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Formation
L'Empowerment Programme multiplie les initiatives
Un an et demi après sa création, le Steering Committee
de l'Empowerment Programme (EP) étudie actuellement
la mise en place d'une structure capable de répondre plus
rapidement aux exigences du temps et de l'envergure de l'EP.
La nouvelle structure, qui sera "légère
et flexible", permettra, selon le président du
Steering Committee, Jean Claude de l'Estrac, à l'EP de
se doter d'un staff pour assurer la coordination de ses projets
sur le terrain. La structure devra aussi disposer d'un système
de monitoring des projets qui permettra de prendre des
actions correctives promptement. L'EP souhaite multiplier ses
initiatives pour atteindre encore plus de gens qui veulent se
mettre debout et mieux vulgariser l'assistance financière
aux Petites et moyennes entreprises (PME). C'est ce qui résume
les principaux objectifs que s'est fixés l'EP, après
un bilan de son parcours sur les 18 derniers mois. Bilan que Jean
Claude de l'Estrac qualifie de "tangible".
Le programme de Placement et Formation dans les entreprises -
composant essentiel de l'EP - est celui qui a connu le plus de
succès, soutient Jean Claude de l'Estrac. Un an et demi
après la mise en place de l'EP, le nombre de chômeurs
placés s'élève à 3 431. Plus de 10
000 chômeurs se sont inscrits, à travers le site
internet www. myjob. mu, sur la plateforme Empowerment
Programme Interactive Platform (EPIP) et une soixantaine d'employeurs
ont fait une requête d'enregistrement. L'EP espère
que d'ici à la fin de l'année le nombre de chômeurs
placés se chiffrera à 4 000.
L'EP a par ailleurs lancé un "call for expression
of interest" pour l'organisation de "life skill
training", qui a été identifié comme
un composant essentiel du programme "Placement et Formation".
Un appel de candidature a également été lancé
pour l'évaluation des résultats de ce programme.
L'EP travaille en outre sur la création d'un Job Fair Centre,
qui réunira sous un même toit tous les services essentiels.
Au niveau de l'assistance aux PME, l'EP a approuvé à
ce jour six projets visant à améliorer la compétitivité
et le potentiel d'exportation des PME. 248 entreprises
- textile et l'habillement, menuiserie, artisanat, bijouterie,
mécanique et imprimerie - seraient concernées par
ces projets.
Jean Claude de l'Estrac fait ressortir que si le financement n'est
pas le seul facteur pour augmenter les chances de réussite
des PME, la difficulté rencontrée jusqu'ici selon
l'EP a été le suivi des recommandations suite aux
interventions des consultants, et la réalisation des actions
prévues sous chacun des projets. Dans cette optique, afin
d'assurer un soutien technique, l'EP va prochainement lancer un
"call for proposal", visant la création
d'un Business Development Service (BDS). L'EP souhaite également
que les deux plans de financement en ligne avec l'assistance financière
proposée à travers la Development Bank of Mauritius
(DBM) - le Booster Loan Scheme et le Equity-Quasi-Equity Financing
Scheme - soient mieux vulgarisés.
Par ailleurs, l'EP compte 561 femmes chômeurs ou licenciées
dans un emploi qui ont à ce jour rejoint le programme de
formations ou les projets d'entreprises. L'EP projette la mise
en place d'un plan de financement dédié aux projets
d'entreprises des groupes de femmes aussi bien que le développement
d'un package pour faciliter leur insertion professionnelle. Le
village intégré prévu pour 200 familles démunies,
qui sera construit à Bambous, accueillera les premières
75 familles d'ici à la fin de 2008, assure l'EP. Et dans
le but d'aider ces familles à réussir leur intégration
sociale et économique, un programme de formation pour les
parents ainsi que les enfants est en voie d'élaboration
avec la participation des bénéficiaires et des Ong
qui encadrent ces familles.
Outre le village touristique en chantier à Belle Mare pour
permette aux PME d'accéder au marché touristique,
l'EP finaliserait les procédures d'acquisition du site
pour un deuxième village à Bambous, et envisage
l'identification d'autres sites. Un appel à candidatures
a également été lancé pour l'évaluation
des résultats de l'EP et l'institution des enquêtes
sur le terrain.
