Sekar Naidu, député MSM de Beau-Bassin/Petite Rivière,
a démissionné de toutes les instances de son ex-parti
en début de semaine. Dans l'interview réalisée
vendredi soir, il explique les raisons qui l'ont poussé
à prendre cette décision et commente les répercussions
qui peuvent en découler.
C'est à la veille des élections de 2005 que vous
êtes apparu sur la scène politique mauricienne. Qu'est-ce
qui vous a propulsé dans la politique active Sekar Naidu,
vous qui êtes cadre du secteur privé ?
Je crois qu'en général les Mauriciens ne sont jamais
très éloignés de la politique et du football,
nos sports nationaux. Donc, comme tous les Mauriciens, j'étais
intéressé à la politique mais de loin. Le
soir du 29 avril 2005, j'ai reçu un coup de téléphone
de Pravin Jugnauth qui était alors vice-Premier ministre
et que je ne connaissais pas personnellement, qui a demandé
à me rencontrer. Comme je devais quitter le pays pour des
raisons professionnelles, je ne pouvais pas le voir immédiatement.
Nous avons pris rendez-vous pour le samedi suivant, nous avons
bavardé pendant une petite heure au cours de laquelle il
m'a proposé un ticket MSM.
Avez-vous été étonné ou flatté
par cette proposition ?
J'ai été un peu étonné et très
flatté, surtout quand on sait que, de manière générale,
à Maurice, les gens attendent des mois, pour ne pas dire
des années devant la porte de X, Y ou Z leader avant d'obtenir
un ticket.
Avez-vous accepté tout de suite ?
Je crois qu'il y avait au fond de moi le désir de faire
de la politique active. J'ai dit oui.
Vous étiez MSM déjà ?
Non. On peut dire que j'étais, dans le sens bien large
du mot, un militant.
Donc en deux mois, d'avril à juillet 2005, vous sortez
de l'anonymat politique pour devenir un candidat. Comment s'est
passé votre apprentissage rapide en politique ?
J'ai commencé par donner un coup de main à l'équipe
MSM/MMM qui avait déjà fait ses preuves. C'était
pour le débutant en politique que j'étais une fierté
d'être appelé à épauler une telle équipe.
Mon premier contact avec la politique s'est bien déroulé
puisque nous avons eu à Beau- Bassin, où j'avais
été posté, une campagne très civilisé,
sans échauffourées, avec des adversaires corrects
et deux colistiers qui contrôlaient parfaitement la circonscription.
On peut dire que vous avez eu une chance extraordinaire de
commencer votre carrière politique dans ces circonstances,
avec ces colistiers et dans ce que l'on appelle un "safe
seat". Vous ne pouviez pas, par conséquent, perdre
cette élection.
En effet, j'ai eu des débuts privilégiés
et je peux vous dire que j'ai aimé mon entrée en
politique, rencontrer l'électorat de Beau-Bassin avec qui
j'ai un contact privilégié. Je ne demande jamais
l'appartenance politique d'un mandant quand il a besoin de mes
services. Je suis le député de la circonscription,
pas celui d'une partie de l'électorat.
Votre apprentissage en politique commence par votre élection,
mais également par la défaite de l'alliance MMM/MSM.
Comment avez-vous vécu cette défaite ?
Ce fut un mauvais coup. Je voulais aider à continuer le
bon travail entrepris par le MMM/MSM avec des gens bien intentionnés
ayant faits leurs preuves. Je me souviens avoir dit à la
presse, lors de la proclamation des résultats, que j'étais
heureux de la victoire de l'alliance MSM/MMM à Beau-Bassin,
mais que, dans un autre ordre d'idées, pour autant, je
n'étais pas tout à fait heureux à cause de
la défaite nationale. Je n'ai pas encore connu l'euphorie
d'une victoire électorale.
En quelque sorte, vous devenez MSM après les élections
quand il faut apprendre à découvrir les structures
et le fonctionnement du parti.
