gouvernement
à résoudre des problèmes humains". Selon
le ministre des Finances, l'effort du gouvernement sera considérable,
soit entre Rs 150 000 et RS 500 000 (au maximum) . De son côté,
le ministre de la Justice a promis que le gouvernement accordera
bientôt une assistance légale aux familles se trouvant
sous une menace de saisie de leurs biens et qu'il s'occupera également
des cas de prescriptions de terres douteuses.
Bien qu'il ait été le principal animateur du mouvement
contre la Sale by levy, Harish Boodhoo ne met pas les pieds à
l'Hôtel du gouvernement, même pour savourer son triomphe.
Il a laissé à M. Salim Muthy le soin de remercier
le gouvernement. Celui-ci a exprimé "sa reconnaissance"
en soutenant que "le Premier ministre a eu une capacité
d'écoute remarquable des victimes et que l'effort du gouvernement
restera gravé à jamais dans l'Histoire du pays".
Il convient , toutefois, de faire remarquer que Harish Boodhoo
et Salim Muthy ne voulaient pas que le gouvernement remette de
l'argent aux victimes, mais qu'il entreprenne lui-même plutôt
la construction de maisons afin de prévenir tout détournement
des objectifs de l'aide de l'État. Cette proposition n'a
pas été retenue, le gouvernement faisant , sans
doute, confiance au sens de responsabilité des bénéficiaires
de cette aide.