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Semaine des sites monuments
Le Government Orphan Asylum : un site tombé dans l'oubli
Les sites et monuments nationaux sont autant de lieux de mémoire.
A charge aux archéologues et autorités concernées
d'en assurer la surveillance et de les préserver. Certains
sites sortent aujourd'hui du silence comme le Moulin à
Poudre à Pamplemousses, site archéologique, industriel
du 18ème siècle. La plupart des édifices
ont été démolis. Parmi ceux qui restent :
le Government Orphan Asylum de 1859 qu'on vous invite à
redécouvrir.
Direction au nord du pays vers l'ancien orphelinat tombé
dans l'oubli. Dans le complexe du Moulin à Poudre, se trouve
un édifice historique dont l'intérêt majeur,
en tant que témoignage du traitement des enfants au 19ème
siècle, est à souligner. Le site du Moulin à
Poudre, lui-même, est rempli de pièces archéologiques.
Des récentes fouilles l'ont démontré. Le
Moulin servait à fabriquer de la poudre à canon
qui était exportée vers la France. Intéressons-nous
à un édifice dans son voisinage que le public ne
connaît pas bien.
Il s'agit du Government Orphan Asylum à Pamplemousses qui
a ouvert ses portes en 1859.
L'édifice témoigne du traitement des orphelins sous
l'engagisme.
Ce sont des missionnaires qui étaient en charge de l'orphelinat
: le révérend Ansorgé et sa femme. L'orphelinat
avait pour rôle de fournir un abri et assurer l'éducation
des orphelins afin qu'ils soient "utiles à la communauté."
Les enfants recueillis au Government Orphan Asylum se retrouvaient
orphelins à cause des épidémies qui frappaient
leurs parents. La majorité des orphelins était d'origine
indienne. On trouvait aussi des enfants d'origine africaine et
européenne.
L'institution respectait les règlements sanitaires mais
de nombreux enfants étaient atteints de dysenterie et autres
maladies infectieuses. Il y avait des règlements à
respecter à l'orphelinat. Les enfants étaient punis
pour des délits comme le vol, les "comportements indécents".
Ils étaient sévèrement punis et expulsés.
Des punitions leur étaient infligées sur ordre du
"Inspector General, Superintendent, Inspector of police in
charge, or District Sergeant Major". Les recherches menées
aux Archives nationales font état de quelques-unes de ces
punitions : "For speaking or creating a disturbance in
the dormitories at night, or creating any nuisance therein...
For theft, falsehood... For escaping, attempting to escape, aiding
or betting or failing to give prompt notice of the same..."
Les filles n'étaient pas soumises au même traitement.
En 1866, on recensait 252 enfants (174 garçons et 78 filles)
au G.O.A. L'éducation était une des priorités
de l'institution. l'arithmétique, le tamil, la géographie
et l'instruction religieuse étaient dispensés au
enfants. En même temps, ils étaient formés
pour des tâches spécifiques : les garçons
étaient formés pour devenir artisans et les filles
femmes de ménage ou cuisinières. Certaines filles
échappaient à l'orphelinat lorsqu'elles trouvaient
quelqu'un pour se marier. Le Government Orphan Asylum ferma ses
portes alors que le nombre de pensionnaires déclinaient
considérablement. Nous n'avons aucune information sur la
date de fermeture de l'orphelinat. Les pensionnaires étaient
transférés vers d'autres institutions (Marie Réparatrice,
Barkly Asylum Orphanage). L'ancien orphelinat est tombé
progressivement dans l'oubli. Selon certaines sources orales,
il a abrité pendant un temps un dispensaire pour les personnes
atteintes de maladies de la peau.
Si certaines structures de l'édifice sont en bon état,
d'autres sont accidentés et se détériorent.
Découvertes- Carnet de voyage
Bangalore, ville kaléidoscope
Pimp pimp!!! Raju tourne la clé de son véhicule
et démarre. Pimp Pimp!! Deux secondes plus tard, il remet
ça, et fonce tout droit sur les autres véhicules.
Le klaxon, c'est un must. Le bruit est assourdissant, mais le
spectacle fascinant. Nous sommes à Bangalore, capitale
de Karnataka, dans le sud de l'Inde. La circulation est très
dense. Sur une route large de quatre voies, plus d'une quinzaine
de véhicules (voitures, rickshaws, car
) roulent côte
à côte et dans toutes les directions. Les rickshaws
(tuk tuk en langage local) pullulent. Les piétons traversent
la rue mais les véhicules, même sur passage clouté,
ne s'arrêtent pas. Pour que les autres automobilistes cèdent
le passage, il faut klaxonner, ou siffler. A l'angle de chaque
jonction, un agent de police et son sifflet! Mais aucun conducteur
ne semble y prêter grande attention. Une fois le véhicule
en marche, c'est le klaxon qui gère la circulation
N'éprouvant aucune difficulté pour comprendre où
nous souhaitons nous rendre, Raju, notre chauffeur de rickshaw
traverse la ville en direction de l'une des plus belles attractions
de la ville. Autour de nous, au sein d'une population cosmopolite
de plus de 7 millions d'habitants, la propreté de la ville
climatisée est étonnante. Raju nous explique que
Bangalore est la sixième plus grande ville métropolitaine
de l'Inde. Les bâtiments et immeubles modernes contrastent
avec les magnifiques jardins qui bordent la capitale de Karnataka,
appelée également le Garden City. Le plus
connu est le Lal-Bagh Garden, deuxième jardin botanique
de l'Inde. Abritant plusieurs spécimens d'arbres rares
au monde plantés par le sultan Tipu (fils de Haidar Ali)
lui-même, le Lal-Bagh Garden préserve également
une série de légende, dont celle de "Blanche
Neige et les sept nains", illustrée par un réveil
floral géant à l'entrée du jardin. Quelques
mètres plus loin, on peut accéder à l'héritage
géologique de Bangalore : la montagne souterraine. Complètement
en granite (peninsular gneiss : le plus vieux rocher sur
terre), la montagne souterraine, de plus de 3000 millions d'années,
est mondialement connue pour son importance géologique.
Après cette bouffée d'air frais au Lal-Bagh Garden,
Raju nous suggère de visiter l'un des plus beaux temples
de la capitale, car Bangalore est l'une des destinations principales
de pèlerinage du pays.
Bull Temple
Les temples à Bangalore sont des exemples d'architecture
indienne antique et sont symboles de la riche culture, de l'héritage
et de l'histoire de l'Inde. Ces structures religieuses avec leurs
piliers en pierre, des murs dans un style très fleuri découpés,
et des statues magnifiques ont émergé en tant qu'attractions
touristiques populaires de la ville. Les temples à Bangalore
sont principalement consacrés au Dieu Vishnu et au Dieu
Shiva. Un des temples les plus populaires de la capitale, est
le temple de Nandi, le Bull Temple. Situé dans le
vieux quartier de Bangalore, ce temple, construit au 16e siècle
par Kempe Gowda, est connu pour son architecture unique. L'énorme
statue du taureau sacré Nandi ou Nandikeswara, le porteur
fidèle de Dieu Shiva, au centre du temple, a été
découpée d'une seule pièce de granite. Selon
la légende, le constructeur du temple a eu un rêve
où il a été chargé de construire un
temple consacré à Nandi sur la colline. Chaque année,
un festival est spécialement organisé pour honorer
la monture de Shiva. Le peuple, particulièrement les fermiers,
offre leurs prières au taureau Nandi afin d'avoir une bonne
récolte.
Ville en chantier
Bien que la ville ait été sous le règne de
diverses dynasties, avec une architecture remontant au 18e siècle
pendant le règne de Haidar Ali et du Sultan Tipu, Bangalore
regorge de bâtiments modernes abritant depuis les années
90, les industries aéronautiques, biochimique, et principalement
informatiques. Bangalore est ainsi connue comme le temple de l'informatique,
la Sillicon Valley indienne. Ces parcs informatiques, appelés
technoparcs, avec ces centres d'appels et BPO, dont certaines
grandes enseignes internationales qui ont prospéré
en Amérique, attirent de plus en plus de jeunes diplômés,
d'où le caractère cosmopolite de Bangalore. Depuis
dix ans, Bangalore connaît une explosion démographique
sans précèdent. Presque 80 % de la population est
éduquée, nous explique Jayantee, notre guide. Ici,
le chauffeur de rickshaw parle bien anglais. Certains chauffeurs
de taxis conduisent même avec une oreillette reliée
à leur portable. Ces centres d'appels, ses centres de recherches
informatiques, n'enlèvent rien au charme de cette ville
indienne, renfermant un mélange d'architecture ancestrale
avec ses parcs gigantesques, ses temples et ses palais. Ancienne
ville de garnison britannique, Bangalore est aussi une ville en
chantier, dont celle de stations de métro et d'immeubles.
D'ici 2010, les autorités envisagent une transformation
complète de la ville principalement dans le domaine du
transport. Envie d'exotisme et de dépaysement, couplé
de charme? La nouvelle destination, bientôt desservie directement
par air Mauritius, vous attend : Bangalore!