C'est vrai, je suis entré en politique afin de faire campagne
pour l'élection et ce n'est qu'après que j'ai appris
à découvrir les rouages et les instances du MSM.
C'est une découverte qui vous a intéressée
?
C'est un monde très particulier que celui d'un parti politique...
... avec ses clans, ses lobbies, ses conciliabules et ses petites
réunions après les grandes...
... c'est un peu tout ça qui m'a amené à
prendre la décision que j'ai prise cette semaine.
Nous allons y revenir. Et puis dans votre cheminement politique
il y a la cassure de l'alliance MSM/MMM et la démission
d'Ashock Jugnauth du MSM.
Cette cassure a été un moment dur pour moi. Je m'entendais,
je m'entends toujours très bien avec mes deux colistiers.
Je crois que je suis sorti grandi de la cassure en parvenant à
préserver une bonne relation avec deux colistiers dans
l'intérêt de l'ensemble de nos mandants. Je ne suis
jamais rentré dans le jeu des dénonciations et des
insultes.
Mais n'est-ce pas ainsi que vivent et agissent les politiciens
?
Pas tous. Tout dépend de l'individu. Quand Maurice Allet
a rejoint pour un moment les rangs du gouvernement, je lui ai
dit, en privé, ma façon de voir, jamais en public.
J'ai été triste de voir Ashock Jugnauth quitter
le MSM parce qu'il a été un des cadres du parti
pendant de longues années et que je crois que son départ
a fait du mal au parti.
A quand remonte le malaise qui va vous pousser à quitter
le MSM ?
J'ai tout fait pour essayer de m'adapter au mode de fonctionnement
du MSM. Mais j'ai une façon de faire les choses qui est
différente dans la manière de pratiquer la politique.
De manière générale n'est-ce pas l'individu
qui doit s'adapter au fonctionnement du parti ?
En règle générale, oui. Mais je ne suis pas
fait pour faire de la politique comme elle se pratique au MSM,
mais dans le sens large et noble du terme.
Suite à cette cassure MMM/MSM et à la démission
d'Ashock Jugnauth, Nando Bodha devient le leader de l'opposition.
Les relations deviennent tendues entre les deux partis, mais ce
qui est surtout regrettable, c'est ce que cet ensemble de choses
affaiblit l'opposition face au gouvernement. Les deux partis de
l'opposition commencent à se tirer dessus et ça
commence à vraiment voler bas.
A quelle hauteur avez-vous volé au cours de cette période
?
J'ai toujours essayé d'être hors de la mêlée.
Je n'ai jamais fait une remarque ou attaque personnelle et désobligeante
contre qui que ce soit. Pendant cette période, j'ai laissé
passer les choses en donnant du temps au temps.
Vous êtes un député discret qui pose des
questions parlementaires sans insulter et sans hausser le ton,
qui ne fait pas des conférences de presse tonitruantes
pour accuser ses adversaire et qui va à la rencontre de
ses mandants sans appeler les journalistes. Cette manière
de faire est-elle adaptée à la politique telle qu'elle
est pratiquée à Maurice ?
Je souhaite en tous cas qu'il y ait à l'avenir beaucoup
plus de politiciens comme moi. La génération précédente
de politiciens a une manière un peu spectaculaire, j'oserais
dire parfois, un peu vociférante et les gens aiment bien
ce style. Je pense qu'il n'y a pas que ce style, ou pour utiliser
un mot à la mode, que ce profil qui doit exister. Mais
je ne suis pas tout seul : il y a pas mal de jeunes qui sont arrivés
aux dernières élections et qui sont discrets tout
en faisant de bonnes interventions et posent des questions pertinentes
au Parlement et qui sont très actifs sur le terrain - actif
voulant dire en contact avec leur électorat. C'est peut-être
une nouvelle race de politiciens qui est en train de naître.
Revenons à votre histoire : quand comprenez-vous que
vous ne pourrez pas vous adapter au fonctionnement politique du
MSM ?
Cela a été une accumulation de petites choses. Je
suis une personne de convictions qui cultive un certain nombre
de valeurs sur lesquelles je ne suis pas prêt à transiger.
