|
Lancement d'un double CD
Voix lyriques mauriciennes pour aider le Plaza
C'est une belle émotion qui a présidé, mardi
dernier, au Plaza, au lancement du double CD Belles voix mauriciennes
d'hier et d'aujourd'hui. Double CD pour un double objectif
: d'une part, rendre hommage et laisser une trace du goût
local pour l'art lyrique; de l'autre, contribuer à l'effort
de rénovation de l'édifice théâtral
rosehilien, qui semble cette fois en bonne voie.
Ils étaient nombreux, les amateurs d'art lyrique, à
s'être fait le plaisir d'être présents mardi
après-midi au Plaza, pour la présentation publique
du CD Belles voix mauriciennes réalisé à
l'inititiative de la Fondation Spectacle et Culture. L'occasion,
il faut le dire, était de choix. Car cette production,
regroupant quinze voix locales, offre un panorama inédit
et de qualité de ce qu'ont pu être et de ce qu'atteignent
aujourd'hui les artistes mauriciens ayant choisi l'exigeante mais
belle voie du chant lyrique.
Entre gloires d'hier et voix montantes
Ainsi, si l'on entend souvent parler de Max Moutia comme d'une
référence dans ce domaine, ceux n'ayant pas eu la
possibilité de le voir sur scène avaient jusqu'ici
peu de moyens de prendre la mesure réelle de son talent.
Lacune désormais comblée, ce double CD permettant
de l'entendre dans O! ma colombe extrait des Jolies
Viennoises de Johann Strauss. De fait, cette prodution offre
de faire connaissance avec pas moins de trois à quatre
générations d'artistes lyriques mauriciens, interprétant
de grands classiques du lyrique. On y retrouve ainsi les voix
d'artistes décédés comme Paul Courtois, André
Luciani, Louis Espitalier-Noël (aussi connu comme Bouzic
Noël), Philippe Boullé et Philippe Lebreton. Ou encore
celles de May Bax-Mayer, Alain Maigrot et Betty Espitalier-Noël,
qui ne chantent plus mais peuvent toujours témoigner du
temps où la scène lyrique locale était très
animée. Et puis, il y a encore la génération
intermédiaire incarnée par Elizabeth Forget, et
enfin la jeune génération qui se fait aujourd'hui
entendre au-delà de nos frontières, incarnée
par Véronique Zuël Bungaroo, Sophie Némorin,
Danielle Halbwachs et Natacha Finette-Constantin. Avec, comme
passerelle entre ces diverses composantes, nul autre que Henri
Wilden, qui a travaillé avec Max Moutia avant de mener
une riche carrière à l'Opéra de Sydney en
Australie de 1972 à 1986. Et si des problèmes cardiaques
l'ont depuis contraint à mettre un terme à sa carrière,
on ne peut qu'être admiratif de la qualité de voix
qu'il a conservé, dont témoigne la jolie "surprise"
offerte mardi après-midi à ceux présents
pour le lancement du CD, lorsque Henri Wilden entonne, avec Véronique
Zuël, un air de La Traviata.
Entre hier et aujourd'hui, un flou "artistique"
Seul regret : que les vingt morceaux figurant sur ce CD ne soient
pas réellement identifiés dans leur provenance et
chronologie. Cela n'est, de toute évidence, pas toujours
possible, dans la mesure où bon nombre des morceaux anciens
proviennent d'archives privées qui n'offrent pas d'indication
sur le moment et le lieu où ils ont été enregistrés.
Mais quelques indications auraient sans doute été
bienvenues, par exemple pour dater l'enregistrement de Max Moutia
vers 1937 ou 1938, ou pour faire savoir que Natacha Finette-Constantin
a été enregistrée l'an dernier en France
ou Danielle Halbwachs en Allemagne où elle mène
carrière auprès de l'Opéra de Francfort.
Quoi qu'il en soit, ce double CD servira autant à faire
le plaisir des mélomanes, qu'à aider au financement
des travaux de rénovation du Plaza. Dans leurs discours
de circonstance mardi, tant le président de l'Amicale Ile
Maurice France, Armand Maudave, que le président de la
Fondation Plaza, Gérard Maujean, et le maire des villes
soeurs, Ramalingum Maistry, ont mis l'accent sur la nécessité
absolue de rénover le Plaza, structure essentielle pour
le développement futur de l'expression artistique et culturelle
en général. Les discussions en ce sens, nous assure-t-on,
sont en bonne voie, et les appels d'offres pour la rénovation
de la toiture devraient être lancés d'ici la fin
du mois. Un air de renouveau qu'il plaît à entendre...
Le double CD Belles Voix mauriciennes est en vente à
Rs 600 chez Otayo (tel: 466-9999)
Chant patriotique
La voix d'Amélia pour exprimer l'amour du pays
Des paroles en créole pour exprimer l'amour de notre langue,
un texte parlant de la lutte menée pour l'Indépendance
sur fond des instruments musicaux de Maurice et lu par une fillette,
vient apporter une touche originale dans le florilège de
la chanson patriotique. 40 ans, 40 lignes est une façon
de célébrer les 40 ans de l'indépendance,
mais aussi d'aider à consolider la nation mauricienne.
Ce CD a été présenté jeudi dernier
lors d'une conférence de presse au bureau de la Barclays
à Port-Louis.
Grâce à Gaëtan Abel - connu pour ses chansons
à textes - et au financement de la banque Barclays, Christophe
Leroux, concepteur, a pu réaliser un projet qu'il avait
en tête depuis longtemps.
Cet homme, qui chaque année essaie d'offrir sa contribution
dans le volontariat, a voulu à l'occasion de la fête
de l'indépendance, réveiller l'esprit patriotique
des Mauriciens en proposant 40 ans, 40 lignes, une
autre façon de saluer notre attachement à notre
pays. Cette chanson patriotique qui est un produit de la lutte
menée pour l'Indépendance, de l'évolution
du statut de pays colonial à celui de pays en voie de développement
est accompagnée de tous les instruments de musique de notre
pays. "La voix d'un enfant a été choisie
pour rendre le texte plus émouvant", explique
Christophe Leroux, père de la petite Amélia âgée
de 10 ans. Pour Gaëtan Abel, habitué des chansons
à texte (il est l'auteur d'Anonymous, chanson interprétée
par Mary-Ann Both Jones pour La Gamme d'Or mais aussi interprète
de Galé galé - 1980), "c'est une
façon originale de faire passer un message patriotique".
Selon Anil Gujjalu, Chief Operating Officer, la Barclays qui a
contribué à la réalisation de ce projet,
injecte 1% de leurs profits avant taxes dans les divers projets
communautaires, notamment dans le secteur de la Santé,
de l'Education, de l'Environnement et le développement
des capacités des groupes vulnérables. "Notre
collaboration avec M. Leroux s'inscrit dans cette volonté
de contribuer au bien-être de nos concitoyens et c'est un
honneur pour la Barclays de célébrer ainsi le 40ème
anniversaire de l'indépendance de Maurice", dit-il.
Taare Zameen Par
(Les blessures de l'enfance)
Rarement voit-on un film faire preuve d'une telle densité
émotionnelle, d'une si évidente maîtrise et
d'une si bouleversante originalité. Tous les artistes du
film sont bouleversants de naturel. Véritable tour de force
pour Aamir Khan qui pour sa première réalisation
a remporté la palme de meilleur réalisateur. C'est
une oeuvre atypique sur les blessures de l'enfance, de l'incompréhension
d'une famille qui souhaite que leur enfant réussisse académiquement
sans prendre en considération ses autres aptitudes et de
la difficulté de vivre au-delà de ses parents. Cette
belle et triste chronique d'une enfance malheureuse vue à
travers les yeux d'un enfant séduit par ses scènes
courtes et sa façon de saisir les choses sur le vif.
Ishaan Awasthi (Darsheel Safary) est un dyslexique de huit ans,
souvent perdu dans ses pensées et qui n'arrive pas à
s'épanouir comme les autres élèves de sa
classe. Il est constamment ridiculisé par ses camarades
et battu par ses professeurs. Il ne comprend pas trop comment
tout le monde veut massacrer son imagination et son identité.
L'enfant a un penchant pour les poissons, les papillons et la
nature mais il n'arrive pas à assimiler ses leçons.
Son père rustre et bourru décide de l'envoyer dans
un pensionnat. Ce changement brusque l'affecte profondément
et il ne peut accepter la séparation avec ses parents.
Ram Shankar Nikumbh (Aamir Khan), le nouveau professeur d'art,
arrive à l'école et sa méthode d'enseignement
est vite adoptée par les élèves. L'enseignant
libère les enfants de la pédagogie routinière
et les encourage à donner libre cours à leurs émotions.
Sa pédagogie vise à l'épanouissement de l'individu
et les élèves arrivent sans difficulté à
suivre ses leçons, sauf Ishaan, qui semble coupé
du monde. Ram décide de prendre en charge le gamin en lui
aidant à regagner confiance en soi et le respect de ses
camarades.
Aamir Khan donne à chaque scène, une épaisseur
rare. La fin de l'enfance s'exprime à travers des petits
signes du quotidien. Le film est un réquisitoire contre
les parents qui n'ont à cur que la réussite
académique de leurs enfants. Ils négligent souvent
les autres capacités ou les besoins de leurs protégés.
