f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 27 janvier 2008



  La CID de Curepipe dans de sales draps - Robin Euphrasie : "Mo finn gagn baté ziska mo ti pré pou trouv lamor"
  «Roll of the Privy Council» - No 8: Des indications sur l'appel en mars
  Homicide - Un SDF tué à cause d'une cigarette
  Hold-up de la SCB de Rose-Belle en 2006 - Il mène sa propre enquête et aide à coincer trois suspects


La CID de Curepipe dans de sales draps

Robin Euphrasie : "Mo finn gagn baté ziska mo ti pré pou trouv lamor"

La Criminal Investigation Division (CID) de Curepipe se retrouve, depuis hier, une fois de plus, au centre de la controverse. En effet, un suspect, Robin Euphrasie, arrêté depuis le vendredi 18 relativement à un cas de "larceny", a consigné une déposition au Complaints Investigation Bureau (CIB) hier, dans laquelle il allègue avoir été passé à tabac par des limiers de cette unité. Robin Euphrasie, qui est hospitalisé depuis ce mercredi, a dû subir une délicate intervention chirurgicale à l'œil droit, hier, afin de ne pas en perdre l'usage. Les proches du détenu ont contacté le député de la circonscription Sunil Dowarkasing qui a multiplié les démarches afin qu'une enquête complète soit menée sur toute cette affaire. Selon le député et les proches de Robin Euphrasie, "éna enn paké mark lor so lékor, notaman lor so lédo. So lizié extra enflé". Et à Robin Euphrasie de déclarer à Week-End, peu après son opération hier : "Zot finn dir mwa ki zot pu touy moi. Mo finn gagn batter ar lamé, féray, zot finn mem larg lisyen lor mwa".

C'est dans l'après-midi d'hier, de son lit d'hôpital, que Robin Euphrasie a été en mesure de nous raconter brièvement, d'une voix à peine audible, les circonstances de la séance de bastonnade en règle à laquelle il aurait été livré. Selon sa version des faits, c'est mercredi qu'il a été conduit, selon lui, dans les parages de Grand-Bassin. "Bann CID la finn dir moi ki mo bizin aksepté enn paké charges larceny. Dépi ki zot finn aret moi vendredi le 18, mo finn dir zot non, ki mo napa pou pran okenn sarz. Zot finn bat moi enn paké fois pou mo pran sa bann sarz-la. Mais mercredi (NDLR : le 24 janvier) zot finn dir mwa : To pa pou pran sarz ?! Azordi to pou koné !", a-t-il fait comprendre à Week-End.

Robin Euphrasie, qui parlait d'une voix faible, peu après son opération hier, devait faire maintes pauses afin de reprendre son récit. "Sa mercredi-la, mo finn gagn mari baté. Zot finn met enn cagoule nilon lor mo latet. Ti kapav trouvé impé kot ti pé alé. Zot finn fer moi rant dan enn transport ek zot finn amenn mwa dans paraz Grand-Bassin. Laba, zot finn fer mwa desann ek zot finn koumans bat moi. Mové baté finn gagné. Zot finn bat moi kout poing, zot finn bat moi ar feray. Zot finn larg lisyen lor mwa tou. Mo ti kroir zot ti pou touy mwa", a-t-il fait ressortir, tout en précisant qu'à chaque fois qu'il aurait été frappé, les coups étaient accompagnés d'insultes et de menaces de mort contre sa personne.

Robin Euphrasie devait alors insister : "Mo pa dir ki mo enn dimunn parfé. Mo finn déza gagn case la polis avan. Mais zamé mo pa finn gagn problem ar sa bann gard-là. Mo pa koné kifer zot finn ménas pou touy moi". Dans sa déposition consignée aux éléments du CIB, qui ont pris sa déposition de son lit d'hôpital, Robin Euphrasie a fait ressortir qu'il était en mesure d'identifier ses agresseurs qui, selon lui, seraient un sergent de police et trois autres membres de la CID de Curepipe.

De leur côté, les proches de Robin Euphrasie ont vécu, depuis le vendredi 18 janvier dernier, un véritable cauchemar en ce qu'il s'agit de rentrer en contact avec ce dernier. Ils ne comprennent pas non plus les raisons de l'acharnement de la CID de Curepipe à son encontre. Ci-dessous, le témoignage d'un membre de la famille, qui aura été à l'origine de toutes les démarches afin que Robin Euphrasie soit assisté par le député de la circonscription Sunil Dowarkasing.