En vue de démontrer que le programme a fait, depuis 18
mois maintenant, ses preuves et donné des résultats
qui suscitent l'intérêt du public, l'EP fait circuler,
à travers les principaux hebdomadaires ce week-end (Week-End,
Défi Plus et 5 Plus) quelque 200 000 copies
du bilan comprenant les objectifs et réalisations de leurs
différents programmes. Des formulaires d'application sont
également disponibles dans ces trois hebdomadaires.
Énergie
Les ampoules "économiques" à la conquête
des foyers
Comment réduire notre consommation en matière d'énergie
? Comment réduire notre facture d'électricité
mensuellement et en même temps diminuer la dépendance
sur les énergies fossiles ? Le Central Electricity Board
(CEB) a trouvé en partie la formule en attendant une
véritable politique en matière d'énergie
renouvelable. Celle de rendre les lampes "économiques"
plus accessibles aux foyers. Ainsi, un million d'ampoules dites
économiques et également connues comme la Compact
Fluorescent Lamp (CFL) seront mises en vente à moitié
prix - Rs 15 et Rs 20 - sur les comptoirs du CEB. En échange
les consommateurs devront se séparer de leurs vieilles
ampoules traditionnelles. A terme, les autorités n'écartent
pas la possibilité de bannir les ampoules traditionnelles
du marché.
Les ampoules dites économiques à cause de leur faible
consommation d'énergie sont disponibles sur le marché
local depuis plus de 10 ans. Mais jusqu'ici, très peu de
familles ou foyers ont trouvé un quelconque intérêt
de s'en équiper. Un peu comme les chauffe eaux solaires
- seulement 15 000 de familles sont dotées d'un chauffe-eau
solaire à ce jour, représentant 4% de 350 000 foyers,
le prix n'est pas si accessible à tout le monde, lorsqu'on
sait que l'on peut toujours se procurer une ampoule "ordinaire"
à moins de la moitié du prix d'une lampe économique.
Dans les supermarchés, une CFL de 25 ou 40 watt peut coûter
jusqu'à Rs 125. Alors qu'un "globe", comme on
le dit dans le langage courant, peut coûter entre Rs 25
et Rs 40.
Pourtant, une dernière étude conduite par le CEB
indique que les 325 000 familles abonnées au CEB sont équipées
d'une moyenne de 15 ampoules par maison. Et il y a à peine
une maison sur cinq qui est équipée d'une ou deux
ampoules économiques. Théoriquement, pour que le
pays passe totalement au CFL, il lui faudrait au moins 5 millions
d'ampoules, cela tenant en compte que sa lifetime est de
quatre à cinq fois supérieure à celle d'une
ampoule ordinaire. C'est à dire qu'une ampoule économique
peut durer plus de deux ans et selon les études effectuées,
une ampoule peut permettre à un abonné d'économiser
entre Rs 5 et Rs 15 sur sa facture mensuelle, cela dépendant
bien entendu de son mode de consommation.
Pour le CEB, la décision de commercialiser ces ampoules
est une suite logique à la campagne d'energy saving
lancé au début de l'année en distribuant
des ampoules économiques dans les écoles. "Nous
avons distribué 5000 ampoules dans les écoles. Le
but est justement de conscientiser la population à partir
de la source. Les écoles sont un des moyens sûrs
d'atteindre les résultats sur le long terme",
déclare Patrick Assirvaden, président du Conseil
d'administration du CEB.
Ainsi, un premier exercice d'appel d'offres a été
lancé pour faire l'acquisition de 300 000 ampoules. Les
premières seront disponibles sur les 40 comptoirs du CEB
à partir de juillet. "Si tout se passe comme nous
le souhaitons, ce sera une réalité en juillet. Je
dois aussi dire que notre objectif est d'atteindre les 1 million
d'ampoules. Nous ne voulons pas nous substituer aux commerçants
ou faire du business, car ces ampoules seront subventionnées
et vendues à 50% de leur cost price", précise-t-il.
Selon les indications obtenues, le prix d'une ampoule économique
devrait ainsi coûter entre Rs 15 et Rs 20. Cependant, le
CEB compte imposer une condition. Ceux qui bénéficieront
d'une ampoule économique à prix réduit devront
absolument prouver qu'ils acceptent de remplacer une de leurs
vieilles ampoules. Ils devront ainsi remettre la vieille ampoule
au CEB pour obtenir une autre "économique" et
à un prix réduit. "C'est une façon
pour nous de nous assurer que la tendance évolue vers les
ampoules économiques et que les gens comprennent aussi
l'objectif et le résultat recherché", explique
Patrick Assirvaden.