L'amitié entre un enfant malade et son enseignant fournit
une belle occasion de découvrir les sentiments enfouis
de deux âmes à la recherche du bonheur intérieur.
Darsheel Sarfary est sublime. Aamir Khan qui apparaît dans
la deuxième partie du film est transcendant. Tisca Chopra
incarne avec beaucoup de brio, le mère de l'enfant. La
musique du trio Shankar-Ehsaan-Loy est également très
mélodieuse.
Le gouvernement doit envisager de projeter ce film à l'intention
des enfants et leurs parents.
Musique
Lancement du Prix Découvertes RF1 2008
L'édition 2008 du Prix RFI est lancée. Les artistes
musicaux d'Afrique, des Caraïbes et de l'Océan Indien
ont jusqu'au 1er juillet 2008 pour s'y inscrire. A la clé,
un prix de 7 000 euros, des concerts et une tournée.
Depuis sa création en 1981, le Prix Découvertes
RFI, dont le but est de favoriser le développement de la
carrière des artistes ou groupes musicaux professionnels,
a servi de tremplin à de nombreux artistes. Parmi ceux-là,
on peut citer notamment Tiken Jah Fakoly, Rokia Traoré
ou Sally Nyolo, qui mènent depuis de belles carrières
internationales.
Pour l'édition de cette année, les inscriptions
sont ouvertes jusqu'au 1er juillet 2008. Il est spécifié
que les groupes ne doivent pas dépasser huit membres et
que les divers artistes devront être majeurs.
Chaque dossier devra comporter un exemplaire de la production
la plus récente de chaque artiste ou du groupe sous forme
de disque numérique ou cassette. Les albums des candidats
dont les dossiers auront été retenus seront écoutés
par un comité d'écoute composé de collaborateurs
qualifiés de RFI et de ses partenaires, qui sera chargé
de sélectionner trois artistes ou groupes finalistes du
concours. Ceux-ci seront invités à se produire sur
scène lors d'un concert organisé par RFI en Afrique
au cours duquel sera désigné le lauréat.
Concerts à Paris et en Afrique
Le lauréat recevra un prix de 7 000 euros, et sera invité
à se produire en concert à Paris et dans une grande
ville de la zone Afrique - Caraïbes - Océan Indien.
Il bénéficiera aussi, avec le soutien de la SACEM,
d'une programmation au Festival Musiques Métisses d'Angoulême
et d'une campagne médiatique.
Est également prévue une bourse de 12 500 euros
offerte par le ministère français des Affaires étrangères,
comme subvention d'appui à son développement de
carrière par une participation à ses frais de tournée.
Ce qui pourrait donner lieu, l'année suivante, à
une tournée en Afrique de l'Ouest ou en Afrique Centrale
proposée dans le cadre de la programmation régionale
des établissements culturels français en Afrique.
Rappelons que l'édition 2007 de Découvertes RFI
a été remportée, le 8 décembre dernier
par la chanteuse tchadienne Mounira Mitchala. Le jury, présidé
par l'artiste Salif Keita, a annoncé, à l'issue
d'un concert donné devant plusieurs milliers de personnes
à Conakry en Guinée que ce prix avait été
attribué à l'unanimité à cette jeune
chanteuse de 28 ans, que l'on surnomme "la panthère
douce" et qui a déjà un album à son
actif.
En savoir plus
Les intéressés peuvent se renseigner ou retirer
des dossiers auprès de l'Alliance Française et du
CCB, ou en se connectant sur www.rfi.fr (rubrique Concours) ou
encore
sur demande par courrier à :
RFI - Direction de la communication
Département Opérations culturelles
104 avenue du Président Kennedy BP 9616
75762 Paris cedex 16 - France
tél : + 33 1 44 30 89 50
fax : + 33 1 44 30 89 89
e-mail : operations.culturelles@rfi.fr
Santé-L'histiocytose langerhansienne
Une maladie rare et peu connue
L'histiocytose langerhansienne est une maladie rare, se caractérisant
par la multiplication d'histiocytes de grand volume appelés
cellules de Langerhans. Normalement, les histiocytes assurent
la défense de l'organisme, mais en cas d'histiocytose,
leur multiplication anormale provoque l'invasion des viscères
et des os. On sait que dans la maladie, les cellules de Langerhans,
qui participent ordinairement à la défense de l'organisme
se mettent à s'accumuler voire proliférer, entraînant
des dysfonctionnements au sein de différents organes. La
cause de cette prolifération demeure jusqu'ici inconnue
même si on sait aujourd'hui que l'histiocytose langerhansienne
n'est pas une maladie génétique héréditaire
et n'est pas contagieuse.
La maladie prend de très nombreuses formes. Elle peut atteindre
tous les organes du corps même si la cellule de départ
est, à l'état normal, localisée au niveau
de la peau. À l'état de maladie, on la retrouve
dans de nombreux organes. La localisation la plus fréquente
est osseuse. Dans les os, le symptôme qui conduit à
découvrir cette maladie est la douleur, ou parfois des
fractures dites pathologiques parce que survenant sans effort
particulier. Dans ce cas, la maladie au niveau des os est caractérisée
par une image radiologique très particulière qu'on
appelle une lacune osseuse et qui ressemble à un trou dans
l'os. C'est la première localisation par la fréquence.
La localisation qui vient au deuxième rang, par la fréquence,
se situe au niveau de la peau. L'atteinte cutanée peut
présenter plusieurs aspects. Le plus fréquent est
constitué par des croûtes de lait sur le cuir chevelu
des nouveau-nés. Elle peut aussi prendre la forme d'une
éruption parfois dite pétéchiale : de petits
points violacés sont répandus sur la peau. Dans
les autres organes, la maladie s'exprime de façon tout
à fait différente. Par exemple, au niveau du poumon,
elle peut se manifester par une gêne respiratoire. Si elle
atteint le foie, elle entraîne des dysfonctionnements de
cet organe, et son grossissement décelable à la
palpation. Elle peut se manifester au niveau de la moelle des
os. Elle peut se localiser au niveau du système endocrinien,
avec en particulier une entité appelée diabète
insipide. Il s'agit d'un manque de contrôle de la perte
urinaire d'eau avec compensation par des boissons abondantes,
ou, en jargon médical une polyurie-polydipsie, n'ayant
rien à voir avec le diabète sucré dû
à un manque d'insuline. Globalement, la plupart des localisations
sont uniques (celles de l'os et de la peau en particulier).
Mais pour chaque personne impliquée, cela peut être
différent. Il y a quelques formes où la maladie
atteint plusieurs organes. On les dit multisystémiques.
Ces formes posent avec le plus d'acuité le problème
du traitement, car la maladie peut alors être dangereuse
pour la santé de l'enfant, et parfois même pour sa
vie. Notons que cette maladie peut aussi atteindre les adultes
qui déclenchent une pathologie en tout point similaire
à celle de l'enfant. Par ailleurs, il y a enfin une forme
de cette maladie chez l'adulte qui est tout à fait remarquable
parce que très liée au tabac. En effet, la forme
pulmonaire de cette maladie, appelée granulome éosinophilique
du poumon, touche l'adulte jeune et les individus d'âge
moyen, particulièrement les hommes, et surtout les personnes
consommant de grandes quantités de tabac. Cette forme survient
parfois dans le contexte d'une forme osseuse ou diffuse. Le patient
présente des lacunes du tissu osseux. Les symptômes
de cette pathologie sont proches de ceux de la pneumopathie interstitielle
chronique.
Diagnostic
De très nombreux symptômes conduisent à poser
la question du diagnostic d'histiocytose, selon les organes atteints.
Dans tous ces cas, le diagnostic repose sur l'analyse au microscope
d'un fragment du tissu malade (examen anatomo-pathologique), par
exemple l'os dans le cas d'une lacune osseuse. Une fois le diagnostic
affirmé sur un tissu, la prise en charge dépend
des symptômes qui sont au premier plan et qui conduisent
le patient, l'enfant, à consulter un médecin. De
très nombreux spécialistes peuvent être impliqués
pour le diagnostic ; ces derniers peuvent parfois prendre en charge
complètement le patient selon la situation : par exemple,
les dermatologues (spécialisés dans les problèmes
de peau), les orthopédistes (chirurgiens spécialisés
dans les maladies osseuses), les endocrinologues (qui peuvent
être conduits à découvrir un diabète
insipide) sont différents spécialistes qui peuvent
être impliqués complètement ou en partie
dans la prise en charge de cette maladie. La difficulté
suivante est de décider d'un traitement particulier. Souvent
on a recours surtout à la chimiothérapie. Mais la
maladie étant très hétérogène
(pouvant atteindre de très nombreux organes), avec une
évolution très variable d'une personne à
une autre(d'un enfant à un autre), la première considération
importante, c'est que le traitement doit être adapté
à la sévérité de la maladie et à
son profil évolutif.
