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Saisie de 1,2 kg d'héroïne
L'ADSU sur la piste d'Asraf Mohamed Ali
Une escouade spéciale de l'Anti-Drug and Smuggling Unit
(ADSU) traque les mouvements du présumé trafiquant
de drogue Asraf Mohamed Ali depuis dimanche dernier. Les dernières
indications disponibles sont que le suspect tenterait une évasion
par yacht pour échapper à une nouvelle arrestation
pour des délits de trafic de drogue.
Asraf Mohamed Ali a été positivement identifié
par des limiers de l'ADSU engagés dans une opération
de control delivery de 1,2 kilo d'héroïne dans
la région de Bain-des-Dames à Port-Louis dans la
soirée de dimanche dernier. À ce stade, quatre suspects
sont en détention policière, un consultant militaire
américain, Scott Bradley Mertz, qui a débarqué
à l'aéroport avec de l'héroïne dans
ses bagages, un complice, Ajay Kumar Sawoo-Balgobin, un sergent
de police du Enquiry Pool de Terre-Rouge, Sanjay Khugputh,
et Suraiya Mohamed Ali, la mère du suspect en fuite.
Jusqu'ici, le suspect Asraf Mohamed Ali a pu échapper à
la justice dans au moins deux cas majeurs de trafic de drogue.
Dans le dernier cas en date avec la saisie de 3,5 kg d'héroïne
en date du 25 novembre 2006, la passeuse étrangère
Suzan Dalziel écopa de 28 ans de prison en décembre
dernier.
Asraf Mohamed Ali, qui avait été interpellé
par l'ADSU lors d'une opération de control delivery,
retrouva la liberté alors que le procès se déroulait
aux assises devant le juge Paul Lam Shang Leen. Cette affaire
devait jeter un véritable froid entre l'ADSU et le State
Law Office, l'ADSU ne digérant pas les prises de
position du Parquet au sujet de preuves qualifiées
d'irréfutables versées dans le dossier à
charge contre le suspect.
Mais, depuis dimanche dernier, l'étau se resserre autour
d'Asraf Mohamed Ali, un présumé caïd de la
drogue dans la capitale. Des officiers de police ont confirmé
avoir vu le suspect au volant de la voiture immatriculée
1092 ZE 92, qui avait été endommagée et abandonnée
lors de l'opération de dimanche dernier. D'autres preuves
de sa présence dans la voiture se retrouvent dans les quatre
téléphones cellulaires laissés sur le siège
de la voiture. Sur l'un des téléphones se trouvent
des photos du récent voyage en Inde entrepris par Asraf
Mohamed Ali après sa remise en liberté à
la fin de l'année dernière.
Ensuite, Suraiya Mohamed Ali, qui a été interpellée
par l'ADSU lundi après-midi, a confirmé dans sa
déposition que son fils conduisait la Toyota de couleur
blanche appartenant au sergent Khugputh, qui a déjà
effectué un passage dans les rangs de l'ADSU. Elle aurait
soutenu à la police qu'elle avait demandé au sergent
de police de lui remettre la clé de sa voiture en vue de
permettre à Asraf Mohamed Ali de se rendre chez une connaissance
à Bain-des-Dames dans la soirée de dimanche.
Pourquoi Asraf Mohamed Ali devait se rendre en voiture à
Bain-des-Dames ce dimanche soir ? Les recoupements d'informations
effectués par Week-End auprès de sources
concordantes indiquent que le suspect avait pour mission de récupérer
un colis de 1,2 kilo d'héroïne, qui était arrivé
de Nairobi depuis le samedi 29 avril.
En effet, l'Américain Scott Bradley Mertz, qui a retenu
les services de Me Veda Baloomoody des Collendavelloo Chambers,
avait pu déjouer le contrôle à l'aéroport
de par son statut professionnel de consultant militaire au sein
de la société américaine MPRI. Venant d'Ouganda
en transitant à Nairobi, il descendit dans un des hôtels
de la capitale après avoir cherché vainement un
hôtel à Curepipe.
