Près de 80% des opérateurs économiques interrogés
dans le cadre du dernier Annual Business trends Survey de la Mauritius
Employers'Federation (MEF) expriment une opinion défavorable
de l'Administration publique en raison, surtout, de sa bureaucratie.
78.5% des sondés estiment, par ailleurs, "inappropriées"
les mesures existantes pour combattre la corruption.
Réalisée en novembre et décembre 2007 auprès
d'un échantillon de 112 entreprises représentatives
des principaux secteurs économiques, cette quinzième
enquête annuelle de la fédération patronale
confirme, néanmoins, de manière générale,
un certain regain de confiance du monde des affaires. Alors que
ce retour de la confiance s'exprime au niveau des entreprises
individuelles, les opérateurs économiques se montrent,
toutefois, plus réservés pour ce qui concerne la
globalité du climat des affaires.
Si les mesures fiscales du gouvernement, notamment, les nouvelles
dispositions concernant l'impôt sur le revenu de même
que la nouvelle politique des salaires dans le sillage de la mise
sur pied du National Pay Council (NPC) sont perçues favorablement
par la communauté des affaires, en revanche, les sondés
se montrent critiques par rapport aux politiques de formation
et de ressources humaines.
75% de ceux interrogés considèrent "inadéquats"
les mécanismes existants qui visent à assurer des
relations fructueuses entre le gouvernement et le monde des affaires.
L'enquête révèle aussi qu'une large majorité
des sondés (86.6%) estiment que les prix de leurs produits
et services vont augmenter ou, à tout le moins, demeurer
inchangés durant l'année 2008. Les responsables
d'entreprises qui prévoient une hausse des prix de leurs
produits et services sont, notamment, ceux du secteur manufacturier
hors zone franche de même que les entreprises de services
et celles du secteur commercial.
44.6% des sondés prévoient la création de
nouveaux emplois en 2008. Les entrepreneurs interrogés
attendent davantage une pénurie de main-d'uvre au
courant de l'année et dans les cinq ans à venir
particulièrement au niveau du "middle management"
et du personnel d'encadrement technique et professionnel.
L'enquête de la MEF identifie, par ailleurs, le manque de
culture industrielle comme la principale entrave à l'accroissement
de la productivité. 65.2% des sondés estiment suffisantes
les possibilités de montée en gamme de leurs produits
ou services.
La recherche et le développement demeurent, d'autre part,
le parent pauvre en matière d'investissements : plus de
70% des entreprises concernées par l'enquête avouent,
en effet, ne pas investir dans la recherche et le développement.
Quand cela se fait, le budget qui y est consacré ne dépasse
que très rarement 1% du budget de développement
de l'entreprise concernée.