p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 4 mai 2008



  70e Fête du Travail - Les inconditionnels répondent encore en grand nombre à l'appel
  BILAN 1er mai - L'Alliance sociale: 100% satisfaite
  Bilan du 1er-Mai - Le MMM dit avoir remporté la bataille des foules
  Bilan Meeting 1er Mai - Pravind Jugnauth : "Le MSM a pris le flambeau du vrai militantisme"
  Maurice Allet, leader du PMSD: - "Si on est de l'opposition, il faut le démontrer"
  À l'Assemblée nationale, mardi dernier - Augmentation jusqu'à 40 % du ticket d'autobus à partir de demain
  Ça va se savoir


70e Fête du Travail

Les inconditionnels répondent encore en grand nombre à l'appel

La 70e Fête du Travail célébrée à Maurice, jeudi, a, encore une fois, permis aux principales formations politiques du gouvernement et de l'opposition de faire surtout le plein de leurs inconditionnels respectifs. Au terme des divers rassemblements, les états-majors des diverses forces en présence ont, comme à l'accoutumé, tous dit de leur satisfaction quant aux foules rassemblées. A mi-mandat de la présente Législature, il est, toutefois, évident que chaque parti aura à tirer les enseignements qui conviennent de ces meetings du 1er mai.

A Vacoas où l'Alliance gouvernementale tenait son rassemblement, les orateurs se sont évertués à trouver en la foule présente le signe d'une confiance renouvelée. A Rose-Hill, où le MMM, principal parti de l'opposition conviait ses partisans, satisfaction, tout aussi, que le "déclic" pour la reconquête du pouvoir s'est enclenchée. Satisfaction aussi à Port-Louis où l'autre parti de l'opposition parlementaire, le MSM estime avoir donné le message qui se doit à qui de droit…

A Vacoas, le Premier ministre et leader du Ptr, le Dr Navin Ramgoolam devait, surtout, laissé comprendre que le gouvernement de l'Alliance sociale ira jusqu'au bout de son mandat en 2010. Il devait même dire son souhait de pouvoir conduire le pays pour deux autres mandats consécutifs.

Une partie importante du discours du Dr Ramgoolam a été consacrée aux réalisations économiques du gouvernement. Il n'a pas manqué d'évoquer les fruits de la gestion, en substance, "saine" de l'économie : croissance retrouvée, investissements étrangers directs conséquent, création d'emplois, réduction du déficit budgétaire, notamment.

Évocation aussi des mesures sociales prises par le gouvernement pour soulager la population dans le contexte de la vie chère : accroissement des subventions sur la farine et le gaz ménager, transport gratuit, vente à un prix nominal des terrains des cités de la CHA, loi en faveur des victimes de la vente à la barre, notamment.

Sur la question du "law and order", Navin Ramgoolam a réitéré sa détermination de doter les autorités policières de plus de moyens avec l'aide de pays amis. Il devait, ainsi, faire référence à l'installation de caméras de surveillance dans les zones sensibles.

A l'adresse de l'opposition, le Premier ministre a rappelé, sous le même chapitre, la situation sous le précédent gouvernement en évoquant, nommément, le hold-up avec mort d'homme dans la chambre forte d'une banque en plein jour.

A Rose-Hill, le leader de l'opposition et du MMM, M. Paul Bérenger devait, lui, lancer un appel contre le désespoir et le découragement à la population. Selon lui, face aux difficultés du moment, le MMM a les compétences nécessaires pour redresser la situation et permettre un nouveau "miracle économique".

Il demande particulièrement aux jeunes de ne pas envisager l'émigration et de faire confiance au MMM. Appel semblable aux Rodriguais "délaissés", tout aussi, selon lui, par le gouvernement. Face à la flambée des prix, Paul Bérenger insiste pour que les fonctionnaires aient droit à un "bon PRB" et les autres salariés, une bonne compensation salariale.

Il s'engage, à nouveau, à remettre en question le National Residential Property Tax (NRPT) et autres taxes, en substance, "injustes" imposées par le gouvernement. Évoquant la crise alimentaire, le leader de l'opposition est d'avis qu'en raison de la "maladministration" du gouvernement du jour, il se pourrait qu'il n'y ait plus de quoi manger. Il prévoit, tout aussi, que d'ici à quelques années, il se pourrait que la fourniture d'électricité soit déficitaire.

A la vue de la foule à son rassemblement, M. Bérenger trouve que ceux qui s'étaient laissés charmés par le Dr Ramgoolam reviennent au bercail. Une foule qui, dit-il, témoigne que le MMM regroupe toutes les composantes de la nation. Rappel, à ce stade, que le parti mauve est né en 1969, au lendemain des bagarres raciales.

A Port-Louis, le leader du MSM, M. Pravind Jugnauth, s'est, lui, référé à la fin de mandat à la présidence de sir Anerood Jugnauth. Le chef de l'Etat sera alors, dit-il, en mesure de s'exprimer librement et sera comme un "guide spirituel" pour le MSM. Il prévoit que SAJ fera, alors, "trembler" beaucoup de personnes.

Alors que, déclare le leader du MSM, le MMM a laissé entendre qu'il ne fera pas alliance avec le Ptr et que ce parti a "fait une croix" sur le MSM, Pravind Jugnauth révèle que le MSM garde, quant à lui, "toutes ses options ouvertes".

