m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 4 mai 2008



  Ailleurs l'herbe est surtout plus chère: "Entraide" entre étudiants mauriciens à Melbourne - Un coup de main qui ressemble à de l'exploitation
  Histoire - La lutte pour la représentation des travailleurs au Conseil Législatif
  L'Asthme : - Contrôler sa respiration
  Thérapies naturelles - Des adresses de thérapeutes désormais consultables en ligne
  Bangalore, la Silicon Valley - Ville indienne moderne aux multiples héritages
  Édition - Écrire pour la jeunesse à Maurice : tour d'horizon
  Miss Mauritius et Mr World Mauritius - La 39e édition du concours est lancé
  Création vidéo - Wassim Sookia: une certaine unité de la culture
  Environnement marin - Le sanctuaire des baleines de l'océan Indien menacé?
  Soirée années 80, le 10 mai, au Domaine Sam - Special Thriller's nite
  Concert - Dans les cordes de Thibault Cauvin
  Zee Cine Awards 2008 - Chak De India et Jab We Met encore et toujours…
  Cinéma - Mr Black and Mr White
  Brèves


Ailleurs l'herbe est surtout plus chère: "Entraide" entre étudiants mauriciens à Melbourne

Un coup de main qui ressemble à de l'exploitation

En septembre de l'année dernière, Week-End avait publié deux articles sur les problèmes que rencontrent en Australie les candidats à l'émigration à travers l'obtention d'un diplôme. Ces étudiants-là utilisent les "bons offices" de certaines agences dont les pratiques ressemblent parfois à un racket abusant de la crédulité de Mauriciens voulant quitter le pays et qui sont plus enclins à écouter le chant des sirènes des agences que les appels à la prudence à la recherche d'informations fiables. Le premier article était constitué du témoignage d'un couple de Mauriciens qui avait tout vendu pour aller en Australie. Moins d'un an après, il avait été obligé de rentrer à Maurice après avoir perdu ses rêves, ses économies et les fruits de la vente d'une maison pour tout recommencer à zéro. Nous versons à ce même dossier un autre cas : celui de six étudiants mauriciens qui se sont faits littéralement exploiter par d'autres étudiants mauriciens lors de leur récente arrivée en Australie. Ces six étudiants ont accepté de témoigner pour que d'autres mauriciens ne soient pas victimes de racketteurs mauriciens. Nous versons également à ce dossier, l'annonce de la création d'une cellule d'écoute par des volontaires mauriciennes pour venir en aide à leur compatriotes en détresse à Melbourne.

Quitter sa maison modeste mais confortable de Maurice pour aller s'entasser à huit dans un studio fait pour deux personnes dans un faubourg de Melbourne. C'est ce que six Mauriciens, dont un couple, ont dû subir à leur arrivée en Australie ces dernières semaines. Le pire, c'est que les responsables de cette véritable exploitation d'étudiants mauriciens sont deux autres étudiants… mauriciens.

Le scénario est identique dans les six cas que nous citons ici. Pour obtenir un visa d'étudiant en Australie, les cinq candidats mauriciens sont passés par une agence qui se charge de leur trouver une école pour étudier et obtenir un diplôme dans un des métiers demandés en Australie. Ce diplôme, qui s'obtient après deux ou trois ans d'études dans une institution scolaire, devrait leur permettre non seulement d'obtenir un emploi bien rémunéré, mais surtout le Permanent Residence (PR) en Australie. Permis que des milliers de candidats à l'émigration à travers le monde sont déterminés à tout faire pour obtenir. Depuis quelques années, la baisse des subventions nationales dans le domaine de l'éducation en Australie a poussé certaines institutions scolaires à modifier leur politique de recrutement d'étudiants étrangers. Pour survivre, certaines d'entre elles sont devenues moins regardantes sur les conditions de recrutements et font appel à des agences pour remplir leurs classes. Certaines institutions et certaines agences ont profité de la situation pour mettre au point des systèmes de recrutement jouant sur le rêve d'émigrer en Australie, nouvelle terre promise pour les habitants de pays du Tiers-Monde. Des systèmes de recrutement qui sont à la limite de l'arnaque et dans lequel les candidats s'engagent aveuglément en concentrent toute leur énergie - et leurs économies - à réaliser leur rêve en se fiant aux agences qui affirment pouvoir régler tous ses problème et n'écoutent pas, pas suffisamment, en tout cas, les appels à la prudence et à la nécessité de s'informer à des sources fiables avant de partir. Pour aller étudier en Australie avec l'espoir d'obtenir le PR, les six Mauriciens en question - qui sont d'une moyenne d'âge de trente ans - ont démissionné de leurs emplois à Maurice, réalisé leurs économies, souvent en vendant maison ou voiture ou en empruntant sur leurs biens immobiliers. Grâce à l'agence, ils ont obtenu des inscriptions dans des institutions pour des études menant à l'obtention de diplômes en "Hairdressing", "Cookery" et "Community Welfare". Exemple : pour pouvoir suivre un cours en "Community Welfare", D. a payé Rs 173 000 comprenant six mois de cours, les frais d'agence et l'assurance médicale. Mais une fois en Australie et en faisant - enfin - ses comptes, il découvrira que si le cours coûtent $4,500 pour six mois, il a payé en fait Rs 140 000, le taux de change ayant été "mal" calculé à son détriment…

Une fois le visa d'étudiant obtenu, s'est posée la question du logement surtout que nos six candidats n'avaient pas de parents ou de relations susceptibles de les accueillir à leur arrivée en Australie. Et comme les prix réclamés par les institutions pour une chambre dans un campus sont élevés, ils acceptent la solution proposée par l'agence. Elle consiste à partager une chambre dans l'appartement d'étudiants mauriciens déjà installés à Melbourne. Dans un premier temps, il est question de "partager", puis quand les choses se précisent, on parle de "partager les frais de location" puis de "location" tout court avec arrangements de transport de l'aéroport à l'appartement en question à Melbourne. Au cours des négociations, l'agence appelle les étudiants installés à Melbourne et facture chaque communication Rs 1500. Les étudiants qui acceptent de "donner un coup de main" sont un frère et une sœur qui étudient à Melbourne depuis le début de l'année et qui sont passés par la même agence mauricienne pour leurs démarches de visa. A priori, l'arrivée et l'installation en Australie devraient se passer sans problèmes pensent les étudiants qui quittent Maurice à des dates différentes en Mars et en Avril de cette année. Ils vont rapidement découvrir que les "arrangements" ressemblent curieusement à de l'exploitation en commençant par le prix de la course de taxi.

"Mo péna pitié pou personne parcequi quand mo ti vini personne pati éna pitié pou moi."

La course de l'aéroport à l'appartement coûte $34 au taximètre, mais A, qui vient réceptionner les étudiants à l'aéroport, leur réclame $ 100 pour ses "frais". Les surprises désagréables vont continuer en arrivant à l'appartement : "Upon entering the place where A lives with his sister B, we were shocked as the living condition was unbearable. Blankets were on the carpet, which clearly indicated that people were sleeping on the floor and the building looked like a studio type since there were no individual bedrooms. But since we didn't know anyone else, we had no choice but to stay there." Les nouveaux arrivants découvrent que l'appartement est en fait un studio conçu pour un maximum de deux personnes dans lequel vivent six étudiants en sus du frère et de la sœur. Un rideau sépare l'endroit où dorment le frère et la sœur du "dormitory" où couchent les autres étudiants. Les nouveaux arrivants sont invités à partager les frais de location qui sont les suivants selon A et B "AUD 375 par semaine avec un dépôt de garantie de AUD 800." Pour "partager" cette location, il était demandé à chaque étudiant de payer les frais suivants :

Weekly rental : AUD 125/ per person

Utility bills : AUD 20/ per person per week

Food : AUD 60/ per person per week

Keys to property : AUD 4

Sur le coup, les étudiants qui n'ont jamais voyagé et qui ne connaissent rien de la vie en Australie, pensent que les frais réclamés sont juste et que A et B sont des amis qui ne songent qu'à les aider. Il faudra qu'ils passent quelques jours à Melbourne et fassent la connaissance d'autres étudiants pour se rendre compte qu'ils étaient lourdement exploités par leurs compatriotes. Ils vont aux renseignements et établissent que si "le bond pour le studio est de $800, le loyer par semaine doit être de $800 X 12 mois et divise par 52 semaines, ce qui donne environ $ 185 par semaine et non pas $ 375 comme l'affirment A et B. En plus, si le loyer est de $ 375 par semaine, il doit être divisé par le nombre de personnes habitant le studio." Après la découverte du pot au roses et avec l'aide d'autres étudiants, dont des Mauriciens, les six sous locataires de A et B on déménagé pour vivre dans des conditions plus décentes et surtout moins chères. Les adieux avec A et B ont été loin d'être cordiaux et le frère et la sœur n'ont exprimé aucun regret d'avoir exploité leurs compatriotes comme le révèle le témoignage d'un des six étudiants. "When B was told off that she had 'no conscience', she replied : "Mo péna pitié pou personne moi, are moi péna camarade. Mo péna pitié pou personne parcequi quand mo ti vini personne pat i éna pitié pou moi. When I told B ; that she was making profit at the expense of overseas students who were from the same country, she mentioned that she "had to benefit" from the service she has provided to me and other overseas students. When I told her that she was running this property as if it were a hotel, she replied that this was exactly her intention."

