Faits et effets
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L'emballement
Humeur
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The same old song
Interrogations
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Rol Parol
Pris sur le vif
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Orange ?
Faits et effets...
L'emballement
Le 1er mai 2008 s'annonçait comme un autre. Mais non, à
mesure que l'on s'approche de la prochaine échéance,
le ton monte, les stratégies se dessinent et chacun se
positionne. Les rassemblements de la Fête du Travail de
cette année devraient, en fait, jeter les bases de la prochaine
configuration électorale. Voilà pourquoi c'est si
important pour les uns et pour les autres de faire une démonstration
de force.
Le MMM qui avait remporté la bataille des foules l'année
dernière a, une fois de plus, opté pour une campagne
de mobilisation tout à fait transparente avec un calendrier
précis et une liste de rassemblements préétablis
où chacun était libre de se rendre et où
la presse écrite comme parlée était librement
admise. Certaines réunions étaient plus réussies
que d'autres, mais le fait est que les mauves ont réalisé
une bonne campagne qui a démarré à Quatre-Bornes
et qui s'achève ce matin à Flacq.
Les thèmes pour démonter le gouvernement n'étaient
pas difficiles à trouver et dopés par les résultats
du dernier sondage de Taylor Nelson Sofres publié par notre
confrère Business Magazine qui place leur leader
légèrement devant Navin Ramgoolam comme le Premier
ministre préféré des Mauriciens, les dirigeants
du MMM ont repris le refrain de Bérenger, PM dans tous
les rassemblements, mais le principal intéressé
qui n'a pas repoussé ses arguments a, à Sébastopol,
vendredi dernier, apportait une nuance en déclarant ne
pas avoir particulièrement " soif " de ce poste,
d'autres choses dans la vie lui procurant autant de satisfaction.
Quoi qu'il en soit, sur la base de sa campagne de mobilisation,
le MMM, qui a complètement fait l'impasse sur le MSM, espère,
à l'évidence, faire mieux que l'année dernière
et c'est tout à fait à sa portée. Ses alliés
déclarés, à l'exception du PMSD qui tient
un congrès à Curepipe le 1er mai, ont déjà
tous tenu leur rassemblement. Dinesh Ramjuttun était à
La Louise vendredi, Ashok Jugnauth tient son congrès-anniversaire
ce dimanche à La Hindu House. Madan Dulloo a depuis sa
célébration du 13 avril, annoncé qu'il serait
absent du rendez-vous de la Fête du Travail.
En face du MMM et de ses soutiens, l'Alliance sociale et ses diverses
composantes. Le PTr a choisi le thème qui lui semble le
plus mobilisateur pour ses partisans, Paul Bérenger. A
défaut de meetings et réunions publics, ce sont
les animateurs de l'antenne locale des rouges dans les différentes
circonscriptions, connues comme le Constituency Labour Party,
qui ont battu le rappel des troupes. L'appareil d'État
a aussi été utilisé pour essayer de galvaniser
ce hardcore fidèle du Labour qui se trouve dans
le troisième âge mais un effort est aussi entrepris
auprès des femmes en vue d'assurer le nombre à Vacoas
jeudi prochain. Navin Ramgoolam ne s'est pas engagé dans
cette campagne de mobilisation. Après le sommet sur la
pauvreté, il a trouvé que c'était une bonne
transition que de se montrer en Porsche. A chacun ses priorités.
Il a laissé la responsabilité de mobiliser les troupes
non pas au tonitruant James Burty David, mais à Deva Virahsawmy.
Reste maintenant à savoir si ce poids lourd fera vraiment
le
poids.
Les alliés du PTr ont été extrêmement
timides cette année. On n'entend pas parler du MSD de Anil
Baichoo qui a eu quelques difficultés à faire oublier
ses mauvaises fréquentations politiques. Le PMXD a, disons,
fait de son mieux avec une campagne d'affiches et de banderoles
pour marquer sa différence comme un parti de "résultats".
On ne sait pas si les autres partenaires de l'Alliance sociale
ont apprécié, mais les frères Duval ont tenu
à montrer qu'ils bossent eux au lieu de s'adonner à
des palabres. Le MR de Rama Valayden a attendu la dernière
semaine avant de faire coller quelques affiches ici et là
mais, sur demande sans doute, il a fallu qu'il se joigne à
la croisade anti-Bérenger comme en témoignent ses
propos enflammés d'hier. Quant aux Verts Franternels, pas
de décision annoncée quant à la stratégie
du 1 er mai.