Mysore
De Bangalore, capitale indienne des technologies nouvelles, un
détour par la charmante petite ville au pied du Mont Chamundi,
un peu plus au sud, Mysore, ancienne capitale de l'État
princier Srirangam Fort, ne laisse pas insensible. Cette ville,
aux structures anciennes, connue comme la City of Royal Palaces,
regorge de richesses naturelles et culturelles. Elle abrite, entre
autres, le palais d'été du sultan Tipu, l'un des
plus beaux sites historiques de la ville. Dès le coucher
du soleil, le palais illumine la ville, offrant un spectacle grandiose.
Mysore, ville animée, est aussi le reflet de la vie indienne
de tous les jours. Ses environs délivrent les charmes de
la religion hindouiste et de ses traditions.
Coorg
Situé à 125 km de Mysore, soit quelque 300 kilomètres
de Bangalore, Coorg, avec ses montagnes vertes et ses forêts
denses, représente la petite Écosse d'Inde. La ville
située à une altitude de 1525 m est un endroit idéal
pour se promener et se relaxer, sur une terre connue pour son
café et ses plantations de cardamon. Dans un beau cadre
vallonné et entouré de pentes boisées, avec
ses montagnes brumeuses, Coorg offre un paysage de carte postale.
Coorg, c'est aussi un détour par le Namdroling Buddhist
Vihara, connu comme le "Golden Temple". Inauguré
en 1999, ce lieu sert d'abri et de maison de prière à
la communauté tibétaine qui a trouvé refuge
en Inde, plus précisément dans l'État de
Karnataka, où ils sont plus nombreux, soit quelque 5 000
moines, et plusieurs milliers de Tibétains.
À compter du 28 avril-Nouvelle desserte d'Air Mauritius
Avec ses attraits variés, Bangalore veut attirer les touristes
mauriciens, d'où la démarche d'Air Mauritius de
mettre en place une nouvelle desserte vers la destination. Pour
marquer sa présence dans l'État indien du Karnataka,
Air Mauritius opérera, à partir du 28 avril, une
nouvelle desserte directe sur Bangalore, (sa quatrième
destination vers l'Inde, après Bombay, Delhi, et Chennai).
La compagnie aérienne nationale propose ainsi des tarifs
promotionnels vers Bangalore à Rs 13 000 TVA non incluse,
valables entre le 28 avril et le 24 juin, pour un retour avant
le 1er juillet. En obtenant ces droits d'atterrir à la
Sillicon Valley de l'Inde, Air Mauritius a pu mettre fin au calvaire
(longues procédures et heures de voyages, exigences de
la sécurité et attentes interminables, agacement,
fatigue
) des passagers souhaitant se rendre à Bangalore
en passant par Bombay. Toutefois, en vue de faire profiter de
cette nouvelle desserte à un maximum de Mauriciens, Bangalore
sera aussi accessible à ceux qui prennent le vol de Chennai.
L'avion s'y arrêtera toutefois uniquement à l'aller.
Après le rebranding version Orange
Baisse des tarifs d'ADSL prévue mais...
Maintenant qu'Orange est bel et bien implanté sur le sol
mauricien, qu'adviendra-t-il d'internet et de l'ADSL à
"haut débit" ? Le public mauricien aura-t-il
droit, enfin, à une baisse conséquente des tarifs,
avec un débit supérieur, qui nous permettrait réellement
d'être un peu plus compétitifs dans le domaine? A
l'heure qu'il est, c'est le flou qui persiste. En effet, selon
nos renseignements, il ressort que l'ICTA se retrouve, depuis
peu, avec une nouvelle demande de baisse de tarifs. Demande faite
par la direction de Mauritius Telecom. Chose qui serait la bienvenue
dans le paysage informatique mauricien. Or, certaines informations
disponibles sur le site www.orange.mu, de même que dans
une publication officielle lancée lors du rebranding
à Orange, suscite la crainte des abonnés, notamment
pour ce qui est de l'application du Fair Usage Policy (FUP).
Nous avons tenté, en vain, d'avoir un commentaire officiel
de la direction afin d'éclaircir les points en suspens.
Depuis une quinzaine de jours déjà, la direction
de Mauritius Telecom a soumis une demande ferme auprès
de l'Information and Communication Technologies Authority (ICTA)
afin que les tarifs d'internet soient revus à la baisse.
Dans cette optique, il ressort que l'ICTA s'est déjà
mise au travail et serait en mesure de proposer "des
tarifs bien plus abordables et bien plus compétitifs qu'ils
le sont actuellement, et qui permettront aux mauriciens d'être
encore plus nombreux à passer à l'ADSL et de mettre
au placard leur connection dial-up", nous a laissé
entendre une source proche de l'ICTA.
Cependant, depuis le rebranding de MT sous le label Orange,
nombreux sont les internautes qui nous ont fait part de leur craintes.
Ils affirment disposer de "très peu ou pas du tout
de renseignements" au sujet de leur actuel abonnement d'ADSL,
tandis que d'autres, affirment, bien au contraire, avoir pris
connaissance d'un document remis officiellement à la presse
lors du rebranding et dans lequel certains "changements"
bien précis sont intervenus. Notamment en ce qui concerne
du Fair Usage Policy (FUP) qui frappe désormais
certaines offres où l'abonné pouvait jusqu'alors,
se servir de son abonnement ADSL comme bon lui semble. Le FUP,
c'est quoi? Qui décide de qui se sert "judicieusement"
de son abonnement ADSL ou pas? A cette question, il ressort que
c'est MT qui décide, mais les critères qui seront
utilisés afin de déterminer si chaque abonné
utilise "judicieusement" son abonnement ou pas reste
des plus floues. Quoi qu'il en soit, pour l'information et l'édification
de nos lecteurs, nous publions, dans ce présent numéro
de Byte In les tableaux publiés dans le document
officiel d'Orange et également disponible sur le www.orange.mu
Le site internet d'Orange.mu est à peine un peu plus clair
en ce qu'il s'agit du FUP. Selon la direction d'Orange,
cette politique a été décidée dans
le but de garantir un service "as fast as possible and
reliable" quand l'abonné est en ligne. Le site
fait ressortir que certains utilisateurs d'ADSL utilisent des
logiciels dans le but de partager des fichiers avec d'autres utilisateurs
et téléchargent fréquemment de la musique
et des videos. Selon la direction d'Orange, "this uses
up lots of network capacity leaving less available for others.
This means that the speed of your broadband service is then affected".
Le site web d'Orange.mu fait aussi ressortir que si l'abonné
n'utilise pas souvent des partages de fichiers ou ne téléchargent
pas fréquemment des fichiers lourds d'internet, le FUP
n'affectera en rien cet abonné. Cependant, le site souligne
que "if your usage continues to be very high, we will
advise you if your usage is excessive". Dans cette optique,
rien n'est dit en ce qu'il s'agit de cette catégorie d'utilisateurs.
Seront-ils frappés d'une amende ou d'un tarif de surcharge
en cas d'utilisation excessive? La question reste également
sans réponse.
Cependant, la direction d'Orange Maurice souligne que si l'utilisateur
persiste à utiliser son abonnement internet de façon
excessive, "we may have to reduce the transmission speed
of the service whilst we monitor your usage". Tout utilisateur
soucieux de connaître l'utilisation de son abonnement internet
peut le faire au www.orange.mu, sous la rubrique "My Internet
Account". Là, est-il stipulé sur le site, l'abonné
devra s'identifier avec son mot de passe et son login name.
Sans le dire officiellement, il est clair que toute activité
de chaque abonné est soumis à un Monitoring précis,
afin d'être en mesure de déterminer si l'utilisateur
est un Fair User ou pas...
Quoi qu'il en soit, le FUP est loin de faire l'unanimité
parmi les abonnés interrogés. Selon Brice, passionné
d'internaute, le FUP est "une aberration". "Du
moment qu'on paie son abonnement, l'on devrait être en mesure
d'utiliser celui-ci comme bon nous semble, surtout si nous payons
pour une offre illimitée dans la durée et dans la
capacité de téléchargement. Je n'ai jamais
entendu parler d'une telle chose ailleurs. De plus, l'application
du FUP s'est faite, pour ainsi dire, totalement en catimini. J'ai
appris l'existence de cette politique en me connectant, par curiosité
récemment, sur le site orange.mu", a-t-il déclaré
en substance.
Shalini, 28 ans, est aussi une mordue d'internet. Elle y consacre
une moyenne de trois heures par jour, mininum, après le
dîner. Elle aussi dit avoir appris l'existence du FUP
en allant jeter un il au site orange.mu après
le rebranding. "Je dois dire que j'ai été
assez choquée par cela parce que toute la question du FUP
reste très floue. Je paie pour un service et je trouve
cela aberrant que ce soit le fournisseur d'accès qui vienne
me dicter, en quelque sorte, la façon dont je devrais utiliser
mon abonnement. Pis encore, j'ai pris connaissance de l'application
du FUP totalement par hasard. La moindre des choses aurait été
que le fournisseur d'accès nous notifie officiellement
de la chose par courrier et ne nous laisse pas prendre connaissance
de ce je considère être un changement majeur de la
sorte".
D'autre part, www.orange.mu recommande à ceux qui ne sont
pas de gros utilisateurs d'internet de s'abonner à son
offre d'ADSL à 128 kbp/s, mais limitée à
une capacité de trafic à 1 Gigabyte. Ce type d'abonnement
permet, sur une semaine, selon orange.mu, d'avoir la moyenne d'activité
suivante :
* 5 heures de web surfing
* 150 emails ( reçus et expédiés)
* 20 emails avec des "attachments" (reçus
et expédiés)
* 5 chansons téléchargées
* 10 minutes de téléchargement de of video ou
de bande annonce de films trailers
* 30 minutes d'écoute d'une radio online
* 30 minutes de jeux en ligne
* Le téléchargement d'un logiciel (100MB de
taille en moyenne)
En attendant une baisse éventuelle, les questions des abonnés,
restent toujours sans réponse...
