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Projet de déviation de la route côtière
à Trou aux Biches
Transparence et indépendance du EIA Committee remises
en cause
Frustration et colère fusent des habitants du Morcellement
Jhuboo. Après de longs mois d'attente, ils pourront enfin
s'exprimer devant le EIA Committee du ministère de l'environnement
auprès de qui ils ont demandé audience, suivant
leur objection à la déviation de la route côtière
de Trou aux Biches (TAB). Déviation qui est envisagée
dans le cadre du projet de démolition-reconstruction de
l'hôtel TAB de Beachcomber et pour laquelle le cabinet parlementaire
a donné, en décembre dernier son aval de principe
moyennant l'obtention du certificat EIA et d'autres autorisations
et permis des autorités responsables. Si rendez-vous est
pris pour mardi prochain, les habitants du morcellement Jhuboo,
réunis au sein du Mouvement pour le Maintien du Silence
& la Tranquillité du Morcellement Jhuboo (MMSTMJ) sont
indignés et s'interrogent sur la démarche du ministère
de l'Environnement. Ils remettent en cause la transparence avec
laquelle le dossier est traité par le EIA Committee.
Leur porte-parole explique que "nous avons reçu
la lettre jeudi dernier, nous indiquant que nous aurons une audience
le mardi 29 janvier, or, le même jour, et le lendemain,
nous avons vu des employés d'une firme de construction
installant des piquets, et mélangeant du ciment à
une vingtaine de mètres de nos résidences".
Pour les habitants du Morcellement Jhuboo, ces travaux relèvent
des travaux en marge de la déviation de la route côtière.
Indigné des actions qu'auraient été entreprises
par Beachcomber, avant même d'avoir obtenu l'aval des autorités,
le MMSTMJ s'interroge quant à la transparence avec laquelle
ce dossier est traité au ministère. "Pourquoi
est-ce que le ministère souhaite nous recevoir, si déjà
le groupe Beachcomber a entrepris des travaux comme s'il avait
obtenu les autorisations ?", demande le porte-parole.
L'audience de la MMSTMJ au ministère de l'Environnement
serait-elle un eye-wash, s'interroge-t-il. Le MMSTMJ compte bien
s'enquérir de ces travaux lors de la réunion prévue
au ministère cette semaine. "Nous avons épluché
le rapport EIA du promoteur et avons constaté d'autres
failles. Il y a toute une séries d'interrogations que nous
soumettrons au EIA Committee", indique le porte-parole
du MMSTMJ. De son côté, Beachcomber, précisant
que le groupe a soumis toutes les informations additionnelles
au EIA Committee le 11 décembre dernier, indique qu'il
attend la décision du EIA Committee. "La firme
General Construction qui a été pressentie pour es
travaux est effectivement sur le site depuis quelques jours",
confie le chargé de communication de Beachcomber, Malenn
Oodiah. Elle est en train de faire la mise en place afin que dans
"le cas où nous obtenons le EIA, elle puisse démarrer
les travaux dans les meilleures délais", souligne-t-il.
Selon lui, General Construction a, ces jours-ci, fait de l'arpentage
du terrain avec des tracés en sable pour montrer à
l'architecte le positionnement des certaines villas. "Le
fencing a été mis pour sécuriser une partie
du site. Il n'y a pas eu un coup de pioche ou autre action pouvant
être interprété comme étant les débuts
des travaux", précise Malenn Oodiah. Et d'ajouter
que si Beachcomber obtient son EIA certificate les autres autorisations
General Construction va devoir mettre les bouchées doubles
pour que Beachcomber respecte son engagement d'une ouverture en
novembre 2009.
Lors de la messe du 1er février, vendredi
L'Église saluera l'institution de la Commission Justice
et Vérité
L'Église catholique saluera officiellement, vendredi, l'institution
de la Commission Justice et Vérité lors de la traditionnelle
messe de commémoration de l'abolition de l'esclavage. Placée,
cette année, sous le thème "La Vérité
Sa Mem Sa", Cette célébration se tiendra à
8h00 en l'église Notre Dame de l'Assomption, Roche-Bois.
le diocèse de Port-Louis explique, dans un communiqué,
que le choix du thème de la messe du 173e anniversaire
de l'abolition de l'esclavage découle de la volonté
de saluer la commission présidée par le professeur
Robert Shell, instituée par le gouvernement pour "établir
les faits de l'esclavage" en vue de "permettre une réconciliation
avec l'Histoire".