S'il dénonce la politique économique du gouvernement de l'Alliance sociale et rappelle que le Premier ministre "ne fait pas confiance à ses ministres", M. Jugnauth critique, tout aussi, "l'ambition impossible" du leader du MMM.

L'idéal MMM trahi, il appelle les militants de ce parti à ne pas "aller à l'abattoir". Politique de bras ouverts, tout aussi, à l'adresse des "frustrés" du Ptr.

Au stade de Rose-Hill où la Fédération des Créoles Mauriciens (FCM) tenait son rassemblement, son président, le père Jocelyn Grégoire a, une nouvelle fois, insisté sur l'indépendance politique de son mouvement. Il a dit qu'il n'entendait pas abandonner la prêtrise pour faire de la politique.

Comme pour confirmer que le FCM n'était pas politiquement aligné, la présence dans la foule de députés créoles de tous bords : Françoise Labelle (MMM), Jean-François Chaumière (Ptr), Joe Lesjongard et Mireille Martin (MSM).

Six revendications ont été présentées à ce rassemblement, à savoir: une reconnaissance de l'identité créole dans la Constitution, l'officialisation de la langue créole, une meilleure représentativité des créoles dans la Fonction publique à travers une présence proportionnelle à 35%, une meilleure représentativité des créoles à l'Assemblée nationale, une "école de la deuxième chance" pour les recalés du système éducatif et une Commission d'enquête indépendante sur les prescriptions de terrains.

Côté syndical, ce 1er mai 2008 a été marqué, d'une part, par une marche des adhérents des syndicats de fonctionnaires autour de la prochaine publication du rapport du Pay Research Bureau (PRB); un rassemblement du Mauritius Labour Congress (MLC) au Workers' Education Centre et une demi-journée d'activités à Place de la gare à Beau-Bassin par un regroupement syndical auquel s'étaient associés des mouvements politiques de gauche.


BILAN 1er mai

L'Alliance sociale: 100% satisfaite

100% satisfaits de l'ambiance et de la foule composée de toute la nation mauricienne qui était présente à Vacoas jeudi dernier,

"La foule représente la force de l'AS ", a affirmé le secrétaire général du Parti travailliste Deva Virahsawmy lors d'une conférence de presse vendredi.

Selon lui, cette présence est " une preuve de satisfaction de la population du programme gouvernemental ". M. Virahsawmy souligné la nécessité d'une " estimation scientifique " des foules réunies par les différents blocs politiques lors de leurs meetings respectifs.

Le secrétaire général du Ptr a critiqué le discours du leader du MMM Paul Bérenger, à la Place Edward VII à Rose-Hill hier. Il a estimé que la surface occupée par le MMM était de 1430 m2 alors que celle occupée par l'Alliance sociale à Vacoas est de 3 630 m2 sans mentionné les chiffres.

De son côté, le leader du Mouvement Républicain (MR), Rama Valayden, a observé que les meetings se sont déroulés dans la discipline et la bonne humeur autour d'un seul leader, Navin Ramgoolam à Vacoas hier, alors qu'à Rose-Hill, " c'était la cour de récréation ". Il a qualifié le leader MMM de " lame duck ", et lui a lancé un défi, l'invitant à " lev pake ale, le 1er mai prosin kan Ramgoolam pou ankor Premye minis ".

James Burty David, porte-parole du Ptr, devait dire que l'AS a privilégié une campagne de proximité en marge de ce meeting. Il a accusé le MMM "d'avoir mené une campagne de démagogie qui a pris fin dans la violence mardi soir ".

Il a également déploré le ait que Paul Bérenger n'ait pas officiellement prononcé s'il briguera le mandat de Premier ministre lors des prochaines élections, le traitant à l'occasion de "poltron".

Le leader adjoint du Mouvement socialiste démocrate, Parmessur Ramloll, a estimé que la foule présente à Vacoas confirme " le statut du Premier ministre comme un vrai démocrate ".

Du côté Jocelyn Gracieuse du PMXD a souligné l'enthousiasme affiché par la population à Vacoas

Le secrétaire général du Ptr a annoncé que l'AS démarrera bientôt une série de conférences publiques sur le " triste épisode de l'affaire Sheik Hossen ".


Bilan du 1er-Mai

Le MMM dit avoir remporté la bataille des foules

Le leader de l'opposition et du MMM a parlé, lors d'une rencontre avec la presse, vendredi, de "succès éclatant" le 1er mai pour lequel il a remercié les chevilles ouvrières Rajesh Bhagwan et Deven Nagalingum, la jeunesse militante mais aussi tous les responsables de circonscriptions à qui il a adressé un bravo particulier. "Les faits sont là : le MMM a, plus que l'année dernière remporté la bataille des foules et, il est de loin le premier parti de Maurice. Nous avons montré à nouveau que la distance entre le MMM et les autres augmente", a déclaré Paul Bérenger qui, interrogé par la presse, a estimé qu'il y avait plus de 14,000 personnes à Rose-Hill.

