Faits et effets
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Indécences
Humeur
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Entre "fausses" pénuries et "vraies" révélations
Interrogations
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L'année décisive
Carnet
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Où est le plan maintenant ?
Faits et effets...
Indécences
Par où commencer, on ne sait pas. Par ce qui fait le plus
mal au porte-monnaie, les augmentations en cascade de janvier.
Après le diesel, le ciment et les matériaux de construction
qui en sont dérivés, la farine augmente de 30% comme
prévu par Week-End depuis quelques semaines déjà
et le pain par 23%. Certaines augmentations sont inévitables,
on l'a dit et répété ad nauseam avant juillet
2005, mais l'alliance sociale avait demandé à la
population de voter pour elle contre promesse de ne pas augmenter
les prix. Certains s'étaient même aventurés
à dire qu'avec eux les prix vont baisser. Comment voulez-vous
que la population accepte aujourd'hui ces coups de massue successifs
sans tenir des propos révoltés, convaincus d'avoir
été arnaqués, trompés sur toute la
ligne ?
S'il y a les promesses anciennes, qui ne peuvent être oubliées,
il y a aussi les engagements plus récents restés
tous frais dans la mémoire populaire. C'est le ministre
du Commerce, Rajesh Jeetah, lui-même qui est venu, il y
a à peine quelques semaines, sur un ton des plus solennels,
promettre à la population que le prix de la farine ne connaîtrait
aucune augmentation durant toute l'année 2008 du fait des
économies de Rs 500 millions réalisées sur
les 100 000 tonnes de farine achetée à prix cassé
auprès de la Chine. Le même propos avait été
repris, non pas sur une caisse de savon, mais à l'Assemblée
nationale le 14 décembre lors d'un échange sur la
Private Notice Question du leader de l'opposition, Paul Bérenger.
Or, ce ministre, sa STC et la folklorique jumelle de celle-ci,
la STCM du trésorier du PTr, ont été à
plusieurs reprises désavoués. Sur le dossier de
la farine, une première fois lorsque le Premier ministre
a tranché en faveur de l'allocation de la moitié
du contrat aux Moulins de la Concorde. Aucune réaction,
aucune conséquence tirée par le ministre bien calé
dans son maroquin. Une nouvelle fois désavoué par
le conseil des ministres sur le prix de la farine, on aurait pu
penser que Rajesh Jeetah aurait eu un sursaut d'orgueil et qu'il
aurait eu la décence de démissionner. Non, il vient
ravaler ses promesses et se perd en explications sur le prix de
la farine importée de Chine et qui ne serait plus aussi
compétitive après l'imposition d'une taxe à
l'exportation par les autorités chinoises. Qu'il reste
est une question de culture morale, qu'il soit autorisé
à continuer à promettre à la population tout
et son contraire rejaillit surtout sur celui qui décide
qu'il en soit ainsi. Même si ça fait rire les chancelleries
Les augmentations sont inévitables mais les salaires doivent
suivre. Et ce n'est pas avec les Rs 260 de compensation accordées
à ceux au bas de l'échelle et vite absorbées
l'année dernière par les nouvelles augmentations
de juillet 2007 qui vont permettre aux familles de survivre. Rien
que pour le budget du pain quotidien, ces Rs 260 ne vont pas suffire.
Il vaut mieux ne pas faire le compte pour les autres denrées
de base qui n'arrêtent pas de prendre l'ascenseur. C'est
à donner le vertige, même pour ceux qui sont de la
classe moyenne. Et on réactivera le comité d'agents
politiques du National Pay Council pour venir avec une pitance
inadéquate aux salariés et, partant, aux pensionnés
et autres bénéficiaires d'allocations sociales.
La Cour Suprême a, elle, désavoué, cette semaine,
la Public Service Commission et a annulé quatre des nominations
de recteurs adjoints auxquels elle avait procédé.
C'est une première qui rassure un peu en ces temps de soupçons
généralisés de passe-droits, de favoritisme
et de corruption. Avec cette conclusion, on se demande, par exemple,
s'il n'est pas encore temps pour les victimes lésées
des bourses médicales indiennes de saisir la justice et
s'il n'est pas utile d'attaquer la Beach Authority pour le recrutement
en masse de personnes habitant la circonscription du ministre
des Administrations régionales.