Pour le Comité diocésain 1er février, la
vérité sur l'esclavage et ses séquelles est
"un chemin incontournable de guérison de la mémoire"
duquel "ni les descendants d'esclaves ni les propriétaires
d'esclaves ne peuvent s'y dérober s'ils aspirent, les uns
et les autres, à une vraie libération".
Au cours de cette messe présidée par l'évêque
de Port-Louis, Mgr Maurice Piat fera mémoire pour les esclaves
morts sans avoir eu droit à une sépulture. Des cantiques
en créole lancés lors du Festival créole
2007 seront chantés durant la célébration.
A l'issue de la messe, un ouvrage de Jean-Clément Cangy,
journaliste, intitulé "Le Makambo du Morne" qui
traite de l'esclavage et de ses séquelles sera lancé.
Commission Justice et Vérité
Sylvio Michel, leader des Verts Fraternels : "Pour des
solutions aux problèmes des descendants d'esclaves"
Sylvio Michel, leader des Verts Fraternels dont le parti célébrera
l'abolition de l'esclavage au Morne, vendredi prochain, en compagnie
de ses autres partenaires de l'Alliance gouvernementale lors de
la commémoration officielle du 1er février se dit
"convaincu" que la Commission Justice et vérité
est capable de suggérer des solutions aux multiples problèmes
des descendants d'esclaves.
Pour Sylvio Michel, le Morne, haut lieu du marronnage est l'endroit
tout indiqué pour les célébrations officielles
de l'abolition de l'esclavage. Selon lui, cela se vérifiera
encore plus avec l'éventuel aboutissement de l'inscription
au patrimoine mondial de l'UNESCO de ce rocher emblématique,
"monument naturel de la lutte pour l'abolition de l'esclavage".
Outre l'attente à cette demande formulée par les
autorités mauriciennes, la commémoration 2008 de
l'abolition de l'esclavage s'inscrit, cette année, rappelle
le leader des Verts Fraternels, dans la perspective du démarrage
imminent des travaux de la Commission Justice et Vérité
présidée par le professeur sud-africain, Robert
Shell.
Comme pour préciser ses attentes quant aux éventuelles
recommandations de la Commission Justice et Vérité,
M. Michel explique que tout ne se résume pas qu'à
une compensation financière aux descendants d'esclaves.
"Les questions d'inégalités dans l'Éducation,
l'Emploi et l'Économie tout comme la nécessaire
réforme électorale sont, entre autres sujets, sur
lesquels la Commission aura à suggérer des propositions
fermes", dit-il.
Sylvio Michel trouve "inopportun" pour le leader de
l'Opposition et du MMM, Paul Bérenger, de se positionner
comme candidat au poste de Premier ministre. Un positionnement
que M. Bérenger vit, selon lui, comme "une énorme
souffrance". Pour M. Michel, en l'absence d'une vraie
nation mauricienne, le pays ne peut se permettre une telle démarche.
Sur le plan politique, toujours, Sylvio Michel regrette encore
l'absence d'un forum approprié qui aurait permis une meilleure
concertation entre l'ensemble des partenaires du gouvernement
de l'Alliance sociale dont les Verts Fraternels. M. Michel confie
même qu'en deux ans et demi de gouvernement, il n'a personnellement
rencontré le Premier ministre, le Dr Navin Ramgoolam, en
tête-à-tête que
deux fois. "Je
suis, ainsi, contraint à chaque fois de convoquer la presse
pour faire entendre mon point de vue", dit-il.
À l'intention des enfants cancéreux
L'ONG Link to Life démarre un programme d'accompagnement
C'est pour permettre aux enfants cancéreux de se sentir
"normaux" en participant à des activités
ludiques, de développement et de se retrouver entre eux
que l'organisation non gouvernementale de Vacoas, Link to Life,
a décidé d'initier une cellule à leur intention.
Actuellement, il n'existe aucune structure du genre. En général,
l'enfant cancéreux passe son temps entre l'hôpital,
les séances de chimiothérapies et quand sa santé
le lui permet, l'école. En ouvrant ses portes aux enfants
malades, Link to Life, leur donnera également accès
à un encadrement psychologique, au rattrapage scolaire,
des sorties récréatives entre autres. Les deux représentantes
de l'organisation estiment que ce genre de service prendra, aussi,
le relais aux parents et leur accordera une pause bien méritée.
