m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 11 mai 2008



  Portrait— Mike Lebrasse - De Bain-des-Dames au Moulin Rouge
  Concert guitare - Thibault Cauvin: Prouesse instrumentale
  Le 24 mai à 19h30 à la Citadelle - Christophe Willem : J-13 avant le concert
  Au centre Swami Vivekananda - Le doux Zuccherro en concert le 31 mai
  Concert - Amel Bent à la Citadelle le 7 juin
  ARTExpo - Françoise Vrot: La lumière, le vécu, le senti
  Théâtre de lycéens - L'amour aveugle, l'amour fou, l'amour qui doute...
  Expo de sculptures au Caudan - Immedia organise son Fine Nine
  Rodrigues - Un réservoir peu visible…
  Dance Fever 2008 - 19 prétendants pour la finale
  Littérature en langue hindi - Abhimanyu Unnuth, le fondateur
  E.T. Éditions
  Mysore : City of Palaces
  Institut de beauté—Espace beauté - 15 ans au service de la beauté
  Coolzone - Petit penchant pour les couleurs vives
  Prothèse inédite pour un dauphin miraculé - Winter, femelle de deux ans qui a perdu sa nageoire caudale dans un accident, vit aujourd'hui avec une prothèse de silicone et plastique.
  A l'affiche - Bhootnath


Portrait- Mike Lebrasse

De Bain-des-Dames au Moulin Rouge

Mike Lebrasse, 27 ans, est sans doute le premier danseur mauricien engagé dans la troupe du Moulin Rouge, l'un des plus célèbres cabarets du monde. Voici le portrait de cet habitant de Bain-des-Dames qui a commencé une prometteuse carrière de chorus boy

en France.

C'est tout à fait par hasard que Michael Lebrasse découvre le monde de la danse. En effet, rien ne prédestinait ce fils de pêcheur, né et élevé à Bain-des-Dames, à devenir danseur. Il avait, après ses études secondaires, commencé à travailler dans le tourisme quand, un soir, en 1996, un copain danseur l'invite à aller assister à un spectacle au Coco Beach. C'est une révélation : "J'ai découvert que le monde de la danse et du cabaret étaient fait pour moi, que j'aimais le rythme, les plumes et les paillettes." Après le spectacle, il est présenté à Erwin Van Der Wouw, chorégraphe et danseur hollandais, responsable des spectacles du Coco Beach, qui lui propose de passer une audition pour entrer dans la troupe. "J'ai tout de suite vu qu'il avait le potentiel pour devenir un bon danseur : un corps musclé et un beau visage", raconte le chorégraphe. "Au fil des séances de travail, j'ai découvert que Michael avait également une grande capacité physique, un sens du rythme et ne demandait qu'à apprendre", ajoute-t-il. Quand Michael annonce à ses parents qu'il abandonne le tourisme pour entrer dans la troupe du Coco Beach, ce n'est pas une explosion de joie qui accueille cette nouvelle. "Je viens d'un milieu plus que modeste, celui des pêcheurs de Bain-des-Dames, et mes parents ont fait d'immenses sacrifices pour permettre à leurs enfants de faire des études secondaires. Pour eux, la danse n'était pas un métier sérieux, tout au plus une distraction. Ils n'étaient pas enchantés de mon choix, mais au fur et à mesure, en venant voir les spectacles, ils ont changé d'opinion." Son engagement dans la troupe suscite également quelques grincements de dents du côté des coulisses de l'hôtel. "Pour mon premier spectacle au Coco Beach, les gens, surtout ceux qui dansaient, se demandaient d'où je sortais, comment je pouvais oser me dire danseur alors que je n'étais jamais monté sur une scène. Ces critiques, que je n'ai jamais oubliées, ont été un moteur et m'ont donné envie de leur montrer de quoi j'étais capable, d'apprendre, de m'améliorer." De ses débuts, Michael a appris la chose suivante qui vaut pour tous ceux qui souhaitent faire de la danse leur métier : "Ne jamais baisser les bras, apprendre tout ce que l'on donne, ne pas avoir honte de demander, de dire qu'on n'a pas bien compris et surtout travailler jusqu'à ce que le pas ou le mouvement soient parfaits." Non seulement Michael va s'améliorer, mais sous la direction d'Erwin Van Der Wouw, il va devenir rapidement un des principaux danseurs de la troupe tout en s'intéressant à la création et à la fabrication des costumes de scène. Après plusieurs mois passés au Coco Beach, Michael décide de créer son propre groupe The Rockstock Dancers, qui se produit dans les principaux hôtels du pays. "C'était bien, je gagnais bien ma vie, je faisais ce que j'aimais, mais j'avais envie d'aller plus loin dans le domaine de la danse et ce n'était pas possible à Maurice." Après avoir beaucoup réfléchi, il décide d'aller tenter sa chance en Europe avec Erwin qui avait lui aussi pris la décision de quitter Maurice.

"Entrer dans la troupe du Moulin Rouge, c'est un pas important dans la vie d'un danseur. C'est pour moi une consécration."

La décision d'aller voir si ailleurs l'herbe est meilleure va s'avérer la bonne pour Michael qui décide de s'appeler Mike. Il est tout de suite accepté dans la troupe du Royal Palace de Strasbourg, un des grands lieux du cabaret français. "Il a été accepté, explique Erwin, non seulement parce qu'il a la morphologie des danseurs de cabaret et une solide pratique du métier, mais aussi parce qu'il a un physique qui tranche sur les autres danseurs. Il n'est pas Noir américain, ni Européen et encore moins Russe. On le voit tout de suite sur scène, ce qui est très important dans des spectacles qui sont très visuels." Mike ajoute dans un éclat de rire : "Alors qu'à Maurice, on se bat pour cacher ou changer la couleur de sa peau, en Europe, le fait de ne pas être tout à fait noir ou blanc, comme c'est le cas pour la majorité des Mauriciens, est un avantage." Après le Royal Palace de Strasbourg, Mike sera engagé dans un cabaret de Valence avant de se lancer dans une grande aventure pour un danseur de cabaret : passer une audition pour entrer dans la troupe du Moulin Rouge, le mythique cabaret parisien. "J'avais appris qu'il y avait une audition pour le spectacle en cours et je me suis dit pourquoi ne pas essayer. Je voulais savoir comment cela se passait et je n'avais pas grand espoir dans la mesure où les places sont très disputées au Moulin Rouge et que des danseurs venant du monde entier sont candidats. Nous étions 150 candidats pour 12 places. J'ai fait ce qu'on m'a demandé de faire et à la fin on m'a dit que j'avais été retenu." A partir de juin, Mike Lebrasse fera donc partie de la troupe du Moulin Rouge qui comprend 40 danseuses et 12 danseurs qui présentent tous les soirs un des spectacles les célèbres du monde. Un spectacle qui se termine par le traditionnel french cancan endiablée avec grand écart qui dure douze minutes. Qu'a ressenti Mike quand on lui a annoncé qu'il avait été accepté par le Moulin Rouge. "Je croyais, au départ, qu'ils s'étaient trompés, mais non, c'est bien moi, le petit Mauricien de Bain-des-Dames qui avait été retenu. Je suis fou de joie et je me dis que ces milliers d'heures de travail pour entretenir mon corps, rendre plus souples mes bras et mes jambes, ces litres de transpiration et ces heures de stress valaient la peine. Entrer dans la troupe du Moulin Rouge, c'est un pas important dans la vie d'un danseur, c'est pour moi une consécration. J'ai pensé à mes parents et à tous ceux qui m'ont permis d'être ce que je suis devenu."

Après ses quelques jours de vacances, Mike rentre à Paris pour commencer les répétitions pour la revue qui doit débuter en juin. C'est un énorme travail qui l'attend. "Il ne suffit pas d'avoir été sélectionné, il va falloir maintenant assurer et donner le meilleur de moi-même à chaque spectacle. On n'a pas le droit de ne pas être bon sur scène, on ne peut pas danser un peu ou à demi comme dans les autres métiers. Il faut être au meilleur de sa forme à chaque spectacle et cela demande du travail." What's next après cette consécration ? "Je vais rester aussi longtemps que possible au Moulin Rouge, continuer à me perfectionner en rêvant un jour de danser dans la capitale du cabaret mondial : Las Vegas." A ceux qui ne manqueront pas de dire que ce jeune danseur mauricien ne manque pas de prétention, disons la chose suivante : Qui aurait dit en 1996 à ses débuts au Coco Beach que Michael Lebrasse pourrait un jour danser au Moulin Rouge ?