"Ce qui me fait chaud au cœur, c'est qu'il était visible que toutes les communautés étaient là et que ceux qui s'étaient laissés berner par l'Alliance sociale sont revenus en masse", a commenté le leader des mauves qui a profité de cette occasion pour dénoncer le "rôle plus infect que jamais de la MBC avec toutes sortes de montages et de manipulation pour faire l'Alliance sociale paraître plus forte et pour gêner le MMM". Il a fait état de la révolte et la colère tout à fait justifiées dans ce contexte.

Paul Bérenger a ajouté que le MMM est d'autant plus satisfait que l'Alliance sociale "était loin derrière nous malgré ses moyens financiers et matériels illimités et l'utilisation sans vergogne de l'appareil d'Etat, des différentes organisations du troisième âge. Le MMM, seul à Rose Hill, était loin devant les autres partis et l'Alliance sociale avec le PTr, le PMXD, le MR de Valayden et le MSD de Anil Baichoo".

Alors que Navin Ramgoolam a affirmé que les élections ne sont pas derrière la porte, le MMM, a-t-il rappelé, a exprimé le souhait que le 1er mai 2008 soit son dernier en tant que Premier ministre. Le déclic provoqué dans le pays augmente la possibilité que des élections interviennent d'ici au prochain 1er-Mai, a dit le leader du MMM. Les rassemblements du 1er-Mai auront, en tout cas, représenté un sévère avertissement à Navin Ramgoolam pour qu'il fasse attention sur le traitement des dossiers suivants, le PRB que les fonctionnaires méritent d'obtenir, la compensation salariale intégrale qui doit être payée aux salariés du privé et aux pensionnés, veuves et orphelins en particulier.

Un nouvel appel a aussi été lancé au gouvernement pour qu'il n'aille pas de l'avant avec l'augmentation massive du ticket d'autobus, avec 40 % pour les trajets courts sans une étude approfondie et un rapport sur cette augmentation mais aussi sur les subventions totalisant Rs 1 milliard annuellement que le gouvernement accorde aux compagnies d'autobus. Le 1er-Mai a aussi été un avertissement au gouvernement pour qu'il y ait un prochain budget qui arrête de faire souffrir la population. "Ine dir Navin Ramgoolam pran kont et soulage difficultés et souffrances de la population en général".

La Land Restitution Commission bloquée par l'Alliance sociale

S'agissant du rassemblement organisé par la Fédération des Créoles Mauriciens, Paul Bérenger a dit avoir pris bonne note des recommandations formulées par le Père Grégoire et a ajouté n'avoir aucun problème avec elles d'autant que certaines d'entre elles, comme la demande d'une Commission indépendante sur la prescription des terres, sont parfaitement justifiées.

Il a rappelé qu'entre 2000 et 2005, une équipe dirigée par l'ex-juge Robert Ahnee s'était rendue en Afrique du Sud pour se pencher sur ce sujet et qu'elle avait soumis un rapport, lequel avait recommandé la mise sur pied d'une Land Restitution Commission indépendante et permanente afin de traiter les cas de personnes ayant perdu leurs terres par prescription. Or, malgré tout son " bla bla ", l'Alliance sociale a mis cette commission au frigo et n'a rien fait pendant trois ans.

Commentant les autres recommandations du Père Grégoire, le leader du MMM a dit qu'elles ont toute leur place et il a cité la valorisation de la langue créole. "Nou péna okenn désaccord lor sa banne revendication-là, au contraire, depuis longtemps, nou fine met zot de l'avant nous aussi. Nou associé nous pleinement à sa banne revendication-là", a déclaré Paul Bérenger.

A l'heure des questions sur ses propos antérieurs concernant le Père Grégoire, le leader de l'opposition et du MMM a rappelé avoir dit que ce sont certaines de ses déclarations et actions qui faisaient le jeu de l'Alliance sociale. Il a cité le fait qu'il avait été envisagé de tenir le rassemblement de la FCM le matin à Rose Hill. Paul Bérenger a dit qu'il en a été autrement et que "mo fine bien apprécié le ton du Père Grégoire", celui qu'il a adopté lors de son rassemblement au stade de Rose Hill jeudi dernier.

Répondant à une question sur la réforme électorale, le leader de l'opposition a dit que la préoccupation du moment est comment se défaire de la dénomination communale tout en assurant qu'avec la réforme la représentation au Parlement est garantie. Il a réitéré ses craintes que Navin Ramgoolam n'apporte pas cette réforme.

"Mo pa croire li pou fer li et mo souhaité mo gagne tort mais mo pa gagne confiance ki li pour al de l'avant "soon after the 1st of May" comment li ti annonsé", a commenté Paul Bérenger qui a annoncé avoir sollicité, avant le 1er mai, une rencontre avec le Premier ministre pour évoquer la réforme électorale mais aussi l'exercice de redécoupage des circonscriptions prévu l'année prochaine.

Pourquoi n'a-t-il rien dit sur sa candidature au poste de Premier ministre le 1er mai ? La réponse du leader du MMM : ses collègues ayant évoqué cette question et beaucoup d'autres choses, "ne pli ti éna kozé pou kozé" mais, trève de plaisanterie, il ajoute "avoir écouté ce que ses collègues avaient à dire, et que les choses seront précisées le moment venu !". Quant au rapprochement annoncé entre le MSM et le PTr, il a dit qu'il faut poser la question aux partis concernés ajoutant qu'il trouve que le "moral des deux côtés n'est pas au plus haut".


