C'est décidé. À la réunion du Bureau
politique, hier, le MMM a décidé qu'il ira seul
au rassemblement du 1er- Mai à la rue Edward VII. Pas de
plate-forme partagée donc avec les autres formations alliées,
à savoir le PMSD, l'Union Nationale d'Ashock Jugnauth,
le MMSM de Madan Dulloo et le Front Patriotique Mauricien de Dinesh
Ramjuttun.
À l'issue de la réunion d'hier, Paul Bérenger
a expliqué à Week-End que des discussions
avaient été enclenchées au sein de son parti
en vue de savoir s'il y avait lieu d'avoir une plate-forme élargie
pour la Fête du travail 2008 ou pas, mais que la base a
fortement exprimé le souhait que le MMM aille seul. "Cela
ne préjuge rien de ce qui arrivera entre le 1er-Mai et
les prochaines élections générales",
a-t-il aussi tenu à préciser.
Le MMM a démarré sa campagne de mobilisation jeudi
soir à Quatre-Bornes avec un congrès nocturne qui
a attiré une nombreuse assistance. Cette première
réunion intervenait le lendemain de la publication par
Business Magazine de son sondage semestriel qui plaçait
pour la première fois depuis très longtemps Paul
Bérenger comme le Premier ministre préféré
des Mauriciens devant Navin Ramgoolam.
L'intervenant qui aura le plus accroché lors du congrès
nocturne de jeudi a été Vishnu Lutchmeenaraidoo
qui, dans un discours empreint de conviction et de fermeté,
a balayé les prétentions des uns et des autres au
poste de Premier ministre en rappelant qu'il y a un seul au MMM
et qu'il s'agit de Paul Bérenger. Le président de
la commission économie du MMM a rejeté les arguments
à caractère communal que l'on y oppose et a dit
que tous les Mauriciens ont les mêmes droits et les mêmes
responsabilités et qu'il n'y a aucun poste réservé
dans ce pays.
Même ton ferme sur les alliances. Le MMM doit aller seul
aux élections générales et tous doivent travailler
en vue d'élargir l'audience du parti, quitte à accommoder
quelques petits partis ensuite. Autre intervention remarquée,
celle de Françoise Labelle qui, imitant les intonations
de Sheila Bappoo, a dénoncé l'amateurisme qui a
consisté à dire que le gouvernement allait payer
Rs 109 par jour pendant trois jours aux sinistrés des inondations
pour ensuite dire que cela ne s'appliquerait que pour un seul
jour et pour finalement venir annoncer l'octroi d'une allocation
de Rs 5 000. Elle n'a pas manqué de critiquer le fait que
Dharam Gokhool reste en poste alors que sa responsabilité
est engagée dans ce qui est arrivé le 26 mars dernier.
Paul Bérenger, qui était avec Kavi Ramano, Reza
Uteem, Veda Baloomoody, Vijay Makhan et Rajesh Bhagwan les intervenants
à ce rassemblement, a traité Dharam Gokhool de "world
class fatras" après les tristes événements
du 26 mars et pour n'avoir pas eu la décence de présenter
sa démission comme ministre. Il a aussi dénoncé
l'incompétence du gouvernement sur plusieurs dossiers et
l'étendue de la corruption qui ronge le pays, soulignant
au passage que "l'on n'entend plus parler de l'affaire
des Rs 50 millions impliquant le ministre Dulull ou de celle des
étals de Quatre-Bornes ou encore les allégations
qui ont été formulées contre Mme Indira Manrakhan".
Au cur de Cité Vallijee vendredi, où le MMM
tenait sa deuxième réunion vendredi soir, ce sont
les propos tenus par le Premier ministre plus tôt devant
des collégiens à Pamplemousses qui ont été
commentés par tous les orateurs, Jean-Claude Barbier, Arianne
Navarre-Marie, Deven Nagalingum, Bernard Marie, Ahmad Jeewah et
Rajesh Bhagwan.
Ahmad Jeewah a été le premier à lancer la
salve en déplorant que le Premier ministre en vienne à
"relever le démon communal" en venant
accuser les mauves de ce dont il est lui-même coupable,
alors que le MMM est né en 1969 pour combattre le communalisme.