Atteint de l'histiocytose langerhansienne-Sauvez le petit Curtiano
Âgé de neuf mois, Jean Curtiano Meunier s'est rendu,
depuis le 30 janvier dernier, au centre hospitalier départemental
Félix Guyon, Bellepierre à La Réunion, pour
des traitements visant à le guérir de sa maladie.
A Maurice, les traitements n'existent pas. Ce bébé,
originaire de Cité Argy, Flacq, est atteint d'histiocytose
langerhansienne. C'est en octobre 2007 que ses parents notent
une anomalie chez l'enfant. Il souffrait de fortes fièvres
et soudain, des ganglions sont apparus au niveau de sa gorge.
Une grosseur a également pris forme sur son petit ventre.
A l'hôpital de Flacq où ses parents l'ont transporté,
les médecins ont suspecté mais n'ont pu établir
un diagnostic précis. Suspectant une histiocytose, ils
ont préféré que le cas soit traité
à l'étranger. Si les traitements existent à
La Réunion, ils sont onéreux. Le pédiatre
Al Shighri, qui assure avec d'autres praticiens le suivi du traitement,
indique que le suivi de cette pathologie lourde dont Curtiano
est atteinte nécessite une prise en charge hospitalière
de longue durée d'une période d'environ deux mois.
Les frais s'élèvent à environ 38 940 euros,
soit plus de Rs 1.6 M. La famille Meunier ne disposent pas de
moyens financiers pour assurer cette prise en charge visant à
guérir le petit Curtiano. Et les Rs 200 000 remis par l'État
ne suffisent pas pour que le bébé continue son traitement.
Dans cette optique, la famille a fait une demande et obtenu l'aval
du commissaire de police pour une collecte de fonds. Mais jusqu'ici,
uniquement Rs 18 000 ont pu être récoltées
affirme Linda Lecerf, la tante de Curtiano. La famille sollicite
l'aide de la population pour sauver ce bébé. Un
compte a été ouvert à cet effet. Tout don
peut être versé sur le compte 06 27 63 96 2 à
la MCB. Ayez un geste généreux. Sauvez un vie.
Dormir sans mal de dos
C'est bien connu, on passe environ un tiers de sa vie à
dormir, autrement dit en position allongée. Une mauvaise
position de sommeil, un matelas hors d'usage, un sommier inadapté
ou un oreiller qui ne respecte pas l'anatomie cervicale peuvent
se traduire au réveil par des douleurs du dos ou du cou
qui peuvent persister tout au long de la journée. D'où
l'intérêt de bien choisir sa literie et son oreiller.
Pour bien dormir, un matelas et un sommier de bonne qualité
sont essentiels. Lors du choix de votre matelas, n'optez ni pour
un matelas trop dur ou au contraire trop mou. Retournez-le souvent
afin d'éviter un creusement définitif. Changez-en
tous les 10 ans. Enfin, optez plutôt pour les sommiers à
lattes, nombreuses et réglables en fonction de votre poids
et de votre morphologie.
Pour éviter les douleurs cervicales ou les maux de tête
occipitaux lorsque la tête n'est pas bien alignée
avec le cou, n'hésitez pas à investir dans un oreiller
anatomique qui respecte les courbures naturelles de la colonne
cervicale, qu'il s'agisse d'un sommeil sur le côté,
sur le dos ou encore sur le ventre. Dernier conseil, évitez
les traversins qui occasionnent une flexion cervicale excessive.
Par ailleurs, on peut se faire très mal en se levant de
son lit
ou accentuer des douleurs chroniques. Au réveil,
la musculature est froide et risque de souffrir lors des mouvements
excessifs ou trop brutaux. Pour se lever, il faut d'abord se coucher
sur le côté, puis basculer les jambes au dehors tout
en s'asseyant sur le rebord du lit, en s'aidant de ses bras si
nécessaire. Il faut ensuite attendre quelques secondes
avant de se mettre debout afin d'éviter une petite chute
de la tension artérielle.
A l'initiative de Stefan Hart de Keating
Finale le 19 mars du premier slam interscolaire
Adepte du slam, art de la parole et joute oratoire qu'il a largement
oeuvré à populariser à Maurice, Stephan Hart
de Keating a cette fois travaillé à l'organisation
du premier Slam Interscolaire de Maurice. Sur huit semaines, des
ateliers de slam se sont ainsi déroulés dans huit
établissements scolaires de l'île, nommément
les Ecoles du Centre et du Nord, les Lycées La Bourdonnais
et des Mascareignes, les collèges Lorette de Mahebourg
et de Port Louis, et les Collèges La Confiance et Saint
Joseph.
Au terme de ces ateliers, auxquels ont participé 2 100
élèves de 8 à 18 ans, des tournois de présélection
ont été tenus et quatre élèves choisis
par établissement.
Ces derniers bénéficieront d'ateliers de préparation
au CCB les samedis 8 et 15 mars, avant de participer, en équipe,
à la Grande Finale Slam Interscolaire qui se tiendra le
mercredi 19 mars de 9h à 14h30 au Lycée des Mascareignes
à Saint Pierre, dans le cadre de la Semaine de la Francophonie.
"Ce sera l'occasion pour les slameurs écoliers
de Maurice de s'affronter dans un esprit bon enfant et d'offrir
un spectacle artistique de qualité", font ressortir
les organisateurs.
Ce même jour verra le lancement, par Stefan Hart de Keating,
de la "version slamastérisée" de son recueil
Pages d'une vie.
Le 25 mars
Pierrette Dupoyet présente Sarah Bernhardt...
au Plaza
Retrouver Pierrette Dupoyet sur scène est toujours une
expérience d'une grande force, inoubliable. Après
nous avoir subjugué avec des créations telles Sand,
prénommée George, Les parias chez Hugo, Colette
la chatoyante ou Le Petit Prince, elle sera de retour
pour nous présenter, le 25 mars, sa toute dernière
création, consacrée à la grande Sarah Bernhardt.
Un des particularités de cette représentation, à
mettre au crédit de l'Amicale Maurice France et de la Fondation
Spectacle et Culture, est qu'elle aura lieu au Plaza, dans le
cadre de la levée de fonds pour sa rénovation.
Pierrette Dupoyet, c'est une force créatrice exceptionnelle.
En 25 années de présence et de succès au
Festival d'Avignon et à travers le monde, elle a fait vivre,
avec une puissance, une subtilité et une générosité
exceptionnelles, une galerie de personnages allant de George Sand
à Dreyfus, en passant par Rimbaud, Giono, Joséphine
Baker, Maupassant ou Don Quichotte pour n'en citer que quelques
uns. Homme comme femme, Pierrette Dupoyet est ces personnages,
avec une vérité confondante.
Cette fois, après l'étonnant Petit Prince présenté
il y a deux ans, elle nous revient avec sa toute dernière
création présentée à Avignon en juillet
2007: Sarah Bernhardt.
Personnalité extravagante, à la fois adulée
et contestée, incapable de " marcher dans le rang
", Sarah Bernhardt, surnommée " Délirante
Sarah ", s'est lancée dans toutes les batailles. Avec
une incroyable audace elle n'a pas craint de choquer en interprétant
des rôles d'hommes (L'Aiglon, Hamlet, Lorenzaccio
)
ou des rôles d'ingénues (alors qu'elle était
déjà grand-mère). Sarah Bernhardt était
toujours là où on ne l'attendait pas. Elle a parlé
de ses concitoyens avec un humour ravageur, aimé en balayant
toutes les conventions, fait preuve de courage en soutenant Zola
dans l'Affaire Dreyfus et est allée, à 72 ans, amputée
d'une jambe, jouer pour les soldats sur le front
Elle a affronté
avec brio la maladie et la mort et mélangé subtilement
son amour de la Vie et celui du Théâtre.
Un personnage qui ne pouvait que passionner Pierrette Dupoyet
et qui nous promet de beaux moments de théâtre et
de vie.
A découvrir donc sur scène le 25 mars. Avec le plaisir
supplémentaire de retrouver, pour un soir, l'ambiance du
Plaza. Et de contribuer à la levée de fonds au profit
de la Fondation Plaza, visant à assurer la rénovation
de cet édifice, pour que nous puissions en jouir de façon
pérenne et non épisodique...
Patrimoine culturel intangible
Spirit Faces : une culture de masques
Palmesh T. Cuttaree révèle les secrets du Spathodea
Campanulata (African Tulip tree), son arbre à masques.
Le contact direct avec ses fruits, sa texture et ses possibilités
de fabrication lui ouvrent la voie d'une nouvelle inventivité
plastique. Naissent Masque Fantasme tropical, Masque Maha Kali,
Masque d'une mariée hindoue, figures traduites dans
un langage très personnel. Présentés récemment,
ces objets décoratifs, ovales pointus, dévoilent
une étonnante complexité et fragilité. Palmesh,
concepteur du Musée des masques du Monde (World Wide Mask
Collection) mêle héritage culturel et langage artistique,
et vient combler un manque avec cinq masques uniques, de fabrication
artisanale à partir de la flore locale.
