s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 13 avril 2008



  Quand la baisse du pouvoir d'achat chamboule le mode alimentaire - La vie chère, un plat indigeste…
  Formation - L'Empowerment Programme multiplie les initiatives
  Énergie - Les ampoules "économiques" à la conquête des foyers
  Rapport : - L'ODEROI analyse la situation des ados de la région
  Brèves
  Face au "ralativisme des valeurs" - La CEDOI insiste sur l'éthique et la conscience morale
  Les propriétaires de petites pharmacies: - "Ce sont les grossistes qui fixent et apposent les prix sur les boîtes"
  Sir Howard Davies, Directeur de la LSE, à Maurice
  Nomination - Armoogum Parsuramen nommé secrétaire de la Conférence et du Conseil Exécutif de l'UNESCO
  Bureautique - Nouveaux logiciels de sécurisation et de gestion de Microsoft


Quand la baisse du pouvoir d'achat chamboule le mode alimentaire

La vie chère, un plat indigeste…

Niven: "Je suis de la classe moyenne, mais aujourd'hui… mo fer diri frir san krevet. La flambée des prix a eu des répercussions sur mon pouvoir d'achat." Niven est loin d'être le seul à revoir la liste des commissions de fin de mois. La crise alimentaire dans certains pays et la baisse du pouvoir d'achat à travers le monde, sont une préoccupation d'actualité et Maurice n'échappant pas aux affres de la vie chère, des foyers ont déjà commencé à modifier leur mode alimentaire. Premila, machiniste, ne donne plus de céréales à ses enfants. Richard, spécialiste du dallage, qui achetait 40 livres de riz mensuellement, n'en achète que 20 maintenant… WK

Niven possède une 4x4. Lorsqu'il rentre du travail, c'est devant sa maison, dont il est propriétaire qu'il gare son véhicule. Mais, il lui arrive souvent de le sortir, aussitôt, pour passer prendre ses deux enfants; collégiens dans des institutions réputées, chez le professeur de leçons particulières. Enseignant, Niven compte 31 années de service. Son épouse, elle, est Executive Officer dans la fonction publique. Aux yeux de son entourage, tout va bien pour Niven et il fait partie de la classe moyenne. Sa carrière bien établie lui confère ce statut social. Pourtant, confie Niven, le prix à payer pour maintenir ce niveau de vie- qui n'a rien de farfelue et qui fait de l'éducation des deux enfants une priorité-, porte le nom de… sacrifice. "Je suis de la classe moyenne, soupire Niven, mais aujourd'hui mo fer diri frir san krevet." Cette confidence en dit long. Il y a quelques années à peine, Niven offrait des sorties au restaurant, entre autres, à sa famille. Depuis, ce plaisir serait quasiment un luxe. En ce temps-là, pourtant, son salaire était légèrement inférieur, à celui qu'il perçoit actuellement, soit Rs 17 000. D'ailleurs, selon le Central Statistics Office (CSO), entre 2001/02 et 2006/07, il n'y a pas eu de changement significatif au niveau des salaires. "Et le salaire d'un enseignant d'Etat reste dérisoire, lâche-t-il avant d'ajouter, la flambée des prix au supermarché et ailleurs, a eu des répercussions sur mon pouvoir d'achat. Mon niveau de vie a considérablement changé." Le salaire combiné de son couple, fait un peu moins de Rs 30 000. Un chiffre qui serait sans aucun doute, non négligeable, pour les 8.0% des foyers qui, toujours selon le CSO, vivraient en dessous du seuil de pauvreté en 2006/07. Mais, avec, d'une part, la vie chère et d'autre part, les factures qui enflent, inévitablement, Niven rappelle que son salaire n'a pas pour autant pris l'ascenseur! Ainsi, à l'instar de nombreux foyers de la catégorie dite de la classe moyenne, celui de Niven a dû revoir ses dépenses et contrôler son porte-monnaie devant la courbe ascendante des prix de denrées alimentaires.

"Si soulyé zenfan kassé, ki mo bizin asté enn lot per, mo pran zis 20 liv diri"

