De par son potentiel, Maurice est susceptible d'être un
centre d'activité de la Finance islamique en Afrique a
estimé, mardi, Dato Ahmad Abdur Rahman, directeur exécutif
du First International Consulting Services de la Malaisie. Il
intervenait au Domaine les Pailles en présence, notamment,
de l'ancien président de la République, M. Cassam
Uteem, à l'ouverture de l'Islamic Finance Week.
L'expert malaisien, qui a aidé la Banque de Maurice à
la préparation du cadre indicatif pour le démarrage
d'opérations de financement islamique localement a énuméré
les divers atouts du pays : un secteur financier bien régi;
un Judiciaire fort et indépendant; un système légal
approprié; des institutions démocratiques et une
destination financière solide et sécurisée.
En sus, il rappelle que Maurice fait partie de l'Afrique, "un
continent qui compte un tiers des 1.6 milliards de musulmans du
monde". Ce qui, déclare M. Abdur Rahman,
"représente un marché potentiel énorme".
Pour sa part, M. Vaughan Heberden, Chief Executive Officer Designate
de CIM Financial Group devait rappeler la très forte croissance
de la finance islamique ces vingt-cinq dernières années
et qui représente, à ce jour, un marché captif
de plus de US $ 500 milliards.
Pour l'intervenant, au-delà des seuls adhérents
à l'Islam, les préceptes éthiques qui régissent
la finance islamique sont susceptibles d'être tout aussi
bien d'intérêt pour le monde des affaires, en général.
M. Heberden estime ainsi que les institutions financières
existantes de Maurice devraient s'enquérir de ce qu'elles
peuvent apprendre de la finance islamique.
M. Najmul Hussein Rassool, Chief Executive de International Islamic
Finance Services Ltd, organisatrice de cette Islamic Finance Week,
a, quant à lui, estimé qu'il est du ressort du secteur
privé de concrétiser la mise sur pied d'institutions
de financement islamique maintenant que les autorités ont
créé l'environnement approprié à cette
fin.
M. Rassool qui a aussi rappelé que la finance islamique
traite de l'ensemble des modes de financement devait évoquer
le projet de son entreprise de créer des fonds de micro-finance
islamiques dans un souci de combattre la pauvreté.
Les trois experts malaisiens qui ont assuré l'animation
étendue sur quatre jours lors de cette Semaine de la Finance
Islamique ont, dans le passé, réalisé des
tâches semblables ailleurs dans le monde dont à Dubaï,
en Thailande, en Indonésie, à Singapour et au Sri
Lanka.