Ce sont de véritables symboles d'inventivité. Grâce
à la seule confrontation de cinq masques pertinemment conçus
et fabriqués, Palmesh T. Cuttaree renoue avec une tradition
que Maurice a héritée de son peuplement issu de
pays possédant une culture de masques (Inde, Chine, Afrique,
entre autres). La force des objets qu'il vient de créer
réside dans leur complexité et leur capacité
à transcender les intentions de l'artiste : fabriquer des
masques avec une dimension artistique et symbolique plus que rituel.
En donnant une interprétation artistique libre à
ses masques mauriciens, Palmesh Cuttaree fait preuve d'inventivité
et montre la capacité d'un art à dépasser
ses limites culturelles, à voir plus loin.
Il y a eu au départ cet événement déterminant
: une enfance marquée par le graphisme puissant des divinités
hindoues. Après des études artistiques et des recherches
sur le langage des signes, Palmesh revient aux faces en leur donnant
une interprétation nouvelle. Il dit qu'il se sert du symbolisme
pour représenter autre chose que des divinités.
A l'origine de toute pièce il y a une étude approfondie
de dessin. C'est la coque du fruit de l'arbre African Tulip
qui sert de support aux masques. Elle est divisée en deux,
nettoyée et traitée selon les normes sanitaires
requises. L'artiste définit des détails qu'il transfère
sur cette coque. Il retrace le dessin, ajoute de la couleur et
des accessoires (aiguilles en argent, tresses, rubans, bijoux,
pierres de couleur). De fait, le travail de stylisation est très
prononcé. Mais ce n'est pas seulement une uvre plastique,
nous dit Palmesh. "Tout a une résonance, un sens...
j'ai voulu transcender le côté religieux pour raconter
une histoire à travers mes masques." Résultat:
une inspiration locale, une matière à partir d'un
arbre dont le rôle est important dans notre habitat (ses
fleurs procurent du nectar aux oiseaux). Les faciès des
figures de divinités se conforment à un ovale pointu.
Le signe distinctif est un assemblage de pierres, de plumes, de
fibres. Les cinq masques possèdent chacun une individualité
extraordinaire au regard du thème choisi. Cela s'explique
par le fait que Palmesh Cuttaree a puisé à plusieurs
sources d'inspiration. Il a fallu près de deux années
de recherches et sept mois de fabrication pour ces symboles d'inventivité.
L'artiste compte approcher Enterprise Mauritius pour vulgariser
sa marque Spirit Faces. Le village touristique en gestation
pourra peut être aider la création locale.
Palmesh Cuttaree n'est pas à ses premières créations
d'inspiration locale. On se souvient des billets de banque de
Rs 100 et Rs 50 qu'il avait dessinés en 1986. Ces billets
représentaient la flore et la faune de Maurice de même
que des objets culturels en argile. C'est encore un aspect de
la flore locale qui est valorisé dans la fabrication de
ces masques uniques, véritables écorces du rêve.
1. Masque Fantasme Tropical
Ciel, soleil, Mer
2. Masque Shiva
Le Seigneur Shiva représente les aspects de l'Etre Suprême
(Le Brahman des Upanishads) qui de façon continue dissout,
pour recréer l'univers. Il fait partie de la triade hindoue
avec les seigneurs Brahma et Vishnu. Les trois enroulements du
serpent symbolisent le cycle du temps, le passé, le présent
et le futur. La présence du croissant de lune conforte
le concept de l'au-delà - la réalité éternelle.
Le jet émanant des cheveux de Shiva représente le
Gange, rivière sacrée de l'Inde, détruisant
l'ignorance pour privilégier la connaissance, la pureté
et la sérénité.
Shiva, en méditation, les yeux à demi fermés
sur la présente ère. Complètement clos à
la fin de celle-ci, ils s'ouvriront pour accueillir la nouvelle
ère.
Le cycle constant.
3. Masque Maha kali
Maha Kali, avatar de la déesse-mère, prend sa forme
la plus terrifiante pour vaincre le mal. Échevelée
et parée de crânes de démons vaincus, Maha
Kali utilise sa langue pour empêcher le sang du démon
Raktabija de tomber sur le sol pour éviter son clonage.
Le troisième il symbolise la force spirituelle.
4. Masque Dévot du Dieu Muruga
Les dévots de Muruga, fils de Shiva, lui montrent allégeance
en portant le Cavadee, petite arche fleurie sur laquelle sont
attachées deux cruches de lait qu'ils versent sur sa statue
dans le temple. Certains dévots se font piquer la langue
et parfois le corps avec des aiguilles en argent. Les trois traits
représentent la triade hindoue.
Le point rouge est le troisième il.
5. Masque d'une mariée hindoue avec ornements traditionnels
Le Bindi est un long bijou en pierres précieuses, placé
entre les sourcils là où est situé le Chakra
du troisième il, centre du pouvoir spirituel.
Le Bindi attire ainsi la force divine pour libérer l'illumination
spirituelle de la mariée. Les autres accessoires ornementaux
ne font qu'embellir la mariée.
L'Homme et les Masques
Palmesh T. Cuttaree a suivi des cours à l'Ecole Nationale
des Arts Appliqués et des Métiers d'Arts à
Paris. Il détient une maîtrise. Il s'est aussi spécialisé
en Arts graphiques et communication audiovisuelle. Inspiré
récemment par une troupe indienne qui s'est produite au
Indira Gandhi Centre for Indian Culture, il nourrit un projet
de spectacle musical inspiré de ses propres créations
(personnages et masques). Il est aussi le directeur artistique
du World Wide Mask Collection (WWMCM) à Pailles. Ce musée
est reconnu pour son caractère unique par le International
Council of Museums à l'UNESCO. Le musée vient de
faire acquisition de six nouveaux masques de la Tanzanie, de la
Colombie, du Zaire, entre autres.
Poésie pour la cause des handicapés
L'hippocampe et la souffrance surmontée
S'ils font moins directement allusion à un malheur personnel,
les poèmes contenus dans L'hippocampe a deux visages
(2008) de Khal Torabully, témoignent cependant que
pour un être "fondé en poésie" chaque
minute de la vie est une souffrance surmontée. L'Hippocampe,
cette petite créature des mers qui surmonte les obstacles
des océans, a inspiré le poète Khal pour
dire la douleur d'un père de jumelles handicapées.
Le texte poétique de Khal Torabully a un ton chaud qui
touche directement. Aucune éloquence, aucun hermétisme
mais une leçon des êtres, de leur vie secrète,
de leur lutte. C'est à cette veine qu'appartient L'hippocampe
a deux visages, un recueil de poèmes des plus réussis
sur le combat des handicapés et leurs parents. Un hommage
pour ceux et celles qui, comme l'hippocampe, sont capables
autrement, nous dit l'auteur.
Le titre fait-il allusion à ces vers "... Cheval
de mer, / Sans mains ni pieds, /Une créature légère,
/ Flottant dans l'eau, / Sans gravité, sans douleur,..."
Ces vers ont été écrits en marge d'une rencontre
(avec Ali Jokhun, président de U-Link) et se confond sans
doute avec la souffrance aïgue d'un père dont les
jumelles étaient handicapées. Les blessures racontées
ont dicté le chant de Khal qui les rappellent "...
Vint l'heure où le temps se fige/ Sous le visage du père
et de la mère. / Leurs cris mêlés de nos mots
noyés, / Du silence qui étreint le début
de la douleur. / Ainsi la Naissance/ Pour comprendre que tous
les enfants/ ne naissent pas égaux/ Que certains naissent/
Avec la lourde charge/ de vaincre la vie pour survivre..."
Les poèmes sont autant de protestations contre l'injustice,
l'habitude, l'indifférence et l'oubli. Les plus beaux rappellent
une douleur cruelle et un mystère scandaleux, celui du
handicap physique des enfants. Impossible de s'y méprendre.
Ces filles eurent un visage et un nom. Elles sont désignées
avec infiniment de pudeur et de discrétion : "...
Je vis la teneur des supplices, / Et la grande aventure de
l'amour/ Dans les yeux ébahis des deux naufragées/
Venues s'échouer entre nos larmes/ de douleur et de bonheur..."
Mais leurs plaintes silencieuses ont un tel accent qu'on ne peut
les voir autrement qu'au plus près de la parole du poète.
L'Hippocampe a deux visages dit le vertige devant un mal
universel et tente de s'en délivrer par la parole et par
le chant : "Je sais la beauté aux mains chaudes
de/ l'aveugle, / l'éloge dans l'oreille su sourd, / Le
poème de la bouche du muet. / Je sais un coeur entre mille..."
Etrange pouvoir de la parole poétique vraie. Par le sortilège
et la musicalité du vers, Khal arrive presque à
conjurer l'injustice qu'il dénonce. Il y parvient à
force de dépouillement et de pudeur. Son receuil de poèmes
est vendu au profit de l'association pour handicapés U-Link.
Extrait choisi
Moi l'hippocampe
Handicapée,
Prête à aimer
L'infini amour
De mes pieds fragiles,
Prête à donner à l'azur
Son geste d'envol serein,
Je vous dis que je me vois
Telle que le monde M'a faite,
Jamais comme il m'a défaite...
Aphasique
Dyslexique
Pathétique
Autiste
Flûtiste
Sympathique
Epileptique
Trisomique
Insomniaque
Diplomatique
Hypocondriaque
Maniaque
Anorexique
Chaque mot
Contient un chromosome
Devenu homme.
