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Permis EIA - incinérateur à La Chaumière
L'appel en pro forma ce mercredi
Le procès en appel logé par les habitants contestant
la décision du ministère de l'Environnement d'accorder
un premier d'Environment Impact Assessment (EIA) à Gamma
Energy pour opérer un incinérateur à La Chaumière
sera entendu en pro forma ce mercredi à l'Environement
Appeal Tribunal, Port-Louis. Dans leur plainte en appel, les plaignants
avaient formulé six points pour contester la décision
prise par l'Environnement le 16 novembre dernier.
Comme l'exige l'Environment Protection Act, le permis EIA
est octroyé selon certaines conditions. Le ministère
de l'Environnement avait toutefois imposé 29 conditions
que le promoteur devra satisfaire dans le but d'éviter
tout impact négatif sur l'environnement. Le projet de Gamma
Energy consiste à opérer un incinérateur
de déchets et de produire de l'électricité
pour le compte du Central Electricity Board (CEB). Le promoteur
compte brûler 300 000 tonnes de déchets sur un site
identifié à la Chaumière et de produire annuellement
20MW d'électricité.
Le Conseil des ministres, qui s'est réuni vendredi matin,
s'est par ailleurs penché sur l'évolution de ce
dossier. C'est ce qu'a annoncé le communiqué officiel
hebdomadaire, indiquant au passage que le projet comprendra une
"usine de taille moyenne qui recyclera les déchets
municipaux". Le document ajoute qu'une étude d'évaluation
technique a été entreprise pour revoir les implications
de ce projet pour l'environnement. "Le consultant a conclu
que les avantages socio-économiques d'un tel projet sont
nombreux comparés à la méthode d'enfouissement",
est-il indiqué.
Aviation
Un Boeing 747/400 de Corsairfly forcé de faire demi-tour
Un avion de la compagnie aérienne française Corsairfly,
en destination de Maurice a été contraint de faire
demi-tour la semaine dernière et de se reposer sur l'aéroport
international de Lyon, France. C'est ce que révèle
le site internet crash-aerien. com dans sa parution vendredi dernier.
Selon le site, l'origine de ce détour relève d'un
problème de verrouillage de porte sur cet avion, un Boeing
747/400, vol SS958. L'avion, qui devait effectuer la liaison entre
l'aéroport international Saint-Exupéry de Lyon et
l'aéroport international SSR, avait, selon les informations
recueillis sur le site, décollé aux alentours de
21h40. Toutefois, les pilotes ont été contraints
de donner l'alarme pour signaler un défaut de verrouillage
sur l'une des portes de soute de l'appareil, indique crash-aerien.
com. Le commandant de bord aurait alors pris la décision
de faire demi-tour et de se reposer à Lyon. Si l'avion
s'est posé sans autre incident et sans aucun blessé,
l'appareil, afin de s'alléger, a dû vidanger quelques
tonnes de carburant en altitude, entre Mont du Bugey et la Plaine
de l'Ain. Ce vidange aurait provoqué la colère des
habitants de ces régions. Nous avons en vain essayé
d'entrer en contact avec la compagnie Corsairfly à Maurice,
mais jusqu'à l'heure ou nous mettions sous presse, personne
n'a pu nous confirmer ces informations.
Des suites d'un cas de suicide
Tension entre des habitants de cité Loyseau et la police
vendredi soir
Le décès d'un habitant de cité Loyseau, Floréal,
Jocelyn Louis, a été au centre de tensions entre
la police, les proches du défunt et les habitants de la
localité vendredi soir. Jocelyn Louis, 30 ans, avait été
admis à l'hôpital depuis une semaine après
avoir ingurgité du caustic soda. Son corps a été
rendu à la famille et l'acte de décès signé,
sans qu'une autopsie soit effectuée, comme le veut la procédure.
La police s'est rendue chez la famille du défunt et a repris
le corps, en se heurtant à de véhémentes
protestations. Le ministre de la Technologie, Etienne Sinatambou,
député de la circonscription, et le Dr Satish Boolell,
Chief police Medical Officer (CPMO) sont intervenus afin d'éviter
que la situation ne tourne au vinaigre.
Jocelyn Louis est décédé vendredi, après
avoir été hospitalisé pendant une semaine.
Il avait été admis d'urgence à l'hôpital
après avoir ingurgité une certaine quantité
de soude caustique. Contrairement à ce que veut la procédure,
à l'effet que le défunt subisse une autopsie afin
de certifier la cause du décès, deux médecins
de l'hôpital Candos devaient signer et émettre un
acte de décès pour cause de septicémie à
la famille et restituer le corps à la famille.