Le CEB, il faut le dire, s'est essentiellement inspiré
du modèle réunionnais pour lancer cette campagne.
L'île de la Réunion a déjà écoulé
750 000 unités économiques sur le marché.
C'est une action qui a fait école un peu partout à
travers le monde, notamment en Europe et aux Etats-Unis en passant
par l'Australie. Le CEB vise encore plus loin à travers
cette action qui, en effet, peut lui valoir l'accès aux
Carbon Credits (fonds à la Banque mondiale) mis
à la disposition de projets innovateurs et favorisant la
réduction des gaz à effet de serre sous le Clean
Development Mechanism (CDM) du Protocole de Kyoto. Il s'est
offert les services d'un expert, qui a déjà travaillé
sur le même projet en Afrique du Sud, pour l'épauler
dans cette démarche.
Selon l'étude réalisée par le CEB, l'objectif
d'équiper les foyers locaux de 1 million d'ampoules peut
potentiellement lui permettre de réduire la demande en
électricité entre 12MW à 15MW aux heures
de pointes. "Ce qui nous permettrait d'éviter de
mettre en opération la station de Nicolay, qui est mise
en opération pour répondre à une demande
croissante pendant la période de pointe. Cela nous coûte
énormément parce qu'elle utilise le gaz pour produire
de l'électricité", fait ressortir Patrick
Assirvaden.
Ce qui est également réconfortant, c'est que le
CEB semble avoir compris que l'heure est de passer à l'action
après tant d'années gaspillées dans des discours
creux et de déclarations d'intention. Gageons que c'est
une action qui en appellera d'autres dans l'optique d'une révision
de notre mode de consommation et de faire de l'île Maurice
une île durable.
Economique, mais aussi recyclable
Les ampoules les plus couramment utilisées (ampoules à
incandescence) sont très gourmandes en matière d'énergie.
95% de l'énergie qu'elles consomment est transformée
en chaleur et seulement 5% en lumière. Les études
confirment qu'une "bonne" ampoule économique
peut avoir une durée de vie de 5 à 10 ans et consomme,
à l'usage, 5 fois moins d'énergie qu'une ampoule
classique. Bien que les ampoules "basse consommation"
soient un peu plus chères à l'achat et que leur
fabrication requiert environ 5 fois plus d'énergie que
pour les ampoules classiques, elles restent nettement plus économiques.
Les lampes économiques contiennent cependant une petite
quantité de mercure, c'est pourquoi elles font partie des
petits déchets dangereux. Dans les pays d'Europe et ceux
qui oeuvre en faveur de l'utilisation des ampoules économiques,
des programmes ont été mis en place pour développer
des filières de recyclage. A titre d'exemple, en Belgique,
des parcs à containers ont été mis
en place pour reprendre gratuitement les ampoules économiques
usagées, cela afin de les recycler à l'aide d'une
taxe intégrée dans le prix d'achat de l'ampoule.
La pollution engendrée par le mercure reste cependant nettement
inférieure par rapport aux économies d'énergie
réalisées par les lampes économiques. De
plus, les quantités de mercure présentes dans les
ampoules économiques diminuent de plus en plus. Et ceci
est en accord avec les normes européennes visant à
réguler et réduire la quantité de substances
dangereuses.
Rapport :
L'ODEROI analyse la situation des ados de la région
"En 2005, la région de l'océan Indien, qui
regroupe les Comores, Madagascar, Maurice, la Réunion et
les Seychelles, comptait 4,8 millions d'adolescents âgés
de 10 à 19 ans, ce qui représente 22,5 pour cent
de la population totale. Les Nations Unies estiment que leur nombre
passera à 7,2 millions en 2025. Cet accroissement rapide
de la population juvénile, typique des pays dits en développement,
constitue un véritable défi sur le plan de la gouvernance."
Avec un tel constat, il était impératif de faire
un état des lieux sur la situation des plus de 10 ans et
moins de 20 ans dans chaque pays de la région. D'où
le rapport : Les Adolescents dans l'Océan Indien, Nouveaux
Contexte, Nouveaux Enjeux, réalisé par l'Observatoire
des Droits de l'Enfant de la Région Océan Indien
(ODEROI) et lancé hier matin. Ce rapport succède
à un premier document du même genre axé sur
les enfants. Et si celui-ci a servi d'appui pour l'élaboration
d'un plan d'action sur la violence scolaire, à Maurice
aussi bien qu'aux Comores et à Madagascar, les décideurs
ont revu la législation pour renforcer la protection des
enfants, il est attendu que ce présent rapport serve de
base à d'autres stratégies pour promouvoir le développement
des adolescents. "En somme "ce rapport vise donc
à dresser un portrait global et tout en nuances de la situation
actuelle des adolescents dans la région de l'océan
Indien, afin d'identifier les besoins spécifiques des différents
sous-groupes."