C'est pour éviter à d'autres Mauriciens de se retrouver dans la situation qu'ils ont vécu à Melbourne que les six étudiants ont accepté de témoigner, comme le souligne M.." On the basis of the above statement, I would like to share this story with other Mauritians who intend to come and study here so that they can be aware of how cruel some mauricians like A and B can be. "Surtout que, selon les dernières informations, A et B sont sur le point de louer une maison pour" dépanner "d'autres étudiants mauriciens à la recherche d'un logement à Melbourne.


Une cellule d'écoute: La suggestion de Mme D

En février de cette année Mme D, une habitante du Sud, a pris contact avec moi après son retour d'Australie où ses deux enfants poursuivent leurs études tertiaires. Mme D avait raconté qu'elle avait été choquée par ses rencontres avec des amis de ses enfants en Australie.

"Un soir, je les ai invités à dîner et j'ai été choquée par la manière dont ils se jetaient sur la nourriture. J'ai fait ce que je croyais être bonne : une plaisanterie : "On dirait zotte pé mort de faim à Malbourne. " C'est alors qu'ils m'ont raconté que c'était souvent le cas, car ils arrivent difficilement à vivre avec ce qu'ils ont comme allocation de leurs parents pour vivre en Australie. Tout est cher pour des Mauriciens qui reçoivent une allocation en roupies et bien souvent, ils sont arrivés avec de fausses informations ou des informations incomplètes sur la vie en Australie. Ils sont obligés de se débrouiller avec les moyens de bord et ce n'est pas toujours évident. Et surtout, ils n'ont personne à qui parler, à qui exposer leurs problèmes et demander des conseils." Mme D avait émis l'idée de la création d'un site web qui contiendrait les informations essentielles pour permettre aux étudiants mauriciens de bien s'installer avec un numéro de téléphone pour appeler en cas de besoin.

La suggestion faite par Mme D est sur le point de se réaliser. Depuis février, les cas d'étudiants mauriciens en difficulté en Australie se multiplient et le mur du silence - dû tout à la fois à l'inexpérience et à la honte de s'être fait avoir par des agents pas très honnêtes - commence à se fissurer. Des travailleurs sociaux sont en présence de plus en plus de cas de Mauriciens totalement perdus entre les mauvaises informations glanées à Maurice et la réalité australienne. Cette multiplication de cas a incité plusieurs travailleurs sociaux à réagir. C'est le cas de Danielle Laville et Sabrina Lapierre, qui étaient très actives dans le travail social à Maurice et qui se sont récemment installés à Melbourne. Mis au courant des problèmes des étudiants mauriciens, elles ont créé un centre d'écoute qui fonctionne une fois la semaine. "Les Mauriciens qui arrivent sont souvent mal informés sur des choses essentielles qui les empêchent de s'adapter. Ils ne savent pas par exemple que les cours commencent en février et en juin et qu'il est quasiment impossible de rattraper les cours perdus. Ils ne savent pas qu'ils n'auront pas tout de suite un emploi, même en part time et qu'il faut avoir des économies pour les premiers mois. Ils ne savent pas que les distances sont immenses et qu'il est impérieux d'habiter dans les environs de son collège pour économiser en transport et pouvoir suivre les cours du soir. Ils ne savent pas que l'hiver peut être rigoureux à Melbourne - où il neige ces jours ci - et qu'ils doivent avoir de vrais vêtements chauds, pas un simple pull-over. Il faut qu'ils sachent, surtout ceux qui n'ont pas de parents sur place, qu'ils seront seuls et qu'il n'y aura pas de porte où frapper en cas de problème, qu'ils auront à se débrouiller dans un pays étranger, qui pourrait parfois leur sembler hostile."

Informées de l'enquête de Week-End, elles ont accepté de donner leurs coordonnés, mais en précisant que "nous sommes disposés à écouter, à discuter des problèmes mais nous ne disposons pas de solutions. Nous n'avons pas de recettes miracles, nous ne sommes pas une institution mais des volontaires, qui savent à quel point l'arrivée dans un pays étranger, surtout si on n'a pas été bien renseignés, peut être difficile. Les solutions aux problèmes nous aurons à apprendre à les imaginer, à les trouver ensemble". Elles espèrent que d'autres Mauriciens bien intégrés en Australie se joindront à elles pour créer une chaîne de solidarité afin de venir en aide à leurs compatriotes dans le besoin et parfois au bord de la détresse. Danielle et Sabrina peuvent être contactées aux adresses suivantes :

Danielle Laville

Email : daniellelaville2004yahoo. com. au

Téléphone : 61434141227

Sabrina Lapierre

Email : sablap @tpg. com. au

Téléphone : 040252037052


La version de l'agence Mme Devika Matadeen : "J'ai voulu rendre service à ces étudiants"

Contactée par Week-End la semaine dernière sur cette affaire, Mme Devika Matadeen, propriétaire de GRS Agency de Quatre-Bornes, qui a traité le dossier de tous les étudiants concernés, nous a fait la déclaration suivante :

"Il faut bien faire ressortir que je suis une éducation agent et non pas une migration agent comme beaucoup de personnes le pensent. Nous mettons en contact les Mauriciens qui veulent aller étudier en Australie avec les écoles et collèges et nous occupons des formalités mais nous ne nous occupons pas des questions d'émigration. En ce qui concerne le cas dont vous parlez, les six étudiants se sont retrouvés face à un problème à quelques jours de leur départ pour l'Australie : ils n'avaient pas d'endroit où habiter à leur arrivée en Australie. Pour les aider, pour leur rendre service, je les ai mis en contact avec A et B, qui sont passés par notre agence pour les dépanner avant qu'ils ne trouvent un logement et aillent les chercher à l'aéroport. Tout ce que j'ai fait, c'est de mettre les étudiants qui allaient partir et avaient un urgent besoin d'un logement à Melbourne avec A et B. Je ne peux être tenue pour responsable de ce qui se passe là-bas. J'ai seulement voulu rendre service aux étudiants."


Histoire

La lutte pour la représentation des travailleurs au Conseil Législatif

(1ère partie)

L'île Maurice a commémoré jeudi dernier le 70ème anniversaire de l'institution de la fête du Travail. Mais, ce serait une grossière erreur de croire que la lutte des travailleurs de notre pays pour de meilleurs conditions d'emploi ne commença qu'à partir du fameux meeting organisé par le Parti travailliste sous le leadership du Dr. Maurice Curé le 1er Mai 1936.

En fait, le tout premier effort visant à amener les autorités coloniales britanniques à introduire une loi du travail semblable à celle qui était déjà en vigueur en Angleterre est à mettre au crédit de Willie Moutou. Dès 1924, ce travailleur des chemins de fer essaya, mais vainement, à travers une proposition, d'intéresser les représentants du peuple Mauricien à voter une telle loi. La démarche de Willie Moutou fut unanimement rejetée par ces députés lesquels, est-t-il vraiment nécessaire de le préciser, étaient majoritairement issus des classes bourgeoises éloignées des réalités ouvrières. Face à ce refus, un meeting fut organisé le 6 avril 1924 au cours de laquelle la résolution suivante fut votée par acclamations ;

"En présence du rejet unanime des membres élus (du Conseil législatif) de déposer une motion privée... pour autoriser l'institution de Trade Unions à Maurice, les travailleurs sollicitent l'intervention du Secrétaire d'Etat aux colonies afin que l'incorporation des Trade Unions projetées soit permise".

Les pétitionnaires n'obtinrent pas exactement ce qu'ils avaient recherchés. Le gouverneur Read mit, en effet, deux ans avant d'annoncer sa décision d'imposer d'autres lois, dont deux semblaient évoluer dans l'intérêt des travailleurs ; le Employers Liability Bill et le Trade Unions Bill. Ensuite, le 7 août 1928, le Employers'Lialibility Bill était réintroduit, cette fois, sous l'appellation de Workmen's Compensation Bill qui obtint force de loi en 1931. Ce ne fut que lorsque des émeutes eurent secoué le pays neuf ans plus tard que le Trade Unions Bill eut droit de citer.

