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Centenaire Simone de Beauvoir
"Etre une femme indépendante"
Le centenaire de la naissance de Simone de Beauvoir (1908-1986)
marque un nombre d'événements - publications, colloques,
documents filmés et le Prix "Simone de Beauvoir pour
la liberté des femmes." Il a été décerné
à deux femmes : Ayaan Hirsi Ali, femme politique néerlandaise
et Taslima Nasreen, auteur de La Honte. La pensée
beauvoirienne est toujours prégnante. Femme libre et indépendante,
Simone de Beauvoir est reconnue pour son livre à succès
Le Deuxième sexe, et Les Mandarins, Prix
Goncourt en 1954 et est connue pour sa relation avec Jean-Paul
Sartre. Dans le cadre des manifestations autour de Simone de Beauvoir,
nous publions ici des extraits de la lecture du livre de Michel
Kail, Simone de Beauvoir philosophe (PUF 2004), par Deise
Quintiliano. Cet article a paru dans la Revue électronique
internationale Sens public.
S'appuyant notamment sur des arguments développés
dans Le Deuxième Sexe, l'auteur renvoie à
la question de fond : " Qu'est-ce qu'une femme ? ",
qui structure l'interrogation de Simone de Beauvoir. Michel Kail
entreprend une étude approfondie de sa philosophie à
partir de la thèse beauvoirienne selon laquelle "
la dépendance des femmes n'est pas la conséquence
d'un événement ou d'un devenir, elle n'est pas arrivée
". Elle serait donc un fait " de nature ".
Cependant, constater ainsi cette dépendance renvoie plutôt
à un manque de réponses que les savoirs constitués
s'avèrent inopérants à expliquer et à
approfondir. En effet, ces derniers refusent l'angoisse de la
tension d'une existence authentiquement assumée. C'est
la surface plate de ce lac sans profondeur que l'auteur s'efforce
de faire miroiter à l'aide des remises en question incessantes
de Simone de Beauvoir. Dans cette voie, Michel Kail fait l'inventaire
des éléments qui composent et définissent
cette " domination " : la constitution du vaincu comme
Autre, la complaisance des femmes dans le rôle qui leur
est attribué de l'Autre, les complicités profondes
qui s'opposent à la prise en charge de leur propre responsabilité
face à leur inexorable liberté... Simone de Beauvoir
met définitivement à nu les intérêts
masqués qui contribuent à confiner les femmes dans
la figure de cet Autre absolu, garant de la domination masculine,
que ne justifiera nulle analyse biologique, psychanalytique ou
provenant du matérialisme. Aussi, la conception d'un matérialisme
renouvelé constitue-t-elle la vraie pierre de touche de
la cohérence beauvoirienne. Redéfinissant le terme
de monde, envisagé par elle comme langage car " les
choses nous parlent ", l'écrivain-philosophe nous
aide à comprendre la question de l'intersubjectivité
qui transite incessamment du sujet à l'objet, réévaluant
et modifiant l'interprétation du statut assigné
au " corps ". Démontrant que pour Beauvoir le
corps est histoire, Michel Kail décortique la façon
par laquelle la philosophe relit cet ancrage réel qui se
pénètre d'existence, rendant possible une communication
vitale avec le monde...
Le pouvoir de l'oppresseur provient de son impossibilité
à reconnaître chez les opprimé (e) s leur
capacité d'existence ou d'anticipation d'une situation
à venir, voire d'un avenir ouvert. Cet enfermement de l'avenir
est réifiant : il réduit ce genre d'anticipations
à un caractère imaginaire ou à un statut
de rêverie pour ancrer la liberté dans les limites
de la condition humaine. Mais ces frontières ne constituent
pas, à proprement parler, des limites à la liberté
puisque celle-ci ne peut jamais exister en dehors d'une situation
donnée. L'importance attribuée au corps lui permet
de débarrasser son analyse du physiologisme ou du biologisme
dès lors que les relations humaines révèlent
leurs faces intra-mondaines et que la notion de corps ne se démarque
pas de la conscience. Ceci étant, le pour-soi qu'est le
sujet ne s'abrite pas dans une pureté cristalline, il est
plutôt une liberté située et socialement conditionnée,
d'où l'interdépendance des subjectivités
qui ouvre un espace pour la mise à découvert du
sujet dans toute sa fragilité. Le débat sur l'acceptation
de la domination par le sujet dominé permet à Kail
de faire écho à la voix de Sonia Kruks lorsqu'elle
passe en revue l'aspect fondamentalement innovateur de la critique
de Beauvoir à l'égard des détracteurs du
Deuxième Sexe, parce que la philosophe, différemment
de Sartre et de Hegel, revendique une conception des degrés
de liberté qui estompe la limite précise de l'action
libre et de l'action contrainte, toutes les deux se trouvant soumises
aux situations sociales susceptibles de transformer la liberté
elle-même. Le problème central n'est donc pas celui
de l'altérité féminine comme telle, mais
bien celui de l'altérité non réciproque de
la femme pour l'homme. C'est la constitution de la femme comme
un Autre inégal et soumis qui requiert une réflexion
approfondie. Kail renchérit sur l'aspect original de la
pensée beauvoirienne pour thématiser le besoin de
légitimation de la domination de la part du dominé,
où s'inscrit d'ailleurs également la marge de manuvre
de l'opprimé. En d'autres termes, nulle domination ne saurait
échapper à un questionnement par l'Autre ni à
la possibilité de l'erreur. Ceci constitue un risque pour
l'oppresseur qui le sait, renforçant la perspective d'une
universalité humaine de liberté. L'originalité
de Simone de Beauvoir se marque au fait qu'elle propose autant
de solutions inédites qu'il y a de cas singuliers : toute
liberté est en jeu devant toute autre, pour le meilleur
ou pour le pire, le meilleur étant la reconnaissance par
ma liberté de celle de l'autre. Ce raisonnement
aboutit aux remarques intéressantes de l'auteur sur le
" paradoxe et la liberté ". Tout en nous attirant
l'attention sur le fait que pour Beauvoir nos rapports avec les
autres ne sont jamais figés, mais construits à chaque
instant, il indique comment Beauvoir introduit le concept d'imprécision
dans la précision qui représente la loi de la condition
humaine : " Dans ce cadre précis, l'imprécision
est la règle, chaque acte d'un sujet isolé par sa
subjectivité devenant le donné de l'acte d'un sujet
isolé par sa subjectivité. Il n'y a pas de totalisation
possible car qui prétendrait opérer une telle totalisation
renforcerait, a contrario de son intention, l'imprécision
". L'humanité est une suite discontinue car les actes
ne sont jamais transmis par un quelconque atavisme, ils se construisent
de per si ; toute thèse qui tente de combler cette discontinuité
renvoie au concept de nature humaine. Tout en se débarrassant
de la dialectique dans le traitement du paradoxe, Beauvoir montre
qu'il est la vérité même de la condition humaine.