La PSC avait été en août 2005 l'objet d'un
litige entre le président de la République et le
Premier ministre à l'époque de leurs hostilités
affichées. Sir Anerood Jugnauth dont c'est la prérogative
de procéder à ses nominations avait renversé
certaines recommandations de Navin Ramgoolam. C'est au président
de réagir. Soit il annonce que la PSC conteste la décision
de la Cour Suprême en appel, soit il révoque ses
membres directement liés à cet exercice de sélection
débouté par la plus haute instance judiciaire du
pays. Voilà une institution tenue pour sacrée et
que même les parlementaires ne peuvent critiquer, si ce
n'est par le biais d'une motion formelle qui a été
désavouée depuis plus de 72 heures par la Cour Suprême
et qui n'a aucune réaction. Même pas le plus petit
communiqué d'explication et de suites à donner à
cette affaire. Un silence indécent.
C'est aussi à la limite de l'indécence les propos
tenus par Sylvio Michel, cette semaine, sur ceux qui peuvent et
doivent prétendre au poste de Premier ministre et ceux
qui ne le doivent pas. Avec des arguments sur la supériorité
numérique de tel groupe par rapport à tel autre,
d'une nation qui n'existe pas et sur les supposées tensions
qui auraient existé sous le mandat de Paul Bérenger.
Ministre du gouvernement dirigé par le leader du MMM jusqu'à
son départ pour rejoindre l'alliance sociale, il aurait
dû être bien placé pour savoir que tel n'a
jamais été le cas. Il n'y avait pas d'émeutes
comme en 1999, des Jeux des îles unitaires, un partielle
et des générales sans anicroche. Les tensions sont
bien plus présentes aujourd'hui avec ce qui se passe dans
tous les coins et recoins du pays et avec des milices organisées
dans chaque communauté.
Quant à la notion de majorité/minorité, pourquoi
ne pas étendre l'argumentaire et dire aussi que puisque
ce sont les femmes qui prédominent, ce sont elles qui doivent
être aux avant-postes partout ? À ce jeu indécent
et d'un autre temps de majorité/minorité, on risque
tous d'être perdants. Et le pays avec
Humeur
Entre "fausses" pénuries et "vraies"
révélations
C'est pour éviter une augmentation du prix de la farine,
provoquée par les exigences des Moulins de la Concorde,
que Rajesh Jeetah avait été contraint de faire appel
- comme d'habitude à travers la STC - à la Chine.
Comme tout bon pays-frère, Beijing avait favorablement
répondu à la demande et, bien qu'il ne produise
pas suffisamment pour ses propres besoins, avait accepté
de dépanner Maurice avec une cargaison de 100 000 tonnes
de farine à prix d'ami. C'est ce prix d'ami qui allait
permettre de ne pas augmenter le prix de nos pains maison, de
nos faratas chauds bouillants, ce qu'on aurait été
contraint de faire si le ministre n'avait pas dénoncé
les conditions des capitalistes, monopolistes des Moulins de la
Concorde. Quelques questions sur la qualité de la farine,
le prix d'ami auquel il allait être acheté et les
délais de livraison furent posées, mais le ministre
du Commerce les écarta d'un geste de la main. Tout comme
lors de sa conférence de presse bilan de décembre
au cours de laquelle il avait soutenu qu'il n'y avait pas eu de
pénurie de lait, de fer de construction et de ciment en
2007. La catastrophe de l'opération Amul, la fermeture
de Desbro et les livraisons de barres de fer au petit matin au
prix du marché noir et la rocambolesque aventure de la
STC et la longue escale de l'Ocean Queen en tête
de rade à Port-Louis étaient des complots montés
par ses ennemis et par des journalistes malveillants. Comme la
chasse aux bricks de laits dans les supermarchés et les
dépassements de budget de construction provoqués
par les pénuries de fers de construction et de ciment.
Il faudra qu'un jour le ministre Jeetah nous donne l'adresse de
l'oculiste - ou l'occultiste ? - qui lui fournit des lunettes
permettant de transformer le négatif en positif. Une fois
de plus, une déclaration du ministre du Commerce jouant
au briseur de monopoles a été démenti dans
les faits. La farine achetée en Chine et payée à
prix d'ami n'a pas empêché l'augmentation. En dépit
des assurances de M. Jeetah, en décembre dernier, la farine
est passée de Rs 5,30 à Rs 6,90 le demi-kilo (30%
d'augmentation) et le pain maison de Rs 2,15 à Rs 2,65
(23%). Il va sans dire que les prix des faratas, dhol puris, gâteaux
piments, samoussas, petits et gros bajas ainsi que les mines,
macaronis, pizza, pains fourrés et autres burgers prennent
également l'ascenseur. Question bête : est-ce pour
éviter une augmentation de prix que le ministre du Commerce
a rejeté le contrat des Moulins de la Concorde pour aller
s'approvisionner en Chine ? Si c'est le cas, les prix d'amis négociés
par le ministère coûte terriblement chers aux Mauriciens.