Restent le MSM et Jocelyn Grégoire. Le MSM a bien mené
une campagne de mobilisation mais c'est sur le thème Bérenger
et à travers des interviews de presse sollicitées
et obtenues et des réunions auxquelles la presse était
de temps en temps conviée, surtout les vendredis. Pravind
Jugnauth a aussi déniché comme thèmes, probablement
très mobilisateurs à ses yeux, des critiques contre
les " fantasmes " de Lindsay Rivière et Week-End
pour un article qui, selon les compte rendus de presse, remonterait
à janvier 2007. Pas étonnant qu'avec une telle stratégie,
certains et non des moindres se déclarent franchement outrés
au point d'annoncer des décisions imminentes.
Quant à Jocelyn Grégoire, ce curé si galvanisateur,
si populaire, il est en train de se fourvoyer. Avec son activité
consistant à défendre les plus faibles rien qu'à
mi-temps puisqu'il est la moitié de l'année aux
States, il ne peut être présent lorsque son bon peuple
défavorisé est exposé aux intempéries.
Pas là non plus lorsque Ste-Croix et Cité la Cure
descendent dans la rue pour réclamer leur dû et que
le Premier ministre impute ce genre de manifestations à
des démarches communales. Il veut de son 1er mai soit,
mais il faut aussi qu'il dise avec qu'il était au Domaine
Anna vendredi pour une levée de fonds dont les destinataires
restent jusqu'ici inconnus. Comme il doit dire au grand public
que c'est en compagnie, entre autres, de Mathieu Laclé,
conseiller d'Arvin Boolell, celui-là même qui s'était
distingué un Jeudi Saint de 2006, qu'il était hier
soir à Cité Chebel.
La FCM doit décider de ce qu'elle veut, être un allié
de l'un ou l'autre des factions en présence ou ne demeurer
qu'une organisation socioculturelle ou socioreligieuse comme d'autres
comme le fut le Hizbullah et comme l'est la très contestée
- sur le plan interne- , la Mauritius Sanatan Dharma Temples
Federation de Somdath Dulthumun. Il y avait l'UC, l'Union Chrétienne
montée de toutes pièces par des conseillers du Premier
ministre et qui n'ont connu aucun lendemain, aucune existence
dans la durée. Faut maintenant savoir sur quoi débouchera
l'agitation ponctuelle du moment. Rendez-vous jeudi
Humeur
The same old song
À la mi-janvier, dès la fin des fêtes de la
nouvelle année terminée - sur des périodes
de plus en plus courtes eu égard à la baisse du
pouvoir d'achat - ils se mettent en branle avant de se mettre
en route. Ils, ce sont les politiciens accompagnés de leur
staff - s'ils sont au gouvernement - ou de leurs agents-partisans
s'ils sont dans l'opposition. Ils vont quadriller leurs circonscriptions,
aller voir ceux qui ont voté pour eux aux dernières
élections pour les convaincre de venir occuper les bancs
des réunions privées et les chaises des congrès
nocturnes avant d'aller grossir la foule du 1er-Mai. Ils vont
suivre à la lettre un calendrier de réunions établi
par les stratèges du parti au cours duquel les leaders
viendront se montrer et se faire entendre en fin de meeting. But
de l'opération : montrer que le parti est le "mari"
des autres en réussissant à réunir la plus
grande foule le 1er-Mai. Pour ce faire, les députés
vont être obligés de faire du porte-à-porte
et aller interfacer avec son électeur. Entendez entendre
et subir un chapelet de reproches pour les promesses non tenues
de l'année dernière et prendre des engagements qui
n'auront aucune suite pour 2008. De toutes les manières,
et comme le disait un politicien français, les promesses
politiques n'engagent que ceux qui ont la stupidité de
croire ceux qui les font.
Ces rencontres débouchent sur des meetings régionaux,
organisés comme des fancy-fairs nationaux, à laquelle
la presse est invitée et au cours desquels on attaque sévèrement
l'adversaire, on couvre d'éloges son parti et son leader
- surtout s'il est présent sur l'estrade - et on demande
à la foule de partisans de venir en masse au meeting du
1er Mai montrer au pays, à travers les photos du lendemain,
" kisannla mari dan sa pei. " Pour atteindre
ce résultat, chaque parti doit faire imprimer des affiches
et des banderoles, mobiliser ses députés et ses
cadres, payer leur essence pour le déplacement, louer la
sonorisation, contribuer à l'achat des boissons gazeuses
et sandwiches des réunions de préparation, les bières
et briyani des après-meetings régionaux. Pour transporter
ses partisans afin que ceux-ci puissent montrer " kisannla
mari ", il faudra louer des autobus, des camions, des vans
et autres 4X4. Faire d'autres affiches, des pubs, acheter de quoi
fabriquer des pavillons et des banderoles. Prévoir des
pique-niques à la plage - avec briyani et canettes de bière
et de boissons gazeuses - après le meeting. Sans compter
les " filoires " de pétards pouvant concurrencer
ceux de la fête du printemps ainsi que des ballons gonflés
a l'hélium. Ce folklore coûte des dizaines de millions
aux partis politiques et une impressionnante énergie humaine
dans sa préparation et son exécution. Tout ça
pour faire faire une photo et des estimations de foule qui seront
contestées et démenties, chaque parti étant
persuadé - dès le départ - qu'il aura de
toutes les façons la plus grande - ou la plus bonne - foule.