En France-Internet à très haut débit:
Un éventuel retour au monopole d'Orange inquiète
Dans un article de presse publié par notre confrère
français Le Figaro cette semaine, Maxime Lombardini, directeur
général de Free, un des opérateurs
du marché français de l'internet à très
haut débit a égratigné Orange et a dénoncé
"un risque de retour" de cette dernière
"au monopole" dans l'Hexagone.
Selon le n° 1 de Free, Orange bloquerait actuellement le
développement de l'internet à très haut débit
via fibre optique en refusant "de collaborer avec les
autres opérateurs pour mettre en uvre la mutualisation,
en échangeant les informations relatives aux accords signés..."
ce qui ferait courir "un grave risque de retour au
monopole; avec son corollaire, la hausse des prix".
Dans ce même article de presse, Maxime Lombardini souligne
également que la "séparation fonctionnelle"
de France Telecom (FT) devrait être mise en uvre
et ce en conformité avec la réglementation européenne.
"Le vrai moyen d'avoir un accès équitable
et durable aux infrastructures, c'est probablement de séparer
ces dernières des activités commerciales. Nous éviterons
ainsi les restrictions de concurrence et les profits indus sur
les offres de gros", déclare le n°1 de Free
en guise de conclusion.
En concert le week-end dernier
Gina Jean-Charles : Enn ti lavwa sa ?
C'est d'abord une voix, suave, qui, hors-scène, égrène
les premières phrases des Feuilles mortes, portées
par les notes du Quintet d'Ernest Wiehé. Puis, Gina Jean-Charles
monte sur scène, présence généreuse
pétrie de simplicité, sourire soleil mâtiné
d'un zeste de timidité, et le ton est donné. Une
heure (trop vite passée), de jazz soft et sensuel, revisitant
avec bonheur, et créativité, des standards que l'on
redécouvre ici sous un nouveau jour, portés par
les arrangements d'Ernest Wiehé et la séduisante
voix de cette jeune femme qui n'a assurément pas fini de
faire parler d'elle.
Connue jusqu'ici uniquement dans le circuit hôtelier, où
elle a exercé dans le domaine de la variété
depuis ses 18 ans, cette ex de la chorale de Cassis (comme l'autre
grande voix que fut Mary Ann Bothjohn), dit avoir découvert
le jazz, par hasard, il y a deux ans seulement. Et si l'on aurait
presque peine à le croire au vu du feeling et de la maîtrise
qu'elle déploie dans ce genre, on ne peut que se réjouir
de cette rencontre. Car Gina Jean-Charles a, à n'en pas
douter, ce quelque chose qui fait la différence. Une présence
lumineuse, une coloration vocale séduisante, et une maîtrise
affirmée tant au niveau de l'articulation que de la résonnance
de son chant, entre douceur roulée au creux des joues comme
un fondant, léger éraillement "à la
Carmen Mc Rae" comme le dit avec justesse Ernest Wiehé,
et puissance lâchée juste ce qu'il faut, de quoi
donner à ressentir qu'elle en a encore pas mal sous le
pied mais qu'elle préfère faire dans cette subtilité
qui lui sied si bien. Et puis, fait marquant, elle scatte. Comme
avant elle Sarah Vaughn et Ella Fitzgerald, mais aussi Betty Carter,
Adelaide Hall, Anita O'Day ou Sarah Vaughan, elle déploie
une créativité, une musicalité et une impressionnante
justesse à l'énoncé de ces bruits et onomatopées
qui font l'originalité de l'improvisation vocale du jazz
telle que popularisée par Louis Armstrong au début
du siècle dernier.
Superbement accompagnée par la crème du jazz local,
Ernest Wiehé au saxo (et à la flûte traversière),
Noël Jean au piano, Kersley Peetumbar à la basse,
Jalill Auckbarallee à la batterie et Philippe Thomas à
la trompette, Gina Jean-Charles donne un autre allant au fameux
Summertime de Gerschwin, nous entraîne dans son sillage
pour Take the A-train, et fait planer l'émotion
avec ce qu'il faut de retenue dans une superbe interprétation
de Cry me a river. Et quand elle nous donne à entendre
l'archi-rebattu Imagine de Lennon comme s'il s'agissait
d'une nouvelle chanson, lumineuse et pleine de swing, on se dit
qu'on est vraiment là en présence d'un talent inédit.
Cerise sur le délicieux gâteau de cette soirée
: une composition en créole, Enn ti lavwa, qui donne
à entendre que Gina Jean-Charles est là à
l'orée d'un cheminement qui devrait lui donner à
aller beaucoup plus loin qu'une chanteuses de reprises, pour en
faire la voix d'une créativité mauricienne. C'est
par l'approfondissement du singulier que l'on va à l'universel,
disait feu Aimé Césaire. Gina Jean-Charles possède
ce potentiel là...
"J'avais trop le trac"- Un autre concert
prévu fin mai
Si le très nombreux public présent au Conservatoire
le 18 avril dernier (salle comble au point de nécessiter
la vente de places assises sur les marches !) a manifestement
été enthousiasmé par la prestation de Gina
Jean-Charles, la jeune femme, elle, est plus mitigée.
"J'avais trop le trac ! Du début jusqu'à
la fin, il ne m'a jamais quittée. Du coup, mon esprit n'était
pas entièrement dans la musique que je faisais, et je n'ai
pas été très satisfaite de ma prestation",
confie-t-elle au lendemain du concert, témoignant d'une
grande exigence personnelle. "Cela dit le public était
vraiment formidable, et j'espère arriver à lui en
donner plus une prochaine fois".
Une prochaine occasion qui devrait se présenter à
la fin du mois de mai, un nouveau rendez-vous avec Gina Jean-Charles
et le quintet Ernest Wiehé étant en préparation.
Page d'histoire
Sir John Pope Hennessy, un progressiste ami de l'île
Maurice
Le 23 décembre 1908 (soit cent ans cette année),
selon le journal Le Progrès Colonial d'Elmour Hitié,
a lieu une grande manifestation populaire et anti-oligarques lors
du dévoilement, à la Place d'Armes, de la Statue
de l'ancien gouverneur britannique, Sir John Pope Hennessy. Plusieurs
députés de l'époque, dont Sir Henry Leclézio
se font huer par la foule. Les meneurs ont distribué à
l'assistance des centaines de petits pamphlets flétrissant
les Oligarques dans leur tentative de glorifier le libéralisme
de Sir Pope alors même qu'ils laissent la population mourir
de faim en refusant l'envoi par l'Angleterre d'une commission
pour enquêter sur la gestion des affaires du pays.
Le pamphlet pose la question à la population mauricienne
: "Allons-nous assister impassibles à cette comédie
lamentable ? Ce n'est pas aux membres de l'Oligarchie et à
leurs défenseurs à venir ériger une statue
à l'homme (Pope Hennessy) qui nous accorda notre commencement
de liberté politique. Ce n'est point aux membres de la
législature, qui, après avoir voté contre
l'enquête que la population désire, vont, avant la
fin de la journée, voter une loi inique jusqu'à
dénoncer les turpitudes et de crier notre souffrance...
Le mot a dans leur bouche quelque chose de cynique et de révoltant
et nous n'accepterons pas que l'on se moque de nous. Que les applaudissements
nourris récompensent Laurent, Duclos et Gébert de
leur fière attitude, mais accueillons les autres comme
ils le méritent. Qu'ils comprennent enfin, aujourd'hui,
que la vase est pleine et qu'ils feraient mieux de se retirer
avant qu'il déborde. Qu'à leur vue, de toutes nos
poitrine nous crions : Démission ! et que le représentant
du roi n'entende aujourd'hui qu'une seule phrase : Nouvelles Elections
!"
Le Progrès Colonial souligne que "celui
qui distribuait ces bouts de papiers a été arrêté
et conduit à la police. Un instant après, sur l'instigation
du fils d'un député et sur l'ordre d'un conseiller
municipal, M.E. de Rosnay, M. Mérandon, le docteur Guibert
et plusieurs autres personnes ont été arrêtés
et conduits en prison. Ils manifestaient, mais pas contre l'inauguration
de la statue de Sir John. Ils accomplissaient un devoir, celui
d'hommes libres et indépendants, indignés de la
comédie qui se jouait. Au moment où nous écrivons
- 3 h - ces messieurs n'ont pas été relâchés".
Toujours selon le Progrès Colonial, "il paraît
que le gouvernement donne une importance exagérée
à la manifestation. Sur un ordre du chef du pays (le Gouverneur),
deux bataillons composés chacun de 50 hommes, sont descendus
de Vacoas et ont ordre de se tenir prêts en cas d'éventualité.
Voilà où nous en sommes avec le système de
tyrannie qui nous opprime !"
