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Manupan
Une nouvelle manif envisagée cette semaine à
Port-Louis
Les 297 employés de Manupan s'impatientent. Même
si un repreneur a déjà été désigné
pour relancer les activités de l'usine de textile de Plaine
Lauzun, placée sous administration judiciaire en janvier
dernier, les choses ne semblent pas avoir évolué
par rapport au sort des travailleurs.
"Nou touzour pas koné ki pou arrive nous plis ki
dix jours après ki fine annoncé officiellement ki
International Blueberry Ltd pé repran l'usine avec tous
so travayers", déclarent les employés concernés.
Leur inquiétude s'est agrandie cette semaine lorsqu'ils
ont reçu leur salaire pour le mois de mars. "Nous
fine gagne six jours salaire. Li pa faire même Rs 1000 pou
enn mois ! Kouma nou pou faire pou honore nou bann langazman ?"
se demandent-ils.
Une rencontre est ainsi prévue ce mercredi au siège
de la Federation des travailleurs unis (FTU), Port-Louis. Atma
Shanto, négociateur pour le compte de la Export Entreprise
Employees Union (EEEU), ajoute que depuis l'arrêt des activités
de l'usine, les travailleurs se sont rassemblés à
trois reprises dans la capitale pour faire entendre leur voix,
notamment devant la Victoria House, immeuble abritant le ministère
du Travail et des Relations industrielles, et devant le Parlement.
"Quinze jour fine passé et tou séki nous
fine tendé pa fine traduire dans réalité.
Receiver Manager pas ankor rencontre bann travayers ziska ler.
Nous demand enn rencontre avec minis travay, Vasant Bunwaree,
pou exprime nou bann inquiétudes. Mercredi, nou pas pou
énan le choix. Si bizin desann dans lari, nou ava refaire
li pou bann dirigeants sa péi-là konpran soufrans
bann travayers", déclare-t-il.
Le syndicaliste dénonce également l'attitude de
certaines personnes qui faisaient partie de la direction de Manupan.
Il soutient que ces personnes tenteraient d'influencer les travailleurs
à manifester devant la Mauritius Commercial Bank (MCB).
"Je tiens à faire ressortir que nous n'avons jamais
pris une décision dans ce sens au niveau du syndicat",
soutient Atma Shanto.
NHDC, Camp-Levieux
50 familles expulsées de leurs appartements
Une cinquantaine de familles, habitant les appartements de la
NHDC de Camp-Levieux, à Rose-Hill, ont été
sommées, par le biais d'un Eviction Order, de quitter leur
logement respectif. Cet ordre qui a été émis
il y a quelques jours, stipule que les familles doivent évacuer
les lieux le plus tôt. Propriétaires de leur logement
depuis de nombreuses années, pour certaines, celles-ci
ne se sont plus acquittées de leur mensualité. Après
plusieurs avertissements, elles ont été invitées
à s'en aller. "Elles reconnaissent leur tort. Elles
acceptent le fait qu'elles n'ont pas payé leur mensualité
et cela pour différentes raisons. Mais, elles se disent
disposées à s'acquitter de leurs dettes. C'est pour
cette raison que nous demandons au gouvernement de considérer
chaque cas selon sa situation. Le gouvernement devrait dans ce
contexte, faire preuve d'humanité. Plusieurs familles comprennent
des mères célibataires, des femmes dont leurs conjoints
sont en prison
", explique Shamirah Malleck, présidente
de l'aile féminine de l'Union Nationale. Cette dernière
qui visitait les familles concernées, vendredi soir, précise
également que son parti donne un ultimatum d'une semaine
au gouvernement pour régler le problème de ces familles.
"Si passé ce délai, rien n'est fait, ces familles
manifesteront", ajoute Shamirah Malleck.
Quête nationale de T1 Diams du 6 au 8 avril
Appel à la générosité mauricienne
pour soutenir les diabétiques
En vue de récolter des fonds pour que T1 Diams,
association qui lutte en faveur des personnes (principalement
les enfants) atteintes du diabète de type 1, puissent poursuivre
ses activités, l'association organise du 6 au 8 avril,
son Flag Day annuel. L'organisation fait ainsi appel à
la générosité des mauriciens pour soutenir
les diabétiques. L'argent recueilli servira à acheter
du matériel nécessaire aux diabétiques, notamment
des bandelettes pour les tests de glycémie, de l'insuline
et les seringues
Les fonds récoltés serviront
également pour le maintien de l'encadrement mis en place
par T1 Diams pour ses membres, ainsi que pour l'organisation
de différentes activités d'éducation et d'information.
