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p o l i t i q u e
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WEEK-END --- dimanche 27 janvier 2008
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Law and order
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Paul Bérenger : "Situation extrêmement dangereuse pour le pays"
Hier, au Sun Trust Building, Assemblé Générale des délégués du MSM
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P. Jugnauth : "Tous les partis politiques sérieux doivent réagir pour que février 99 ne se répète pas"
A mi-mandat de l'AS
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Le PMSD demande au PM "de remettre les pendules à l'heure"
Ça va se savoir
Law and order
Paul Bérenger : "Situation extrêmement dangereuse
pour le pays"
Il y a une situation extrêmement dangereuse pour le pays,
a dit constater, hier, le leader de l'opposition et du MMM. Il
en tient le PM responsable pour avoir "publiquement soutiré"
une des trois bandes qui, a-t-il dit, sont organisées sur
une base communale. Paul Bérenger attribue aussi la dégradation
du law and order à l'attitude adoptée par le Premier
ministre vis-à-vis du Commissaire de police dont "les
reins auraient été cassés et aux interventions
ministérielles dans le fonctionnement de la police".
Un appel a été lancé tant au PM qu'au CP
pour qu'ils assument leurs responsabilités envers le pays.
Le leader de l'opposition et du MMM a, d'emblée, rappelé
avoir depuis quelques semaines déjà, tiré
la sonnette d'alarme sur ce qui se passe à Grand Baie,
où il n'y a plus de "rule of law", plus de loi.
Or, cela s'est détérioré depuis et de manière
dramatique. La population est inquiète, a-t-il constaté,
indiquant qu'il y a trois bandes organisées sur une base
communale qui sont en possession d'armes illégales et qui
n'hésitent pas à imposer leurs propres lois. Il
a failli y avoir des dérapages ces derniers jours, a déploré
Paul Bérenger.
Si le Premier ministre ne prend pas ses responsabilités
en tant que ministre de l'Intérieur et si le Commissaire
de police ne fait pas son devoir, cela va mal finir, a-t-il prévenu.
Pour le leader de l'opposition, le premier qui doit porter la
responsabilité de cette situation, c'est le Premier ministre
lui-même qui a la responsabilité du "law and
order" et de la police et qui a, de plus, "publiquement
"soutiré" une de ses trois bandes organisées".
Si cela continue, le Premier ministre va finir mal devant l'histoire.
Tout en soutenant, par ailleurs, que le Commissaire de Police
a été "gêné dans son travail
par la façon de faire du Premier ministre et que son autorité
a été sabotée et qu'il y a les interventions
des ministres dans le fonctionnement de la police et que c'est
le pays qui paie le prix d'une telle situation, Paul Bérenger
a demandé au Premier ministre d'arrêter avek çà
banne badinaz danzeré et au CP de faire son devoir malgré
l'interférence Premier ministre ek son banne protézé".
Le leader du MMM a, d'ailleurs, dit qu'il a eu envie de rire après
avoir lu dans la presse que le CP avait été "taken
to task" par le Premier ministre alors que c'est Navin Ramgoolam
lui-même qui lui a "cassé les reins". Il
a lancé un appel à la population pour qu'elle n'entre
pas dans cet engrenage des bandes organisées sur une base
communale et qu'elle donne un coup de main pour prévenir
les dérapages et calmer les esprits.
Interrogé sur la proximité qui existerait entre
ces bandes et les politiciens, Paul Bérenger a répondu
que tel n'est pas vraiment le cas, mais qu'il y a une d'elles
qui est "soutirée" par le PM et que d'autres
politiciens sont proches de certaines personnes qui se trouvent
dans ces bandes organisées tout en précisant que
ce ne sont pas ces politiciens qui ont organisé de telles
bandes.
Achats : absence totale de transparence
Après avoir dénoncé les récentes augmentations
de farine, de pain et celle prévue du riz Basmati, Paul
Bérenger a, une nouvelle fois, dénoncé l'absence
totale de transparence sur tout dont la farine achetée
de la Chine, le prix et la qualité alors même que
le ministre Rajesh Jeetah s'était solennellement engagé
à l'Assemblée Nationale pour déposer une
copie du contrat. Même chose pour la cargaison importée
sans appel d'offres de la Turquie dont on ne sait rien de la quantité
et le prix, a dénoncé le leader du MMM, qui a souligné
aussi que c'est un début d'année qui a commencé
bien mal pour les consommateurs.