Bilan Meeting 1er Mai

Pravind Jugnauth : "Le MSM a pris le flambeau du vrai militantisme"

L'idéologie que représentait à l'époque le Mouvement Militant Mauricien (MMM) est aujourd'hui représentée par le Mouvement Socialiste Militant (MSM). C'est ce qu'affirme le leader du MSM, Pravind Jugnauth. Cela, à l'issue du rassemblement de son parti, le 1er Mai, à Port-Louis. Rassemblement qui aurait réuni, selon le MSM, plus de 15 000 partisans. "Après 7 000 personnes en 2006 et 10 000 en 2007, le MSM a rassemblé plus de 15 000 personnes jeudi dernier. Et ce rassemblement démontre que le MSM fait une montée en puissance", estime Pravind Jugnauth. Il ajoute qu'avec le "serum" que lui a donné le peuple, jeudi dernier, le MSM "bien vite nu pou comblé sa ti distance kot nu ti été hier ek lotel du gouvernement".

Le MSM est pleinement satisfait de son "formidable succès" enregistré lors du meeting de jeudi dernier à Port-Louis. Pour le leader du parti, "nous avons démontré notre force. La foule arc-en-ciel, enthousiaste, l'ambiance extraordinaire a démontré la force du parti". Si, au début, certains se demandaient si le MSM allait pouvoir relever le défi, Pravind Jugnauth indique que "mo fyer MSM tousel finn resi relev sa défi-là. Ti ena enn vag oranz". Faisant un rappel des précédents meeting du 1er mai tenus à Curepipe, en 2006 et 2007, Pravind Jugnauth estime que suivant le travail méthodique et la politique de proximité du MSM, le parti a doublé son audience à l'occasion de la Fête du Travail. Il ajoute que son parti est un parti national, et que le meeting du 1er Mai a été l'occasion d'une "adezyon massive de tou kominote. Nu pe konsolid linite nasyonal". Le leader du MSM estime avoir repris le flambeau du MMM en terme de militantisme pour la justice sociale. "Lideolozi à lepok ki ti représenté par MMM, zordi ce nu ki pe représenté", soutient Pravind Jugnauth, soutenant que la configuration politique du pays change et que le MSM monte en puissance, année après année. Selon lui, la stratégie adoptée par son parti porte ses fruits et "lepep realize ki nou sinser, nu kredib. Lepep koné ki nu serie. Nu ena lekip ki neseser pou ek solysyon kredib ek realiste". La première mi-temps est terminée, signale Pravind Jugnauth, et désormais, nous sommes dans la ligne droite. Il affirme qu'avec le soutient de la population, "bien vite nu pou comblé sa ti distance kot nu ti été hier ek lotel du gouvernement".

SAJ bientôt libre pour servir son pays à sa façon

Le MSM, indique son leader, continuera à jouer son rôle d'opposition constructive. Faisant un bref rappel des progrès accomplis par son parti depuis sa création en 1983, Pravind Jugnauth soutient que le MSM représente le véritable espoir. Dont son rêve d'un autre miracle économique, basé sur la philosophie du parti. "Tou ceki nu finn appran kan Sir Anerood Jugnauth ti leader, nu pe mett en pratik", note-t-il, avant de souligner la nostalgie de son parti du temps où SAJ était Premier ministre, et le MSM au gouvernement; 2008 est l'année du MSM, estime Pravind Jugnauth, annonçant que, outre le succès populaire de son parti pour le rassemblement du 1er Mai, d'autres événements sont à prévoir. Il laisse entendre que la fin du mandat de SAJ en tant que Président de la République tire très prochainement à sa fin et que "deza li pe fer dimounn tranblé". "Il n'y a pas de doute que SAJ, qui sera un citoyen libre de ses actes et de ses expressions, continuera, à sa façon de servir son pays", soutient Pravind Jugnauth. Que ce soit dans le passé ou à l'avenir, SAJ représentera toujours une boussole politique qui guidera le MSM dans la bonne direction, indique Pravind Jugnauth. Il fait ressortir que désormais, le MSM a déjà pris le chemin de l'Hôtel du gouvernement. Il invite "tou bann militan coltar MMM, déçu par la manière ki zot parti pe fer", ainsi que tous les partisans de l'Alliance sociale, déçu des promesses non tenues, à se joindre au MSM. "Le MSM finn né à partir enn assure ek MMM. Nu ena disan militan dan nu lavein, et ce nu ki représente vré valer du militantisme. Pena okenn rezon ki zot pa santi zot alez dan MSM ", insiste Pravind Jugnauth