En fait, la guerre pacifique menée par René Mérandon
et autres au nom du gouverneur Hennessy contre les Oligarques
mais qui débouchera trois ans plus tard sur des affrontements
violents à Port-Louis et à Curepipe est une manifestation
contre l'hypocrisie dont font preuve Sir Henry Leclézio
et ses pairs parce que les manifestants ne sont pas prêts
d'oublier les mille misères que les Oligarques avait fait
subir à Hennessy durant son mandat de 1984 à 1887.
D'ailleurs, ces Oligarques, alliés à des officiels
Anglais également opposés à Sir Pope allaient
revenir à la charge pour obtenir sa suspension en 1886
grâce à un commissaire, Sir Hercules Anderson, qui
produisit contre lui un rapport d'enquête tout à
fait injuste. Effectivement, trop pressé à prendre
un bateau qui devait l'emmener à Cape Town, ce commissaire
Anderson procéda de manière expéditive en
recommandant au Bureau Colonial de Londres de se débarrasser
de John Pope Hennessy. Sans donner à ce dernier le temps
nécessaire pour qu'il soumette sa défense contre
des accusations graves portées contre lui. Les manifestants
de la Place d'Armes, parmi lesquels se retrouvèrent Eugène
Laurent et Duclos, fondateur plus tard de l'Action Libérale,
dont l'engagement combiné à celui de Manilall Doctor,
donna lieu à l'émancipation des petits planteurs
et des classes pauvres et moyennes, s'étaient, en plus
souvenu que, entre 1884 à 1886, Pope Hennessy eut à
livrer bataille à ces mêmes gros bourgeois qui s'opposèrent
au Cens démocratique que réclamait Onésipho
Beaugeard et qui introduisit un tant soit peu de démocratie
dans le système électoral en vigueur dans la colonie.
On comprendra, à partir de cette succession d'événements
de l'époque pourquoi s'il est un gouverneur britannique
qui soit définitivement entré dans le cur
des Mauriciens, c'est bien Pope Hennessy !
L'uvre de Pope Hennessy
Irlandais sensible à l'injustice et catholique romain,
Pope Hennessy devint gouverneur de colonies à partir de
1867 à l'âge de 33 ans seulement après avoir
été longtemps député conservateur
à la Chambre des Communes où il s'était distingué
par la qualité de ses discours. Il servit d'abord notamment
à La Jamaïque, aux îles Barbabe et à
Hong-Kong. Dans toutes ces colonies qu'il avait administrées
- Maurice n'en sera que la sixième - Pope Hennessy avait
causé une véritable révolution en s'attirant,
bien entendu, l'hostilité de cliques d'officiels britanniques
bien installées dans leurs privilèges. A Hong-Kong
particulièrement il força, contre vents et marées,
la reconnaissance du fait qu'on devrait traiter les Chinois comme
des sujets britanniques à part entière. Cette position
lui valut ainsi toute la reconnaissance de l'Aborigines Protection
Society de cette colonie britannique du Sud-Est asiatique.
Aussitôt débarqué à Maurice où
sa réputation l'avait précédé, Pope
Hennessy s'attira tout naturellement la sympathie des résidents
de notre pays eux-mêmes en lutte pour de nouveaux droits
civiques. Les gens de toutes classes et races l'accueillent lorsqu'il
descend de son bateau. Douze jours plus tard, il donne aux Mauriciens
des raisons d'être enthousiastes et lors d'un banquet à
la Municipalité de Port Louis, il ose comparer l'île
Maurice au Canada où les sujets de sa Majesté bénéficiaient
déjà d'une certaine autonomie de gestion de leurs
propres affaires. Passant de la parole aux actes, Pope Hennessy
obtint d'abord du secrétaire d'Etat à la colonie,
Lord Derby, qu'il fasse un geste de justice et de réconciliation
politique envers la colonie mauricienne en nommant Eugène
Leclézio comme Chef juge. Puis, toujours sur ses recommandations,
il poussa Lord Derby à prendre d'autres mesures en faveur
du progrès de la colonie ; abolition des taxes sur les
petites industries, dépenses additionnelles d'un million
de roupies en faveur de la reforestation de l'île avec pour
but d'améliorer la santé publique et d'assister
les classes pauvres qui en dépendaient, la mise en place
d'adductions d'eau à partir de la Mare-aux -Vacoas pour
booster les industries et fournir l'eau potable à plus
de 50 000 familles, une avance lourde de 600 000 roupies pour
aider à payer les frais de l'importation dans le pays de
travailleurs engagés de l'Inde dont avaient grand besoin
les sucriers et autres planteurs locaux.
Victime d'injustice lui-même
Mais tout comptes faits, ces mesures précitées ne
furent que menus détails de tout le progressisme dont le
gouverneur John Pope Hennessy fit preuve durant son mandat. Reste
encore à conter son énorme contribution à
doter l'île Maurice d'une Constitution démocratique
semblable à celle qu'il imposa, au péril de sa vie,
à La Jamaïque. Avant son arrivée à Maurice,
la colonie avait vécu pendant plus de soixante-dix ans
sous un régime que Sir Virgil Naz devait qualifier de "despotique".
Durant cette longue période, la grande majorité
des classes locales éduquées avaient adressé
en vain des pétitions au roi britannique pour réclamer
une participation directe dans le gouvernement du pays. En quatorze
mois d'administration seulement, en prenant partie pour les pétitionnaires
dont Beaugeard, Virgil Naz et William Newton et le peuple Mauricien,
le gouverneur parvint à obtenir que le Conseil Législatif
soit composé de moitié de membres officiels nommés
(des Britanniques) et moitié de membres inofficiels, dont
six, des Mauriciens capables, seront élus. Cet exploit
de Pope Hennessy fut loué dans les termes suivants, et
sous un tonnerre d'applaudissements, par Sir Virgil Naz lors d'un
célèbre banquet donné au Collège Royal
et auxquels souscrivirent plus de 600 Mauriciens de toutes origines
ethniques confondues :
"Loyal subjects of the Empire, Mauritians will at last
enjoy that constitutional liberty which belongs to them by right
af birth and which has long been denied to them. By virtue of
the axiom that political power belongs, in the last resort, to
those who hold the strings of the public purse, they will have
hereafter a direct and preponderating voice in the affairs of
their country". Selon Sir Virgil Naz, sans diminuer les
mérites des propres fils du sol mauricien qui avaient contribué
à cette avancée démocratique, il fallait
reconnaître que cette grande victoire avait été
le fait de la volonté personnelle de Sir John Pope Hennessy.
Malgré cette contribution de Hennessy, cela n'empêchera
pas des privilégiés Mauriciens de s'encanailler
avec des officiels britanniques qui lui étaient franchement
hostiles pour le faire suspendre de ses fonctions en 1886. La
condamnation prononcée par Sir Robinson fut qualifiée
de "acte of unparalleled injustice" par Sir William
Newton, en sa qualité d'avocat, de Président de
la Chambre d'Agriculture et de délégué de
la colonie, dans un plaidoyer publié en 1887 sous le titre
: "The Truth about Sir John Pope Hennessy's Case and the
present position of affairs in Mauritius".
Théâtre
Des lycéens présentent Le Miroir de l'amour
et du hasard
Les 16 et 17 mai prochain, des élèves du Lycée
Labourdonnais présenteront au Théâtre de Port-Louis
Le Miroir de l'amour et du hasard, des scènes de
petites pièces de théâtre sur le thème
de l'amour dans une mise en scène contemporaine.
Le titre a été inspiré de l'oeuvre de Pierre
Carlet de Chamblain de Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard.
Le Miroir de l'amour et du hasard est un ensemble de textes
contemporains d'Alain Gibaud, de Richard Rafaillac et d'Alain
Dumas Noël, entre autres. De petites pièces de théâtre
sur le thème de l'amour abordé sous toutes les coutures
: l'amour aveugle, l'amour qui doute, l'amour qui jalouse, l'amour
du métier, l'amour qui tue, entre autres. Lors des deux
représentations le 16 et 17 mai au Théâtre
de Port-Louis, une dizaine de textes, mélange de comédie
et de tragédie, seront joués, chacun d'une
durée de 5 à 10 minutes. Entre les petites scènes,
l'intermède se fera par l'incursion d'un extrait de la
pièce de Marivaux Le jeu de l'amour et du hasard.
Kevin Bissoonauth, prof de théâtre et responsable
de la troupe de théâtre Théatralis
explique que le but ce spectacle est "de valoriser le
jeu et la créativité de l'acteur qui nécessite
un travail de recherche sur soi-même afin de donner un vrai
travail de composition". Selon le dossier de presse,
"dans sa dimension pratique, le travail théâtral
favorise la créativité de l'élève
: fondé sur le plaisir du jeu, il mobilise le corps, la
sensibilité, l'imagination et la réflexion afin
de permettre l'émergence du sens dans toute sa richesse
et dans des directions parfois inattendues."
Journée internationale
Petite ronde des écoles de danse
Khalil Gibran a écrit : "L'âme du philosophe
veille dans sa tête, l'âme du poète vole dans
son cur, l'âme du chanteur vibre dans sa gorge, mais
l'âme du danseur vit dans son corps tout entier". Citation
qui concorde avec ce que disent beaucoup de danseurs pour lesquels
le corps entier est employé comme moyen d'expression. À
Maurice, des écoles de danse proposent les grands courants
de danse aussi bien que d'autres formes très différentes.