St Paul et Amsterdam : rien depuis le 6 novembre
Le leader de l'opposition a tenu ensuite à féliciter
Parvez Dookee pour un article sur les Chagos sur le plan légal
écrit dans une édition récente de l'Express.
Il a dit que le MMM se penchera sur toute la question et a demandé
à Ivan Collendavelloo de considérer la possibilité
de poursuivre la Grande-Bretagne pour crime contre l'humanité
devant la Cour Internationale de Justice.
Paul Bérenger a soutenu que dans la définition de
crime contre l'humanité, il n'y a pas de prescription sur
la déportation en masse d'une population comme cela a été
le cas pour les Chagossiens et que son parti envisage sérieusement
de porter l'affaire devant la CIJ. Il a toutefois souhaité
que, dans l'intervalle, Londres se comporte positivement. Il l'a
dit sur la base de développements positifs enregistrés
dans le conflit opposant la Grande-Bretagne à l'Espagne
sur Gibraltar.
Il a aussi eu un mot sur St Paul et Amsterdam et a déploré
qu'il n'y a rien eu comme démarche en vue de réclamer
notre souveraineté sur ces îles en dépit des
engagements pris par le Premier ministre au Parlement le 6 novembre
dernier.
La PSC qui est membre de la JLSC : une anomalie
Commentant le récent jugement de la Cour suprême
sur la Public Service Commission, le leader de l'opposition a
dit que son parti l'a attentivement étudié et l'a
comparé à des jugements précédents
de la même instance sur cette institution. Paul Bérenger
a dit que son parti fera d'autres commentaires sur cette affaire
dépendant des suites qui y seront données et voir
si un des quatre promus ou la PSC déboutés ne donnent
avis d'appel.
Mais il rappelle toutefois avoir déjà attiré
l'attention sur une anomalie qui consiste pour la Judicial and
Legal Service Commission d'avoir pour président le Chef
Juge, le Senior Puisne Judge, le président de la Public
Service Commission et une quatrième personne. La Cour suprême
rend des jugements sur la PSC mais au sein de la JLSC, présidée
par le Chef Juge, un des quatre membres qui siègent est
le président de cette même PSC, a souligné
le leader de l'opposition.
Hôpitaux : la situation n'a jamais été
aussi mauvaise
La situation qui n'a jamais été aussi mauvaise dans
les hôpitaux a également été évoquée.
La faute en a été imputée au ministre Satish
Faugoo et à son administration. Aussi, il a déploré
le fait que le ministre cherche dans les médecins, les
consultants et les spécialités des bouc émissaires,
ce qui risque, a dit Paul Bérenger, d'avoir des conséquences
dramatiques sur le service.
S'il est vrai qu'il y a certaines brebis galeuses parmi les médecins,
ce n'est pas une raison pour généraliser, a-t-il
dénoncé, en critiquant le ministre de la Santé.
Après avoir dénoncé l'état déplorable
des hôpitaux, il a aussi relevé que deux ans et demi
après l'arrivée aux affaires de l'Alliance sociale,
les travaux de rénovation de l'hôpital Jeetoo n'ont
toujours pas démarré.
AML : sept mois sans direction
La pagaille généralisée à l'aéroport
qui est à la dérive surtout les jours où
il y a de nombreux vols a été soulignée alors
que le secteur du tourisme est censé être un secteur
de pointe. Le leader de l'opposition a rappelé qu'il n'y
a plus de Chairman ni de Chief Executive à Airports of
Mauritius depuis sept mois, depuis la double démission
des titulaires qui n'arrivaient pas à s'entendre comme
dans beaucoup d'autres organismes parapublics similaires. Si une
telle situation perdure, "la faute en revient à
Navin Ramgoolam", a soutenu Paul Bérenger.
Sur la grippe aviaire, le leader du MMM a dit que l'Indonésie
est particulièrement affectée de même que
certains pays avoisinants. Il a parlé de prévaccins
et a invité les autorités à la vigilance
tant au niveau de la prévention que de la constitution
de stocks suffisants de Tamiflu. A une question de la presse,
il a aussi dit la totale solidarité de son parti avec les
Palestiniens.
Assemblée des délégués du MMM le
3 février - Sur le thème : "Pei dan difé,
bizin vrai sanzman"
Le thème de l'assemblée des délégués
du MMM fixée pour le dimanche 3 février prochain
au Plaza sera "Pei dan difé, bizin vrai sanzman",
a annoncé, hier, Paul Bérenger qui a dit que c'est
la situation de l'ordre et de la sécurité publique,
les augmentations de prix et de pénuries en ce début
d'année qui ont poussé son parti à organiser
une telle assemblée.