Concert guitare

Thibault Cauvin: Prouesse instrumentale

Le guitariste de renommée mondiale Thibault Cauvin s'est arrêté à Maurice dans le cadre d'une tournée africaine. A le voir jouer au Conservatoire François Mitterrand mercredi dernier avec une technique impressionnante était assez captivant. Une dizaine de pièces ont composé son répertoire et apporté un témoignage précieux sur le talent de cet artiste de la guitare aux influences profondes. Une soirée organisée à l'initiative du Centre Culturel Charles Baudelaire.

Thibault Cauvin, c'est l'oiseau rare. Celui qui, débordant d'enthousiasme et de sobriété, fait une musique qui n'appartient qu'à lui. Grâce à la maîtrise irréprochable de son style - éminemment musical et expressif - Thibault Cauvin restitue l'émotion des œuvres qu'il interprète. Technique impressionnante et profonde compréhension de la musique qu'il joue sont le propre de ce phénomène de la guitare. Métissant à sa manière les pièces de compositeurs baroques (l'Italien Domenico Scarlatti), le jazz américain dopé de superbes arrangements, les musiques populaires turques (Koyunbaba du compositeur italien Carlo Domeniconi), il fascine par sa richesse d'inspiration. Son interprétation irradie d'émotion, de vigueur et de sensualité. Une volée de notes, des développements rapides, on ne sort pas de l'instrumental populaire avec certaines interprétations.

Sa technique lui permet de jouer soit Scarlatti (2 sonates), soit Sergio Assad (Summer Garden, suite en trois mouvements). Il a aussi gratifié le public d'une composition de son père, également guitariste.

Ajoutons au tableau un talent de show man exploitant toutes les possibilités de son instrument. Et le résultat est une joviale démonstration saluée chaleureusement par les nombreux mélomanes présents. Thibault Cauvin, interprète virtuose a ensuite emmené sa musique à Rodrigues. Une manière de développer des échanges culturels avec une guitare autour du monde.


Le 24 mai à 19h30 à la Citadelle

Christophe Willem : J-13 avant le concert

Après des tournées européennes, l'artiste français Christophe Willem traverse les océans et se lance dans une première tournée internationale entamée depuis novembre dernier. Invité par l'agence événementielle Hémisphère Events en collaboration avec la société mauricienne Infinity Group, l'artiste francophone qui a confirmé son talent en accumulant des récompenses pose ses valises chez nous le samedi 24 mai pour partager les tubes de son album durant plus de deux heures à la Citadelle.

Christophe Willem se distingue des autres de par l'élégance soul de sa voix androgyne. Entamant une tournée depuis novembre dernier, l'artiste dont l'allure et le look lui ont valu le sobriquet "La Tortue" lors de l'édition 2006 de la télé-réalité française Nouvelle Star, monte sur les planches de la Citadelle à l'invitation d'Hémisphère Events pour un concert de plus de deux heures à partir de 19h30 le samedi 24 mai où il interprétera des morceaux de son album Inventaire mêlant les genres funk, disco, soul, électro-pop synthétique et chanson classique.

"Christophe Willem promet un spectacle explosif ", a affirmé Claire Le Lay, directrice de la société événementielle lors d'une conférence de presse tenue mardi dernier au siège de l'Infinity à Ebène.

Gilbert Deville, directeur de la Communication de la société TIC, a lui expliqué la collaboration du groupe à cet événement : "Sponsoriser ce concert de Christophe Willem à Maurice est pour nous une occasion de participer à la présence d'un artiste dont le parcours et le profil montrent des points communs avec l'évolution et les valeurs fortes du groupe." Celui-ci a informé que des employés d'Infinity bénéficieront de billets gratuits.

S'agissant des moyens mis en place pour faciliter l'accès à la Citadelle, Claire Le Lay a invité le public à garer leurs voitures au Champ de Mars en indiquant que des navettes seront disponibles pour le déplacement vers le vieux fort. Les organisateurs précisent qu'il est interdit d'apporter appareils photos (seules les photos prises sans flash à partir d'un téléphone portable seront autorisées), tabourets, boissons et nourriture de l'extérieur.

Accompagné de ses 40 musiciens, l'artiste couronné de succès, séjournera à l'hôtel Shandrani jusqu'au mardi 27. Les billets au tarif unique de Rs 600 sont déjà en vente sur le rézo Otayo. Renseignements : 466 99 99


Agenda

Mardi 13 mai: Chine, L'âme du dragon, réalisé et commenté par Robert-emile Canat. Auditorium Octave Wiehe, Réduit à 20h.

Vendredi 16 mai: Le miroir de l'amour et du hasard, présenté par les élèves du lycée Labourdonnais au Théâtre de Port Louis à 20h. 2ème représentation le 17 mai.

Jusqu'au 16 mai: Expo Galerie Françoise Vrot.

Reservoir Road Grand, Baie. De 10h à 18h.

Jusqu'au 16 mai: Peintures de Billy NG. Exposition au Foyer du Théâtre du Plaza à Rose Hill.

Samedi 17 mai: Concert musique profane et sacrée. Centre Culturel d'expression Française, Curepipe à 19h 30.


Au centre Swami Vivekananda

Le doux Zuccherro en concert le 31 mai

Adelmo Fornaciari, dit Zucchero (adorable en italien), sera en concert chez nous le 31 mai prochain. Après une prestation à l'île de la Réunion, le bluesrocker italien- actuellement en tournée mondiale - donnera un unique concert pour ses fans mauriciens à partir de 20h, au centre Swami Vivekananda. Celui qui a fait, entre autres, ses preuves aux côtés de Luciano Pavarotti et signé des duos avec Paul Young, Sting, Johnny Hallyday, parmi d'autres, chantera, deux heures durant, les titres de son dernier album All the Best, une reprise de ses meilleures titres, incluant parmi d'autres, Senza Una Donna, Miserere, Baila Morena… Il promet un concert intime pour son public. Les billets pour cet événement, organisé par Gial Événement International, sont disponibles à travers le Rézo Otâyo, à Rs 450 (les places debout), Rs 750 (en seconde), Rs 1200 (en première) et Rs 1500 pour les VIP.


Concert

Amel Bent à la Citadelle le 7 juin

Les fans d'Amel Bent seront ravis. La reine française du R&B sera chez nous le samedi 7 juin pour donner un unique concert à 19h30 à la Citadelle. Les billets sont actuellement disponibles sur le Rézo Otayo.

Alors qu'elle entame l'aventure d'une tournée, Amel Bent a accepté l'invitation lancée par Hémisphère Events pour se produire à Maurice. L'interprète de Ne retiens pas tes larmes sera sur la scène de la Citadelle le samedi 7 juin à 19h30. L'ex-demi-finaliste de La Nouvelle Star sur M6 interprétera à cette occasion les tubes de ses albums A 20 ans et Un jour d'été. L'atout de la chanteuse de 20 ans est sans conteste sa voix, puissante et chaude. Et sa particularité, le désir d'utiliser cette voix pour chanter les sujets qui lui tiennent à cœur : le monde qui l'entoure, ses valeurs, sa famille, ses doutes et surtout son espoir sans faille dans l'humanité. Elle le clame dans son premier single, Ma Philosophie, coécrit avec Diam's. Les billets pour le concert sont en vente au tarif unique de Rs 500 sur le Rézo Otayo: 466 99 99 et chez Mobiland Electronics, Galerie Marchande du Super U de Grand-Baie.


ARTExpo

Françoise Vrot: La lumière, le vécu, le senti

Des rues de Port-Louis aux paysages marins, Françoise Vrot traque le mouvement, les gens, les splendeurs de la nature. Lorsqu'elle rentre dans son atelier, c'est pour retranscrire sur toile des sensations immenses. 40 acryliques et des sculptures de Michel et Devinha sont exposées dans la galerie de l'artiste à Grand-Baie jusqu'au 16 mai.