Le contenu des réfrigérateurs et placards des cuisines est, dans le contexte de la vie chère, significatif. "Si soulyé zenfan kassé, ki mo bizin asté enn lot per, mo pran zis 20 liv diri", confie Premila, 35 ans, machiniste dans une usine de textile. Le riz est loin d'être le seul aliment de base que Premila est contrainte de diminuer quand elle se rend au supermarché. D'ailleurs, tout comme Niven, et bien d'autres foyers, Premila concède qu'elle fait ses achats "là kot éna promosyo". La jeune femme, qui est mère de deux enfants et qui devrait accoucher dans les jours qui viennent, confie qu'elle n'achète plus de céréales pour ses enfants. Le salaire de Premila est de Rs 5 200 : sans heures supplémentaires. Celui de son époux, Rs 6 500: sans heures supplémentaires. Il y a deux ans, lorsque ce dernier travaillait pour le compte d'une usine, il percevait Rs 700 par semaine! "Puis, il s'est retrouvé au chômage pendant 4 mois", raconte Premila. Si son foyer, dit-elle, "arrive à joindre les deux bouts, c'est d'abord au détriment de la nourriture". Et si elle doit s'acquitter d'un achat obligatoire pour un de ses enfants: "mo bizin pa paye enn bill lerla", dit-elle. De son côté, loin de plaisanter, lorsqu'il confie qu'il n'agrémente plus le riz frit de crevettes, Niven explique aussi que l'assiette familiale ne comprend du poisson que deux fois par mois. "Avant, c'était tous les samedis!", se désole Niven. La viande est aussi rationnée. Ailleurs, chez Richard, 39 ans, les 5 bouteilles d'huile achetées à la fin du mois sont passées à 3, 1 boîte de lait au lieu de 3 et 25 livres de riz au lieu de 40! "Toutes les denrées de bases ne cessent d'augmenter", déplore-t-il. Conséquence: il est obligé de réduire les produits de nécessité. "Pour remplacer le riz, on se rabat sur les mines, du pain. Quoi faire? Mon pouvoir d'achat ne cesse de baisser!", souligne Richard. Licencié il y a peu, ce dernier, spécialiste du dallage, ne compte actuellement que sur une partie de son indemnisation : soit Rs 60 000 de Rs 290 000 et de menus travaux de maçonnerie. "Je ne sais si je retrouverai très vite du travail. Et si ce n'est pas le cas, je ne sais comment je me débrouillerai." Tony, 39 ans également, ne peut plus remplir le caddie, comme il le faisait il n'y a pas longtemps. Son cas est différent des autres. Suite à un accident de travail (Voir encadré), il est gravement blessé à l'oeil droit. Remercié par la compagnie où il a exercé en tant qu'opérateur pendant 17 ans, Tony est aujourd'hui invalide et donc au chômage. Si dans un passé pas trop lointain, sa famille et lui "vivaient à l'aise" grâce à son salaire global de Rs 14 000 et les profits que faisait son épouse en vendant des vêtements, désormais, la réalité est tout autre. L'aide sociale qu'il perçoit sert à rembourser l'emprunt qu'il a contracté pour construire sa maison. "Ma femme vient de me dire qu'il ne nous reste plus grand-chose. En ouvrant mon porte-monnaie, je me suis aperçu qu'il ne me reste que Rs 200. Quoi acheter avec ça?", se demande Tony.

"Nous passions des week-ends à la mer. Nous fêtions les anniversaires au restaurant. Nous avions souvent des habits neufs. Aster la, ser ceintir"

Comme l'indique CSO, les dépenses mensuelles, en moyenne, des foyers sont passées à Rs 15 188 en 2006/07. Et près de 30% sont consacrées à la nourriture. 15.2% vont aux frais de transport et 9.8% aux factures d'électricité, eau… Mais de plus en plus de foyers, doivent aussi déduire le remboursement des prêts de leurs salaires. Et pour plusieurs d'entre eux, celui-ci absorbe une grosse partie de leur salaire. Ce qui a pour effet direct, une baisse dans leur pouvoir d'achat. "La construction de la maison a été une des meilleures choses que j'ai entreprise", confie Tony. Alors, en bonne santé et prévoyant, il contracte un loan et s'acquitte d'un remboursement mensuel de Rs 7 000. Accumulant les shifts et heures supplémentaires, il réunit suffisamment d'argent pour payer la garderie et les frais impliquant la scolarité de ses deux enfants, soit Rs 1 800. "Je déboursais Rs 2 000 chaque trois mois pour le servicing de ma moto et Rs 500 mensuellement pour l'entretenir." Les factures courantes ne posent pas problèmes. Les sorties en famille sont alors permises. "Nous passions des week-ends à la mer. Nous fêtions les anniversaires au restaurant. Nous avions souvent des habits neufs. Aster la, ser ceintir. Je rêvais même d'emmener ma famille à Rodrigues. Ce ne sera pas possible", confie pour sa part Niven. La dernière sortie en famille, dit-il, remonte à 7 mois de cela. L'enseignant est lui aussi pris dans la spirale des emprunts. Notamment deux loans pour la construction de sa maison et les frais d'examens de ses enfants en SC et HSC respectivement. Et ce dernier de dresser la liste des dépenses : "Rs 8 000 pour le loan de la maison, un remboursement de Rs 20 000 pour les examens, Rs 7 000 pour les factures et les leçons, Rs 5 000 pour les commissions, Rs 12 000 annuellement pour l'assurance de mon véhicule, Rs 8 000 pour le fitness…"

Aux yeux de la société, il faut faire face, rester digne

De son côté, chaque mois, Premila rembourse (Rs 4 800) l'emprunt qui a servi à l'achat de son logement, puis il y a les factures à Rs 700, le panier à Rs 2 500, la même somme pour les leçons et dépenses scolaires de sa fille aînée, Rs 2 000 pour la maternelle et autres dépenses pour son benjamin. "Faire des économies? Impossible", dit-elle. Et quand le bébé viendra, Premila, assure qu'elle s'en sortira. Pour assurer son budget: factures, Rs 1 800, alimentation, Rs 4 000, leçons particulières, Rs 4 000, loan, Rs 2 000, loyer, Rs 2 500… Richard, concède qu'il lui faut "travailler 7 jours sur 7!" Lorsqu'il était encore employé dans son ancienne compagnie, il arrivait a s'en sortir en combinant son salaire et celui (Rs 3 000) de son épouse. Sortir en famille? Un plaisir qui n'est pas toujours au programme pour Richard. "Je cède ce loisir à ma femme et mes enfants", dit-il. La dernière fois que Premila a passé un moment agréable en dehors de chez elle, remonte à décembre 2006. "L'année où ma soeur s'est mariée." Depuis, plus de sortie. "Quand ce ne sont pas des membres de ma famille qui sont concernés je ne vais pas aux mariages. Cela représente trop de dépense", confie Niven. Mais aux yeux de la société, "il faut faire face", c'est-à-dire rester digne, "bien recevoir ses proches chez soi, lorsqu'ils… s'invitent". Mais, ne plus mener le même train de vie, peut aussi affecter le moral, voire développer de nouveaux complexes. "Voir mes voisins rentrer du travail les après-midis, alors que moi je reste à la maison, ne plus assumer mon rôle de père est difficile à accepter. Ne plus pouvoir payer mes factures à temps, m'agace! Il y a 6 mois je n'avais pas de cheveux blancs…" explique Tony.