Le leader de l'Opposition et du MMM a, par ailleurs, une nouvelle
fois, dénoncé l'ICAC et le gouvernement qui sont
"en train de tout faire pour retarder le procès
que l'ICAC a fabriqué contre Ajay Gunness" alors
qu'il a réclamé un "trial as early as possible"
de façon à ce que la vérité éclate.
Répondant à une question de la presse sur les déclarations
de Sylvio Michel qui l'invitait à ne pas se présenter
comme Premier ministre, Paul Bérenger a dit que "li
honteux, li pé fini dan la honte et li même pas réalisé
ki ce ki li pé dir se ki Obama, par exemple, li péna
droit prétendre être élu comme président
des États Unis. Si li élu, li pou énn événement
historik k mas juste pour l'Amérique mis pour le reste
du monde. Li honteux, dégoûtant, li oulé dir
ki Obama ti bizin reste so lacaz, li méprisable !".
Quant à la situation économique, Paul Bérenger
a annoncé une conférence sur ce thème spécifique
avec Vishnu Lutchmeenaraidoo mais il a d'ores et déjà
annoncé que les projets comme Tianli n'ont rien de nouveau.
Il a rappelé que ce sont ceux de IRS et de seafood, initiés
par le gouvernement qui ont tiré la croissance enregistrée
l'année dernière.
Il a aussi soutenu que les chiffres de la croissance ne peuvent
être considérés en isolation et que doivent
aussi être pris en compte ceux du coefficient GINI, mesure
de la pauvreté qui indique, selon les chiffres officiels,
que l'écart entre riches et pauvres s'est creusé
et que les riches sont devenus plus riches et les pauvres plus
pauvres lesquels sont les premiers victimes des augmentations
de prix des denrées de base et des pénuries.
Le leader de l'opposition a aussi exprimé ses inquiétudes
quant à la performance de certains secteurs cette année
et des prévisions à cet effet du Bureau Central
des Statistiques. Il a cité le textile, le tourisme et
même la construction dont la croissance a été
de 15% en 2007, essentiellement à cause des projets IRS
et dont le taux prévu pour 2008 ne se situe qu'à
3%.
Quant à l'augmentation des prix, s'il a concédé
une part d'inflation importée, il a aussi dit que l'élément
de la suppression des subsides du premier budget de Rama Sithanen
et des mesures de la STC comme la ponction de Rs 1.50 sur le prix
du diesel vendu au public sont aussi à l'origine de la
spirale des augmentations.
Il a réitéré l'opinion que Maurice doit être
le seul pays au monde où un ministre comme Rajesh Jeetah
est maintenu à son poste malgré ses bourdes répétées
qui coûtent chères à la population.
Hier, au Sun Trust Building, Assemblé Générale
des délégués du MSM
P. Jugnauth : "Tous les partis politiques sérieux
doivent réagir pour que février 99 ne se répète
pas"
Les derniers événements sur le plan Law &
Order sont plus qu'inquiétants. La situation, critique,
semble tendre vers un février 99, estime le leader du MSM,
Pravind Jugnauth. C'est ce qu'il a fait ressortir lors de son
intervention à l'occasion de la première assemblée
des délégués de son parti, hier au Sun Trust
Building. Le pays vivant dans une véritable psychose, le
leader du MSM lance un appel "à tous les partis
sérieux, dont le MMM et le MSM dans l'opposition",
pour réagir afin que février 99 ne se répète
pas.
Le MSM a toujours mis en garde contre la dégradation du
Law & Order à Maurice. "Aujourd'hui, Maurice
est sur un volcan. En un rien de temps, nous pouvons voir une
éruption. Il suffit d'une étincelle pour qu'une
bagarre communale éclate", estime le leader du
MSM. Rappelant les récents événements survenus
à Plaine Verte, Cité La Cure, ou jeudi dernier,
à la discothèque Enigma, Quatre-Bornes, Pravind
Jugnauth se dit profondément inquiet de la situation. Dans
certains pays, il y a également des mises en garde contre
l'insécurité à Maurice, souligne le leader
du MSM qui trouve regrettable et honteux que le pays soit parvenu
à cette situation. La sécurité, ce n'est
pas seulement pour les touristes, mais pour chaque citoyen du
pays. Il faut remédier à la situation, dit-il, ajoutant
que le Premier ministre, autant que le Commissaire de Police,
doit prendre ses responsabilités. Pravind Jugnauth lance
ainsi un appel à Navin Ramgoolam pour agir en vue d'assainir
la situation à Maurice, proposant une table ronde, avec
"les partis politiques sérieux, dont le MMM et
le MSM dans l'opposition". Pour que le pays puisse avancer,
rappelle le leader du MSM, la paix, l'harmonie, et la stabilité
sont les éléments clés. Certes, dit-il, il
n'y a pas de solution pour régler le problème à
100 %, mais le MSM a des suggestions dont le parti est disposé
à partager avec les autorités pour contribuer à
assainir le Law & Order à Maurice.