Le Ptr : adversaire du MSM

Répondant aux questions de la presse, le leader du MSM laisse comprendre que toutes les options sont encore ouvertes dans le cadre d'une éventuelle alliance. Alliance qu'il estime être comme un mariage et dans lequel cadre il faut avant tout "ena confiance are ou partenaire". Il fait ressortir que "ceki daccor ek MSM, ek nu proze de société, ek nu bann ideo ek bann lopinion ki nu finn exprimé, nu pret pou travay are zot". Et d'affirmer qu'en ce qu'il s'agit du partage du Priministership "perna okenn problem". Pravind Jugnauth fait ressortir qu'il travaille toujours en équipe et cela parce qu'il a confiance en ceux avec qui il travaille. Soutenant que son parti, ni lui-même n'est en communication avec le Ptr, et que sa dernière communication avec Navin Ramgoolam remonte à 2005, alors que lui-même était vice-Premier ministre, Pravind Jugnauth dit considérer le Ptr comme son adversaire politique et qu'il est le Challenger de Navin Ramgoolam pour le poste de Premier ministre. Évitant les questions relatives à la confiance qu'il pourrait accorder à Navin Ramgoolam, Pravind Jugnauth laisse toutefois entendre que "mo pa pou al travay ek dimounn ek ki mo perna confiance". Même s'il fait ressortir que "si le MMM a déjà dit qu'il avait fait une croix sur le MSM, nous laissons toutes les autres options ouvertes".


Maurice Allet, leader du PMSD:

"Si on est de l'opposition, il faut le démontrer"

"Si on est de l'opposition, il convient de le démontrer", a estimé, hier, le leader du PMSD, M. Maurice Allet. Il commentait les remarques duu leader du MSM, Pravind Jugnauth, à l'adresse de celui du MMM, à son rassemblement de la Fête du Travail. Ce qui lui fait dire qu'en se faisant, le MSM "fait le jeu du gouvernement".

Alors que, assure son leader, l'adversaire du PMSD est l'Alliance sociale, Maurice Allet regrette la division au sein de l'opposition comme illustrée, selon lui, lors des rassemblements du 1er mai. Il en veut pour preuve qu'un parti qui affirme être de l'opposition - en l'occurrence, le MSM - ait choisi, ce jour-là, de faire d'un autre parti de l'Opposition - le MMM - "son adversaire".

Or, affirme le leader du PMSD, si l'on est de l'opposition, il convient "de le démontrer" plutôt que de "faire le jeu du gouvernement". Le PMSD réaffirme, dans ce contexte, son souhait de voir se reconstituer l'Alliance MSM/MMM/PMSD. Selon lui, si cette alliance est renouée, "l'Alliance sociale est appelée à disparaître d'un coup".

Pour M. Allet, les rassemblements du 1er mai ont démontré que, seul contre tous, le MMM a réuni la plus grosse foule "comme en témoigne la presse" et que, globalement, "le peuple est derrière l'Opposition". Quant au PMSD, il se dit "pleinement satisfait" d'avoir, au cinéma Novelty à Curepipe, "fait le plein" de ses "pur-sangs" malgré "les moyens de bord".

Maurice Allet évalue à entre 2000 et 2500 les partisans bleus qui s'y sont déplacés. Il les remercie pour la confiance renouvelée en la direction du parti. M. Allet indique que dès demain, le PMSD redoublera d'efforts pour tendre la main à l'ensemble des "Joes" et supporters de feu Gaëtan Duval.

Le but recherché est de consolider le parti en vue d'être en position de force lors d'éventuelles négociations électorales. Mais dès lors, il annonce la couleur : pas question, la prochaine fois, de ne se contenter que d'un seul ticket. Le PMSD, dit-il, a des partisans à travers l'île. Il cite, à cet effet, que dans nombre de familles en ville comme à la campagne, il y a des photos encadrées de sir Gaëtan Duval.

A son adversaire direct, Xavier-Luc Duval "qui prétend donner des résultats au gouvernement", Maurice Allet veut savoir pourquoi il ne s'est pas ému du "sort" réservé à l'adjoint au commissaire de police, M. Jean Bruuneau. Il rappelle, sous ce rapport, que, dans le temps, sir Gaëtan avait menacé sir Seewoosagur Ramgoolam de "lev paké alé" si Guy Stanley n'était pas nommé à la douane.

Le leader du PMSD dit espérer que l'Equal Opportunity Act "promis par le Dr Navin Ramgoolam depuis dix ans" devienne, vite, une réalité "en vue de prévenir d'autres cas Bruneau".

Autre interrogation adressée à Xavier Duval: le nombre de fils de dockers embauchés dans le port, un service qui tombe sous sa juridiction "alors qu'un accord au moment de l'entrée en opération du crac prévoyait que priorité à l'embauche leur serait accordée".

Notons que pour commémorer le douzième anniversaire du décès de sir Gaëtan Duval demain, lundi 5 mai, le PMSD procédera à un dépôt de gerbes sur son tombeau au cimetière Saint Jean.


À l'Assemblée nationale, mardi dernier

Augmentation jusqu'à 40 % du ticket d'autobus à partir de demain

Comme dans un match de foot avec un but marqué à la limite du temps réglementaire. C'est en réponse à une toute dernière question du leader de l'opposition sur le montant le plus bas et le plus élevé de la hausse moyenne de 28 % du ticket d'autobus que le vice-Premier ministre et ministre des Infrastructures publiques, le Dr Rashid Beebeejaun a dû concéder que c'est une augmentation entre 33 % et 40 % qui s'appliquera aux trajets courts à partir de demain et une de 22 % sur les plus longs. "Quoi, 40 % ?" a demandé un Paul Bérenger, vraiment ébahi, alors que le ministre l'a justifié en expliquant que c'est la pratique que d'appliquer la plus forte hausse sur les trajets courts.