Pétition pour le droit de voter

Entretemps, le docteur Curé eut à monter au créneau pour insister sur la nécessité de ce Trade Unions Bill afin que les syndicats puissent fonctionner en toute démocratie. Le 18 septembre 1934, membre nommé au Conseil législatif, le docteur mena campagne pour l'approbation du Trade Unions Bill, mais, cette fois, en insistant également sur la création d'un Département du Travail et sur la nomination au sein des Advisory Boards (conseils consultatifs) d'un représentant de la classe ouvrière. Ces dispositions sont prises sous le Minimum Wages Ordinance en 1934.

Le mois de Mai 1938, mis dans le contexte socialement troublée de l'époque fut relativement intéressant pour la lutte de la classe ouvrière. Le Industrial Associations'Ordinance fut adopté donnant le droit aux travailleurs de faire grève et aux patrons de faire lock - out en cas d'échec de toute conciliation industrielle dans un délai de trente jours. L'année suivante une Fédération de Employeurs et pas moins de... vingt-cinq associations des employés étaient créées.

L'absence de représentation des travailleurs et artisans au Conseil législatif encouragea la floraison d'associations de travailleurs afin de faire entendre leurs voix mais elle eut également pour résultats la constitution d'une base d'organisation politique et syndicale solide qui allait bénéficier presque exclusivement au Parti travailliste tout au long des années 1940 à 1950. Ces associations eurent pour meneurs, parmi d'autres, Emmanuel Anquetil, Guy Rozemont, Harryparsad Ramnarain, Sharma Jugdambi, Marcel Mason, Lutchmeeparsad Badry et Augustin Moignac. Tous ces leaders syndicaux, à l'exception d'Anquetil devinrent par la suite membres du Parlement et Badry accéda même au poste de ministre de la Sécurité sociale avant d'être contraint à la démission après confirmation de certains scandales dans l'exercice de son ministère.

Toutefois, la classe ouvrière mauricienne eut à batailler dure pour obtenir sa représentation au niveau parlementaire. Dans le cadre de ce combat, il faut mentionner la pétition suivante que les associations de travailleurs firent signer et adressèrent au gouverneur britannique ;

"We... carpenters, labourers, mechanicsn, artisans and workers... forward this petition... that our Constitution be revised in such a manner that a RIGHT TO VOTE be given to us... that we may appoint and nominate someone to the Legislative Council".

La mise en garde prophétique de Curé ?

La création du Parti travailliste, le 23 février 1936, par Maurice Curé, alors dans la phase radicale de son action politique, fut également grandement facilitée par la solide implantation des associations de travailleurs. Le manifeste du Parti travailliste fut publié en premier dans le journal Le Clairon qui appartenant au docteur Reynolds Rohan lui-même un journaliste poltiquement très engagé. Mais, Curé fut finalement le plus mal récompensé de toute l'histoire.

Selon S. Juggernauth, auteur de "Education and Development in Mauritius", une recherche historique qui mérite d'être lue, "bien que les troubles sociaux (grèves dans l'industrie sucrière et au Port, émeutes) qui eurent lieu tout au long de 1937 dans le sillage de l'action du Parti travailliste de Curé n'atteignirent pas les proportions d'une révolte haïtienne ou d'un soulèvement d'esclaves à la Martinique, ces troubles marquèrent d'une pierre blanche l'Histoire de Maurice dans la mesure qu'ils amplifièrent les faits suivants :

(a) des forces extérieures à la structure sociale de l'île Maurice - telle une chute des prix du sucre sur le marché international - peuvent déterminer les événements et le cours à un niveau locale

(b) il est plus facile d'organiser et de galvaniser les travailleurs d'éthnies et de communautés différentes en un prolétariat (ce qui arriva effectivement en 1937) quand la division sociale à Maurice était basée principalement sur les classes plutôt que sur les communautés et les ethnies".

Le Parti travailliste fut traité avec suspicion par le gouvernement colonial qui fit tout pour lui faire obstacle bien que Maurice Curé ne fut très loin de ce qu'on qualifierait un révolutionnaire. Mais, selon docteur Juggernauth, Curé ne mit pas plus que sept pour comprendre que son leadership était menacé non seulement par les autorités britanniques qui envoyèrent ses lieutenants en prison ou en exil, à l'instar d'Anquetil, mais surtout par une élite nationaliste indienne (il faudrait lire hindoue mauricienne) qui frayait son chemin à l'intérieur du mouvement syndical et dans le Parti travailliste. Selon docteur Juggernauth, "docteur Maurice Curé était conscient de ce danger et il mit en garde ses collègues des conséquences probables en ces termes :

"Les travailleurs, créoles ou indiens, sont fondamentalement de la même couleur, avec les mêmes intérêts unifiés sous la bannière. Aujourd'hui, le leader du Party travailliste est un créole ; demain il sera un indien. Cela est bien, mais les travailleurs doivent se méfier des intellectuels indiens qui un jour seront tentés

de fonder un party ostensiblement pour les laboureurs mais en réalité pour eux - mêmes".

Avec le recul de l'historien qui de surcroît vit loin de son pays bien qu'il y

retourne assez régulièrement, docteur Juggernauth se permets d'écrire

que "l'avertissement du Dr Curé avait été effectivement prophétique ; les événements qui eurent lieu à l'île Maurice après la Seconde Guerre Mondiale

(après 1945) démontrèrent que Curé avait très bien évaluer les ambitions politiques des intellectuels hindous mauriciens. depuis la lutte des classes a décliné et le sectarisme et les intérêts ethniques domineront la vie politique à Maurice".

A suivre...

Autres sources utilisées : Constitutional Evolution from Isle de France to the Republi of Mauritius publié par le Mahatma Gandhi Institute.


L'Asthme :

Contrôler sa respiration

Essoufflement, difficultés à parler, toux persistante, contraction douloureuse de l'estomac… ces symptômes, chez bon nombre de sujets révèlent la présence d'une maladie inflammatoire chronique : l'asthme. De plus en plus fréquente et touchant près de 300 millions de personnes dans le monde, dont 5 % de la population mauricienne (60 000 patients), cette maladie variable et réversible peut être contrôlée. Chaque année, en vue de sensibiliser le public sur le sujet, la journée mondiale de l'asthme est célébrée à divers échelons. A Maurice, la journée sera marquée ce dimanche 4 mai, à travers une série d'activités.

Se manifestant par des crises d'essoufflement sifflante, l'asthme relève d'un syndrome multifactoriel et touche, selon les études les plus récentes, tous les groupes d'âges. "Pour comprendre cette maladie, il faut savoir que les poumons sont composés de bronches et d'alvéoles à l'image d'un arbre renversé, le tronc et les branches représentant les bronches (grosses et petites) et les feuilles représentant les alvéoles", explique le Dr Roland Donat, spécialiste des maladies respiratoires. Lorsqu'on est asthmatique, les bronches sont atteints d'une inflammation chronique qui rend sensible à toute sortes d'agressions, souligne le médecin. "Ces agressions ont pour effet de réduire le diamètre des bronches avec pour conséquences une diminution de l'oxygène qui entre et sort des poumons", explique-t-il. L'asthme se manifeste ainsi par crises pendant lesquelles le patient a du mal à respirer en raison du rétrécissement de l'ensemble de l'arbre trachéo-bronchique. Ces crises peuvent être de courte durée, et occasionnelles, ou, dans les cas graves, de longue durée. Quand le resserrement des bronches est soudain, il s'agit de la crise aiguë d'asthme, mais si les symptômes persistent, on parle d'asthme chronique, souligne notre interlocuteur, ajoutant que le resserrement des bronches est toujours réversible. "C'est pourquoi on dit de l'asthme une maladie variable et réversible", dit-il.

Ainsi, le principal symptôme de l'asthme est l'essoufflement. "Les patients disent toujours - mo pe touffé, mo chest pe serré !!", indique le Dr Roland Donat. La respiration est sifflante et le patient éprouve une difficulté à parler. La toux souvent productive (les crachats) est toujours présente. Des fois l'asthme sous forme mineure ne peut se traduire que par la toux, fait ressortir le spécialiste. Chez les asthmatiques, on observe une réponse immunitaire accrue à divers stimuli, notamment variations saisonnières, poussière, poils d'animaux et autres antigènes généralement présents dans l'environnement, d'où le caractère multifactoriel de la maladie. Toutefois, souligne le spécialiste, 80 % des asthmatiques sont des allergiques. "Le terrain atopique - la prédisposition aux d'allergies à caractère héréditaire - est le principal facteur causal de l'asthme", fait ressortir le médecin. Les crises d'asthmes sont également provoqués par différentes facteurs causaux tels les poussières et acariens, les moisissures, les pollens, certains animaux (chien, chat cancrelat), des substances chimiques (les asthmes professionnels) et certains médicaments, dont l'aspirine. "Il existe également des facteurs contributifs - soit le tabagisme actif ou passif, l'infection virale chez l'enfant, la pollution atmosphérique, ainsi que les facteurs déclenchant - infection des poumons, baisse de la température, humidité, brouillard, inhalation d'air froid, exercice physique, le reflux gastrique … qui entraînent les crises d'asthme", indique le Dr Roland Donat.