"Li boulonné ek so fauteuil PM et li pé
rod mette sa pei-là à feu et à sang",
a-t-il déclaré en soutenant que "so léker
fer mal parski sondaz ine montré ki population pli kontan
Paul Bérenger". Jeewah a dit qu'il faudrait à
l'avenir songer à introduire des lois plus sévères
contre ceux qui menacent l'harmonie communale.
Rajesh Bhagwan a, dans sa verve habituelle, observé que
le Premier ministre n'est "fort qu'au Parlement et à
la MBC". Pour lui aussi, c'est le récent sondage
publié par Business Magazine indiquant que Paul
Bérenger est devant lui en tant que Premier ministre préféré
des Mauriciens et qu'il y a une majorité de Mauriciens
insatisfaits du gouvernement qu'il dirige qui a provoqué
le courroux de Navin Ramgoolam, d'où sa sortie contre le
MMM à Pamplemousses. Il n'a pas écarté la
possibilité qu'un droit de réponse soit exigé
de la MBC pour avoir passé les propos de Navin Ramgoolam
critiquant le MMM.
Manifestants de toutes les communautés
Quant au leader du MMM, il a tenu pour autant coupable Navin Ramgoolam
que Dharam Gokhool ce qui est arrivé mercredi d'avant.
"Zamé pa fine éna autant incompétence
kouma ine éna sa jour-là. Fodé péna
sentiman pou zanfan pou ine laisse zot alle lékol dans
enn létan pareil et après largue zot létan
la pli la pé tapé", a déploré
un Paul Bérenger exaspéré.
Il s'est ensuite appesanti sur les propos du Premier ministre
tenus un peu plus tôt à Pamplemousses. "Zordi
pé rod fer kominal, li alle dan lékol ek ti zenfan
li al fer kominal", a observé le leader du MMM
qui a attribué à une mauvaise planification la pagaille
qui entoure le paiement de l'allocation de Rs 5 000. "Ine
fer sa san préparation pou sap dans problème !".
Il a aussi qualifié de "fausse" la déclaration
de Navin Ramgoolam selon laquelle un ancien député
du MMM mènerait une campagne communale autour de cette
allocation.
Il a dit que les gens qui manifestent pour obtenir leur allocation
sont de toutes les communautés mais qu'avec "son
esprit machiavélique" le Premier ministre veut
donner une autre orientation à ce mouvement. Le MMM est
né pour empêcher qu'il y ait d'autres 65 et 68 et
pour être un rempart contre le communalisme, a-t-il poursuivi.
"Zordi mo dégoûté kan no tann Navin
Ramgoolam fer kominal kan dimoune ine perdi la vie par so la faute.
Péna pli kominal ki li. Kan li dans difficulté,
li servi cyniquement communalisme et l'histoire ine déjà
condamné li pou çà !" a déclaré
Paul Bérenger.
Dans cette réunion avec les habitants de Cité Vallijee,
le leader du MMM a aussi dénoncé l'incompétence
de certains ministres, le cafouillage au niveau de l'approvisionnement
en denrées alimentaires de base, la hausse des prix, dont
les 21% des tarifs d'électricité, et la corruption.
Comme il était dans la circonscription qui a désigné
James Burty David comme député correctif, il n'a
pas manqué de dire quelques mots sur ses manuels scolaires
que l'on a voulu imposer aux collégiens.
Le MMM sera à Roche Bois le mardi 8 avril, à Bambous
Virieux et à Trou d'Eau Douce mercredi, à Rose Hill
et à Cap Malheureux jeudi et à Chemin Grenier vendredi
pour un meeting cette fois.
POLITIQUE au Square Guy Rozemont
Selon le Ptr, le MMM s'active à relever le démon
communal
Le Parti travailliste dit constater que le MMM entend profiter
de la tragédie humaine que le pays a connue lors des récentes
calamités naturelles pour attiser et relever le démon
communal. Aussi, le parti compte alerter l'opinion nationale afin
que la population ne tombe pas sous ce piège communal que
veut lui tendre cette opposition avec Paul Bérenger à
sa tête. C'est ce qu'a déclaré, hier matin,
au Square Guy Rozemont, Devah Virahsawmy et James Burty David,
respectivement secrétaire-général et directeur
de communication.