Différemment de Hegel pour qui le paradoxe est reconnu
pour être aussitôt jugé intolérable
et confondu avec une contradiction, Beauvoir dévalorise
les stratégies discursives qui s'efforcent de le surmonter
en les qualifiant d'inauthentiques...
Kail ne cache rien des difficultés que trouve Beauvoir
lorsqu'elle recourt à l'ontologie, au détriment
de la sociologie, par exemple, pour expliquer le " ce n'est
pas arrivé " qui constitue le fil conducteur de sa
lecture. En effet, c'est l'ambiguïté ontologique qui
exprime les conditions sociales de l'existence. En nous avertissant
qu'il n'y a que des relations, l'ontologie disqualifie la nature,
la biologie et le sujet substantiel. Les nouvelles routes ouvertes
par la réflexion de Beauvoir, prêchant l'éternelle
surveillance, nous permettent d'élaborer un exposé
systématique que la philosophie n'avait effectivement pas
échafaudé sur cette problématique. L'analyse
de Michel Kail ne dénoue jamais les points de tension,
d'ambiguïté, de paradoxe, voire de contradiction que
recèle la pensée beauvoirienne. Elle les prend plutôt
en considération, en exploitant la richesse et l'originalité
où repose les soubassements de cette articulation très
oeuvrée. C'est ce qui constitue assurément le plus
grand mérite qu'on peut assigner à ce petit grand
livre.
Prix Simone de Beauvoir
Il a été créé pour marquer le centenaire
de la naissance de celle qui fut le symbole de l'émancipation
féminine au XXème siècle. Le Prix "Simone
de Beauvoir pour la liberté de femmes "a été
attribué à deux personnalités de courage
: Ayaan Hirsi Ali, femme politique néerlandaise et Taslima
Nasreen, poursuivie par les fondamentalistes depuis son premier
roman, La Honte qui traite de l'oppression de la communauté
hindoue au Bangladesh.
Nallah Attan - collectionneur
Son amour pour les pièces exceptionnelles
En chinant, en voyageant ou en parcourant les côtes de Maurice,
Nallah Attan, collectionneur passionné, ramène à
chaque fois des pièces exceptionnelles et des collections
d'objets rares. Son salon à Vacoas ressemble à un
mini musée où on y retrouve, entre autres, une collection
de porte-clés, pièces de monnaie, cornes de cerfs,
boîtes d'allumettes, roches sédimentaires ou éruptives,
armes blanches, une plume d'astronaute, une tasse appartenant
à la dynastie Ming, des fers à repasser datant de
la vieille époque.
À l'âge de 15 ans, Nallah Attan se découvre
une passion pour les coquillages. Son terrain de prédilection,
les côtes rocailleuses et les lendemains des cyclones. Petit
à petit, en se passionnant de la merveilleuse diversité
de la nature et en nourrissant sa curiosité naturaliste,
il commence à enrichir sa collection de cactus, puis d'autres
objets comme des morceaux de bois aux formes diverses et insolites,
des roches sédimentaires (qu'il trouve lors de la destruction
de la montagne Auvillards pour la construction du Midlands Dam)
ou volcaniques qu'il ramasse au pied de La Fournaise. Certaines
ont la figuration géographique des pays tels que Madagascar,
l'île de la Réunion, entre autres. Mais d'où
lui vient cette passion? "C'est dans ma nature. J'aime
tout ce que Dieu a créé", explique Nallah
Attan, aujourd'hui âgé de 66 ans. Rien n'échappe
à cet homme dont la collection vient de diverses parties
du monde, car, pour lui, " il faut juste avoir l'il".
Lors de ses voyages en Inde, l'ancien inspecteur à la Municipalité
de Vacoas/Phoenix ramène des pièces d'antiquités
comme le samawaat, récipient en cuivre autrefois
utilisé pour le bain, des objets de culte comme le "badna",
des décorations portant des caractéristiques de
la culture hindoue ou des influences de l'art hindouiste comme
des bougeoirs antiques, des lunettes datant de l'époque
du nationaliste indien Mahatma Gandhi, des trompettes servant
à faire danser le cobra. Des services à repas venant
du Maroc, une mini bible lue à la loupe, un dictionnaire
de Larousse en miniature datant de 1961, une shisha utilisée
pour fumer de l'herbe. Des horloges accrochées dans sa
pièce font partie des souvenirs laissés par son
père alors que les autres lui ont été offerts
en cadeau comme l'horloge en or qui date d'un siècle. Sur
un mobilier, autour des tissus osseux d'un requin marteau monté
sur un abat jour, qui, allumé, fait paraître les
veines de l'animal marin, sont étalés des pierres,
dont un moonstone de Madagascar, "roche argent"
provenant de L'Afrique du Sud, des roches volcaniques, des roches
khôl, une grosse roche à la forme d'un uf
d'autruche qu'il a ramassé à l'embouchure de la
rivière des Anguilles, une autre à la forme d'un
cur. En communiquant son amour pour cet art, le Vacoassien
a trouvé diverses pièces d'antan et objets rares
comme cette Space pen, plume utilisée par les astronautes
dans l'espace et qui pète lorsqu'elle est utilisée
sur Terre et des appareils de photo polaroid. Dans son téléviseur
du salon transformé en home bar sont rangés des
chopines de boissons gazeuses achetées en Arabie, Italie
et de Chine. Derrière un rideau qui sépare son salon
d'un couloir sont accrochées des armes blanches, dont des
sabres, des épées, des coupes papiers ressemblant
à de petits poignards, canif, cravache qui dissimule une
arme tranchante et des cannes destinées à la marche,
dont certaines munies d'une poignée pour la main. S'il
existe des collectionneurs qui, au bout d'un certain temps, vendent
leurs objets de collection, ce n'est pas du tout le cas pour cet
homme qui a déjà transmis sa passion à son
fils. "Je n'ai aucune intention de vendre mes objets.
Au contraire, si vous en avez, offrez-moi", dit-il.
Au St Géran cette semaine
Belle affiche pour le Festival de Musique Classique
C'est ce mardi, 22 janvier, que démarre l'édition
2008 du Festival de Musique Classique "Sous les Tropiques"
de l'hôtel St Géran. Jusqu'au 27 janvier, une pléïade
d'artistes de renommée internationale proposera chaque
soir aux mélomanes six rendez-vous de qualité.