*Les prénoms ont été modifiés


Planter chez soi, une solution viable

"La hausse des prix des aliments de base est inévitable." Eric Mangar, directeur du Mouvement de l'Autosuffisance Alimentaire, est catégorique. La production céréalière au niveau mondiale a chuté et les prix flambent. Le prix du pétrole et du gaz suit la tendance. L'urgence alimentaire, dans des pays africains, la crise alimentaire touchant d'autres États, la baisse du pouvoir d'achat en Europe et un peu partout ailleurs… auront des répercussions sur notre mode de consommation. Dans un contexte où la vie chère a déjà modifié les habitudes alimentaires dans certains foyers, lesquels dépendent des produits importés, que faire pour ne pas souffrir d'une carence en protéine etc… et pour renouer avec un mode alimentaire normal? Abordant la question d'un point de vue micro-économique: où les foyers sont appelés à développer l'autosuffisance alimentaire, Eric Mangar, également agronome de formation, propose une solution qui parait, à priori, simple. Eric Mangar, encourage la culture de légumes et autres tubercules, voire le maïs chez soi. Trouver et aménager de l'espace pour cela est toujours possible. Planter en pot, quand il n'y a pas d'autres solutions est envisageable. Et s'ils sont encadrés, les foyers les plus vulnérables peuvent aussi s'y mettre. Dans cette conjoncture plutôt alarmiste, les familles les plus touchées par la vie chère, dit-il "doivent impérativement revoir leur mode alimentaire."


Tony: un accident bouleverse sa vie

En attente d'une aide financière pour se faire opérer en Afrique du Sud, Tony risque de perdre totalement son oeil droit. Victime d'un accident de travail en juillet 2006, Tony manipulait un produit dangereux lorsque celui-ci a atteint son oeil. "J'ai travaillé au sein de cette compagnie pendant 17 ans et elle ne nous a jamais pourvus en équipement de protection!" déplore le jeune père de famille. À l'hôpital de Moka où il est traité, le médecin décèle une grave infection qui affecte sa vue. "La rétine avait décollé!" Avec l'appui de ses proches et le fonds d'aide médicale de la Santé, il se rend dans un service hospitalier spécialisé, en Afrique du Sud, où il est opéré. Le chirurgien place de la silicone dans l'oeil pour lui donner une meilleure apparence. Mais au bout d'une certaine période, ce corps étranger doit être enlevé. Tony qui est rentré à Maurice, recommence à travailler. La compagnie qui entretemps a été traduite devant la Cour industrielle, a revu ses normes et a été sommée de verser quelque Rs 30 000 à Tony. "Mais, une partie de cet argent a été réunie par les employés, car la compagnie ne m'a donné que Rs 20 000. Aujourd'hui encore, je lui rembourse l'argent qu'elle a dû m'avancer!" Remercié, Tony s'est saisi de la justice pour réclamer réparation. Entretemps, une partie du siliconne a été enlevée de l'oeil droit. Toutefois, dans l'incapacité de poursuivre l'opération, les médecins auraient conseillé à Tony de se rendre à nouveau en Afrique du Sud. Mais l'argent fait défaut. Le temps passe et l'oeil malade a donné lieu à la formation d'un glaucome. Chaque mouvement du corps provoque une douleur intenable et la maladie a mobilisé Tony. Dépendant d'une pension d'invalidité, Tony a dû compter sur la solidarité de ses anciennes collègues pendant plusieurs mois pour nourrir sa famille. En attendant que le Fonds Solidarité Nationale lui vienne en aide, pour qu'il puisse se rendre en Afrique du Sud, Tony ne peut que se replier sur sa souffrance…


Formation

L'Empowerment Programme multiplie les initiatives

Un an et demi après sa création, le Steering Committee de l'Empowerment Programme (EP) étudie actuellement la mise en place d'une structure capable de répondre plus rapidement aux exigences du temps et de l'envergure de l'EP.

La nouvelle structure, qui sera "légère et flexible", permettra, selon le président du Steering Committee, Jean Claude de l'Estrac, à l'EP de se doter d'un staff pour assurer la coordination de ses projets sur le terrain. La structure devra aussi disposer d'un système de monitoring des projets qui permettra de prendre des actions correctives promptement. L'EP souhaite multiplier ses initiatives pour atteindre encore plus de gens qui veulent se mettre debout et mieux vulgariser l'assistance financière aux Petites et moyennes entreprises (PME). C'est ce qui résume les principaux objectifs que s'est fixés l'EP, après un bilan de son parcours sur les 18 derniers mois. Bilan que Jean Claude de l'Estrac qualifie de "tangible".

Le programme de Placement et Formation dans les entreprises - composant essentiel de l'EP - est celui qui a connu le plus de succès, soutient Jean Claude de l'Estrac. Un an et demi après la mise en place de l'EP, le nombre de chômeurs placés s'élève à 3 431. Plus de 10 000 chômeurs se sont inscrits, à travers le site internet www. myjob. mu, sur la plateforme Empowerment Programme Interactive Platform (EPIP) et une soixantaine d'employeurs ont fait une requête d'enregistrement. L'EP espère que d'ici à la fin de l'année le nombre de chômeurs placés se chiffrera à 4 000.