La police, mise au courant de cette affaire, s'est rendue à
cité Loyseau dans la soirée de vendredi et a pratiquement
arraché le corps des mains de la famille du défunt,
causant la colère de celle-ci et des habitants de la localité.
Le ministre de la Technologie, Étienne Sinatambou, mis
au courant de ce qui se déroulait dans sa circonscription,
devait prendre contact avec le Dr Satish Boolell, CPMO et n°
1 du département médico légal afin que tout
soit fait pour rendre le corps à la famille dans les délais
les plus brefs et ce après que l'autopsie a été
pratiquée. Le Dr Boolell devait se charger de l'autopsie
lui-même et constater que le défunt avait succombé
des suites d'une péritonite et non pas d'une septicémie,
comme le certifiait l'acte de décès remis à
la famille sans autopsie. Le corps a été ensuite
remis à la famille du défunt dans la soirée
de vendredi. "Le pire a pu être évité
grâce à la médiation entre le ministre Sinatambou
et le Dr Boolell. Les esprits étaient échauffés
à cité Loyseau et la police s'est retrouvée
dans une situation difficile, ayant à reprendre le corps
du défunt à ses proches. Tout cela à cause
de l'incompétence de certains à l'hôpital",
a-t-on fait ressortir de source policière hier.
Crime de Balaclava
Nampoongah, meurtrier présumé de Cheng Zhong
Pan, avoue
Le main suspect de la police dans l'affaire du meurtre
du ressortissant chinois Cheng Zhong Pan, Jean-Claude Nampoongah,
est passé aux aveux relativement à ce Murder
Case survenu le 26 août 2007, à côté
de l'hôtel Oberoi, à Balaclava. En effet, lors de
séances d'interrogatoires serrés, Jean-Claude Nampoongah
aurait fait comprendre aux enquêteurs, menés par
les inspecteurs Dieudonné Gérard et Ranjit Jokhoo,
qu'il était bel et bien celui qui avait agressé
Cheng Zong Pan à l'aide d'une arme tranchante. Six autres
suspects, dont deux mineurs, ont également été
appréhendés dans cette affaire.
Jean-Claude Nampoongah aurait expliqué aux enquêteurs
comment, le 26 août dernier, ils avaient repéré
le ressortissant chinois dans l'autobus entre la gare de l'Immigration
et Arsenal. Cheng Zong Pan, qui portait un complet-cravate, paraissait,
selon les explications de Jean-Claude Nampoongah, comme étant
plein aux as à cause de sa tenue vestimentaire chic et
classe. Pendant le trajet en autobus, la bande des sept, dont
faisait partie Jean-Claude Nampoongah devait échafauder
un plan afin d'attaquer et de dépouiller Cheng Zong Pan
de ses richesses.
Selon les dispositions du plan ourdi, la bande des sept devait
se scinder en deux. Le premier groupe avait pour instruction de
précéder Cheng Zong Pan avant qu'il n'arrive sur
le chantier de l'hôtel Oberoi, où il habitait et
de le surprendre, tandis que le second groupe était chargé
d'intervenir de l'arrière, prenant par la même occasion,
le ressortissant chinois entre deux feux.
Tout devait se passer comme prévu par la bande, à
un détail près : les sept bandits ne s'attendaient
pas à ce que Cheng Zong Pan leur résiste, étant
donné qu'ils étaient en supériorité
numérique. A un moment donné, le ressortissant chinois
aurait asséné un coup de poing à Jean-Claude
Nampoongah. Ce dernier aurait alors riposté en poignardant
Cheng Zong Pan à l'abdomen. Ce dernier, mortellement touché,
tenta néanmoins de se trainer en direction de son dortoir,
après que Nampoongah et ses complices ont fait main basse
sur son argent et son téléphone cellulaire.
Leur crime commis, les bandits se seraient ensuite prélassés
dans la région de Balaclava en consommant des boissons
alcoolisées. Le corps sans vie de Cheng Zong Pan devait
être découvert le lendemain de l'agression, soit
le 27 août, et ce après que ses collègues
ont signalé sa disparition à la police. Nampoongah
a pris part mercredi à une reconstitution des faits sur
les lieux du crime, sous forte escorte policière. Trois
autres suspects, dont deux mineurs, ont déjà participé
à une descente des lieux vendredi dernier. Les sept suspects
interpellés et en détention provisoire sont Jean
Claude Nampoongah, Nicolas Rowchand, Mervin Raymond, Vinay Naran,
Kevin Vaillant et les deux jeunes, qui sont, pour leur part, âgés
de 17 et de 16 ans respectivement.
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