Françoise Vrot est à son cinquième solo à Maurice. On sait, en voyant un de ses tableaux, que la qualité formelle, la maîtrise technique, sont des moyens d'interroger l'œuvre elle-même. Pour la représentation de quelle réalité a-t-elle choisi de peindre Port-Louis? Réponse dans la toile peinte qui scrute les visages, les corps en mouvement, les bouleverse, les confronte à la recherche d'une vérité intérieure.

Les gens, la mer, les champs de canne sont les complices de cette grande femme qui mène au cœur de Grand Baie une expérience fusionnelle. Pas de discours savant, ni de projet conceptuel mais une retranscription de la lumière perçue dans des paysages. L'artiste résume sa technique en remodelage d'un fond abstrait. Capter le mystère de la vie et saisir en pleine rue une fragile lumière, peindre la promiscuité des êtres, telle est la démarche de Françoise Vrot. Chaque œuvre n'en finit pas de célébrer la vie qui s'écoule.

Pour la présente exposition, l'artiste accueille dans sa galerie les sculptures de Michel Patimiot, des pièces en argile - figures animalières, personnages et autres pièces architecturales. Michel Patimiot est connu pour avoir fondé une école de sculpture à Pointe-aux-Canoniers. C'est l'occasion d'exposer les travaux des ses élèves.


Françoise Vrot

Depuis l'ouverture de sa galerie en 2001, c'est son cinquième solo. Françoise est d'origine bretonne. Elle s'est toujours intéressée aux rapports humains depuis ses premières aquarelles en France. A Maurice, ce sont les êtres et la nature qui fascinent.


Théâtre de lycéens

L'amour aveugle, l'amour fou, l'amour qui doute...

Le travail théâtral, le plaisir du jeu, la créativité... les élèves du Lycée Labourdonnais font le point sur cette activité avec Le miroir de l'amour et du hasard. Des scènes de petites pièces de théâtre, dans une adaptation contemporaine, présentées les 16 et 17 mai au théâtre de Port Louis.

Le titre de la pièce rappelle l'œuvre de Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard. En fait, Le miroir de l'amour et du hasard en est une inspiration. Il s'agit d'un ensemble de textes contemporains d'Alain Gibaud, Richard Rafaillac et Alain Dumas Noël, entre autres. Ce sont autant de petites scènes autour des différentes formes d'amour : l'amour qui doute, l'amour qui jalouse, l'amour qui tue... Au total, une dizaine de textes (un mélange de comédie et de tragédie), chacune d'une durée de 5 à 10 minutes seront joués par la troupe du Lycée Labourdonnais. Un extrait de la pièce de Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard, servira d'intermède. Une mise en abyme en quelque sorte. Le synopsis de la pièce montée donne un aperçu de l'adaptation choisie :

"Ce qui se représente sur le théâtre ne doit être que la copie de ce qui se passe dans le monde. La comédie est bien ce qu'elle doit être quand il vous semble être en compagnie de vos voisins ou dans une conversation en famille, alors que nous sommes en réalité au théâtre, et quand on n'y voit que ce que l'on voit tous les jours dans le monde."

Alors… place au théâtre ! Eh Oui, vous êtes d'ores et déjà dans ce petit voyage à travers LE MIROIR DE L'AMOUR ET DU HASARD. Cependant, quand on réalise qu'on s'est trompé de place : une seule idée en tête, filer au restaurant pour rejoindre son amour ou peut-être aller attendre Chez EUGENE un amour qui ne viendra jamais ! C'est ainsi qu'on réalise ce sentiment qu'on appelle la désaffection, l'être qu'on chérissait devient une ombre... Dans ces moments-là, n'allez surtout pas dire à l'autre : "Je veux un enfant !", car êtes-vous parti voir le mari de Ginette, le gynésco. Non ! Alors qu'attendez-vous pour la consultation ensemble ? De grâce, dites à votre mari de ne pas oublier son chapeau car M. Lurin vous surveille. Il n'est pas comme Valentin qui ne comprend rien à sa femme ! Au sortir de la consultation, n'oubliez pas la rencontre entre Isabelle et Françoise... vingt ans après..."

Pour vous retrouver dans cette mise en scène particulière, rendez-vous au Théâtre de Port-Louis vendredi pour la grande première.


Expo de sculptures au Caudan

Immedia organise son Fine Nine

L'agence Immedia annonce un événement artistique au Caudan Waterfront (à côté de la Millenium Lovers Fountain) pour dévoiler le nom du gagnant du concours de sculpture lancé en novembre 2007. Le thème retenu: Humanity's struggle, Moving Towards Humanity. Les participants ont déposé des maquettes de grande qualité, selon Rama Poonoosamy, directeur de l'agence. Un jury composé d'artistes locaux et internationaux, Ena Carstens, artiste sculpteur de l'Afrique du Sud et les Mauriciens Mala Chummun-Ramyead, Khalid Nazroo, Dyaneshwar Dausoa et Krishna Luchoomun, se réuniront les 13 et 14 mai pour délibérer. Le grand gagnant sera connu le 15 mai parallèlement à une grande expo des œuvres retenues. Immedia invite les Mauriciens, les artistes et intellectuels à cette grande manifestation pour célébrer les talents locaux.

A noter que l'œuvre réalisée et primée sera la propriété d'Immedia qui s'engage à l'exposer ultérieurement dans un espace public.

Exposition du jeudi 15 au dimanche 18 mai 2008. Entrée gratuite.


Rodrigues : Un réservoir peu visible…

L'on rappelle souvent que Rodrigues est un réservoir de talents, dans le domaine musical. Cette affirmation est loin d'être une simple ritournelle. L'écho des voix qui nous parvient étant le plus souvent celui des mêmes artistes, lesquels restent les premières références de la musique de leur île, il demeure néanmoins que derrière le rideau, il existe un réel potentiel méconnu à Maurice .

" Cette première édition des MASA Awards a été une reconnaissance justifiée pour les aînés. L'année prochaine si la MASA réitère cette initiative, ce sera aux jeunes de monter sur la scène et de prendre leur trophée… ", confie Wendy Spéville. Quand ce ne sont pas les ciseaux ou le rasoir qui lui servent d'outils dans son petit atelier au village de Mont Lubin, il se consacre à son accordéon diatonique. Et s'il n'a pas eu de trophée lors de la première MASA Night Awards, à Mourouk, le 3 dernier, Wendy Spéville a été pour beaucoup, et non pas seulement les Rodriguais, une révélation. Pour convaincre plus d'un, dont des professionnels de Maurice, avec son accordéon, il n'a fallu qu'une poignée de secondes à sa musique mâtinée de sons traditionnels, de séga tambour et de notes contemporaines. Des artistes, comme lui, mais dans d'autres registres, il y en a beaucoup, affirme-t-il. Le producteur, Valenn Pierre-Louis, récompensé, lui, à l'issue de la cérémonie du 3, partage cet avis. Témoin privilégié de l'évolution de la musique rodriguaise, il est le seul dans l'île à posséder un studio d'enregistrement. Il pense ici, à Rex Léopold, lauréat dans la catégorie révélation. Et si ce jeune homme tenait un trophée entre ses mains, c'est qu'il a été le vainqueur du concours du disque de l'année en 2007, avec un séga. Pourtant, c'est dans autre style - un mélange de reggae et de seggae - qu'il excellait avec son groupe, Gangster 6tem. Si les Black Rod Brothers ne font que grimper dans le chart du ragga et ont " bonnifié " depuis leur première prestation sur la scène locale en 2006, au festival reggae Donn Sa, les Ghetto Brothers ou encore les Cool Vibe, essayent aussi de se faire une petite place au soleil. Dans l'arène du séga, Eko Rod, formation dont en fait partie Valenn Pierre-Louis : initialement chanteur, s'impose pour devenir un des groupes cotés dans l'île. Mais, " il faut bien comprendre que le séga rodriguais ne trouvera pas preneurs si l'accordéon n'est pas présent et que le rythme n'y est pas ", relève Valenn Pierre-Louis.