L'EP a par ailleurs lancé un "call for expression of interest" pour l'organisation de "life skill training", qui a été identifié comme un composant essentiel du programme "Placement et Formation". Un appel de candidature a également été lancé pour l'évaluation des résultats de ce programme. L'EP travaille en outre sur la création d'un Job Fair Centre, qui réunira sous un même toit tous les services essentiels.

Au niveau de l'assistance aux PME, l'EP a approuvé à ce jour six projets visant à améliorer la compétitivité et le potentiel d'exportation des PME. 248 entreprises - textile et l'habillement, menuiserie, artisanat, bijouterie, mécanique et imprimerie - seraient concernées par ces projets.

Jean Claude de l'Estrac fait ressortir que si le financement n'est pas le seul facteur pour augmenter les chances de réussite des PME, la difficulté rencontrée jusqu'ici selon l'EP a été le suivi des recommandations suite aux interventions des consultants, et la réalisation des actions prévues sous chacun des projets. Dans cette optique, afin d'assurer un soutien technique, l'EP va prochainement lancer un "call for proposal", visant la création d'un Business Development Service (BDS). L'EP souhaite également que les deux plans de financement en ligne avec l'assistance financière proposée à travers la Development Bank of Mauritius (DBM) - le Booster Loan Scheme et le Equity-Quasi-Equity Financing Scheme - soient mieux vulgarisés.

Par ailleurs, l'EP compte 561 femmes chômeurs ou licenciées dans un emploi qui ont à ce jour rejoint le programme de formations ou les projets d'entreprises. L'EP projette la mise en place d'un plan de financement dédié aux projets d'entreprises des groupes de femmes aussi bien que le développement d'un package pour faciliter leur insertion professionnelle. Le village intégré prévu pour 200 familles démunies, qui sera construit à Bambous, accueillera les premières 75 familles d'ici à la fin de 2008, assure l'EP. Et dans le but d'aider ces familles à réussir leur intégration sociale et économique, un programme de formation pour les parents ainsi que les enfants est en voie d'élaboration avec la participation des bénéficiaires et des Ong qui encadrent ces familles.

Outre le village touristique en chantier à Belle Mare pour permette aux PME d'accéder au marché touristique, l'EP finaliserait les procédures d'acquisition du site pour un deuxième village à Bambous, et envisage l'identification d'autres sites. Un appel à candidatures a également été lancé pour l'évaluation des résultats de l'EP et l'institution des enquêtes sur le terrain.

En vue de démontrer que le programme a fait, depuis 18 mois maintenant, ses preuves et donné des résultats qui suscitent l'intérêt du public, l'EP fait circuler, à travers les principaux hebdomadaires ce week-end (Week-End, Défi Plus et 5 Plus) quelque 200 000 copies du bilan comprenant les objectifs et réalisations de leurs différents programmes. Des formulaires d'application sont également disponibles dans ces trois hebdomadaires.


Énergie

Les ampoules "économiques" à la conquête des foyers

Comment réduire notre consommation en matière d'énergie ? Comment réduire notre facture d'électricité mensuellement et en même temps diminuer la dépendance sur les énergies fossiles ? Le Central Electricity Board (CEB) a trouvé en partie la formule en attendant une véritable politique en matière d'énergie renouvelable. Celle de rendre les lampes "économiques" plus accessibles aux foyers. Ainsi, un million d'ampoules dites économiques et également connues comme la Compact Fluorescent Lamp (CFL) seront mises en vente à moitié prix - Rs 15 et Rs 20 - sur les comptoirs du CEB. En échange les consommateurs devront se séparer de leurs vieilles ampoules traditionnelles. A terme, les autorités n'écartent pas la possibilité de bannir les ampoules traditionnelles du marché.

Les ampoules dites économiques à cause de leur faible consommation d'énergie sont disponibles sur le marché local depuis plus de 10 ans. Mais jusqu'ici, très peu de familles ou foyers ont trouvé un quelconque intérêt de s'en équiper. Un peu comme les chauffe eaux solaires - seulement 15 000 de familles sont dotées d'un chauffe-eau solaire à ce jour, représentant 4% de 350 000 foyers, le prix n'est pas si accessible à tout le monde, lorsqu'on sait que l'on peut toujours se procurer une ampoule "ordinaire" à moins de la moitié du prix d'une lampe économique. Dans les supermarchés, une CFL de 25 ou 40 watt peut coûter jusqu'à Rs 125. Alors qu'un "globe", comme on le dit dans le langage courant, peut coûter entre Rs 25 et Rs 40.

Pourtant, une dernière étude conduite par le CEB indique que les 325 000 familles abonnées au CEB sont équipées d'une moyenne de 15 ampoules par maison. Et il y a à peine une maison sur cinq qui est équipée d'une ou deux ampoules économiques. Théoriquement, pour que le pays passe totalement au CFL, il lui faudrait au moins 5 millions d'ampoules, cela tenant en compte que sa lifetime est de quatre à cinq fois supérieure à celle d'une ampoule ordinaire. C'est à dire qu'une ampoule économique peut durer plus de deux ans et selon les études effectuées, une ampoule peut permettre à un abonné d'économiser entre Rs 5 et Rs 15 sur sa facture mensuelle, cela dépendant bien entendu de son mode de consommation.

Pour le CEB, la décision de commercialiser ces ampoules est une suite logique à la campagne d'energy saving lancé au début de l'année en distribuant des ampoules économiques dans les écoles. "Nous avons distribué 5000 ampoules dans les écoles. Le but est justement de conscientiser la population à partir de la source. Les écoles sont un des moyens sûrs d'atteindre les résultats sur le long terme", déclare Patrick Assirvaden, président du Conseil d'administration du CEB.