Dans ses réponses initiales à la Private Notice Question (PNQ) du leader de l'opposition, Rashid Beebeejaun a indiqué que c'est le 5 mai qu'entrera en vigueur le Remuneration Order des travailleurs de l'industrie du transport qui prévoit une augmentation de l'ordre de 29 % à 36 % des salaires et d'autres améliorations de leurs conditions de travail. Le ministre a aussi révélé que le gouvernement a accordé Rs 570 millions aux compagnies d'autobus pour le transport gratuit en 2006, Rs 620 millions en 2007 et Rs 155 millions pour le premier trimestre de 2008.

Quant aux diverses subventions accordées à l'industrie, le ministre a dit qu'il y a d'une part, celles qui s'appliquent au diesel qui se sont montées à Rs 30 millions en 2007 et Rs 75 millions pour le premier trimestre 2008 tandis que sous le Bus Recovery Account, le montant successif alloué a été de Rs 349 millions en 2006 et Rs 415 M en 2007. Pour le premier trimestre 2008, une somme de Rs 45 millions a déjà été payée aux compagnies de transport et Rs 100 millions sont dues.

Pour justifier la hausse du ticket d'autobus d'une moyenne de 28 % après consultations avec le ministère des Finances et la National Transport Authority (NTA), Rashid Beebeejaun a aussi évoqué des coûts de production et des charges élevées et le fait que le tarif d'autobus est resté inchangé depuis 2004.

Le leader de l'opposition a relevé, sur la base des chiffres fournis par le ministre lui-même, le fait que le gouvernement accorde chaque année un total de pas moins de Rs 1 milliard, en termes de transport gratuit et de subventions sur le diesel et de la Road Development Authority et il s'est appesanti sur le fait que le contrôle sur les allocations aux compagnies pour le transport gratuit des étudiants et des personnes âgées est inadéquat et a demandé si un système de "voucher" est envisagé.

Violente sortie de Navin Ramgoolam contre Joe Lesjongard

Le VPM et ministre des Infrastructures publiques a dit que plusieurs possibilités ont été envisagées dont la carte électronique mais que ce recours est trop coûteux ; il est indiqué que le "voucher" n'a pas été écarté et qu'il pourrait être introduit sur une base pilote.

Paul Bérenger a beaucoup insisté sur le fait que les compagnies bénéficient déjà de Rs 1 milliard de fonds publics et qu'une augmentation "massive" intervient et a réclamé une étude du Management Audit Bureau (MAB) pour voir si elle est vraiment justifiée. Ce à quoi le ministre a répondu que ce n'est pas une décision prise à la légère par le gouvernement mais qu'elle a été bien étudiée. Des élus de la majorité, dont le whip Lormesh Bundhoo lui-même, pour ne pas changer, mais le Dr Mungur aussi sont venus à la rescousse pour insister sur les avantages du transport gratuit.

Ce sont les bons d'achat de Rs 500 pour des vivres dans certains supermarchés distribués après les inondations et la source de financement qui ont occupé une bonne place du Prime Minister's Question Time. Le Premier ministre a indiqué qu'il n'y a pas eu de collecte illégale de fonds tandis que certains députés de l'opposition, à l'instar d'Alan Ganoo, ont soutenu que ces bons sont aussi distribués par l'Alliance sociale en marge du rassemblement du 1er-Mai.

Navin Ramgoolam a expliqué qu'il y a eu des gens qui ont apporté leur aide et que c'est celle-ci qui est en train d'être utilisée pour ces bons d'achat. Joe Lesjongard a alors interpellé le Premier ministre sur les manifestations qui ont eu lieu devant la résidence de la député Kalyanee Juggoo en marge de cette affaire de bons d'achat et les choses ont subitement dégénéré entre les deux protagonistes ; Navin Ramgoolam accusant le député du MSM d'avoir fomenté ces protestations et d'être également un "raciste", ce qui a suscité de vives protestations de la part du député.

Yatin Varma critique à l'égard de trois ministres

Autres échanges acides enregistrés c'est ceux qui ont, tour à tour, opposé Yatin Varma à Asraf Dulull, d'abord, et Mahen Gowressoo ensuite. Avec le ministre du Logement, il a d'abord été question de l'attribution des titres de propriété des occupants de terres de l'Etat à Kenya, Camp-Carol dans sa circonscription et Asraf Dulull a dit que le ministre du Travail, Vasant Bunwaree, également élu du n° 12 et l'Attorney General font partie d'un comité qu'il préside sur toute cette question.

Pourquoi le ministre du Travail au sein de ce comité ? a demandé sur un ton vexé le député et colistier de Vasant Bunwaree. Asraf Dulull a alors dit que c'est le conseil des ministres qui en a ainsi décidé. "Jette li dans la rade Mahébourg", lance Paul Bérenger taquin. Le jeune député, interrompant sa question, répond alors "çà même bizin faire", ce qui n'a pas manqué de provoquer quelques rires amusés.