U-Link pour la cause des handicapés
L'Ong a été créée en 2000. Son siège
se situe à Rose-Hill. Elle vise au développement
des enfants handicapés mauriciens. La direction de l'Ong
est assurée par Ali Jookun. Avec sa petite équipe,
il a réalisé le "Guide to disability 2006/07."
Ce guide contient les informations nécessaires sur les
différentes associations, organisations et structures qui
existent pour aider les parents d'enfants handicapés. Le
projet vise à un soutien continue et un encadrement de
ces parents.
Dans ce guide destiné aux handicapés, on trouve
: noms des associations, écoles, Ong, etc ; leurs rôles
et objectifs ; les handicaps qu'ils traitent spécifiquement
; leurs adresses, numéros de téléphones,
adresses courriel, sites internet et les personnes qui en sont
responsables.
Le guide comprend aussi quelques pages sur les prestations offertes
par les services publics. Sont mentionnés : le ministère
de la Sécurité Sociale ; le National Council for
the Rehabilitation of the Disabled Persons (NCRD) et le Training
and Employment of Disabled Persons Board. Le guide fait mention
des aides et subventions prévues dans différents
cas.
Littérature
Ben Jelloun ne viendra pas
Annoncé pour une conférence au CCB le 4 mars prochain,
Tahar Ben Jelloun ne viendra finalement pas. Aucune explication
n'a été donnée à cette annulation,
notifiée par l'écrivain la semaine dernière.
L'écrivain et poète marocain de langue française,
qui avait obtenu le Prix Goncourt en 1987 pour La Nuit Sacrée,
est aussi connu pour sa lutte contre le racisme, cristallisée
par l'ouvrage Le Racisme expliqué à ma fille
(1997). C'est la promotion suivant la sortie, le 28 janvier dernier,
de son tout dernier roman, Sur ma mère (Gallimard),
qui expliquerait l'annulation de sa venue chez nous. Le 1er février
dernier, il a reçu, des mains du président de la
république française, la Croix de Grand Officier
de la Légion d'honneur.
La dernière visite de Tahar Ben Jelloun à Maurice
remonte à mai 2001, pour présider le jury du Prix
Jean Fanchette consacré à l'essai. Cela au lendemain
de la vive polémique qui avait suivi la sortie de son roman
Cette aveuglante absence de lumière (Seuil), sur
le bagne de Tazmamart au Maroc.
Spectacle d'humour, le 15 mars
L'humoriste Tomer Sisley à l'auditorium Octave Wiehe
Tomer Sisley, un des plus drôles humoristes du moment nous
rend visite. Ce comique de la nouvelle génération,
qui a assuré la première partie du one man show,
"100% Debbouze" de Jamel Debbouze en 2004, sera sur
la scène de l'auditorium Octave Wiehe, le 15 mars prochain,
à 20h. L'occasion pour les Mauriciens d'apprécier
un one man show exceptionnel ! Lors d'un show, Stand Up, qui devrait
durer environ 1h30, Tomer Sisley fera rire avec ses vannes en
observant les détails du quotidien. Ceux qui connaisse
Tomer Sisley - qui joue par ailleurs dans la fameuse sitcom de
M6 "Studio Sud" -, savent qu'il pratique un humour mordant
et exacerbé, le tout mélangé d'un soupçon
d'ironie. Sur scène, cela donne un one man show des plus
explosifs. Ainsi, cet événement, organisé
par Bao Communication, promet d'être un spectacle divertissant
qui fera sourire, sans vulgarité, et plutôt tourné
sur les travers de tel ou tel sujet, sur des scènes de
vie quotidienne... Les billets du spectacle qui débutera
à 20h sont en vente sur le Rézo Otayo entre Rs 600
et Rs 500 pour les places en première et seconde respectivement.
Les places en latérales coûtent Rs 400.
Les images de la guerre
Boule de Suif et autres récits de guerre
Les Éditions Le Printemps poursuivent dans la publication
de classiques (texte intégral et analyse critique) qui
connaissent un intérêt surtout chez les étudiants.
Voilà Boule de Suif et autres récits de guerre
de Guy de Maupassant (ELP 2008), texte tombé dans le domaine
public. On connaît le caractère obsessionnel de la
guerre dans l'uvre de Maupassant. Boule de Suif,
publié en 1880 dans le cadre d'un recueil intitulé
Les Soirées de Médan est le plus connu des
récits de guerre de l'écrivain normand. A l'origine,
on trouve la guerre franco-prusienne. Pour comprendre le contexte
de l'uvre de Maupassant, la présente édition
de Boule de Suif comprend une étude de l'universitaire
Bruno Cunniah. Il livre principalement aux étudiants différentes
approches et pistes de lecture : la guerre franco-prussienne et
le démantèlement du Second Empire, des aspects de
la vie de l'auteur, sa participation au mouvement naturaliste,
entre autres. Une lecture méthodique des seize contes que
comprend le recueil accompagne l'étude. Les étudiants
ciblés trouveront aussi diverses analyses par rapport aux
personnages et aux techniques narratives.
En vente à Rs 160.
La souffrance source de création
"I've often worried about this - If one got really very
happy in life, one might not want to write at all. I think grief
is creative..." Ces quelques lignes de Margaret Drabble
pourraient résumer l'aventure littéraire et humaine
de Rukaiya Dooreemeah. Cette mère d'un fils de 15 ans,
Tariq, signe son premier recueil de nouvelles en anglais, Sorrow,
happiness and determination. Il s'agit d'une compilation de
dix histoires courtes. De nombreux récits traitent de situations
dramatiques telle cette histoire d'amour dramatique qui ouvre
le recueil (A tragic love story). Pour résumer :
Feizal, un bijoutier de 25 ans et sa femme Sameera sont les parents
d'une petite fille Warda. Sameera découvre un jour qu'elle
est atteinte d'un cancer du sein. La nouvelliste ne nous épargne
aucun détail de la maladie, son traitement et ses conséquences
psychologiques. Une autre nouvelle, la plus longue de la collection
"Anita's predicament" évoque une autre tragédie
: celle d'un jeune couple qui adopte un enfant pour sauver leur
mariage. Mais le mari meurt lors d'un séminaire en Australie
et la femme doit continuer à vivre pour son enfant. Et
ainsi de suite jusqu'à la propre histoire de l'auteur.
On apprend que son fils Tariq atteint d'une encéphalite
virale, inflammation du cerveau à l'âge de huit ans,
s'en sort après une longue convalescence. Visiblement l'auteur
raconte des expériences susceptibles de provoquer la réflexion
sur les relations humaines. Avis aux amateurs de drames humains.
Rukaiya Dooreemeah, native de Port-Louis, exerce dans la Fonction
publique. Elle a toujours baigné dans le monde des lettres.
Après diverses expériences, elle parvient à
publier son premier recueil de nouvelles avec le soutien de son
mari. Elle nourrit des projets de journalisme. Elle a aussi écrit
des articles en anglais dans les colonnes de plusieurs journaux.
Souhaitons que son désir d'écrire pour une meilleure
compréhension des relations humaines complexes trouvent
un bel écho.
Le livre est en vente à Rs 100 en librairie.
Cinéma, Oscars 2008
Cotillard, Day-Lewis, Bardem: le sacre des Européens
La 80ème édition des Academy Awards, qui s'est déroulée
le 24 février à Los Angeles, a porté les
frères Coen au sommet. No country for old men a
raflé quatre prix. Mais cette année, les Oscars
saluent surtout les acteurs européens pour leur performance
: la française Marion Cotillard et sa métamorphose
dans La Môme, l'acteur anglais Daniel Day-Lewis en
tueur avide de terres (There will be blood) et l'espagnol
Javier Bardem en terrifiante machine à tuer dans No
country for old men.
Retour sur ces performances d'acteurs.
Marion Cotillard a été sacrée meilleure actrice
lors de la cérémonie des Oscars 2008 pour sa transformation
en Edith Piaf. On se souvient de ce biopic sur la vie de la célèbre
chanteuse qui avait créé l'événement
cinématographique à sa sortie. La France emboîtait
ainsi le pas à Hollywood en consacrant un film à
l'une des plus grandes stars de la musique.
La Môme d'Olivier Dahan revisite la vie tourmentée
de la mythique Edith Piaf, de l'abandon par sa mère à
sa mort en 1963 à l'âge de 47 ans seulement. Le film
retrace aussi l'éducation de sa grand-mère paternelle
dans une maison close, sa maladie la menaçant de cécité,
ses débuts aux côtés de son père alors
qu'elle n'est encore qu'une enfant, son implication dans un meurtre
dont elle fortement soupçonnée, son addiction à
la morphine et enfin son idylle avec le célèbre
boxeur Marcel Cerdan, qui mourut dans un accident d'avion en 1949.
Marion Cotillard interprète tous ces visages de Piaf. Le
film a aussi obtenu un oscar pour le meilleur maquillage. C'est
dire à quel point l'interprétation d'une succession
de drames a été valorisée.