A l'affiche de ce festival, on trouve cette année le violoniste
Laurent Korcia, considéré comme l'un des plus grands
violonistes français de sa génération; le
guitariste Emmanuel Rossfelder, véritable "star"
de la guitare classique depuis sa "Victoire de la musique
classique" obtenue en 2004, digne héritier du grand
Alexandre Lagoya; le pianiste libanais Abdel Rahman El Bacha,
reconnu comme un artiste magistral, au fascinant pouvoir d'émotion
et auteur de grands succès discographiques, notamment l'intégrale
des 32 sonates de Beethoven, et l'intégrale des oeuvres
de Chopin. Egalement présents le pianiste Marc Laforêt,
disciple d'Arthur Rubinstein et directeur artistique du Festival
" Sous les Tropiques " depuis deux ans; le pianiste
Bertrand Chamayou, "Victoire de la musique classique"
2006 dans la catégorie révélation soliste
instrumental de l'année; le jeune clarinettiste Nicolas
Baldeyrou qui occupe un poste prestigieux de clarinette solo à
l'orchestre national de France; le violoncelliste Marc Coppey,
qui a fait ses premiers pas avec Yehudi Menuhin à Moscou
puis à Paris dans le trio de Tchaîkovski et joue
sur un violoncelle Matteo Goffriller (Venise 1711). Enfin, le
pianiste Pascal Amoyel, révélation soliste instrumental
en 2005 aux "Victoires de la musique classique", considéré
comme l'un des héritiers spirituels de Gyôrgy Cziffra.
Les billets sont fixés à Rs 650 par soirée,
avec un tarif forfaitaire de Rs 3 500 pour les six concerts. Ils
sont en vente dans le Rézo Otayo (tel:466-9999)
Le programme
- Mardi 22 janvier à 19h : Récital de Piano -
Abdel Rahman El Bacha
(Oeuvres de Beethoven, Albeniz et Stravinsky)
- Mercredi 23 janvier à 19h: Récital de Piano
- Pascal Amoyel
(Oeuvres de Debusy, Liszt et Chopin)
- Jeudi 24 janvier à 19h: Concert en trio - Bertrand
Chamayou (piano), Marc Coppey (violoncelle), Nicolas Baldeyrou
(clarinette).
(Oeuvres de Weber, Fauré, Debussy et Beethoven)
- Vendredi 25 janvier à 19: Concert en duo : Laurent
Korcia (violon) et Marc Laforet (piano).
(Oeuvres de Franck, Janacek, Ravel et Bartok)
- Samedi 26 janvier à 19h: Récital de Guitare
- Emmanuel Rossfelder
(Oeuvres de Francisco Tárrega, Enrique Granados, Augustin
Barrios, Isaac Albéniz)
- Dimanche 27 janvier à14h00: Concert final avec les
artistes du Festival
(Programme surprise)
Achetez la "main" d'un artiste!
Une innovation cette année: les musiciens participant au
Festival du St Géran ont accepté que la Mauritius
Glass Gallery effectue un moulage sur verre de leur main. Le public
sera en conséquence invité à acheter ces
moulages, les recettes allant à The 'Helping Hands' Charitable
Foundation. Rappelons que la collection Hands of Fame de la MGG,
que l'on peut voir dans ses locaux à Phoenix, est déjà
riche des "mains" de nombreuses célébrités,
dont Jagjit Singh, Yannick Noah, Francis Cabrel, Bjorn Borg, Maurane,
Johan Cruyf, Didier Lockwood, Robbie Keane, Lester Piggott, Saif
Ali Khan ou Liam Gallagher pour n'en citer que quelques uns.
Rénovation de la Batterie de l'Harmonie
Résidence d'artistes en novembre 2008
Après l'ancienne prison, l'équipe autour du concept
Escale pousse plus loin ses interrogations et prépare
un projet de résidence d'artistes à la Batterie
de l'Harmonie à Rivière Noire d'ici la fin de l'année.
Le ministre de Arts et de la Culture, Mahen Gowressoo a confirmé
cette nouvelle. Après diverses initiatives de rénovation,
les artistes du réseau Escale misent sur la volonté
politique pour sauver cette ancienne demeure coloniale et en faire
un vecteur d'échanges culturels.
"Rénové ou pas, peu importe les conditions,
on vient faire une résidence d'artistes en novembre",
déclare Manou Soobhany, responsable du réseau Escale.
Des projets ont été préparés et soumis
au Ministère des Arts et de la Culture pour faire revivre
le lieu. Le ministre de tutelle a confirmé la tenue de
cette résidence d'artistes. Manou Soobhany explique qu'il
a fait des propositions au Ministre Mahen Gowressoo pour organiser
des exposition d'artistes locaux à la Batterie de l'Harmonie
parallèlement aux travaux de restauration. L'artiste va
plus loin en soulignant l'existence d'un véritable potentiel
artistique dans le pays parfois entravé par des problèmes
de gestion.
Manou Soobhany met l'accent sur ce vecteur d'échanges entre
les cultures auquel peut prétendre Maurice. Il faut organiser
des résidences d'artistes locaux et internationaux pour
que le pays devienne une sorte de capitale de l'art dans la région.
L'artiste lithuanien Saulius Valius rejoint Soobhany sur ce point
en soulignant que Maurice est un "leading country" dans
divers domaines au niveau régional et peut jouer le rôle
de "initiative maker" sur le plan culturel. Maurice
serait alors une plateforme pour les artistes professionnels dans
les domaines des arts plastiques, danse, théâtre,
musique mais pourrait aussi être un lieu où l'on
ressentirerait que la culture appartient aussi au grand public.
Saulius Valius déclare qu'il est important de développer
une culture d'événements culturels et d'avoir d'importantes
manifestations telles le Printemps des poètes ou la Foire
internationale d'art contemporain. Maurice sera alors pris dans
le réseau des festivals internationaux. Saulius Valius
nous dit qu'il est prêt à apporter son expérience
en la matière. Depuis 1991, il a organisé dans son
pays six grands symposiums internationaux réunissant musiciens,
poètes, vidéastes et autres artistes. En tout cas,
la volonté de créer est là. En témoigne
l'exposition à l'ancienne prison de Port-Louis sur les
thématiques de l'émotion, la souffrance et la tristesse.
Le lieu a généré une passionnante expo qui
se prolonge jusqu'au 25 janvier.
Parmi les artistes qui ont présenté leurs travaux,
loin de la contestation, nous vous proposons quelques installations
autour de cette idée émise par un des participants:
"Sorry for the people who suffered there.
Exposition jusqu'au vendredi 25 janvier
A partir du lundi 21 janvier, diverses initiatives permettront
la visite de l'ancienne prison de Port Louis, à l'arrière
du NPF building, et l'exposition Times : visite guidée
pour étudiants et grand public, performance d'artistes.
Lundi 21: Gavin et Fred (poésie et musique)
Mardi 22: Menwar
Mercredi 23 : Nicolas Larché (musique et chant)
Vendredi 25: Mordikiss et Kenji (rappeurs)
Les prestations se dérouleront entre midi et 13H.
Expo photos de Jerusalem
La mémoire des lieux
Garo Nalbandian est un Palestinien d'origine arménienne.
Photographe depuis une trentaine d'années, il vit à
Jerusalem où il a posé ses bagages alors qu'il voyageait
en Terre Sainte, Jordanie, Egypte, Turquie et Chypre. Ses photographies
sur Jerusalem ont fait l'objet d'une exposition mercredi à
la Municipalité de Port Louis. Les clichés ont été
prêtés par le Comité Solidarité Maurice-Palestine
dont l'ancien Président Cassam Uteem est membre. L'exposition,
le temps d'un jour, a été organisée par Lalit
et Muvman Liberasyon Fam. L'événement visait à
donner une idée globale de la richesse de la vie au quotidien
même sous l'occupation. 18 photographies au total de Garo
Nalbandian qui décrivent des tranches de vie dans Jerusalem.
