m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 27 avril 2008



  Vendredi dernier à Pailles - Yannick Noah : un monde en couleurs !
  Semaine des sites monuments - Le Government Orphan Asylum : un site tombé dans l'oubli
  Découvertes— Carnet de voyage - Bangalore, ville kaléidoscope
  Après le rebranding version Orange - Baisse des tarifs d'ADSL prévue mais...
  En concert le week-end dernier - Gina Jean-Charles : Enn ti lavwa sa ?
  Page d'histoire - Sir John Pope Hennessy, un progressiste ami de l'île Maurice
  Théâtre - Des lycéens présentent Le Miroir de l'amour et du hasard
  Journée internationale - Petite ronde des écoles de danse
  Cahier spécial de poésie - Paroles pour l'aimé Césaire
  Film d'action d'Aditya Chopra - Tashan
  Shoot On Sight et Guide au Festival de Cannes
  Tournage de shortcut - Arshad Warsi et Amrita Rao sous le soleil mauricien
  Ce soir à 18 h 20 sur MBC1 - Coup d'envoi de la compétition Orange Sitara
  Foi et culture tamoules - Marche sur le feu des Mauriciens à Londres
  Morgan Heritage - Complicité, simplicité, reggae…
  A l'école du chef Chaumoo…


Vendredi dernier à Pailles

Yannick Noah : un monde en couleurs !

Le moins que l'on puisse dire de Yannick Noah, c'est qu'il est un artiste qui ne rechigne pas à mouiller sa chemise. Vendredi dernier, au Centre Vivekananda de Pailles, il débute le concert en blanc, comme le reste de son équipe sur scène, le poursuit en gris et le termine en safran. Pas par coquetterie, non, mais parce qu'on pourrait sans peine essorer le kurta puis les t-shirts dont il se vêt. Témoins de l'extraordinaire énergie que déploie sur scène l'ex-tennisman reconverti avec succès en chanteur. Témoins aussi de son goût pour une vie et un monde en couleurs, comme en témoigne sa chanson Ose.

Pendant près de deux heures, devant un public enthousiaste, auquel il rappelle volontiers le précédent rendez-vous à la Citadelle il y a quatre ans, Yannick Noah ne s'économise pas pour faire exploser et partager son incroyable énergie vitale. Sur scène, pieds nus comme à l'accoutumée, il danse, court, saute, tournoie, se déhanche en rythme, attention les secousses, avant de descendre faire un tour au milieu d'un public soudain électrisé. Proche, proche, Yannick Noah, qui sans cesse, à travers ses chansons, parle de l'humain en lui à l'humain en nous.

Yannick Noah sur scène, c'est un antidote à la sinistrose et à la morosité. Non pas qu'il voie béatement les choses en rose, non, mais plutôt qu'il a choisi de dire son engagement sur le mode volontaire, en affirmant sa foi dans ce qu'il y a de plus agissant et de plus beau en nous. On ne peut pas dire que ça fasse du mal…

Pas de place ici pour la complainte, c'est du dynamisme et du rythme qui déferlent, portés avec l'aide de six musiciens et trois choristes également en haut voltage. Et s'il évoque, au détour d'une phrase, la Chine ou le Tibet, c'est davantage pour dire, au-delà, son implication en faveur d'un monde plus juste, plus libre, où s'assumeraient les origines, les différences, les couleurs, et surtout, où s'affirmerait ce qui réunit. Yannick Noah entonne les premières notes de Simon Papa Tara, du nom de son grand-père africain, et la scène se colore savane, fait place au passage des femmes-Lionnes, célèbre la réalité Métisse. Devant tant de simplicité, de chaleur et de générosité, le public, conquis, ne peut qu'en redemander. Après une première fausse sortie, Noah revient pour dire notamment sa conviction écologiste : Puisqu'il faut changer les choses / Aux arbres citoyens / Il est grand temps qu'on propose / Un monde pour demain. Et puis, au deuxième rappel, s'asseoir enfin pour offrir deux reprises, La Bombe Humaine de Téléphone et l'immense Redemption Song de Marley. Emancipate yourselves from mental slavery, none but ourselves can free our minds…

Yannick Noah sur scène c'est du soleil comme s'il en pleuvait, un artiste qui, avec bonheur, porte l'eau, porte la vie…


Cette autre configuration

Beaucoup de personnes se sont laissées surprendre, vendredi soir, par la configuration de la Salle Vivekananda choisie pour l'occasion par l'organisateur du concert, l'agence Immedia. Si furent proposées des places assises à Rs 1 200 et des places debout à Rs 900 et 500, il ressort que l'aménagement faisait en réalité la part belle aux places debout, les places assises étant reléguées à l'arrière-salle, sur les gradins. Un changement notable par rapport à la configuration habituelle qui veut que les places assises permettent en général d'être au plus près de la scène et du chanteur, alors que les places debout sont confinées aux parties latérales de la salle. Pour une fois, les places à Rs 900 étaient meilleures que celles à 1 200…


Semaine des sites monuments

Le Government Orphan Asylum : un site tombé dans l'oubli

Les sites et monuments nationaux sont autant de lieux de mémoire. A charge aux archéologues et autorités concernées d'en assurer la surveillance et de les préserver. Certains sites sortent aujourd'hui du silence comme le Moulin à Poudre à Pamplemousses, site archéologique, industriel du 18ème siècle. La plupart des édifices ont été démolis. Parmi ceux qui restent : le Government Orphan Asylum de 1859 qu'on vous invite à redécouvrir.

Direction au nord du pays vers l'ancien orphelinat tombé dans l'oubli. Dans le complexe du Moulin à Poudre, se trouve un édifice historique dont l'intérêt majeur, en tant que témoignage du traitement des enfants au 19ème siècle, est à souligner. Le site du Moulin à Poudre, lui-même, est rempli de pièces archéologiques. Des récentes fouilles l'ont démontré. Le Moulin servait à fabriquer de la poudre à canon qui était exportée vers la France. Intéressons-nous à un édifice dans son voisinage que le public ne connaît pas bien.

Il s'agit du Government Orphan Asylum à Pamplemousses qui a ouvert ses portes en 1859.

L'édifice témoigne du traitement des orphelins sous l'engagisme.

Ce sont des missionnaires qui étaient en charge de l'orphelinat : le révérend Ansorgé et sa femme. L'orphelinat avait pour rôle de fournir un abri et assurer l'éducation des orphelins afin qu'ils soient "utiles à la communauté." Les enfants recueillis au Government Orphan Asylum se retrouvaient orphelins à cause des épidémies qui frappaient leurs parents. La majorité des orphelins était d'origine indienne. On trouvait aussi des enfants d'origine africaine et européenne.

L'institution respectait les règlements sanitaires mais de nombreux enfants étaient atteints de dysenterie et autres maladies infectieuses. Il y avait des règlements à respecter à l'orphelinat. Les enfants étaient punis pour des délits comme le vol, les "comportements indécents". Ils étaient sévèrement punis et expulsés. Des punitions leur étaient infligées sur ordre du "Inspector General, Superintendent, Inspector of police in charge, or District Sergeant Major". Les recherches menées aux Archives nationales font état de quelques-unes de ces punitions : "For speaking or creating a disturbance in the dormitories at night, or creating any nuisance therein... For theft, falsehood... For escaping, attempting to escape, aiding or betting or failing to give prompt notice of the same..." Les filles n'étaient pas soumises au même traitement.

En 1866, on recensait 252 enfants (174 garçons et 78 filles) au G.O.A. L'éducation était une des priorités de l'institution. l'arithmétique, le tamil, la géographie et l'instruction religieuse étaient dispensés au enfants. En même temps, ils étaient formés pour des tâches spécifiques : les garçons étaient formés pour devenir artisans et les filles femmes de ménage ou cuisinières. Certaines filles échappaient à l'orphelinat lorsqu'elles trouvaient quelqu'un pour se marier. Le Government Orphan Asylum ferma ses portes alors que le nombre de pensionnaires déclinaient considérablement. Nous n'avons aucune information sur la date de fermeture de l'orphelinat. Les pensionnaires étaient transférés vers d'autres institutions (Marie Réparatrice, Barkly Asylum Orphanage). L'ancien orphelinat est tombé progressivement dans l'oubli. Selon certaines sources orales, il a abrité pendant un temps un dispensaire pour les personnes atteintes de maladies de la peau.

Si certaines structures de l'édifice sont en bon état, d'autres sont accidentés et se détériorent.