Parmi ces valeurs que je tiens à défendre, il y
a la lutte contre le communalisme. Je suis entièrement
Mauricien et pense que ce pays nous appartient tous et doit être
dirigé sur la base du mérite, et non pas sur celle
de l'appartenance ethnique. J'ai des positions contre la peine
de mort, je crois dans les discussions franches. La politique
comme elle se pratique au sein du MSM allait dans le sens opposé
à mes convictions. J'ai commencé à me sentir
mal à l'aise par rapport à la position du parti
sur ces questions...
... excusez-moi, mais vous n'étiez pas n'importe qui
au sein du MSM. Vous occupiez une position qui vous permettait
d'influer sur les débats, vous étiez vice-président...
... pardon, j'étais un des cinq vice-présidents...
... mais c'est un poste hiérarchique tout de même,
qui vous place dans les instances du parti où l'on doit
discuter avant de prendre des décisions et des positions
sur des questions précises...
... je regrette d'avoir à dire qu'il existe au sein du
MSM un gros déficit de communication et de dialogue.
Soyons précis. Avant que Pravind Jugnauth annonce la
position du parti sur la peine de mort, cette question avait-elle
fait l'objet d'un débat au sein des instances dirigeantes
du MSM ?
Non. La question a peut-être été discutée
en petit groupe, mais l'annonce a été faite dans
une conférence de presse. Je n'ai pas eu voix au chapitre
sur cette question.
Vous n'avez pas demandé à avoir voix au chapitre
au moins sur cette question ?
J'ai eu l'occasion, par la suite, d'exprimer ma position sur la
question. Mais il n'y a jamais eu au sein du MSM un débat
sérieux sur la question pour savoir qui est pour et qui
est contre et comment l'application de la peine de mort, comme
l'a dit le leader, va-t-elle résoudre le problème
du law and order dans le pays. Il n'y a jamais eu de débat
interne sur la question. C'est au lendemain d'un crime atroce,
alors que les réactions étaient vives dans le pays,
que cette position a été prise et annoncée...
... ce qui a donné l'occasion à certains observateurs
de dire que c'était une prise de position opportuniste.
Quelle a été la réaction du parti quand vous
avez exprimé votre position sur la peine de mort ?
Je me suis entendu dire que chacun était libre de ses convictions.
Excusez mon étonnement : vous êtes en train de
dire que sur une question aussi délicate les vice-présidents
du MSM ne sont pas invités à donner leur point de
vue avant que la position du parti soit définie.
Je n'étais vice-président du MSM que sur papier.
Pravin Jugnauth a déclaré qu'il était pour
la peine de mort. Je ne sais s'il s'était bien exprimé
ou s'il avait été mal interprété,
mais l'impression générale était que c'était
le MSM qui était pour la peine de mort. Après cette
déclaration, Sawkatally Soodun et Lila Devi Dookun se sont
publiquement exprimés pour la peine de mort, mais aucun
autre membre du MSM n'a exprimé l'opinion contraire en
dehors de moi.
Je continue a être étonné : le MSM, c'est
tout de même un parti fait d'individus. Est-ce que les membres
de l'équipe dirigeante du MSM, parti qui a l'ambition de
diriger le pays, ne se parlent pas entre eux ?
Nous nous sommes parlés dans les couloirs. Certains se
sont même offusqués que je puisse prendre une position
publique différente de celle du parti.
Comment réagissez-vous au fait que Pravin Jugnauth exige
d'être Premier ministre dans une éventuelle alliance
MSM au nom de la réalité politique du pays, ce qui
veut dire en fait la réalité communale ?
C'est une position qui heurte également mes convictions
de Mauricien déclaré. C'est une autre question qui
n'a jamais été débattue au MSM et personne
n'a eu le loisir de donner son point de vue sur la question.
Le débat n'existe-il pas au MSM, même dans les
instances dirigeantes ?