En effet, mis sur pied depuis août 2005, T1 Diams
ne perçoit aucun soutien financier de l'État. Pour
mener à bien ses actions, elle dépend directement
de levées de fonds et sur la générosité
de diverses entreprises. L'association en est à sa deuxième
quête nationale annuelle. Soulignons que suivant sa première
quête nationale en avril 2007, l'argent récolté
par T1 Diams a contribué à compléter
le budget qui a permis à l'association d'ouvrir des locaux
à Vacoas où un centre pour diabétique de
type 1, ouvert du lundi au samedi, a été aménagé
avec un personnel à plein temps (comprenant du personnel
administratif ainsi qu'une éducatrice spécialisée
en diabète). Grâce au soutien de la population, T1
Diams a ainsi atteint certains de ses objectifs, dont l'occasion
pour ses membres de participer à des activités éducatives
à travers l'île, la provision pour plus de 20 000
tests de glycémie et de 10 000 seringues à insuline,
quelque 500 consultations gratuites à ses membres chez
des endocrinologues, nutritionnistes, optométristes, pédiatres
et psychologues, ainsi que le soutien aux familles à domicile,
à l'école et dans les hôpitaux. Néanmoins,
l'association se destine à proposer un projet en ligne
avec ce qui se fait déjà à l'étranger.
Motivée pour offrir les meilleurs soins possibles aux diabétiques
de type 1 à Maurice, T1 Diams compte sur la contribution
de la population mauricienne. Ainsi, dans le cadre de ce Flag
Day, les volontaires de T1 Diams pour la quête
seront présents dans les cinq différentes villes,
ainsi que dans les villages suivant : Mahébourg, Grand-Baie,
Tamarin, Goodlands et Flic-en-Flac. D'autres volontaires seront
dans les centres commerciaux suivants à Ruisseau Créole,
au Centre Commercial d'Ébène, au Jumbo de Phnix
et de Riche Terre et à l'hypermarché de Shoprite.
Ceux qui veulent contribuer financièrement à améliorer
la vie des diabétiques de type 1 peuvent également
le faire par virement bancaire sur le numéro de compte
: 01 49 42 615 de la MCB.
Plan d'action de l'AHRIM
Les hôteliers mobilisent Rs 40 M pour la communauté
Rs 40 M pour mieux intégrer les hôtels dans leur
environnement et contribuer à l'amélioration du
cadre de vie à Maurice. C'est ce que propose l'AHRIM, qui
a lancé, jeudi dernier son plan d'action citoyenne. Élaboré
sur une base commune avec tous les partenaires du secteur, ce
plan vise à optimiser les ressources tout en apportant
un impact plus significatif. En effet, si l'action citoyenne est
déjà en pratique dans la plupart des hôtels
membres de l'AHRIM depuis de longues années, l'association
a décidé d'opter pour un plan d'action commun et
structuré. Les axes prioritaires de ce plan d'action s'orientent
autour du développement communautaire, de l'amélioration
de l'environnement ainsi que de l'échange et du partage.
Au niveau du développement de la communauté, l'AHRIM
souhaite renforcer le soutien accorder pour la formation, l'éducation,
la lutte contre l'absentéisme et l'échec scolaire.
Outre la lutte contre les fléaux sociaux, l'amélioration
des logements, la contribution à la construction de centres
polyvalents, les membres accorderont également leur soutien
aux éleveurs de porcs et aux familles des disparus. À
travers l'aménagement de plages publiques, la mise en terre
d'arbres, l'éclairage de routes, nettoyages
, l'AHRIM
soutiendra les projets visant l'embellissement de certaines régions
touristiques. Au niveau échange et partage, ce plan d'action
vise ainsi l'organisation de concerts régionaux, de parrainage,
de compétitions sportives, ainsi que l'organisation de
journées portes ouvertes au sein des hôtels pour
sensibiliser les jeunes aux métiers de l'hôtellerie.
Les hôteliers envisagent par ailleurs de partager le savoir-faire
de certains métiers avec les commerçants des villages,
notamment en termes de cours de pâtisserie, boulangerie,
décoration, jardinage
Pour mener à bien ce
plan d'action, qui mobilisera un budget de Rs 40 M, une personne
a été spécialement recrutée pour identifier
les projets en fonction des priorités sociales, environnementales
et d'échanges. Ce sont les hôtels, de manière
individuelle ou régionale, qui, dans la plupart des cas,
soutiendront ou participeront aux projets et initiatives identifiés.