Découvertes- Carnet de voyage

Bangalore, ville kaléidoscope

Pimp pimp!!! Raju tourne la clé de son véhicule et démarre. Pimp Pimp!! Deux secondes plus tard, il remet ça, et fonce tout droit sur les autres véhicules. Le klaxon, c'est un must. Le bruit est assourdissant, mais le spectacle fascinant. Nous sommes à Bangalore, capitale de Karnataka, dans le sud de l'Inde. La circulation est très dense. Sur une route large de quatre voies, plus d'une quinzaine de véhicules (voitures, rickshaws, car…) roulent côte à côte et dans toutes les directions. Les rickshaws (tuk tuk en langage local) pullulent. Les piétons traversent la rue mais les véhicules, même sur passage clouté, ne s'arrêtent pas. Pour que les autres automobilistes cèdent le passage, il faut klaxonner, ou siffler. A l'angle de chaque jonction, un agent de police et son sifflet! Mais aucun conducteur ne semble y prêter grande attention. Une fois le véhicule en marche, c'est le klaxon qui gère la circulation…

N'éprouvant aucune difficulté pour comprendre où nous souhaitons nous rendre, Raju, notre chauffeur de rickshaw traverse la ville en direction de l'une des plus belles attractions de la ville. Autour de nous, au sein d'une population cosmopolite de plus de 7 millions d'habitants, la propreté de la ville climatisée est étonnante. Raju nous explique que Bangalore est la sixième plus grande ville métropolitaine de l'Inde. Les bâtiments et immeubles modernes contrastent avec les magnifiques jardins qui bordent la capitale de Karnataka, appelée également le Garden City. Le plus connu est le Lal-Bagh Garden, deuxième jardin botanique de l'Inde. Abritant plusieurs spécimens d'arbres rares au monde plantés par le sultan Tipu (fils de Haidar Ali) lui-même, le Lal-Bagh Garden préserve également une série de légende, dont celle de "Blanche Neige et les sept nains", illustrée par un réveil floral géant à l'entrée du jardin. Quelques mètres plus loin, on peut accéder à l'héritage géologique de Bangalore : la montagne souterraine. Complètement en granite (peninsular gneiss : le plus vieux rocher sur terre), la montagne souterraine, de plus de 3000 millions d'années, est mondialement connue pour son importance géologique. Après cette bouffée d'air frais au Lal-Bagh Garden, Raju nous suggère de visiter l'un des plus beaux temples de la capitale, car Bangalore est l'une des destinations principales de pèlerinage du pays.


Bull Temple

Les temples à Bangalore sont des exemples d'architecture indienne antique et sont symboles de la riche culture, de l'héritage et de l'histoire de l'Inde. Ces structures religieuses avec leurs piliers en pierre, des murs dans un style très fleuri découpés, et des statues magnifiques ont émergé en tant qu'attractions touristiques populaires de la ville. Les temples à Bangalore sont principalement consacrés au Dieu Vishnu et au Dieu Shiva. Un des temples les plus populaires de la capitale, est le temple de Nandi, le Bull Temple. Situé dans le vieux quartier de Bangalore, ce temple, construit au 16e siècle par Kempe Gowda, est connu pour son architecture unique. L'énorme statue du taureau sacré Nandi ou Nandikeswara, le porteur fidèle de Dieu Shiva, au centre du temple, a été découpée d'une seule pièce de granite. Selon la légende, le constructeur du temple a eu un rêve où il a été chargé de construire un temple consacré à Nandi sur la colline. Chaque année, un festival est spécialement organisé pour honorer la monture de Shiva. Le peuple, particulièrement les fermiers, offre leurs prières au taureau Nandi afin d'avoir une bonne récolte.

Ville en chantier

Bien que la ville ait été sous le règne de diverses dynasties, avec une architecture remontant au 18e siècle pendant le règne de Haidar Ali et du Sultan Tipu, Bangalore regorge de bâtiments modernes abritant depuis les années 90, les industries aéronautiques, biochimique, et principalement informatiques. Bangalore est ainsi connue comme le temple de l'informatique, la Sillicon Valley indienne. Ces parcs informatiques, appelés technoparcs, avec ces centres d'appels et BPO, dont certaines grandes enseignes internationales qui ont prospéré en Amérique, attirent de plus en plus de jeunes diplômés, d'où le caractère cosmopolite de Bangalore. Depuis dix ans, Bangalore connaît une explosion démographique sans précèdent. Presque 80 % de la population est éduquée, nous explique Jayantee, notre guide. Ici, le chauffeur de rickshaw parle bien anglais. Certains chauffeurs de taxis conduisent même avec une oreillette reliée à leur portable. Ces centres d'appels, ses centres de recherches informatiques, n'enlèvent rien au charme de cette ville indienne, renfermant un mélange d'architecture ancestrale avec ses parcs gigantesques, ses temples et ses palais. Ancienne ville de garnison britannique, Bangalore est aussi une ville en chantier, dont celle de stations de métro et d'immeubles. D'ici 2010, les autorités envisagent une transformation complète de la ville principalement dans le domaine du transport. Envie d'exotisme et de dépaysement, couplé de charme? La nouvelle destination, bientôt desservie directement par air Mauritius, vous attend : Bangalore!

Mysore

De Bangalore, capitale indienne des technologies nouvelles, un détour par la charmante petite ville au pied du Mont Chamundi, un peu plus au sud, Mysore, ancienne capitale de l'État princier Srirangam Fort, ne laisse pas insensible. Cette ville, aux structures anciennes, connue comme la City of Royal Palaces, regorge de richesses naturelles et culturelles. Elle abrite, entre autres, le palais d'été du sultan Tipu, l'un des plus beaux sites historiques de la ville. Dès le coucher du soleil, le palais illumine la ville, offrant un spectacle grandiose. Mysore, ville animée, est aussi le reflet de la vie indienne de tous les jours. Ses environs délivrent les charmes de la religion hindouiste et de ses traditions.

Coorg

Situé à 125 km de Mysore, soit quelque 300 kilomètres de Bangalore, Coorg, avec ses montagnes vertes et ses forêts denses, représente la petite Écosse d'Inde. La ville située à une altitude de 1525 m est un endroit idéal pour se promener et se relaxer, sur une terre connue pour son café et ses plantations de cardamon. Dans un beau cadre vallonné et entouré de pentes boisées, avec ses montagnes brumeuses, Coorg offre un paysage de carte postale. Coorg, c'est aussi un détour par le Namdroling Buddhist Vihara, connu comme le "Golden Temple". Inauguré en 1999, ce lieu sert d'abri et de maison de prière à la communauté tibétaine qui a trouvé refuge en Inde, plus précisément dans l'État de Karnataka, où ils sont plus nombreux, soit quelque 5 000 moines, et plusieurs milliers de Tibétains.


À compter du 28 avril-Nouvelle desserte d'Air Mauritius

Avec ses attraits variés, Bangalore veut attirer les touristes mauriciens, d'où la démarche d'Air Mauritius de mettre en place une nouvelle desserte vers la destination. Pour marquer sa présence dans l'État indien du Karnataka, Air Mauritius opérera, à partir du 28 avril, une nouvelle desserte directe sur Bangalore, (sa quatrième destination vers l'Inde, après Bombay, Delhi, et Chennai). La compagnie aérienne nationale propose ainsi des tarifs promotionnels vers Bangalore à Rs 13 000 TVA non incluse, valables entre le 28 avril et le 24 juin, pour un retour avant le 1er juillet. En obtenant ces droits d'atterrir à la Sillicon Valley de l'Inde, Air Mauritius a pu mettre fin au calvaire (longues procédures et heures de voyages, exigences de la sécurité et attentes interminables, agacement, fatigue…) des passagers souhaitant se rendre à Bangalore en passant par Bombay. Toutefois, en vue de faire profiter de cette nouvelle desserte à un maximum de Mauriciens, Bangalore sera aussi accessible à ceux qui prennent le vol de Chennai. L'avion s'y arrêtera toutefois uniquement à l'aller.


Après le rebranding version Orange

Baisse des tarifs d'ADSL prévue mais...

Maintenant qu'Orange est bel et bien implanté sur le sol mauricien, qu'adviendra-t-il d'internet et de l'ADSL à "haut débit" ? Le public mauricien aura-t-il droit, enfin, à une baisse conséquente des tarifs, avec un débit supérieur, qui nous permettrait réellement d'être un peu plus compétitifs dans le domaine? A l'heure qu'il est, c'est le flou qui persiste. En effet, selon nos renseignements, il ressort que l'ICTA se retrouve, depuis peu, avec une nouvelle demande de baisse de tarifs. Demande faite par la direction de Mauritius Telecom. Chose qui serait la bienvenue dans le paysage informatique mauricien. Or, certaines informations disponibles sur le site www.orange.mu, de même que dans une publication officielle lancée lors du rebranding à Orange, suscite la crainte des abonnés, notamment pour ce qui est de l'application du Fair Usage Policy (FUP). Nous avons tenté, en vain, d'avoir un commentaire officiel de la direction afin d'éclaircir les points en suspens.

Depuis une quinzaine de jours déjà, la direction de Mauritius Telecom a soumis une demande ferme auprès de l'Information and Communication Technologies Authority (ICTA) afin que les tarifs d'internet soient revus à la baisse. Dans cette optique, il ressort que l'ICTA s'est déjà mise au travail et serait en mesure de proposer "des tarifs bien plus abordables et bien plus compétitifs qu'ils le sont actuellement, et qui permettront aux mauriciens d'être encore plus nombreux à passer à l'ADSL et de mettre au placard leur connection dial-up", nous a laissé entendre une source proche de l'ICTA.

Cependant, depuis le rebranding de MT sous le label Orange, nombreux sont les internautes qui nous ont fait part de leur craintes. Ils affirment disposer de "très peu ou pas du tout de renseignements" au sujet de leur actuel abonnement d'ADSL, tandis que d'autres, affirment, bien au contraire, avoir pris connaissance d'un document remis officiellement à la presse lors du rebranding et dans lequel certains "changements" bien précis sont intervenus. Notamment en ce qui concerne du Fair Usage Policy (FUP) qui frappe désormais certaines offres où l'abonné pouvait jusqu'alors, se servir de son abonnement ADSL comme bon lui semble. Le FUP, c'est quoi? Qui décide de qui se sert "judicieusement" de son abonnement ADSL ou pas? A cette question, il ressort que c'est MT qui décide, mais les critères qui seront utilisés afin de déterminer si chaque abonné utilise "judicieusement" son abonnement ou pas reste des plus floues. Quoi qu'il en soit, pour l'information et l'édification de nos lecteurs, nous publions, dans ce présent numéro de Byte In les tableaux publiés dans le document officiel d'Orange et également disponible sur le www.orange.mu

Le site internet d'Orange.mu est à peine un peu plus clair en ce qu'il s'agit du FUP. Selon la direction d'Orange, cette politique a été décidée dans le but de garantir un service "as fast as possible and reliable" quand l'abonné est en ligne. Le site fait ressortir que certains utilisateurs d'ADSL utilisent des logiciels dans le but de partager des fichiers avec d'autres utilisateurs et téléchargent fréquemment de la musique et des videos. Selon la direction d'Orange, "this uses up lots of network capacity leaving less available for others. This means that the speed of your broadband service is then affected".