"Un enfant atteint de cancer est un enfant comme un autre.
C'est un enfant normal !" Alix Ducray, de Link to
Life, insiste. En présentant, à Week-End,
les grandes lignes du projet d'accompagnement et d'accueil
destiné aux enfants cancéreux de moins de 15 ans,
Alix Ducray rappelle que le cancer est encore un sujet tabou dans
la société mauricienne. Et, précise-t-elle,
lorsque la maladie concerne les enfants, il est primordial que
l'entourage de celui-ci évite de conjuguer le cancer et
la mort. Et ce sans pour autant minimiser, voire renier la maladie.
"Il faut arrêter cette association", ajoute
d'emblée Rosemay Oxenham, de la même ONG. "Quand
un enfant doit subir une opération et être traité
médicalement à cause d'un cancer, il faut opter
pour une approche qui n'est pas fataliste. Je cite ici l'exemple
de cette fille de 12 ans qui a dû subir une hystérectomie.
C'est une opération pénible pour une enfant de son
âge. Ce n'est pas en lui disant : Mais, qu'est-ce qui
va t'arriver quand tu seras adulte ? Tu n'auras pas d'enfant !
qu'on rassure cette fille. Cependant, en lui faisant comprendre
que cette hystérectomie lui a sauvé la vie et qu'elle
pourra vivre comme n'importe quelle femme à l'âge
adulte, on lui donne espoir", affirme Rosemay Oxenham.
À ce jour, Link to Life ne dispose d'aucune statistique
pour indiquer le nombre d'enfants cancéreux à Maurice.
Néanmoins, l'ONG constate que la plupart des enfants qu'elle
a rencontrés sont atteints de leucémie. Pour l'instant,
Link to Life a répertorié quelque 6 enfants
et invite les parents de petits cancéreux à prendre
contact avec l'organisation (6860666). Par ailleurs, Link to
Life, qui assure une session d'écoute à l'hôpital
Victoria, plaide pour une aile séparée pour les
enfants hospitalisés.
Reportage
Traque aux dauphins à Tamarin
Une promenade en mer du Morne à la Baie de Tamarin permet
de constater que les craintes et les cris d'alarmes des ONG concernant
le dolphin watching à Maurice sont totalement justifiées.
Reportage sur un exercice d'observation avec une forte dimension
scientifique et environnementale en train de se transformer en
traque touristique.
Neuf heures du matin au Morne. D'épais nuages échappés
d'un de ces systèmes frontaux qui se promènent dans
notre région cachent les rayons du soleil, mais pas la
chaleur et la lourde humidité. Les démolisseurs
de ce que fut l'hôtel Berjaya ont enlevé le bois
qui enveloppait les murs de ces cubes bâties sur pilotis.
Cet affreux chantier de démolition tranche - en laideur
- sur les autres établissements hôteliers qui entourent
la montagne et faits de beaucoup de chaume cachant le béton
et se perdant dans une végétation luxuriante. L'absence
de soleil assombrit les eaux autour du Morne qui sont généralement
transparentes. Mais avec ou sans soleil, celles du port de plaisance
de Rivière-Noire sont profondément sombres, ont
une couleur - et parfois une odeur - de goudron. Résultats
de trop de mouvements de bateaux destinés à la pêche
au gros, aux joies du ski nautique et de catamarans spécialisés
dans les promenades pour touristes ou pour les Mauriciens désireux
de jouer aux touristes. Des eaux couleur de goudron grâce
aussi, probablement, aux vidanges sauvages de certains matelots
qui prennent la mer pour une poubelle. Le ciel de Rivière-Noire
est lourd, ce matin. Il est même bas, assure un touriste
écologiste belge, qui participe à la ballade et
qui connaît le répertoire de Jacques Brel par cur.
C'est pour accompagner cet écologiste belge qui profite
de ses vacances pour écrire une rapport pour des ONG européens
que je me retrouve sur un petit bateau qui nous emmène
voir les dauphins dans la baie de Tamarin. Depuis une première
promenade mémorable en mars 2001, qui avait fait l'objet
d'un reportage dans Week-End, je n'étais pas retourné
voir les dauphins. Entre-temps Delphine Legay, cétologue
française qui avait fait découvrir "leurs"
dauphins aux Mauriciens et mis au point un programme d'observation
"dolphin friendly", est morte en mer. Sa démarche,
qui était un travail scientifique avec un volet touristique
contrôlé était devenu, m'avait-on dit, uniquement
une grosse activité touristique. Avec les conséquences
que la reprise d'une activité scientifique par des opérateurs
pressés d'engranger des recettes en devises étrangères
peuvent générer. Des recettes qui seraient, selon
la Mauritius Marine Conservation Society, de l'ordre de Rs 54
millions par an.