Dans la matinée de dimanche, deux tentatives de remettre
les Rs 13 millions d'héroïne à des contacts
mauriciens devaient échouer. La première prévue
à Flic-en-Flac fut annulée en raison d'une forte
présence de policiers en uniforme et en civil sur le terrain
suite au viol collectif d'une jeune de 17 ans sur la plage
publique alors que la seconde devait en principe se dérouler
à Rivière-Noire.
Le consultant militaire américain, qui affirme avoir entrepris
cette livraison de drogue comme une " faveur pour le boss
mauricien ", fut ordonné de rentrer à son
hôtel en attendant de nouvelles directives. Dans la soirée
de dimanche, il reçut un appel téléphonique
l'ordonnant d'aller déposer le colis dans une cour à
Bain-des-Dames. Mais il se trompa d'adresse.
Entre-temps, l'héroïne atterrit dans une autre cour
et les occupants avertirent l'escouade de l'ASP Azima et de l'inspecteur
Ruhomutally de la présence de ce colis suspect. La drogue
se trouvant dans le sac fut substituée et le sac remis
à sa place. L'opération était supervisée
par le surintendant Pierre Murugan.
Les contacts mauriciens s'affolèrent en constatant que
la drogue ne se trouvait pas à l'endroit indiqué.
Ajay Kumar Sawoo-Balgobin fut sollicité pour accompagner
le passeur américain de nouveau sur les lieux. Ce duo,
qui retrouva le sac intact, appela Asraf Mohamed Ali au téléphone
pour l'informer des nouveaux développements.
Le piège allait se refermer irrémédiablement
sur ces deux suspects avec leur arrestation par l'ADSU.
Mais quand Asraf Mohamed Ali se pointa sur les lieux au volant
de la voiture appartenant au sergent Khugduth, il ne put que faire
machine arrière sur une distance de 75 mètres pour
s'enfuir. La partie arrière de la voiture fut endommagée
en heurtant un mur et les deux occupants prirent la fuite en direction
du rivage. Depuis cette soirée-là, l'ADSU tente
de retrouver les traces de ce suspect qui est parvenu jusqu'ici
à lui échapper
Allégations contre un magistrat
La victime fait état de menaces et de pressions
Depuis le week-end dernier, le Senior District Magistrate Joy
Ramphul, siégeant au tribunal de Pamplemousses, se retrouve
au centre d'un véritable tourbillon suite à de graves
allégations portées contre lui par une Curepipienne,
comparaissant devant lui en tant qu'accusé. Les derniers
développements font état de menaces et de pressions
exercées sur la victime pour qu'elle abandonne les procédures
policières engagées contre le magistrat dans cette
affaire de marchandage autour d'un jugement.
Suite à la publication des premiers détails de cette
sinistre affaire affectant le judiciaire, le Senior District Magistrate
a préféré prendre les devants et soumettre
une demande de congé pendant le déroulement de l'enquête
auprès du chef juge, Bernard Sik Yuen. Vu la gravité
de la situation, les services du chef juge et ceux du Directeur
des Poursuites publiques (DPP) ont donné des directives
à la police pour que cette enquête soit menée
avec célérité. Les indications sont qu'en
début de semaine les responsables de la Cour suprême
devraient être en présence d'un premier rapport détaillé
en vue de décider de la marche à suivre.
Selon la version des faits de la victime alléguée,
une habitante de Curepipe - version consignée samedi dernier
et confirmée de nouveau jeudi - tout aurait commencé
aux Magistrate Chambers du tribunal de Pamplemousses le
mardi 25 mars dernier. Elle s'y était rendue en vue de
prendre connaissance du jugement dans son procès où
elle est accusée dans une affaire de détournement
de fonds aux dépens de son ancien employeur de Triolet.