Le site web d'Orange.mu fait aussi ressortir que si l'abonné n'utilise pas souvent des partages de fichiers ou ne téléchargent pas fréquemment des fichiers lourds d'internet, le FUP n'affectera en rien cet abonné. Cependant, le site souligne que "if your usage continues to be very high, we will advise you if your usage is excessive". Dans cette optique, rien n'est dit en ce qu'il s'agit de cette catégorie d'utilisateurs. Seront-ils frappés d'une amende ou d'un tarif de surcharge en cas d'utilisation excessive? La question reste également sans réponse.

Cependant, la direction d'Orange Maurice souligne que si l'utilisateur persiste à utiliser son abonnement internet de façon excessive, "we may have to reduce the transmission speed of the service whilst we monitor your usage". Tout utilisateur soucieux de connaître l'utilisation de son abonnement internet peut le faire au www.orange.mu, sous la rubrique "My Internet Account". Là, est-il stipulé sur le site, l'abonné devra s'identifier avec son mot de passe et son login name. Sans le dire officiellement, il est clair que toute activité de chaque abonné est soumis à un Monitoring précis, afin d'être en mesure de déterminer si l'utilisateur est un Fair User ou pas...

Quoi qu'il en soit, le FUP est loin de faire l'unanimité parmi les abonnés interrogés. Selon Brice, passionné d'internaute, le FUP est "une aberration". "Du moment qu'on paie son abonnement, l'on devrait être en mesure d'utiliser celui-ci comme bon nous semble, surtout si nous payons pour une offre illimitée dans la durée et dans la capacité de téléchargement. Je n'ai jamais entendu parler d'une telle chose ailleurs. De plus, l'application du FUP s'est faite, pour ainsi dire, totalement en catimini. J'ai appris l'existence de cette politique en me connectant, par curiosité récemment, sur le site orange.mu", a-t-il déclaré en substance.

Shalini, 28 ans, est aussi une mordue d'internet. Elle y consacre une moyenne de trois heures par jour, mininum, après le dîner. Elle aussi dit avoir appris l'existence du FUP en allant jeter un œil au site orange.mu après le rebranding. "Je dois dire que j'ai été assez choquée par cela parce que toute la question du FUP reste très floue. Je paie pour un service et je trouve cela aberrant que ce soit le fournisseur d'accès qui vienne me dicter, en quelque sorte, la façon dont je devrais utiliser mon abonnement. Pis encore, j'ai pris connaissance de l'application du FUP totalement par hasard. La moindre des choses aurait été que le fournisseur d'accès nous notifie officiellement de la chose par courrier et ne nous laisse pas prendre connaissance de ce je considère être un changement majeur de la sorte".

D'autre part, www.orange.mu recommande à ceux qui ne sont pas de gros utilisateurs d'internet de s'abonner à son offre d'ADSL à 128 kbp/s, mais limitée à une capacité de trafic à 1 Gigabyte. Ce type d'abonnement permet, sur une semaine, selon orange.mu, d'avoir la moyenne d'activité suivante :

* 5 heures de web surfing

* 150 emails ( reçus et expédiés)

* 20 emails avec des "attachments" (reçus et expédiés)

* 5 chansons téléchargées

* 10 minutes de téléchargement de of video ou de bande annonce de films trailers

* 30 minutes d'écoute d'une radio online

* 30 minutes de jeux en ligne

* Le téléchargement d'un logiciel (100MB de taille en moyenne)

En attendant une baisse éventuelle, les questions des abonnés, restent toujours sans réponse...


En France-Internet à très haut débit: Un éventuel retour au monopole d'Orange inquiète

Dans un article de presse publié par notre confrère français Le Figaro cette semaine, Maxime Lombardini, directeur général de Free, un des opérateurs du marché français de l'internet à très haut débit a égratigné Orange et a dénoncé "un risque de retour" de cette dernière "au monopole" dans l'Hexagone.

Selon le n° 1 de Free, Orange bloquerait actuellement le développement de l'internet à très haut débit via fibre optique en refusant "de collaborer avec les autres opérateurs pour mettre en œuvre la mutualisation, en échangeant les informations relatives aux accords signés..." ce qui ferait courir "un grave risque de retour au monopole; avec son corollaire, la hausse des prix".

Dans ce même article de presse, Maxime Lombardini souligne également que la "séparation fonctionnelle" de France Telecom (FT) devrait être mise en œuvre et ce en conformité avec la réglementation européenne. "Le vrai moyen d'avoir un accès équitable et durable aux infrastructures, c'est probablement de séparer ces dernières des activités commerciales. Nous éviterons ainsi les restrictions de concurrence et les profits indus sur les offres de gros", déclare le n°1 de Free en guise de conclusion.


En concert le week-end dernier

Gina Jean-Charles : Enn ti lavwa sa ?

C'est d'abord une voix, suave, qui, hors-scène, égrène les premières phrases des Feuilles mortes, portées par les notes du Quintet d'Ernest Wiehé. Puis, Gina Jean-Charles monte sur scène, présence généreuse pétrie de simplicité, sourire soleil mâtiné d'un zeste de timidité, et le ton est donné. Une heure (trop vite passée), de jazz soft et sensuel, revisitant avec bonheur, et créativité, des standards que l'on redécouvre ici sous un nouveau jour, portés par les arrangements d'Ernest Wiehé et la séduisante voix de cette jeune femme qui n'a assurément pas fini de faire parler d'elle.

Connue jusqu'ici uniquement dans le circuit hôtelier, où elle a exercé dans le domaine de la variété depuis ses 18 ans, cette ex de la chorale de Cassis (comme l'autre grande voix que fut Mary Ann Bothjohn), dit avoir découvert le jazz, par hasard, il y a deux ans seulement. Et si l'on aurait presque peine à le croire au vu du feeling et de la maîtrise qu'elle déploie dans ce genre, on ne peut que se réjouir de cette rencontre. Car Gina Jean-Charles a, à n'en pas douter, ce quelque chose qui fait la différence. Une présence lumineuse, une coloration vocale séduisante, et une maîtrise affirmée tant au niveau de l'articulation que de la résonnance de son chant, entre douceur roulée au creux des joues comme un fondant, léger éraillement "à la Carmen Mc Rae" comme le dit avec justesse Ernest Wiehé, et puissance lâchée juste ce qu'il faut, de quoi donner à ressentir qu'elle en a encore pas mal sous le pied mais qu'elle préfère faire dans cette subtilité qui lui sied si bien. Et puis, fait marquant, elle scatte. Comme avant elle Sarah Vaughn et Ella Fitzgerald, mais aussi Betty Carter, Adelaide Hall, Anita O'Day ou Sarah Vaughan, elle déploie une créativité, une musicalité et une impressionnante justesse à l'énoncé de ces bruits et onomatopées qui font l'originalité de l'improvisation vocale du jazz telle que popularisée par Louis Armstrong au début du siècle dernier.

Superbement accompagnée par la crème du jazz local, Ernest Wiehé au saxo (et à la flûte traversière), Noël Jean au piano, Kersley Peetumbar à la basse, Jalill Auckbarallee à la batterie et Philippe Thomas à la trompette, Gina Jean-Charles donne un autre allant au fameux Summertime de Gerschwin, nous entraîne dans son sillage pour Take the A-train, et fait planer l'émotion avec ce qu'il faut de retenue dans une superbe interprétation de Cry me a river. Et quand elle nous donne à entendre l'archi-rebattu Imagine de Lennon comme s'il s'agissait d'une nouvelle chanson, lumineuse et pleine de swing, on se dit qu'on est vraiment là en présence d'un talent inédit.

Cerise sur le délicieux gâteau de cette soirée : une composition en créole, Enn ti lavwa, qui donne à entendre que Gina Jean-Charles est là à l'orée d'un cheminement qui devrait lui donner à aller beaucoup plus loin qu'une chanteuses de reprises, pour en faire la voix d'une créativité mauricienne. C'est par l'approfondissement du singulier que l'on va à l'universel, disait feu Aimé Césaire. Gina Jean-Charles possède ce potentiel là...


"J'avais trop le trac"- Un autre concert prévu fin mai

Si le très nombreux public présent au Conservatoire le 18 avril dernier (salle comble au point de nécessiter la vente de places assises sur les marches !) a manifestement été enthousiasmé par la prestation de Gina Jean-Charles, la jeune femme, elle, est plus mitigée.

"J'avais trop le trac ! Du début jusqu'à la fin, il ne m'a jamais quittée. Du coup, mon esprit n'était pas entièrement dans la musique que je faisais, et je n'ai pas été très satisfaite de ma prestation", confie-t-elle au lendemain du concert, témoignant d'une grande exigence personnelle. "Cela dit le public était vraiment formidable, et j'espère arriver à lui en donner plus une prochaine fois".

Une prochaine occasion qui devrait se présenter à la fin du mois de mai, un nouveau rendez-vous avec Gina Jean-Charles et le quintet Ernest Wiehé étant en préparation.