Scènes de marché, vente de thé et de pains,
monuments - une réalité qui n'est pas connue de
tous à cause de l'occupation militaire en Palestine. Une
initiative louable pour expliquer la lutte au quotidien d'une
population. Un livre, Dayri Palestine de Rajini Kistnasamy
lancé le même jour, prolonge cette vision du quotidien
sous l'occupation.
Nitelife, samedi dernier à Trianon
Liesse populaire à la Guetta et Starr vibe
Il nous avait conquis l'année dernière en
mettant le feu à la Citadelle avec ses tubes The World
is Mine et Love is Gone! Et samedi dernier encore,
le concert exclusif de David Guetta, n'a pas déçu.
Bien au contraire, au cours de cette soirée éclectique
- le premier rendez-vous nitelife de l'année - l'electro
vibe était à son comble. La grosse foule qui s'était
donnée rendez-vous sur la pelouse de la Mauritius Football
Association (MFA) était en liesse devant les mix énergiques
du DJ français. Mixant sur son dernier album Poplife
(mélange d'electro et de pop music) avec lequel il cartonne
actuellement - surtout avec le single Baby When the Light,
mais aussi sur les tubes de son ancien album, Love is gone,
David Guetta a fait durer l'ambiance au-delà des deux
heures prévues pour sa prestation. Présentant
les plus grands tubes du moment et ceux à venir, David
Guetta a également mixé les plus grands DJs internationaux
du moment, dont Tiesto et Yves Larock. La première soirée
2006 de Guetta, élu meilleur DJ House 2007, était
"meilleure", pour de nombreux fans. Mais le public
s'est délecté lors de ce deuxième rendez-vous.
Un concert digne des soirées d'Ibiza avec la grosse surprise
de la soirée, en la personne de la star française
du rap, Joey Starr. Les "faites du bruit", "êtes-vous
là?"
de la star du groupe NTM, a
singulièrement fait déjanté le public, chauffé
à bloc depuis le début de la soirée par nos
DJs locaux - Patrice d'Avrincourt, DJ Prakash, Rouben, Atomic
et surtout David Jay. Outre les autres, la prestation des danseurs
de tecktonik du groupe Luxytech DJ étrangers, la performance
plus qu'énergique des DJs étrangers, Jean-Paul et
Bert, a également impressionné et contribué
à mettre une ambiance de tonnerre lors de cette soirée.
Événement réussi certes pour les organisateurs,
Hippies, au plus grand plaisir des adeptes de House et Electro
music. Mais soirée moins captivante pour les photographes
de presse. Ces derniers, bien qu'ayant en leur possession leurs
accès presse pour la soirée ont été
malmenés par les agents de sécurité et refoulés
devant la scène
Rodrigues
Production musicale: en sourdine et sans échos!
Contrairement à Maurice, où 2007 a été
une année riche en production d'uvre musicale, Rodrigues
n'a connu que 7 nouveautés. Pas la peine de les chercher
dans les bacs des disquaires mauriciens. Car, ils sont peu nombreux
les chanteurs et autres musiciens à bénéficier
d'un appui considérable en matière de promotion
à Maurice. Les autres évoluent dans un contexte
musical relativement hermétique en l'absence de structures
et d'encadrement professionnel. Résultat: les échos
de leurs albums ne parviennent pas jusqu'à nous.
Lorsqu'on évoque la musique rodriguaise, les notes d'accordéon
et le timbre aigu de femmes chantant des histoires d'autrefois,
viennent d'emblée à l'esprit. C'est comme si la
culture musicale de l'île se résumait à une
image d'Épinal, à un cliché qui ne peut évoluer.
Certes, Rodrigues a su conserver sa musique traditionnelle, riche
patrimoine transmis à une génération qui
la perpétue
essentiellement dans des cadres touristiques.
Aussi, c'est cette musique, rehaussée de danseurs virevoltant
dans leurs costumes colorés qui figure, le plus souvent,
à l'agenda des activités culturelles d'envergure
à Maurice. Tout cela donne l'impression que Rodrigues est
restée hermétique aux autres styles qui enrichissent
le secteur musical. "Il y a des choses qui se font là-bas!",
affirment Bruno Raya, des OSB et Gérard Louis, de Geda
Music. Mais, contrairement à Maurice, les "choses"
composent avec le contexte local et ses manquements. Quoi qu'il
en soit, les amateurs de musique - voire le public - à
Maurice n'ont pas toujours écho du séga populaire,
ragga ou reggae made in Rodrigues. "Il y a un problème
de communication à ce niveau. Qui plus est : la distance
entre Maurice et Rodrigues n'aide pas non plus dans ce sens",
constate de son côté, Richard Hein du studio
Kapricorn. Les maisons de disques et autres distributeurs
ne se ruent pas non plus vers les productions rodriguaises. Quant
aux radios, leur contribution quasi inexistante dans la promotion
des artistes rodriguais, est vivement critiquée par des
professionnels de la musique locale. "Déjà
que nous ne sommes pas assez sur les ondes locales, il est encore
plus difficile pour des Rodriguais d'être diffusés
à Maurice", confie un chanteur.
Rico Clair, Mr Snyp, Jean-Luc Clair
Talents bruts, ils
se sont forgés à Maurice
Rodrigues est un réservoir de talents artistiques. Ben
Gontran, Marlin Augustin, Nathalie Couty, Doyal Edouard, Tino
Samoisy
en sont les références chez eux, comme
ici. Installés à Maurice, Rico Clair, Jean-Luc Clair,
Mr Snyp, Hardy Meunier, Dalon
tous d'origine rodriguaise
ont, eux, fait leur preuve dans leur registre respectif et ont
acquis une solide réputation. Aussi, un des défenseurs
du seggae, aux côtés de Kaya, n'était autre
qu'un fils du sol rodriguais, en l'occurrence Berger Agathe. Talents
bruts, ils se sont forgés à Maurice où ils
ont bénéficié des moyens techniques disponibles
pour mettre en pratique leur passion, devenue leur gagne-pain.
"Ce sont, justement les structures, à l'exemple
de studio d'enregistrement, qui font défaut à Rodrigues",
explique Gérard Louis. Actuellement, il n'existe qu'un
studio professionnel à Rodrigues. Et, selon nos interlocuteurs,
tous ceux qui voudraient se lancer dans un projet musical, ne
franchissent pas toujours le seuil de ce studio, préférant
se rabattre sur des moyens amateurs. Au final, les résultats
en sont autant! C'est ainsi que des oeuvres de niveau nettement
inférieur à celui des albums d'auteurs et d'interprètes
mauriciens, atterrissent parfois entre les mains de certains producteurs
locaux. Ces derniers refusent d'associer leur label à ces
CD. "Les CD présentent trop de défauts:
son, texte
Même les pochettes sont mal faites!"
observe Gérard Louis.