"Ajouté au bruit des moteurs et aux cris des touristes,
tout cela fait un boucan d'enfer qui résonne à des
miles nautiques à la ronde."
Depuis mars 2001, le paysage de la côte ouest vu de la mer
a beaucoup changé. Les constructions se sont multipliées
non seulement tout au long de la côte, mais également
sur les flancs de la montage. Les hôtels font une ligne
continue sur certains coins de la côte tandis que les morcellements
de luxe prennent d'assaut la montagne. Le béton a fait
des avancées significatives dans la région et a
définitivement gagné sur la végétation.
Sur mer, au fur et à mesure que l'on s'approche de la baie
de Tamarin, la circulation s'intensifie. Comme c'est le cas, tous
les matins sur les bretelles de l'autoroute en direction de Port-Louis.
Ici, c'est vers un point, situé à quelques kilomètres
de la plage, que convergent toutes les embarcations dans un grand
bruit de moteurs et de longues bandes d'écume. Se pressent
autour de ce point central, les bateaux initialement destinés
à la pêche au gros, différentes dimensions
de hors bords et, finalement, quatre gros catamarans. Le tout
chargé de touristes en tenue de combat pour du "dolphin
watching". C'est-à-dire en maillot de bain avec la
casquette tendance, le corps enduit d'huile solaire et caméras
digitales au point. Chaque catamaran a son propre système
de sonorisation jouant à plein volume ségas ou chansons
à la mode. Ajouté au bruit des moteurs et aux cris
des touristes, tout cela fait un boucan d'enfer qui résonne
à des miles nautiques à la ronde. On pourrait se
croire au milieu d'une foire commerciale avec chaque propriétaire
de stand jouant de la musique plus fort que son voisin pour attirer
le client. On dit que les dauphins ont un système auditif
surdéveloppé leur permettant d'entendre certains
sons à de très longues distances. J'espère
qu'ils ont développé un système de protection
auditive contre l'animation musicale pratiquée par les
opérateurs touristiques mauriciens de la côte ouest.
L'excitation des touristes vient du fait que les opérateurs
leur ont vendu un package, clés en main, incluant
non seulement une observation de dauphins en milieu naturel, mais
également la possibilité de nager avec eux. Boisson
fraîche d'une main et caméra digitale, brandie comme
une arme, de l'autre, le touriste veut sa ration d'images pour
montrer à son retour de vacances. Les plus sportifs, masques
et tubas sur la visage et palmes aux pieds, attendent le moment
de sauter dans l'eau suivis par les caméras et caméscopes
de leurs proches. Pour contenter leurs clients à qui ils
ont trop promis, les skippers doivent se livrer à une véritable
traque aux dauphins. Dès qu'un groupe de cétacés
est repéré, toute la flottille - mon écologiste
belge utilise lui les termes "armada" et "meute
navale" - se précipite à toute allure le plus
près possible du point désigné. Et elle fait
immédiatement demi-tour dès que les dauphins, qui
ont plongé sous les bateaux pour réapparaître
quelques mètres plus loin, sont repérés.
C'est ainsi que pendant plus de deux heures, lundi matin, une
vingtaine de bateaux chargés de touristes a littéralement
traqué les dauphins dans la baie de Tamarin transformé
en territoire de chasse pour touristes en quête de sensations
fortes et d'images digitales.
"Sinon quand la pression, déjà très
forte que l'on fait subir aux dauphins, deviendra intolérable,
ils iront s'installer ailleurs, vers des côtes plus hospitalières
où vivent des gens plus respectueux de leur mode de vie."
Selon les écologistes mauriciens, cette activités
touristique est pratiquée tous les jours à Tamarin,
à Rivière-Noire et de Flic-en-Flac et à Albion.