À un certain moment, le magistrat et l'accusée se
seraient retrouvés seuls. Joy Ramphul aurait alors fait
des propositions indécentes alléguées. Il
devait être vers les 10 h 30, ce mercredi. " Sa
case-là li bien difisil. Mo pé envi aide ou mem
! Mé mo pa pé truv enn simin pou fer sa. Donne moi
enn lidé pou fer sa ! " aurait déclaré
le magistrat à l'accusé. Au fil de la conversation,
les deux auraient échangé des numéros de
téléphone. " Mazistra ine dir moi attan
dehors. Li pou téléfon moi lor mo portab ",
affirme la victime, qui a retenu les services de Me Goolshan
Jorai.
À la mi-journée, la Curepipienne reçut un
appel du magistrat lui demandant de le rejoindre dans une des
ruelles dans les parages de la magistrature. Le magistrat s'y
serait amené au volant d'une BMW. Avec la victime à
bord, il se serait dirigé vers le parking du centre commercial
de Forbach.
La victime devait soutenir dans ses deux dépositions que
les propositions du magistrat furent des plus précises
à ce stade. Tenant sa plume à la main, le magistrat
aurait déclaré : " Ar sa plim-là
pou décide sa case-là. Si mo anvi mo avoy toi ène
semaine Beau-Bassin kot to pou alle fer bann nouvo kamarad. Sa
plim-là oussi kapav tir toi san gagn oken problème.
" " Ek li fin trap mo lamain droite ek li fine embrasse
moi lor mo lalev ", avance la présumé victime.
La Curepipienne ajoute qu'elle avait pu résister à
une invitation du magistrat de se rendre en compagnie de ce dernier
dans une chambre d'hôtel de Grand-Baie et également
un autre rendez-vous à Port-Louis pour le vendredi 28.
Mais devant l'insistance du magistrat, elle concéda d'aller
le rejoindre le samedi 29 sur le parking de Shoprite à
Trianon.
La victime devait prendre des précautions en se faisant
accompagner par un témoin, qui avait fixé sur pellicule
la présence du Senior District Magistrate sur le
parking, samedi matin. Mais cette rencontre fut de courte durée
car Joy Ramphul avait réalisé qu'un témoin
assistait à la scène. " À peine dé
minit, mo ine rant dan loto, li dire moi désann, désann
et après li allé ", poursuit la
victime dans sa déposition.
Ce fut à la suite de cet épisode que la victime
décida de porter plainte contre le magistrat. Entre-temps,
elle reçut plusieurs appels téléphoniques
lui demandant de ne pas donner des suites policières à
cette affaire. Alors qu'elle consignait sa déposition initiale
au poste de police de Pamplemousses dans la soirée de samedi,
elle reçut au moins trois appels téléphoniques
sur son cellulaire. " Arrête tou lamem. Nou zwen
ek nou trouv enn solisyon ", aurait proposé son
interlocuteur. Ce détail a été révélé
dans la déposition de samedi dernier.
Par la suite, la victime reçut plusieurs autres appels
téléphoniques avec des propositions pour annuler
cette affaire référée à la police.
" Li pou rann zizman en ou faver. Pa alle de lavant ",
lui aurait-on promis en communiquant un numéro de téléphone
de contact pour tout développement. Ces menaces et pressions
ont fait partie de la déposition de confirmation de jeudi
dernier.
Le témoin oculaire du rendez-vous de samedi dernier à
Shoprite a déjà été entendu par les
enquêteurs du CID de Terre-Rouge, responsables de l'enquête.
Ces derniers sont actuellement dans l'attente d'un relevé
officiel des appels à partir des numéros de téléphone
soumis à la police par la victime pour établir le
bien-fondé de la version de cette dernière.
D'autre part, Me Jorai fait état de pressions contre lui
pour avoir assisté la victime dans sa déposition.
" Je n'ai rien à me reprocher. Je ne fais qu'aider
au respect du code d'éthique en vigueur. Je n'ai aucun
autre intérêt à défendre. Néanmoins,
je ne peux taire les agissements d'une de mes consurs convertie
en intermédiaire pour essayer d'étouffer cette affaire.