S'agissant de Maurice, plusieurs points soulevés dans les
recommandations sont loin d'être nouveaux. "Mais,
explique Mariam Gopaul de l'ODEROI, ce rapport peut servir
de rappel et référence aux autorités. Des
adolescents qui se sont exprimés, ont relevé que
certains événements les dépassent et qu'il
faudrait agir avant qu'il ne soit trop tard. À titre d'exemple,
ils ont expliqué à quel point les filles sont marginalisées
et critiquées si elles n'ont pas de rapport sexuel précoce.
Donc, l'introduction de l'éducation sexuelle à l'école
est un plaidoyer, qui n'est certes pas nouveau, mais qui doit
être rappelé." D'autant que le rapport souligne
: "La prévalence de l'infection est faible dans
la région, puisque moins de 1 pour cent de la population
est touché, mais sa progression est jugée alarmante
et la prévalence d'IST classique y est élevée,
notamment à Madagascar. Enfin, si les adolescents connaissent
l'existence du VIH/SIDA, ils ignorent souvent les modes de transmission
du virus."
Et concernant l'école, Maurice est appelé à
"améliorer la qualité de l'enseignement
primaire et secondaire, mettre en place des programmes de rattrapage
pour les adolescents déscolarisés/en difficulté,
renforcer la formation initiale et permanente des enseignants,
formaliser l'usage de la langue d'enseignement, revoir la place
de l'enseignement technique et professionnel
" Par
ailleurs, Mariam Gopaul, qui souligne le concept de peer councelors
introduit dans les écoles aux Seychelles, est d'avis
que Maurice gagnerait à réadapter certaines bonnes
pratiques mises en place ailleurs.
Au chapitre de la toxicomanie, le rapport de l'ODEROI attire l'attention
sur l'ampleur de la consommation de la drogue par des adolescents
des pays de la région.
Ce rapport, détaillé, aborde plusieurs chapitres
et se distingue par la qualité et la quantité de
ses données.
Brèves
GPTU-Educators' Council : des contre-propositions soumises
cette semaine
En marge de l'implémentation d'un conseil des enseignants,
la General Purpose Teachers' Union (GPTU) soumettra ses
contre-propositions au ministère de l'Éducation
cette semaine. Longtemps attendu par les enseignants du primaire,
ce conseil pourra, entre autres, agir indépendamment -
mais en collaboration - du ministère de l'Éducation
dans certains cas. Avec l'introduction de ce conseil, un code
d'éthique devrait être établi à l'intention
des enseignants. Le conseil des enseignants sera aussi en mesure
d'appliquer des sanctions en cas de faute professionnelle.
Grève à la rentrée scolaire-Le secondaire
privé se mobilise
Cette semaine sera déterminante pour le secondaire privé.
Les établissements dont les responsables sont regroupés
au sein de la Fédération des Collèges Privés
entreront, selon toute probabilité, en grève à
la rentrée du deuxième trimestre. Et c'est au cours
des jours à venir que les managers du privé rencontreront
les représentants des étudiants aussi bien que les
membres des associations de parents d'élèves pour
définir la marche à suivre.
À ce stade, tout porte à croire que la fédération
ne reculera pas devant la décision annoncée il y
a un peu plus d'une semaine. Même que la Union of Secondary
Education Employees s'est jointe à la fédération
pour appuyer sa démarche : pousser le ministre de l'Education,
Dharam Gokhool, à la démission. Ce départ
a en effet été réclamé par la fédération,
laquelle est d'avis que le ministre Gokhool n'a pas su gérer
la situation chaotique durant les pluies torrentielles le 26 mars
dernier, après avoir décidé de maintenir
les écoles ouvertes.
Par ailleurs, la discipline étant un dossier préoccupant
dans le secondaire, les responsables de collèges de la
fédération du privé seront en atelier de
travail du 15 au 16 prochain. Cet atelier sera animé par
des experts étrangers.