Elle est pratiquée avec une telle intensité, dans
un tel désordre, que les ONG et la MMCS ont commencé
à tirer la sonnette d'alarme et réclamé une
loi pour réglementer cette activité. En attendant
la législation promise, la Beach Authority a fait publier
des recommandations (guidelines) pour l'observation de mammifères
marins à Maurice. Il est demandé aux observateurs
:
- de garder une distance minimum de 50 mètres des dauphins
;
- d'éviter de les déranger en s'approchant trop
vite d'eux ou de les entourer.
Parce que "loud noises and abrupt movements can stress
the marine mammals", et que cela peut "affect
their ability to feed, breed, nurse, rest or socialize".
Qui est chargé de faire respecter les guidelines
de la Beach Authority : les agents de l'environnement à
bicyclette, ou les Coast Guard aux chaussures parfaitement cirées
et qui n'ont que quelques embarcations ? En attendant, les guidelines
ne sont pas respectées journellement à Maurice.
La situation dénoncée plusieurs fois publiquement
par La Mauritius Marine Conservation Society était la règle
ce lundi matin à Tamarin : "Trop de bateaux, trop
prés des dauphins." Une situation qui, toujours
selon l'ONG, cause une insatisfaction chez 60% des touristes qui
ont pratiqué au moins une fois le "Dolphin watching"
à Maurice. Les vux pieux ou les déclarations
d'intentions des politiques ne suffisent pas. Il faut réglementer
au plus vite et surtout faire rerspecter les lois.
Sinon quand la pression, déjà très forte
que l'on fait subir aux dauphins, deviendra intolérable,
ils iront s'installer ailleurs, vers des côtes plus hospitalières
où vivent des gens plus respectueux de leur mode de vie.
Les opérateurs auront alors tué le dauphin aux ufs
d'or du tourisme mauricien. C'est en tout cas, la conclusion de
mon écologiste belge à l'issue de ce " Dolphin
watching " à Tamarin où l'on a plus vu - et
entendu - des plutôt des bateaux que des dauphins.
Plaine Corail, Rodrigues
SGD Airport : nouveau nom et nouvelle piste d'atterrissage
Avec le changement de nom de l'aéroport de Plaine Corail,
Rodrigues, le pays connaîtra sous peu de nouveaux changements.
L'aéroport de Rodrigues, désormais connu sous le
nom de Sir Gaëtan Duval (SGD), sera prochainement doté
d'une nouvelle piste d'atterrissage. L'annonce a été
faite, lors d'une cérémonie, la semaine dernière,
par le vice-Premier ministre et ministre du Tourisme, Xavier
Duval, en présence des députés du Parti Mauricien
Xavier Duval (PMXD), dont Richard Duval, et de Nicol François,
ancien ministre de Rodrigues. Xavier Duval a indiqué que"le
choix d'appeler l'aéroport de Plaine Corail, Sir Gaëtan
Duval, est un signal fort que nous voulons lancer". Selon
lui, le nom de SGD est un brand en lui - même, et
cela ne fait aucun doute que le fait de l'associer à l'aéroport
va aider Rodrigues à mieux se positionner sur la carte
touristique mondiale. Et avec l'agrandissement de la piste de
l'aéroport SGD, au coût de Rs 400 000, Rodrigues
pourra accueillir de plus gros avions, donc plus de touristes.
Cette démarche favorisera le secteur touristique rodriguais,
a assuré le ministre, tout en saluant les efforts de ceux
présents, dont l'épouse d'Azad Dhomun - qui a longtemps
uvrer pour que le nom de SGD soit donné à
cet aéroport. Lors de son allocution, Xavier Duval n'a
pas manqué de souligner la contribution de SGD, dans le
développement de Rodrigues. Il a ainsi rappelé entre
autres que l'ancien leader du Parti Mauricien Social Démocrate
(PMSD) s'est battu pour que les Rodriguais aient le droit de vote
ou encore le développement du secteur touristique à
Rodrigues. Soulignant la croissance des arrivées touristiques,
de l'ordre de 19 % en 2007 par rapport à 2006 à
Rodrigues, Xavier Duval a indiqué que les autorités,
disposant d'un plus gros budget cette année, continuera
ses efforts pour promouvoir le tourisme rodriguais afin de mener
le pays vers une plus grande prospérité.
Mauricien à l'honneur
Pravin Bancharam, lauréat du Juan Gaspart Award of Leading
Hotels of the World
Pravin Bancharam, disposant de 20 années de carrière
dans l'hôtellerie mauricienne, a obtenu en novembre dernier
le Juan Gaspart Award of the leading Hotels of the World.