Selon M. Virahsawmy, il est vraiment déplorable que le
MMM ait voulu se servir d'un événement malheureux
où il y a eu pertes de vies humaines dont celle d'une écolière
de 13 ans pour essayer de relever le démon communal et
espérer ainsi gagner la faveur population. Ici, il devait
déplorer et dénoncer à la fois une remarque
qui aurait été faite, selon lui, sur les ondes d'une
radio, où le député du PMSD aurait déclaré
qu'un seul groupe économique précis serait en train
de bénéficier de l'aide provenant du gouvernement
à la suite de la récente calamité qui s'est
abattue sur certaines parties de l'île. " Li kler
ki éna pé rod servi kominal pu gagne popilarité.
Ena osi ki for lor met tchoule " dit-il.
Accusant le MMM de vouloir se lancer dans une campagne de démagogie
et dans une démarche à relent communal après
ce qui s'est passé lors des récentes pluies torrentielles,
James Burty David a déclaré que le Premier ministre
Navin Ramgoolam a eu pleinement raison de qualifier les dirigeants
de ce parti de vautours " ki pe atann bann cadav pu zot
kapav fer tamtam. "
On réclame la démission du ministre de l'Education,
Dharam Gokhool, en raison de la mort de la petite collégienne
de 13 ans balayée par les eaux. Mais, a rappelé
M. David, dans le passé également on a connu des
situations où on a eu à déplorer des drames
semblables. Tel a été le cas en 1992, par exemple,
quand une fille du QEC a été transportée
par les eaux d'un canal qui traversait la cour de l'institution.
Elle a trouvé la mort. C'était bien triste et regrettable.
Mais ce n'est pas pour autant que le leader de l'Opposition
d'alors, Navin Ramgoolam, s'était laissé tenter
par des cheap politics en se lançant dans une vaste
campagne de démagogie pour demander la démission
du ministre de l'Education d'alors, Armoogum Parsuramen.
Parlant du walk-out effectué mardi dernier à
l'Assemblée nationale, M. David a déclaré
que l'Opposition avait choisi d'agir ainsi faute d'argument et
cela notamment après les explications fournies par le Premier
ministre, le matin à la PNQ du leader de l'Opposition,
relative aux douloureux événements de la semaine
écoulée. Sur ce, il a lancé un appel au MMM
pour qu'à partir de là, il n'aille pas "
tourner un drame humain en résonance politique ".
Pour le directeur de communication du Ptr, il est plus qu'évident,
ces jours-ci, le MMM se retrouverait de plus en plus dans "
difé " notamment avec l'arrivée d'Ashock
Jugnauth, de Vishnu Lutchmeenaraidoo, de Dinesh Ramjuttun et de
Madan Dulloo.
M. David s'est d'ailleurs longuement interrogé sur la raison
pour laquelle, jeudi dernier, au congrès nocturne du MMM
à Quatre-Bornes, il est revenu à M. Lutchmeenaraidoo
de faire le point sur la question d'alliance (qui ne serait pas
d'actualité pour le MMM, dit-il) et sur la question du
candidat des mauves au poste de Premier ministre aux prochaines
élections générales. Ce candidat des mauves,
devait-il préciser n'est nul autre que Paul Bérenger.
Ces deux questions qui sont d'une grande importance et qui sont
les sujets de diverses spéculations au sein des partis
politiques ainsi qu'au sein de la population ont été
soulevées en présence du leader du parti, a tenu
à souligner M. David.. " Si MMM pa ti dan difé
zamé li ti pou les enn lot dimounn ki so lider koz alians
! ", dit-il. Et d'ajouter que justement c'est
parce que M. Lutchmeenaraidoo " pé konport li kom
enn lider viss du MMM ki la frustrasyon é la frond finn
instal li dan parti avek enn seri magouy ". Et
c'est pourquoi " zordi nu dir ki MMM dan difé ",
a M. David.
Tragiques inondations du 26 mars
Le MSM n'en démord pas : "Gokhool bizin lev paké
alé !"