Autre accrochage verbal enregistré, c'est lorsque Yatin Varma - adressant une question supplémentaire sur la place de la culture tamoule lors du spectacle culturel du 12 mars évoquée par Jayen Cuttaree - a réfuté les arguments du ministre des Arts et de la Culture à l'effet qu'elle était présente lors de la partie fusion tout en soutenant n'avoir pas enregistré de doléance à cet effet. C'est alors que Yatin Varma a repris la question du député du MMM sur les lettres de protestation envoyées par l'Union tamoule et la Fédération des Temples tamouls mais le ministre a dit ne pas les avoir vus.

Les débats se sont aussi poursuivis sur le Law Practitioners (Amendment) Bill avec les interventions de Shakeel Mohamed qui a lancé des piques tant à Rama Sithanen que Paul Bérenger, des non-avocats, pour leur prise de position en faveur de l'ouverture de la profession légale aux étrangers et Sunil Dowarkasing qui, tout en soutenant le texte, a plaidé pour la prudence d'autant que les décisions seront laissées entre les mains de l'Attorney General. Ils reprendront mardi prochain. Il faut aussi souligner qu'un vibrant hommage a été rendu, en début de séance, à Sir Robin Ghurburrun, ancien parlementaire, décédé la semaine dernière.


Mardi prochain: La police toujours sur la sellette

La police sera une nouvelle fois sur la sellette lors du Prime Minister's Question Time avec la moitié des 12 questions adressées au PM qui sont consacrées à ce secteur. On notera aussi le souci de l'opposition pour l'approvisionnement en denrées alimentaires.

A l'item projet de loi, le Law Practitioners'(Amendment) Bill, qui est débattu depuis deux semaines, a été rétrogradé au profit des textes de Rama Sithanen avec l'imminence de la présentation du Budget, à savoir le Finance and Audit (Amendment) Bill, le Public Debt Management Bill.

Le premier texte revoit totalement le calendrier des prévisions budgétaires avec l'introduction du Programme-Based Budgeting, la préparation des dépenses et des revenus budgétaires sur trois ans, l'abolition du Capital Fund et le remplacement du Contingencies Fund, l'année financière coïncidant avec l'année calendaire à partir de 2010 et un Budget portant, en conséquence, sur 6 mois pour la période juin à décembre 2009.

Le Public Debt Management Bill, toujours inscrit au nom du vice-Premier ministre et ministre des Finances modifiera toute la panoplie des instruments d'emprunts publics, des prêts contractés à l'émission des bons du trésor, l'objectif étant de mieux gérer la dette publique. Ce n'est qu'après le vote de ces deux textes que les débats se poursuivront sur le Law Practitioners'(Amendment) Bill avec les interventions attendues dans l'ordre, de Alan Ganoo, de Yatin Varma, de Fazila Jeewa-Daureeawoo, du ministre Arvin Boolell, de Nando Bodha, du ministre Etienne Sinatambou, de Jayen Cuttaree avant le résumé des débats par l'Attorney General, Rama Valayden.

Les autres textes à l'ordre du jour sont The Constitution (Amendment) Bill, The Public Bodies Appeal Tribunal Bill qui prévoient une structure d'appel des décisions de la Public Service Commission, The Truth and Justice Commission Bill et les trois Speaking Unions concernant les langues marathi, tamoul et télégou.

Les six questions sur la police pour le Premier ministre sont comme suit : les effectifs et les véhicules affectés aux postes de la région nord de Port-Louis, le nombre de troubles sociaux enregistrés depuis juillet 2005 (Mahen Jhugroo), le nombre de policiers, les deux sexes confondus qui se sont rendus en stage à l'étranger (Maya Hanoomanjee), la liste des nouvelles recrues de la police (Alan Ganoo), la caution accordée à des prévenus pour délits de drogue (Rajesh Bhagwan) et la date à laquelle le Commissaire de police reprendra ses fonctions (Nando Bodha).

Les autres interpellations pour le Premier ministre sont les médicaments contrefaits (Yatin Varma), le travail sous contrat des fonctionnaires (Showkutally Soodhun), la lettre du Groupement Civique de Camp Marcelin à Flacq (Joe Lesjongard), l'utilisation de nos relations diplomatiques avec l'Inde et le Pakistan pour notre approvisionnement en denrées alimentaires, riz et grains secs et la publicité gouvernementale (Rajesh Bhagwan) et les titres de la presse et le nombre de cartes de journalistes délivrés (Reza Issack).

Beaucoup de questions d'ordre régional pour les autres ministres même si on peut relever des préoccupations plus générales sur le Barrage de Bagatelle, les IRS des petits planteurs, le décès de S.G. à l'hôpital SSRN, la création d'une Renewable Energy Authority,

les dons reçus qui ont permis la distribution de bons d'achat, les acquisitions de la Cargo Handling Corporation, la culture hydroponique et la baisse de production des aliments, la lettre de la PSSA aux enseignants, la Gambling Regulatory Authority, la farine de Chine, l'impôt, l'école de médecine dentaire, la réforme sucre, les acquisitions obligatoires, les Pas Géométriques, les voyages ministériels, les lettres de menace d'éviction aux habitants de la NHDC, et le University of Mauritius Trust.

À l'ajournement des travaux, le député Suren Dayal évoquera le problème des planteurs de légumes.