Marion Cotillard dans le rôle d'Edith Piaf forme un magnifique
duo avec Sylvie Testud. La performance de Cotillard est à
la hauteur des attentes, avec une métamorphose impressionnante.
Elle prend toutefois un charme supplémentaire grâce
à la complicité qui la lie avec le personnage de
Mômome. Cette relation nous permet enfin d'accrocher au
personnage. Ce rapprochement entre la chanteuse et le spectateur
est encore renforcé grâce à sa relation avec
le boxeur Marcel Cerdan. En plus d'humaniser le personnage principal,
cette histoire d'amour permet aussi à Olivier Dahan de
revenir sur une structure de film assez conventionnelle. Le film
tient son succès grâce à son identité
visuelle.
Que dire de l'interprétation de Chigurh par Javier Bardem
dans No country for old men de Joel et Ethan Cohen. L'acteur
espagnol est au plus haut point de son art dans ce rôle
d'exterminateur, dénué de toute forme de psychologie
et écrasant tout sur son passage. Son relookage est déjà
une performance en soi. L'acteur contribue beaucoup au film noir,
registre qui a inspiré aux frères Coen leurs meilleurs
films. No country for old men est un récit à
trois voix. D'abord celle d'un jeune chasseur (Josh Brolin) qui
découvre des cadavres près de la frontière
mexicaine. Il devient la proie de Chigurh, tueur obsessionnel
qui donne une dimension d'ange exterminateur au film. La troisième
voix est celle du shérif (Tommy Lee Jones) qui est chargé
de l'affaire. Les frères Coen réalisent un film
adapté du roman de Cornac Mc Carthy, au ton maîtrisé
et dosé d'humour noir. L'acteur Javier Bardem déclare
au sujet de son interprétation de Chugurh, personnification
du mal, que c'est un symbole de violence qui ne vient de nulle
part. Les frères Coen lui avait demandé de ne pas
le jouer comme un déséquilibré mental. L'acteur
qui aime deviner l'identité d'un personnage à travers
le langage de son corps, ses gestes, etc, s'est mis à imaginer
une sorte d'interlocuteur suprême qui entend une voix en
son for intérieur: dieu ou le destin. Pari réussi.
Le choix de Daniel Day-Lewis pour interpréter Daniel Plainview,
un "oilman" autoproclamé a été
judicieux. Le film de Paul Thomas Anderson, There will be blood
(2007) traite une histoire de famille, de pétrole, d'ambitions.
La critique a salué dans cette saga américaine (
de la fin de la ruée de l'or au règne des derricks)
une film épique et tragique. Le film d'Anderson est complexe.
La façon dont Day-Lewis passe des scènes légères
à des aspects plus sombres est surprenante. Plainview est
non seulement intéressant mais amusant et effrayant tout
au long du film.
Le sang fait la force du film d'Anderson. Pour ceux qui sont familiers
à son travail, il n'est pas étonnant qu'ils soient
quelque peu troublés par la façon dont l'histoire
est racontée. Toute la maîtrise du film réside
dans le traitement du thème: le sang et l'avidité
des terres. Daniel Day-Lewis surprend là dans son interprétation
de tueur.
Pour résumer, les acteurs européens salués
aux Oscars cette année se signalent dans des rôles
plutôt sombres.
Dance Fever 2008
Début des quarts de finale
Les Heat Shows du National Dance Championship ayant
pris fin le vendredi 22 février, une autre série
d'épreuves attend les 60 quarts-de-finalistes. Durant les
quatre semaines que dureront les éliminatoires, le jury
donnera la chance au public de voter pour leur candidat préféré
par SMS. Par ailleurs, un numéro d'audiotex permettra aux
téléspectateurs de repêcher un candidat non
qualifié.
Dans un peu plus d'un mois, un des qualifiés des dernières
étapes de la Dance Fever 2008 s'apprêtera
à faire ses valises pour s'envoler vers Sydney où
il sera admis dans une prestigieuse école de danse - sans
avoir à payer les frais de scolarité - et pourra
par la suite embrasser une carrière à laquelle tous
ces jeunes gens se destinent, c'est-à-dire la danse.
Après les premières séries d'épreuves,
dont auditions et éliminatoires, les candidats ayant franchi
le cap des Heat shows vont s'affronter de nouveau, cette
fois en quarts de finale, qui débutent ce vendredi au Palladium
à Trianon. À l'issue de quatre semaines d'épreuves,
seuls huit des 60 quarts-de-finalistes seront retenus pour les
semi-finales. Le jury de cette édition composé de
Jerry Nayna, de Nalini Aubeeluck et de Jacques de Maroussem accompagneront
les candidats de ce premier quart de finale en compagnie des guest
judges dont Eric de Chateauneuf, président de l'association
Les enfants d'un rêve et Alain Clément, ex
champion du concours de danse national en 1987. " Le vote
se fera à 50% par le jury, et à 50% par le public,
qui pourra voter par SMS sur un numéro qui sera communiqué
au courant de la semaine ", affirme Jerry Nayna membre
du jury et directeur artistique de l'agence événementielle
Duet Entertainment, organisatrice de cet événement
avant d'ajouter que " celui-ci pourra aussi sauver ceux
qui ont échoué aux éliminatoires en composant
le 303 1000 ". Par conséquent, 10 d'entre eux
seront repêchés, soit 2 par éliminatoire et
auront ainsi la chance de franchir les quarts de finale. "
De nombreux cadeaux dont des montres, téléphones,
laptops seront offerts à ceux qui voteront par SMS ",
annonce-t-il.
Jerry Nayna qui a lui-même remporté de nombreux championnats
nationaux et mondiaux de danse et plusieurs titres internationaux
déclare : " Ceux qui échouent aux éliminatoires
ne doivent pas se décourager. It doesn't mean that their
career ends here. S'ils aiment la danse, il faut être plus
positif et ne jamais abandonner. " Lors de ce premier
quart de finale qui se tiendra vendredi au Palladium, le Waudaugah
Aboriginal Dance Troup, venant de l'ouest de l'Australie, émerveilleront
les spectateurs.
Évoquant les commentaires des membres du jury que certains
trouvent acerbes, trop sévères ou exagérés,
il affirme : " Les participants ont été
avertis dès le départ qu'ils seront non seulement
jugés sur leur chorégraphie, leur personnalité,
leur aisance sur scène, mais aussi sur leur costume et
leur originalité. Or, les membres du jury ont souvent été
déçus par le choix des costumes et des couleurs,
surtout lorsqu'il s'agit de très bons danseurs. Il ne faut
pas croire qu'être créatif ou original requiert des
vêtements chers. On peut monter un costume original rien
qu'avec ce qu'on a. Il faut juste savoir être créatif.
"
Par ailleurs, Jerry Nayna a annoncé que les auditions pour
la deuxième édition de Dance Fever débuteront
en septembre prochain.
À noter que les billets à Rs 250 sont toujours en
vente dans tous les magasins IV Play, Chez Maxime
à Curepipe et Foto Boutique à Curepipe. Pour
de plus amples renseignements, appelez sur le 703 9857.
Cuisine
Charlotte: délicieusement royale
La charlotte royale, présentée comme telle s'adresse
surtout aux amateurs de crème diplomate. C'est cette crème
qui fait office de garniture principale et donne de l'onctuosité
à cette pâtisserie. Les fruits en conserve apportent,
eux, une pointe acidulée, contrastant avec la douceur de
la gelée du biscuit roulé. Mais, comme le précise
le Chef Feizal Chaumoo, la crème diplomate peut être
remplacée par une autre crème et vous pouvez agrémenter
votre charlotte royale de fruits de votre choix. Pensez dans ce
cas, à des quartiers de poires ou de pommes caramélisés.
Voire des rondelles d'ananas en sirop. Remplacez la gelée
aux fruits rouges du biscuits par une confiture d'ananas. Les
amoureux du chocolat peuvent, par exemple, ajouter du chocolat
noir fondu dans la crème pâtissière et un
peu de cacao en poudre dans la préparation du biscuit roulé
et décorer le dessert de copeaux, pour en faire une charlotte
royale toute chocolat! Osez et laissez faire votre imagination,
mais tout en respectant la base du dessert. À notre avis,
la charlotte royale, une fois démoulée, n'est pas
très esthétique. Mais, une fois tranchée
et dressée sur un plat, elle décline une facette
qui attise la gourmandise, amplifiée par les couches alternées
de crème, fruits et biscuits. Si vous l'optez en dessert,
allez-y pour une fine tranche. Et si vous vous souciez de votre
ligne, choisissez une crème liquide allégée
pour monter la crème et n'utilisez pas de jaune d'ufs
dans la préparation de la crème pâtissière.
Cette semaine, ce sont Meenakxee Khaudun, Corinne Chan, Veena
Jhuboo et Nasserudhin Kurreembokus, élèves au Bake
Master Co. Ltd qui se sont mis aux fourneaux pour réaliser
la recette du jour.
Charlotte Royale
Ingrédients: Tranches de biscuit roulé, 250 g de
crème pâtissière, 200 g de crème montée,
15 ml de gélatine en poudre, 45 ml d'eau glacée
et 250 g de fruits en boîte
Méthode. Commencez par préparer le biscuit,
comme suit:
Ingrédients: 175 g de farine pâtissière,
200 g de sucre glace, 6 ufs moyens, 1 c.café d'essence
de vanille, 2 c.à soupe d'eau chaude. Garniture pour le
roulé: 250 g de gelée (en boîte) de goyaves
ou de fruits rouges.