Après avoir sorti le dossier des billets d'avion payés
trop chers de l'ICAC, l'hebdomadaire Samedi Plus a fait
très fort dans son édition d'hier. Il consacre sa
une et deux de ses pages avec photos géantes à une
révélation : l'existence du fils caché de
Sir Seewoosagur Ramgoolam. Non, il ne s'agit pas d'une enquête
basée sur l'examen des poubelles de la famille Ramgoolam,
mais d'une confession en bonne et une due forme du fils caché
du premier Premier ministre de l'île Maurice qui est, par
conséquent, le demi-frère de l'actuel occupant du
poste. Ce fils et ce demi-frère caché qui se sent
le besoin de révéler le secret est âgé
de 56 ans est n'est pas un inconnu du grand public. Il s'agit
de Clovis Azie, qui se fait désormais appeler Little Kewal.
Il avait occupé la une de l'actualité nationale,
l'année dernière, en agressant le ministre Anil
Baichoo dans la salle à manger de l'Assemblée Législative
en présence du Speaker. Accompagné d'un ami, il
avait envoyé son téléphone portable sur le
ministre de l'Environnement en l'accusant de vouloir quitter l'Alliance
sociale pour l'opposition. En bref, Azie voulait empêcher
Baichoo d'abandonner Navin Ramgoolam. Avec la révélation
de Samedi Plus, on comprend aujourd'hui mieux la démarche
de Little Kewal : il voulait protéger son frère.
Mais est-ce que le fait d'être le demi-frère du Premier
autorise à envoyer un téléphone portable
sur un ministre ? Interrogé sur cet incident survenu au
Parlement, Navin Ramgoolam avait déclaré à
l'époque que Clovis Azie était "ene dimoune
PMSD sa". Est-ce qu'il changera d'attitude maintenant
qu'il sait que le "dimoune PMSD" est le fils
de son père ? Est-ce qu'il interviendra pour que son demi-frère,
sur qui pèse une objection to departure, puisse
se rendre en Grande-Bretagne qui lui a octroyé en 2001
un statut de réfugié politique ? Ce sont quelques-unes
des nombreuses questions que les observateurs politiques se posent
depuis hier.
Entre "fausses" pénuries et "vraies"
révélations, on peut dire que 2008 démarre
sur des chapeaux de roues.
Interrogations
L'année décisive
40 ans, dit-on, est l'âge de la maturité. Et il est
intéressant de voir que c'est à la veille de la
célébration du 40e anniversaire de notre Indépendance,
que le groupe Rezistans ek Alternativ (R&A) annonce l'intensification
de sa campagne contre toute forme de communalisme dans la Constitution
et le système politique, se manifestant à travers
le slogan "Kominalism dan Konstitisyon ek sistem politik
: 40-an asé !"
Cette démarche est directement liée au fait qu'en
décembre dernier, le Haut Commissariat des Nations unies
a informé R&A de l'enregistrement officiel de sa plainte
contre l'État mauricien déposée devant le
Human Rights Committee. Cette affaire, rappelons-le, prend
sa source dans la décision de R&A de contester, lors
du dépôt de candidatures pour les élections
législatives de 2005, l'obligation faite à tout
candidat de déclarer son appartenance "communale".
Ne voulant se dire ni "hindous", ni "musulmans",
ni "sino-mauriciens", ni de "population générale",
les candidats de ce parti avaient en conséquence vu rejeter
leurs bulletins de candidature. Un jugement favorable du juge
Balancy ayant finalement été renversé par
la Cour suprême, R&A annonça son intention de
porter la question devant les Nations unies. Instance qui vient
donc de leur signifier son acceptation de considérer leur
plainte.
Ce qui est intéressant dans cette affaire, c'est que l'État
mauricien sera, en conséquence, obligé d'affirmer
clairement sa position sur cette question, sachant qu'il a, à
compter de décembre 2007, six mois pour présenter
sa position aux Nations unies.