Le MSM n'en démord pas : le ministre de l'Education, Dharam
Gokhool, doit "lev paké alé". Ce parti
qui considère le ministre coupable de négligence
dans les tragiques inondations du mercredi 26 mars dernier notamment
marqués par la disparition d'une jeune étudiante
de 13 ans organise, mercredi à midi, devant l'Assemblée
nationale, une manifestation pour réclamer son départ.
Si le MSM, déclare son leader, souhaitait que la
dernière PNQ du leader de l'Opposition soit adressée
directement au ministre de l'Education plutôt qu'au Premier
ministre, c'était en vue d'acculer et de mettre M. Gokhool
au pied du mur plutôt que dans un esprit de vouloir "faire
la leçon à M. Bérenger".
Pour ce parti, en effet, il est clair que le ministre de l'Education
est coupable de négligence dans les tragiques événements
du mercredi 26 mars dernier et ayant, notamment, conduit à
la disparition d'une jeune étudiante de 13 ans.
"Le ministre Gokhool qui n'a même pas eu encore
la décence de rendre une visite de sympathie aux parents
de la jeune étudiante", soutient Pravind Jugnauth,
doit "le paké alé". Il compare son attitude
lors de ce mercredi noir à celle de l'ancien ministre MSM
de l'Education, Armoorgum Parsuramen qui, affirme M. Jugnauth,
"prenait ses responsabilités envers les étudiants
en période de mauvaises intempéries". Pour
le leader du MSM, le "coupable" est tout trouvé
et il convient qu'il soit sanctionné avant que l'on envisage
d'aller plus loin, notamment, de situer d'autres responsabilités,
entre autres, au niveau de la météo, du PMO et des
autorités policières. Ainsi, ce parti ne compte
pas en démordre et prévoyant l'organisation d'une
manifestation, mercredi prochain, devant l'Assemblée nationale
entre midi et 13h00 pour réclamer la démission du
ministre de l'Education. Une initiative qui suit la campagne d'affichage
anti-Gokhool du MSM.
Invité à commenter la déclaration de vendredi
après-midi du Premier ministre à propos des manifestations
autour du paiement de la compensation aux sinistrés des
inondations, Pravind Jugnauth explique, en substance, que celle-ci
tend à embraser la colère alors que, dit-il, la
"première chose à faire était de
révoquer Gokhool".
Le leader du MSM soutient qu'à travers les 20 circonscriptions,
la population, toutes communautés confondues, après
avoir accumulé des frustrations, est en colère contre
le gouvernement, en raison, notamment, de la politique économique
du ministre des Finances.
M. Jugnauth qualifie, par ailleurs, de "véritable
claque à Bunwaree et à Sithanen", le
ruling du Bureau International du Travail (BIT) à propos
du mode de fonctionnement du National Pay Council (NPC).
Une claque qui, dit-il, fait suite aux observations négatives
du BIT en novembre dernier au sujet des dispositions de l'Employment
Rights Bill et de l'Employment Relations Bill jugées
non conformes aux Conventions du Travail. Pour le MSM, si la population
continue de s'appauvrir comme le confirme, déclare ce parti,
les rapports du Central Statistics Office (CSO), cela est
largement dû à l'abolition des négociations
salariales tripartites et leur remplacement par le NPC.
Le MSM prévient qu'il dénoncera toute tentative
de faire que l'Etat perde le contrôle majoritaire des actions
de Mauritius Telecom dans le cadre de la mise en bourse
de 25% des actions de la compagnie. Le MSM, affirme, de nouveau,
son leader n'a rien à faire avec aucune des composantes
du gouvernement de l'Alliance sociale, "encore moins le
PTr que nous dénonçons".
Quant au dernier sondage de Nelson Taylor/Sofres, M. Jugnauth
dit vivement souhaiter que le peuple ait quelque occasion, cette
année même, de s'exprimer. "Ce sera, là
alors, le véritable sondage et nous aurons l'occasion de
voir qui sont ceux qui ont, réellement, le courage se s'aventurer
sur le champ de bataille".
Assemblée nationale: Mardi dernier
Walk-out de l'opposition pour protester contre Dharam Gokhool
Question 102. L'assemblée nationale vient tout juste de
reprendre ses travaux après le déjeuner. Il est
14 h 35. C'était au tour de Showkutally Soodhun d'adresser
une question au ministre de l'Éducation, Dharam Gokhool.