"Les artistes rodriguais sont en général
assez timides!"
Ce sont des artistes les plus audacieux qui essayent de tenter
leur chance auprès des boîtes de productions mauriciennes.
Car, selon Gérard Louis et Bruno Raya, "les artistes
rodriguais sont en général assez timides!"
En clair, précisent-ils, conscients de la compétition
dans le circuit musical et du niveau des pointures et des autres
artistes de la chanson mauricienne-toutes catégories- les
Rodriguais n'oseraient pas proposer leurs maquettes aux professionnels
d'ici. "C'est dommage", insiste Bruno Raya. Ce
dernier, explique que lors d'un déplacement dans l'île,
il y a deux ans, il était "agréablement
surpris de voir les nombreux talents du ragga qui ont émergé."
Et d'ajouter après réflexion, "si j'avais
des moyens financiers j'aurais investi, sans hésiter une
seconde dans un studio, parce que Rodrigues offre des perspectives
intéressantes dans le domaine musical."
Un marché des arts pour promouvoir les talents du terroir
Pour sortir les talents rodriguais de leur tanière et les
"exporter" sur Maurice, Gérard Louis est d'avis
qu'il faudrait d'une part, encourager des compétitions
de chants dans l'île et d'autre part, assurer une participation
plus active de ceux-ci dans des concours organisés à
Maurice. "C'est ainsi que nous avons découvert
Doyal Edouard", rappelle ce dernier. En effet, Doyal
Edouard, un des premiers artistes produits par le groupe Cassiya
à l'époque, avait connu du succès avec Corbeau.
Cassiya avait alors révélé un chanteur
talentueux, devenu depuis, incontournable. "Dans un autre
temps, la commission des Arts et de la Culture à Rodrigues
aurait pu envisager un marché des arts et inviter des producteurs
et autres professionnels de la musique mauricienne. Cet espace
aurait été une plate-forme prometteuse pour les
artistes de différents secteurs. Ils pourraient y présenter
et défendre leurs oeuvres, ainsi espérer être
repéré par une compagnie de production. C'est par
l'intermédiaire d'une activité du genre à
Madagascar, que j'ai pu trouver une artiste de la grande île
pour un projet musical avec Cassiya", explique Gérard
Louis. "Sinon, la musique rodriguaise ne nous parviendra
jamais! Les bons chanteurs de là-bas ont besoin d'un encadrement
professionnel. D'ailleurs, lorsqu'on se rend dans l'île,
l'on ne sait trop bien se qui se fait dans, par exemple, le séga",
dit le responsable de Geda Music.
Bonnto Klip à Rodrigues
Rodrigues figure en bonne place sur l'agenda d'Independant Productions.
Les concepteurs de Bonnto Klip envisagent sérieusement
d'inviter des artistes rodriguais sur le plateau, voire la réalisation
de quelques émissions dans l'île. Motivés
par la popularité de l'émission, des groupes de
l'île, ont enregistré des vidéos qu'ils ont
même soumis à l'équipe productrice."Nous
irons à Rodrigues le plus tôt possible, car nous
y avons un public acquis comme l'attestent les sms que nous recevons",
concède Richard Hein d'Independant Productions.
MASA: vers l'indépendance
Si la Mauritius Society of Authors (MASA) a encore un regard sur
la branche rodriguaise, il revient que celle-ci est en passe d'acquérir
une autonomie quasi complète. d'ici fin février,
la MASA à Rodrigues, pourra même accorder l'autorisation
de pressage aux artistes audio et délivrera les hologrammes.
À ce jour la MASA à Rodrigues compte 30 membres
et 147 adhérents. Par ailleurs, en marge des MASA Awards
à Rodrigues, le siège mauricien a eu, récemment,
une première session de travail dans cette optique.
Concert Faya au Star Dance
Berty Fleury, Ras Ninine, Dagger Killa et Tikenzo partageront
le même podium le 31 prochain au Star Dance. En concert
live, les quatre artistes succéderont à des DJ locaux
et des musiciens lesquels regroupés sous le nom de Riddim
Syndicate. Et pour l'occasion, Dagger Killa, figure incontournable
des OSB, proposera ses compositions en acoustique. La soirée,
qui démarrera à 22 heures est organisée par
Burning Faya et les billets (Rs 200) seront en vente sur place.
Nouvelle publication:
Maurice Multimédia : une bouffée d'air frais
!
Depuis le mois de décembre, une nouvelle publication a
fait son apparition dans le paysage de la presse mauricienne.
Maurice Multimédia, petit frère de Réunion
Multimédia (qui existe depuis cinq ans) est le fruit d'un
partenariat inter-îles. Ce mensuel qui est gratuit, fait
la part belle aux nouvelles technologies et son application à
Maurice. Le directeur de la publication du magazine, Désiré
Eléonore, explique que l'idée de lancer une telle
publication est motivée principalement par la volonté
de toucher le plus large public possible et non pas uniquement
les spécialistes.
L'idée d'une telle publication, dit Désiré
Eléonore, a germé d'une conversation avec Daniel
Robert, qui est le père de Réunion Multimédia
et qui étudiait la possibilité de lancer un magazine
similaire à Maurice avec un partenaire mauricien. Il est
à noter que Réunion Multimédia est également
un magazine gratuit. "La gratuité du magazine est
essentielle parce que nous souhaitons viser le plus large public
possible. On s'est dit qu'en assurant que notre argent est bien
investi, on peut publier un magazine gratuit, d'autant plus que
le mauricien n'a pas les moyens d'investir énormément
d'argent dans un magazine", explique Désiré
Eléonore. Il a aussi fait ressortir que l'idée d'une
telle publication était d'autant plus intéressante,
puisqu'il n'existait aucun magazine similaire sur le marché.
Ainsi, le magazine se distribue gratuitement dans les principaux
centres commerciaux, les compagnies qui sont dans le domaine du
multimédia, de la télécommunication, de la
téléphone mobile, entre autres. Outre sa section
news, intitulée "cyberjournal", le magazine comprendra,
chaque mois, un dossier, et des rubriques fixes, telles l'entreprise
du mois, le Webzine, Technomobile, Hardware, softnews et plug
and play.
Le premier numéro, sorti en décembre, a eu, comme
premier dossier "l'île Maurice et ses TIC". La
présentation du premier numéro, impressionne dans
la mesure que le magazine, qui fait 36 pages, est entièrement
en couleur et agrémenté de photos de bonne qualité.
Seul petit hic à signaler, au passage, pour ce premier
numéro: une couverture un peu trop chargée. Le deuxième
exemplaire du magazine, qui sortira dans quelques jours, a consacré
son dossier du mois au "Chat", qui est de plus en plus
présent dans les murs mauriciennes et à la
possibilité d'acquérir un ordinateur à Rs
2000 par jour, entre autres.