Il s'agit là de l'une des plus prestigieuses récompenses
du secteur hôtelier, décernée sur le plan
individuel. Ce Mauricien, qui a commencé sa carrière
en tant que serveur au Royal Palm, a depuis, gravi les échelons,
et se positionne aujourd'hui en tant que Training Manager au Taj
Exotica Resort & Spa Hotel, depuis 2004. Grâce à
la persévérance et à un total dévouement
à son travail, Pravin Bancharam s'est distingué
de ses pairs, à qui il dédie son trophée.
Trophée obtenu à la suite de sa participation à
ce concours international réservé aux membres des
Leading hotels of the World. Ainsi dans le cadre du Juan
Gaspart Award of the leading Hotels of the World, Pravin Bancharam
avait présenté un étude sur la "Social
responsability". De par son expérience du domaine,
ce Mauricien à l'honneur a, dans son projet, mis l'accent
sur la formation des employés internes et externes. "C'est
ce qui m'a valu cet award", souligne Pravin Bancharam,
indiquant que cette année, il sera amené à
participer à une conférence internationale sur le
sujet. Lors de son allocution à l'occasion d'un cocktail
en l'honneur de Pravin Bancharam, au Taj Exotica, en présence
du ministre du Tourisme, Xavier Duval, et Nick Israel, manager
de Taj Exotica, Jean Michel Pitot, président de l'AHRIM,
a présenté le lauréat comme un exemple pour
les employés de l'industrie hôtelière. Soutenant
que "l'intégration verticale n'est pas un mythe
dans le secteur hôtelier mais une réalité
et les années de dur labeur et de persévérance
a permis à Pravin Bancharam de passer du poste de serveur
à celui de Training manager, Learning and Development de
Taj Exotica", Jean Michel Pitot a profité
de l'occasion pour annoncer que les établissements hôteliers
mauriciens seront appelés à contribuer 2% de leurs
profits au "Social Corporate Responsability".
Le Président de l'AHRIM a également rappelé
que les partenaires du secteur peaufine actuellement le plan d'action
du secteur hôtelier pour 2008, incluant la responsabilité
sociale de chaque établissement hôtelier. Deux des
principaux objectifs de ce plan d'action comprendront l'allègement
de la pauvreté et l'amélioration de l'environnement,
a indiqué le président de l'AHRIM. De son côté,
le ministre du Tourisme a salué l'initiative des hôteliers
d'allouer 2 % de leurs profits à la responsabilité
social. Xavier Duval a également rendu hommage à
Pravin Bancharam, avançant que le parcours exemplaire de
cet employé démontre la bonne volonté et
le dur labeur des Mauriciens, aujourd'hui récompensé.
Célébration
Retour à la source pour Happy World
Pour célébrer le centième anniversaire de
la naissance de son fondateur, le 25 juillet de cette année,
Happy World organise une série d'activités. Dont
la publication d'une biographie de Antoine New Seng Seeyave qui
fut un des pionniers de la réfrigération industrielle
et commerciale de l'île Maurice.
Né en 1908 à Mahébourg, Antoine New Seng
Seeyave apprendra sur le tas les rudiments du commerce avant de
commencer sa carrière professionnelle comme fabriquant
de rhum. Il commence à fabriquer des sucettes glacées
avant de créer la société Happy World avec
un capital de Rs 50 000 en 1952. Pressentant le développement
de l'industrie du froid, il devient concessionnaire de quelques
grandes marques en Europe, obtient la représentation de
leurs produits à Maurice. C'est lui qui lance le froid
industriel à Maurice, qui va révolutionner les habitudes
de consommation avant de prospecter divers autres domaines du
commerce, de l'électroménager à l'électronique.
Il devait, avec d'autres "inventer les moyens de fabriquer
et de mettre à la portée de tous des produits qui
nous paraissent aujourd'hui courants mais qui, au lendemain de
la Seconde Guerre mondiale, paraissaient inconcevables et inaccessibles",
comme le dit Dennis Ng Lun, petit-fils du fondateur lors de la
conférence de presse de présentation du projet.