Diagnostic

Le diagnostic de l'asthme est basé sur l'interrogatoire clinique. A l'interrogatoire, on doit retrouver les symptômes suivants : toux avec expectoration, dyspnée, oppression thoracique, sibilants. La crise peut être de courte durée avec la disparition de tous les signes après la crise ; elle peut ne pas être jugulée totalement, des signes persistent en particulier la nuit avec toujours une gène respiratoire, une toux. Les antécédents familiaux renforcent également le diagnostic. Cette maladie peut aussi être mesurée grâce à un appareil - le spiromètre, qui peut dire à quel degré la bronche est bouchée, indique le Dr Roland Donat. Grâce à cette mesure et selon les symptômes et la mesure du débit et volume respiratoire, explique le spécialiste, l'asthme peut être classé en plusieurs catégories qui va de l'asthme intermittent à l'asthme persistant sévère, en passant par l'asthme persistant léger, et l'asthme persistant modéré. L'asthme intermittent fait état de moins d'une crise par semaine, alors que l'asthme persistant léger relève de plus d'une crise par semaine, mais comptant moins d'une crise par jour. Dans le cas de l'asthme persistant modéré, le patient présente plus d'une crise par jour. On parle d'asthme sévère lorsque les crises sont très fréquentes. Le traitement diffère selon le stade et la sévérité de la maladie, fait ressortir notre interlocuteur.

Traitement de la crise : briser les tabous

Quand la crise est légère, le malade asthmatique utilise des broncho-dilatateurs en aérosol doseur, une bouffée de médicament fait en général passer la crise. Il est possible de renouveler le traitement. "On utilise des médications d'action rapide à travers l'inhalateur (Reliever) ou la nébulisation. Les médicaments utilisés sont les b2 mimétiques (salbutamol). On fait aussi usage des atropiniques, la cortisone orale et /ou injectables, les théophyllines", explique le spécialiste. Si la crise ne passe pas au bout de plusieurs bouffées, le médecin doit être consulté et dans certains cas, il peut proposer une piqûre sous-cutanée de broncho dilatateur. Mais lorsque les crises sont sévères, il est nécessaire d'aller à l'hôpital. Le Dr Roland Donat, déplore qu'il existe encore des tabous autour de la maladies. "Plusieurs personnes ont honte de dire qu'elles utilisent un inhalateur. Or, c'est pour leur bien. Il est important de changer cette mentalité, dit-il. Il ajoute que pour contrôler les crises d'asthme, le traitement de fond est extrêmement important, souligne notre interlocuteur. Il permet d'espacer les crises et de diminuer leur sévérité ; à terme, il permet d'éviter le passage à la maladie chronique. En termes de traitement de fond, il faut évidemment éviter les facteurs déclenchant ou les maîtriser. Ainsi, il faut, entre autres précautions, éviter les allergènes (poussière, pollens, médicaments…)., faire le ménage pour éliminer les acariens, privilégier le synthétique pour la literie (pas d'oreillers ni couettes en plume), éviter les animaux qui donnent des allergies et surtout ne pas fumer et de fuir les atmosphères enfumées. "Il est important d'apprendre à vivre avec son asthme et cela grâce à l'éducation qui apporte une meilleure connaissance de la maladie et de ses traitements", estime le Dr Roland Donat. Il souligne que le malade asthmatique doit apprendre à gérer sa maladie et ses crises d'asthme, soit apprendre - à inhaler correctement ses médicaments broncho-dilatateurs - à adapter le traitement en fonction de l'état respiratoire, reconnaître la sévérité d'une crise, savoir quand appeler le médecin ou quand aller directement aux urgences.


Thérapies naturelles

Des adresses de thérapeutes désormais consultables en ligne

Les thérapies naturelles vous intéressent? Le site http://www. mindbodysoultherapies.page.tl qui pour but de diffuser des thérapies, des techniques de bien-être et se mettre en contact avec les thérapeutes, est désormais accessible. Mélanie Jauffret, hypnologue, l'a créé. Elle y propose entre autres, annuaire, free e-books ainsi que des give aways pour attirer les internautes.

Il existe à Maurice de nombreuses disciplines et soins énergétiques venues d'Asie et de l'Europe parmi lesquels le reiki, la réflexologie, le yoga, la naturothérapie, la physiothérapie, la méditation, l'iridologie, l'hypnothérapie, entre autres et qui ont en commun un même concept de traitement: celui de soutenir, prioritairement, le corps dans son effort pour maintenir ou retrouver la santé et d'ouvrir la voie à des stratégies préventives et thérapeutiques au bénéfice de la santé physique et mentale. Afin de se mettre en rapport avec les thérapeutes et connaître les méthodes qu'ils proposent, Mélanie Jauffret, hypnologue originaire de l'Afrique du Sud, a créé http://www. mindbodysoultherapies.page.tl. Ce site constitue un outil de référence autour des axes principaux que sont les informations sur le développement personnel, les médecines douces, les thérapies pour le bien-être physique, émotionnel et mental, les articles intéressants sur les thérapies, les cours dispensés, les produits, des give aways afin d'attirer bon nombre d'internautes. Les adresses sont consultables en ligne à travers la version web d'un annuaire. Pour ceux qui souhaitent être présents dans l'annuaire, il suffit de cliquer sur "Directory" et se laisser guider. Pourquoi le site ? "I believe in natural healing. Le but de ce site est de rassembler bon nombre de personnes pour qu'ils s'informent sur les diverses thérapies existantes à Maurice, de transmettre, conseiller, rechercher, enseigner et diffuser toutes techniques de bien-être, permettre un accès interactif à tous les acteurs des différentes filières", dit-elle.

Mélanie Jauffret dispense aussi des cours en hypnose. Les intéressés peuvent s'inscrire en cliquant sur Courses ou lui écrire à l'adresse suivante : hypnosismu@yahoo.co.uk


Bangalore, la Silicon Valley

Ville indienne moderne aux multiples héritages

Cosmopolite. Kaléidoscope. Multiculturelle… Bangalore ou Bengaluru, sixième plus grande ville métropolitaine de l'Inde, attire de plus en plus de visiteurs. Outre son climat tempéré, ses shopping malls, ses jardins et parcs, ses temples - qui imprègnent chaque rue de leur aura de spiritualité et de mystère -, attestent de cette culture ancestrale à jamais vivante de l'Inde traditionnelle. Parallèlement à ses richesses artistiques et spirituelles, la capitale du Karnataka, se profile pourtant comme une puissance en devenir. Avec son industrie aéronautique et sa technologie de pointe, Bangalore est décrite comme une citadelle de l'informatique.

Bangalore, 7,5 millions d'habitants, a su profiter de l'ouverture des frontières commerciales de l'Inde dans les années 90 pour se positionner comme ville pionnière des industries aéronautique, biochimique, informatique et de service. Avec ces fameux call centres, ses industries aéronautiques et informatiques, désormais la ville représente l'"exemple" de l'Inde moderne. En effet, parallèlement aux traditions, restituées du passé avec ses temples finement sculptés à l'effigie des dieux qui s'érigent et renferment les croyances d'antan, Bangalore montre un autre visage. Ancrée dans l'ère de la technologie, elle incarne l'icône du modernisme. Les sociétés de renom international la propulse au sommet de la gloire. D'où sa réputation de Silicon Valley… Concentrés sur quelques rues, on y trouve les poids lourds de l'informatique mondiale, parmi lesquels IBM, Texas Instruments, Novell, Motorola, …. La capitale de l'État du Karnataka exporte plus de la moitié des logiciels et abrite, parmi tant d'autres, le centre de recherche de Google, Microsoft, Yahoo, et Amazon. Les compagnies d'informatiques telles Infosys s'y sont installées depuis des années. Bengaluru possède également de nombreuses institutions de recherche et d'étude telles que l'Institut des sciences indiennes, l'Institut de recherche de Raman, l'Institut national de santé mentale et des neurosciences, l'Université de Bengaluru, mondialement connus. Depuis ces dix dernières années, Bangalore connaît une explosion démographique sans précèdent, et elle attire toujours plus de jeunes diplômés (d'où le caractère cosmopolite de la ville). Et les sociétés multinationales continuent de s'introduire de force dans la ville. Au sein du parc informatique, situé dans un vieux quartier de Bangalore (appelé à la transformation), les bâtiments et immeubles modernes contrastent avec les magnifiques jardins. Plusieurs bâtiments, immeubles commerciaux ou résidentiels de luxe sont en construction.