Elle portait sur les résultats du CPE pour l'année
2007. Le député se met debout et déclare
: "As it is the wish of the population, the Minister of
Education should have resigned instead of coming here."
Le Speaker, visiblement mécontent de cette attitude, le
rappelle à l'ordre tout en l'interrogeant en ces termes
: "Why is the honourable Member excited ?" Mais,
ne voulant rien entendre, le député continue de
plus belle et insiste : "He sould have resigned."
Kailash Purryag l'invite à s'asseoir et le menace même
de l'expulser. C'est alors que les membres de l'opposition MSM
et MMM décident de se retirer de l'hémicycle.
Et c'est avec force remarques qu'ils partiront, les uns criant
"criminel, touy zanfan dimoune", les autres lançant
"shame, péna l'amour propre, lev paké allé
do ta !" tandis que certains membres de la majorité
ricanaient et tapaient sur la table. Dans des déclarations
de presse séparées, le MMM et le MSM dénonceront
par la suite l'attitude du ministre de l'Éducation. Le
leader de l'opposition et du MMM est revenu sur le fait que, pour
les cyclones, l'on n'attend pas que l'on soit en classe 4 pour
décider de la fermeture des écoles et que les institutions
sont closes dès la classe 2.
Paul Bérenger dira aussi, après avoir écouté
les réponses du Premier ministre à sa PNQ, qu'il
le tenait autant que Dharam Gokhool pour responsable des événements
du mercredi 26 mars dernier. "La performance de Navin
Ramgoolam aura été en dessous de tout !"
a-t-il observé. Quant au MSM, il a échu à
son chef de file au Parlement, Nando Bodha, de dénoncer
la "désinvolture" du ministre de l'Éducation
dont il a aussi condamné "l'irresponsabilité".
Il a expliqué que la démarche du MSM était
ponctuelle, "zis pou zordi", et que son parti
participerait normalement aux travaux de mardi prochain.
La Private Notice Question a porté tant sur les avertissements
retirés du cyclone Gula qui avaient occasionné une
belle pagaille le 31 janvier 2008 que sur les pluies torrentielles
de la semaine du mercredi 26 mars. S'il a repris les explications
du service météorologique sur les avertissements
de classe 3 qui devaient passer à classe 4 pour être
complètement enlevés ensuite, Navin Ramgoolam a
révélé que c'est bien à 5 h 45, ce
26 mars, que la météo a émis son communiqué
indiquant qu'il y aura de grosses pluies et que les étudiants
devraient prendre les précautions nécessaires et
que ces informations "were brought to the attention of
senior officials of the Ministry of Education and Human Resources
a few minutes before the issue of the bulletin" mais
que la situation de pluies torrentielles n'ayant pas été
atteinte le ministère a décidé de ne pas
fermer les écoles.
"You open the window
"
Paul Bérenger a beacoup insisté sur le fait que
la décision de fermer les écoles, telle que prise
dans le passé, n'était pas forcément liée
aux pluies torrentielles et que les pluies continues des jours
précédents et du mardi en particulier auraient dû
avoir amené le Premier ministre lui-même à
demander à son ministre de prendre la décision de
fermer les écoles. Malgré l'insistance du leader
de l'opposition, Navin Ramgoolam a répondu : "It
is not a personal decision, there are criteria which you have
to abide to."
Au leader de l'opposition qui suggérait que "common
sense should have made both the Prime minister and the minister
of Education move" et qu'il n'y a pas lieu d'attendre
un avis de pluies torrentielles pour agir, le Premier ministre,
qui commençait à s'énerver, a demandé
sur quels critères décider avant d'ajouter : "You
open the window and you say it is raining, then you close the
schools !" Paul Bérenger insistait que c'est le
bon sens qui aurait dû prévaloir.
Quant aux informations selon lesquelles c'est le fait d'avoir
ouvert les vannes de la Nicolière qui ont provoqué
la brusque montée des eaux dans la région de Mon
Goût, le chef du gouvernement a dit qu'elles ne sont pas
fondées et qu'il laissait le soin au Fact Finding Committee
(FFC) de se pencher là-dessus. Il a aussi justifié
l'absence de tout nouveau projet de construction de drains depuis
2005 par le fait que l'ancien gouvernement n'avait que partiellement
utilisé les sommes budgétées à cette
fin.