Pour marquer le centenaire de ce visionnaire, Happy World va éditer
un livre retraçant sa vie et son uvre qui sera écrit
par Ivan Martial. Pour la rédaction de cet ouvrage, la
direction de Happy World demande à tous ceux qui ont connu
Antoine Seeyave senior de participer à cette démarche
en confiant leurs souvenirs, anecdotes, photos, manuscrits. Ce
matériel servira non seulement à la rédaction
du livre, mais pour une grande exposition photographique. Un site
web mettant en exergue l'esprit d'initiative du créateur
de Happy World sera également lancé.
Obituaire
Radha Poonoosamy, première femme ministre mauricienne
Radhamaney Poonoosamy, la toute première femme à
accéder à des fonctions de ministre dans notre pays,
est décédée, mardi dernier, en Afrique du
Sud (son pays d'origine), à Durban. Elle était âgée
de 84 ans.
Née Radhamaney Padayachee, le 18 septembre 1923, elle étudia
les lettres à l'Université du Natal. Elle fut une
représentante du Conseil des Étudiants avant de
prendre la tête de la ligue féminine du Natal Indian
Congress durant un mouvement de résistance passive à
l'Apartheid. Elle siégea également comme membre
de l'exécutif de l'African National Congress (ANC). Elle
vint à Maurice en 1952 après avoir épousé
le Dr Valaydon Poonoosamy. Le couple habita pendant longtemps
à l'avenue Hennessy (qui devint ensuite l'avenue Osman)
à côté de la mairie de Quatre-Bornes. Au début
des années 60, très proche de l'ancien Haut-commissaire
de l'Inde à Maurice, John Thivy, un catholique de confession,
elle aida ce dernier à mettre sur pied l'Indo-Mauritian
Catholic Association (IMCA) en devenant secrétaire de cette
organisation.
Militante socialiste convaincue et ayant prise entre-temps la
nationalité mauricienne, elle s'engagea au sein du Parti
travailliste en 1966. A cette époque où l'on comptait
très peu de femmes engagées en politique active,
elle devint vite la présidente de l'aile féminine
du parti et se vit attribuer un ticket aux élections générales
cruciales de 1967. Mme Poonoosamy fut toutefois placée
dans une très mauvaise circonscription pour les rouges,
soit Quatre-Bornes/Belle-Rose, où avec Guy Forget et "Eden"
Balgobin, elle eut à affronter un redoutable trio PMSD
composé de Maurice Lesage, Yvon St. Guillaume et Ajum Dahal.
Elle ne devait se classer qu'en septième position. Elle
fut toutefois récupérée par le Best Loser
System, ce qui permit qu'elle soit nommée ministre de la
Condition féminine, du contrôle des prix et de la
protection des consommateurs. Mme Poonoosamy n'aurait pas laissé
des souvenirs impérissables à ce poste bien qu'elle
avait la conviction, pour sa part, "d'avoir pu améliorer
la qualité de vie de ceux pour lesquels je me suis toujours
battue".
Avant d'entrer au Parlement, Mme Poonoosamy avait eu l'occasion
de servir comme conseillère et maire-adjointe au Conseil
municipal de Quatre-Bornes. Elle y assuma même, en deux
occasions, la suppléance au poste de maire.
Nécrologie
Lutchmeeparsad Ramburn, "self-made (business) man"
Est décédé le vendredi 21 décembre
dernier Lutchmeeparsad Ramburn, homme d'affaires très connu
de Curepipe. M. Ramburn aurait eu 83 ans le 3 janvier dernier.
Né, donc, en 1925 dans la Ville-Lumière où
il a vécu toute sa vie, Lutchmeeparsad Ramburn a, d'abord,
travaillé, dans les années 1940, comme infirmier
de l'Etat. Il devait, toutefois, abandonner assez vite la profession
d'infirmier à la suite d'une maladie qui l'indisposait.
A un supérieur hiérarchique de l'Administration
coloniale qui lui demandait ce qu'il comptait, à partir
de là, faire, Lutchmeeparsad Ramburn devait répondre
qu'il n'avait plus que deux choix : choisir entre prendre une
pioche ou une plume !
Son incursion dans le monde des affaires commence, alors, très
modestement. L'homme prend à sa charge la gérance
de la petite affaire de taxis de son père, Dowluth. Il
se lance, par la suite, dans l'achat et la revente de voitures
de seconde main. L'argent ainsi récolté lui sert,
notamment, à la construction de la résidence qu'il
habitera, à partir de là, Route du Jardin et dont
la construction sera achevée juste avant le passage du
cyclone, de triste mémoire, Carol, en 1960.