En créant un réel événement dans l'île le week-end dernier, les MASA Awards n'ont donc pas pour autant mis sous les projecteurs des étoiles montantes. Mais, que les récipiendaires fassent l'unanimité ou pas, force est de reconnaître qu'ils ont été les ambassadeurs de la musique rodriguaise depuis de longues années, pour certains. Cette reconnaissance officielle est une première dans les annales de la musique rodriguaise. Et si elle se renouvelle l'an prochain, à pareille époque, il serait intéressant de voir les révélations et autres sur le podium des prochains MASA Awards à Maurice. Ce qui servirait, du coup, de tremplin pour une meilleure visibilité de la musique rodriguaise.


MASA Awards : des récompenses pour les vétérans

Rodrigues s'est engagée à revaloriser son patrimoine culturel. Lors de la cérémonie des MASA Awards dans l'île, à l'hôtel Mourouk Ebony, le 3 dernier, le commissaire des Arts et de la Culture, Gaëtan Jabeemissur a déclaré que des recherches seront entreprises pour retracer des objets historiques en possession des particuliers. " Faute d'information et par méconnaissance de la valeur de ces objets inestimables ", dit-il, les propriétaires n'en prennent pas soin. Ce qui explique, relève le commissaire, la disparition de certains objets, véritables pans de l'histoire rodriguaise. Et dans l'optique de revaloriser le patrimoine du pays, la commission s'attelle à la construction d'un musée. Il revient, selon nos informations, que trois sites ont été déjà identifiés pour accueillir ce musée.

C'est avec la collaboration de la Commission des Arts et de la Culture que la Mauritius Society of Authors a organisé la soirée des récompenses. Pour l'occasion, une équipe, dont des membres du board de la MASA, étaient dans l'île pour assurer les préparatifs de la soirée. Gérard Telot, le nouveau président du board et successeur de Zul Ramiah, assistait à sa première fonction officielle. La présence fort remarquée des membres de l'Assemblée Régionale de Rodrigues, avec notamment le Chef Commissaire, Johnson Roussety, du Chairperson of Rodrigues Regional Assembly, Joseph Chenlye Lamvohee, entre autres… de même que le minority leader, Nicolas Von Mally, conférait à cette soirée un caractère officiel.

Des trophées ramenés de Maurice ont été attriubés à: Bernardin Moutien (auteur : musique), Doyal Edouard (compositeur), Rex Leopold (meilleur espoir de la chanson rodriguaise), Vallen Pierre-Louis (éditeur : musique), Julie Collet (séga tambour), Rosange André-lequel était absent- (Prix conteur), Mcdonald Farla, pour le développement de la musique à Rodrigues, Jacques Edouard, pour sa contribution en matière littéraire, Tino Samoisy (meilleur chanteur : séga), Roy Spéville, pour le développement de la musique dans le secteur hôtelier, David Félicité, artiste peintre, Ton Douc, doyen de l'accordéon, Jana Collet, pour son soutien à la MASA, Ben Gontran (musique folklorique), Marlin Augustin (ambassadeur de la musique rodriguaise) et Marie-Lourdes L'Eveillé, chanteuse. A noter la présence de seulement, trois artistes féminins parmi les lauréats. Par ailleurs, trois trophées à titre posthume ont été remis aux proches de Cindy Augustin, Pascal Salon et Serge Roussety. Si le fils de ce dernier prépare actuellement la réédition des chansons du chanteur, de leurs côtés, Rosaire Perrine, conseiller à la Commission des Arts et de la Culture et Valenn Pierre-Louis travaillent sur l'enregistrement d'un album de Julie Collet, aujourd'hui paralysée et malade, dont la voix a le mérite d'être immortalisée. Elle fait partie de ces artistes respectés et considéré comme un véritable patrimoine…


Piratage : OSB victimes de leur succès

Le piratage gagne du terrain à Rodrigues. Si jusqu'ici, des amateurs de musique se contentaient de copies réalisées à domicile, aujourd'hui c'est un trafic qui se développe. Des artistes rodriguais pointent du doigts des Mauriciens, lesquels selon eux ont repéré un marché dans l'île. " Fort heureusement, la police intervient tout de suite lorsque nous leur donnons des détails sur la vente de CD piratés ", explique Valenn Pierre-Louis, artiste producteur. Toutefois, vue la popularité du séga mauricien et des Otentik Street Brothers , les œuvres des artistes locaux sont les plus piratées. Les premières victimes du trafic, ne sont autres que les OSB !


Dance Fever 2008

19 prétendants pour la finale

Depuis qu'il a débuté le 16 novembre dernier, le concours Dance Fever a fait découvrir des talents qui ont fait pâlir les pros. Après les 2 semi-finales qui ont retenu chacune 9 candidats, dont 1 repêché par le jury, Duet Entertainment, organisateur du concours, a décidé de sauver un dix-neuvième concurrent - Govindarajen Ramasawmy - avant de présenter les finalistes vendredi dernier à la Maison Euréka à Moka. Ces derniers seront à la Citadelle le samedi 17 mai à 20h30 pour défendre leur place lors de la finale du Dance Fever. Les téléspectateurs qui suivront l'événement en direct seront invités à voter pour leur candidat favori. En attendant la grande soirée,Week-End propose une fiche de présentation des 19 finalistes de Dance Fever 2008.


Les finalistes

Candidate N° 1 : Connie Rosse

Âge : 22 ans

Occupation : Travaille à son propre compte et est mannequin

A propos de la finale : Je suis presque sûre de moi.

Candidat N°2 : Samuel Joseph

Âge : 20 ans

Occupation : Danseur de spectacle

A propos de la finale : Je pense que la finale sera très difficile parce qu'il y a de très bons candidats.

Candidate N° 3 : Christelle Collet

Âge : 19 ans

Occupation : Employée de banque

A propos de la finale : Je ferai de mon mieux pour être à la hauteur

Candidat N° 4 : Govindarajen Ramasawmy

Âge : 17 ans

Occupation : étudiant

A propos de la finale : Pas tellement parce que j'ai été éliminé pour les semi-finales.

Candidate N° 5 : Saageshni Chetty

Âge : 19 ans

Occupation : étudiante

A propos de la finale : J'ai pris part à ce concours dans le but de gagner mais il y a de très bons danseurs. Pour moi, c'est un big challenge

Candidat N° 6 : Mathieu Joseph

Âge : 16 ans

Occupation : Danseur dans le circuit hôtelier

A propos de la finale : Je ne suis pas sûr.

Candidate N° 7 : Joëlle Philogène

Âge : 20 ans

Occupation : S'est inscrite à l'Université de Maurice

A propos de la finale : Je stresse pour la finale. Ca va être dur.

Candidat N° 8 : Gérard Lafolle

Âge : 23 ans

Occupation : Danseur de la troupe Crystal dance academy

A propos de la finale : J'espère remporter la finale? Même si ce n'est pas le cas, l'important pour moi c'est d'avoir participé. J'ai travaillé dur pour monter ma chorégraphie.

Candidate N° 9 : Sonu Pawan

Âge : 19 ans

Occupation : Compte poursuivre ses études tertiaires en Inde

A propos de la finale : Je suis assez confiante

Candidat N° 10 : Nicolas Cathan.

Âge : 21 ans

Occupation : Marin sur Isla Mauricia

A propos de la finale : Pas vraiment. Il y a beaucoup d'adversaire, mais je ferai de mon mieux.

Candidat N° 11 : Warren Etowar

Âge : 18 ans

Occupation : Téléconseiller dans un centre d'appel à Ébène et danseur de spectacle

A propos de la finale : Je me prépare. Je ne sais pas.

Candidat N° 12 : Vishal Mukool

Âge : 26 ans

Occupation : Membre de la Special Mobile Force (SMF)

A propos de la finale : Je suis sûr de moi.

Candidate N° 13 : Christine Waterstone

Âge : 21 ans

Occupation : Prof de Home Economics au collège de Mont-Lubin à Rodrigues.

A propos de la finale : Je ne peux pas dire maintenant. On verra bien le jour de la finale. Il y a des professionnels qui sont partis, alors je pense avoir des chances.

Candidat N° 14 : Jonathon Michel

Âge : 27 ans

Occupation : danseur de la troupe Sowatt

A propos de la finale : Pas à 100% quoique je répète tous les jours.