Vous savez il y a sûrement au MSM un niveau où un
discussion où un débat se fait et ou des décisions
sont prises. Mais je ne faisais pas partie de cette instance.
J'ai l'impression d'entendre parler d'un parti communiste d'avant
la chute du mur de Berlin ! Si un vice-président n'est
pas impliqué dans les discussions concernant la ligne du
parti, à quel niveau décisions sont-elles prises
?
Je vous dis très sincèrement que je ne le sais pas
et que beaucoup de membres du MSM sont dans la même situation.
Il nous arrivait souvent de prendre connaissance d'une décision
du parti au moment où elle était rendue officielle.
Et personne au sein du parti ne protestait contre cet état
de choses ?
Non personne ne protestait. C'est une des raisons qui m'ont poussé
à quitter le MSM.
Est-il vrai que le parti verse une allocation aux membres de
ses instances dirigeantes, ce qui expliquerait leur absence de
réaction pour ne pas dire leur silence complice ?
Je réponds pour moi : je n'ai jamais perçu un seul
sou du MSM. Je parle en mon nom et je ne suis pas au courant de
ce qui se passe pour les autres. Il y a quand même quelques
membres des instances dirigeantes avec qui j'avais des échanges
et que je ne nommerais pas pour ne pas les embarrasser. Ils étaient
au courant de mes états d'âme. Avec eux, je discutais
franchement de certaines questions comme les raisons de la défaite
de 2005, qui n'a jamais fait l'objet d'un débat au sien
du parti.
Quelles sont les raisons de la défaite, selon vous.
Il y en a plusieurs et pas uniquement celle que le parti met en
avant : les réalités électorales du pays.
C'est un ensemble de raisons. Vous savez, il y a des endroits
où l'alliance MSM/MMM a perdu par une trentaine de votes...
... comme à Rose Belle...
... exactement. Mais il y a des endroits où l'on a gagné
par quelques dizaines de voix. En fin de compte, la défaite
n'a pas été aussi cuisante qu'on l'a dit et la victoire
aurait pu, à quelques dizaines de votes prés, basculer
dans notre camp. Mettre la défaite de l'alliance MSM/MMM
de 2005 uniquement sur le dos de Paul Bérenger comme le
fait le MSM est injuste. Cette question n'a jamais été
discutée dans les instances du parti.
Je vous pose la question sans détours : à quoi
serviez-vous comme un des vice-présidents du MSM ? A faire
joli sur la photo ?
Franchement... à rien.
Mais même dans le plus petit club de football, le vice-président
à un rôle...
... il a un rôle même dans un petit club de carrom,
pas au MSM.
Mais alors pourquoi avez-vous attendu aussi longtemps avant
de démissionner ?
C'est sans doute le fait que je suis nouveau en politique, ce
qui fait que je prends beaucoup de temps pour réfléchir
avant de prendre une décision. Et cette décision
était particulièrement dure à prendre, car
malgré tout j'ai des relations avec certains membres du
parti. J'espère que quand les choses se seront calmées,
nous pourrons entretenir des relations civilisées, voire
amicales en dépit du fait que je ne sois plus au MSM. Je
l'espère très sincèrement. J'ai reçu
des coups de téléphone de personnes me disant que
j'ai pris la mauvaise décision, mais tout cela sur un ton
correct, sans insultes...
... il me semble cependant que M. Soodhun vous a traité
de traître au Parlement, mardi dernier...
... je vais vous dire une chose : M Soodhun est M. Soodhun et
c'est un cas très particulier. Point final.
Vous n'êtes pas sans savoir que depuis la cassure MSM/MMM,
on entend souvent dire à Beau-Bassin que vous avez plus
le profil du député mauve que celui d'orange ?
Ce que l'on dit n'est pas totalement faux. Parce que quand j'ai
été propulsé député MSM, qui
a été mon mentor, mon guru, qui m'a appris comment
devenir un bon député bien présent sur le
terrain, qui m'a appris à avoir une politique de proximité
à passer dans les mariages et les anniversaires à
soutenir les gens frappés par la mort d'un proche ? Je
suis le produit de l'école Rajesh Bhagwan et je dois forcément
lui ressembler dans ma manière d'agir, de communiquer,
d'être sur le terrain. Je tiens à souligner qu'à
aucun moment, Rajesh ne m'a proposé de quitter le MSM pour
le MMM.