N'y aurait-il pas moyen d'utiliser ces sommes et ces énergies
gaspillées pour quelques heures le 1er-Mai de manière
plus utile par les partis politiques ? Alors que ces partis politiques
investissent des millions dans une opération qui ne rapporte
rien à personne, sauf aux prestataires de service, des
centaines de Mauriciens mangent mal, sont dans une situation précaire
et ont besoin d'un coup de main. Sait-on qu'une affiche pour le
meeting du 1er-Mai - qui défigure nos villes et nos villages
pendant des semaines - équivaut au prix de plusieurs milliers
de pains maison ? Est-ce qu'il n'y a rien à faire pour
canaliser les folles dépenses du 1er-Mai dans des actions
concrètes qui peuvent, pour de vrai, apporter un peu de
soulagement à ceux qui en ont besoin et dont tous les partis
politiques se disent, sur les estrades, les champions ? Est- il
possible d'espérer qu'au lieu de reprendre le 1er-Mai 2009
the same old song, les partis politiques mauriciens vont
inventer une manière responsable de célébrer
la fête du Travail ? En donnant par exemple les sommes qu'ils
dépensent pour le 1er-Mai aux ONG engagées dans
l'action sociale et qui ont toutes les peines du monde à
trouver les financements nécessaires à leurs engagements
?
Il n'est pas encore interdit de rêver.
Interrogations
Rol Parol
À l'approche du 1er-Mai, on ne peut manquer, une fois de
plus, d'être frappé par la vacuité de certains
discours. Au gré des configurations politiques du jour,
on nous promet qui des révélations fracassantes,
qui des dénonciations chocs. Alors que, plus que jamais,
nous nous retrouvons dans une conjoncture difficile au présent
et angoissante pour l'avenir, où les partis politiques
devraient s'adresser à la population de façon adulte,
honnête et constructive. Au lieu de s'en servir pour venir
faire du nombre à leurs meetings et renforcer la légitimité
chancelante de l'une ou l'autre faction.
Et pourtant. L'actualité nous fournit malgré tout,
cette semaine, deux exemples de paroles fortes et convaincues,
qui préfigurent et entraînent l'action constructive.
Qui montrent qu'une autre vois est possible.
Ainsi, dans l'édition du 25 avril dernier du magazine Le
Monde 2, Muhammad Yunus, fondateur de la Grameen Bank et Prix
Nobel de la Paix en 2006 pour avoir mis à l'honneur le
micro crédit, tient ces propos édifiants.
" Le problème central du capitalisme "unidimensionnel"
est qu'il ne laisse place qu'à une seule manière
de faire : rentrer des profits immédiats. Le système
financier est aveugle à toute autre considération
que le profit.
Pourquoi n'intègre-t-on pas la dimension sociale dans
la théorie économique? Pourquoi ne pas construire
des entreprises ayant pour objectif de payer décemment
leurs salariés et d'améliorer la situation sociale
plutôt que chercher à ce que dirigeants et actionnaires
réalisent des bénéfices ? Tout le monde espère
gagner de l'argent en faisant des affaires. Mais l'homme peut
réaliser tellement d'autres choses en faisant des affaires.
Pourquoi ne pourrait-on pas se donner des objectifs sociaux, écologiques,
humanistes ? "
Propos d'un doux rêveur idéaliste et déconnecté
de " la réalité du terrain "? Pas du tout.
L'expérience réussie de la Grameen Bank prouve au
contraire son réalisme et le bien-fondé et la viabilité
de sa conviction. Lancée en 1983, cette banque d'un genre
inédit s'oppose résolument au système instauré
par les banques traditionnelles, qui demandent aux gens d'être
solvables avant même de leur prêter de l'argent. "Nous
avons inversé le principe même du crédit.