Préparation: Préchauffer le four à 215°C.
Tamisez le sucre. Tamisez la farine. Cassez les ufs, un
à un dans un petit bol pour vous assurer de leur fraîcheur.
Mettez-les dans un grand bol. Ajoutez le sucre glace, l'essence
de vanille et fouettez énergiquement (ajoutez l'eau chaude
peu après le démarrage de cette étape) jusqu'à
ce que le mélange augmente en volume et forme un ruban.
Tamisez à nouveau la farine sur le bol contenant le mélange
ufs et sucre. À l'aide d'une cuillère à
soupe, en métal, incorporez la farine, délicatement.
Étalez la pâte, à l'aide d'une spatule coudée,
sur une plaque graissée ou au mieux du papier de cuisson.
Enfournez (215°C-230°C) pendant 10 à 20 minutes:
jusqu'à ce que le biscuit prenne une couleur dorée.
Retirer. Entretemps, fouetter la gelée et réserver.
Passer la lame d'un couteau entre les quatre côtés
du papier et la plaque. Retourner la plaque sur un papier de cuisson
posé sur le plan de travail. Enlever le papier, ayant servi
de base pour le biscuit. Étalez la gelée sur le
biscuit. Puis, rouler dans le sens de la longueur (avec le papier),
en prenant soin de bien serrer le biscuit. Enlever le papier.
Coupez les deux extrémités. Tranchez le biscuit
en rondelles de 2 cm. Réservez.
Ensuite la crème pâtissière:
Ingrédients: 65 g de maïzena, 500g de lait, du sucre
à volonté
Préparation: Mélangez une partie de la maïzena
et le sucre avec un peu de lait. Réservez. Faites chauffer
le reste de lait dans une casserole sur feu moyen. Versez le lait
chaud sur la préparation. Portez à feu doux, tout
en remuant jusqu'à ce que la crème épaississe.
Préparez une crème diplomate. Mettez l'eau glacée
dans un bol. Versez la gélatine en pluie. Laissez dissoudre
jusqu'à la formation d'une fine couche, blanchâtre
et cristallisée. Passez le bol très rapidement au
bain marie. Incorporez la gélatine dans la crème
pâtissière tout en fouettant énergiquement.
Mélangez la préparation avec la crème montée.
Chemisez l'intérieur d'un moule ou bol avec les rondelles
de biscuit. Garnissez le fond avec une partie de la crème,
puis les fruits égouttés. Couvrez les fruits de
rondelles de biscuits. Répétez et terminez avec
les biscuits. Recouvrez avec du cling film et laissez reposer
au réfrigérateur au moins six heures avant de démouler
et servir
Notre suggestion:
Imbibez légèrement, avec un pinceau, le biscuit
roulé de jus de fruits ou d'un sirop de votre choix, avant
de le trancher. Ce qui vous évitera d'avoir un biscuit
trop sec en bouche.
A Grand-Bassin
Des dignitaires religieux indiens participent à la cérémonie
de consécration
La consécration de l'imposante statue de 108 pieds du Dieu
Shiva se trouvant à l'entrée sud de Grand-Bassin,
a eu lieu jeudi, devant des milliers de fidèles. Des hauts
dignitaires religieux indiens et locaux ont officié la
cérémonie de consécration connue comme le
Maha Kumbhabhisegum qui a débuté à 16 h 45,
pour terminer vers 20 h. Quatre acharyas et deux swamis de l'Inde
ont participé à ces prières dédiées
au Dieu Shiva. Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, s'est rendu
également à Grand-Bassin, pour la cérémonie
de consécration durant laquelle l'hélicoptère
de la police a déversé de l'eau sacrée et
des fleurs sur la statue de Shiva.
Les responsables de Mangal Mahadev Trust qualifie cet événement
d'historique car un rêve a pu être concrétisé
après trois ans de travaux.
L'acharya Vinod Shastri Sharma, l'acharya Heeram Swarup, l'acharya
Kumar Sharma et l'acharya Chaturvedi, ont récité
des versets védiques et ont offert des offrandes à
Shiva. L'acharya Chaturvedi est un érudit en sanscrit de
l'université de Rajasthan. Ils ont été soutenus
par le swami Om Prakash et le swami Munna Lal Nauthial et l'acharya
Mohunprasad Saklani et Mishra qui officient à Maurice.
Le ministre de l'Environnement, Anil Baichoo, Bissoon Mungroo,
Nundun Gopee, Satish Goburdhun et M. Padyachy, accompagnés
de leurs épouses, ont participé à ces prières.
Cette cérémonie présidée par Rajendra
Arun a été entrecoupée de chants pieux interprétés
par Sooraj Kumar Beeharry et le Ramayana Centre. Parmi l'assistance,
on remarquait l'Attorney General, Rama Valayden, Pravind Jugnauth
et Nando Bodha et les responsables des organisations socioculturelles.
La statue de Shiva est la deuxième plus grande statue de
divinité hindoue construite dans le monde. La statue a
été érigée en 36 mois au coût
de Rs 17 millions et 35 sculpteurs et ouvriers indiens de Mathuram
Associates ont travaillé sans relâche pour compléter
les travaux. Les travaux de finition qui consistent à recouvrir
la statue d'une fine couche de cuivre ont été achevés
l'année dernière. Des projecteurs ont été
placés autour du socle ainsi que des jeux de lumière.
Le bassin se trouvant au bas de la plate-forme a été
embelli avec des plantes dont des lotus.
Chevrolet Silverado
Premier gros pick-up US sans essence ni CO2
Dans la lutte contre le changement climatique, les gros pick-ups
américains, à priori, ne sont pas la solution. Mais
en les faisant fonctionner à l'hydrogène, ils ont
pris une avance considérable dans ce segment. Le Centre
de recherches sur l'hydrogène (CHR) de la Caroline du Sud
vient en effet de produire sont premier "gros" pick-up
de 4 portes, 6 places et fonctionnant à l'hydrogène.
Et il ne rejette aucune émission de CO2.
Le CHR de la Caroline du Sud est l'élément scientifique
de l'Alliance pour l'hydrogène et les piles à combustible
en Caroline du Sud, une association professionnelle largement
inconnue en Europe, mais à laquelle des entreprises qui
croient en l'hydrogène, comme BMW ou Toyota, y participent
depuis plusieurs années.
L'actualité est que le CHR vient de s'équiper de
son premier véhicule à hydrogène, un gros
pick-up 4 portes, et 6 places. Il s'agit d'un Chevrolet Silverado
dont le moteur V8 a été modifié. La conversion
a été effectuée par la société
ETEC à partir d'un V8 de 6 litres de cylindrée.
Tout le système d'alimentation est original, et le calibrage
a été effectué par Roush, le préparateur
Ford bien connu (aux États-Unis). Pour compenser la combustion
très différente de l'hydrogène, le moteur
a reçu l'appoint d'un compresseur volumétrique,
mais cela ne suffit pas pour compenser les failles d'une conception
moteur non adapté à l'hydrogène.
La puissance chute cependant de 300 à 195 ch, alors que
le V8 est monovalent (il ne fonctionne qu'à l'hydrogène),
quand BMW fait mieux avec des moteurs bivalents (fonctionnant
aussi bien à l'hydrogène qu'à l'essence).
C'est là qu'on voit que le constructeur de Munich a plus
de 30 ans d'expérience avec l'hydrogène...
Néanmoins, le CHR dispose désormais d'un véhicule
sans émissions de CO2, et c'est déjà beaucoup.
Il n'est cependant plus guère utilisable comme pick-up,
puisque les réservoirs, 3 grosses bonbonnes d'hydrogène
à 350 bars, occupent presque toute la benne. Avec une contenance
de 10,5 kg d'hydrogène, la consommation est de 4,4 kg/100
km en ville, et 3 kg/100 km sur la route. C'est énorme
comparativement aux autres prototypes du même genre présentés
par les constructeurs automobiles européens et japonais.
Mais il faut rappeler que le véhicule fait plus de 6 mètres
de long, et qu'il pèse 2864 kg à vide, avec l'aérodynamisme
d'une brique. Il n'y a pas de miracle. A l'essence, c'est un engin
qui use facile 25 lt/100 km. Ce n'est pas tout le monde qui a
les moyens d'en posséder un. Il en sera de même quand
il n'y aura plus de pétrole, et qu'on voudra faire rouler
les autos à l'hydrogène.
Rinspeed sQuba :La première voiture de plongée
!
Vous vous souvenez peut-être du film L'espion qui m'aimait
(1977) où Roger Moore dans le rôle de James Bond
conduisait une Lotus Esprit amphibie. Après la fiction,
le préparateur suisse Rinspeed rend hommage à la
saga et laisse place à la réalité avec son
nouveau véhicule amphibie basé sur la Lotus Élise
: La sQuba, capable de plongeur à une profondeur de 10
mètres et de se déplacer à une vitesse de
3km/h sous l'eau. Elle sera présentée au salon de
Genève la semaine prochaine.