Station de métro en construction

D'ici 2010, les autorités envisagent une transformation complète de la ville principalement dans le domaine du transport. Dans le centre ville, reliant les routes les plus fréquentées pour atteindre les agglomérations les plus importantes de l'État du Karnataka, dont Mysore, se dessine le plus long chantier de Bangalore, la station de métro. Les ouvriers sont à pied d'œuvre pour finir cette voie qui décongestionnera, selon les autorités, le trafic extrêmement dense de Bangalore, ville en ébullition constante. Le contraste entre les vieux quartiers résidentiels et les nouveaux quartiers de la classe moyenne émergente est flagrant. Bien que la ville ait été sous le règne de diverses dynasties, avec une architecture remontant au 18e siècle pendant le règne de Haidar Ali et du Sultan Tipu, Bangalore regorge de bâtiments modernes, dont des hôtels de réputation internationale, des restaurants et pub, offrant le plus de divertissements possibles au nombreux visiteurs. Bangalore, la ville qui ne dort jamais, la capitale de l'État de Karnataka, au sud de l'Inde, n'a pas fini de nous étonner. Cette Silicon Valley indienne propulse le voyageur un siècle en avant : les saris font place aux jeans et les cinémas affichent les derniers films occidentaux en langue anglaise. Presque 80 % de la population est éduquée. Les conducteurs de tuk tuk (rickshaws), parlent couramment l'anglais, langue comprise et parlée dans les grands centres, restaurants, hôtels, même si dans cet État, la langue populaire est Kannada. La deuxième langue la plus utilisée est l'urdu suivie de telegu, marathi, tamil et hindi.

Quartier de bonnes affaires

Peu importe l'heure du jour, les automobilistes ne lésinent pas sur le klaxon, qui pourrait, aux oreilles d'aucuns, être la langue de communication la mieux comprise à Bangalore !! Dans cette ville qui ne dort jamais, la circulation est pratiquement omnidense. Les bangaloriens bougent tout le temps, même si la plupart des commerces ferment aux alentours de 23h30. De l'ambiance climatisée des magasins superbes, les tuk tuk mènent les clients aux ruelles commerciales de l'enchanteresse Bangalore, où ses artisans et marchands de fortune vantent les mérites des produits folkloriques comme les saris, les figurines, les chapals… MG Road ou Brigade Road, Bangalore a quelque chose offrir à chaque genre de clientèle. Des équipements électroniques aux livres aux saris en soie, en passant par les objets d'antiquités en métal ou en bois de santal, la collection exotique des souvenirs, Bangalore est l'un des meilleurs endroits pour faire des achats typiquement indiens à des prix raisonnables.

Accessibilité

Ses centres d'appels ou centres de recherches informatiques, n'enlèvent rien au charme de cette ville indienne. Bangalore renferme également un mélange d'architecture ancestrale avec ses parcs gigantesques, ses temples et ses palais. Fière de participer au nouveau rayonnement de l'Inde à l'échelle mondiale, Bangalore se veut résolument moderne et culturellement tournée vers l'occident, dans un subtil équilibre entre tradition et modernité... Que vous y alliez en visite d'affaires, pour le plaisir ou pour étudier, Bengaluru est une ville très accueillante. Et depuis le 28 avril dernier, à travers sa nouvelle desserte directe, Air Mauritius rend Bangalore plus accessible aux Mauriciens. D'une durée de cinq heures et demie, ces vols directs, une fois par semaine coïncideront avec l'ouverture du nouvel aéroport de Bangalore bientôt.


Édition

Écrire pour la jeunesse à Maurice : tour d'horizon

La littérature jeunesse à Maurice compte plus de 120 années d'existence et se décline en différentes langues. Christophe Cassiau-Haurie, conservateur, fait le point sur un créneau peu porteur sur le plan commercial et qui souffre d'un manque d'auteurs. Nous publions ici de larges extraits de son article destiné à la revue Africultures.

L'histoire de l'édition de jeunesse mauricienne est assez récente. Elle remonte à l'année 1888 avec les premiers textes de Jenny Baissac qui a écrit (sous le pseudonyme de Doudou) trois textes dans différentes revues locales, jusqu'en 1897 : Mon premier médaillon, Kotokelly et Ave Maria.

On a des chiffres assez précis sur le corpus des textes existants, soit un chiffre dépassant les 190 ouvrages pour la jeunesse publiés dont 100 en Français, 42 en anglais, 22 en créole (kreol), 21 en version multilingue et 8 en hindi. A ceci se rajoutent 16 ouvrages à sujet religieux publiés par l'église catholique (hors catéchisme). On peut y voir une grande prédominance du français. Tout d'abord numérique puisque plus de la moitié des titres édités sont dans cette langue. Mais cette prédominance se traduit également en terme d'influence : les tirages plus importants et les ventes également. L'exemple en est avec la série à succès, Tikoulou, où les tirages et les ventes en français sont deux fois supérieurs à la langue anglaise . Ensuite, quand il y a double édition dans les deux langues, la version anglaise n'est qu'une traduction de la version originale en français. C'est également le cas pour Tikoulou. Enfin, les ouvrages francophones ne reçoivent pas spécifiquement de soutiens publics et ont une production autonome, alors que les ouvrages en langue anglaise, en créole ou en hindi, sont aidés et soutenus par des organismes privés ou publics.

La littérature de jeunesse s'écoule lentement dans le pays, puisque sur 90 titres édités depuis un siècle, plus de 70 sont toujours diffusés et commercialisés. En 2008, Les Éditions de l'Océan Indien (EOI) comptait toujours dans leur catalogue, des ouvrages édités depuis plusieurs années : Les enfants chantent l'île Maurice (1984), Le monde merveilleux de Pou-ti-pas (1985), Mauricette (1985), Le poisson rouge (1992). L'autre grande maison d'édition, Les Éditions Le printemps (ELP), propose également des ouvrages anciens : Contes de Noël (1999), Pour dire l'île Maurice (1995), Le charbonnier du paradis (1999), Fifi (1995)… Ce constat démontre également le faible renouvellement des auteurs. Les EOI et ELP publient d'autres livres pour enfants sans grande originalité. ELP a publié Le Secret de Sushi en 2005, ainsi qu'une collection de 8 contes : le loup vengeur, l'ami voleur, l'ours arrogant, la ruse mortelle de madame crocodile… EOI compte dans leur catalogue The Little Koala and the Pelican/ Le petit koala et le pelican (1995), Contes et Merveilles (1997), Légendes et Récits du Terroir (1999), L'Emmurée (1999), Mes contes Préfères (2005), Contes pour trois Pommes (2005). Les EOI ont également publié des contes et histoires universels, tombés dans le domaine public : Paul et Virginie, Contes de Perrault, Lettres de mon Moulin, Raconte-moi la Fontaine et une série de 20 contes édités en partenariat avec un éditeur indien (Dhingra Book, en 2005) : Poucette, Alice au pays des merveilles, Aladin et la lampe magique, Le chat botté, La belle et la bête, etc... Mais tout ne vient pas des éditeurs, on compte également quelques auto-productions individuelles comme L'Histoire racontée à mon petit fils de Eric Koo Sin Lin & Jean- Claude de L'Estrac et Voyage dans le monde des petits de Margaret Li Yin.

Le plus grand succès éditorial mauricien, tous genres confondus reste les albums de la série Tikoulou : près de 100 000 exemplaires tirés pour l'ensemble des 10 titres édités dont plus de 50 000 pour le premier titre : Au pays du dodo. Fort de ce succès, la série va se décliner en un dessin animé en 12 épisodes avant la fin de l'année. Vizavi a édité d'autres titres pour la jeunesse : La tififi Citronnelle : qui n'entendait que le vent dans les arbres de Carl de Souza et trois magnifiques ouvrages de la collection Curieux de nature : A la découverte du lagon, Dauphins et baleines et Nos amis les oiseaux ainsi que des livres de jeux : Les Jeux du dodo et Le Dodo Caché. Tous ces livres sont dessinés par le créateur de Tikoulou, Henri Koombes.