Page d'histoire

Sir John Pope Hennessy, un progressiste ami de l'île Maurice

Le 23 décembre 1908 (soit cent ans cette année), selon le journal Le Progrès Colonial d'Elmour Hitié, a lieu une grande manifestation populaire et anti-oligarques lors du dévoilement, à la Place d'Armes, de la Statue de l'ancien gouverneur britannique, Sir John Pope Hennessy. Plusieurs députés de l'époque, dont Sir Henry Leclézio se font huer par la foule. Les meneurs ont distribué à l'assistance des centaines de petits pamphlets flétrissant les Oligarques dans leur tentative de glorifier le libéralisme de Sir Pope alors même qu'ils laissent la population mourir de faim en refusant l'envoi par l'Angleterre d'une commission pour enquêter sur la gestion des affaires du pays.

Le pamphlet pose la question à la population mauricienne : "Allons-nous assister impassibles à cette comédie lamentable ? Ce n'est pas aux membres de l'Oligarchie et à leurs défenseurs à venir ériger une statue à l'homme (Pope Hennessy) qui nous accorda notre commencement de liberté politique. Ce n'est point aux membres de la législature, qui, après avoir voté contre l'enquête que la population désire, vont, avant la fin de la journée, voter une loi inique jusqu'à dénoncer les turpitudes et de crier notre souffrance... Le mot a dans leur bouche quelque chose de cynique et de révoltant et nous n'accepterons pas que l'on se moque de nous. Que les applaudissements nourris récompensent Laurent, Duclos et Gébert de leur fière attitude, mais accueillons les autres comme ils le méritent. Qu'ils comprennent enfin, aujourd'hui, que la vase est pleine et qu'ils feraient mieux de se retirer avant qu'il déborde. Qu'à leur vue, de toutes nos poitrine nous crions : Démission ! et que le représentant du roi n'entende aujourd'hui qu'une seule phrase : Nouvelles Elections !"

Le Progrès Colonial souligne que "celui qui distribuait ces bouts de papiers a été arrêté et conduit à la police. Un instant après, sur l'instigation du fils d'un député et sur l'ordre d'un conseiller municipal, M.E. de Rosnay, M. Mérandon, le docteur Guibert et plusieurs autres personnes ont été arrêtés et conduits en prison. Ils manifestaient, mais pas contre l'inauguration de la statue de Sir John. Ils accomplissaient un devoir, celui d'hommes libres et indépendants, indignés de la comédie qui se jouait. Au moment où nous écrivons - 3 h - ces messieurs n'ont pas été relâchés".

Toujours selon le Progrès Colonial, "il paraît que le gouvernement donne une importance exagérée à la manifestation. Sur un ordre du chef du pays (le Gouverneur), deux bataillons composés chacun de 50 hommes, sont descendus de Vacoas et ont ordre de se tenir prêts en cas d'éventualité. Voilà où nous en sommes avec le système de tyrannie qui nous opprime !"

En fait, la guerre pacifique menée par René Mérandon et autres au nom du gouverneur Hennessy contre les Oligarques mais qui débouchera trois ans plus tard sur des affrontements violents à Port-Louis et à Curepipe est une manifestation contre l'hypocrisie dont font preuve Sir Henry Leclézio et ses pairs parce que les manifestants ne sont pas prêts d'oublier les mille misères que les Oligarques avait fait subir à Hennessy durant son mandat de 1984 à 1887. D'ailleurs, ces Oligarques, alliés à des officiels Anglais également opposés à Sir Pope allaient revenir à la charge pour obtenir sa suspension en 1886 grâce à un commissaire, Sir Hercules Anderson, qui produisit contre lui un rapport d'enquête tout à fait injuste. Effectivement, trop pressé à prendre un bateau qui devait l'emmener à Cape Town, ce commissaire Anderson procéda de manière expéditive en recommandant au Bureau Colonial de Londres de se débarrasser de John Pope Hennessy. Sans donner à ce dernier le temps nécessaire pour qu'il soumette sa défense contre des accusations graves portées contre lui. Les manifestants de la Place d'Armes, parmi lesquels se retrouvèrent Eugène Laurent et Duclos, fondateur plus tard de l'Action Libérale, dont l'engagement combiné à celui de Manilall Doctor, donna lieu à l'émancipation des petits planteurs et des classes pauvres et moyennes, s'étaient, en plus souvenu que, entre 1884 à 1886, Pope Hennessy eut à livrer bataille à ces mêmes gros bourgeois qui s'opposèrent au Cens démocratique que réclamait Onésipho Beaugeard et qui introduisit un tant soit peu de démocratie dans le système électoral en vigueur dans la colonie. On comprendra, à partir de cette succession d'événements de l'époque pourquoi s'il est un gouverneur britannique qui soit définitivement entré dans le cœur des Mauriciens, c'est bien Pope Hennessy !

L'œuvre de Pope Hennessy

Irlandais sensible à l'injustice et catholique romain, Pope Hennessy devint gouverneur de colonies à partir de 1867 à l'âge de 33 ans seulement après avoir été longtemps député conservateur à la Chambre des Communes où il s'était distingué par la qualité de ses discours. Il servit d'abord notamment à La Jamaïque, aux îles Barbabe et à Hong-Kong. Dans toutes ces colonies qu'il avait administrées - Maurice n'en sera que la sixième - Pope Hennessy avait causé une véritable révolution en s'attirant, bien entendu, l'hostilité de cliques d'officiels britanniques bien installées dans leurs privilèges. A Hong-Kong particulièrement il força, contre vents et marées, la reconnaissance du fait qu'on devrait traiter les Chinois comme des sujets britanniques à part entière. Cette position lui valut ainsi toute la reconnaissance de l'Aborigines Protection Society de cette colonie britannique du Sud-Est asiatique.

Aussitôt débarqué à Maurice où sa réputation l'avait précédé, Pope Hennessy s'attira tout naturellement la sympathie des résidents de notre pays eux-mêmes en lutte pour de nouveaux droits civiques. Les gens de toutes classes et races l'accueillent lorsqu'il descend de son bateau. Douze jours plus tard, il donne aux Mauriciens des raisons d'être enthousiastes et lors d'un banquet à la Municipalité de Port Louis, il ose comparer l'île Maurice au Canada où les sujets de sa Majesté bénéficiaient déjà d'une certaine autonomie de gestion de leurs propres affaires. Passant de la parole aux actes, Pope Hennessy obtint d'abord du secrétaire d'Etat à la colonie, Lord Derby, qu'il fasse un geste de justice et de réconciliation politique envers la colonie mauricienne en nommant Eugène Leclézio comme Chef juge. Puis, toujours sur ses recommandations, il poussa Lord Derby à prendre d'autres mesures en faveur du progrès de la colonie ; abolition des taxes sur les petites industries, dépenses additionnelles d'un million de roupies en faveur de la reforestation de l'île avec pour but d'améliorer la santé publique et d'assister les classes pauvres qui en dépendaient, la mise en place d'adductions d'eau à partir de la Mare-aux -Vacoas pour booster les industries et fournir l'eau potable à plus de 50 000 familles, une avance lourde de 600 000 roupies pour aider à payer les frais de l'importation dans le pays de travailleurs engagés de l'Inde dont avaient grand besoin les sucriers et autres planteurs locaux.

Victime d'injustice lui-même

Mais tout comptes faits, ces mesures précitées ne furent que menus détails de tout le progressisme dont le gouverneur John Pope Hennessy fit preuve durant son mandat. Reste encore à conter son énorme contribution à doter l'île Maurice d'une Constitution démocratique semblable à celle qu'il imposa, au péril de sa vie, à La Jamaïque. Avant son arrivée à Maurice, la colonie avait vécu pendant plus de soixante-dix ans sous un régime que Sir Virgil Naz devait qualifier de "despotique". Durant cette longue période, la grande majorité des classes locales éduquées avaient adressé en vain des pétitions au roi britannique pour réclamer une participation directe dans le gouvernement du pays. En quatorze mois d'administration seulement, en prenant partie pour les pétitionnaires dont Beaugeard, Virgil Naz et William Newton et le peuple Mauricien, le gouverneur parvint à obtenir que le Conseil Législatif soit composé de moitié de membres officiels nommés (des Britanniques) et moitié de membres inofficiels, dont six, des Mauriciens capables, seront élus. Cet exploit de Pope Hennessy fut loué dans les termes suivants, et sous un tonnerre d'applaudissements, par Sir Virgil Naz lors d'un célèbre banquet donné au Collège Royal et auxquels souscrivirent plus de 600 Mauriciens de toutes origines ethniques confondues :

"Loyal subjects of the Empire, Mauritians will at last enjoy that constitutional liberty which belongs to them by right af birth and which has long been denied to them. By virtue of the axiom that political power belongs, in the last resort, to those who hold the strings of the public purse, they will have hereafter a direct and preponderating voice in the affairs of their country". Selon Sir Virgil Naz, sans diminuer les mérites des propres fils du sol mauricien qui avaient contribué à cette avancée démocratique, il fallait reconnaître que cette grande victoire avait été le fait de la volonté personnelle de Sir John Pope Hennessy.

Malgré cette contribution de Hennessy, cela n'empêchera pas des privilégiés Mauriciens de s'encanailler avec des officiels britanniques qui lui étaient franchement hostiles pour le faire suspendre de ses fonctions en 1886. La condamnation prononcée par Sir Robinson fut qualifiée de "acte of unparalleled injustice" par Sir William Newton, en sa qualité d'avocat, de Président de la Chambre d'Agriculture et de délégué de la colonie, dans un plaidoyer publié en 1887 sous le titre : "The Truth about Sir John Pope Hennessy's Case and the present position of affairs in Mauritius".