L'AHRIM ne le fera que pour certains projets. Notons que le Conseil
de l'AHRIM a par ailleurs recommandé aux membres profitables
de contribuer sur une base volontaire à hauteur de 2 %
de leurs profits à ce plan d'action et aux autres de participer
à certaines activités sur une base ad hoc. Par ailleurs,
l'AHRIM entreprend actuellement la publication d'un annuaire des
fournisseurs. L'objectif derrière cette publication est
de donner aux fournisseurs existants et potentiels une plateforme
professionnelle en vue de se faire connaître. Cet annuaire
servira également d'outil de travail aux hôteliers
existants et futurs.
Combat
Une Mauricienne, dépossédée, livre bataille
au système judiciaire français
Le président Français, M. Nicolas Sarkozy, est en
présence d'une requête d'une citoyenne française,
d'origine mauricienne, lui enjoignant à réformer
l'Ordre des Avocats et la Chambre des Notaires français
par la création d'organismes neutres aptes à résoudre
les problèmes du citoyen lésé par ce type
de professionnels. Pour faire aboutir son action, madame May Dupe,
la femme à la base de cette initiative, vient de faire
un premier livre rédigé sous forme d'une lettre
ouverte à Monsieur Sarkozy intitulée Plaidoyer
pour une Nouvelle Justice en France. Dans un même élan,
elle a mis sur pied une ONG, dénommée Nouvelle Justice,
à laquelle elle invite les citoyens victimes de magouilles
judiciaires à se joindre en masse.
Le combat de May Dupe est gigantesque. Dans une France qui se
veut la patrie des Droits de l'homme, elle n'entend, semble-t-il,
ni plus ni moins, corriger les lacunes de la fameuse Théorie
de la Séparation des trois Pouvoirs de Locke et Montesquieu.
Cette théorie, socle de toutes les sociétés
démocratiques de la planète, a, selon May Dupe,
"sans le vouloir, organisé l'impunité des
avocats et notaires en l'absence de contrôle véritable
de ces professionnels du droit".
Dans son premier livre (qui sera suivi d'un deuxième sous
le titre C'est arrivé à Cannes) May Dupe,
relate son propre vécu et dénonce l'Ordre des Avocats
et La Chambres des Notaires Français, lesquels constituent
à ses yeux, "de vrais leurres offerts aux Français
en guise de recours contre les abus de pouvoir de certains avocats
et notaires dans l'exercice de leurs fonctions". L'auteur
dit mettre en évidence, avec force détails, "les
failles du système judiciaire français, nées
de la théorie de John Locke et Montesquieu". Elle
expose les dérives, la mauvaise foi, ainsi que les simulacres
de mises en uvre de défense et les procédés
inadmissibles conseillés par ses propres avocats et notaires,
qui selon elle, ont abusé de sa confiance.
"Une vie aspirée vers le bas !"
May Dupe, une Mahébourgeoise établie à Cannes
depuis la fin des années 70 se décrit "de
souche espagnole (descendant du poète castillan Garcilaso
de la Véga), mais anglaise née à l'île
Maurice, peu familiarisée avec le Droit et les rouages
du système judiciaire français". Elle raconte
comment, avec la complicité de ses propres avocats et de
son notaire, elle a été dépossédée
d'un bien immobilier estimé à 6 millions 800,000
francs par les enfants nés du premier lit de son mari décédé.
May Dupe, comme l'atteste son état civil, était
effectivement marié à Gilbert Dupe. Membre de l'Académie
d'histoire, Officier de l'Ordre national du mérite, Chevalier
de la Légion d'honneur, Gilbert Dupé, qui dirigea
notamment pendant trente-cinq ans le Théâtre des
nouveautés à Paris, était considéré
comme un homme de lettres et romancier de premier plan selon un
hommage que lui avait rendu à sa mort le journaliste Paul
Westphal dans un article publié dans la presse française
le 3 octobre 1986. Ecrivain prolifique, Gilbert Dupe avait été
l'auteur de trois uvres qui avaient permis au talentueux
acteur que fut Charles Vanel, Breton comme lui et dont il était
un proche, de connaître la célébrité
au cinéma (La ferme du pendu, Le bateau à soupe
et les Mauvents).