Candidate N° 15 : Zabine Ramgoolam

Âge : 25 ans

Occupation: Suit des cours de baratnatyum au MGI

A propos de la finale : Les participants sont tous à la hauteur. Je vais faire de mon mieux. Qualifiée ou pas, je veux donner le meilleur de moi-même.

Candidat N° 16 : Cedrix Baboo

Âge : 26 ans

Occupation : Graphic designer à l'agence de pub Mroad Créations

A propos de la finale : Il y a beaucoup de bons éléments. Même si je ne remporte pas, j'aurais quant même souhaité être parmi les 6 finalistes.

Candidate N° 17 : Ornella Boyroo

Âge : 18 ans

Occupation : Etudiante.

A propos de la finale : On m'a dit que je m'adaptais à tous les styles et j'estime que je me suis assez bien débrouillée. Je ferai de mon max. Enfin on verra...

Candidat N° 18 : Jean-Pierre Loval

Âge : 19 ans.

Occupation : Danseur de spectacle.

A propos de la finale : Je ne suis pas sûr. Tout dépendra du jury.

Candidat N° 19 : Ricardo Fanfan

Âge : 22 ans

Occupation : Employé de banque

A propos de la finale : Je me suis préparé pour la finale depuis les quart de finale. Je ferai de mon mieux pour séduire le public.


Vote

Pour voter, il suffit de taper dance (laisser un espace) et le numéro de votre candidat préféré. Exemple : pour voter pour Christine, tapez "dance 13". Le numéro à composer pour les abonnés de Orange est le 8080 et le 8484 pour les abonnés d'Emtel. À noter que les billets - vendus à Rs 250- pour la finale sont en vente dans tous les magasins IV Play, Foto Boutique à Curepipe, Club Collection et Sens Collection. Pour les réservations téléphoniques, faites le 7039857. Des billets seront également disponibles à l'entrée.

Le déroulement de la finale

"La finale, qui aura lieu le samedi 17 à la Citadelle, commence à 19h30 précises. Nous demandons au public d'être présent un quart d'heure plus tôt dû à la transmission en directe sur la MBC", a indiqué Jerry Nayna lors d'une conférence de presse jeudi dernier.

La grande finale de ce concours organisée par Duet Entertainment en collaboration avec le Ministère du Tourisme et des Loisirs sera d'une durée de 3 heures et comportera trois épreuves. Durant la première épreuve, les candidats exécuteront tour à tour une danse de 60 secondes. 7 d'entre eux seront ensuite éliminés. À l'issue du deuxième round où les autres 12 participants présenteront une chorégraphie d'une durée de 60 secondes, 6 d'entre eux seront éliminés. Durant la dernière épreuve, les 6 finalistes auront 45 secondes pour impressionner le jury sur une musique qu'il n'ont jamais entendue. Après la délibération du jury viendra la remise des prix. Comme les épreuves précédentes, le vote sera partagé à moitié par le jury et moitié par le public par le SMS voting qui sera interdit à l'issue du premier round.

Les artistes

Jerry Nayna, sacré Champion du monde de disco en 1989 et lauréat de nombreux concours internationaux aussi membre du jury et directeur de Duet Entertainment, remonte sur la scène mauricienne après plus de trente ans en proposant une de ses chorégraphie. Invités : Sandra Mayotte, Coréame Dance Company, La pirogue Dance Group, Nalini Dance Group, Gina Jean-Charles, Doochan, She'ra et Jean-Renat Anamah, entre autres.

Le jury

Outre les jury permanents dont Nalini Aubeeluck, Jerry Nayna et Jacques de Maroussem, Teresa David, Stellio et Stéphane Grenouille évalueront les candidats en fonction de leur chorégraphie, personnalité, présence et costume scénique et originalité.

Les prix

Le premier prix est un billet aller-retour Maurice-Sydney où le gagnant aura la possibilité de passer à une audition à la Sydney Dance Company, une des plus prestigieuses académies de danse à Sydney, Australie lui offrant la possibilité de poursuivre sa carrière de danseur sur le plan international. D'autres prix incluent des laptops, des imprimantes, cours de danse avec Jerry Nayna et Coréame company, des bijoux d'Adamas, des gift vouchers de Mikado, gym memberships à Fitzone, des prix de chez Mado Parfums, Sen's Collection, entre autres.

Sydney Dance Company

La Sydney Dance Company, première école de danse contemporaine d'Australie, ouverte en 1976 et dirigée par des artistes célèbres, couvre une soixantaine de classes de danse destinées aux adultes - des débutants aux professionnels - chaque semaine. Les styles proposés sont variés : jazz, funk, hip-hop, tap, ballet, contemporain, spectacles musicaux, latino, entre autres. Les cours y sont dispensées par des danseurs et chorégraphes professionnels.


Littérature en langue hindi

Abhimanyu Unnuth, le fondateur

La voix de Abhimanyu Unnuth comme expression de la souffrance fait-elle sens aujourd'hui alors que l'on sait combien son œuvre reste ancrée à un contexte historique (en particulier la trilogie Lal Pasina, Gandhiji BoléThé et Aur Pasina bahta Raha) ? Unnuth nous semble toujours d'actualité parce qu'il donne à lire l'espace mauricien par les images qu'elle produit du réel et par la position critique adoptée par l'auteur face à ce réel. De plus, son œuvre a une portée humaniste et ses dimensions poétique et folklorique lui donnent une audience transculturel. L'écrivain a su recentrer sa réflexion et renouveler sa création.

Abhimanyu Unnuth a reçu le mois dernier en Inde sa 20ème récompense en littérature.

Abhimanyu Unnuth n'est pas le premier écrivain mauricien de langue hindi. Il a des précurseurs prestigieux : Madhukar, Somdath Bhuckory ou Hemraz Sundar. Mais le rôle symbolique de fondateur qu'il joue dans la littérature mauricienne est aujourd'hui reconnu avec une œuvre importante et l'aspect mythique de son lieu d'ancrage.

Poésie, théâtre, roman, conte : son œuvre brouille les frontières, joue des ressources des langues et prouve qu'il existe différentes formes d'expressions littéraires à Maurice (écrite, orale, dans les langues d'usage).

Son texte majeur, Lal Pasina, reste une sorte de mythe de référence. Avec une violence dans l'écriture et des prises de position, Unnuth a osé la rupture avec le monde dans lequel il a vécu et écrit. Sa trilogie et d'autres œuvres ne cessent de poser la question fondamentale de la littérature dans son rapport tragique au réel. Abhimanyu Unnuth parle de sa réflexion sur l'acte créateur comme une évocation et un partage de la souffrance humaine. Il mêle fiction et réalité avec toujours ce souci que la littérature doit soulever des interrogations par rapport à la société et provoquer des remous.

Terrible destin des laboureurs au milieu du XIXe siècle, Lal Pasina, placé sous le signe du cri amer de la révolte et de la souffrance, célèbre le courage des travailleurs qui résistent à l'oppression et se battent pour leurs droits. Sur le plan littéraire, la tradition orale féconde les figures héroïques et se fait parole vive.

Unnuth est fondateur dans la littérature en langue hindi par cette force d'écriture et son audace. On pourrait parler de l'enrichissement apporté à la langue hindi, de l'oralité, des jeux sur la rencontre des codes ou de la séduction interlinguistique. Évoquant sa liberté d'écriture, l'auteur parle de "mauritian hindi" et de son travail sur le créole et le bhojpuri pour décrire des sensations.

Historien, biographe, rédacteur en chef de la revue Vasant, Unnuth se décrit aujourd'hui comme un écrivain international d'origine mauricienne. Il écrit pour une série télévisée et travaille sur un roman qui raconte l'histoire d'une jeune fille qui entreprend des études d'infirmière pour aider financièrement sa famille. Unnuth a toujours reconnu la force "interne" de la femme.

Recentrage de la réflexion et renouvellement de la création, Abhimanyu Unnuth est plus que jamais d'actualité.