Chaque année, le 29 avril, le monde entier célèbre
la Journée internationale de la danse pour marquer l'anniversaire
de Jean-Georges Noverre, chorégraphe de renom et créateur
du ballet moderne. Pour rendre hommage à cet art et célébrer
son universalité, nous vous proposons de découvrir
quelques écoles de danse, dont certaines célèbrent
à leur façon cette Journée internationale
de la danse.
Anna's Academy of Belly dancing
La danse du ventre fait actuellement l'objet d'un grand engouement.
"C'est une danse exceptionnelle par le bien-être
qu'elle peut apporter, tant physique que psychologique. La danse
du ventre assouplit, détend, tout en restant avant tout
un exercice physique, parfois intense, mais jamais violent. Cet
art exprime à la fois toute la féminité et
la sensualité. On peut démarrer la danse orientale
quel que soit son âge ou ses aptitudes physiques",
déclare Anna Mercier qui dirige la Anna's Academy of
Belly dancing à Péreybère. Celle-ci a
acquis une formation en danse du ventre lors d'un voyage initiatique
en Inde et en Egypte. Outre ses activités régulières,
dont des cours à son domicile à Morcellement Chetty,
à Péreybère et des spectacles dans des établissements
hôteliers, elle collabore régulièrement à
l'enseignement de la danse du ventre dans plusieurs salles de
gym. Anna Mercier enseigne aussi la salsa, le ballroom dancing,
le tango et le cha-cha.
Coréame Dance Company
Andréa et Stellio Grenouille sont professeurs de danses
latines et dirigent la Coréame Dance Company. Dans leur
école à Phoenix, ils enseignent la danse latino,
la salsa et l'afro-jazz, des rythmiques africaines qui forcent
le corps au mouvement. Stellio Grenouille a étudié
la danse à l'Académie internationale de la danse
à Paris et L'EPSE Danse, l'une des écoles d'Anne
Marie Porras à Montpellier. Sa carrière de danseur
l'a amené à travailler à Dubaï, comme
chorégraphe à Jumeira Beach hotel où il a
rencontré sa femme Andréa, originaire de la Colombie
qui pratique la danse depuis l'âge de 16 ans.
Cupidon Dance group
Pour marquer la Journée internationale de la danse décrétée
par l'UNESCO, Huguette Cupidon, prof de ballroom dancing, swing,
rock'n'roll, tango et samba organise une initiation à la
danse. Pour elle, cette journée "donne l'occasion
aux danseurs de réfléchir sur comment faire pour
attirer des personnes à cette activité. Dans mon
école, on va introduire une nouvelle danse, le New vogue
sequence dance, dont j'ai reçu une formation en Australie.
Puis, j'envisage aussi d'accueillir des enfants dans le Little
Stars dancing club, une grande première pour le ballroom
and latino et peut-être ensuite un club pour les étudiants",
affirme cette ancienne championne de ballroom challenge cup (1996)
et enseignante à MEDCO. Si Huguette a appris la danse latino
de son père, son parcours l'a amené à poursuivre
son perfectionnement en s'inscrivant à des formations en
swing en Australie qui se constitue aujourd'hui de toute une mosaïque
de styles, mais se caractérise toujours par une énergie
débordante et un brin de folie. Elle accueille ses élèves
dans diverses salles à Rose-Hill, dont La Royale le jeudi,
à l'Executive fitness le samedi et à Graceline studio
le lundi.
David Academy of dance
Le ballet est une forme stylisée de danse théâtrale
occidentale basée sur un système codifié
de mouvements. Il peut raconter une histoire, évoquer une
ambiance, illustrer une uvre musicale ou une pièce
de théâtre ou encore constituer en lui-même
un spectacle de danse théâtrale divertissant ou insolite.
Le plus souvent, il se danse sur une musique, mais ce n'est pas
une règle absolue. Associé à des décors
et à des costumes, le ballet offre aux spectateurs un somptueux
festin visuel. Teresa David y cumule une expérience professionnelle
depuis plus de dix ans. Elle esquisse ses premiers pas sous l'oeil
attentif de sa mère, elle-même professeur de ballet
classique - l'une des premières à introduire le
ballet à Maurice - pour être ensuite diplômée
de la Royal Academy of dance, en Angleterre. Teresa David enseigne
le ballet classique dans son école à Phoenix.
Duet Entertainment Dance Company
"Nous consacrons la dernière semi-finale de la
Dance Fever pour la Journée internationale de la danse
où nous allons inviter la Lyndo dance company qui dansera
sur des musiques différentes, dont la latino, et une fusion
séga et R&B", déclare Jerry Nayna qui
dirige la Duet Entertainment Dance Company à Quatre-Bornes.
Le jeune homme qui détient un diplôme en Performing
Arts en Angleterre a, en trois occasions, remporté les
championnats nationaux de danse avant de gagner les championnats
mondiaux de danse et plusieurs titres internationaux. À
l'école, il propose un Basic dance training dont
des pas de base du ballroom, valse, modern jazz, tecktonik - ce
mouvement a envahi les médias et est combiné à
des mouvements de danses issus des danses technos (hard style
jump-style
etc.) - et bollywood, très populaire à
Maurice. "Bientôt, je vais mettre en place un nouveau
concept avec des employés qui souhaitent pratiquer la danse
uniquement pour le plaisir et la détente, par exemple à
l'heure du déjeuner. Parallèlement, je dispenserai
des cours en modelling, broadway dancing et belly dancing avec
l'assistance d'une danseuse turque", déclare ce
jeune homme qui a toujours voulu avancer, coûte que coûte,
mais toujours avec une seule ambition, celle de danser, danser,
danser
Jean-Renah Anamah et Dansecite
Pour fêter comme il se doit la Journée internationale
de la danse, le danseur et chorégraphe Jean-Renah Anamah
qui a invité le public à découvrir les cours
et le processus de formation dans une école de danse. Ceci
lors de Portes ouvertes prévu pour hier au Théâtre
de Port-Louis. "On y élabore le processus des étapes
menant aux créations chorégraphiques. De
plus, dans le cadre de cette journée, je fais une nouvelle
écriture de ma dernière création, Flow
the river, qui est un hommage au danger qu'encourt la nature
dans cette société globale." Portes Ouvertes
accueille trois musiciens : le guitariste Jean-Bernard Barbe,
le pianiste Kenneth Babajee, et José Thérèse
de l'atelier Mo'zar. Jean-Renah Anamah dirige l'école de
danse JCJR depuis 1990. Diplômé de l'école
d'Anne Marie Porras, il dispense des cours de danse moderne et
contemporaine et accueille des enfants à partir de 5 ans,
et aussi des jeunes de différents niveaux : préparatoire,
débutants et intermédiaires. Quant au cours professionnel,
"il s'adresse à la compagnie de danse que j'aurai
l'occasion de présenter au public sous un autre nom : dansecite".
Cahier spécial de poésie
Paroles pour l'aimé Césaire
C'est d'un vivant qu'on veut parler ici, en lui restituant le
feu, la mobilité et autres images associées à
la figure du poète. Aimé Césaire disait lui-même
: "...je crois qu'il y a chez moi un côté
extrêmement violent, extrêmement déchaîné.
Je ne suis pas loin de la montagne Pelée. Et le motif du
volcan également joue un certain rôle chez moi. Je
me reconnais assez volontiers dans ce genre de paysage (Entretien
radiophonique avec Edouard J. Maunick, 1976). Mais notre éclairage
se résume en ces quelques mots: rendre le poète
à la poésie et l'homme à l'humanité.
Voici un ensemble de témoignages, textes inédits
ou déjà parus où s'affirment la figure, le
rôle et plus que jamais la Présence d'Aimé
Césaire. Ils mettent en évidence la ligne d'ascension
spirituelle du poète, jalonnée de départs,
de rencontres (Césaire disait que l'amitié est une
des rares choses peut-être qui font que la vie mérite
d'être vécue, il mentionne Senghor qui a été
un très grand ami pour lui), et les étapes d'un
voyage passionnant à travers les expériences de
la poésie. A son terme, une démarche humaniste et
volontariste ("C'est l'homme qui fait l'histoire. A tort
ou à raison, ça je le crois", disait Césaire).
Voici l'hommage que lui rendent nos poètes et hommes de
théâtre: Edouard J. Maunick, Khal Totabully, Umar
Timol, Henri Favory.
HOMMAGES-Edouard J. Maunick
Le grand poète mauricien, auteur de Toi laminaire (Italiques
pour Aimé Césaire) parle d'une grande proximité
entre lui et le poète martiniquais. "Nous avons
été très proche en plus de 40 ans. On se
fréquentait comme deux frères", nous confiait-il
au téléphone, de l'Afrique du Sud. Edouard J. Maunick
parle aussi de ce texte que Césaire lui a dédié,
"Parole pour saluer Edouard Maunick".
Voici quelques-unes des paroles que la poète mauricien
a adressées à Aimé Césaire.