Chez nous, moins vous avez, plus vous nous intéressez.
Si vous n'avez rien, alors vous êtes prioritaires",
explique Muhammad Yunus.
"Quand nous avons commencé, les banques nous disaient:
"Vous gaspillez votre argent. Vous ne serez jamais remboursé.
Votre système va s'écrouler." Mais c'est leur
système qui s'écroule aujourd'hui ", fait-il
ressortir. Du côté de la Grameen, par contre, les
résultats sont là : depuis vingt-cinq ans, elle
a distribué 6 milliards de dollars à 150 millions
de familles, sans demander de garantie. Et le taux de remboursement
enregistré est supérieur à 95%! La Grameen
n'a pas eu recours à des dons depuis 1995 et, comme toute
banque bien gérée, elle réalise des profits.
Selon une récente enquête, 64 % de ceux qui lui ont
emprunté pendant cinq ans sont sortis de la pauvreté
chronique. " Notre initiative constitue une opportunité
pour ajuster l'ensemble du système financier. Il devrait
permettre de penser un nouveau genre de crédit qui ne laisse
personne de côté ", déclare Muhammad
Yunus.
Pour lui, cette expérience montre aussi la possibilité
d'instaurer un " capitalisme social ". Il met ainsi
en avant des exemples concrets d'entreprises qui ressemblent à
des sociétés capitalistes classiques, qui emploient
des travailleurs, produisent des biens et des services, proposent
à leurs clients un prix unique et cohérent, couvrent
leurs coûts sans rien attendre des dons ou d'une aide gouvernementale,
bref des affaires qui tournent. Avec une particularité
toutefois, résidant dans le fait qu'elles se destinent
à créer un bénéfice social pour une
catégorie de population.
" Cela peut être, par exemple, produire une alimentation
de qualité destinée aux enfants pauvres en se débarrassant
de tous les coûts d'emballage luxueux et la publicité
des aliments classiques. Ou encore commercialiser des polices
d'assurance-maladie permettant aux plus démunis d'accéder
à des soins médicaux. Ou bien se consacrer au recyclage
des ordures et des eaux usées qui polluent un quartier
où vivent les laissés-pour-compte ".
Pour Muhammad Yunus, il suffit de regarder autour de soi, les
idées et les possibilités pour monter ce qu'il appelle
un "social business" sont partout.
Paroles et expériences qu'on souhaite entendues. Et pourquoi
pas émulées
******
Césaire Aimé. Parole due.
Résonnent les textes et les mots du magnifique hommage
orchestré par le poète et écrivain Daniel
Maximin à celui qui nous a quitté la semaine dernière
à l'âge de 94 ans. Il fut somptueux, pour ces funérailles
nationales, de voir la ferveur et la joie avec laquelle un pays
tout entier, la Martinique, mais aussi le reste du monde, a honoré
Aimé Césaire, cet homme ayant forgé, à
travers une parole poétique exigeante, profonde et forte,
un combat pour la reconnaissance, l'approfondissement et le respect
de l'identité noire mais aussi, au-delà, de l'identité
humaine dans sa globalité. Parole qui s'est prolongée
dans une action politique ayant permis aux Martiniquais, concrètement,
d'aspirer à la matérialisation d'un idéal
de justice sociale et d'avancement humain.
Ce qui devrait peut-être faire réfléchir nos
harangueurs à la petite semaine, qui n'en finissent pas
d'ôter toute pertinence et respect au mot politique...
Pris sur le vif
Orange ?
- Alors toi aussi tu as viré Orange ?
- C'est parce qu'on t'a donné un tee-shirt et un ballon
que tu pipe pour eux !?
- Pourquoi tu es mouche jaune comme ça. Mo fine pose toi
ene simple ti question.
- Si tu savais ce qu'orange m'a fait subir to napa ti va poz sa
question la.
- Qu'est-ce qui t'es encore arrivé. Tu as bloqué
ton mobile avec un faux sim code ?
- Pire que ça
un sim tu peux toujours faire débloquer.
Aujourd'hui, il y des boutiques qui peuvent activate tout
ce que tu veux
- Mais ki fine arrive toi, toi ?
- J'ai le malheur d'habiter Rose-Hill : voilà ce qui m'arrive
!
- Mais qu'est-ce que tu racontes-là. Pas toi-même
qui disait que c'était mari bon d'habiter dans le centre
de la plus belle ville à côté du Plaza et
des magasins.
- En général oui, mais pas dimanche dernier.
- Ki faire ?