Extrait choisi de Sueurs de sang

Traduit de l'hindi par Kessen Budhoo et Isabelle Jarry (Stock, 1977)

(Kundan, un ancien prisonnier évadé, tente d'organiser la coalition des laboureurs venus de l'Inde pour travailler dans les champs de canne au service des planteurs)

Les souvenirs les plus lointains remontaient, du temps où Kundan vivait en Inde, dans l'État du Bihar. C'était une nuit terrible. Il revenait du camp des Ahirs, où il avait participé à un spectacle de birha. L'événement remontait si loin dans le temps que les images s'étaient brouillées dans sa mémoire. C'était une nuit comme celle d'aujourd'hui, encombrée et bruissante, et la nature répandait la même senteur. Deux jours avant, il avait volé du maïs dans le champ du planteur Chandar, qui l'avait pris sur le fait. Le corps sombre du planteur était devenu tout rouge et le bâton qu'il tenait à la main... La suite se perdait dans le brouillard. D'ailleurs, il préférait ne pas remuer ces images qui lui inspiraient, encore aujourd'hui, une peur panique, celle qu'il avait ressentie alors si cruellement et qui avait stigmatisé son âme à jamais.

Dans l'obscurité de la nuit épaisse, son esprit laissait échapper toutes sortes de visions et de pensées entremêlées.

A la prison, les nouveaux venus apportaient les dernières nouvelles de l'extérieur. C'étaient des gens de son pays natal, de son village, parfois. Ils avaient les mêmes coutumes, la même langue. Tout récemment, un prisonnier lui avait même parlé de hanuman chawthra. Kundan revit en pensée son village du Bihar et sa kalimaya. Il entendait encore les mots de son compatriote.

Nous voulions tous construire une kalimayi au village, mais les Blancs de l'établissement ne l'ont pas permis. Allez leur dire à ces impuissants, qu'un jour tout le monde doit quitter cette terre..."


E.T. Éditions

Outils complémentaires pour l'apprentissage

Nazal Rosunally, écrivain, pédagogue, illustrateur, éditeur, a lancé récemment un kit contenant trois livrets destinés à accompagner l'enfant dans son apprentissage scolaire. Ces livrets éducatifs et ludiques ont pour titre : Start reading and writing, EVS Activities et Learning Mathematics. Ils sont destinés aux enfants entre 4 et 7 ans. L'objectif n'est pas de remplacer les manuels scolaires prescrits mais d'apporter d'autres outils d'apprentissage. Coloriages, descriptions, explications: l'auteur déploie différentes techniques pour que l'enfant puisse s'épanouir.

E.T Éditions a conçu ses 20 dernières années différents ouvrages interactifs pour le développement de l'enfant. Des donations ont également été faites pour promouvoir la lecture dans des quartiers défavorisés.

Kit d'apprentissage en vente à Rs 65 et prix promotionnel Rs 60 pour les enfants en difficulté scolaire.

The Crash ans The Phoenix

Ghunsiam Jhuboo est à son sixième ouvrage, The Crash and The Phoenix, publié par les Éditions de l'océan Indien. Différents thèmes allant de l'amour, la politique, la vie quotidienne sont abordés par l'auteur. Toutes les voies explorées par Jhuboo mènent à la quête de soi ou à la quête de vérité. L'auteur évoque des situations imaginaires mais chacune de ses histoires est destinée à provoquer une certaine émotion chez le lecteur.

Pour plus d'infos: www.eoi-info.com


Mysore : City of Palaces

L'héritage architectural de l'Inde a toujours fasciné d'aucuns. Et les touristes à travers le monde sillonnent l'Inde pour en voir les belles structures. Diverses dynasties, à travers les siècles, ont construit différents monuments dans leur propre modèle unique. Des dynasties hindoues à l'ère britannique, les architectures reflètent les dispositifs typiques de chacun de ces empires. Parmi les multiples asiles architecturaux en Inde, une des villes les plus en avant est la ville majestueuse de Mysore. A 135 kilomètres de Bangalore, la "ville des palais", est la deuxième plus grande ville dans l'État indien du sud de Karnataka. Cette ville, d'une population assez dense d'un million, reste attachée au nom du Sultan Tipu. Anciennement, c'était la capitale de la dynastie royale célèbre des Wodeyar qui a régné sur le royaume de 1399 à 1947. Plusieurs endroits permettent de voir l'héritage culturel de Mysore, influencé par la dynastie des Wodeyar. Les rois de Wodeyar ont construit plusieurs palais magnifiques, chefs-d'oeuvres de beauté architecturale, richesses artistiques inimitables. Le palais de Mysore en est l'illustration typique, et est devenu synonyme avec le nom de la ville.

Le Palais de Mysore

Situé au milieu de la route de Mirza au centre de Mysore et désigné localement sous le nom d'Amba Vilas, ce palais magnanime et reflétant la splendeur, l'aura et l'art inégalés, est le plus grand monument somptueux dans le pays. Il fait partie des vingt-cinq principaux sites touristiques les plus prisés de l'Inde. Détruit lors d'un incendie en 1897, et reconstruit entre 1905 et 1912, ce palais est un véritable plaisir pour les yeux. D'une structure baroque, de trois étages, en pierre et en granit fin avec les dômes de marbre rose foncé, le palais de Mysore abrite plusieurs vestiges et richesses en bois et en or. Deux attractions principales dans le palais est le trône royal en or et le Durbar Hall - qui loge plusieurs objets façonnés selon les anciennes tendances de Mysore. Aujourd'hui, une partie du palais célèbre de Mysore a été convertie en galerie connue sous le nom de Musée résidentiel privé, Mysore. De même plusieurs salles à buts spécifiques, telles la dressing room, le public audience hall, le private audience hall, le Peacok Hall (salle du paon) où étaient organisés les mariages… confèrent à ce lieu, une atmosphère mystique. Illuminé de mille feux le soir, le Mysore Palace, tel un diamant brut, est une invitation à un conte féerique.

Le Tipu Sultan Summer's Palace

Le Palais d'été du Sultan Tipu, connu sous le nom du Daria Daulat Palace figure également parmi les principales pôles d'attraction de la ville - le règne de Sultan Tipu et celui de la dynastie Wodeyar y ayant laissé à jamais leurs empreintes. Pour rappel, après l'Indépendance de l'Inde en 1947, Mysore devait être délaissée au profit de Bangalore comme capitale du Karnataka. Ainsi, le Tipu Sultan Summer's Palace, construit presque entièrement en bois de teck, représente un musée qui marque l'épopée du règne du Sultan. Ce dernier fut vaincu par les Anglais lors de la 4e guerre de Mysore en mai 1799. Au sein d'une bâtisse rectangulaire, dotée de terrasses aux quatre coins avec des colonnades en bois, les touristes peuvent également voir les tombeaux de sultan Tipu et de son père, Haider Ali, ainsi que ceux des autres membres de la dynastie Wodeyar. L'extérieur est et ouest des murs du palais est orné de peintures retraçant les différentes Guerres de Mysore, notamment celles remportées par Haider Ali et Sultan Tipu sur les Anglais, ainsi que la 4e guerre remportée par les Anglais.

Chamundi Hill

Si la ville de Mysore est rattachée au nom du Sultan Tipu, le nom et prénoms de la ville de Mysore - "Mahishasurana Ooru" - signifient littéralement ville du Roi Mahishasur, le démon. Selon la mythologie hindoue, ce roi démon a été tué par la déesse Chamundeshwari sur la colline de Chamundi. Aujourd'hui, la colline, aux périphéries de la ville de Mysore, loge un temple consacré à la déesse. Le Shri Chamudeshwari Temple, avec l'image magnifique de la déesse Chamundeshwari et la statue intimidante du roi Mahishasur à l'extérieur, est une attraction touristique importante à Mysore. Situé à 1 300 mètres d'altitude, ce lieu de culte est très fréquenté. L'extérieur, caractérisé par une ambiance de foire avec plus d'une centaine de marchands, contraste singulièrement avec l'intérieur du temple où règne une atmosphère solennelle et de ferveur. Le Shri Chamudeshwari Temple domine la ville. Du haut de la route serpentine qui mène au temple, on peut avoir une vue imprenable sur Mysore, ainsi que sur l'hippodrome.