Césaire
... tant qu'il y aura ce peuple
le nôtre un et désassemblé
au creux des terres fragmentées
diamants-rocs en rien happelourdes
nos îles aboyeuses
ce peuple qui ne cesse d'appeler
pour couvrir galops de la mer
pour franchir murailles de mer
pour paralyser brisants la mappemonde est à refaire
... tant qu'il y aura l'Histoire
cette mangeuse de petites terres
au corps de fables belles
belles souvent trop belles
à devoir déshistorier
pour annuler mille mensonges
dont tu connais la vie dure
il faudra débusquer vraie mémoire
où nous sommes bien nommés
avec même dose de poussière
que ceux qui ne savent pas être nous
à peine plus grande nudité
... tant qu'il y aura des arbres
verts chandeliers
rouges quinquets
pour baliser nos errances
entre sommeils et soleils
il conviendra d'emprunter la tenue
d'une parole en camaïeu de racines
pour éblouir Terre elle même
(Edouard J. Maunick, Toi Laminaire Italiques pour Aimé
Césaire, EOI/CRI, 1990)
Khal Torabully
J'ai rencontré Aimé en 1998 à la mairie de
Fort-de-france. Son accueil et son humanité poétique
ont laissé en moi une trace indélébile. Il
a lu en toute complicité mon texte Cale d'étoiles-Coolitude,
bousculant ses activités d'élu, et nous avons partagé
là un extraordinaire moment de poésie et de profonde
humanité... cet immense poète m'a donné l'embrassade
authentique du poète fraternel. Sans discours, sans coterie.
Avec la dignité qui sied au grand, très grand monsieur
qu'il fut et demeure.
Poèmes pour Aimé (extrait)
Mon cur, préservez-moi de toute haine
ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n'ai
que haine
car pour me cantonner en cette unique race
vous savez pourtant mon amour tyrannique
vous savez que ce n'est point par haine des autres races
que je m'exige bêcheur de cette unique race
( Aimé Césaire, Cahier d'un retour au
pays natal)
Tu sais le cur
Sans rime
Sans césure
Jamais
sans Césaire
Ces rythmes
Que le temps supprime
Que la mémoire rumine
Aimé
Ce dur pigment
Aux muqueuses des damnés
Il est temps
Dis-tu
De comprendre l'importance
De la poussière des négriers
Quand la maladie du sang maudit
Parle en nous
Des organes
Des viscères
Il s'est arrêté ce cur aimé
Avec autant de temps à faire
Qu'à défaire
Césaire sur césure
Il est temps de regagner
Cette terre natale
Et supplique suppute suppôt
Supplique supplie ces temps morbides
Comme le gros dogue bagué
Qui aboya sur le nègre
Sensé le mordre
Pour saborder son noir sort
D'où vient la vie
Te demandes-tu
De là
Que tu ne saurais nommer sans dommage
Penses-tu
A ces Afriques
Que tu nommas
En mes Indes?
D'où te vient la poésie nègre?
Te demande-je
sinon du même lieu que l'apatride
Puisqu'elle est chant de la vie
Jetée en pâture
A ce dogue qui aboie
Devant la gale de Gorée.
Il est une seule direction
Face à ce rythme césuré
En Césarien
Pas de prosodie qui soit de l'ordre de l'impair
Non que seul rythme noir
Soit celui qui bondit en un coup de poing
En coup de pied.
(KHAL TORABULLY, Port-Louis, 19/4/08)
Umar Timol- petit cahier sanglant
on ne demande pas au sang d'instruire les connivences des corps
ou d'induire la volupté des pierres, on ne demande pas
au sang d'enferrer le vol des vautours ou d'ensevelir les périples
des barbares, on ne demande pas au sang de manifester les intrusions
de la sagesse ou d'empiéter les traces de nos trop grandes
douleurs, on ne demande pas au sang de courber les errances de
l'ombre ou de dissoudre les larmes des innocents, on ne demande
pas au sang de rassasier de pus nos mains trouées ou de
jaillir à l'entour d'un désert bleu, on ne demande
pas au sang d'enfourcher une étoile pour charrier la pleine
ardeur de l'amour ou d'écarteler l'os pour en extraire
la vermine et le corail, on ne demande pas au sang d'abrutir la
pénitence des infidèles ou d'énoncer le torrent
qui apprivoise l'oubli, on ne demande pas au sang de pulser les
cadastres de la jouissance ou d'arrimer à nos rivages les
hystériques de la beauté, on ne demande pas au sang
de singer les rites des fous ou de cadenasser l'archange qui exerce
le vouloir de la fracture, on ne demande pas au sang de nourrir
ces couleurs ternies par le mépris ou de maculer la peau
de nos rêves trop paisibles, on ne demande pas au sang d'engendrer
un temps dénué de flétrissures ou de façonner
sur ton visage les desseins de l'extase,
on ne lui demande qu'une seule chose,
d'encrer dans l'ouvrage qui archive nos différences
les efflorescences du mélange et d'une insatiable bâtardise
umar timol
Henri Favory (Dramaturge)
J'ai découvert le théâtre d'Aimé Césaire
dans les années 70 quand je dévorais de nombreux
textes dramatiques du monde entier. Je me rappelle avoir lu quelque
chose à propos de son théâtre. Il voulait
"un théâtre de développement". Cela
m'a intéressé et j'ai commencé à lire
Une saison au Congo, Une tempête d'après
Shakespeare et bien sûr son chef d'uvre La
tragédie du roi Christophe où il met en scène
les personnages qui ont traversé l'histoire nègre
aux Amériques et en Afrique. La tragédie du roi
Christophe a reçu un hommage au Festival d'Avignon
en 1989 et est entré au répertoire de la Comédie-Française
en 1991.
Ce que je retiens, c'est son parcours au théâtre
pour toucher les lecteurs; la simplification progressive de son
écriture dramatique; sa fidélité à
la révolte nécessaire.
Film d'action d'Aditya Chopra
Tashan
Tashan, l'un des films les plus attendus de 2008, navigue
entre romance, quête identitaire et thriller. Le film suit
une trame archi-connue mais les scènes d'action à
la violence sèche sont dans la même veine que Dhoom
2.
Tashan présente un univers riche en dérision, en
violence et en lyrisme. Produit par Aditya Chopra, ce thriller
doit beaucoup au talent et à la beauté de ses interprètes,
Saif Ali Khan et Kareena Kapoor. Ces deux tourtereaux, amoureux
dans le film et à la ville, vont certainement encore une
fois défrayer la chronique car Kareena n'a jamais été
aussi sensuelle. Débordant de sensualité, elle et
Saif insufflent à Tashan, un certain érotisme.
Akshay Kumar, après ses quatre succès consécutifs
en 2007, s'investit totalement dans son rôle de gangster
au grand cur. Anil Kapoor est sublime dans le rôle
d'un tueur évoluant dans un univers gangrené par
l'absence d'humanité et la corruption. Un quatuor de choc
dans unfilm qui fait mal.
C'est un produit bien emballé dont le réalisme est
marqué par une atmosphère torride qui nous transporte
dans une descente aux enfers. Le milieu de la mafia, l'amour,
la trahison, la passion, autant des pulsions que Aditya Chopra
explore, décortique et met à nu.
Bachchan Pande (Akshay Kumar) évolue dans un milieu avec
ses murs et ses habitudes. Il se spécialise dans
le trafic d'électricité. Son but est de devenir
un grand criminel. Jimmy Cliff (Saif Ali Khan), employé
dans un centre d'appels depuis deux ans, est un séducteur
né. Les filles tombent sous ses charmes facilement et ce
professeur d'anglais à ses heures perdues ne comptent plus
ses conquêtes féminines. Pooja (Kareena Kapoor) est
une bombe sexuelle, provocante jusqu'au bout des ongles. Encore
célibataire, elle cherche l'homme de la vie. Elle a la
particularité d'embobiner tout le monde. Bhaiyyagi (Anil
Kapoor) évolue dans un territoire trouble, peu clément
où règne la loi des plus forts. Bhaiyyaji aime tuer
les gens autant qu'il aimerait parler l'anglais comme George Bush.
Lorsque Jimmy Cliff, le gars tranquille rencontre Bachchan, l'escroc,
cela provoque des étincelles car ces deux caractères
sont diamétralement opposés. Les trois compères
s'embarquent dans une mission qui va changer le cours de leurs
vies. Cest sans compter avec Bhaiyyaji, le redoutable gangster
qui rôde dans les parages. A force de jouer le grand jeu,
le quatuor se fait piéger par les gros bonnets de la pègre
et les circonstances les poussent à mettre de côté
leurs différences pour combattre un gros danger.
Rappelons que Kareena s'est entraîné pendant plusieurs
mois pour se débarrasser des kilos superflus et a suivi
un régime très strict pour se sentir à l'aise
dans les scènes d'action bien réglées par
un directeur américain. Le tournage s'est déroulé
notamment en Grèce et au Rajasthan. La partition musicale
est signée Vishal-Shekhar.
Shoot On Sight et Guide au Festival de
Cannes
Shoot on Sight et Guide ont été choisis
pour être projetés lors du Festival de Cannes, le
mois prochain. Shoot on Sight de Jag Mundra réunit
dans les rôles principaux, Naseeruddin Shah et Om Puri.
Ce film s'inspire des faits réels qui se sont déroulés
en juillet 2005 à Londres au cours desquels Jean-Charles
de Menezes, électricien brésilien a été
abattu de sept balles dans la tête par la police. Il avait
été confondu avec un dangereux terroriste longtemps
recherché par la police. Le film dénonce le sentiment
de peur qui s'est installé après les attentats aux
États-Unis, en Angleterre et en Espagne. Guide, un
classique du cinéma indien sera également projeté.