"C'est dans l'après-midi du vendredi 18 que nous avons appris, par le biais d'un appel téléphonique, que Robin a été arrêté. C'est un policier, qui n'a pas voulu dévoiler son identité, qui a appelé. Il a simplement dit que Robin a été arrêté pour enn case vol impé lontan. À partir de là, nous avons entrepris des démarches pour le voir mais nos démarches se sont avérées vaines. Nous nous sommes rendus à la CID de Curepipe samedi matin. On nous a dit qu'il était détenu à Vacoas. On est parti là-bas aussi mais on nous a empêchés de le voir. Les policiers de Vacoas nous ont dit qu'il allait comparaître en cour lundi (NDLR : le 20) et que c'était notre seule chance de le voir. Le lundi 20, lorsqu'on est arrivé en cour, il avait déjà comparu. À partir de là, on a essayé de le voir de nouveau à la CID de Curepipe. Il était là-bas. Le lundi 20, il portait déjà une petite marque au-dessus de l'œil droit. On nous a autorisés à lui parler. Là, il nous a dit tout doucement qu'il avait été frappé. Nous lui avons demandé à haute voix devant les policiers de dire ce qui lui était arrivé, mais l'un d'entre eux devait se mettre à vociférer : "Dir zot ki to finn séyé b....é. Letan to finn b....é, to finn b…z anba par lafnet !"

Après ce premier et bref entretien avec Robin Euphrasie lundi, ses proches devaient persévérer dans leurs efforts de lui accorder le maximum de soutien. Le lendemain, mardi, ils ne devaient pas être autorisés à le voir dans la matinée. Cependant, en fin d'après-midi, leurs efforts furent couronnés de succès. Ils purent le voir brièvement à la police de Vacoas. Et là, par la vitre d'un véhicule, qui l'avait conduit de Curepipe à Vacoas, Robin Euphrasie n'eut le loisir de leur dire davantage qu'un : "fer démars avoka vit ! Pé gagn mari baté".

Les violences qu'aurait subies le suspect auraient atteint leur point culminant mercredi, comme il l'expliqua plus haut dans son récit à Week-End. Il fut admis le même jour à l'hôpital Victoria, Candos. C'est un des compagnons d'hôpital de Robin Euphrasie qui appela ses proches pour leur informer de son hospitalisation. C'est jeudi que ces derniers purent lui rendre visite et constater avec effroi que son œil droit était pratiquement fermé et qu'il portait des ecchymoses sur différentes parties du corps, notamment sur le dos. Robin Euphrasie fut transféré à un autre hôpital vendredi. Les proches de Robin Euphrasie, qui n'ont pas les moyens de retenir les services d'un avocat, sont alors entrés en contact avec le député Sunil Dowarkasing afin de les aider dans leurs démarches légales.

Sunil Dowarkasing a accompagné les proches de Robin Euphrasie hier matin au CIB afin de les assister dans leur plainte et s'est également rendu à l'hôpital. Interrogé par Week-End hier au sujet de cette affaire, le député de l'opposition n'a pas caché son indignation. "Ce n'est pas la première fois que cette même équipe opère de la sorte. Il y a quelqu'un qui, visiblement, est en train de faire tout afin de step-in dans la peau de ceux qui brutalisent les suspects afin d'obtenir des aveux. J'ai déjà soulevé le cas Rose à plusieurs reprises à l'assemblée nationale et ce cas est similaire. C'est vrai qu'il y a un problème de law and order dans le pays, mais ce n'est pas une raison pour blesser et tabasser les gens de la sorte, même un récidiviste. Je suis disposé à aller encore plus loin avec cette affaire. Je compte du reste accompagner les proches de Robin Euphrasie à la Human Rights Commission (HRC) et soulever cet énième cas de brutalité policière à l'assemblée nationale", a ajouté le député.