À ce chapitre, il n'est pas inopportun de noter que c'est
seulement dans le cadre des élections législatives
que la Constitution de Maurice fait obligation aux citoyens de
ce pays de se classifier en termes communaux. Ce pour pouvoir
appliquer le Best Loser System, soit la désignation, parmi
les non-élus ayant réalisé les meilleurs
scores, de députés dits correctifs en fonction de
leur appartenance communale et de la "balance" à
être rétablie entre les différentes communautés
au sein de l'Assemblée nationale. Cela en se basant sur
les chiffres du recensement de 1972, le dernier où il fut
permis de demander aux citoyens mauriciens de se classifier en
termes communaux.
Et l'on prend bien là toute la mesure du paradoxe qui nous
agite. D'une part, nous considérons qu'il convient, dans
le cadre des recensements de population, de ne plus demander aux
gens de se classifier en termes communaux. De l'autre, nous estimons
que cela est nécessaire pour notre représentation
politique. Comme si l'État ne pouvait être que la
somme des "tribus"
Rezistans ek Alternativ fait aussi judicieusement ressortir que
si le gouvernement accède à la demande du père
Jocelyn Grégoire et de sa Fédération Créole
de remplacer, dans la Constitution, la catégorie "Population
Générale" par "Créoles et autres
chrétiens", c'est encore un autre problème
qui va se poser. Car la question posée dans le cadre du
recensement de 1972 consistait à savoir si les interrogés
choisissaient de se classer comme hindous, musulmans, sino-mauriciens
ou population générale. Prendre les chiffres de
cette dernière catégorie pour les transposer sous
une autre appellation qui n'avait pas été soumise
aux interrogés serait-il légal ? Rien n'est moins
sûr. Est-ce à dire que nous devrions procéder
à un nouveau recensement, en réintroduisant la question
communale bannie depuis 25 ans ?
C'est dire si l'action initiée par Rezistans ek Alternativ
est capitale. Et salutaire. Car elle va nous obliger, cette année,
à cesser d'éluder cette question centrale de notre
vivre-ensemble et de notre construction identitaire. Il n'est
pas question ici, contrairement à ce que tentent de faire
croire certains, d'une volonté de fondre tout le monde
dans le même moule, de gommer les différences et
les spécificités pour faire une variété
uniforme de "Mauriciens". Chacun a le droit, s'il le
désire, de se considérer comme hindou, musulman,
sino-mauricien, créole ou de population générale,
et de vivre sa vie quotidienne en fonction de ce que cette appellation,
pour lui, recouvre et recoupe. Mais il s'agit de dire si nous
trouvons juste, normal et souhaitable de continuer à perpétuer
un système électoral qui oblige à se définir
selon l'une de ces quatre catégories, et qui considère
en clair qu'un hindou ne peut, à l'Assemblée nationale,
être représenté que par un hindou, un musulman
par un musulman, etc. Il s'agit de dire si nous avons le droit,
oui ou non, d'être simplement des Mauriciens, et d'estimer
que ce sont les qualités et les compétences propres
à une personne qui lui donnent la faculté et le
privilège de nous représenter à l'Assemblée
nationale et de défendre nos intérêts communs.
Commun étant le maître mot, celui qu'il reste à
approfondir et faire grandir. À défaut de voir se
répandre et se généraliser des conflits qui
menacent de transformer certains de nos quartiers en Far West
et notre pays en poudrière.
Nous sommes tous concernés par l'accroissement du problème
de la toxicomanie, par la montée de la criminalité,
par la hausse du prix des carburants et des denrées alimentaires,
par la dégradation de notre environnement. Il n'y a pas,
à cela, de solution pour un groupe communal ou un autre.
Il y a un travail à être fait avec l'apport de tous
et pour tous. À nous de dire si, quarante ans plus tard,
nous aurons la maturité nécessaire pour en prendre
conscience et l'affirmer
Carnet
Où est le plan maintenant ?
Le principe de musical chair, jeu légendaire et
que pratiquent encore les familles mauriciennes pour agrémenter
les fêtes dominicales veut qu'il y ait la fin un gagnant.
Plus de 72 heures après, on se pose encore la question
de savoir qui est le grand gagnant du musical chair effectué
mercredi dernier par le ministre de la Jeunesse et des Sports,
Sylvio Tang au sein de son équipe composée de Senior
Sports Officers et Sports Officers. Ceux qui dans le
langage courant des fonctionnaires, l'on appelle des SSO et des
SO.
La logique veut qu'à la fin de ce type d'exercice, c'est
le sport qui sorte gagnant. La logique veut aussi qu'à
la fin de l'exercice de reshufflement parmi les SSO et
les SO, l'on note un nouveau dynamisme qui s'installe presque
immédiatement, car les changements de responsabilités
au sein d'un ministère sont toujours accompagnés
d'un plan qui se veut être le chapelet de bonnes intentions.