C'est un réservoir d'émotions inépuisables
et un grand numéro d'acteurs signé Dev Anand. C'est
l'histoire d'un escroc, amoureux de Waheeda Rehman, l'épouse
d'un archéologue qui se refugie dans un village ravagé
par la sécheresse. Les villageois trouvent en lui, une
sorte de messie pouvant à travers ses prières faire
tomber la pluie pour arroser cette terre aride. Sur l'insistance
des villageois, Dev Anand entame un jeûne. La pluie finira
par tomber et Dev Anand meurt aussitôt.
Hrithik Roshan au musée de Madame Tussaud
Hrithik Roshan aura bientôt sa statue de cire au musée
de Madame Tussaud à Londres. L'immense popularité
de ce bel Apollon lui a valu une place dans ce célèbre
musée. Ses nombreux fans basés à Londres
se réjouissent déjà de cet honneur octroyé
à leur idole. Hrithik Roshan sera donc la cinquième
vedette indienne à avoir sa statue de cire à Londres.
Amitabh Bachchan est le premier acteur indien à faire son
entrée à cette musée. Aishwarya Rai, sa belle-fille,
Shah Rukh Khan et en dernier Salman Khan ont déjà
leur statue de cire au musée de Madame Tussauds. Hrithik
Roshan a fait ses débuts en janvier 2000 avec Kaho Naa...
Pyaar Hai. Il compte plusieurs succès à son
actif dont Koi Mil Gaya, Krissh, Dhoom 2 et Jodhaa Akbar.
Tournage de shortcut
Arshad Warsi et Amrita Rao sous le soleil mauricien
Arshad Warsi et Amrita Rao, les deux vedettes confirmées
de Bollywood ont évolué cette semaine sur la plage
de Mon Choisy et de Trou-aux-Biches pour la mise sur pellicule
de la chanson Koi Na Jaane figurant dans la comédie
romantique, Shortcut réalisée par Neeraj
Vora et Roshan Andrews et produit par Anil Kapoor. C'est la deuxième
production d'Anil Kapoor après le succès critique
de Gandhi... My Father. Neeraj Vora est devenu très
populaire grâce à la comédie hilarante, Phir
Hera Pheri. Il s'est également signalé comme
metteur en scène dans Bhool Bhulaiyaa, Bhagam Bhag,
Golmaal, Garam Masala entre autres. L'autre personnage du
film est Akshaye Khanna qui se met dans la peau d'un assistant
réalisateur en quête de la gloire alors que le cinéma
est en pleine crise. Ses collègues de l'industrie tenteront
de lui voler son scénario. Simi Garewal fait également
partie de la distribution. Akshaye Khanna a été
reconnu à sa juste valeur après sa prestation sublime
dans Gandhi... My father son dernier film Race où
il incarne un bookmaker malhonnête fait un tabac au box-office.
Arshad Warsi est devenu un personnage incontournable dans les
comédies. Il s'est mis dans la peau de circuit dans Munnabhai
MBBS et Lage Raho Munnabhai. Quant à la belle
Amrita Rao, elle a fait des débuts fracassants dans Main
Houn Naa aux côtés de Shah Rukh Khan. Elle a
enchaîné avec les succès de Vivah, Masti
et Heyy Babyy.
V.S.
Ce soir à 18 h 20 sur MBC1
Coup d'envoi de la compétition Orange Sitara
Après Hum Tum, la MBC s'est encore une fois associée
avec le Mauritius Telecoms pour offrir à partir de ce soir,
une émission de variétés, Orange Sitara.
Le lancement a eu lieu dimanche dernier en présence
du directeur général de la MBC, Bijaye Madhoo et
Sarat Lallah, le Chief executive de Mauritius Telecoms.
Les spectateurs ont eu l'occasion de découvrir les trois
groupes de huit candidats qui seront en lice lors des préliminaires.
Le groupe Santoor aura comme mentor Sangeeta Deerpaul Prasad et
sera composé de Girish Hurloll, Girish Roy Gopee, Shamima
Grancourt, Virasha Goindah, Manita Sookpal, Nagesra Ramdoo, Natraj
Beeky. Le groupe violin sera dirigé par l'incontournable
Vishal Mungroo et aura comme participants, Ravi Lochun, Oushabaye
Mooneeram, Nilesh Rapoojee, Keveen Cooshneapa, Nitianand Shibnauth,
Viraj Kumar Goorapah, Prishnee Naika, Arvin Roy Jhurry. Shweta
Baboolall-Jeeawon aura à sa charge, le groupe sitar composé
de Sandeep Boolkan, Devina Baboobudjnauth, Roshan Mahadoo, Pooja
Daby, Prabhat Seepaul, Raza Mohammad Oodian, Muniraj Manish Sanlick,
Aartee Beekharry. Les mentors auront la tâche d'encadrer
les candidats en relevant les failles et les points forts. La
présence de certains gagnants et autres finalistes des
concours précédents organisés par la rue
Pasteur risque de faire de l'ombre aux nouveaux venus qui devront
affronter la scène pour la première fois.
La conception et la composition de la chanson titre est l'oeuvre
d'Ambernath Mossae. Le Hum Bhi Group accompagnera les candidats.
La présentation sera assurée par Vinay Luchman,
Yajna Chunurmun, Aditya Lama, Sanjana Gobin et Pankay Mohabeer.
Le jury est composé de Sunil Deerpaul, Anita Seewoogoolam
et Latiff Aubdoolah.
Il y avait plus de 700 demandes de participation et lors des
auditions, 24 candidats ont été choisis pour participer
aux préliminaires étalés sur douze semaines.
Au cours des quatre préliminaires, trois candidats seront
automatiquement qualifiés pour le prochain tour alors que
les trois autres candidats devront attendre le verdict du public
à travers le vote par SMS. Celui qui aura récolté
le moins de votes aura à quitter la compétition.
Pour le second tour, il y aura deux qualifiés alors que
trois autres seront repêchés grâce au vote
du public. Le troisième tour sera le même. Les douze
candidats qualifiés se retrouveront en demi-finales avec
deux chanteurs additionnels qualifiés grâce aux votes
du public.
Vijay Shankar
Foi et culture tamoules
Marche sur le feu des Mauriciens à Londres
Même loin de leurs pays natal, ils ont tenu à préserver
leur culture. En effet, les Mauriciens de foi tamoule, installés
en Angleterre depuis environ une trentaine d'années, ont
pour la première fois organisé la cérémonie
de marche sur le feu (Theemeedhee) à South Park Drive,
Ilford Essex, à l'initiative du Siva Pregasen Tirukovil,
composé des membres suivants : Sivom Sunnassee, Krishna
Anadachee, Hoomavady Vadiavaloo, MimiVardin-Singelee, Ganessen
Katan, Krisnen Pajaniandy, Sunita Sunnassee, Rina Kaur Ramjeeawon,
Padmini Ayaloo, Vinay Iyapermal, Sadaven Ullagoo, Jaganaden Mauri,
Deva Moonien, Baby Gaya, Mayeven Ayaloo et Baden Singelee.
Pour l'occasion, les membres du Siva Pregasen Tirukovil, en Angleterre,
ont fait appel au prêtre Sivasri Govindarajen Payaniandy
Gurukkal et son assistant Harry Chetty. Ces derniers ont fait
le déplacement du 21 au 30 mars, période à
laquelle les dévots observent 10 jours de jeûne avant
la cérémonie de marche sur le feu.
Selon le récit du prêtre mauricien, cette expérience
inédite a également été riche aussi
bien en anecdotes qu'en enseignement. "J'ai été
surpris de voir tant d'enthousiasme et de motivation pour cette
première marche sur le feu dans un pays comme l'Angleterre.
600 à 700 personnes ont assisté à la cérémonie
religieuse (Theemeedhee). Il y avait aussi les conditions climatiques
qui étaient très différentes de Maurice.
Il y a des jours où il a même neigé. Le jour
de la marche sur le feu, il faisait une température d'environ
huit degrés. Je suis content d'avoir pu être à
la hauteur et que tout se soit bien passé. J'ai ainsi l'honneur
de vous dire que ce sera désormais une cérémonie
annuelle ", annonce le Sivasri Govindarajen Payaniandy Gurukkal.
Pour les dévots, c'était une expérience enrichissante.
En raison d'un manque de place dans le petit Kovil, il a fallu
trouver un lieu à South Park, pour accommoder les dévots.
Ces derniers ont marché pendant une bonne heure, en procession,
avant de procéder à la cérémonie tant
attendue de marche sur le feu.
Après celle-ci, ceux présents ont pu savourer le
traditionnel 'sept cari'. De quoi faire rappeler plus intimement
à ces Mauriciens ces racines qu'ils ont tenu à préserver.
Morgan Heritage
Complicité, simplicité, reggae
C'est une complicité certaine qui unit ceux qu'on surnomme
la "Famille Royale" du reggae. Eux, les héritiers
de Denroy Morgan, avaient déposé leurs valises lundi
dernier à Maurice, en attendant la grande fête du
reggae, prévue hier, au Stade Anjalay à Belle-Vue.