Dans un autre volet, Pravind Jugnauth a rappelé les difficultés
qu'encourent les familles mauriciennes à joindre les deux
bouts, le coût de la vie ayant drastiquement baissé
avec la hausse des prix des denrées de base, hausse qu'il
impute aux décisions impitoyables du ministre des Finances,
Rama Sithanen, ou à l'incompétence du ministre du
commerce, Rajesh Jeetah. Le ministre des Finances faisant la sourde
oreilles aux cris de détresse du peuple, le leader du MSM
lance un appel au gouvernement d'étendre la somme allouée
pour le Slab Casting Scheme à Rs 75 000, afin que
chaque Mauricien puisse se débrouiller pour avoir un toit
pour vivre, ainsi que la réintroduction des subsides pour
les frais d'examens de SC/HSC. "La Plate-forme nationale
souhaite un ajustement du seuil de Rs 7 500 à Rs 8 300
en ce qui concerne la subvention de 100 %. Mais notre revendication
demeure la réintroduction des 50 % pour tout le reste des
candidats participants à ses examens", indique
Pravind Jugnauth. Il est également revenu sur la corruption
à Maurice, rappelant le cas des étals du marché
de Quatre-Bornes. Assurant que le MSM représente "le
nouvel et véritable espoir attendu par le peuple",
le leader du parti soleil fait ressortir qu'avec l'esprit d'ouverture
du MSM, le parti représente le vrai militantisme, avec
une véritable philosophie et de vrais principes. Il indique
également que son parti, sans présager le jugement
de la Cour suprême, est prête pour une éventuelle
partielle dans la circonscription No 8, le fief du leader de l'Union
Nationale, Ashock Jugnauth.
A mi-mandat de l'AS
Le PMSD demande au PM "de remettre les pendules à
l'heure"
Survolant l'actualité vendredi dernier, les dirigeants
du PMSD en l'absence de leur leader, Maurice Allet, actuellement
en Australie, ont lancé un appel au Premier ministre, Navin
Ramgoolam lui demandant "de remettre les pendules à
l'heure". A mi-mandat, l'Alliance sociale, déclare
Eric Guimbeau, doit intervenir pour redresser la situation dans
le pays. "Ena anarchie a tou les niveaux !", avance
d'emblée le leader adjoint des bleus avant de "dénoncer
la politique de favoritisme et l'inexistence de démocratie
dans nos institutions pourries". Et c'est dans ce sens
que le PMSD réclame la dissolution du board de la
Public Service Commission en faveur d'un board ouvert à
un syndicaliste. Une question parlementaire à ce sujet
a été envoyée au Premier ministre. "C'est
pour cela que je comprends la revendication de Jocelyn Grégoire
pour une représentation de 35% de la population générale
dans la Fonction publique. Mais il faut voir plus loin ! Toutes
les communautés doivent être présentes dans
ce secteur." Autre sujet qui fera l'objet d'une question
parlementaire : la sécurité des membres de la police.
Face à la recrudescence de la violence, affectant le tourisme,
les policiers selon le PMSD doivent "se sentir protégés"
pour être en mesure d'assurer le maintien de l'ordre
dans le pays. Dénonçant la vente des terres - lesquelles
achetées par le gouvernement par "compulsory acquisition"
-, aux "petits copains" proches du gouvernement,
le PMSD demande aux fonctionnaires "de ne pas céder
aux caprices des ministres". Et Eric Guimbeau
de préciser que, "les élections générales
ne sont pas si loin. Le PMSD fait une mise en garde aux fonctionnaires.
Nous éplucherons chaque dossier". Le PMSD a aussi
demandé la publication du rapport sur les bateaux King
Fish V et II et demande au gouvernement mauricien de soutenir
Olivier Bancoult dans son combat auprès de la Grande-Bretagne
pour le retour définitif des Chagossiens dans leur archipel.