Ainsi, un premier exercice d'appel d'offres a été lancé pour faire l'acquisition de 300 000 ampoules. Les premières seront disponibles sur les 40 comptoirs du CEB à partir de juillet. "Si tout se passe comme nous le souhaitons, ce sera une réalité en juillet. Je dois aussi dire que notre objectif est d'atteindre les 1 million d'ampoules. Nous ne voulons pas nous substituer aux commerçants ou faire du business, car ces ampoules seront subventionnées et vendues à 50% de leur cost price", précise-t-il.

Selon les indications obtenues, le prix d'une ampoule économique devrait ainsi coûter entre Rs 15 et Rs 20. Cependant, le CEB compte imposer une condition. Ceux qui bénéficieront d'une ampoule économique à prix réduit devront absolument prouver qu'ils acceptent de remplacer une de leurs vieilles ampoules. Ils devront ainsi remettre la vieille ampoule au CEB pour obtenir une autre "économique" et à un prix réduit. "C'est une façon pour nous de nous assurer que la tendance évolue vers les ampoules économiques et que les gens comprennent aussi l'objectif et le résultat recherché", explique Patrick Assirvaden.

Le CEB, il faut le dire, s'est essentiellement inspiré du modèle réunionnais pour lancer cette campagne. L'île de la Réunion a déjà écoulé 750 000 unités économiques sur le marché. C'est une action qui a fait école un peu partout à travers le monde, notamment en Europe et aux Etats-Unis en passant par l'Australie. Le CEB vise encore plus loin à travers cette action qui, en effet, peut lui valoir l'accès aux Carbon Credits (fonds à la Banque mondiale) mis à la disposition de projets innovateurs et favorisant la réduction des gaz à effet de serre sous le Clean Development Mechanism (CDM) du Protocole de Kyoto. Il s'est offert les services d'un expert, qui a déjà travaillé sur le même projet en Afrique du Sud, pour l'épauler dans cette démarche.

Selon l'étude réalisée par le CEB, l'objectif d'équiper les foyers locaux de 1 million d'ampoules peut potentiellement lui permettre de réduire la demande en électricité entre 12MW à 15MW aux heures de pointes. "Ce qui nous permettrait d'éviter de mettre en opération la station de Nicolay, qui est mise en opération pour répondre à une demande croissante pendant la période de pointe. Cela nous coûte énormément parce qu'elle utilise le gaz pour produire de l'électricité", fait ressortir Patrick Assirvaden.

Ce qui est également réconfortant, c'est que le CEB semble avoir compris que l'heure est de passer à l'action après tant d'années gaspillées dans des discours creux et de déclarations d'intention. Gageons que c'est une action qui en appellera d'autres dans l'optique d'une révision de notre mode de consommation et de faire de l'île Maurice une île durable.


Economique, mais aussi recyclable

Les ampoules les plus couramment utilisées (ampoules à incandescence) sont très gourmandes en matière d'énergie. 95% de l'énergie qu'elles consomment est transformée en chaleur et seulement 5% en lumière. Les études confirment qu'une "bonne" ampoule économique peut avoir une durée de vie de 5 à 10 ans et consomme, à l'usage, 5 fois moins d'énergie qu'une ampoule classique. Bien que les ampoules "basse consommation" soient un peu plus chères à l'achat et que leur fabrication requiert environ 5 fois plus d'énergie que pour les ampoules classiques, elles restent nettement plus économiques. Les lampes économiques contiennent cependant une petite quantité de mercure, c'est pourquoi elles font partie des petits déchets dangereux. Dans les pays d'Europe et ceux qui oeuvre en faveur de l'utilisation des ampoules économiques, des programmes ont été mis en place pour développer des filières de recyclage. A titre d'exemple, en Belgique, des parcs à containers ont été mis en place pour reprendre gratuitement les ampoules économiques usagées, cela afin de les recycler à l'aide d'une taxe intégrée dans le prix d'achat de l'ampoule. La pollution engendrée par le mercure reste cependant nettement inférieure par rapport aux économies d'énergie réalisées par les lampes économiques. De plus, les quantités de mercure présentes dans les ampoules économiques diminuent de plus en plus. Et ceci est en accord avec les normes européennes visant à réguler et réduire la quantité de substances dangereuses.


Rapport :

L'ODEROI analyse la situation des ados de la région

"En 2005, la région de l'océan Indien, qui regroupe les Comores, Madagascar, Maurice, la Réunion et les Seychelles, comptait 4,8 millions d'adolescents âgés de 10 à 19 ans, ce qui représente 22,5 pour cent de la population totale. Les Nations Unies estiment que leur nombre passera à 7,2 millions en 2025. Cet accroissement rapide de la population juvénile, typique des pays dits en développement, constitue un véritable défi sur le plan de la gouvernance." Avec un tel constat, il était impératif de faire un état des lieux sur la situation des plus de 10 ans et moins de 20 ans dans chaque pays de la région. D'où le rapport : Les Adolescents dans l'Océan Indien, Nouveaux Contexte, Nouveaux Enjeux, réalisé par l'Observatoire des Droits de l'Enfant de la Région Océan Indien (ODEROI) et lancé hier matin. Ce rapport succède à un premier document du même genre axé sur les enfants. Et si celui-ci a servi d'appui pour l'élaboration d'un plan d'action sur la violence scolaire, à Maurice aussi bien qu'aux Comores et à Madagascar, les décideurs ont revu la législation pour renforcer la protection des enfants, il est attendu que ce présent rapport serve de base à d'autres stratégies pour promouvoir le développement des adolescents. "En somme "ce rapport vise donc à dresser un portrait global et tout en nuances de la situation actuelle des adolescents dans la région de l'océan Indien, afin d'identifier les besoins spécifiques des différents sous-groupes."