Bien des auteurs connus ont écrit pour la jeunesse : Alain Gordon Gentil (qui a écrit deux titres de la série Tikoulou), Carl De Souza (La tififi citronnelle), Jean Georges Prosper (Mauricette) et plus tôt, Savinien Mérédac qui écrivit en 1924, Miette et Toto : histoire de deux enfants de l'ancienne île de France. Mais ces tentatives se révélèrent sans lendemain et le nombre d'auteurs pour la jeunesse est très limité. Seuls deux auteurs se sont spécialisés dans ce domaine : Amarnath Hosany et David olivier.

Le premier est auteur de cinq ouvrages pour enfants : Le Nectar Magique (Ed. Le printemps, 2003 avec CD Rom), La terre a disparu (Auto édition, 2005), Contes de Noël (Bartholdi, 2005), Le paradis des oiseaux (Bartholdi, 2007), Le prisonnier des rêves (Bartholdi, 2008). L'œuvre de Hosany se situe, à une exception près (7), dans le contexte mauricien, que ce soit par les noms, la description des paysages, le langage utilisé. Bien servi par de superbes illustrations de Thierry Permal, les ouvrages de Hosany traitent beaucoup d'environnement, de la nature luxuriante et des relations humaines. Il se permet même dans l'excellent Le paradis des oiseaux, de raconter l'histoire du pays de façon imagée.

David Olivier a 25 ans. Il écrit pour les adolescents. Il a publié plusieurs ouvrages qui ont rencontré un certain succès : David, mon Journal et la série des Sabrina (4 vol.). Avec L'ange et la fleur (2 vol.) il aborde le thème de l'homosexualité sur un mode plus intimiste et plus douloureux. Le texte du tome 2 est suivi d'une post-face intitulée Je ne suis pas comme les autres où l'auteur livre un plaidoyer pour le droit à la différence, plaidoyer qui fait écho à au petit texte introductif du tome 1 : " Arrêtez vous, gens bien trop pensants, de regarder les autres avec compassion, de parler d'eux avec pitié ou de les juger ! Qui êtes vous pour le faire ? ". Beau courage littéraire de la part de ce jeune homme qui ose parler de l'amour qui peut unir deux garçons dans des ouvrages pour adolescents. Il s'agit probablement d'une première dans un pays du sud.

La thématique des livres pour enfants est assez large mais tourne souvent autour de l'île en elle-même. Assez curieusement, le dodo, oiseau emblématique de l'île a assez peu influencé les auteurs mauriciens. Il apparaît parfois en filigrane (Au pays du dodo, Le nectar magique, Le paradis des oiseaux…) mais reste un personnage anecdotique. Il est vrai qu'il ne fait pas partie du panthéon des animaux des contes populaires traditionnels. Seuls deux titres en font leur héros : Moi, Le Dodo de l'île Maurice (1989) et Le plus vieux Dodo du monde (2004). En dehors de la (future) série animée des Tikoulou, on compte un seul autre exemple de film d'animation pour enfants : Les aventures de Momo (sorti en 2005, avec le soutien de l'AIF).

Si Maurice a produit beaucoup d'écrivains, si la littérature mauricienne est reconnue internationalement, elle souffre cependant dans sa composante jeunesse du même problème que bien d'autres pays francophones du sud : ce public n'est pas considéré comme un marché porteur sur un plan commercial. Il est vrai que le manque d'auteurs investis dans ce domaine n'aide pas à la prise d'initiatives. Investir ce secteur est pourtant une clef essentielle dans l'optique de développer au sein de la population le concept de lecture-plaisir, élément primordial pour faire baisser l'illettrisme.


Miss Mauritius et Mr World Mauritius

La 39e édition du concours est lancé

Le comité organisateur de Miss Mauritius lance pour la 39e fois le concours de beauté Miss Mauritius dont l'enregistrement s'étendra du 23 juillet au 7 septembre. Cette année vient s'ajouter pour la première fois le concours Mr World Mauritius où l'invitation est lancée à la gente masculine.

L'objectif du concours Miss Mauritius est " de procéder à l'élection d'une jeune mauricienne, belle et intelligente, apte à rayonner au niveau national et à représenter la République de Maurice sur le plan international. Le charme, l'élégance, l'intelligence, la sensibilité et le savoir constituent les attributs essentiels de cette beauté tant recherché par l'Organisation nationale Miss Mauritius ", déclare Primerose Obeegadoo, Présidente du Comité organisateur. À l'instar de la candidate au concours de beauté, le participant à l'élection de Mr World Mauritius devra aussi être âgé entre 17 et 27 ans, posséder " la beauté de l'esprit et du cœur ", et pour corser le tout, avoir un corps d'athlète. Si les filles doivent mesurer au minimum 1m70 sans talon, les mensurations pour les garçons doivent atteindre au minimum 1m75. Les critères obligatoires pour la sélection et les règlements sont clairs : être de nationalité mauricienne, être célibataire (n'est pas reconnu marié, civilement ou religieusement) et n'ayant pas d'enfants. De plus, la candidate ne doit jamais avoir posé ou s'être exhiber dans des tenues ou poses équivoques, partiellement ou totalement dénudée. D'autres critères sont stipulés dans le contrat que les candidats signeront en présence de leurs parents et homme de loi.

Les candidats devront par ailleurs remplir un bulletin de participation qui paraîtra dans la presse écrite ou se renseigner en composant le 454 28 55 ou le 4334328.

Par ailleurs, Olivia Carey, la Miss Mauritius 2007, se prépare actuellement pour le concours Miss Universe 2008 qui se déroulera au Nha Trang, au Vietnam, le 14 juillet, avant de représenter Maurice au Concours Miss Intercontinental en septembre, Miss Top model of the world et Miss World, qui se tiendra le 4 octobre à Kiev en Ukraine.


Création vidéo

Wassim Sookia: une certaine unité de la culture

Né en 1975. Avec plusieurs créations vidéo au compteur, Wassin Sookia s'exprime sur la carte du cinéma local avec un film réaliste, Rouzblézonnver, que l'on aurait tort de ramener à une dimension politique ou sociale. Ce serait plutôt une question forte: comment aider à la réconciliation ?

Le court métrage circule en attendant sa projection publique. L'occasion de revenir sur le cheminement du jeune cinéaste et sa dernière création. Une combinaison réussie entre la recherche formelle et celle d'une vérité émotionnelle.

D'abord, Rouzblézonnver (plusieurs fois récompensés lors du Festival de courts métrages 2008 de la MFDC) nous fait voir un pays sous un autre angle. Le cinéma permet de traverser un pays, d'aller à la rencontre des gens.

Après Jour de gloire (1995), Tanga (2002) Eros (2005), Rouzblézonnver, court métrage de 26 minutes sur une musique originale d'Eric triton, laisse difficilement imaginer un scénario au départ: pas de dialogues, un seul personnage. Wassim Sookia s'est intéressé au jeu de lumière, à la composition de plans fixes et aux gestes, par exemple: la fabrication d'un drapeau multicolore. Le film part d'un slogan "Nou Pays Nou fierrté", le déconstruit et se focalise sur une histoire personnelle et sur les détails du personnage principal (Marcio Isnard), ses gestes, les accessoires. Le résumé du film c'est ça: un père se met à coudre un drapeau pour le remettre à son fils le jour de la fête nationale. Moins de fiction et de narration, plus de gestuel et de matière vivante (paysages, personnages) et aussi la volonté de saisir la réalité comme matière et de la confronter à un thème. C'est par la répétition, la maîtrise des gestes et un réseau de symboles que le film trouve son rythme: le voyage du père, sa rencontre avec des personnages typés qui vont l'aider, le drapeau défait et perdu en route, le changement de vêtements et la rencontre avec le fils. Le scénario fonctionne avec des lieux: arrêt de bus, la route, la maison, le paysage. Le plan de départ est large, ensuite on va vers le nerf du film (la famille utilisée comme matériau émotionnel). Le film est limpide, ponctué par les accords subtils de Triton, mais comporte de nombreuses strates: une histoire personnelle doublée d'interrogations sur un pays, son passé, son devenir. On essaie de poser une question sans faire de discours. Est-ce que je vais vers l'autre ? Voilà la question centrale du film! ça remue des enjeux très forts (aider les gens à s'intéresser à leur pays). Le film tend à conforter le spectateur qu'il doit être du bon côté.

C'est le trajet personnel, l'esprit de sacrifice qui intéressent Wassim. On se souvient de Tanga en 2002. Son parcours est expérimental et ses films doivent être jugés dans l'ensemble. Dans Rouzblézonnver, la rencontre entre un père et son fils, solide, l'emporte. Le réalisateur semble vouloir créer des passerelles entre les gens.

Wassim Sookia fait des films depuis l'âge de 12 ans. Derrière sa fascination pour la caméra se cache le désir de mettre en scène des cabossés de la vie. Son dernier film est d'une facture commerciale par son thème et son esthétique léchée. On attend qu'il soit regarder et apprécier à sa juste valeur par un large public.