Je dois aussi dire que sans la solidarité de certains de
mes camarades j'aurais pu me retrouver sans bureau au cours de
la semaine écoulée ", a-t-il déclaré.
Week-End n'a pas été en mesure d'obtenir
confirmation officielle que le Senior District Magistrate Ramphul
aurait été interrogé au poste de police de
Pamplemousses vendredi. Des sources dignes de foi affirment avoir
constaté la présence du magistrat à Pamplemousses
en fin de semaine. Officiellement, il aurait déjà
écrit au chef juge pour donner sa version tout en niant
les allégations portées contre lui.
La Tour Knig
Rapport de l'UoM "bias", selon le député
Barbier
Les techniciens de la faculté d'ingénierie, responsables
du stack monitoring exercice effectué à La
Tour Knig, suite aux allégations de pollution industrielle
des habitants des appartements Les Tourelles et Les Coquillages,
n'auraient pas pris toutes les données en considération.
Le rapport de l'UoM serait donc bias et en faveur de la
CMT, avance le député mauve de la circonscription
n°1 Jean-Claude Barbier, qui a entrepris des démarches
et obtenu un contre-rapport conduit par un consultant en la matière.
Selon les conclusions de l'UoM, l'usine opère selon les
normes. Toutefois, les habitants de la région, témoins
quotidiens de la pollution, demeurent sceptiques. Suivant le dossier
depuis le début des protestations, avec plusieurs questions
parlementaires à ce sujet, Jean-Claude Barbier est d'avis
qu'il y a eu plusieurs manquements au moment où l'exercice
a été conduit par les techniciens de l'UoM. Par
exemple, fait-il ressortir, "on note qu'il a des excès
d'air dans la cheminée car les analyses révèlent
que le nombre d'oxygène est supérieur à la
normale".
La mention du diesel mélangé au lieu de l'huile
lourde rend le rapport de l'UoM suspect, ajoute notre interlocuteur.
"Ceux qui vont lire le contre-rapport vont voir qu'il
a été fait de façon professionnelle",
dit-il. Plusieurs autres points suspects remontent à la
surface dans le contre-rapport, souligne le député
mauve, indiquant qu'il compte remettre une copie aux forces vives
de la région. "Ce sera aux habitants de voir quelle
marche ils souhaitent suivre", dit-il.
Il fait également ressortir qu'outre le problème
de pollution causé vraisemblablement par la CMT, il existe
d'autres problèmes à la Tour Knig. "Je
me bats pour que la CMT élève correctement sa cheminée
et que la pollution ne soit pas nocive aux habitants de la région",
soutient le député mauve.
Justice
Judicial Review gratuit dans l'affaire des Health Care Assistants
v/s l'État
Les citoyens mauriciens, pour lesquels le Conseil Privé
de la reine est le dernier recours en matière de justice,
ont toujours été amenés à croire qu'accéder
à cette instance londonienne coûte très cher.
Or, un jeune avocat, Me Kailash Trilochun, considère que
"c'est là un mythe qu'il faut détruire".
"Si quelqu'un a besoin d'une intervention des Law lords
britanniques pour redresser une injustice dont il estime avoir
été victime, si son cas est défendable mais
qu'il est trop pauvre, il peut obtenir une Judicial Review pro-bono,
c'est-à-dire gratuitement", affirme l'avocat.
Me Trilochun a lui-même obtenu la preuve que ce système
pro-bono, prévu dans le set-up judiciaire britannique fonctionne
après avoir, avec l'aide d'avocats et avoués anglais,
déposé une demande de Judicial Review auprès
du Conseil Privé au nom de 192 des 388 Health Care Assistants
(HCAs) limogés par le gouvernement de l'Alliance sociale
au lendemain des dernières élections générales.