S'agissant de Maurice, plusieurs points soulevés dans les recommandations sont loin d'être nouveaux. "Mais, explique Mariam Gopaul de l'ODEROI, ce rapport peut servir de rappel et référence aux autorités. Des adolescents qui se sont exprimés, ont relevé que certains événements les dépassent et qu'il faudrait agir avant qu'il ne soit trop tard. À titre d'exemple, ils ont expliqué à quel point les filles sont marginalisées et critiquées si elles n'ont pas de rapport sexuel précoce. Donc, l'introduction de l'éducation sexuelle à l'école est un plaidoyer, qui n'est certes pas nouveau, mais qui doit être rappelé." D'autant que le rapport souligne : "La prévalence de l'infection est faible dans la région, puisque moins de 1 pour cent de la population est touché, mais sa progression est jugée alarmante et la prévalence d'IST classique y est élevée, notamment à Madagascar. Enfin, si les adolescents connaissent l'existence du VIH/SIDA, ils ignorent souvent les modes de transmission du virus."

Et concernant l'école, Maurice est appelé à "améliorer la qualité de l'enseignement primaire et secondaire, mettre en place des programmes de rattrapage pour les adolescents déscolarisés/en difficulté, renforcer la formation initiale et permanente des enseignants, formaliser l'usage de la langue d'enseignement, revoir la place de l'enseignement technique et professionnel…" Par ailleurs, Mariam Gopaul, qui souligne le concept de peer councelors introduit dans les écoles aux Seychelles, est d'avis que Maurice gagnerait à réadapter certaines bonnes pratiques mises en place ailleurs.

Au chapitre de la toxicomanie, le rapport de l'ODEROI attire l'attention sur l'ampleur de la consommation de la drogue par des adolescents des pays de la région.

Ce rapport, détaillé, aborde plusieurs chapitres et se distingue par la qualité et la quantité de ses données.


Brèves

GPTU-Educators' Council : des contre-propositions soumises cette semaine

En marge de l'implémentation d'un conseil des enseignants, la General Purpose Teachers' Union (GPTU) soumettra ses contre-propositions au ministère de l'Éducation cette semaine. Longtemps attendu par les enseignants du primaire, ce conseil pourra, entre autres, agir indépendamment - mais en collaboration - du ministère de l'Éducation dans certains cas. Avec l'introduction de ce conseil, un code d'éthique devrait être établi à l'intention des enseignants. Le conseil des enseignants sera aussi en mesure d'appliquer des sanctions en cas de faute professionnelle.

Grève à la rentrée scolaire-Le secondaire privé se mobilise

Cette semaine sera déterminante pour le secondaire privé. Les établissements dont les responsables sont regroupés au sein de la Fédération des Collèges Privés entreront, selon toute probabilité, en grève à la rentrée du deuxième trimestre. Et c'est au cours des jours à venir que les managers du privé rencontreront les représentants des étudiants aussi bien que les membres des associations de parents d'élèves pour définir la marche à suivre.

À ce stade, tout porte à croire que la fédération ne reculera pas devant la décision annoncée il y a un peu plus d'une semaine. Même que la Union of Secondary Education Employees s'est jointe à la fédération pour appuyer sa démarche : pousser le ministre de l'Education, Dharam Gokhool, à la démission. Ce départ a en effet été réclamé par la fédération, laquelle est d'avis que le ministre Gokhool n'a pas su gérer la situation chaotique durant les pluies torrentielles le 26 mars dernier, après avoir décidé de maintenir les écoles ouvertes.

Par ailleurs, la discipline étant un dossier préoccupant dans le secondaire, les responsables de collèges de la fédération du privé seront en atelier de travail du 15 au 16 prochain. Cet atelier sera animé par des experts étrangers.

ZEP - Port-Louis-Le Cercle Père Laval organise une marche le 4 mai

Craignant que le secteur privé, partenaire du ministère de l'Éducation pour le développement des écoles de la Zone d'Éducation Prioritaire (ZEP), ne se retire de l'école Renganaden Seeneevassen de Cassis et voulant revaloriser les écoles des régions de Port-Louis tombant sous cette catégorie, le Cercle Père Laval mobilise les parents concernés le 4 mai prochain. Une marche est prévue et démarrera devant l'école Renganaden Seeneevassen à 10h45.

Cette initiative, explique Joseph Drack, secrétaire du Cercle Père Laval, découle d'une réflexion sur la performance des élèves de la ZEP et de leur encadrement pédagogique. À l'issue de la mobilisation, des propositions seront soumises au ministère de l'Éducation pour améliorer l'environnement académique dans les établissements concernés.


Face au "ralativisme des valeurs"

La CEDOI insiste sur l'éthique et la conscience morale

Face au "ralativisme des valeurs", les évêques de la Conférence épiscoplae de l'océan Indien (CEDOI) insistent sur l'éthique et la conscience morale. Ces responsables catholiques des églises locales de la Réunion, des Seychelles, de Maurice, de Rodrigues et des Comores ont clôturé, mercredi au Foyer de l'Unité à Souillac, leur XXIIe Assemblée en présence du Nonce apostolique pour la région, Mgr Augustine Kasujja.