Ce n'est plus du cinéma ! James Bond accompagné
de Barbara Bach s'apprêtant à plonger avec sa Lotus
dans la Méditerranée... 31 ans après, Rinspeed
fait, lui, son cinéma. Frank Rinderknecht, le PDG de l'entreprise
Rinspeed est réputé pour ses idées plutôt
originales. Après sa zaZen à toit translucide basée
sur une Porsche Carrera S ou son concept eXasis entièrement
translucide, le préparateur n'a pas de limite. Il dévoilera
en effet à partir du 4 mars à Genève sa nouvelle
Lotus Élise amphibie qu'il a baptisé sQuba.
Le carrossier transformiste, ainsi se frotte déjà
les mains à l'idée de la surprise des visiteurs
du prochain Salon de Genève, lorsqu'ils découvriront
la première "voiture de plongée" au monde.
Son créateur, Frank M. Rinderknecht, avoue qu'il s'agit
là de la concrétisation d'un vieux rêve né
devant les écrans de cinéma et les films d'espionnage.
Sous le capot, le Suisse a retiré le moteur 1.8 l quatre
cylindres Toyota d'origine, au profit de trois moteurs électriques.
Un de ces moteurs de 54 kW s'occupe de propulser la belle sportive
sur terre alors que les deux autres de 800 kW se mettront en fonctionnement
pour faire fonctionner les hélices du véhicule.
Les déplacements dans l'eau est assurée par deux
propulseurs Seabob installés à l'avant. Ces dispositifs
fonctionnent comme les jets-skis en agissant par rétropropulsion
en envoyant un jet d'eau. Ils se composent de coques légères
et résistantes utilisant des matériaux de la nanotechnologie.
Les moteurs sont alimentés par des batteries lithium-ion
rechargeables. Ainsi en plus d'être amphibie, la Rinspeed
sQuba est écologique.
Grâce au moteur électrique de 54 kW (73 ch), cette
Lotus Élise peut atteindre les 120 km/h et abattre le 0
à 100 km/h en 7,1 secondes (grâce à sa légèreté).
Sur l'eau, l'ensemble se limite à 6 km/h et sous l'eau,
la belle anglaise ne peut dépasser les 3 km/h. Elle peut
tout de même plonger jusqu'à 10 m de profondeur !
Il ne faut pas oublier que la Lotus Élise est un Roadster,
cela oblige les occupants de s'équiper de masque, détendeur
et bouteilles d'oxygène en cas d'immersion. C'est un mal
pour un bien, d'abord pour la sécurité (énorme
pression subit par les portes) mais aussi pour les performances
du véhicule car compenser un volume d'air de 2m3 nécessite
une prise de poids de 2 tonnes...
Pour le côté bling bling, très à la
mode en ce moment, la Rinspeed sQuba arbore des textiles et des
pédales incrustés de diamants. De plus, l'habitacle
rappelle l'univers marin avec des couleurs rappelant le vivaneau
à queue jaune et des inserts de nacre sur le levier de
vitesse et les contre-portes (pour rappeler les écailles
argentées du poisson). Les matériaux utilisés
sont antidérapant et sont conçus pour résister
à l'eau salée.
Comme quoi, l'époque où l'on pouvait séduire
en emmenant une femme faire un tour en voiture est peut-être
révolue. Il faut faire plus maintenant, il faut l'emmener
se baigner ! Ce dernier-né de Rinspeed reste, il faut le
dire, un fabuleux jouet pour milliardaire
Il vaut 1 million
d'euro.
Filmfare Awards
Taare Zameen Par, meilleur film
Les meilleurs artistes du cinéma ont été
dignement récompensés lors de la 53ème édition
des Filmfare Awards qui s'est déroulée samedi dernier
au Yash Raj Studios à Mumbai. Shah Rukh Khan a obtenu l'oscar
de la meilleure interprétation masculine dans Chak De
India. C'est son 7ème Filmfare Awards, un de moins
que le légendaire Dilip Kumar. La sulfureuse et très
médiatisée Kareena Kapoor a réussi l'exploit
de décrocher le prix de la meilleure interprétation
féminine pour Jab We Met, sa seule sortie en 2007.
C'est sans surprise que l'excellent Taare Zameen Par a
été proclamé meilleur film. Aamir Khan continue
d'affirmer son beau tempérament d'acteur et maintenant
en tant que réalisateur, il réussit à créer
des émotions et des réflexions essentielles sur
la société à travers le regard d'un enfant
malade de huit ans. Darsheel Safary (11 ans) qui porte le film
sur ses frêles épaules possède déjà
l'étoffe d'un grand. Il a été proclamé
meilleur acteur, choix de la critique. Il déploie émotions,
fascination, dérange, mais ne laisse jamais indifférent.
Aux antipodes des films d'amour et d'action qui envahissent les
écrans, Chak De India conte l'histoire pathétique
de Kabir Khan (Shah Rukh Khan), un ancien coach de l'équipe
nationale de hockey, injustement évincé au profit
d'un autre entraîneur et qui va faire son come-back en menant
à la victoire une équipe féminine dans la
Coupe du monde. Shah Rukh Khan fournit une prestation à
la hauteur de son immense talent. Dans la comédie romantique
Jab We Met, Kareena Kapoor dans le rôle de Geet prouve
qu'elle est une comédienne merveilleuse. Talentueuse et
d'une beauté éblouissante, Kareena semble avoir
retrouvé une deuxième jeunesse après ses
escapades amoureuses avec Saif Ali Khan. Imtiaz Ali a obtenu le
prix de meilleur dialogue pour ce film.
Tabu a enlevé la palme de meilleure actrice, choix de la
critique pour avoir si merveilleusement donné la réplique
à Amitabh Bachchan dans Cheeni Kum. Le trophée
de meilleur acteur de soutien a été décerné
à Irrfan Khan pour son rôle dans Life in a Metro.
Konkana Sen Sharma, sa partenaire dans le film a remporté
le prix de la meilleure actrice de soutien.
La belle Deepika Pakudone avec son charme et son élégance
a conquis le jury pour son rôle dans Om Shanti Om.
Elle a enlevé la palme de meilleur espoir féminin.
Ranbir Kapoor avec son sourire captivant et ses yeux ensorcellants
a obtenu le trophée de meilleur espoir masculin pour son
rôle d'amoureux éconduit dans Saawariya. Il
a été chaudement applaudi par sa soeur Riddhina
et ses deux cousines Kareena et Karishma.
Le maestro A.R. Rahman a enlevé le trophée de meilleur
directeur de musique dans Guru. Shreya Ghosal s'est distinguée
dans le film en enlevant le trophée de meilleure chanteuse
avec le morceau, Barso Re. Shaan a obtenu la palme de
meilleur chanteur pour le morceau, Jabse Tere Naina du
film Saawariya.
Rishi Kapoor a reçu le Life achievement award, une récompense
qu'il a dédiée à son grand-père,
Prithviraj Kapoor. Il a souhaité que son fils Ranbir enlève
un jour, ce prix.
Shah Rukh Khan et Saif Ali Khan ont agi comme maître de
cérémonie. Le Badshah et le Chhote Nawab de l'écran
indien ont été soutenus par Karan Johar. Akshay
Kumar, Kareena Kapoor et Himesh Reshammiya se sont illustrés
avec les morceaux de Heyy Babyy, Bhool Bhulaiyaa, It's Rocking,
Mauja Hi Mauja et Asalam Waleikum. La famille Bachchan
a brillé par son absence lors de cette cérémonie.
On s'amuse avec la carte bancaire de Shah Rukh Khan
Trois suspects ont été arrêtés par
la police de Mulund, un quartier de la banlieue nord de Mumbai,
alors qu'ils venaient d'effectuer pour plus de Rs 25 000 d'achats
dans une boutique de vêtements. Rien de bien répréhensible
jusque-là sauf que trois jeunes gens ont réglé
leur facture avec une carte bancaire portant le nom de Shah Rukh
Khan. Vinay Vijay Tambe, James Paul Perema et Shekar Jadhar avaient
décidé de se faire plaisir en allant faire quelques
petites emplettes sur le compte de la star de Bollywood à
la boutique Nirmal Lifestyle de Mulund.
Déjà que leur idée était stupide,
les trois complices ont de surcroît laissé un indice
qui allait permettre au vendeur de se rendre compte de l'escroquerie
après seulement quelques secondes. Ainsi, l'un des trois
escrocs n'a rien trouvé de plus intelligent que de signer
la transaction de son nom, Vinay Vijay Tambe, alors qu'il venait
de présenter une carte bleue portant le nom de King Khan.
S'apercevant de la supercherie, le vendeur appelle la banque de
SRK, la ICICI Bank, afin de s'assurer de l'authenticité
de la carte. Information prise, il s'agissait bien de celle de
Shah Rukh Khan. Le vendeur appelle donc la police qui ne mettra
que quelques heures à retrouver le trio. Contacté
par la presse, SRK a confirmé qu'il avait perdu quelques
jours auparavant sa carte bleue ainsi que son passeport.
| ||||||||||