"Roll of the Privy Council"

No 8: Des indications sur l'appel en mars

L'un des cas devant le Privy Council, qui retient l'attention en ce début d'année, demeure l'appel interjeté par le député Ashok Jugnauth, leader de l'Union Nationale, contestant le jugement de la Cour suprême invalidant son élection dans la circonscription de Moka/Quartier-Militaire (No 8). A ce jour, très peu d'indications sont disponibles quant au Timing quand cette affaire sera appelée devant les Law Lords du Conseil privé de Londres. De la décision de cette instance suprême d'appel dépendra l'organisation ou non d'une partielle presque à mi-mandat du gouvernement de l'Alliance sociale.

Dans les milieux autorisés du judiciaire, l'on indique en ce début d'année qu'une première indication du calendrier autour de l'appel contestant l'annulation de l'élection d'Ashok Jugnauth pour fraudes électorales devra être disponible vers la fin de mars prochain. En effet, du 22 au 28 mars, la Registrar of the Privy Council, Rosemary MacDonald, sera en mission officielle à Maurice. Elle aura pour principale attribution de procéder à la vérification que les infrastructures et le cadre pour le déroulement des délibérations du Conseil privé soient en place. Elle aura des consultations avec l'Attorney General, Ramé Valayden, aussi bien que les responsables du State law Office pour ce qui est de la logistique et des derniers détails à régler.

La mission de la Registar of the Privy Council à Maurice sera de mettre au point la liste des appels qui devront être entendus par les Law Lords pour leur première session à Maurice. Certaines sources au State Law Office n'hésitent pas à avancer qu'elles ne seront nullement étonnées si l'appel d'Ashok Jugnauth contre le jugement du juge Paul Lam Shnag Leen allait figurer sur cette première liste d'appels. Mais d'autres trouvent que cet appel entendu en septembre prochain représenterait un trop long délai vu sa dimension constitutionnelle.

"L'inclusion de cet appel contestant l'invalidation d'une élection à l'Assemblée nationale dans cette première liste du Conseil privé sur le sol mauricien en cette année de 40e anniversaire de l'indépendance comporterait une portée historique sans précédent. Mais le contrepoids à cette dimension est que cette question relève de la Constitution avec des ramifications majeures et que tout délai excessif peut être préjudiciable à la démocratie. Mais dans sa sagesse, le Conseil privé entérinera la décision qui s'impose dans la conjoncture", a soutenu un des juristes qui suivent de près le dossier de cette contestation du siège d'Ashok Jugnauth à l'Assemblée nationale.

En attendant que la date de l'audition de cet appel devant le Privy Council soit fixée, les états-majors des principaux politiques ne devront se retrouver aucune urgence pour embrayer à fond la machinerie électorale même si de temps en temps, il faudra "sof sofé". Mais l'indication la plus sûre devra être obtenue à la fin de mars dans le sillage de la visite de la Registrar of the Privy Council.


Commission électorale: Début de l'enregistrement des électeurs ce week-end

La Commission électorale entame depuis ce week-end un exercice crucial dans le cadre de la compilation de nouveaux registres d'électeurs. En effet, un peu plus de 2 360 Canvassers, principalement des fonctionnaires, seront engagés dans une vaste opération de porte-à-porte à Maurice, à Rodrigues et à Agaléga pour enregistrer en tant qu'électeur tout Mauricien âgé de plus de 18 ans ou qui fêtera son 18e printemps au plus tard le 15 août prochain. Les nouveaux registres électoraux entreront en vigueur à partir de cette dernière date et seront utilisés pour toute consultation populaire au-delà du 15 août.

"L'enregistrement des électeurs a commencé depuis vendredi dernier et se poursuivra jusqu'à la mi-février. Au cours de cette période, des préposés de la Commission électorale, munis de cartes d'identité spéciale, passeront de porte en porte dans le but de recenser les électeurs de chaque famille et aussi d'enregistrer les nouveaux électeurs pour être inclus dans les nouveaux registres. Je fais un appel à tous ceux concernés, soit ceux âgés de 18 ans et plus, de coopérer avec les officiers de la Commission électorale dans le cadre de cet exercice majeur pour la démocratie", a déclaré à Week-End le commissaire électoral, Irfan Rahman.