Mgr Gilbert Aubry, évêque de Saint-Denis, île de la Réunion, évoque ce qu'il estime être "l'effacement de la conscience morale" en divers domaines d'engagement, notamment, en politique. Citant les récentes élections à la Réunion, il s'élève contre l'affirmation à l'effet qu'en politique "se sont les résultats qui comptent". Quitte, pour cela, dit-il à "demander tout et son contraire".

Or, affirme l'évêque réunionnais, le débat politique doit s'opérer "dans la clarté en fonction du bien commun". Si, explique en substance, Gilbert Aubry, l'Eglise n'a pas à se substituer aux partis et à s'immiscer dans la politique politicienne, elle se sent concernée par la politique dans son sens noble.

C'est à ce niveau, explique-il, que l'Eglise est intervenue à la Réunion en publiant un document relatif à l'éthique en politique. "Il y a nécessité, déclare Mgr Aubry, d'un contrat avant les élections contre l'incohérence et la rupture morales".

Mgr Maurice Piat, évêque de Port-Louis, rappelle, pour sa part, que cette XXIIe Assemblée de la CEDOI se tient alors que l'on s'achemine vers une période de pénuries qui s'annonce particulièrement difficile pour les plus faibles de Maurice mais aussi de Rodrigues et d'Agaléga. Pour l'évêque de Port-Louis, une bonne croissance économique ne suffit pas. Faut-il encore, dit-il, que ses fruits soient équitablement répartis, notamment, au bénéfice des plus petits.

Mgr Piat trouve, dans ce contexte, que la prochaine conférence de la SADC sur la pauvreté "arrive à point nommé". Il évoque aussi le sort des travailleurs immigrés "qui ne jouissent pas toujours de conditions de vie acceptables".

Pour l'évêque de Port-Louis, il convient de prévenir les pénuries à venir en mettant en place le mécanisme de partage qui convient. "Ceux dont les réserves vont être grignotées doivent penser à ceux dont le nécessaire sera entamé". Pour Maurice Piat, il y a nécessité de promouvoir, plus que jamais, la notion de solidarité, notamment, lors du prochain budget.

"Annoncer la Parole dans le Contexte d'Aujourd'hui", soit, à l'ère de la civilisation numérique et de la mondialisation économique: tel était, cette année, le thème de cette Assemblée des évêques de la CEDOI.

Pour ces pasteurs catholiques des petites îles du sud-ouest de l'océan Indien, en dépit de ses effets parfois pervers, la modernité peut être une chance pour l'annonce de l'Evangile. "Il ne s'agit pas de diaboliser le monde mais de l'aimer car c'est ce monde que Dieu aime et pour lequel il continue à donner son fils Jésus", estime-t-il dans leur communiqué final.

Les évêques de la CEDOI se disent "convaincus" que l'Evangile est toujours d'actualité et qu'il est "source de sens et de lumière pour nos sociétés". Ils remercient particulièrement le Dr Sheila Bunwaree, chargée de cours en sociologie à l'Université de Maurice pour son intervention et son analyse sur la mondialisation.

"Grâce à son ouverture d'esprit et sa liberté de parole, disent les évêques, elle nous a interpellés sur notre mission de chrétiens aujourd'hui". Le Nonce apostolique (ambassadeur du Saint Siège) pour la région, Mgr Augustine Kasujja inscrit, pour sa part, sa présence à la rencontre comme "signe de communion du Saint Père" avec les évêques de la Conférence épiscopale.

Notons enfin que dans son souci de communication, la CEDOI envisage de faire de Radio-Arc-En-Ciel, radio chrétienne émettant à la Réunion, une radio catholique pour l'ensemble des îles de l'océan Indien.


Les propriétaires de petites pharmacies:

"Ce sont les grossistes qui fixent et apposent les prix sur les boîtes"

M. Rassool critique l'absence de toute communication formelle de la part du ministère du Commerce aux propriétaires de petites pharmacies quant aux médicaments dont les prix vont baisser. "La baisse des prix des médicaments ne dépend pas de nous mais des grossistes. Ce sont ces derniers qui apposent les étiquettes indiquant les prix sur les boîtes", explique le président de l'association des propriétaires de petites pharmacies.

Or, poursuit-il, le ministère du Commerce cible les détaillants qui sont, en substance, harcelés tant par les officiers du ministère que par les membres du public qui ont le sentiment qu'il y a eu baisse généralisée et immédiate des prix des médicaments depuis l'annonce faite par le ministère dans les médias.

Ally Rassool affirme qu'avec des frais moyens de roulement de Rs 50 000 à Rs 60 000 mensuellement couplés à la baisse du pouvoir d'achat des consommateurs, les recettes des petites pharmacies au détail ont, ces derniers temps, chuté par 20 à 25%. D'où la demande de l'association pour le rétablissement à 27% la marge de profits des détaillants.

Les Petites Pharmacies Réunies accueillent favorablement l'entrée prochaine en opération du Competition Act de même que du Procurement Act "en vue de lutter contre les monopoles et la corruption". Selon ses responsables, la nouvelle loi sur la compétition pourrait permettre à de nouveaux opérateurs d'importer des produits référenciés de marchés parallèles d'Asie et de la Méditerranée.

M. Arvind Mayaram, vice-président de l'association, soutient, lui aussi, que les prix des médicaments ne vont baisser que sur les nouveaux arrivages. Il soutient que de toutes les îles de l'océan Indien, les propriétaires de pharmacies au détail de Maurice qui ont vu leur marge de profits chuter de 27% à 21.6% il y a trois ans sont les plus mal lotis. Il affirme, à titre indicatif, qu'à Madagascar, par exemple, cette marge est de 40 à 45%.