Ces travailleurs de la santé furent recrutés par
le précédent régime MSM/MMM, mais renvoyés
avec seulement un mois de salaire in lieu of notice. Ayant
ensuite été déboutés par la Cour suprême,
le 23 février 2006, dans un procès intenté
en vue d'obtenir leur réintégration, ils se sont
adressés directement à la cour londonienne tout
en faisant ressortir leur incapacité d'encourir les frais.
Le Privy Council a agréé à cette requête
et a demandé aux parties concernées par ce Judicial
Review de fixer un calendrier pour l'échange rapide des
documents afin que les cinq Law Lords, qui viendront siéger
à Maurice même en septembre dans le cadre des arrangements
faits par l'Attorney General, Rama Valayden, puissent entendre
le procès. Me Jeffrey Cox, qui a représenté
l'État mauricien et la Public Service Commission, laquelle
avait avalisé le renvoi des HCAs, s'est engagé pour
que l'échange soit complété vers la fin de
juillet prochain.
Me Trilochun, très fier d'avoir "fait tomber le
mythe", a insisté pour que l'avoué Pritviraj
Roopun, les avocates Trilochun-Ramdanee et Roubina Jaddoo (qui
l'ont aidé à Maurice) et les avocats Michael Powers
(QC), Robert Strang et le Privy Council Agent, l'avoué
Clive Woolf (en Angleterre), soient associés à la
réussite de sa démarche.
Brèves
Force policière: Nominations de dix nouveaux ACP
Depuis la semaine écoulée, la force policière
compte dix nouveaux assistants commissaires de police, 45 nouveaux
surintendants, 68 nouveaux assistants surintendants et 108 chefs
inspecteurs. Dans l'ensemble, cette série de promotions
a été bien accueillie au sein de la police, même
si certains des promus n'ont pas manqué de rappeler qu'ils
ont dû attendre plus de 12 ans.
Les dix surintendants de police qui ont été confirmés
au grade d'assistant commissaire de police (ACP) sont Soopaya
Padiachy de l'Anti-Drug and Smuggling Unit (ADSU), Aroon Somar
à l'aéroport, Clifford Parsad (CCID), Suthchidanand
Lollbeeharry (CCID), Angad Ramchandar (Central Division), Naraindutt
Ghoorah (Eastern Division), Satyadev Bhoyroo (Northern Division),
Patrick Octave Randamy (Port-Louis Nord), Kishore Sobhee (Rodrigues),
et Mahadeo Ramchurn (Southern Division).
Parmi les nouveaux surintendants de police, l'on note Vijay Kumar
Sonarane (VIPSU), Jean-Claude Gungah (Sud), Roger Noël (Western
Division CID), Karl Gébert (Rodrigues), Max Louison du
Police Press Office, Deoraj Ramasawmy, Pierre Murugan, Mario Larue
et Dipchand Mutty (ADSU), Vivekanand Choramun (CCID), Yoosoof
Soopun (MCIT), Devanand Reekoye (Nord) et Jokhoo Nundkularsingh
((Port-Louis Sud).
La joie des nouveaux promus est teintée par des sentiments
mitigés au sujet de transferts vers d'autres nouvelles
affectations. Le commissaire de police part intérim, Iswur
Dunn Rampersad, a tenu à rencontrer aux Police Headquarters
tous les nouveaux promus pour les féliciter mardi et mercredi
derniers.
Flic-en-Flac: Deux présumés violeurs toujours
en fuite
Deux des quatre présumés violeurs de la jeune fille
de 17 ans sur la plage de Flic-en-Flac de dimanche dernier couraient
toujours en fin de semaine. L'escouade de limiers de la CID enquêtant
dans cette sinistre affaire de viol collectif affirme qu'elle
est consciente qu'elle attrapera ces deux suspects dans les meilleurs
délais, d'autant plus que leur identité est connue.
Ces quatre violeurs, qui avaient attaqué leur victime et
son petit copain à 3 heures dimanche matin, ont été
trahis par des caméras de surveillance qui avaient enregistré
leurs mouvements suspects alors qu'ils prenaient la fuite après
leur forfait. Les deux participants à ce viol collectif
qui sont actuellement en détention policière habitent
cité Florida, Baie-du-Tombeau.
