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Inondations du 26 mars
Le comité Domah se penche sur les 326 sites inondables
Le Fact Finding Committee (FFC) présidé par le juge
Bushan Domah, comité institué pour faire
la lumière sur les inondations dramatiques du 26 mars qui
ont fait quatre victimes emportées par des crues, se prépare
à dépoussiérer le dossier des 326 sites identifiés
comme étant sujets à des inondations. C'est ce qui
a été indiqué lors de la séance de
vendredi en prévision de la déposition du Permanent
Secretary au ministère de l'Environnement, Girish
Gunesh, à partir de mardi prochain.
Les prochaines séances du FFC sur les inondations
seront axées sur les conclusions de l'étude entreprise
par des consultants de la firme Gibb depuis 2003 et les initiatives
prises pour mettre à exécution les recommandations
concernant les 326 " flood-prone areas " identifiés.
Les demandes relatives du juge Domah au Permanent Secretary ont
été spécifiques dans la mesure où
il a lâché en fin de séance : " What
happened to all these recommandations ? "
Pour sa part, le secrétaire permanent à l'Environnement
a soutenu que le rapport sur les 326 sites inondables avait été
soumis en 2003 et que le projet en vue de mettre en pratique les
mesures préconisées s'échelonnait sur une
période de dix ans. Girish Gunesh n'a pas encore entamé
sa déposition en raison d'engagements de l'ensemble des
juges de la Cour suprême suite au décès de
la mère du juge Eddy Balancy.
La séance de vendredi a été réservée
à la déposition de Hurrydeo Bholah, Project Manager
au ministère de l'Environnement sur la gestion et le
nettoyage des rivières et cours d'eau à travers
l'île. Suite à une question de Jacques Rosalie, ancien
chef du Service Civil, et assesseur du comité, Hurrydeo
Bholah devait affirmer que " la rivière Citron
n'avait pas été nettoyée par l'Environnement
avant le 26 mars parce qu'il n'y avait aucune requête venant
des collectivités locales. ". Cette question est
remontée à la surface lors de l'examen des travaux
de nettoyage de cours d'eau et de rivières entrepris depuis
2005. On se souvient que c'est dans cette même rivière
qu'ont péri deux personnes, dont une étudiante de
13 ans, Laura Paul.
Rosalie : En parcourant la liste des travaux entrepris
depuis 2005 sur les cours et rivières, je ne vois pas la
rivière Citron. Y avait-il une requête ou des doléances
?
Bholah : There was no request for Rivière Citron.
Pressé de questions par l'assesseur du juge Dhomah, le
Project Manager a affirmé que toute requête
soumise par les conseils de districts, les municipalités,
les responsables de Citizens'Advice Bureaux ou encore des
députés est entretenue favorablement au ministère
de l'Environnement. Il a ajouté que les travaux sont exécutés
à la demande des collectivtés car le ministère
n'est pas habilité à agir de son propre gré.
Le témoin a confirmé que suite aux événements
dramatiques du 26 mars, le nettoyage de la Citron était
devenue une " top priority " à l'Environnement
avec le démarrage des travaux dans les quarante-huit heures.
" Nous avons nettoyé la rivière Citron sur
une distance d'au moins trois kilomètres et demi en amont
et en aval. Nous avons enlevé quelque 25 camions de détritus,
principalement des branches d'arbres obstruant le cours normal
de l'eau et également des tonnes de boue et débris
", a-t-il poursuivi.
En analysant un document retraçant la liste des travaux
de nettoyage des rivières à Maurice, le juge Domah
n'a pu s'empêcher de s'interroger sur l'année 2005.
" Pourquoi 2005 ? " a-t-il demandé au
témoin, qui a répondu que ce n'est qu'à cette
date que les dotations budgétaires furent allouées
pour ces travaux.
" We got this item in the budget after July 2005 ",
a-t-il fait ressortir. (NdlR : le budget 2005-06 avait été
présenté par le précédent gouvernement
avant avril 2005 vu que les élections générales
furent tenues le 3 juillet 2005). Pour sa part, Jacques Rosalie
a demandé au témoin de soumettre au FFC un
relevé du budget alloué annuellement et des dépenses
encourues à cet item au cours de ces dernières années
jusqu'à ce jour.
Les travaux reprendront mardi après-midi.
Inter-Religious Social Responsibility Committee :
"Halte à la religiosité, le temps est à
l'action !"
"Hands that help are holier than lips that pray"
; "J'ai eu faim et tu m'as donné à manger,
j'ai eu soif et tu m'as donné à boire
"
: c'est, notamment, sur la base, d'une part, de cette profession
de foi de Saï Baba et, de l'autre, sur cette parabole du
Christ dans l'Evangile de Matthieu que l'Inter-Religious Social
Responsibility Committee inscrit son action visant à "réinventer"
l'engagement religieux à Maurice.