ZEP - Port-Louis-Le Cercle Père Laval organise une marche
le 4 mai
Craignant que le secteur privé, partenaire du ministère
de l'Éducation pour le développement des écoles
de la Zone d'Éducation Prioritaire (ZEP), ne se retire
de l'école Renganaden Seeneevassen de Cassis et voulant
revaloriser les écoles des régions de Port-Louis
tombant sous cette catégorie, le Cercle Père Laval
mobilise les parents concernés le 4 mai prochain. Une marche
est prévue et démarrera devant l'école Renganaden
Seeneevassen à 10h45.
Cette initiative, explique Joseph Drack, secrétaire du
Cercle Père Laval, découle d'une réflexion
sur la performance des élèves de la ZEP et de leur
encadrement pédagogique. À l'issue de la mobilisation,
des propositions seront soumises au ministère de l'Éducation
pour améliorer l'environnement académique dans les
établissements concernés.
Face au "ralativisme des valeurs"
La CEDOI insiste sur l'éthique et la conscience morale
Face au "ralativisme des valeurs", les évêques
de la Conférence épiscoplae de l'océan Indien
(CEDOI) insistent sur l'éthique et la conscience morale.
Ces responsables catholiques des églises locales de la
Réunion, des Seychelles, de Maurice, de Rodrigues et des
Comores ont clôturé, mercredi au Foyer de l'Unité
à Souillac, leur XXIIe Assemblée en présence
du Nonce apostolique pour la région, Mgr Augustine Kasujja.
Mgr Gilbert Aubry, évêque de Saint-Denis, île
de la Réunion, évoque ce qu'il estime être
"l'effacement de la conscience morale" en divers
domaines d'engagement, notamment, en politique. Citant les récentes
élections à la Réunion, il s'élève
contre l'affirmation à l'effet qu'en politique "se
sont les résultats qui comptent". Quitte, pour
cela, dit-il à "demander tout et son contraire".
Or, affirme l'évêque réunionnais, le débat
politique doit s'opérer "dans la clarté
en fonction du bien commun". Si, explique en substance,
Gilbert Aubry, l'Eglise n'a pas à se substituer aux partis
et à s'immiscer dans la politique politicienne, elle se
sent concernée par la politique dans son sens noble.
C'est à ce niveau, explique-il, que l'Eglise est intervenue
à la Réunion en publiant un document relatif à
l'éthique en politique. "Il y a nécessité,
déclare Mgr Aubry, d'un contrat avant les élections
contre l'incohérence et la rupture morales".
Mgr Maurice Piat, évêque de Port-Louis, rappelle,
pour sa part, que cette XXIIe Assemblée de la CEDOI se
tient alors que l'on s'achemine vers une période de pénuries
qui s'annonce particulièrement difficile pour les plus
faibles de Maurice mais aussi de Rodrigues et d'Agaléga.
Pour l'évêque de Port-Louis, une bonne croissance
économique ne suffit pas. Faut-il encore, dit-il, que ses
fruits soient équitablement répartis, notamment,
au bénéfice des plus petits.
Mgr Piat trouve, dans ce contexte, que la prochaine conférence
de la SADC sur la pauvreté "arrive à point
nommé". Il évoque aussi le sort des travailleurs
immigrés "qui ne jouissent pas toujours de conditions
de vie acceptables".
Pour l'évêque de Port-Louis, il convient de prévenir
les pénuries à venir en mettant en place le mécanisme
de partage qui convient. "Ceux dont les réserves
vont être grignotées doivent penser à ceux
dont le nécessaire sera entamé". Pour Maurice
Piat, il y a nécessité de promouvoir, plus que jamais,
la notion de solidarité, notamment, lors du prochain budget.
"Annoncer la Parole dans le Contexte d'Aujourd'hui",
soit, à l'ère de la civilisation numérique
et de la mondialisation économique: tel était, cette
année, le thème de cette Assemblée des évêques
de la CEDOI.
Pour ces pasteurs catholiques des petites îles du sud-ouest
de l'océan Indien, en dépit de ses effets parfois
pervers, la modernité peut être une chance pour l'annonce
de l'Evangile. "Il ne s'agit pas de diaboliser le monde mais
de l'aimer car c'est ce monde que Dieu aime et pour lequel il
continue à donner son fils Jésus", estime-t-il
dans leur communiqué final.
Les évêques de la CEDOI se disent "convaincus"
que l'Evangile est toujours d'actualité et qu'il est "source
de sens et de lumière pour nos sociétés".
