3 MAI : JOURNÉE MONDIALE DE LIBERTÉ DE LA PRESSE
!
"Tout individu a droit à la liberté d'opinion
et d'expression, ce qui implique le droit de ne pas être
inquiété pour ses opinions et celui de chercher,
de recevoir et de répandre, sans considérations
de frontières, les informations et les idées par
quelque moyen d'expression que ce soit."
(Article 19 de la Déclaration universelle des Droits de
l'homme, 1948).
Chaque année, à pareille date, la communauté
internationale est appelée à célébrer
les principes fondamentaux de la liberté de la presse tels
que produits dans la Déclaration de Windhoek, le 3 mai
1991. C'est aussi le moment d'évaluer la liberté
de la presse dans le monde, mais aussi de défendre l'indépendance
des médias et de rendre hommage aux journalistes qui ont
été arrêtés ou perdus leur vie dans
l'exercice de leur profession.
J'ai eu l'immense privilège de participer à la Déclaration
de Windhoek, dans la capitale namibienne, en ma qualité
de Rapporteur général de cette conférence
organisée conjointement par l'UNESCO, le UNDP et un certain
nombre d'ONG ou d'associations de journalistes, dont, entre autres,
Reporters Sans Frontières que dirigeait, déjà,
son infatigable secrétaire général, Robert
Mesnard.
Cette conférence, qui a vu la participation de plus de
300 journalistes Africains et mondiaux, avait pour objectif principal
de débattre sur le thème suivant : Comment promouvoir
une presse libre, indépendant et pluraliste en Afrique
? Windhoek avait été choisie, symboliquement, parce
que la Namibie était le dernier État africain à
avoir obtenu son indépendance de l'Allemagne coloniale.
Sous l'ère coloniale, Windhoek était divisée
en trois parties : dans la ville elle-même et ses banlieues
ne vivaient que des Blanc. Puis, un no man's land les séparait
des coloured (métisses). Encore un nouveau no man's
land qui séparait les métisses des Noirs. Je ne
sais pas si ces structures de fragmentation interethniques existent
toujours - peut-être Amédée Darga, lui qui
compte de nombreux voyages dans ce pays, pourrait nous apporter
son éclairage là-dessus - mais je puis vous dire
que la communauté des journalistes, réunie à
Windhoek, en est revenue traumatisée de cette expérience
vécue.
Bref, la Déclaration de Windhoek a proclamé que
"la création, le maintien et le renforcement d'une
presse indépendante, pluraliste et libre sont indispensables
au progrès et à la préservation de la démocratie
dans un pays, ainsi qu'au développement économique."
La Déclaration signale que, "dans de nombreux pays
africains, les professionnels des médias sont encore victimes
d'atteintes aux droits de l'homme et que leurs activités
sont entravées par toutes sortes de pressions politiques
et économiques, comme le rationnement du papier journal,
les autorisations préalables à toute parution, les
restrictions dans la délivrance de visas
"
Nous, les signataires, avions appelé les organisations
internationales à appuyer financièrement les médias
non-gouvernementaux qui "reflètent la société
dans son ensemble et les divers points de vue des communautés
qu'ils desservent..."
Le 3 Mai, c'est aussi "Une Journée pour 365 jours
de liberté de la presse." Espérons que nos
politiques, où qu'ils soient, s'en souviennent
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é d i t o r i a l
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WEEK-END --- dimanche 4 mai 2008
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