Lors d'une rencontre avec la presse, au lendemain de leur arrivée,
à l'hôtel La Plantation, le groupe d'origine jamaïcaine
a séduit par son charisme et sa simplicité. Peter,
leader et porte-parole du groupe, Gramps, Una, Lukes et M. Mojo
affichent d'emblée leur complicité. Un lien qu'ils
partagent dans la vie comme sur la scène. C'est ce que
confirme Peter : "We're a family group." Il est
soutenu dans ses propos par Una, qui ajoute : "I'm like
the mother of the group." Morgan Heritage c'est avant
tout l'histoire d'une famille formée, grandie et nourrie
dans la pure tradition rastafarai, inculquée par leur patriarche,
Denroy Morgan, en total respect des croyances et de la philosophie
de ce mouvement. Quant à Bruno Raya, un des membres de
l'organisation du Festival Reggae Donn Sa 3, il était ravi
de sa rencontre avec ses invités. Ces instants figureront
d'ailleurs sur le DVD du concert en préparation.
Boom Fiesta, à la Citadelle-Les billets en vente cette
semaine
Les billets pour la prochaine édition de Boom Fiesta, prévue
pour le 31 mai à la Citadelle, seront en vente cette semaine.
Ce rendez-vous musical qui réunira sur la même scène
une brochette d'artistes de Maurice, Rodrigues et de la Réunion
démarrera à partir de 19h30. Les invités
de l'île sur et de Rodrigues sont Joël Vigne
et Édouard Doyal respectivement. Seront aussi à
l'affiche, Nas T Black, Gérard Louis, Sandra Mayotte, Natty
Jah, Steve Augustin, Shera, Annabelle Volbert
Les préparatifs
du concert ont déjà commencé et les artistes
seront, quant à eux, en répétitions à
partir de ce mardi. Les billets (Rs 200 l'unité) seront
en vente dans les points suivants : Les magasins Otentikk Vibes
Paradize Burning, Harbour Music Shop (R-Hill et P-Louis), Neptune
(Port-Louis), les magasins Solid Gold, Dodo Music (Mahébourg),
Symphony (Curepipe) et Chez Popo (Trou aux Biches).
Sur les ondes nationales-Retour en douceur pour Sandra Mayotte
C'est en effet un retour en douceur sur les ondes qu'a effectué
la chanteuse Sandra Mayotte. Renouant avec sa passion, un an après
avoir quitté les ondes de la radio privée, Radio
One, Sandra Mayotte est à nouveau au micro. Et c'est à
la MBC, où elle a fait ses débuts dans le métier,
qu'elle a choisi de faire son grand retour. Pour l'instant, Sandra
Mayotte assure des remplacements. Les auditeurs ont, jusqu'ici
pu l'entendre sur Cool FM. Il revient que de nouveaux projets
sont en chantiers et marqueront le retour de Sandra Mayotte à
l'écran
Bonnto Klip-Fin du partenariat MASA/Independant
Production
La Mauritius Society of Authors (MASA) met fin à son partenariat
avec Independent Production, conceptrice de l'émission
musicale Bonnto klip. Annonçant cette décision
dans la dernière édition de sa Newsletter,
la société rappelle qu'elle a contribué à
un montant de Rs 148 000, durant les deux années "d'étroite
collaboration" qui la liait avec la production privée.
Celle-ci, nous explique Richard Hein, regrette la décision
de la MASA, laquelle assurait sa collaboration par le biais des
publicités durant la diffusion de l'émission et
sponsorisait les deux éditions de Bonnto Klip Awards.
Independant Production qui relance ses sponsors à chaque
fin de trimestre, compte réitérer la collaboration
de la MASA auprès de celle-ci. Quant à la probabilité
que le board de la société accède à
cette requête, elle est infime, puisque c'est lui qui a
entériné la décision visant à couper
court au partenariat avec Bonnto Klip.
Si to Kapav Vini
-Gérard Louis, sur
scène en solo
Depuis qu'il a lancé son deuxième album solo, Si
to Kapav Vini
Bambolé, en mars dernier, Gérard
Louis sera à son premier concert promotionnel, le 10 mai
prochain. Il sera sur scène à la salle Le grand
bleu, à Albion. Accompagné par son orchestre,
le musicien/chanteur partagera cet espace musical avec le groupe
Negro Pou Lavi. Le spectacle, qui commencera à partir de
21 h, prendra fin aux petites heures du matin.
A l'école du chef Chaumoo
Formée par le chef Feizal Chaumoo de Bake Master Co.Ltd,
Martine Ah-Heng est devenue une pro du pastillage. Même
que le maître reste admiratif devant les réalisations
de celle qu'il a initiée à la pâtisserie et
qui sculpte le sucre pour en faire des uvres artistiques.
D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si, l'an dernier, Martine Ah-Heng
a raflé le premier prix à un concours de pastillage,
lequel a également vu la participation des professionnels
de l'hôtellerie dans une autre catégorie. Pour ses
enfants, elle se met volontiers au sucre pour créer les
dernières coqueluches de bande dessinée. Aujourd'hui,
la jeune femme, qui fait partie de Bake Master Co.Ltd, prête
main forte au chef. Et depuis peu l'école de formation
a quitté Quatre-Bornes pour s'implanter dans de nouveaux
locaux à Phnix. "Les cours dispensés
n'ont pas pour autant changé", assure le chef Feizal
Chaumoo. L'école dispose aussi d'un web-site: qscbmaster.com,
sur lequel, les aspirants pâtissiers ou autres amateurs
souhaitant se perfectionner peuvent retrouver les modules proposés.
À l'issue de leur formation, les élèves de
l'école participent à une évaluation interne.
Spacieuse et professionnelle, la cuisine de l'école accueille
une cinquantaine d'élèves. "La majorité
d'entre eux recherche une formation pour démarrer une carrière
à l'étranger. D'autres, veulent tout simplement
se perfectionner pour le plaisir ou dans l'optique de se professionnaliser",
précise Feizal Chaumoo. C'est dans ce sens, dit-il, que
les cours de pâtisserie s'orientent également vers
les délices traditionnels. Par ailleurs, l'école
de Phnix propose à ses élèves un stage
dans le cadre d'un projet annexe.
Bavarois au café et à la vanille
Ingrédients: 250 ml de lait (liquide), 3 jaunes d'uf,
75 g de sucre, 1 c.à café d'essence de vanille,
11 g de gélatine (agar agar), 45 ml d'eau glacée,
1 c. à soupe de sirop de café, 300 ml de crème
montée. Un disque de génoise. Coulis de pêche
pour la décoration (Voir préparation plus loin).
Préparation: Commencez d'abord à préparer
une crème anglaise. Mettez les jaunes d'uf et le
sucre dans un saladier. Fouettez à la main jusqu'à
ce que le mélange blanchisse, devienne homogène
et augmente en volume. Ajoutez la vanille. Entre-temps, mettez
la gélatine dans l'eau glacée. Elle se cristallisera
au bout de 5 minutes. Faites bouillir le lait dans une casserole,
sur feu moyen. Attention, le lait ne doit pas atteindre l'ébullition.
Le liquide est prêt lorsqu'il commence à frémir
et que de petites bulles apparaissent sur la paroi. Versez le
lait sur le mélange sucre/ufs. Mélangez, délicatement,
au fur et à mesure que vous incorporez le liquide. À
la fin de l'opération, transvasez le mélange dans
un autre saladier. Incorporez la gélatine et mélangez.
Portez cette préparation sur feu doux. Remuez, délicatement.
Retirez du feu. Transvasez la crème anglaise dans un saladier
et laissez refroidir. Montez la crème fraîche en
chantilly. Incorporez peu à peu, la crème montée
à la crème anglaise. Mélangez délicatement.
Pour faciliter l'étape qui suit, utilisez un petit broc
ou un récipient à bec. Versez une partie de la crème
vanillée dans un broc. Puis remplissez vos moules à
hauteur de 3/4. Mettez-les au réfrigérateur pendant
une vingtaine de minutes. Formez: à l'aide d'un emporte-pièce
ou un petit verre, des cercles à partir du disque de génoise.
Ajoutez le sirop de café dans la crème restante.
Mélangez et versez dans un broc. Retirez la crème
vanillée, du réfrigérateur. Placez les disques
sur la crème, dans chaque moule. Le disque s'enfoncera.
Versez la crème au café sur la première base
et réservez pendant plusieurs heures: ou au maximum une
nuit au réfrigérateur. Démoulez. Dressez
sur une assiette et décorez avec un coulis de pêche
et des copeaux de chocolat.
Conseil du chef:
- La préparation de la crème anglaise requiert de
la rapidité et beaucoup de délicatesse dans les
gestes. Soyez vigilant lorsque vous la portez sur le feu. Elle
risque de coaguler, due à la présence des jaunes
d'ufs dans la préparation. Pour savoir si elle est
prête, faites une ligne, avec votre doigt, sur la spatule
enduite de crème. Si les deux côtés ne s'imprègnent
pas, c'est que la crème est prête.
- Il n'est pas nécessaire, ici, de passer la gélatine
au bain marie avant de l'incorporer dans la crème anglaise,
puisqu'elle est plus ou moins chaude au moment de cette étape.
-Vous pouvez utiliser le moule de votre choix, en matière
de forme et de dimension. Cependant, découpez les disques
de génoise en fonction de la taille du moule.
-Pour faire le coulis de pêche, mélangez une cuillère
à soupe de confitures d'abricot et de pêche respectivement,
détendez avec un peu de jus d'abricot.
-Vous pouvez agrémenter votre bavarois au parfum et fruits
de votre choix
Note: Pour la recette de la génoise, veuillez consulter
nos précédentes éditions
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