Ils remercient particulièrement le Dr Sheila Bunwaree,
chargée de cours en sociologie à l'Université
de Maurice pour son intervention et son analyse sur la mondialisation.
"Grâce à son ouverture d'esprit et sa liberté
de parole, disent les évêques, elle nous a interpellés
sur notre mission de chrétiens aujourd'hui". Le Nonce
apostolique (ambassadeur du Saint Siège) pour la région,
Mgr Augustine Kasujja inscrit, pour sa part, sa présence
à la rencontre comme "signe de communion du Saint
Père" avec les évêques de la Conférence
épiscopale.
Notons enfin que dans son souci de communication, la CEDOI envisage
de faire de Radio-Arc-En-Ciel, radio chrétienne émettant
à la Réunion, une radio catholique pour l'ensemble
des îles de l'océan Indien.
Les propriétaires de petites pharmacies:
"Ce sont les grossistes qui fixent et apposent les
prix sur les boîtes"
M. Rassool critique l'absence de toute communication formelle
de la part du ministère du Commerce aux propriétaires
de petites pharmacies quant aux médicaments dont les prix
vont baisser. "La baisse des prix des médicaments
ne dépend pas de nous mais des grossistes. Ce sont ces
derniers qui apposent les étiquettes indiquant les prix
sur les boîtes", explique le président de
l'association des propriétaires de petites pharmacies.
Or, poursuit-il, le ministère du Commerce cible les détaillants
qui sont, en substance, harcelés tant par les officiers
du ministère que par les membres du public qui ont le sentiment
qu'il y a eu baisse généralisée et immédiate
des prix des médicaments depuis l'annonce faite par le
ministère dans les médias.
Ally Rassool affirme qu'avec des frais moyens de roulement de
Rs 50 000 à Rs 60 000 mensuellement couplés à
la baisse du pouvoir d'achat des consommateurs, les recettes des
petites pharmacies au détail ont, ces derniers temps, chuté
par 20 à 25%. D'où la demande de l'association pour
le rétablissement à 27% la marge de profits des
détaillants.
Les Petites Pharmacies Réunies accueillent favorablement
l'entrée prochaine en opération du Competition
Act de même que du Procurement Act "en
vue de lutter contre les monopoles et la corruption".
Selon ses responsables, la nouvelle loi sur la compétition
pourrait permettre à de nouveaux opérateurs d'importer
des produits référenciés de marchés
parallèles d'Asie et de la Méditerranée.
M. Arvind Mayaram, vice-président de l'association, soutient,
lui aussi, que les prix des médicaments ne vont baisser
que sur les nouveaux arrivages. Il soutient que de toutes les
îles de l'océan Indien, les propriétaires
de pharmacies au détail de Maurice qui ont vu leur marge
de profits chuter de 27% à 21.6% il y a trois ans sont
les plus mal lotis. Il affirme, à titre indicatif, qu'à
Madagascar, par exemple, cette marge est de 40 à 45%.
Les responsables des Petites Pharmacies Réunies souhaitent
rencontrer le Premier ministre en vue de discuter de toute la
question des prix des médicaments.
Sir Howard Davies, Directeur de la LSE, à Maurice
Le directeur de la London School of Economics and Political Science,
Sir Howard Davies, est à Maurice depuis hier et y restera
jusqu'au 16 avril. Durant son séjour, Sir Howard animera
un certain nombre de fonctions qui ont été établies
par la branche locale de la LSE que préside l'économiste,
M. Pierre Dinan, GOSK.
Sir Howard Davies, 56 ans, a eu un parcours professionnel des
plus impressionnants. Avant d'occuper son poste actuel, Sir Howard
avait été président de la Financial Services
Authority
Cinq événements marqueront le séjour de ce
visiteur distingué :
- Le 14 avril, il s'adressera à une sessions interactive
placée sous l'égide du Premier ministre. Le thème
de la session est intitulé : Public Sector Reform.
- Ce même 14 avril, l'Université de Maurice conférera
à Sir Howard Davies le titre de Doctor of Civil Law, Honoris
Causa.
- Dans la soirée du 14 avril, Sir Howard Davies sera l'invité
d'honneur d'un dîner offert par le Financial Services
Commission.
- Le 15 avril, Sir Howard participera à un Symposium sur
le développement des ressources humaines, qu'organise le
Board of Investment.