- Figure-toi que la veille j'avais réussi à éviter
la catastrophe de l'année. C'est-à-dire passer la
journée de dimanche chez ma belle-sur dans son campement.
Tu sais comment c'est. Elle passe son temps à faire son
étalage grâce à l'argent qu'elle a soutiré
en héritage de sa belle-mère en Australie. Sa belle-mère
qu'elle ne pouvait même pas voir en peinture ! Quand tu
vas dans son campement, elle passe la journée à
te monter son électroménager, sa vaisselle, ses
nappes, ses robots, ses chaises de Bali en te demandant mais quand
vous allez avoir votre campement, hein ? Sur un ton, je te dis
ça !!! D'autant plus qu'elle sait que jamais on ne pourra
!!! Alors moi, je préfère éviter d'aller
là-bas pour ne pas avoir à faire des infusions d'Eferalgan
en rentrant chez moi.
- Comment to fine réussi convaincre to mari. Je sais qu'il
aime bien aller là-bas, lui. C'est sa sur après
tout.
- Je lui ai dit qu'il y avait une fête dans l'hôtel
d'à côté du campement et qu'il y allait avoir
du tapage toute la journée. Je lui ai promis une journée
en tête à tête, juste nous deux, pour faire
un petit gâté. D'ailleurs, je t'avoue qu'on a un
peu commencé la veille et on a dit qu'on allait reprendre
tout le matin après une longue grasse matinée
-
je trouve que tu ne sais pas profiter de ce que tu as.
Tu est toujours en train de roder plus
ce n'est pas sain,
ça
tu devrais aller voir un psy
-
mais au lieu de jump to conclusion comme toujours
et de donner des conseils laisse moi finir de te raconter, foutour
!!
-
sorry, bonnefemme
je croyais que
-
tu es toujours à essayer de me couler
heureusement
que tu es ma meilleure amie
-
alors la, permets-moi de te dire que je n'apprécie
pas, mais alors pas du tout
-
tu vois ce qu'on ressent avec les petites phrases ?...
allons mettre ça de côté, toi. Alors dimanche
matin à six heures et demi on est réveillé
par un boucan ça. Qu'est-ce que je peux te dire. To ti
capav croire ki Manchester United et Liverpool pé faire
finale FA Cup dans le salon. Un tapage ça qu'est ce que
je peux te dire. Il y avait un animateur qui ne parlait pas, mais
qui braillait tellement fort qu'on ne comprenait pas un mot de
ce qu'il disait, de la musique, des hurlements. Un vrai wachi
waya, je te dis.
- Qu'est-ce que c'était ?
- On ne savait pas du tout. Il y avait tellement de tapage qu'on
ne pouvait pas s'entendre dans la chambre. Pas besoin de te dire
que face à cette situation le p'tit gâté de
la veille qu'on devait finir le matin fine monte lor pied
-
mais alors ki zotte fine faire ? Vous avez téléphoné
à la police de l'environnement ?
-
je ne te dis qu'on ne pouvait s'entendre dans une même
pièce de la maison
alors téléphoner
! On s'est habillé en vitesse pour aller se rendre un compte.
D'abord on n'a pas dû sortir de la cour pour aller sur la
rue. Puis quand on est enfin arrivé à sortir, on
est entré dans un défilé. Quand on est enfin
arrivé devant le Plaza mon mari a poussé un hurlement
-
pourquoi ?
-
ma chère toute la route royale et la cour du Plaza
était de couleur orange
-
mais évidemment toi. C'était le lancement
d'Orange par Mauritius Telecoms. Ca a été annoncé
à la télévision samedi soir
-
permets-moi de te rappeler que je viens de t'expliquer
que moi et mon mari on avait autre chose à faire qu'à
regarder la télévision samedi soir
-
aio, c'est vrai, excuse moi, toi. Mais pourquoi il a
hurlé alors.
-
tu sais il venait de se réveiller en sursaut avec
le wachi wala et quand il a vu cette foule orage il a hurlé
: baizé Paul a cédé à Pravind le poste
de premier ministre pour 5 ans et le MSM est en train dé
célébrer. C'est un cauchemar.
- Il a réalisé après que ce n'était
que la manifestation d'Orange, quand même.
-
oui, mais il disait qu'il était choqué
par ce cauchemar que nous allés directement chez ma belle
sur pour passer la journée dans son campement. Sans
même passer chez nous pour mettre un linge convenable. Je
ne te dis pas la journée. Alors tu comprends : depuis dimanche
quand on me parle d'Orange, moi je vois rouge !!!!!
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 27 avril 2008
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