Selon May Dupe, c'est ainsi, qu'à la disparition de son
mari en 1985, dont elle était la dernière épouse,
elle et son unique fils, dernier né de Gilbert Dupe, alors
âgé seulement de neuf ans, ont hérité
d'un appartement sis au rez-de-jardin de la Résidence Camille
Amélie, au 139, avenue du Maréchal Juin, à
Cannes, le tout estimé à 6 800 000 francs. Toutefois,
suite au décès de Gilbert Dupe, des enfants d'un
premier lit firent pratiquer une saisie-arrêt de l'ensemble
de ses avoirs bancaires et assignèrent May Dupe à
l'effet d'obtenir le rapport à la succession d'une somme
d'un million de francs. May Dupe affirme avoir fait entièrement
confiance à ses avocats et notaires pour faire respecter
ses droits et ceux de son fils, mais, qu'en fin de compte, ces
professionnels, "de véritables imposteurs qui ont
fait primer leurs propres intérêts", selon
elle, l'ont menée en bateau au point de lui faire tout
perdre. "J'aimais la musique et le chant lyrique. J'avais
étudié et ne m'intéressais qu'aux poètes
et à la littérature française. C'était
un univers plein d'insouciance. Par les manquements de mes avocats
à leurs devoirs, je me suis retrouvée asphyxiée
financièrement, privée de support juridique. Je
restais suspendue au-dessus du grand vide qui venait de se creuser
sous mes pieds aspirant ma vie vers le bas", affirme-t-elle.
Face à cette situation, selon May Dupe, elle a essayé
d'obtenir l'intervention de l'Ordre des Avocats et celle de la
Chambre des Notaires pour que ces institutions s'assurent que
les avocats et notaires s'acquittent correctement de leurs devoirs
envers leurs clients, mais en vain. Elle affirme aussi que
"le flot de plaintes adressé au Ministère de
la Justice durant toutes ces années, voire des décennies,
cherchant à attirer son attention sur les abus des avocats
et notaires, est resté sans effet. Les Ministres de la
Justice qui se sont succédés ces vingt dernières
années ont tous déclaré, par écrit,
leur incompétence". Mais, pour May Dupe, "l'ignorance,
l'oubli ou le mépris des droits de l'homme sont les seules
causes des malheurs publics et de la corruption des gouvernants.
Il conviendrait que ceux-ci se rappellent leurs droits et leurs
devoirs afin que les réclamations du citoyen fondées
sur des principes simples et incontestables aboutissent. A l'évidence,
ces lois édictées par la morale dans un souci de
justice ne sont pas toujours respectées par tel ou tel
avocat et notaire, qui les bafouent purement et simplement. L'esprit
même de la loi inspirée de l'humanisme est constamment
déformé !"
Le chargé des questions de Justice de l'UMP se dit "scandalisé
!"
S'il n'est pas échaudé déjà par les
difficultés que rencontre, ces jours-ci, son actuel Ministre
de la Justice et Garde des Sceaux, Mme Rachida Dadi avec sa loi
de rétention de criminels après la purge de leurs
peines et, surtout, si le Président de la République
française, M. Nicolas Sarkozy, est un homme de parole -
comme d'ailleurs il le revendique souvent - il devrait, d'ici
la fin de son mandat, accorder l'attention qu'il a promis à
la requête de May Dupe.
M. Sarkozy a reçu jusqu'ici deux correspondances de May
Dupe que celle-ci a reproduit dans son livre. Mais, c'était
avant que M. Sarkozy n'accède à l'Elysée.
Mais, déjà aussi dans sa réponse à
une lettre du 13 septembre 2005, Nicolas Sarkozy a indiqué
à Mme May Dupe que son combat n'est pas sans pertinence.