Théâtre

Des lycéens présentent Le Miroir de l'amour et du hasard

Les 16 et 17 mai prochain, des élèves du Lycée Labourdonnais présenteront au Théâtre de Port-Louis Le Miroir de l'amour et du hasard, des scènes de petites pièces de théâtre sur le thème de l'amour dans une mise en scène contemporaine.

Le titre a été inspiré de l'oeuvre de Pierre Carlet de Chamblain de Marivaux, Le jeu de l'amour et du hasard. Le Miroir de l'amour et du hasard est un ensemble de textes contemporains d'Alain Gibaud, de Richard Rafaillac et d'Alain Dumas Noël, entre autres. De petites pièces de théâtre sur le thème de l'amour abordé sous toutes les coutures : l'amour aveugle, l'amour qui doute, l'amour qui jalouse, l'amour du métier, l'amour qui tue, entre autres. Lors des deux représentations le 16 et 17 mai au Théâtre de Port-Louis, une dizaine de textes, mélange de comédie et de tragédie, seront joués, chacun d'une durée de 5 à 10 minutes. Entre les petites scènes, l'intermède se fera par l'incursion d'un extrait de la pièce de Marivaux Le jeu de l'amour et du hasard.

Kevin Bissoonauth, prof de théâtre et responsable de la troupe de théâtre Théatralis explique que le but ce spectacle est "de valoriser le jeu et la créativité de l'acteur qui nécessite un travail de recherche sur soi-même afin de donner un vrai travail de composition". Selon le dossier de presse, "dans sa dimension pratique, le travail théâtral favorise la créativité de l'élève : fondé sur le plaisir du jeu, il mobilise le corps, la sensibilité, l'imagination et la réflexion afin de permettre l'émergence du sens dans toute sa richesse et dans des directions parfois inattendues."


Journée internationale

Petite ronde des écoles de danse

Khalil Gibran a écrit : "L'âme du philosophe veille dans sa tête, l'âme du poète vole dans son cœur, l'âme du chanteur vibre dans sa gorge, mais l'âme du danseur vit dans son corps tout entier". Citation qui concorde avec ce que disent beaucoup de danseurs pour lesquels le corps entier est employé comme moyen d'expression. À Maurice, des écoles de danse proposent les grands courants de danse aussi bien que d'autres formes très différentes. Chaque année, le 29 avril, le monde entier célèbre la Journée internationale de la danse pour marquer l'anniversaire de Jean-Georges Noverre, chorégraphe de renom et créateur du ballet moderne. Pour rendre hommage à cet art et célébrer son universalité, nous vous proposons de découvrir quelques écoles de danse, dont certaines célèbrent à leur façon cette Journée internationale de la danse.

Anna's Academy of Belly dancing

La danse du ventre fait actuellement l'objet d'un grand engouement. "C'est une danse exceptionnelle par le bien-être qu'elle peut apporter, tant physique que psychologique. La danse du ventre assouplit, détend, tout en restant avant tout un exercice physique, parfois intense, mais jamais violent. Cet art exprime à la fois toute la féminité et la sensualité. On peut démarrer la danse orientale quel que soit son âge ou ses aptitudes physiques", déclare Anna Mercier qui dirige la Anna's Academy of Belly dancing à Péreybère. Celle-ci a acquis une formation en danse du ventre lors d'un voyage initiatique en Inde et en Egypte. Outre ses activités régulières, dont des cours à son domicile à Morcellement Chetty, à Péreybère et des spectacles dans des établissements hôteliers, elle collabore régulièrement à l'enseignement de la danse du ventre dans plusieurs salles de gym. Anna Mercier enseigne aussi la salsa, le ballroom dancing, le tango et le cha-cha.

Coréame Dance Company

Andréa et Stellio Grenouille sont professeurs de danses latines et dirigent la Coréame Dance Company. Dans leur école à Phoenix, ils enseignent la danse latino, la salsa et l'afro-jazz, des rythmiques africaines qui forcent le corps au mouvement. Stellio Grenouille a étudié la danse à l'Académie internationale de la danse à Paris et L'EPSE Danse, l'une des écoles d'Anne Marie Porras à Montpellier. Sa carrière de danseur l'a amené à travailler à Dubaï, comme chorégraphe à Jumeira Beach hotel où il a rencontré sa femme Andréa, originaire de la Colombie qui pratique la danse depuis l'âge de 16 ans.

Cupidon Dance group

Pour marquer la Journée internationale de la danse décrétée par l'UNESCO, Huguette Cupidon, prof de ballroom dancing, swing, rock'n'roll, tango et samba organise une initiation à la danse. Pour elle, cette journée "donne l'occasion aux danseurs de réfléchir sur comment faire pour attirer des personnes à cette activité. Dans mon école, on va introduire une nouvelle danse, le New vogue sequence dance, dont j'ai reçu une formation en Australie. Puis, j'envisage aussi d'accueillir des enfants dans le Little Stars dancing club, une grande première pour le ballroom and latino et peut-être ensuite un club pour les étudiants", affirme cette ancienne championne de ballroom challenge cup (1996) et enseignante à MEDCO. Si Huguette a appris la danse latino de son père, son parcours l'a amené à poursuivre son perfectionnement en s'inscrivant à des formations en swing en Australie qui se constitue aujourd'hui de toute une mosaïque de styles, mais se caractérise toujours par une énergie débordante et un brin de folie. Elle accueille ses élèves dans diverses salles à Rose-Hill, dont La Royale le jeudi, à l'Executive fitness le samedi et à Graceline studio le lundi.

David Academy of dance

Le ballet est une forme stylisée de danse théâtrale occidentale basée sur un système codifié de mouvements. Il peut raconter une histoire, évoquer une ambiance, illustrer une œuvre musicale ou une pièce de théâtre ou encore constituer en lui-même un spectacle de danse théâtrale divertissant ou insolite. Le plus souvent, il se danse sur une musique, mais ce n'est pas une règle absolue. Associé à des décors et à des costumes, le ballet offre aux spectateurs un somptueux festin visuel. Teresa David y cumule une expérience professionnelle depuis plus de dix ans. Elle esquisse ses premiers pas sous l'oeil attentif de sa mère, elle-même professeur de ballet classique - l'une des premières à introduire le ballet à Maurice - pour être ensuite diplômée de la Royal Academy of dance, en Angleterre. Teresa David enseigne le ballet classique dans son école à Phoenix.

Duet Entertainment Dance Company

"Nous consacrons la dernière semi-finale de la Dance Fever pour la Journée internationale de la danse où nous allons inviter la Lyndo dance company qui dansera sur des musiques différentes, dont la latino, et une fusion séga et R&B", déclare Jerry Nayna qui dirige la Duet Entertainment Dance Company à Quatre-Bornes. Le jeune homme qui détient un diplôme en Performing Arts en Angleterre a, en trois occasions, remporté les championnats nationaux de danse avant de gagner les championnats mondiaux de danse et plusieurs titres internationaux. À l'école, il propose un Basic dance training dont des pas de base du ballroom, valse, modern jazz, tecktonik - ce mouvement a envahi les médias et est combiné à des mouvements de danses issus des danses technos (hard style jump-style… etc.) - et bollywood, très populaire à Maurice. "Bientôt, je vais mettre en place un nouveau concept avec des employés qui souhaitent pratiquer la danse uniquement pour le plaisir et la détente, par exemple à l'heure du déjeuner. Parallèlement, je dispenserai des cours en modelling, broadway dancing et belly dancing avec l'assistance d'une danseuse turque", déclare ce jeune homme qui a toujours voulu avancer, coûte que coûte, mais toujours avec une seule ambition, celle de danser, danser, danser…

Jean-Renah Anamah et Dansecite

Pour fêter comme il se doit la Journée internationale de la danse, le danseur et chorégraphe Jean-Renah Anamah qui a invité le public à découvrir les cours et le processus de formation dans une école de danse. Ceci lors de Portes ouvertes prévu pour hier au Théâtre de Port-Louis. "On y élabore le processus des étapes menant aux créations chorégraphiques. De plus, dans le cadre de cette journée, je fais une nouvelle écriture de ma dernière création, Flow the river, qui est un hommage au danger qu'encourt la nature dans cette société globale." Portes Ouvertes accueille trois musiciens : le guitariste Jean-Bernard Barbe, le pianiste Kenneth Babajee, et José Thérèse de l'atelier Mo'zar. Jean-Renah Anamah dirige l'école de danse JCJR depuis 1990. Diplômé de l'école d'Anne Marie Porras, il dispense des cours de danse moderne et contemporaine et accueille des enfants à partir de 5 ans, et aussi des jeunes de différents niveaux : préparatoire, débutants et intermédiaires. Quant au cours professionnel, "il s'adresse à la compagnie de danse que j'aurai l'occasion de présenter au public sous un autre nom : dansecite".


Cahier spécial de poésie

Paroles pour l'aimé Césaire

C'est d'un vivant qu'on veut parler ici, en lui restituant le feu, la mobilité et autres images associées à la figure du poète. Aimé Césaire disait lui-même : "...je crois qu'il y a chez moi un côté extrêmement violent, extrêmement déchaîné. Je ne suis pas loin de la montagne Pelée. Et le motif du volcan également joue un certain rôle chez moi. Je me reconnais assez volontiers dans ce genre de paysage (Entretien radiophonique avec Edouard J. Maunick, 1976). Mais notre éclairage se résume en ces quelques mots: rendre le poète à la poésie et l'homme à l'humanité. Voici un ensemble de témoignages, textes inédits ou déjà parus où s'affirment la figure, le rôle et plus que jamais la Présence d'Aimé Césaire. Ils mettent en évidence la ligne d'ascension spirituelle du poète, jalonnée de départs, de rencontres (Césaire disait que l'amitié est une des rares choses peut-être qui font que la vie mérite d'être vécue, il mentionne Senghor qui a été un très grand ami pour lui), et les étapes d'un voyage passionnant à travers les expériences de la poésie. A son terme, une démarche humaniste et volontariste ("C'est l'homme qui fait l'histoire. A tort ou à raison, ça je le crois", disait Césaire).