Venant directement au ministre de l'Éducation, le leader
de l'opposition a dit qu'il n'a non seulement pas assumé
ses responsabilités mais qu'il a été plus
loin en déclarant qu'il y a un étudiant qui a perdu
la vie alors qu'il y en a 350 000 et a demandé au Premier
ministre s'il avait invité son ministre à débarrasser
le plancher. Navin Ramgoolam a dit que son ministre ne s'est pas
exprimé ainsi et alors que Dharam Gokhool était
debout et qu'il tentait de s'expliquer, Paul Bérenger a
dit : "I will not give way". Le Speaker invita
le ministre à venir plus tard avec une déclaration
d'explication personnelle. Navin Ramgoolam n'a finalement pas
répondu à la question.
Invité à dire s'il compte convertir le FFC en commission
d'enquête compte tenu du fait qu'un comité ne peut
appeler des témoins ou des documents pour un travail en
profondeur, le Premier ministre a dit que le FFC a des attributions
étendues et que c'est la solution qu'il juge la plus rapide.
À une question d'Alan Ganoo, Navin Ramgoolam répétera
que "at 4.16 in the morning the Ministry of Education
was in touch with the Meteorological Services" mais que
ce n'est qu'après l'avis de pluies torrentielles, soit
à 12 h 15, qu'il a parlé à Dharam Gokhool.
Plusieurs autres parlementaires des deux côtés de
la chambre ont posé des questions supplémentaires
au Premier ministre pour n'obtenir que des réponses déjà
connues, comme le fait que le programme de construction de drains
soit accéléré.
Le kreol = gros mots, selon le PM
À noter ce brusque mouvement d'humeur du Speaker à
l'égard de Rajesh Bhgawan alors qu'il posait une question
sur les problèmes de transport rencontrés par les
étudiants après la fermeture des écoles
au point où le député lui a lancé
: "Don't shout at me." Ce qui n'a fait qu'énerver
davantage la présidence qui a alors répondu : "I
am not shouting at you. I have said that I have understood the
question", ajoutant aussi que "if you continue
like this, I will take action against you !"
À relever lors de la demi-heure consacrée aux questions
au Premier ministre, ce dernier - répondant à Eric
Guimbeau et à une question supplémentaire de Paul
Bérenger rappelant que lors des campagnes électorales
tout le monde s'exprime en kreol et même à la télévision
- a dit que si le kreol est introduit au Parlement, ce sera encore
plus de gros mots lancés et que le niveau descendra encore
plus. Ce qui a poussé Dany Perrier à demander à
Navin Ramgoolam s'il veut dire que le kreol est "une langue
vulgaire et roturière".
Un Select Committee sera mis sur pied en vue de définir
les modalités d'une retransmission en direct des travaux
de l'Assemblée nationale à la télévision,
a par ailleurs indiqué Navin Ramgoolam en réponse
à une question en ce sens de Rajesh Bhgwan qui voulait
aussi que cette facilité soit étendue aux radios
privées.
À l'heure des déclarations, le ministre Gokhool
s'est expliqué sur ses propos concernant le décès
de Laura Paul, rassurant n'avoir pas minimisé le drame,
tandis que Sheila Bappoo a fait le point sur les allocations versées
aux victimes des inondations. La ministre avait eu une prise de
bec avec son collègue, le whip du gouvernement, Lormesh
Bundhoo, à ce sujet en début de séance.
En l'absence des élus de l'opposition, les trois textes
inscrits, The Private Security (Amendment) Bill, The Tourism Authority
(Amendment) Bill et The Environment (Amendment) Bill, ont été
votés sans débat, les élus de la majorité
n'ayant rien à dire sur ces textes. Nita Deerpalsing a,
à l'ajournement, évoqué certains problèmes
à la SSS Régis Chaperon, comme l'éclairage
des classes et le service de nettoyage, problèmes que Dharam
Gokhool affirme être en voie d'être réglés.
Mardi prochain: Pleins feux sur les inondations