Désiré Eléonore souligne que le premier numéro
a eu un "response très positif", notamment du
fait que le magazine est gratuit, mais aussi à cause de
sa qualité (NDLR: tout en couleurs et celle du papier,
entre autres). Byte-In salue cette initative, d'autant plus que
l'informatique et ses related services se veulent devenir
le cinquième pilier de l'économie. Pour ce faire,
il faut effectivement vulgariser les nouvelles technologies et
mettre le maximum d'informations à la disposition du grand
public.
MacBook Air: cure d'amincissement pour le laptop d'apple
Sortie tout droit, cette semaine, des usines de production d'Apple,
le Macbook Air, la toute nouvelle version de l'ordinateur portable
version Apple. La célèbre marque à la pomme
croquée présente son MacBook Air comme étant
tout simplement l'ordinateur le plus mince au monde! Pour cause,
tout en étant fermé, ce laptop est de l'épaisseur
de votre index! A Maurice, l'on ne sait pas, pour l'instant, quand
ce petit bijou de la technologie apple fera ses premiers pas.
Cependant, dans les milieux des revendeurs spécialisés
de la marque, l'on souligne que le prix de ce joujou devrait
se situer dans la fourchette de Rs 60 000 à monter.
Pour la conception du MacBook Air, apple a voulu jouer sur deux
tableaux: à savoir rendre ce laptop encore plus facile
à utiliser dans un environnement wireless mais aussi
en ce qu'il s'agit de la qualité de l'interface. Apple
a décidé d'adapter la technologie du multi-touch,
déjà présente sur l'i-phone ou encore sur
l'ipod.
Malgré sa minceur effarante, le MacBook Air est pourvu
d'un écran LCD de 13,3 pouces, d'un clavier taille normale
et d'un Trackpad à toucher multiple spacieux. Pour
les besoins de son Design futuriste et aminci, toutes les
composantes de l'ordinateur portable ont été downsized.
Fiche technique impressionnante
Le MacBook Air comprend 2 GB de RAM, est doté d'un disque
dur de 80 GB et la possibilité d'un upgrade à
un 64 GB solid-state drive. La performance du MacBook Air
est déjà considérée par les spécialistes
américians comme étant "impressionante"
à cause de son processeur. Le MacBook Air existe en deux
versions, à savoir celle pourvue d'un processeur Intel
Core Duo 2 de 1.6 GHz ou de 1.8 GHz. Sauf que, pour les besoins
de créer l'ordinateur portable le plus mince du monde,
la taille du processeur a aussi été miniaturisée,
de même que la batterie. Cette batterie miniature permet
une connection continue de cinq heures à internet. Autre
innovation: le MacBook Air comprend une caméra iSight intégrée,
qui fait... la taille de la tête d'une aiguille.
Le prix de lancement du MacBook Air, aux Etats-Unis est de $1799
(environ Rs 60 000). A jeudi chez les revendeurs agréés
d'Apple à Maurice, aucune information n'était encore
disponible quant à l'arrivée de la bête sur
notre sol, ou encore son prix de lancement. "Pour l'instant,
nous n'avons aucune donnée officielle au sujet du MacBook
Air. Cependant, pour tout nouveau produit Apple lancé aux
Etats-Unis, cela prend normalement deux à trois mois avant
d'arriver chez nous", a-t-on fait ressortir du côté
de Leal Communications & Informatics. Dans les mêmes
milieux, l'on souligne qu'étant donné le prix de
lancement du MacBook Air est de 1800 dollars environ, il est sûr
et certain que son prix excédera Rs 60 000 à Maurice.
"En comptant le fret et la TVA, c'est sûr et certain
que le prix sera au-delà de Rs 60 000", a-t-on
souligné.
Chiffres records pour Nokia
La compagnie Finlandaise de téléphonie mobile, Nokia,
a cumulé des profits records en 2007, notamment entre le
sixième et le neuvième mois de l'année. En
effet, durant cette période, les revenus de Nokia ont augmenté
de 28%, pour atteindre la somme affolante de 12.9 milliards d'euros.
La vente de téléphones cellulaires représente
25% des 1.56 milliards d'euros de profits réalisés
l'année dernière.
Le 1er février au Palladium
Traffic Light Party : Rendez-vous aux rencontres
Une soirée rencontre ça vous dit? Oui? Rendez-vous
alors, le 1er février, au Palladium pour le Traffic
Light Party. Organisée par Green Dot Events, cette
soirée vise à rassembler les clubbers autour des
plus grands tubes des années 80 /90 dans ce lieu mythique
que représentent les ruines du Palladium. Rappelez-vous.
Le Palladium a pendant longtemps été le lieu incontestable
de rendez-vous des noctambules. Rénové depuis, c'est
reparti pour des nouvelles soirées d'enfer. Ainsi, le 1er
février, le Traffic Light Party sera l'occasion
pour faire la fête, faire des rencontres et pourquoi pas,
trouver son âme sur! Comme l'indique le thème
de cette soirée, les règles seront dictées
par les feux de signalisation. Tenue vestimentaire : rouge, jaune
et vert. Ceux qui sont mariés ou en couple devront se vêtir
de rouge. Les curs brisés ou indécis, porteront
du jaune, et les célibataires afficheront la couleur jaune.
Entre les mix des DJ Prakash, DJ François, David Jay, les
organisateurs projettent des échanges de sms via un numéro
spécial pour ceux qui auront effectivement trouver parmi
l'assistance, la personne qu'ils souhaitent rencontrer
Cuisine
Cuisine locale : simple et savoureuse
Cette semaine, nous avons puisé dans l'ouvrage, Manzé
Lontan, fort intéressant, de Malika Kallychurn pour
vous proposer trois recettes, faciles à préparer.
Les jours de fêtes, passés ou presque (!), il est
toujours agréable de renouer avec une cuisine simple et
savoureuse à la fois. Aussi, notez la proposition de l'auteure
s'agissant du bouillon de crabe. Elle écrit : "Dans
cette recette, le bouillon de crabe est agrémenté
de noix de coco
un mélange qui harmonise les sens
et transporte le gastronome dans une île rustique."
Moon Fan
Ingrédients : 250g de riz,, 100g de poulet, 100g
de champignons secs, 100g de chevrettes sèches, 4 gousses
d'ails (râpées), 1 oignon (haché), 2 cuil.
à bouche de soja, 3 cuil. à bouche d'huile, 550
ml d'eau, sel.
Préparation : Découpez le poulet en morceaux.
Faites tremper les champignons secs et les chevrettes (séparément)
dans de l'eau chaude jusqu'à ce qu'ils ramollissent. Égouttez
les champignons et hachez-les. Chauffez l'huile et faites suer
l'oignon et l'ail. Ajoutez le poulet, les champignons et les chevrettes.
Laissez cuire pendant 5 min. Ajoutez le riz, la sauce de soja
et 550 ml d'eau. Assaisonnez de sel et portez à ébullition,
baissez le feu et prolongez la cuisson à couvert jusqu'à
ce que l'eau soit absorbée complètement.