La Commission électorale demande à tout chef de famille, qui pourrait être temporairement absent chez lui pendant la période de recensement de se mettre en contact avec les services de la Commission électorale dans les meilleurs délais pour que les noms des membres de sa famille puissent être maintenus dans les registres électoraux. La Commission électorale se dit consciente qu'avec des changements dans le quotidien des Mauriciens, des adaptations sont à prévoir dans l'horaire du porte-à-porte.

"La compilation des registres d'électeurs en ce début de 2008 a une importance toute particulière et cela en prévision du prochain exercice de redécoupage électoral, qui doit être entrepris par l'Electoral Boundaries Commission en 2009", ajoute Irfan Rahman. En effet, les nouveaux registres, qui entreront en vigueur à partir du 15 août 2008, devront servir de base pour apporter des changements dans les limites des circonscriptions à Maurice en vue des élections générales prévues en 2010.

Le redécoupage électoral intervient tous les dix ans au terme des dispositions de la loi. Le rapport avec les changements dans les Electoral Boundaries soumis par la Commission devra être accepté In Toto ou rejeté tel quel par l'Assemblée nationale. "La loi ne permet pas que des modifications soient apportées aux propositions de l'Electoral Boundaries Commission prévues pour l'année prochaine", ajoute le Commissaire électoral.

Outre cet exercice de redécoupage des circonscriptions, la Commission électorale se tient prête à intervenir dans tout éventuel débat portant sur la réforme électorale. "Nous sommes prêts à apporter notre collaboration dans le cadre du processus de réforme électorale. Mais la balle n'est pas dans le camp de la Commission électorale. Ce que nous savons, c'est que le temps presse et qu'il est à déconseiller d'enclencher une réforme électorale à la velle d'importantes consultations populaires. De notre point de vue, la réforme électorale se résume à une phrase: It's now or never!" avance le commissaire électoral, qui cache difficilement son impatience dans la conjoncture.

Même si l'état-major des partis politiques adoptent une attitude positive quant à la nécessité de la mise en place du processus de réforme électorale, aucune indication officielle quant à un éventuel calendrier de travail à ce sujet n'est disponible en ce début d'année. Mais sur un point fondamental, le gouvernement est acculé à se prononcer, notamment sur l'aspect le plus controversé du système électoral, le Best Loser System.

A la lumière d'une décision du Haut Commissariat aux Droits de l'Homme des Nations unies pour entretenir une plainte contre le Best Loser System déposée par des militants de Rezistans ek Alternativ, le gouvernement dispose d'un délai de six mois à partir du 13 décembre pour faire connaître sa décision sur cet aspect du système électoral. Entre-temps, Rezistans ek Alternativ a entamé une campagne nationale sur le thème "Kominalis dan Konstitisyon ek sistem politik 40-50 asé!" pour obtenir l'abolition du système de sièges correctifs à l'Assemblée nationale sur la base de communautés.

L'un des arguments mis en avant par Rezistans ek Alternativ pour soutenir sa demande en faveur de l'élimination du Best Loser System est que "the compulsion for general election candidates to classify themselves in either of one of the four communities mentioned in the first schedule of the Constitution, in order for their candicacy to be valid, is based on unrealistic and non-objective criteria". La base de cette répartition de la population en communautés remonte au recensement de 1972.

"The population is now constituted of less than 20% of the people who was at age (18 years or above in 1972, 51 years or above in 2005) to classify themselves and state to which community they claimed to belong. In the next general election, scheduled to be held in 2010 at latest, these proportions will further deepen and will constitute of much more than 80% of the population who was either not born in 1972 or not at age to classify themselves in 1972", soutient Rezistans ek Alternativ devant cette instance des Nations unies dans sa lutte contre le communalisme institutionnalisé.


Homicide

Un SDF tué à cause d'une cigarette

James Salarbaccus, 45 ans, un Sans Domicile Fixe (SDF), a été mortellement agressé samedi dernier dans une aire de stationnement de la capitale. L'agresseur présumé n'est autre que l'ami de la victime, Madan Mohun. Ce dernier serait entré dans une rage extrême parce que son ami lui aurait refusé une cigarette.