Au chapitre de la libéralisation de la télévision,
le PMSD dit accueillir favorablement la télé privée,
Télé Plus.
Intervenant également, le secrétaire général
du parti, Omprakash Roodurmun, a fait un pressant appel aux dirigeants
des mouvements socioculturels pour modérer leur ton lorsqu'ils
prennent la parole sur différentes plates-formes. "Les
propos de certains risquent d'enflammer le tissu social, déjà
fragilisé", déclare ce dernier.
Omprakash Roodurmun insiste sur la réélection des
conseillers de la municipalité de Quatre-Bornes.
Ça va se savoir
Zul Ramiah prend ses quartiers à Londres
Il n'y a pas que le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui cède
à la tentation de la brume londonienne? Le dernier invité
en vue n'est autre que Zul Ramiah, dont l'omniprésence
sur l'estrade de l'Alliance sociale lors de la campagne électorale
de 2005 ne peut être occultée. Depuis le week-end
dernier, Zul Ramiah a abandonné la présidence de
la MASA pour assumer de nouvelles fonctions officielles dans la
capitale britannique.
Selon des témoins à Londres, Zul Ramiah officierait
en tant que Cultural and Tourism Adviser auprès
du bureau de la Mauritius Tourism Promotion Authority. Les
détails sur ses salaires et conditions de service devront
être disponibles lors du Question Time de la rentrée
parlementaire. Dans son cercle d'amis, l'on avance que la silhouette
de ce membre en vue de l'Alliance sociale devra être aperçue
en mars le temps d'un premier transit à Maurice.
Coromandel se mobilise
Les habitants de Coromandel, las d'être victimes de vols
et autres agressions en plein jour, ont décidé de
réagir. Ils étaient nombreux à se réunir
vendredi pour exiger que les autorités, jugées indifférentes
à leur sort, agissent. Présent pour l'occasion,
le premier député de la circonscription, Rajesh
Bhagwan, qui a assuré les habitants inquiets qu'il allait
prendre toute la question avec le DCP de Rose-Hill et le commissaire
de police lui-même. Les habitants de Coromandel disent avoir
vécu en paix depuis qu'un poste de police y a été
aménagé en 2003 mais que, faute d'effectifs, de
véhicules et de patrouilles à bicyclette, les choses
sont devenues intenables ces derniers temps.
IBA : victime collatérale
Comme ailleurs dans les autres organismes para- publics où
règnent en maîtres les nominés politiques,
c'est la guéguerre entre le président et le directeur
à l'Independent Broadcasting Authority. La situation est
telle que le directeur, Anil Surajbali, un protégé
de sir Anerood Jugnauth qui l'avait propulsé à la
tête de la MBC et dont la nomination n'a pas été
annoncée par le conseil d'administration de l'IBA, mais
par le conseil des ministres, n'a pas assisté au dîner
de fin d'année du conseil d'administration. Les choses
se sont aggravées depuis que le chauffeur du directeur
a décidé de consigner une déposition contre
le secrétaire du conseil d'administration, Christian Grenade,
parce que ce dernier a décidé d'exécuter
à la lettre les décisions du board et rappeler aux
employés ce qu'ils peuvent et ne peuvent pas faire. Comme
le directeur ne peut se permettre de s'affronter ouvertement à
Harris Ramphul, le président du conseil d'administration,
la victime collatérale toute trouvée n'est autre
que Christian Grenade.
Renouvellement de contrat pour l'Ombudsperson for Children
Le contrat de Shirin Aumeeruddy-Cziffra vient d'être renouvelé
pour quatre ans. C'est une des rares nominées à
avoir survécu la vague de "lev paké alé"
qui a suivi l'arrivée des travaillistes aux affaires en
dépit des critiques et les fortes objections de la base
rouge qui la considère comme une nominée politique
et qui, à l'instar de Suren Dayal avait même, au
Parlement, mis en doute les résultats obtenus par cet organisme.
Selon la loi, c'est le président de la République
qui nomme l'Ombudsperson for Children en consultations avec le
Premier ministre et le leader de l'opposition. Si, aux élections
de 2000, Shirin Aumeeruddy-Cziffra avait clairement affiché
ses préférences politiques, elle a revendiqué
son indépendance après celles de 2005. Selon des
apparatchiks rouges, ce sont des qualités qui n'ont rien
à faire avec la politique qui seraient à l'origine
de son maintien à ce poste sur recommandation du Premier
ministre.
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WEEK-END --- dimanche 27 janvier 2008
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