Bouyon crab
Ingrédients : 2 kg de crabe (en morceaux), 6 pommes
d'amour (concassées), 1 oignon haché, 4 gousses
d'ail, 1 bout de gingembre, 1 bouquet de thym, 3 piments rouges,
50 g de noix de coco frais (râpée), 25 g de queue
d'oignon (haché), 3 cuil. à bouche d'huile, sel.
Préparation : Nettoyez les morceaux de crabe et
égouttez. Fendillez les pinces et les grosses pattes. Réduisez
le coco, les piments, l'ail et le gingembre en purée. Chauffez
l'huile et faites revenir l'oignon. Ajoutez la purée d'épices,
la pomme d'amour et le thym. Laissez mijoter à feu doux
pendant 10 min. Parsemez de queue d'oignon
Gato coco
Ingrédients : 500g de noix de coco râpée,
500g de sucre, 4 cuil. à bouche de lait en poudre, 4 cuil.
à bouche d'eau, essence de vanille
Préparation : Mélangez tous les ingrédients.
portez ce mélange à ébullition tout en remuant
continuellement. Baissez le feu et continuez à remuer.
Quand le mélange commence à se détacher du
récipient, retirez du feu et façonnez des petits
gâteaux à l'aide de deux cuillères. Placez-les
sur une plaque beurrée. Laissez refroidir.
Bon à savoir
Le riz
C'est la première céréale mondiale pour l'alimentation
humaine, la deuxième après le maïs pour le
tonnage récolté. Le riz est à la base de
la cuisine asiatique. D'ailleurs, si, a priori, l'on associe les
rizières aux pays d'Asie, sachez que cette céréale
est aussi cultivée en Europe, notamment en Italie, Espagne,
Ukraine, Russie, Portugal, France
Si dans les assiettes
mauriciennes, le riz est de couleur blanche - de par sa provenance
- il est jaune en Iran, violet au Laos Pour la petite histoire,
nos ancêtres ont commencé à cultiver le riz
il y a près de 10 000 ans lors de la révolution
néolithique. Il se développe d'abord en Chine puis
dans le reste du monde. Détail intéressant : Le
riz et son eau de cuisson sont tout à fait efficaces pour
aider à lutter contre les diarrhées.
Le crabe
Ce crustacé est bon pour la ligne puisque son apport calorique
moyen n'est que de 89 kcal/100 g - attention cependant de ne pas
le noyer dans la mayonnaise - mais aussi bon pour le tonus, puisqu'il
fournit une grande quantité de protéines, 20 g pour
100 g de crabe en moyenne. Valeurs nutritionnelles pour 100 g
: Protides 20 g, Glucides 0 g, Lipides 5,3 g, Calories 89 kcal.
De plus, les crabes sont éminemment riches en minéraux,
à commencer par le phosphore, mais également le
magnésium. Les oligo-éléments tels que le
fer et le cuivre (qui s'associent efficacement) sont également
très bien représentés. Voilà de quoi
bien reminéraliser son organisme. Enfin, les crabes renferment
également une bonne dose de vitamine B12 aux propriétés
anti-anémiques, ainsi que de la vitamine PP, nécessaire
au bon fonctionnement du système nerveux.
La noix de coco
La noix de coco est très riche. Elle affiche un apport
calorique assez élevé : 353 kcal/100 g. Ainsi, elle
constitue une très bonne source d'énergie. Sachez
cependant que son eau est bien plus légère (23 kcal/100
g). Valeurs nutritionnelles pour 100 g : protides 3,4 g, glucides
5,9 g, lipides 35,1 g, calories 353 kcalLa noix de coco apporte
une très grande diversité de minéraux et
d'oligo-éléments, à commencer par le potassium
(380 mg/100 g), mais aussi le phosphore, magnésium, fer,
cuivre, zinc
Elle renferme par contre peu de vitamine C,
mais reste un bon fournisseur de vitamines B, importantes pour
la bonne assimilation de l'énergie. Enfin, la noix de coco
est riche en fibres (9,5 g/100 g) d'excellente qualité
et d'autant mieux tolérées que la pulpe est la plupart
du temps consommée mixée.
Santé
La varicelle : Des boutons caractéristiques
Maladie contagieuse d'origine virale, la varicelle connaît
actuellement une nouvelle poussée. De nombreux cas, principalement
chez les enfants, ont été enregistrés ces
dernières semaines dans les centres hospitaliers, de l'île.
Avec ces nombreux cas de varicelle, n'importe qui (sauf si on
l'a déjà attrapé) n'importe quand risque
d'y avoir
Pas d'affolement, mais soyez vigilant! Car, généralement
bénigne, même si contagieuse, la varicelle peut néanmoins
entraîner des complications.
"La varicelle est une maladie éruptive et contagieuse,
due à un herpès virus", explique un pédiatre.
La transmission du virus se fait par contact direct avec les mycoses
ou par aérosol. Si les premiers symptômes ne sont
pas toujours caractéristiques, une fièvre peu élevée
précède généralement les premiers
signes visibles. Un écoulement nasal et une fatigue persistante
constituent également des signes annonciateurs. Des maux
de tête et/ou des maux de gorge, des douleurs articulaires
et musculaires ainsi qu'une perte d'appétit accompagnent
parfois ces manifestations. Les boutons, nommés "vésicules"
sont les véritables signes caractéristiques de cette
maladie. Ces boutons - des petites taches roses 2 à 3 mm
de diamètre, qui rapidement se transformeront en de minuscules
cloques remplies d'un liquide transparent, parfois entourées
d'un léger cercle rouge, apparaissent généralement
par poussées successives généralement sur
le thorax ou à la racine des cheveux. Provoquant des démangeaisons,
ces vésicules s'étendent ensuite sur le buste,
les jambes et les bras, mais aussi le visage. Peu nombreux au
départ, ils peuvent en quelques jours recouvrir tout le
corps. "Il faut savoir que ces boutons passent par plusieurs
stades", explique le pédiatre. Ainsi, une fois
apparues, les cloques évoluent par la suite en se desséchant
pour finalement laisser de petites croûtes brunâtres
appelées à tomber, sans généralement,
laisser de traces. "Les vésicules sèchent
en 48 heures et se forme alors au centre une petite croûte
qui s'étend avant de tomber au bout d'une petite semaine",
explique notre interlocuteur. Ces manifestations cutanées
qui s'accompagnent, normalement, d'une fièvre modérée
et de démangeaisons parfois intenses durent, en général
jusqu'à dix jours. Elle sera remplacée par une petite
cicatrice rouge puis blanche qui s'atténuera peu à
peu."Les vésicules qui apparaissent sur la peau
sont contaminants jusqu'à ce qu'ils sèchent et cèdent
la place à des croûtes", rappelle le médecin.
Dans cette optique, il est fortement conseillé de rester
en quarantaine pendant cette période contaminante.