"Halte à la religiosité et aux seules pratiques
des rituels et autres sacrements : face aux multiples dangers
qui menacent la société, le temps est à l'action
!", disent en chur le pandit Sunjay Youdhisteer
Munbodh, Mario Jolicoeur et Cadress Rungen. Ces trois membres
fondateurs du comité précisent, d'emblée,
que c'est à titre individuel de citoyen qu'ils se sont
constitués en groupe.
Ils invitent d'autres compatriotes engagés sur le plan
religieux à se joindre à eux pour tordre concrètement
le cou aux multiples fléaux affectant la société
mauricienne : familles disloquées, drogue, alcoolisme,
VIH/Sida, multiples formes de pauvreté et atteintes à
l'environnement ; et plus globalement, sur le plan mondial : guerres,
dérèglement climatique, crise alimentaire
"Face, notamment, à l'essoufflement du politique,
nous n'avons d'autre choix que de nous unir. Les religions, particulièrement
celles qui ont un ancrage millénaire, ont une sagesse à
partager qui est susceptible d'éclairer l'humanité",
soutiennent les membres du comité.
Pour eux, il faut en finir avec la cupidité de certains.
"Comme l'a prophétisé le mahatma Gandhi,
le monde a, effectivement, suffisamment de ressources pour assurer
les besoins de chacun mais pas suffisamment de ressources pour
satisfaire la voracité de certains".
Ils soutiennent que le "miracle économique" mauricien
a pu se réaliser grâce à l'unité du
peuple. D'où leur appel pour que priment, à nouveau,
paix et unité. Ceux désireux de soutenir le comité
sont priés de se mettre en contact avec l'un des membres
ou de se renseigner à son siège social provisoire,
C/O CDMO, rue d'Estaing, Champ de Mars, Port-Louis.
Secteur bancaire
Une SBM Day étoffée à Goodlands hier
La State Bank of Mauritius (SBM) a organisé une
SBM Retail Day à Goodlands dans la journée d'hier
dans le cadre de sa campagne visant à assurer une plus
grande proximité avec sa clientèle et pour asseoir
sa politique de Corporate Social Responsibility.
Un programme étoffé et susceptible de satisfaire
le goût de tout un chacun avait été préparé
sous la supervision du Divisional Leader de Retail Banking de
la SBM, Jairaj Sonoo, et de ses plus proches collaborateurs, dont
entre autres les 225 employés de cette division de la banque.
Le Chief Executive de la SBM, Chaitlall Gunnes, a également
fait le déplacement à cette occasion.
Pendant tout l'après-midi d'hier, l'agglomération
de Goodlands avait affiché un véritable air de fête
avec à la mi-journée défilé de majorettes
et fanfare de la police dans les principales artères de
la région. En première partie du programme, les
représentants de la SBM ont remis des donations
à des représentants des organisations non-gouvernementales
engagées auprès des plus vulnérables dans
le Nord de l'île.
Les écoles primaires Doorgachun Hurry Government School,
S.K. Kanhye Government School, Ramalagun Moossun Government School
et St Antoine RCEA aussi bien que les collèges Sharma Jugdambi
SSS, Fiendship College et BPS Fatima ont également reçu
des dons de la SBM. L'hôpital de Poudre d'Or n'a pas été
oublié de même que l'école des sourds.
Les employés de la SBM ont également fait
du porte-à-porte, allant à la rencontre des clients
habituels ou encore en vue de convaincre de nouveaux clients.
Des présents et des souvenirs ont été présentés
à ces clients alors que les deux doyens du village ont
été gâtés par le Divisional Leader
de Retail Banking de la SBM.
La journée d'activités a pris fin au stade de football
de la localité avec une rencontre inédite entre
les vétérans de Maurice et les vétérans
de Goodlands, cela pour le plus grand plaisir des mordus du ballon
rond.
" La vocation sociale de la State Bank ne peut être
occultée et avec l'organisation de la série de SBM
Day à travers l'île, après Rose-Belle et Goodlands,
nous allons asseoir cette dimension majeure. Nous voulons également
resserrer les liens avec notre clientèle et, de par le
response que nous avons constaté, nous nous félicitons
de cette initiative avec la collaboration des habitants de l'endroit
", a déclaré Jairaj Sonoo.