On dit aussi que votre démission a été
orchestrée par le MMM et Rajesh Bhagwan pour embarrasser
le MSM autour du 1er Mai.
Pas du tout.
Alors pourquoi l'annoncer à la veille du 1er Mai ?
Ma décision a été prise depuis quelque temps
déjà et il fallait le faire un jour ou l'autre.
J'ai décidé de rendre ma décision publique
à mon retour au pays après un voyage professionnel.
J'ai pris rendez-vous avec Pravin Jugnauth dimanche soir et je
lui ai annoncé ma décision. Il m'a demandé
les raisons, je lui ai surtout parlé des raisons professionnelles
- je souhaite être plus présent au sein de mon entreprise.
Le lendemain je lui ai envoyé un fax pour lui signifier
ma démission.
Lui avez-vous parlé, comme vous êtes en train
de le faire, de tout ce qui vous gêne dans le fonctionnement
du MSM ?
Pas vraiment. Je n'ai pas eu contact avec lui depuis dimanche.
J'avais pris ma décision et je ne voulais pas tomber dans
un cycle d'explications. C'est déjà très
dur de démissionner.
Qu'est-ce qui est dur dans cette décision ?
Je suis peut-être un romantique, un émotif. Je n'ai
pas comme Rajesh Bhagwan une armure en peau de crocodile pour
me protéger. Peut-être que je n'ai pas su m'endurcir
et que c'est ce qui me fait trouver tout cela dur à vivre.
Est-ce pour aller au bout de la logique de votre décision
vous ne devriez pas démissionner comme député,
car, après tout, c'est le MSM qui vous a donné le
ticket ?
Je ne quitte pas la politique, mais le MSM. Je suis député
de Beau-Bassin/Petite-Rivière depuis 2005, je fais mon
travail de mon mieux, je suis très présent sur le
terrain et je pense que l'électorat en est conscient. Il
n'y a aucune raison avec tout ce que le pays subit en termes économiques,
de provoquer une élection partielle à deux ans des
échéances électorales.
Vous restez donc en politique, mais dans quel camp au Parlement
?
Dans celui des indépendants, dans l'opposition. Je vais
soutenir les propositions qui me semblent être dans l'intérêt
du pays qu'elles viennent des partis de l'opposition ou du camp
du gouvernement. D'ailleurs, dans mes précédentes
interventions au Parlement, il m'est arrivé de reconnaître
certains projets de loi du gouvernement allant dans le bon sens.
Vous envisagez de vous présenter aux prochaines élections
?
C'est une question que je ne me suis pas encore posée.
Est-ce qu'une réconciliation entre vous et le MSM est
envisageable ?
Je ne le crois pas, car je pense que mon départ a dû
faire beaucoup de mal. Mais j'aurais souhaité voir une
réconciliation entre le MSM et le MMM, même si je
n'en fais pas partie. Je suis toujours convaincu que cette alliance
réunirait les meilleures compétences pour permettre
au pays de faire face aux défis qui l'attendent.
Vous pensez que nous allons dans cette direction après
les déclarations du 1er Mai ?
Malheureusement, non. Le fossé entre le MMM et le MSM s'agrandit
de jour en jour et je ne vois personne s'intéresser à
le combler. C'est malheureux, mais c'est comme ça.
Le mot de la fin de cette interview en tant que député
indépendant, Sekar Naidu.
J'ai vu un entrefilet dans la presse me qualifiant de traître.
Peut-être que demain je vais découvrir des choses
écrites contre moi sur un mur, à Beau- Bassin. Je
vais demander à Rajesh Bhagwan de me prêter son armure
en peau de crocodile. Je pourrai en avoir besoin dans les jours
qui viennent.