Risques et complications
L'immunité acquise après une varicelle est définitive
et protège contre toute nouvelle contamination par ce virus,
mais elle n'empêche pas la résurgence de ce virus
sous forme de zona. Le responsable est le virus de la varicelle
qui se réveille, à la faveur d'un affaiblissement,
après être resté endormi dans les cellules
du sujet pendant des années. Relativement rare et bénin
chez l'enfant, le zona peut laisser des séquelles invalidantes
chez l'adulte où cette maladie est plus fréquente.
Par ailleurs, bien que bénigne dans la très grande
majorité des cas, la varicelle peut se compliquer, en particulier
chez les sujets immunodéprimés (sida, cancer, chimiothérapie
), les nourrissons, les adultes, les femmes enceintes. La
surinfection des lésions est la complication la plus fréquente.
"La surinfection est favorisée par la mauvaise
hygiène, ou par le grattage par exemple", explique
le pédiatre. La surinfection nécessite un traitement
antibiotique pour limiter son extension cutanée (impétigo),
ou générale (septicémie). De même,
elle augmente le risque de cicatrices indélébiles.
Chez le sujet sain, on peut voir des poussées vertigineuses
ou d'autres signes plus inquiétants qui correspondent à
une atteinte du cerveau (encéphalite). Chez les personnes
immunodéprimées, le fait qu'ils aient déjà
contracté la varicelle ne les protège totalement
d'une récidive et l'affection peut toucher tous les organes.
Chez la femme enceinte, au cours du premier trimestre de la grossesse,
la contamination peut provoquer des malformations de l'embryon,
fait ressortir le médecin. De même, dit-il, la varicelle
chez l'enfant peut provoquer des infections avec atteinte pulmonaire
pouvant être gravissime. Chez l'adulte, la varicelle engendre
des éruptions cutanées spectaculaires, très
impressionnantes, souvent surinfectées qui, correctement
traitées, ne laissent pas de cicatrice. Dans d'autres cas,
la varicelle peut laisser des cicatrices indélébiles.
Traitement
Chez les formes banales de l'enfance, la maladie n'est pas grave
et ne relève que d'un traitement des symptômes :
fièvre, démangeaisons. L'essentiel consiste à
repérer les sujets à risque et à prévenir
chez eux cette infection. "Le traitement par lui-même
se résume à soulager les démangeaisons quand
elles existent et éviter les surinfections", explique
le pédiatre. Contre les démangeaisons, des antihistaminiques
sont généralement prescrits. En vue d'éviter
tout risque d'infection des "boutons", une bonne
hygiène corporelle, notamment un nettoyage antiseptique
pluriquotidien des boutons et la coupe des ongles est recommandée.
Pour prévenir la propagation de cette maladie contagieuse,
il est aussi recommandé de demander aux sujets infectés
de garder la chambre le temps que dure la maladie. Les surinfections
cutanées (impétigo) doivent être traitées
par des antibiotiques. Les formes compliquées (pneumonie)
ou graves (sujets immunodéprimés) imposent une visite
médicale, voire l'hospitalisation. Notre pédiatre
fait ressortir que dès le plus jeune âge (9 à
12 mois), il est recommandé de faire le vaccin contre la
varicelle, disponible à Maurice depuis 3 ans. Si ce vaccin
coûte relativement cher, il s'avère efficace contre
une éventuelle contamination de la varicelle.
Remède de grands-mères : safran et Lilas de Perse
Généralement, en guise de traitement, des antihistaminiques
ainsi que l'adoption d'une bonne hygiène corporelle (nettoyage
antiseptique pluriquotidien des boutons et coupe des ongles) sont
prescrits contre les démangeaisons. Toutefois, les remèdes
traditionnels de grands-mères s'avèrent dans la
plupart des cas efficaces contre les vésicules. Il est
recommandé chaque matin de faire prendre au patient un
bain préparé avec des feuilles de Lilas de Perse
ou un bain de safran vert écrasé. La prise d'une
cuillerée de Lilas de Perse, préparée en
décoction est aussi conseillé chaque matin. Autre
remède traditionnel efficace contre les démangeaisons
: l'application du "mantègue" sur les
boutons. Certaines personnes avancent également que pour
éviter une propagation des boutons, il faut éviter
la consommation de chair durant la période de contamination
La cigarette rend paresseux
Alors qu'on tente par tous les moyens de réduire, voire
interdire la cigarette, une étude vient une fois de plus
acculée les fumeurs. Outre la mauvaise hygiène de
vie que l'on rattache aux fumeurs, sans compter la pollution et
les maladies qu'ils provoquent, les fumeurs déjà
taxés de mal manger, seraient de surcroît, particulièrement
réfractaires à
l'exercice physique. C'est
la conclusion d'une étude menée par une équipe
japonaise. Un article publié dans le magazine Destination
Santé, révèle que selon les conclusions
du travail du Pr Teruo Nagaya "les fumeurs font systématiquement
moins d'exercice physique que les non-fumeurs". Ce chercheur
de l'Université des sciences médicales de Nagoya,
s'est intéressé pendant 4 ans, au statut tabagique
et à la pratique sportive de 750 Japonais, en bonne santé.
Son étude révèle par contre que l'arrêt
du tabac augmente le niveau d'activité des anciens accrocs
à la nicotine. Mais dès qu'ils replongent, ils retombent
aussi dans leurs mauvaises habitudes. La cigarette annihilerait,
selon les conclusions du Pr Teruo Nagaya, toute volonté
de bouger. Trois à quatre ans après avoir repris
le tabac, leur niveau d'activité physique rejoint celui
d'un fumeur régulier qui n'a jamais renoncé à
la cigarette. C'est d'autant plus inquiétant que l'exercice
physique prévient notamment le surpoids, l'hypertension
artérielle et l'hypercholestérolémie. En
plus d'endommager la santé, la cigarette rend paresseux
Chewing-gums sans sucre : Attention aux surdoses
Diarrhées, douleurs abdominales, forte baisse de poids?
Attention, si vous êtes des habitués de chewing-gums
sans sucre, il s'agit peut-être de signes révélateurs
d'effets secondaires de ces gommes à mâcher. Une
étude récemment publiée dans le British
Medical Journal soutient qu'un édulcorant, contenu
notamment dans les chewing-gums, provoque à haute dose
des diarrhées importantes et une forte baisse de poids.
Des gastro-entérologues allemands auraient eu à
traiter deux cas de malades : notamment une femme de 21 ans souffrant
de fortes douleurs abdominales depuis huit mois, avec une perte
de 11 kilos, et un homme de 46 ans, ayant perdu en un an, 22 kg,
soit le cinquième de son poids. En s'intéressant
à l'alimentation de leurs patients, les médecins
ont appris que la jeune femme consommait quotidiennement l'équivalent
de 18 à 20 grammes de sorbitol (un chewing-gum en contient
1,25 grammes). Et le monsieur mâchait environ 20 chewing-gums.
L'arrêt de ce type de consommation a rapidement fait cesser
les symptômes. Ainsi, les fumeurs qui tentent de calmer
leur envie d'en griller une en mastiquant du chewing-gum, ou plus
généralement, les adeptes de la gomme à mâcher
sans sucre devraient se méfier des effets secondaires.
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