Environnement marin

Le sanctuaire des baleines de l'océan Indien menacé?

La chasse aux baleines au sud de l'océan Indien est revenue au-devant de la scène depuis février 2008 avec des images de baleines harponnées par des bateaux japonais. Au grand dam des défenseurs de l'environnement et des écologistes, cette activité met à mal la gestion durable de la pêche dans la zone économique exclusive. Une conférence internationale de la SADC les 14 et 15 mai 2008 en Namibie, organisée par la Commonwealth Foundation, permettra d'aborder, entre autres, cette pêche condamnée par le gouvernement australien et les ONG internationales.

Retour sur une polémique et une chasse sans fin.

Février 2008. Dans le sanctuaire de l'océan Indien des images de baleines harponnées par des baleiniers japonais relancent la polémique sur la réglementation de la pêche des mammifères marins. Il faut savoir que la Commission Baleinière Internationale (C.B.I), créée en 1946 par la Convention de Washington dans un contexte de surexploitation des grands cétacés, a adopté 3 aires de protection à l'échelle des océans dont le sanctuaire de l'océan Indien et le sanctuaire de l'océan Austral. Aujourd'hui, malgré le fait que l'on ait adopté des sanctuaires, les baleiniers se servent de la chasse scientifique pour massacrer des baleines. Une activité qui rapporte en terme de viande, ambre noir et autres graisses utilisées dans la fabrication de cosmétiques. Nos océans semblent sous contrôle de toute sorte de pêche au détriment des utilisateurs traditionnels et des communautés côtières. Le sanctuaire de l'océan Indien est actuellement menacé par des flottes de bateaux étrangers qui profitent du manque de moyens et du manque de contrôle dans certaines régions pour piller les ressources halieutiques : thons, marlins, daurades, mais aussi certaines espèces de baleines car de nombreux pays, dont Maurice, ne possèdent pas de moyens suffisants pour gérer les stocks ou contrôler le nombre et les prises des bateaux étrangers qui pêchent dans nos eaux territoriales bien au-delà des quotas de pêche accordés. On se souvient de Port- Louis qui avait été utilisé comme base de transbordement de la légine Australe (Dissostichus eleginoides) et des tonnes de requins vivants rejetés à l'eau après que leur nageoire dorsale ait été sectionnée malgré le classement de certaines espèces comme le grand requin blanc (Carcharodon carcharias) en voie d'extinction.

Les scientifiques et les ONG seront-ils appelés à trancher et à faire cause commune pour les baleines? L'enjeu est d'assurer la survie des espèces menacées par le contrôle d'accès à tout baleinier dans nos eaux territoriales et le contrôle des prises de chaque bateau de pêche afin de s'assurer qu'elles ne contiennent pas de baleines ou autres espèces menacées.

Les autres espèces chassées

Parmi les baleines à dents, on trouve les cachalots dans la Baie de Rivière Noire en eau profonde ou à Flic en Flac. Le cachalot est aussi la proie de baleiniers. C'est la plus grande des baleines à dents mesurant jusqu'à 20 mètres et pouvant atteindre 57 tonnes. Il possède plus de 60 dents pointues pesant chacune près d'un kilo. Le cachalot se distingue par la forme de son énorme tête rectangulaire qui renferme un liquide grisâtre qui lui permet de mener des combats et de se nourrir de calamars géants de plus de 10mètres de long à plus de 3 000 mètres de profondeur. Le cachalot est parmi les mammifères le champion de plongée, pouvant rester plus de deux heures à une telle profondeur. Outre ses dents, le cachalot possède une arme redoutable: il peut émettre un son dB pour paralyser ses proies. Cette espèce de 0 reste encore mystérieux et imprévisible à bien des égards. L'intérêt scientifique du cachalot réside dans le rôle important qu'il joue dans l'éco-système. Le cachalot a échappé à l'extinction. Il sert de régulateur de la faune des profondeurs et empêche les calamars géants de proliférer. L'ambre noir qu'il produit est très prisée et sert de fixateur de parfum.

L'épaulard nain

Ils font partie des dauphins les plus méconnus. L'épaulard nain (Feresa attnuata) est un grand dauphin dont le corps est en forme de torpille et la tête en forme de cône arrondi. Ce mammifère marin a une nageoire dorsale proéminente. L'adulte peut atteindre plus de 3 mètres et peser plus de 200 kilos. Il peut atteindre des pointes de vitesse exceptionnelles. Il se nourrit de dauphins communs et de calamars et a un comportement très agressif.

La baleine bleue (en voie de disparition)

La pêche à la baleine bleue a été arrêtée mais la population n'est jamais remontée. Cette espèce est en voie de disparition. La baleine bleue est l'espèce la plus grande et la plus lourde que la terre ait portée: 31 mètres de long et jusqu'à 178 tonnes. L'homme a fait disparaître ce majestueux cétacé dont la population est passée de 250 000 individus à moins de 1 000 individus aujourd'hui. Une population qui n'arrive malheureusement pas à se reconstituer malgré la protection qui lui est accordée par le moratoire sur la pêche commerciale à la baleine qui est en vigueur depuis 1986.


La Commission Baleinière Internationale

La CBI a été créée par la Convention de Washington (1946) pour assurer à l'origine "la conservation judicieuse de l'espèce baleinière et rendre possible le développement ordonné de l'industrie baleinière." La CBI s'est donnée progressivement pour mission la conservation des baleines.

Les espèces concernées par les décisions de la CBI concernent les grands cétacés (ou baleines), treize espèces de baleines à fanons (baleines franches, rorquals, etc.) et le cachalot (baleine à dents). Un moratoire sur la chasse commerciale a été voté en 1982 (entré en vigueur en 1986). Si la chasse commerciale est interdite depuis le moratoire de 1986, la chasse scientifique est autorisée par la Convention de Washington de 1946. Cette disposition est toutefois en décalage avec la réalité. Les programmes de recherche de grande envergure tels qu'ils sont menés de nos jours grâce aux progrès technologiques n'étaient pas prévus par les auteurs de la Convention. En particulier, les quotas de chasse scientifique échappent à tout contrôle puisqu'ils sont décidés de manière discrétionnaire par le pays chasseur selon la réglementation de la CBI. Des études récentes montrent que la majorité des recherches scientifiques peuvent être effectuées sur des baleines vivantes.


Soirée années 80, le 10 mai, au Domaine Sam

Special Thriller's nite

Hippies et Bluesteel Klubbing Gear (BSKG) au Domaine Sam, à Moka. organisent une soirée pour rendre hommage aux plus grands tubes des années 80. Baptisée "Saturday Nite Fever Special Thriller", cette soirée, qui réunira aux platines les djs David Jay et Patrice D'Avrincourt se veut un retour vers ses élans mythiques disco des années 80. Ainsi, après avoir organisée de grandes soirées djs avec des stars internationales, les Hippies renouent avec le disco, leur premier amour. En effet, le groupe d'événementiel s'est fait connaître du grand public grâce à leurs mythiques soirées années 80. La "Saturday Nite Fever Special Thriller" est bien plus qu'une soirée utilisant le thème des années 80, disent-ils, assurant une soirée au concept novateur rendant hommage aux plus grands tubes de cette époque., avec un spectacle pleins de surprises. Pour cette terrible soirée, l'accent sera aussi mis sur le tube Thriller de Michaël Jackson qui fête, rappelons-le, ses 25 ans, cette année. Les organisateurs prévoient ainsi un spectacle avec une chorégraphie "à vous couper le souffle", sur ce thème. Les billets, à Rs 300 sont en vente à travers le Rézo Otayo, les magasins Bluesteel, Mc & Ben (Beau Bassin), Pizza Dot Com (Beau Bassin), et Paradise Café (Orchard).


Concert

Dans les cordes de Thibault Cauvin

Il est présenté comme un artiste de la guitare, l'un des plus doués de la toute dernière génération des jeunes guitaristes classiques. Thibault Cauvin sera sur scène au conservatoire de Musique François Mitterrand, à Quatre-Bornes, le mercredi 7 mai à 20 heures. Il donnera un aperçu de son talent, son sens de l'originalité et son expressivité naturelle. Guitariste universel, il fascine par sa richesse d'inspiration et exploite son instrument au maximum.

Thibault Cauvin a déjà joué avec de nombreux orchestres dont l'orchestre à cordes du Montana (USA), l'orchestre symphonique de Torréon (Mexique), l'orchestre National des Philippines (Philippines), l'orchestre Bernard Thomas (Paris)... En 2003, il reçoit " le prix des Arts " du Rotary club de Bordeaux. A la suite de son 1er Prix au " concours international de guitare Alexandre Lagoya ", il se voit décerné le " Prize of Dominica Island " lors d'un concert dans l'île de la Dominique. Ses concerts ont également été diffusés sur différentes télés en France, en Espagne, en Russie, au Brésil, au Mexique, aux Antilles et en France.