- Le 16 avril, Sir Howard s'adressera à une autre session
interactive, placée sous l'égide du Vice-premier
ministre et ministre des Finances. Le thème qui sera abordé
s'intitule : Global Financial Markets - anatomy of a crisis.
- Le Trust Fund a saisi l'occasion de cette visite exceptionnelle
pour organiser une réception en collaboration avec le LSE
Society, afin de permettre à tous les Anciens de LSE qui
le désirent de rencontrer Sir Howard Davies et de l'entendre.
Cette réception se tiendra au Grand Ocean Restaurant
dans la soirée du 15 avril. Tout Ancien de LSE qui
n'aurait pas eu le mailing du Trust Fund est invité
à se faire connaître le plus rapidement possible
à notre Secrétaire au no. 242 9625,241 2253 ou 780
5049.
Nomination
Armoogum Parsuramen nommé secrétaire de la Conférence
et du Conseil Exécutif de l'UNESCO
En consultation avec les présidents respectifs de la Conférence
et du Conseil ainsi que les membres du Conseil, le directeur général
de l'Organisation des Nations Unies pour l'Éducation, la
Science et la culture (UNESCO), Koïchiro Matsuura, a décidé
d'affecter, le 31 mars dernier, notre compatriote, Armoogum Parsuramen
au poste de secrétaire de la Conférence Générale
et du Conseil Exécutif de l'organisme. Cette décision
vise à mieux harmoniser le travail de ces deux organes
constitutionnels de l'Organisation. Ancien ministre de l'Education,
des Arts et de la Culture, Armoogum Parsuramen s'est occupé,
en 1997 et 1998, du volet consacré à l'Éducation
de l'initiative spéciale des Nations Unies pour l'Afrique
au sein de la Banque mondiale. Il a rejoint le secrétariat
de l'UNESCO en 1998 où il a exercé les fonctions
de Directeur de la Division de la rénovation de l'enseignement
secondaire et professionnel du secteur de l'éducation avant
d'être nommé directeur du bureau régional
de l'UNESCO pour l'Éducation en Afrique en juillet 2000.
Depuis novembre 2004, Secrétaire du Conseil Exécutif
de l'Unesco, qui se compose de représentants de 58 états
membres, et assurant l'exécution efficace et rationnelle
du programme, Armoogum Parsuramen devient avec cette nomination,
le garant de la Conférence Générale. Cet
autre organe, composé de représentants de 193 États
membres de l'UNESCO, a pour fonction principale, d'adopter tous
les deux ans le programme et le budget de l'Organisation, ainsi
que l'élection des membres du Conseil Exécutif et
la nomination du Directeur général de l'UNESCO.
Crée dans un souci d'assurer une plus grande harmonie du
travail de la Conférence Générale et du Conseil
Exécutif, ce nouveau secrétariat unique, dirigé
par Armoogum Parsuramen, est également doté de deux
directeurs adjoints. Ceci permettra aux deux organes d'établir
une meilleure coordination et de garder une autonomie fonctionnelle.
En étroite collaboration avec les Présidents de
la Conférence Générale et du Conseil Exécutif,
et sous l'autorité du directeur général,
Armoogum Parsuramen assurera l'organisation de leurs sessions
ainsi que la participations des représentants des États
membres, des autres partis concernés.
Bureautique
Nouveaux logiciels de sécurisation et de gestion de
Microsoft
Aider les utilisateurs à mieux sécuriser leurs informations
et à gérer plus efficacement leur réseau
en vue de meilleurs résultats : c'est l'ambition de Windows
Server 2008, Visual Studio 2008 et SQL Server 2008; trois nouveaux
logiciels que Microsoft vient de lancer sur le marché mauricien.
S'adressant particulièrement aux professionnels de l'informatique
au sein des entreprises, Windows Server 2008 opère un réseau
de serveurs au même titre que Windows Vista SP1 gère
un PC. Cette gérance, selon Microsoft, est assurée
dans les domaines sensibles de la sécurité, de la
virtualisation, de la productivité en réseau et
du "business intelligence". Windows Server 2008, explique,
ainsi, Microsoft, permet aux professionnels de l'informatique
de se libérer davantage pour d'autres tâches.
Visual Studio 2008 et SQL Server 2008 qui s'appliquent, pour leur
part, davantage à la productivité, seront disponibles
sur le marché au courant de l'année et viendront,
ainsi, compléter le système opératoire.
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