Reçu aux examens de la Chambre des Courtiers en 1963, M.
Ramburn s'exerce à l'achat et à la vente d'actions
d'entreprises. Jusques dans les années 1970, il sera secrétaire
de cette Chambre professionnelle. Il gère, parallèlement,
les affaires de petits planteurs.
1971 : incursion dans la politique. Aux partielles municipales
de cette année, Lutchmeeparsad Ramburn est au nombre des
élus UDM face à des candidats "bleus"
à Curepipe, alors considérée comme bastion
imprenable du PMSD de feu sir Gaëtan Duval.
Après avoir été, dans les années 1950,
agent de la Sterling Insurance indienne, il créé
une société familiale d'assurances, General Agencies.
Dans les années 1960, celle-ci devient agent accrédité
de la Swan Insurance. Par la suite, M. Ramburn créé,
en 1976, la Rainbow Insurance.
Actif sur le plan social, Lutchmeeparsad Ramburn a été,
durant les années 1970 et 1980, membre, notamment, des
Conseils d'administration de l'Assistance publique, de la prison
de Beau-Bassin et du Centre correctionnel pour jeunes de Curepipe.
Il a aussi été président de l'Insurance Association
Council of Mauritius (IACOM), ancêtre de l'Insurers'Association.
Son engagement dans le domaine des assurances lui a valu, en 1986,
le titre de Commandeur de l'Ordre de l'Empire britannique (CBE).
A son épouse, Krishna Kumaree, née Gokulsing, à
ses cinq enfants - deux fils et trois filles -, ses brus, ses
gendres et ses neuf petits-enfants, Week-End présente
ses sincères condoléances.
Brèves
Attention à la propagation de l'amiante à L'école
Maurice Curé
Les élèves et les enseignants de l'école
Maurice Curé ne savent pas encore officiellement s'ils
auront des cours en début février ou bénéficieront
d'un special leave pour cause de destruction des vieux
bâtiments de leur institution. Si le ministère de
l'Éducation fait circuler des informations selon lesquelles
le collège sera fermée du 1er au 11 février,
à vendredi dernier, les enseignants et les élèves
n'en avaient pas été officiellement informés.
En fait, c'est pendant les vacances de décembre que le
vieux bâtiment devait être démoli. Cet arrangement
qui ne devait pas perturber le programme des cours à la
rentrée n'a pas été respecté pour
des raisons qui n'ont pas été communiquées
aux élèves et aux enseignants. C'est après
avoir entendu des rumeurs autour de la destruction imminente du
vieux bâtiment en bois que les élèves ont
envoyé un courrier à la rectrice le 18 janvier dernier
pour exprimer entre autres leur crainte concernant la propagation
de l'amiante contenue dans le vieux batiment. A vendredi, les
plus de 600 élèves du SSS Maurice Cure n'avaient
reçu aucune information sur les mesures prises à
cet effet. Elles espèrent que ce déficit d'informations
sera corrigé la semaine prochaine mais surtout des mesures
seront prises pour éviter toute possibilité que
l'amiante puisse se répandre dans la cour de leur établissement
scolaire.
Revoilà les demandes de subsides sur les examens de
SC et HSC
La Plate-forme nationale de l'Éducation pour la réintroduction
des subsides sur les frais d'examen du SC et du HSC réclame
au gouvernement des subsides à hauteur de 100% à
tous ceux qui touchent un salaire mensuel inférieur à
Rs 8 300 et de 50% à ceux qui perçoivent Rs 8 301
à monter. Yahya Paraouty, le principal porte-parole de
la Plate-forme, a communiqué cette décision aux
médias à l'issue d'une réunion tenue hier
après-midi à Port-Louis en présence de dirigeants
des formations de l'opposition, dont le MMM, le MSM et l'Union
nationale, et de celle de représentants des mouvements
du monde syndical. Une campagne d'information à travers
le pays est programmée pour bientôt avec des affiches
et des dépliants notamment.
Les résultats de la SC demain
Encore une journée d'angoisse pour tous les 20774 élèves
qui ont pris part aux examens de la School Certificate en fin
d'année dernière. Après les réjouissances
des fêtes de fin d'année, voilà le brutal
retour aux réalités du quotidien. Les résultats
sont attendus demain matin et seront rendus publics dans la journée
alors que les results slips seront remis aux responsables
des écoles en début d'après-midi.
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