"J'ai bien noté aussi votre volonté de
dénoncer le dysfonctionnement du système judiciaire
actuel au moyen d'une publication mais aussi d'une plus grande
implication sur les débats qui entourent ce sujet",
affirmait Nicolas Sarkozy avant de, finalement, transmettre la
lettre de Mme May Dupe à monsieur Jean-René Lecerf,
Sénateur du Nord et Secrétaire National de l'UMP
en charge des questions de justice. En moins d'une semaine, soit
le 26 septembre 2005, M. Lecerf a déclaré avoir
"examiné avec grande attention le contenu d'une
lettre transmise par Nicolas Sarkozy". "Je ne puis qu'être
scandalisé devant l'avalanche de dérives et de mauvaise
foi dont vous avez été victime et devant les procédés
inadmissibles qui vous ont été conseillés
abusant ainsi de votre légitime confiance. Je ne puis en
revanche critiquer les différents Gardes des Sceaux que
vous avez sollicité. Ils ne pouvaient que prendre acte
de leur totale impossibilité d'intervenir dans un litige
ayant fait l'objet de décisions de justices définitives"
assurait M. Lecerf. Le sénateur devait informer
Mme Dupe qu'il saisissait "le groupe de travail de l'UMP
de votre proposition de réforme et vous assure de l'attention
qui sera portée aux différentes suggestions que
votre malheureuse expérience vous ont amené à
vous exprimer afin d'éviter le renouvellement de pareils
errements".
Convaincue que les abus de pouvoirs et escroqueries de certains
avocats et notaires constituent de nos jours un véritable
phénomène de société qui broient et
brisent impunément des vies humaines, Mme Dupé a
lancé son organisation Nouvelle Justice en battant le rappel
de tous ceux qui en ont été victimes comme elle.
"Une voix devait s'élever de la foule pour faire constater
ces dysfonctionnements qu'il importe de corriger par la création
d'organismes neutres aptes à résoudre les problèmes
du citoyen lésé par son avocat ou notaire. Un contrôle
doit sauvegarder les droits de l'homme et du citoyen quelque peu
négligés par Locke et Montesquieu. Ainsi sera, enfin,
protégé le citoyen Lambda et appliquée, en
France, cette fameuse Déclaration des Droits de l'Homme
et du citoyen du 26 août 1789 que tout le monde envie à
ce pays". Parole d'une combattante...
A l'initiative de l'IIFS Ltd
Le financement islamique décortiqué par des experts
malaisiens
Éclaircir, à l'intention de l'ensemble des Mauriciens,
tout le mystère qui entoure le financement islamique en
expliquant son mode d'application : c'est, en substance, l'objectif
de l'Islamic Finance Week qu'organise l'International
Islamic Financial Services Ltd (IIFS Ltd) (Mauritius) et l'Islamic
Finance Consulting (Malaysia) en collaboration avec le Learning
Centre du CIM Financial Group du 15 au 18 avril prochains
au Domaine Les Pailles.
Selon M. Hussein Rassool, Chief Executive de l'IIFS Ltd,
le financement islamique basé sur la charia (Loi canonique
de l'Islam) a pour fondement principal la proscription résolue
des pratiques usuraires en matière de prêts.
Ce mode de financement, explique-t-il encore, basé sur
une éthique d'équité couvre tout un éventail
de financements allant du microcrédit au marché
des capitaux en passant par le Retail Banking et le crédit-bail.
Généralement perçu par les banquiers occidentaux
comme une curiosité, selon l'IIFS, l'Islamic Finance,
plutôt que d'être considéré comme une
menace, est susceptible de permettre le dialogue entre occidentaux
et musulmans.
D'ailleurs, explique M. Rassool, alors qu'il était longtemps
limité qu'aux seuls États à prédominance
islamique, ce mode de financement prend, depuis ces dernières
années, de l'essor ailleurs, dans le monde, notamment,
en Grande-Bretagne, aux États-Unis, en Suisse, au Japon,
en Chine et en Inde.
Dans le cas de Maurice où l'idée fait son chemin
et où la Banque centrale a, déjà, préparé
le cadre indicatif pour sa mise en application, l'objectif, notamment,
visé par les autorités, est de capter une partie
des capitaux du Conseil de coopération du Golfe persique
où, selon les estimations, plus de 50% du service financier
sera Shariah compliant d'ici à 2015.
L'IIFS Ltd qui s'est fixé pour objectif de promouvoir le
financement islamique à Maurice, dans l'Océan indien
et en Afrique australe par le biais de séminaires, de conférences,
d'ateliers de travail et en assurant l'expertise nécessaire
en la matière auprès d'opérateurs économiques
s'est adjoint de l'expertise de l'Islamic Finance Consulting
de la Malaisie, cabinet d'experts-conseil dans ce domaine.
Ce sont, d'ailleurs, des experts de ce cabinet malaisien qui assureront
l'animation à l'Islamic Finance Week prévue
du 15 au 18 avril à Pailles. Les responsables du Learning
Centre de CIM Financial Group sont, eux, les partenaires dans
les activités de formation.
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