Voici l'hommage que lui rendent nos poètes et hommes de théâtre: Edouard J. Maunick, Khal Totabully, Umar Timol, Henri Favory.


HOMMAGES-Edouard J. Maunick

Le grand poète mauricien, auteur de Toi laminaire (Italiques pour Aimé Césaire) parle d'une grande proximité entre lui et le poète martiniquais. "Nous avons été très proche en plus de 40 ans. On se fréquentait comme deux frères", nous confiait-il au téléphone, de l'Afrique du Sud. Edouard J. Maunick parle aussi de ce texte que Césaire lui a dédié, "Parole pour saluer Edouard Maunick".

Voici quelques-unes des paroles que la poète mauricien a adressées à Aimé Césaire.

Césaire

... tant qu'il y aura ce peuple

le nôtre un et désassemblé

au creux des terres fragmentées

diamants-rocs en rien happelourdes

nos îles aboyeuses

ce peuple qui ne cesse d'appeler

pour couvrir galops de la mer

pour franchir murailles de mer

pour paralyser brisants la mappemonde est à refaire

... tant qu'il y aura l'Histoire

cette mangeuse de petites terres

au corps de fables belles

belles souvent trop belles

à devoir déshistorier

pour annuler mille mensonges

dont tu connais la vie dure

il faudra débusquer vraie mémoire

où nous sommes bien nommés

avec même dose de poussière

que ceux qui ne savent pas être nous

à peine plus grande nudité

... tant qu'il y aura des arbres

verts chandeliers

rouges quinquets

pour baliser nos errances

entre sommeils et soleils

il conviendra d'emprunter la tenue

d'une parole en camaïeu de racines

pour éblouir Terre elle même

(Edouard J. Maunick, Toi Laminaire Italiques pour Aimé Césaire, EOI/CRI, 1990)

Khal Torabully

J'ai rencontré Aimé en 1998 à la mairie de Fort-de-france. Son accueil et son humanité poétique ont laissé en moi une trace indélébile. Il a lu en toute complicité mon texte Cale d'étoiles-Coolitude, bousculant ses activités d'élu, et nous avons partagé là un extraordinaire moment de poésie et de profonde humanité... cet immense poète m'a donné l'embrassade authentique du poète fraternel. Sans discours, sans coterie. Avec la dignité qui sied au grand, très grand monsieur qu'il fut et demeure.

Poèmes pour Aimé (extrait)

Mon cœur, préservez-moi de toute haine

ne faites point de moi cet homme de haine pour qui je n'ai que haine

car pour me cantonner en cette unique race

vous savez pourtant mon amour tyrannique

vous savez que ce n'est point par haine des autres races

que je m'exige bêcheur de cette unique race

( Aimé Césaire, Cahier d'un retour au pays natal)

Tu sais le cœur

Sans rime

Sans césure

Jamais

sans Césaire

Ces rythmes

Que le temps supprime

Que la mémoire rumine

Aimé

Ce dur pigment

Aux muqueuses des damnés

Il est temps

Dis-tu

De comprendre l'importance

De la poussière des négriers

Quand la maladie du sang maudit

Parle en nous

Des organes

Des viscères

Il s'est arrêté ce cœur aimé

Avec autant de temps à faire

Qu'à défaire

Césaire sur césure

Il est temps de regagner

Cette terre natale

Et supplique suppute suppôt

Supplique supplie ces temps morbides

Comme le gros dogue bagué

Qui aboya sur le nègre

Sensé le mordre

Pour saborder son noir sort

D'où vient la vie

Te demandes-tu

De là

Que tu ne saurais nommer sans dommage

Penses-tu

A ces Afriques

Que tu nommas

En mes Indes?

D'où te vient la poésie nègre?

Te demande-je

sinon du même lieu que l'apatride

Puisqu'elle est chant de la vie

Jetée en pâture

A ce dogue qui aboie

Devant la gale de Gorée.

Il est une seule direction

Face à ce rythme césuré

En Césarien

Pas de prosodie qui soit de l'ordre de l'impair

Non que seul rythme noir

Soit celui qui bondit en un coup de poing

En coup de pied.

(KHAL TORABULLY, Port-Louis, 19/4/08)


Umar Timol- petit cahier sanglant

on ne demande pas au sang d'instruire les connivences des corps ou d'induire la volupté des pierres, on ne demande pas au sang d'enferrer le vol des vautours ou d'ensevelir les périples des barbares, on ne demande pas au sang de manifester les intrusions de la sagesse ou d'empiéter les traces de nos trop grandes douleurs, on ne demande pas au sang de courber les errances de l'ombre ou de dissoudre les larmes des innocents, on ne demande pas au sang de rassasier de pus nos mains trouées ou de jaillir à l'entour d'un désert bleu, on ne demande pas au sang d'enfourcher une étoile pour charrier la pleine ardeur de l'amour ou d'écarteler l'os pour en extraire la vermine et le corail, on ne demande pas au sang d'abrutir la pénitence des infidèles ou d'énoncer le torrent qui apprivoise l'oubli, on ne demande pas au sang de pulser les cadastres de la jouissance ou d'arrimer à nos rivages les hystériques de la beauté, on ne demande pas au sang de singer les rites des fous ou de cadenasser l'archange qui exerce le vouloir de la fracture, on ne demande pas au sang de nourrir ces couleurs ternies par le mépris ou de maculer la peau de nos rêves trop paisibles, on ne demande pas au sang d'engendrer un temps dénué de flétrissures ou de façonner sur ton visage les desseins de l'extase,

on ne lui demande qu'une seule chose,

d'encrer dans l'ouvrage qui archive nos différences

les efflorescences du mélange et d'une insatiable bâtardise

umar timol


Henri Favory (Dramaturge)

J'ai découvert le théâtre d'Aimé Césaire dans les années 70 quand je dévorais de nombreux textes dramatiques du monde entier. Je me rappelle avoir lu quelque chose à propos de son théâtre. Il voulait "un théâtre de développement". Cela m'a intéressé et j'ai commencé à lire Une saison au Congo, Une tempête d'après Shakespeare et bien sûr son chef d'œuvre La tragédie du roi Christophe où il met en scène les personnages qui ont traversé l'histoire nègre aux Amériques et en Afrique. La tragédie du roi Christophe a reçu un hommage au Festival d'Avignon en 1989 et est entré au répertoire de la Comédie-Française en 1991.

Ce que je retiens, c'est son parcours au théâtre pour toucher les lecteurs; la simplification progressive de son écriture dramatique; sa fidélité à la révolte nécessaire.


Film d'action d'Aditya Chopra

Tashan

Tashan, l'un des films les plus attendus de 2008, navigue entre romance, quête identitaire et thriller. Le film suit une trame archi-connue mais les scènes d'action à la violence sèche sont dans la même veine que Dhoom 2.

Tashan présente un univers riche en dérision, en violence et en lyrisme. Produit par Aditya Chopra, ce thriller doit beaucoup au talent et à la beauté de ses interprètes, Saif Ali Khan et Kareena Kapoor. Ces deux tourtereaux, amoureux dans le film et à la ville, vont certainement encore une fois défrayer la chronique car Kareena n'a jamais été aussi sensuelle. Débordant de sensualité, elle et Saif insufflent à Tashan, un certain érotisme. Akshay Kumar, après ses quatre succès consécutifs en 2007, s'investit totalement dans son rôle de gangster au grand cœur. Anil Kapoor est sublime dans le rôle d'un tueur évoluant dans un univers gangrené par l'absence d'humanité et la corruption. Un quatuor de choc dans unfilm qui fait mal.

C'est un produit bien emballé dont le réalisme est marqué par une atmosphère torride qui nous transporte dans une descente aux enfers. Le milieu de la mafia, l'amour, la trahison, la passion, autant des pulsions que Aditya Chopra explore, décortique et met à nu.

Bachchan Pande (Akshay Kumar) évolue dans un milieu avec ses mœurs et ses habitudes. Il se spécialise dans le trafic d'électricité. Son but est de devenir un grand criminel. Jimmy Cliff (Saif Ali Khan), employé dans un centre d'appels depuis deux ans, est un séducteur né. Les filles tombent sous ses charmes facilement et ce professeur d'anglais à ses heures perdues ne comptent plus ses conquêtes féminines. Pooja (Kareena Kapoor) est une bombe sexuelle, provocante jusqu'au bout des ongles. Encore célibataire, elle cherche l'homme de la vie. Elle a la particularité d'embobiner tout le monde. Bhaiyyagi (Anil Kapoor) évolue dans un territoire trouble, peu clément où règne la loi des plus forts. Bhaiyyaji aime tuer les gens autant qu'il aimerait parler l'anglais comme George Bush. Lorsque Jimmy Cliff, le gars tranquille rencontre Bachchan, l'escroc, cela provoque des étincelles car ces deux caractères sont diamétralement opposés. Les trois compères s'embarquent dans une mission qui va changer le cours de leurs vies. Cest sans compter avec Bhaiyyaji, le redoutable gangster qui rôde dans les parages. A force de jouer le grand jeu, le quatuor se fait piéger par les gros bonnets de la pègre et les circonstances les poussent à mettre de côté leurs différences pour combattre un gros danger.