D'autant que le ministre est à mi-mandat.
Un plan dont les intentions premières devraient être
la relance des différents secteurs desquels le ministre
en question a la responsabilité depuis le 10 juillet 2005.
Dans le cas qui nous concerne, il s'agit d'un secteur doublement
important pour ne pas dire doublement déterminant. Puisque
nous parlons bien évidemment de cette jeunesse mauricienne
qui pratique un sport avec pour objectif de défendre, au
plus haut niveau, les couleurs de Maurice.
Depuis la fin des Jeux des îles et la claque ramenée
d'Antananarivo, Sylvio Tang n'a cessé de parler de son
désir de changer les choses au 3e étage de l'Emmanuel
Anquetil Building. Ce désir, est même apparu bien
avant le départ pour la Grande île. À l'époque,
la rumeur laissait croire que le dossier avait même été
confié à un de ses bras droits. On ne peut affirmer
avec certitude si le reshufflement communiqué à
toutes les rédactions sportives dans l'après-midi
de mercredi, - après une réunion entre le ministre
et ses SSO - est une idée de ce fonctionnaire. Mais nous
revenons à notre question de départ : où
est le plan maintenant ?
Car il faut être d'une naïveté, voire d'une
ignorance extraordinaire pour croire que le Front Line
constitué par le ministre avec les SSO Ram Lollchand, Samoo
Pillay et Dev Auchaybur avec en milieu de terrain les 10 Sports
Officers, le sport à Maurice va être redynamisé.
Nul besoin d'être un grand savant pour comprendre que ni
l'arrivée de Dev Putty comme Managing Secretary
du Mauritius Sports Council (MSC) ni la mise à l'écart
confirmée du Directeur des Sports, Novin Gaya, ne vont
permettre au sport mauricien de retrouver ses lettres de noblesses.
Les compétences n'étaient pas appropriées
pour les JIOI de Madagascar l'année dernière. Comment
se fait-il qu'elles le sont aptes pour les Jeux de la CJSOI (Commission
Jeunesse et Sports de l'océan Indien) ? Il y a une logique
que l'on ne suit pas dans ce musical chair opéré
au MJS et nous persistons à croire que ce n'est pas en
procédant à des changements de responsabilité
que le sport mauricien se portera mieux. Car le point primordial
à retenir c'est que Sylvio Tang a redistribué les
mêmes cartes, parfois usées, qu'il avait en sa possession.
À bien des égards, la semaine écoulée
qualifiée de déterminante pour le sport mauricien,
a été malheureusement une nouvelle occasion ratée
pour Sylvio Tang de passer de la parole aux actes. Ce n'est certainement
pas en citant les grands rendez-vous sportifs de 2008 comme un
leitmotiv que cela veut dire automatiquement que l'on a un plan
et que les objectifs ont été établis.
Oh que non monsieur le ministre ! Nous l'avons dit dans notre
dernière édition de 2007 : " La relance
exige, à n'en point douter, une politique harmonieuse accompagnée
d'une modernisation de l'administration du sport, y compris la
capacité et la connaissance de ceux qui sont chargés
de la conduite de cette administration. " Un plan c'est
venir dire au mouvement sportif, voire à la population
en général, où est-ce que vous voulez que
le sport à Maurice soit lorsque sonnera l'heure du bilan
final en 2010. Pourquoi pas au-delà, puisque les fruits
de toute action dans la bonne direction qui sera prise aujourd'hui
ne seront cueillis qu'en 2011 et 2012 aux Seychelles et à
Londres respectivement. Quand les objectifs sont établis
c'est venir dire la place que vous voulez que les sportifs mauriciens
occupent lors des Championnats d'Afrique d'Athlétisme en
Éthiopie, des Jeux de la CJSOI aux Seychelles et les JO
de Beijing et les moyens qui sont mis à leurs dispositions
pour atteindre ce but.
Dans le cas contraire, on ne peut en au cas parler de relance,
car même une petite case en tôle ne se construit pas
sans qu'un croquis ne soit couché sur papier.
Voyez-vous monsieur le ministre, et ce n'est qu'un déni
de justice, en dépit de ses faiblesses et de ses incohérences,
même feu Navin Soonarane avait un plan d'action
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o p i n i o n
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WEEK-END --- dimanche 20 janvier 2008
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