Les responsables des Petites Pharmacies Réunies souhaitent rencontrer le Premier ministre en vue de discuter de toute la question des prix des médicaments.


Sir Howard Davies, Directeur de la LSE, à Maurice

Le directeur de la London School of Economics and Political Science, Sir Howard Davies, est à Maurice depuis hier et y restera jusqu'au 16 avril. Durant son séjour, Sir Howard animera un certain nombre de fonctions qui ont été établies par la branche locale de la LSE que préside l'économiste, M. Pierre Dinan, GOSK.

Sir Howard Davies, 56 ans, a eu un parcours professionnel des plus impressionnants. Avant d'occuper son poste actuel, Sir Howard avait été président de la Financial Services Authority

Cinq événements marqueront le séjour de ce visiteur distingué :

- Le 14 avril, il s'adressera à une sessions interactive placée sous l'égide du Premier ministre. Le thème de la session est intitulé : Public Sector Reform.

- Ce même 14 avril, l'Université de Maurice conférera à Sir Howard Davies le titre de Doctor of Civil Law, Honoris Causa.

- Dans la soirée du 14 avril, Sir Howard Davies sera l'invité d'honneur d'un dîner offert par le Financial Services Commission.

- Le 15 avril, Sir Howard participera à un Symposium sur le développement des ressources humaines, qu'organise le Board of Investment.

- Le 16 avril, Sir Howard s'adressera à une autre session interactive, placée sous l'égide du Vice-premier ministre et ministre des Finances. Le thème qui sera abordé s'intitule : Global Financial Markets - anatomy of a crisis.

- Le Trust Fund a saisi l'occasion de cette visite exceptionnelle pour organiser une réception en collaboration avec le LSE Society, afin de permettre à tous les Anciens de LSE qui le désirent de rencontrer Sir Howard Davies et de l'entendre. Cette réception se tiendra au Grand Ocean Restaurant dans la soirée du 15 avril. Tout Ancien de LSE qui n'aurait pas eu le mailing du Trust Fund est invité à se faire connaître le plus rapidement possible à notre Secrétaire au no. 242 9625,241 2253 ou 780 5049.


Nomination

Armoogum Parsuramen nommé secrétaire de la Conférence et du Conseil Exécutif de l'UNESCO

En consultation avec les présidents respectifs de la Conférence et du Conseil ainsi que les membres du Conseil, le directeur général de l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la Science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a décidé d'affecter, le 31 mars dernier, notre compatriote, Armoogum Parsuramen au poste de secrétaire de la Conférence Générale et du Conseil Exécutif de l'organisme. Cette décision vise à mieux harmoniser le travail de ces deux organes constitutionnels de l'Organisation. Ancien ministre de l'Education, des Arts et de la Culture, Armoogum Parsuramen s'est occupé, en 1997 et 1998, du volet consacré à l'Éducation de l'initiative spéciale des Nations Unies pour l'Afrique au sein de la Banque mondiale. Il a rejoint le secrétariat de l'UNESCO en 1998 où il a exercé les fonctions de Directeur de la Division de la rénovation de l'enseignement secondaire et professionnel du secteur de l'éducation avant d'être nommé directeur du bureau régional de l'UNESCO pour l'Éducation en Afrique en juillet 2000. Depuis novembre 2004, Secrétaire du Conseil Exécutif de l'Unesco, qui se compose de représentants de 58 états membres, et assurant l'exécution efficace et rationnelle du programme, Armoogum Parsuramen devient avec cette nomination, le garant de la Conférence Générale. Cet autre organe, composé de représentants de 193 États membres de l'UNESCO, a pour fonction principale, d'adopter tous les deux ans le programme et le budget de l'Organisation, ainsi que l'élection des membres du Conseil Exécutif et la nomination du Directeur général de l'UNESCO. Crée dans un souci d'assurer une plus grande harmonie du travail de la Conférence Générale et du Conseil Exécutif, ce nouveau secrétariat unique, dirigé par Armoogum Parsuramen, est également doté de deux directeurs adjoints. Ceci permettra aux deux organes d'établir une meilleure coordination et de garder une autonomie fonctionnelle. En étroite collaboration avec les Présidents de la Conférence Générale et du Conseil Exécutif, et sous l'autorité du directeur général, Armoogum Parsuramen assurera l'organisation de leurs sessions ainsi que la participations des représentants des États membres, des autres partis concernés.


Bureautique

Nouveaux logiciels de sécurisation et de gestion de Microsoft

Aider les utilisateurs à mieux sécuriser leurs informations et à gérer plus efficacement leur réseau en vue de meilleurs résultats : c'est l'ambition de Windows Server 2008, Visual Studio 2008 et SQL Server 2008; trois nouveaux logiciels que Microsoft vient de lancer sur le marché mauricien.

S'adressant particulièrement aux professionnels de l'informatique au sein des entreprises, Windows Server 2008 opère un réseau de serveurs au même titre que Windows Vista SP1 gère un PC. Cette gérance, selon Microsoft, est assurée dans les domaines sensibles de la sécurité, de la virtualisation, de la productivité en réseau et du "business intelligence". Windows Server 2008, explique, ainsi, Microsoft, permet aux professionnels de l'informatique de se libérer davantage pour d'autres tâches.

Visual Studio 2008 et SQL Server 2008 qui s'appliquent, pour leur part, davantage à la productivité, seront disponibles sur le marché au courant de l'année et viendront, ainsi, compléter le système opératoire.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 13 avril 2008