Rappelons que Kareena s'est entraîné pendant plusieurs mois pour se débarrasser des kilos superflus et a suivi un régime très strict pour se sentir à l'aise dans les scènes d'action bien réglées par un directeur américain. Le tournage s'est déroulé notamment en Grèce et au Rajasthan. La partition musicale est signée Vishal-Shekhar.


Shoot On Sight et Guide au Festival de Cannes

Shoot on Sight et Guide ont été choisis pour être projetés lors du Festival de Cannes, le mois prochain. Shoot on Sight de Jag Mundra réunit dans les rôles principaux, Naseeruddin Shah et Om Puri. Ce film s'inspire des faits réels qui se sont déroulés en juillet 2005 à Londres au cours desquels Jean-Charles de Menezes, électricien brésilien a été abattu de sept balles dans la tête par la police. Il avait été confondu avec un dangereux terroriste longtemps recherché par la police. Le film dénonce le sentiment de peur qui s'est installé après les attentats aux États-Unis, en Angleterre et en Espagne. Guide, un classique du cinéma indien sera également projeté. C'est un réservoir d'émotions inépuisables et un grand numéro d'acteurs signé Dev Anand. C'est l'histoire d'un escroc, amoureux de Waheeda Rehman, l'épouse d'un archéologue qui se refugie dans un village ravagé par la sécheresse. Les villageois trouvent en lui, une sorte de messie pouvant à travers ses prières faire tomber la pluie pour arroser cette terre aride. Sur l'insistance des villageois, Dev Anand entame un jeûne. La pluie finira par tomber et Dev Anand meurt aussitôt.

Hrithik Roshan au musée de Madame Tussaud

Hrithik Roshan aura bientôt sa statue de cire au musée de Madame Tussaud à Londres. L'immense popularité de ce bel Apollon lui a valu une place dans ce célèbre musée. Ses nombreux fans basés à Londres se réjouissent déjà de cet honneur octroyé à leur idole. Hrithik Roshan sera donc la cinquième vedette indienne à avoir sa statue de cire à Londres. Amitabh Bachchan est le premier acteur indien à faire son entrée à cette musée. Aishwarya Rai, sa belle-fille, Shah Rukh Khan et en dernier Salman Khan ont déjà leur statue de cire au musée de Madame Tussauds. Hrithik Roshan a fait ses débuts en janvier 2000 avec Kaho Naa... Pyaar Hai. Il compte plusieurs succès à son actif dont Koi Mil Gaya, Krissh, Dhoom 2 et Jodhaa Akbar.


Tournage de shortcut

Arshad Warsi et Amrita Rao sous le soleil mauricien

Arshad Warsi et Amrita Rao, les deux vedettes confirmées de Bollywood ont évolué cette semaine sur la plage de Mon Choisy et de Trou-aux-Biches pour la mise sur pellicule de la chanson Koi Na Jaane figurant dans la comédie romantique, Shortcut réalisée par Neeraj Vora et Roshan Andrews et produit par Anil Kapoor. C'est la deuxième production d'Anil Kapoor après le succès critique de Gandhi... My Father. Neeraj Vora est devenu très populaire grâce à la comédie hilarante, Phir Hera Pheri. Il s'est également signalé comme metteur en scène dans Bhool Bhulaiyaa, Bhagam Bhag, Golmaal, Garam Masala entre autres. L'autre personnage du film est Akshaye Khanna qui se met dans la peau d'un assistant réalisateur en quête de la gloire alors que le cinéma est en pleine crise. Ses collègues de l'industrie tenteront de lui voler son scénario. Simi Garewal fait également partie de la distribution. Akshaye Khanna a été reconnu à sa juste valeur après sa prestation sublime dans Gandhi... My father son dernier film Race où il incarne un bookmaker malhonnête fait un tabac au box-office. Arshad Warsi est devenu un personnage incontournable dans les comédies. Il s'est mis dans la peau de circuit dans Munnabhai MBBS et Lage Raho Munnabhai. Quant à la belle Amrita Rao, elle a fait des débuts fracassants dans Main Houn Naa aux côtés de Shah Rukh Khan. Elle a enchaîné avec les succès de Vivah, Masti et Heyy Babyy.

V.S.


Ce soir à 18 h 20 sur MBC1

Coup d'envoi de la compétition Orange Sitara

Après Hum Tum, la MBC s'est encore une fois associée avec le Mauritius Telecoms pour offrir à partir de ce soir, une émission de variétés, Orange Sitara. Le lancement a eu lieu dimanche dernier en présence du directeur général de la MBC, Bijaye Madhoo et Sarat Lallah, le Chief executive de Mauritius Telecoms.

Les spectateurs ont eu l'occasion de découvrir les trois groupes de huit candidats qui seront en lice lors des préliminaires. Le groupe Santoor aura comme mentor Sangeeta Deerpaul Prasad et sera composé de Girish Hurloll, Girish Roy Gopee, Shamima Grancourt, Virasha Goindah, Manita Sookpal, Nagesra Ramdoo, Natraj Beeky. Le groupe violin sera dirigé par l'incontournable Vishal Mungroo et aura comme participants, Ravi Lochun, Oushabaye Mooneeram, Nilesh Rapoojee, Keveen Cooshneapa, Nitianand Shibnauth, Viraj Kumar Goorapah, Prishnee Naika, Arvin Roy Jhurry. Shweta Baboolall-Jeeawon aura à sa charge, le groupe sitar composé de Sandeep Boolkan, Devina Baboobudjnauth, Roshan Mahadoo, Pooja Daby, Prabhat Seepaul, Raza Mohammad Oodian, Muniraj Manish Sanlick, Aartee Beekharry. Les mentors auront la tâche d'encadrer les candidats en relevant les failles et les points forts. La présence de certains gagnants et autres finalistes des concours précédents organisés par la rue Pasteur risque de faire de l'ombre aux nouveaux venus qui devront affronter la scène pour la première fois.

La conception et la composition de la chanson titre est l'oeuvre d'Ambernath Mossae. Le Hum Bhi Group accompagnera les candidats. La présentation sera assurée par Vinay Luchman, Yajna Chunurmun, Aditya Lama, Sanjana Gobin et Pankay Mohabeer. Le jury est composé de Sunil Deerpaul, Anita Seewoogoolam et Latiff Aubdoolah.

Il y avait plus de 700 demandes de participation et lors des auditions, 24 candidats ont été choisis pour participer aux préliminaires étalés sur douze semaines. Au cours des quatre préliminaires, trois candidats seront automatiquement qualifiés pour le prochain tour alors que les trois autres candidats devront attendre le verdict du public à travers le vote par SMS. Celui qui aura récolté le moins de votes aura à quitter la compétition. Pour le second tour, il y aura deux qualifiés alors que trois autres seront repêchés grâce au vote du public. Le troisième tour sera le même. Les douze candidats qualifiés se retrouveront en demi-finales avec deux chanteurs additionnels qualifiés grâce aux votes du public.

Vijay Shankar


Foi et culture tamoules

Marche sur le feu des Mauriciens à Londres

Même loin de leurs pays natal, ils ont tenu à préserver leur culture. En effet, les Mauriciens de foi tamoule, installés en Angleterre depuis environ une trentaine d'années, ont pour la première fois organisé la cérémonie de marche sur le feu (Theemeedhee) à South Park Drive, Ilford Essex, à l'initiative du Siva Pregasen Tirukovil, composé des membres suivants : Sivom Sunnassee, Krishna Anadachee, Hoomavady Vadiavaloo, MimiVardin-Singelee, Ganessen Katan, Krisnen Pajaniandy, Sunita Sunnassee, Rina Kaur Ramjeeawon, Padmini Ayaloo, Vinay Iyapermal, Sadaven Ullagoo, Jaganaden Mauri, Deva Moonien, Baby Gaya, Mayeven Ayaloo et Baden Singelee.

Pour l'occasion, les membres du Siva Pregasen Tirukovil, en Angleterre, ont fait appel au prêtre Sivasri Govindarajen Payaniandy Gurukkal et son assistant Harry Chetty. Ces derniers ont fait le déplacement du 21 au 30 mars, période à laquelle les dévots observent 10 jours de jeûne avant la cérémonie de marche sur le feu.

Selon le récit du prêtre mauricien, cette expérience inédite a également été riche aussi bien en anecdotes qu'en enseignement. "J'ai été surpris de voir tant d'enthousiasme et de motivation pour cette première marche sur le feu dans un pays comme l'Angleterre. 600 à 700 personnes ont assisté à la cérémonie religieuse (Theemeedhee). Il y avait aussi les conditions climatiques qui étaient très différentes de Maurice. Il y a des jours où il a même neigé. Le jour de la marche sur le feu, il faisait une température d'environ huit degrés. Je suis content d'avoir pu être à la hauteur et que tout se soit bien passé. J'ai ainsi l'honneur de vous dire que ce sera désormais une cérémonie annuelle ", annonce le Sivasri Govindarajen Payaniandy Gurukkal.

Pour les dévots, c'était une expérience enrichissante. En raison d'un manque de place dans le petit Kovil, il a fallu trouver un lieu à South Park, pour accommoder les dévots. Ces derniers ont marché pendant une bonne heure, en procession, avant de procéder à la cérémonie tant attendue de marche sur le feu.

Après celle-ci, ceux présents ont pu savourer le traditionnel 'sept cari'. De quoi faire rappeler plus intimement à ces Mauriciens ces racines qu'ils ont tenu à préserver.