Soie et Bois de santal

Mysore est également célèbre pour ses créations de soie. Disponibles en plusieurs coloris et confectionnés en plusieurs variétés et combinaisons, les vêtements en soie de Mysore, plus particulièrement les saris, sont considérés comme partie intégrante de la culture et des traditions de la ville. Si Mysore est aussi connue pour ses peintures et ses soieries chatoyantes, cette ville est également le berceau du bois de Santal. Les visiteurs peuvent se procurer divers objets finement sculptés dans de bois et d'autres accessoires qui font la réputation mondiale de la ville en la matière. Parallèlement à ses richesses culturelles, ses carrières et falaises de granite, sa verdure et sa vocation agricole, ses petits commerces, ses nombreux magasins, hôtels et restaurants, bars ainsi que son Turf Club… démontrent la richesse de l'ancienne capitale du Karnataka.


Institut de beauté-Espace beauté

15 ans au service de la beauté

En démarrant en 1993, l'institut comptait seulement cinq esthéticiennes et une coiffeuse. Aujourd'hui, plus de 35 thérapeutes dont 9 expatriés de Bali et de Madagascar sont au service d'Espace beauté, l'un des plus grands instituts de beauté à Maurice. En proposant une gamme étendue de soins et en proposant des traitements dont la seule évocation promet relaxation et professionnalisme, l'institut offre de délicieux moments paisibles et tranquilles pour le bien-être du corps et de l'esprit.

Après avoir implanté un premier salon d'esthétique en 1993 à Quatre-Bornes et ouvert un premier institut de beauté à Grand-Baie en mai 2007, c'est à Port-Louis que Rita Teck Yong - pharmacienne, diplômée en esthétique et professional make up artist de Londres - a inauguré son troisième centre en novembre dernier. Dans ces trois centres de beauté, les techniques de soins de beauté rencontrent un vif succès auprès de la clientèle constituée de femmes aussi bien que des hommes. Au premier étage de L'esplanade Le Pouce à la rue La Poudrière à Port-Louis, Espace beauté est environné des marques les plus prestigieuses : Guinot, L'Oréal, entre autres. En franchissant la porte du centre de beauté, nous pénétrons dans un havre où calme et professionnalisme se conjuguent au profit de la beauté et du soin. Dans un cadre moderne au luxe discret, pensé en tous points pour le confort de ses clients, l'institut regroupe un espace accueil où les clientes ont à leur disposition des brochures sur les nouveaux soins et les produits, deux espaces coiffure, huit cabines parfaitement équipées pour les soins visage et corps, une cabine de soins ongulaires - manicure et pédicure - , un espace de relaxation conçu pour favoriser la détente du corps et de l'esprit. Espace beauté est un lieu unique où bien-être et détente riment avec sérénité. L'institut se singularise par son atmosphère zen, ses odeurs, son objectif de faire oublier stress et soucis, grâce à des soins relaxants et de mettre en éclat la beauté. Dans les cabines de soins et massage au décor d'inspiration asiatique, le client s'abandonne entre les mains expertes des balinaises, mauriciennes et malgaches au travers d'une large gamme de produits de soins. Senteurs d'huiles essentielles, encens et musique relaxante baignent ce lieu de bien-être et vous ouvrent des horizons d'évasion.

Une gamme étendue de soins est proposée : massage suédois, des massages traditionnels européens, le massage thaï, Hot stone ou pierres chaudes (les galets volcaniques chauffés et placés sur les points d'énergie pour libérer la tension), le massage de tête à l'indienne, le massage de tête traditionel balinais, le lomi lomi, la réflexologie, soin aromatique corps, pédicure, manucure, haute coiffure ainsi que le maquillage de mariée - pour une journée exceptionnelle ou un mariage, Rita Teck Yong se déplace aussi à domicile. Les soins du corps comprennent aussi enveloppement d'algues, de chocolat ou de boue marine.

Outre les soins du corps et du visage, l'institut propose aussi un service complémentaire : un salon de coiffure. Un pièce discrète pour la coloration et un espace pour la haute coiffure ou coupe de cheveux.

Depuis les quinze dernières années, Espace beauté a su se préoccuper des besoins et du confort de sa clientèle."Notre devise est de proposer un service de qualité à la portée de tout le monde. Une étudiante qui a Rs 50 pour une épilation est autant une VIP que la femme d'affaires qui peut se permettre une crème à Rs 3000. La différence chez nous, ce n'est pas donner un traitement haut de gamme à des gens riches mais un traitement haut de gamme pour tout le monde", affirme Rita Teck Yong, directrice d'Espace beauté.

L'institut de beauté accueille ses clients de 8h à 19h tous les jours.


Coolzone

Petit penchant pour les couleurs vives

Chez Coolzone, c'est à tâtons que les couleurs austères côtoient le rouge ou le jaune dans les modèles pour hommes. La marque propose une nouvelle collection qui devrait plaire à ceux qui préfèrent un look décontracté.

Après des années de tentatives hésitantes, l'homme laisse progressivement la couleur entrer dans ses vêtements avec beaucoup d'élégance et de séduction. Certaines marques ont adopté leurs couleurs. À l'instar de Coolzone, qui opte pour le rouge et le jaune, des couleurs vives qui peuvent s'accorder avec bien d'autres. Cette marque de vêtement pour homme qui existe depuis 7 ans est représentée par Aïsha Nujjoo. Au travers de sa ligne casual, Coolzone propose une silhouette décontractée. La ligne conçue par Akbar et Nahim Mohammad Ali propose une collection de pantalons déclinés dans plus d'une vingtaine de modèles, idem pour les chemises manche courtes et manche longues, tee-shirts, dans des tons essentiellement rouge et jaune, boxer, accessoires. Sa nouvelle collection de polos est composée de plusieurs modèles différents afin que chacun puisse trouver sa couleur et sa taille et les varier à sa guise. Encore une fois, la marque ne déçoit pas en proposant des chemises casual-chic idéales pour les soirées. Ils s'accordent à merveille avec les pantalons quel que soit leur style tout en mettant le buste en valeur. Aïsha Nujjoo prévoit bientôt un défilé lors duquel la collection dame sera présentée. Lors de ce défilé, les mannequins ayant participé au concours Mr Maurice 2007 et qui sont aujourd'hui les Coolzone boys présenteront la collection d'hiver pour hommes. Toute la collection Coolzone est disponible dans certaines boutiques dont Leila Boutik à Flic-en-Flac et La foire de Port-Louis (ex-Courts au 1er étage) où annonce Aïsha Nujjoo, un launching price special offer de 25% sera proposé. La jeune femme annonce l'ouverture incessante d'une dizaine de points de vente, dont Rose-Hill et Grand-Baie.


Prothèse inédite pour un dauphin miraculé

Winter, femelle de deux ans qui a perdu sa nageoire caudale dans un accident, vit aujourd'hui avec une prothèse de silicone et plastique.

Condamnée à l'âge de deux mois seulement, sauvée par la technologie deux ans après. L'histoire de Winter, dauphin femelle vedette de l'aquarium de Floride "Clearwater Marine Aquarium", aurait pu être triste si elle n'avait pas été récupérée et sauvée par les humains en 2006. David Yates, directeur de l'aquarium, n'était pas optimiste. "Nous pensions qu'elle ne survivrait pas", explique-t-il sur le site de CBS. Winter a été trouvée en très mauvais état sur la côté de Floride, après s'être coincé la nageoire caudale dans un piège à crabe. Si le dauphin a survécu, ce n'est pas le cas de sa nageoire. Pourtant, malgré l'absence de cet élément crucial, elle est arrivée à nager et s'adapter. Toutefois les vétérinaires qui la suivent étaient inquiets de l'impact à long terme de la nouvelle nage du mammifère marin au niveau de sa colonne vertébrale.

C'est là qu'intervient Kevin Carroll, l'un des meilleurs prothésistes au monde. Une fois en contact avec le Clearwater Marine Aquarium, il a vu l'animal amputé... et s'est décidé à l'aider en lui fabriquant une nageoire articulée. "Je n'imaginais même pas que ce projet allait me prendre une année et demie", raconte-t-il. Habitué aux humains, le prothésiste rencontra des difficultés insoupçonnées avec Winter.

Deuxième épreuve, habituer Winter à sa nouvelle nageoire bionique. "Nous n'étions pas certains qu'elle en soit capable", se rappelle David Yates. Une nageoire de 90cm faite de silicone et plastique est dorénavant fixée depuis août 2007 de manière non intrusive sur l'organisme de l'animal. La principale intéressée, Winter, semble n'en penser que du bien, pouvant à nouveau sauter et nager normalement. "Elle s'est adaptée très vite, c'est une battante ", se réjouit David Yates. Belle leçon de vie.