SECURITE
Collaboration Brinks/Vom Haus Mauribel
Brinks (Mauritius) Ltd, compagnie engagée dans la sécurité,
est en partenariat avec Vom Haus Mauribel Services Ltd pour une
utilisation systématique pour la sécurité
des résidences et des établissements publics, dont
des hôtels, de chiens de garde spécialement dressés
à cet effet. Tout un programme de travail a été
établi entre les responsables de ces deux compagnies en
collaboration avec deux professionnels venus de Belgique. Les
Mauriciens intéressés à prendre connaissance
de ces possibilités sont invités cet après-midi
(à partir de 15 heures) au Nautilus Playground à
Albion pour des démonstrations.
Vom Haus Mauribel Services Ltd est une compagnie spécialisée
dans le dressage de chiens, des bergers allemands pur-sang, qui
sont mis à la disposition de Brinks (Mauritius) Ltd pour
des besoins professionnels. Les organisateurs de la manifestation
du jour veulent donner un avant-goût de ces différentes
possibilités de protection personnelle aussi bien que des
propriétés en l'absence des propriétaires
ou occupants.
Vom Haus Mauribel Services Ltd s'est vu confier le dressage d'une
soixantaine de chiens. " Nous avons deux professionnels
de Belgique qui viennent trois fois par an à Maurice. L'une
de leurs responsabilités est de veiller à une formation
continue des chiens ", souligne un des responsables.
La compagnie s'occupe également de la formation d'une centaine
d'employés de Brinks (Mauritius) Limited pour l'accompagnement
lors des rondes de sécurité.
Jeudi à l'occasion du Maharashtra et Shivaji Day
Navin Ramgoolam: Les centres culturels ne seront pas paralysés
avec la création des Speaking Unions
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam s'est voulu rassurant concernant
les centres culturels. Réagissant aux propos du Leader
de l'Opposition, Paul Bérenger, le PM a dit que la loi
sur les centres culturels sera bientôt amendée et
que les centres culturels ne seront pas paralysés avec
la création des Marathi, Tamil et Telegu Speaking Unions.
Les Speaking Union, a-t-il déclaré, ne devraient
pas être une source de division. Paul Bérenger a
souhaité que la Mauritius Marathi Mandali Federation décide
de la composition du board de la Marathi Speaking Union. C'était
jeudi, au Maharashtra Bhawan à l'occasion de la célébration
du Maharashtra et du Shivaji Day organisée par la MMMF.
Le PM a voulu rassurer Paul Bérenger que les centres culturels
ne seront pas paralysés mais a exprimé ses craintes
quant à la présence de deux organisations parallèles.
Les gens qui travaillaient dans les centres culturels, recevaient
de l'argent mais cela était une source de division et il
a demandé aux politiciens de rester à l'écart
concernant le choix des membres du board. Il a souhaité
que la fédération choisisse les membres pour siéger
au comité de la Marathi Speaking Union.
Le PM a affirmé que nous sommes tous, les enfants d'immigrés
et qu'il faut aller vers l'interculturelle et l'épanouissement
de toutes les cultures et l'ouverture vers les autres et non au
cloisonnement. Le chef du gouvernement a aussi rendu un vibrant
hommage à Shivaji, Lokmanya Tilak, les héros de
l'Inde pour avoir jeté les bases de l'indépendance
et pour la libération du peuple indien.
Paul Bérenger a fait l'historique de la longue lutte de
Chhatrapati Shivaji Maharaj et de Lokmanya Tilak pour l'Indépendance
de l'Inde et aussi pour le combat du Shivaji local, le pandit
Sahadeo pour l'Indépendance de Maurice. Il a salué
la création de la Marathi Speaking Union mais a exprimé
ses craintes concernant les fonctionnaires des centres culturels
qui sont paralysés par manque de comité de direction.
Il a souhaité que le MMMF ait la priorité de nommer
ses membres au sein du board. Les Speaking Unions et les centres
culturels sont complémentaires, a-t-il déclaré.
Il a souhaité que les centres culturels obtiennent les
terrains qui ont déjà été identifiés.
Le ministre Bappoo a déclaré que nous devons être
fiers de notre pluralisme culturel et le PM tente par tous les
moyens à renforcer notre diversité. Il ne faudrait
pas diviser la population, pas bizin éna balkanisation,
a fait ressortir le ministre Bappoo. La création de la
Marathi Speaking Union permettra des échanges entre Maurice
et l'Etat du Maharashtra.
Balraj Narroo, le président de la MMMF est d'avis que la
création de la Marathi Speaking Union est arrivée
au bon moment et cette initiative a été prise en
consultation avec la fédération. Les membres de
la fédération, a-t-il dit, possèdent les
compétences nécessaires pour faire partie du comité.
Il ne faut pas, cependant, une institution parallèle pour
substituer au travail de la Marathi Speaking Union.
Vingt-quatre personnes ayant contribué à l'épanouissement
de la culture marathie ont reçu des Shivaji Awards des
mains du PM.
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