Morgan Heritage

Complicité, simplicité, reggae…

C'est une complicité certaine qui unit ceux qu'on surnomme la "Famille Royale" du reggae. Eux, les héritiers de Denroy Morgan, avaient déposé leurs valises lundi dernier à Maurice, en attendant la grande fête du reggae, prévue hier, au Stade Anjalay à Belle-Vue. Lors d'une rencontre avec la presse, au lendemain de leur arrivée, à l'hôtel La Plantation, le groupe d'origine jamaïcaine a séduit par son charisme et sa simplicité. Peter, leader et porte-parole du groupe, Gramps, Una, Lukes et M. Mojo affichent d'emblée leur complicité. Un lien qu'ils partagent dans la vie comme sur la scène. C'est ce que confirme Peter : "We're a family group." Il est soutenu dans ses propos par Una, qui ajoute : "I'm like the mother of the group." Morgan Heritage c'est avant tout l'histoire d'une famille formée, grandie et nourrie dans la pure tradition rastafarai, inculquée par leur patriarche, Denroy Morgan, en total respect des croyances et de la philosophie de ce mouvement. Quant à Bruno Raya, un des membres de l'organisation du Festival Reggae Donn Sa 3, il était ravi de sa rencontre avec ses invités. Ces instants figureront d'ailleurs sur le DVD du concert en préparation.

Boom Fiesta, à la Citadelle-Les billets en vente cette semaine

Les billets pour la prochaine édition de Boom Fiesta, prévue pour le 31 mai à la Citadelle, seront en vente cette semaine. Ce rendez-vous musical qui réunira sur la même scène une brochette d'artistes de Maurice, Rodrigues et de la Réunion démarrera à partir de 19h30. Les invités de l'île sœur et de Rodrigues sont Joël Vigne et Édouard Doyal respectivement. Seront aussi à l'affiche, Nas T Black, Gérard Louis, Sandra Mayotte, Natty Jah, Steve Augustin, Shera, Annabelle Volbert… Les préparatifs du concert ont déjà commencé et les artistes seront, quant à eux, en répétitions à partir de ce mardi. Les billets (Rs 200 l'unité) seront en vente dans les points suivants : Les magasins Otentikk Vibes Paradize Burning, Harbour Music Shop (R-Hill et P-Louis), Neptune (Port-Louis), les magasins Solid Gold, Dodo Music (Mahébourg), Symphony (Curepipe) et Chez Popo (Trou aux Biches).

Sur les ondes nationales-Retour en douceur pour Sandra Mayotte

C'est en effet un retour en douceur sur les ondes qu'a effectué la chanteuse Sandra Mayotte. Renouant avec sa passion, un an après avoir quitté les ondes de la radio privée, Radio One, Sandra Mayotte est à nouveau au micro. Et c'est à la MBC, où elle a fait ses débuts dans le métier, qu'elle a choisi de faire son grand retour. Pour l'instant, Sandra Mayotte assure des remplacements. Les auditeurs ont, jusqu'ici pu l'entendre sur Cool FM. Il revient que de nouveaux projets sont en chantiers et marqueront le retour de Sandra Mayotte à l'écran…

Bonnto Klip-Fin du partenariat MASA/Independant Production

La Mauritius Society of Authors (MASA) met fin à son partenariat avec Independent Production, conceptrice de l'émission musicale Bonnto klip. Annonçant cette décision dans la dernière édition de sa Newsletter, la société rappelle qu'elle a contribué à un montant de Rs 148 000, durant les deux années "d'étroite collaboration" qui la liait avec la production privée. Celle-ci, nous explique Richard Hein, regrette la décision de la MASA, laquelle assurait sa collaboration par le biais des publicités durant la diffusion de l'émission et sponsorisait les deux éditions de Bonnto Klip Awards. Independant Production qui relance ses sponsors à chaque fin de trimestre, compte réitérer la collaboration de la MASA auprès de celle-ci. Quant à la probabilité que le board de la société accède à cette requête, elle est infime, puisque c'est lui qui a entériné la décision visant à couper court au partenariat avec Bonnto Klip.

Si to Kapav Vini…-Gérard Louis, sur scène en solo

Depuis qu'il a lancé son deuxième album solo, Si to Kapav Vini… Bambolé, en mars dernier, Gérard Louis sera à son premier concert promotionnel, le 10 mai prochain. Il sera sur scène à la salle Le grand bleu, à Albion. Accompagné par son orchestre, le musicien/chanteur partagera cet espace musical avec le groupe Negro Pou Lavi. Le spectacle, qui commencera à partir de 21 h, prendra fin aux petites heures du matin.


A l'école du chef Chaumoo…

Formée par le chef Feizal Chaumoo de Bake Master Co.Ltd, Martine Ah-Heng est devenue une pro du pastillage. Même que le maître reste admiratif devant les réalisations de celle qu'il a initiée à la pâtisserie et qui sculpte le sucre pour en faire des œuvres artistiques. D'ailleurs, ce n'est pas un hasard si, l'an dernier, Martine Ah-Heng a raflé le premier prix à un concours de pastillage, lequel a également vu la participation des professionnels de l'hôtellerie dans une autre catégorie. Pour ses enfants, elle se met volontiers au sucre pour créer les dernières coqueluches de bande dessinée. Aujourd'hui, la jeune femme, qui fait partie de Bake Master Co.Ltd, prête main forte au chef. Et depuis peu l'école de formation a quitté Quatre-Bornes pour s'implanter dans de nouveaux locaux à Phœnix. "Les cours dispensés n'ont pas pour autant changé", assure le chef Feizal Chaumoo. L'école dispose aussi d'un web-site: qscbmaster.com, sur lequel, les aspirants pâtissiers ou autres amateurs souhaitant se perfectionner peuvent retrouver les modules proposés. À l'issue de leur formation, les élèves de l'école participent à une évaluation interne. Spacieuse et professionnelle, la cuisine de l'école accueille une cinquantaine d'élèves. "La majorité d'entre eux recherche une formation pour démarrer une carrière à l'étranger. D'autres, veulent tout simplement se perfectionner pour le plaisir ou dans l'optique de se professionnaliser", précise Feizal Chaumoo. C'est dans ce sens, dit-il, que les cours de pâtisserie s'orientent également vers les délices traditionnels. Par ailleurs, l'école de Phœnix propose à ses élèves un stage dans le cadre d'un projet annexe.

Bavarois au café et à la vanille

Ingrédients: 250 ml de lait (liquide), 3 jaunes d'œuf, 75 g de sucre, 1 c.à café d'essence de vanille, 11 g de gélatine (agar agar), 45 ml d'eau glacée, 1 c. à soupe de sirop de café, 300 ml de crème montée. Un disque de génoise. Coulis de pêche pour la décoration (Voir préparation plus loin).

Préparation: Commencez d'abord à préparer une crème anglaise. Mettez les jaunes d'œuf et le sucre dans un saladier. Fouettez à la main jusqu'à ce que le mélange blanchisse, devienne homogène et augmente en volume. Ajoutez la vanille. Entre-temps, mettez la gélatine dans l'eau glacée. Elle se cristallisera au bout de 5 minutes. Faites bouillir le lait dans une casserole, sur feu moyen. Attention, le lait ne doit pas atteindre l'ébullition. Le liquide est prêt lorsqu'il commence à frémir et que de petites bulles apparaissent sur la paroi. Versez le lait sur le mélange sucre/œufs. Mélangez, délicatement, au fur et à mesure que vous incorporez le liquide. À la fin de l'opération, transvasez le mélange dans un autre saladier. Incorporez la gélatine et mélangez. Portez cette préparation sur feu doux. Remuez, délicatement. Retirez du feu. Transvasez la crème anglaise dans un saladier et laissez refroidir. Montez la crème fraîche en chantilly. Incorporez peu à peu, la crème montée à la crème anglaise. Mélangez délicatement. Pour faciliter l'étape qui suit, utilisez un petit broc ou un récipient à bec. Versez une partie de la crème vanillée dans un broc. Puis remplissez vos moules à hauteur de 3/4. Mettez-les au réfrigérateur pendant une vingtaine de minutes. Formez: à l'aide d'un emporte-pièce ou un petit verre, des cercles à partir du disque de génoise. Ajoutez le sirop de café dans la crème restante. Mélangez et versez dans un broc. Retirez la crème vanillée, du réfrigérateur. Placez les disques sur la crème, dans chaque moule. Le disque s'enfoncera. Versez la crème au café sur la première base et réservez pendant plusieurs heures: ou au maximum une nuit au réfrigérateur. Démoulez. Dressez sur une assiette et décorez avec un coulis de pêche et des copeaux de chocolat.

Conseil du chef:

- La préparation de la crème anglaise requiert de la rapidité et beaucoup de délicatesse dans les gestes. Soyez vigilant lorsque vous la portez sur le feu. Elle risque de coaguler, due à la présence des jaunes d'œufs dans la préparation. Pour savoir si elle est prête, faites une ligne, avec votre doigt, sur la spatule enduite de crème. Si les deux côtés ne s'imprègnent pas, c'est que la crème est prête.

- Il n'est pas nécessaire, ici, de passer la gélatine au bain marie avant de l'incorporer dans la crème anglaise, puisqu'elle est plus ou moins chaude au moment de cette étape.

-Vous pouvez utiliser le moule de votre choix, en matière de forme et de dimension. Cependant, découpez les disques de génoise en fonction de la taille du moule.

-Pour faire le coulis de pêche, mélangez une cuillère à soupe de confitures d'abricot et de pêche respectivement, détendez avec un peu de jus d'abricot.

-Vous pouvez agrémenter votre bavarois au parfum et fruits de votre choix

Note: Pour la recette de la génoise, veuillez consulter nos précédentes éditions



m a g a z i n e WEEK-END --- dimanche 27 avril 2008