C'est aux alentours de 21h30, samedi dernier, que James Salarbaccus a reçu plusieurs coups de cutter au visage et au cou, des suites d'une dispute. James Salarbaccus et son ami Madan Mohun s'étaient retrouvés, en début de soirée, à la boutique 45, sise à la rue Royale, Port-Louis et y avaient trinqué ensemble, fidèles à leur habitude. Ils devaient y passer environ deux heures avant de regagner une aire de stationnement qui se trouve dans les environs, pour y passer la nuit.

Arrivés sur place, Mohun aurait, selon un témoin oculaire, demandé à James Salarboccus une cigarette. Ce dernier refusa. Une âpre discussion survient entre les deux hommes, durant laquelle Mohun aurait empoigné un cutter avant d'en asséner plusieurs coups au visage et au cou de Jammes Salarboccus.

Des suites de l'agression, Mohun devait prendre la poudre d'escampette. James Salarboccus devait rendre l'âme le lendemain. L'autopsie effectuée par le Dr Sudesh Kumar Gungadin, Principal Police Medical Officer (PPMO), devait établir que la victime devait recevoir au total une douzaine de coups de cutter. Le suspect, qui a été arrêté par les éléments de la police de Trou-Fanfaron, a été écroué et accusé provisoirement en cour de Port-Louis de Murder.


Hold-up de la SCB de Rose-Belle en 2006

Il mène sa propre enquête et aide à coincer trois suspects

Il a eu un sacré culot qui a fini par payer. Pour cause: il a toujours clamé son innocence dans l'affaire du braquage de la State Bank of Mauritius (SBM) de Rose-Belle commis dans l'après-midi du vendredi 8 décembre 2006. Sockalingum Sawmynaden avait été arrêté comme suspect de ce hold-up, durant lequel la somme de Rs 5.6 millions avaient été emportée. Grâce à sa propre enquête et les propres indices qu'il devait recueillir et fournir aux limiers de la Major Crimes Investigation Team (MCIT), trois Mahébourgeois, à savoir Rajesh Sookhee, Kevin Ramracheya et Jimmy Stevenson, ont été arrêtés vendredi matin. Sockalingum Sawmynaden avait fini par infiltrer le cercle d'amis du principal suspect Rajesh Sookhee dans le but d'obtenir toutes les preuves nécessaires afin de se disculper. Rajesh Sookhee devait finir par lui révéler dans les moindres détails le déroulement du hold-up.

Les suspects arrêtés ont été interrogés vendredi. Lors de leurs interrogatoires respectifs, les suspects ont expliqué aux enquêteurs ce qu'ils ont fait avec le butin. Une partie aura servie à l'achat d'une voiture et des bijoux, pièces à conviction qui auront été récupérées par les enquêteurs, tandis que l'autre partie a été placée dans une banque étrangère. Les limiers de la MCIT, menés par l'Assistant surintendant de Police (ASP) Yousouf Soopun, ont entrepris des démarches dans le but de récupérer cet argent et ce avec la collaboration d'Interpol. Un volet de l'enquête, qui sera approfondi dans les jours qui viennent, concerne une éventuelle complicité interne, qui aurait permis aux braqueurs d'agir avec plus de facilité.

Le vendredi 8 décembre 2006, c'est pratiquement avec la précision d'une horloge suisse que le braquage s'est déroulé. Le minutage du braquage était d'autant plus nécessaire, dans la mesure où le poste de police de Rose-Belle se trouve à cinq minutes à peine de la banque. Deux complices sont entrés à l'intérieur de la banque vers 15h , tandis que le troisième suspect avait bloqué la principale porte d'accès. Les deux braqueurs qui avaient pénétré à l'intérieur de la banque étaient munis de sabres et d'une arme à feu. Ils portaient tous deux des cagoules. Après avoir maîtrisé le chef de la sécurité de la banque, ils avaient fait main basse sur la somme de Rs 5.6 millions après avoir enfermé tous les employés de la banque dans le Main Vault. Sockalingum Sawmynaden avait été arrêté quelques jours plus tard, de même qu'un autre suspect, Sanjive Boolaky, quelques jours après.

Rajesh Sookhee, Kevin Ramracheya et Jimmy Stevenson doivent comparaître demain, lundi, en cour de Mahébourg. Les procédures visant à rayer les charges pesant sur Sockalingum Sawmynaden et Sanjive Boolaki devraient également être enclenchées d'ici peu.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 27 janvier 2008