Prix des places Rs 250 et Rs 50 pour les moins de 25 ans. Les billets sont en vente au CCFCB - Rose Hill, CCEF - Curepipe et sur le Rézo OTAYO.


Zee Cine Awards 2008

Chak De India et Jab We Met encore et toujours…

Shah Rukh Khan, le monstre sacré du cinéma indien s'est encore une fois distingué en remportant la palme de meilleur acteur dans Chak De India. C'était samedi, à Londres, lors de la cérémonie de remises de prix de Zee Cine Awards 2008. Avec sa force tranquille et sa présence sensible, King Khan s'est approprié du rôle de Kabir Khan, entraîneur de hockey qui fait triompher une bande de jeunes filles dans la Coupe du monde. Il incarne un modèle d'accomplissement, un homme généreux et abîmé par la vie qui tente de revenir sous les feux de la rampe pour retrouver son honneur perdu. SRK parvient à insuffler un frémissement d'orgueil et de courage à son équipe totalement désaxée. Au lieu de jouer aux jeunes premiers, il joue un personnage en accord avec son âge, un rôle à la mesure de son talent. Chak De India a également été classé meilleur film.

Pas de surprise également pour la palme de meilleure actrice qui est revenue encore une fois à la sulfureuse Kareena Kapoor dans Jab We Met. Dans ce film, Shahid Kapoor et Kareena se rencontrent dans un train, se mentent et s'utilisent les uns les autres. Alors que les autres cinéastes brodent d'infinies variations sur un thème auquel nos cerveaux ont développé une accoutumance, Imtiaz Ali apporte une bouffée d'air frais comme l'immensité du paysage de Kashmir. Un voyage à la fois physique et psychologique où nos héros feront une découverte d'eux-mêmes. Pour Kareena dans le film, la vie est un enfermement organisé tant de l'intérieur que de l'extérieur. Elle parvient à briser ce nœud qui bloque toute émotion.

Coup d'essai et coup de maître pour Aamir Khan qui a remporté le trophée de meilleur réalisateur pour Taare Zameen Par. Une histoire d'une bouleversante réalité entre un prof et un enfant de 9 ans atteint de dyslexie brillamment interprété par Darsheel Sarfary couronné most promising child debut. La surprise du chef est venue avec le triomphe de Govinda comme meilleur acteur de soutien dans Partner. Celui qui avait débuté au cinéma, il y a quinze ans et qui a été souvent rejeté par les réalisateurs, se voit justement récompensé pour un retour dans Partner. Shilpa Shetty a obtenu le trophée de meilleure actrice de soutien dans Life… in a metro. Un trophée qu'elle a dédié à la ville de Londres, une ville qui l'a permise de remporter le premier prix au concours de télé-réalité, Celebrity Big Brother. La palme de meilleur acteur dans un rôle négatif est allé à Arjun Rampal dans Om Shanti Om. A.R. Rahman a obtenu le trophée de meilleur directeur de musique dans Guru.

La cérémonie des oscars a débuté avec beaucoup de retard. SPK a été chaudement applaudi pour avoir créé une belle ambiance avec une chanson tirée de Om Shanti Om. Saif Ali Khan et Kareena ont paru mal à l'aise sur scène de même que Vidya Balan. Katrina Kaif et Shahid Kapoor ont été brillants. Keran Johar et Sajid Khan ont animé cette soirée de stars. Hrithik Roshan, invité à cette cérémonie n'a pu faire le déplacement. Son épouse Suzanne devait accoucher incessamment et il n'a pas voulu rester trop éloigné d'elle dans ce moment crucial.


Cinéma

Mr Black and Mr White

Comédie de Deepak Shivdasani

Avec: Sunil Shetty, Arshad Warsi, Atul Kale, Mahima Mehta

Mr Black and Mr White est une comédie douce-amère dont le scénario est archi-connu. C'est un film sans surprise avec plusieurs débutants et des poncifs du genre où nos héros se retrouvent dans des situations burlesques à faire rire le public. Sunil Shetty et Arshad Warsi sont les seuls comédiens confirmés de cette comédie romanesque signée Deepak Shivdasani. Ils se retrouveront dans des pires situations. Ce qui donne lieu à des scènes cocasses.

Gopi (Sunil Shetty), un simple d'esprit, débarque à Goa, en provenance de Hoshiyarpur. Sa mission consiste à remettre un lopin de terre à son ami d'enfance, Kishen (Arshad Warsi) selon les derniers vœux de son défunt père. Kishen est en réalité un escroc qui arnaque les gens avec l'aide de son complice, Babu (Atul Kale) pour pouvoir payer l'éducation de sa fille Divya (Mahima Mehta) qui entame des études supérieures à Londres. Kishen ne veut pas rencontrer Gopi et ne veut pas sacrifier son métier d'escroc pour se rendre à Hoshiyarpur pour s'approprier d'un misérable lopin de terre. Gopi se met à la poursuite de Kishen en compagnie de Tanya (Anishka Khosla). Les données changent lorsqu'ils apprennent que trois belles créatures ont en leur possession, des diamants d'une valeur inestimable et logent au K.G. Resorts…


Bollywood News

Shah Rukh Khan à l'honneur au Musée Grévin

Shah Rukh Khan, l'icône des Indiens, acteur caméléon, d'un côté, un acteur hors pair, de l'autre, un amateur de sports ayant à sa charge, l'équipe de cricket des Kolkata Knight Riders, a inauguré sa statue de cire, au Musée Grévin, à Paris, le 27 avril dernier. Après le Mahatma Gandhi, il est la deuxième personnalité indienne à faire son entrée à ce fameux musée. Après Londres, où sa statue trône aux côtés de Amitabh Bachchan, Aishwarya Rai et Salman Khan, King Khan a eu l'honneur des autorités françaises. Cette cérémonie s'est déroulée en présence de son épouse, Gauri Khan et son ami, Karan Johar. Shah Rukh Khan a été accueilli par une foule d'admirateurs venus le voir en chair et en os dans la capitale française.

Deepika Padukone et Upen Patel: des photos scandaleuses sur le net

Deepika Padukone, la révélation de Om Shanti Om et l'acteur Upen Patel sont devenus le talk of the town après la diffusion sur le net des photos les montrant à moitié nus, enlacés dans un lit dans des poses particulièrement hot. Ces photos qui font pâlir les puritains auraient été prises, il y a quelques années de cela pour le compte du couturier, Wendell Rodrigues. Deepika n'était à l'époque qu'une débutante dans le domaine du mannequinat et ne savait probablement pas que ces scènes compromettantes seront diffusées un jour sur le net. Deepika estime que quelqu'un a voulu nuire à sa réputation. Upen Patel, de son côté, ne se souvient même pas quand ces photos ont été prises. Le jeune Ranbir Kapoor a dû bien rougir en voyant ces photos d'autant plus que Deepika lui a interdit de voir Sonam.


Brèves

Connaissance du monde: Chine, l'âme du dragon

Après Hong-Kong, Chine extrême, et Macao, Parfums de Chine, Robert-Émile Canat, cinéaste-reporter-conférencier, spécialiste de l'Extrême Orient présente Chine, l'âme du dragon et propose un parcours initiatique ponctué de coups de cœur et de passions, un univers si différent, si étrange et fascinant qu'il fréquente avec assiduité depuis de nombreuses années. Des images insolites, pleine de charme et de poésie. Des mégapoles, dont les plus hauts buildings du monde, des villages traditionnels, des moines taoïstes du Wudangshan aux paysans du Yunnan, de la somptueuse rivière Li à la Grande Muraille, des glaces de Harbin au désert de la porte de Jade, les montagnes sculptées de Longji, la vie des champs et des villages. Du sud au nord, d'est en ouest, c'est l'âme du dragon qui doucement se dévoile. Une errance magique dans le rêve et la réalité, un film original, plein de caractère, d'émotion et de poésie. L'âme du dragon sera présenté le mardi 13 mai à 20h à l'auditorium Octave Wiehé.

Concert : Gérard Louis à Albion, samedi prochain

Les billets pour le premier concert solo de Gérard Louis, seront en vente (à Rs 250 l'unité) le jour de la représentation, le 10 prochain, à la salle Le Grand Bleu, à Albion. Gérard Louis, qui sera accompagné par son orchestre, reprendra les titres de son dernier album, Si to kapav vini… Bambolé. La première partie du concert sera assurée par Negro Pou Lavi.



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 4 mai 2008