Johnson Edouard, 42 ans, et Andy Carré, 20 ans, sont passés
aux aveux. Ils affirment qu'ils s'étaient rendus à
Flic-en-Flac dans la soirée de samedi dernier "
pou alle rode ène lavi ". Ils ont déjà
comparu devant le magistrat siégeant au tribunal de Bambous
avant d'être reconduits en cellule policière. Tout
en abusant sexuellement de la jeune fille, ils avaient placé
un cutter sous la gorge du petit ami de celle-ci.
Un SP des prisons agressé par deux inconnus vendredi
Un surintendant de la prison, qui se trouvait le long de la rue
Pope Hennessy à Beau-Bassin, a été attaqué
par deux hommes, dont un ancien détenu de la prison centrale,
dans la journée de vendredi. Tout en l'agressant physiquement,
les deux suspects devaient arracher son téléphone
cellulaire. L'identité d'un des agresseurs a été
communiquée à la police.
Une sexagénaire attaquée à sa descente
de bus
Une habitante d'Alma, âgée de 65 ans, a été
agressée alors qu'elle venait de descendre de l'autobus
dans son village. Cela s'est passé vers 16h30, vendredi.
Deux hommes coiffés de casques intégraux avaient
accosté la victime en la menaçant avec un couteau.
Ils devaient arracher son sac contenant une certaine somme d'argent
avant de prendre la fuite.
Trois inconnus volent sa voiture à la route St Jean
Un Beau-Bassinois a été victime d'un cas de carjacking
dans la nuit de vendredi à samedi le long de la route Saint
Jean à Quatre-Bornes. Cet ancien entraîneur d'une
des anciennes équipes de première division regagnait
sa voiture quand il a été agressé par trois
suspects. L'un de ces derniers l'attaqua à coup de cutter
alors que les deux autres lui arrachèrent la clé
de contact avant de prendre la fuite à bord de la voiture.
Blessée, la victime a été admise au Princess
Margaret Orthopaeduic Centre.
Un coiffeur grièvement blessé suite à
une dispute à Blue-Bay
Un coiffeur de 23 ans, Naser Lalloo, a été grièvement
blessé avec une arme tranchante suite à une dispute
à Blue-Bay, vendredi soir. Cet habitant de Grand Bel-Air,
a été blessé à l'estomac et à
la joue. Il a été admis à l'hôpital
de Rose-Belle où son état est jugé inquiétant.
L'agresseur, Julio Laboucherie, 50 ans, a été interpellé
par la police, qui tente d'établir les circonstances de
cette affaire.
Cinq habitants de Piton recherchés pour avoir endommagé
une voiture
Cinq habitants de Piton, Praviden Mooken, Jessen Mooken, Tikalooa
Moogum, Nallan et "Zulu" Mooken, étaient recherchés
par la police depuis vendredi suite à une déposition
consignée contre eux au poste de police de la localité.
Thookeswar Ramchurn, 28 ans, déclare qu'il était
en compagnie d'un ami à bord de sa voiture dans la soirée
de vendredi. Il s'était arrêté à la
jonction de Petit-Comptoir quand les suspects s'en prirent à
sa voiture tout en l'insultant. Il chercha refuge au poste de
police de Piton. Son véhicule a été endommagé.
Hold-up dans une pharmacie de Vacoas jeudi après-midi
Une pharmacie de Vacoas a été la cible d'un braquage
jeudi après-midi. Deux hommes portant des casques intégraux
et armés de couteaux se sont introduits dans la pharmacie
alors qu'il n'y avait pas de client. Sous la menace de leurs armes,
ils exigèrent de l'employé toutes les recettes du
jour. Ils prirent la fuite en enfourchant une motocyclette, dont
le propriétaire est officiellement un habitant de Triolet.
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