Ça va se savoir

Le PM en avance sur l'horaire

La famille de feu Kher Jagatsingh n'en est pas encore revenue. Comme chaque année, elle reçoit une communication du bureau du Premier ministre l'informant que selon la tradition du 1er-Mai le Premier ministre allait déposer une gerbe de fleurs sur la tombe de l'ancien ministre de l'Éducation et secrétaire général du Parti Travailliste le 30 avril à 16h10.

Le jour dit, les membres de la famille Jagatsingh se rendent au cimetière de Chebel avec 25 minutes d'avance sur l'horaire fixé par le bureau du premier ministre et sont surpris du nuage de poussière sur la route. À leur arrivée au cimetière, ils apprennent que le Premier ministre avait décalé son programme, était arrivé avec 40 minutes d'avance sur l'horaire, avait déposé sa gerbe vite fait et était déjà reparti.

Face à ce manque de respect manifeste, la famille étudie la possibilité de démander au bureau du Premier ministre de rayer le nom de sir Kher Jagatsingh de la liste des personnalités du PTr à qui Navin Ramgoolam est censé rendre hommage dans le cadre de la Fête du Travail.

Réformes électorales: consultations initiales vers le 22 mai

Des indications qui ont transpiré jusqu'ici poussent à croire que les premières étapes dans le cadre des consultations au sujet de la réforme électorale devraient être enclenchées vers le 22 courant. Cette séance de travail portera davantage sur une coordination au sein de l'Alliance Sociale en vue d'une mise en commun des différents points de vue au sujet de la réforme électorale. Ce ne sera qu'après cette étape que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, et ses principaux lieutenants se mettront à table pour prendre connaissance des propositions et contre-propositions des autres formations politiques. Mais ce calendrier sujet à confirmation n'écarte des contacts privilégiés entre le gouvernement et l'opposition avec pour objectif de faire progresser le processus.

Le jeudi 29 mai: date butoir pour le riz de ration

A la State Trading Corporation, la date du jeudi 29 mai est attendue avec appréhensions dans le cadre de l'exercice d'appel d'offres pour l'approvisionnement de quelque 20 000 tonnes de riz de ration pour la période allant de juillet 2008 à juin 2009. Le marché international du riz est en pleine mutation avec les principaux fournisseurs préférant constituer des stocks stratégiques que de vendre sur le marché mondial avec le prix du riz dépassant la barre des 1000 dollars américains contre 325 dollars la tonne il y a un an.

La question demeure: y aura-t-il de cotations qui seront déposées au Central Procurement Office à la date limite de l'appel d'offres? Si oui, à quel prix? Il faudra s'attendre à des prix très élevés, soit un scénario similaire que pour la farine à la fin de l'année dernière. Affaire à suivre puisqu'il y va de notre plat de riz quotidien.

La Social Register Unit de la Sécurité sociale en panne

Le projet visant à instituer un Social Register pour mieux encadrer la lutte contre la pauvreté est en panne. Pourtant au ministère de la Sécurité sociale, une initiative en vue de mettre en place une Social Register Unit avec le transfert du personnel voulu avait été décidée. La principale attribution de cette unité était de mener une enquête de terrain sur la pauvreté. Mais depuis, le projet d'enquête a été gelé en attendant d'autres directives officielles. Le personnel est au chômage technique. Ce projet de Social Register fait partie de la Letter of Development Policy adressée par le vice-Premier ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, à la Banque mondiale en janvier dernier.

Ça vole bas sur Facebook

Les abonnés sont stupéfaits du ton des échanges relevés entre le conseiller d'un ministre en vue du gouvernement dont on pouvait penser qu'il était adepte de la finesse littéraire et une journaliste de la MBC sur le site de Facebook. Il est non seulement question d'attributs et de préjugés racistes mais aussi de détails schatologiques entre les deux correspondants dans lesquels référence est même faite à un acteur indien.

Dan lalit ena rekonpans

"Dan lalit pena rekonpans" chantait Siven Chinien dans son fameux "Solda lalit". Or, il doit certainement remuer dans sa tombe après la nouvelle de l'affectation du chanteur "engagé" Zul Ramiah au bureau de la Mauritius Tourism Promotion Authority à Londres pour la coquette somme de Rs 70 000 par mois (£1,300) et des billets d'avions annuels en classe économie pour lui-même et sa famille. Ses détails ont été révélés par le ministre Duval en réponse à une question de Ajay Gunness.

Aux surpris qui lui faisaient remarquer qu'il avait déjà obtenu son "bout" avec sa nomination à la présidence de la MASA, Zul Ramiah s'est contenté de dire, avant son départ il y a quelques semaines, qu'il avait exigé une affectation en Grande-Bretagne en échange de son soutien à l'Alliance sociale aux dernières élections et que c'est normal que celle-ci respecte son engagement.

Une semaine pour répondre

Nitin Soonarane, expulsé de la dernière séance trimestrielle, tenue le 24 avril dernier, veut obtenir copie écrite des réponses aux questions qu'il avait posées ce jour-là. Il a adressé une correspondance dans ce sens au secrétaire de la ville depuis le 29 avril dernier lui donnant une semaine pour accéder à sa requête mais, à hier, il n'avait toujours rien reçu par fax. Il promet de revenir à la charge dès mardi prochain.



p o l i t i q u e WEEK-END --- dimanche 4 mai 2008