L'ornithorynque: à la fois oiseau, reptile et mammifère, confirme son génome

L'ornithorynque, étrange animal à fourrure, bec de canard, pattes palmées et queue plate vivant en Australie et en Tasmanie, est bien en partie reptile, oiseau et mammifère, confirme son génome.

Parmi ses autres particularités, cet animal long de 40 cm fait partie de l'ordre des monotrèmes : il pond des œufs et allaite ses petits. Sa fourrure est par ailleurs adaptée à une vie dans l'eau et le mâle sécrète un venin comparable à celui des serpents.

"Le génome de l'ornithorynque comme l'animal, présente un amalgame de caractéristiques appartenant à un reptilien ancestral et dérivées de mammifères", notent les chercheurs de l'université de Washington. Certains de ses 52 chromosomes, concernant les caractères sexuels, correspondent même à celui des oiseaux connus sous le nom de "Z".

"Ce mélange fascinant de traits dans le génome de l'ornithorynque fournit beaucoup d'indices sur la fonction et l'évolution de tous les génomes de mammifères", souligne dans un communiqué le principal auteur de l'étude, le Pr Richard Wilson, directeur du Centre du génome à l'université de Washington.

En effet, en comparant son génome et ceux de mammifères, "nous serons capables d'étudier les gènes qui ont été conservés pendant toute l'évolution", explique-t-il.

Cet animal est "unique" en ce qu'il a gardé des caractères des reptiles et des mammifères, une spécificité que la plupart de ces derniers ont perdu au cours de l'évolution, rappelle de son côté le Pr Wes Warren, également de l'université de Washington.

Le séquençage du génome de l'ornithorynque a été réalisé sur une femelle dénommée Glennie vivant en Australie, en Nouvelle Galles du Sud. Des équipes de huit pays y ont participé, dont les Etats-Unis, l'Australie, la France, l'Angleterre ou l'Espagne.

Au cours de leur analyse, les chercheurs ont comparé ce génome avec ceux de l'homme, du chien, de la souris, de l'opossum et de la poule : l'ornithorynque partage 82% de leurs gènes, ont-ils décelé. Il compte environ 18.500 gènes, soit environ les deux tiers de celui de l'homme.

Parmi ses originalités, l'ornithorynque nage les yeux, les oreilles et les narines fermés, se fiant à des récepteurs électro sensoriels de son bec pour détecter les faibles champs électriques émis par ses proies sous l'eau. Par ailleurs, il ne possède pas de tétons, et ses petits sucent le lait qui exsude de sa peau, comme chez les marsupiaux.


Objet d'une battue au Québec

"Boomer" le lionceau, a été retrouvé

Un jeune lion, objet d'une battue inusitée au Québec avec l'aide d'un hélicoptère équipé d'un dispositif de recherche thermique, a été retrouvé et s'est laissé prendre sans poser de problèmes, a indiqué la police jeudi.

"Boomer", un jeune lion apprivoisé, s'était échappé mardi soir de la résidence d'un habitant une réserve amérindienne duQuébec, à une centaine de km au nord d'Ottawa.

Le lion, dont on disait qu'il avait deux ans et pesait 70 kg, avait rompu sa chaîne et pris la poudre d'escampette dans les bois, provoquant une certaine émotion dans la région.

La police amérindienne de la réserve avait fait appel à la Sûreté du Québec, qui avait fait intervenir un hélicoptère équipé de senseurs thermiques.

Le propriétaire de l'animal affirmait que Boomer était doux comme un agneau, mais les autorités se méfiaient quand même et avaient demandé aux écoles et garderies de garder les enfants à l'intérieur.

Les recherches n'ont rien donné toute la journée de mercredi, mais Boomer a finalement été aperçu en fin de soirée par une habitante de la réserve qui a averti la police.

Le lionceau, âgé de six mois et pesant une cinquantaine de kilos, a été retrouvé marchant tranquillement dans un fossé près de la petite localité de Maniwaki, a indiqué une porte-parole de la Sûreté du Québec.

Un policier a réussi à mettre une corde au cou de l'animal qui ne faisait preuve d'aucune agressivité. "Il a été mis à l'arrière du véhicule de patrouille qui est équipé d'une cage pour être ensuite placé dans une cellule pour la nuit", a ajouté la police.

L'animal a été remis jeudi matin aux services québécois de protection de la faune et une enquête a lieu sur le fait de savoir s'il est légal d'avoir un lion africain dans sa cour.

Le propriétaire de Boomer ne disposait apparemment pas d'un permis de possession d'animal exotique.


A l'affiche

Bhootnath

Bhootnath est une gifle magistrale infligée à ceux qui comme Anurag Basu pensent que la légende vivante du cinéma, Amitabh Bachchan, devrait prendre sa retraite. Malgré le grand âge, Amitabh Bachchan est encore le roi de Bollywood. Sa prestation dans Cheeni Kum en 2007 restera inoubliable. Son jeu d'acteur a été unanimement salué par la critique et il n'hésite jamais à casser son image comme dans Nishabh. Il est loin de l'image de l'angry young man de Deewar et de Zanjeer. Bhootnath est produit par Ravi Chopra dont les deux films, Baghban et Baabul, avec Big B, ont fait exploser le box-office. Il a délaissé les mélodrames pour une comédie douce-amère. Le film confirme le talent protéiforme de Ravi Chopra qui se veut être un cinéaste atypique, ce qui n'est pas si fréquent aujourd'hui à Bollywood. Quant à Amitabh Bachchan, n'en déplaise à Anurag Basu, il sera à l'affiche dans trois blockbusters, The last lear avec Preity Zinta et Arjun Rampal, Sarkar Raj avec Abhisekh Bachchan et Aishwarya, God Tussi Great Ho avec Salman Khan et Priyanka Chopra.

Dans une succession ininterrompue de coups bas orchestrés par un fantôme et un enfant, le film oscille avec bonheur entre chronique familiale et comédie. Le film nous permet de voir la vie à travers les yeux d'un enfant. C'est le récit de l'innocence, l'honnêteté et la dévotion d'un jeune garçon de sept ans pour son ami Bhootnath.

Banku (Aman Sharma), le portrait tout craché de Denis La Menace mène une vie agitée et fait beaucoup souffrir sa mère Anjali Sharma (Juhi Chawla). L'enfant de sept ans est devenu insupportable et joue des mauvais tours à ses camarades de classe. Satish Shah, le directeur de l'école qui a la fâcheuse habitude de piquer le déjeuner des jeunes écoliers se fait du mauvais sang en voyant Banku. Ce dernier réside dans le Nath Villa et semble se plaire à déranger sa chère maman. Il est loin de se douter que la maison est hantée par le fantôme de Bhootnath (Amitabh Bachchan).

Lorsque le garçon espiègle rencontre le fantôme, une étrange complicité se noue entre eux. Banku et Bhootnath se liguent pour troubler davantage les gens du voisinage. Anthony (Rajpal Yadav), le seul à avoir le courage de s'approcher de Nath Villa voudrait sincèrement aider Anjali, mais il tombe dans un piège dressé par Bhootnath.


Aamir Khan se blesse à nouveau

Le tournage de Ghajini a été encore une fois interrompu suite à une nouvelle blessure de Aamir Khan, l'acteur principal, à Hyderabad. Ses médecins lui ont conseillé trois semaines de repos. L'accident s'est produit dimanche dernier lors du tournage d'une scène d'action et Aamir Khan a été transporté d'urgence à l'hôpital de la localité. Aamir Khan a tenté tant bien que mal de se tenir sur ses jambes, mais la douleur était tellement atroce qu'il s'est effondré. Le réalisateur AR Murgadoss a arrêté le tournage, le temps que Aamir Khan retrouve sa santé. Aamir Khan s'est envolé vers Mumbai où il a été examiné par plusieurs médecins avant de se reposer dans sa demeure située à Bandra. C'est la deuxième fois que Aamir Khan se blesse lors du tournage de Ghajini.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 11 mai 2008