é c o n o m i e WEEK-END --- dimanche 20 janvier 2008



  Le blé de Chine - La Chambre des représentants des EU applique un embargo depuis avril 2007
  Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain


Le blé de Chine

La Chambre des représentants des EU applique un embargo depuis avril 2007

Le dossier de la farine étant encore de brûlante actualité, toute information s'y référant, dont l'importation de Chine suscité le plus vif intérêt. C'est ainsi qu'un correspondant très au fait de l'actualité des États-Unis a porté à la connaissance de Week-End une décision prise par le comité sur l'énergie et du commerce de la Chambre des représentants d'appliquer un embargo sur les importations de blé de la Chine depuis avril 2007 pour cause de contamination "with cyarunic acid in addition to melamine".

C'est sous le titre de "contamination of Chinese wheat gluten widespread" que le comité de l'énergie et du commerce avait, le 30 avril 2007, évoqué cette affaire. Les craintes du comité portées devant un sous comité d'investigation qui a enquêté sur la contamination de "wheat gluten, rice protein and other vegetable protein". Alertée, à son tour, la Food and Drug Administration a "issued an import alert ordering the immediate embargo of all vegetable protein from China, whether intended for human or animal food".

Rappelons que le gouvernement mauricien, Rajesh Jeetah et la State Trading Corporation ont solidairement décidé d'importer 100 000 tonnes de farine de la Chine et qu'un accord dans ce sens a été signé en début d'année. Malgré les déplacements successifs en Chine, d'un comité de la Hummah Mosque d'abord et du Halal Committee ensuite, en vue de s'assurer que la qualité de cette farine corresponde aux exigences des consommateurs de produits halal et végétariens, aucune garantie ferme jusqu'ici n'a été obtenue des autorités ou de la Société Générale de Surveillance (SGS) quant au respect scrupuleux des normes de culture du blé et de la fabrication de la farine.


Ne jetez pas le bébé avec l'eau du bain

L'amélioration de certains indicateurs économiques mauriciens risque de créer, de part et d'autre, une impression de récolte précoce des nouvelles graines ensemencées durant les dix-huit mois qui viennent de s'écouler. Une telle euphorie serait déplacée et dangereuse. C'est ce que la première partie de cet article tâchera de démontrer.

Les réformes doivent continuer, c'est indéniable. Mais la poursuite de l'action entreprise depuis 18 mois risque d'être freinée par des développements récents, notamment la publication de statistiques officielles relatant un accroissement des inégalités au niveau des ménages mauriciens. La hausse du coût de la vie, largement causée par des facteurs hors de notre contrôle, vient, hélas, accentuer ces inégalités. Dès lors, il y a des risques que des voix s'élèvent pour épingler tous ces maux au dos de la réforme et pour demander qu'elle soit mise en veilleuse, sinon stoppée. Ce serait catastrophique, et c'est ce à quoi s'adressera la deuxième partie de cet article.

Nous verrons, dans une troisième et dernière partie, comment aménager la politique sociale afin qu'elle puisse avantageusement corriger des conséquences économiques douloureuses pour les groupes vulnérables de la population mauricienne.

Bonne santé

L'économie mauricienne donne des signes de bonne santé:

-les chantiers de construction de bâtiments, et bientôt de routes, sont un vivant témoignage d'activités nouvelles;

-les investissement directs sont en hausse, dopés notamment par l'hôtellerie, les IRS (Integrated Resort Schemes) et, peut-être bientôt, les RES (Real Estate Schemes);

-La roupie s'apprécie, non seulement à cause de la faiblesse du dollar américain, mais aussi parce que les devises étrangères affluent dans des investissements de projets et de portefeuille d'actions.

Ces faits positifs relèvent de la confiance que des acteurs économiques placent dans l'évolution et la gestion de l'économie mauricienne. La partie est-elle pour autant gagnée?

Les bailleurs de fonds bilatéraux et multi-latéraux ont les yeux bien ouverts sur notre gestion des réformes, surtout celles qui consistent à convertir l'industrie sucrière en industrie cannière à travers le développement de nouvelles activités industrielles. Pour réussir, celles-ci requièrent des investisseurs pouvant compter sur un accompagnement politique soutenu et sans ambiguïté. Un autre enjeu capital est celui de la formation, depuis celle de l'adolescent qui a échoué le CPE (Certificate of Primary Education) jusqu'à celle du jeune qui végète avec un diplôme universitaire non adapté aux besoins mauriciens. Ajoutons à la liste le grand besoin de recyclage de ceux qui ont fait l'objet d'un VRS (Voluntary Retirement Scheme) et dont la compensation nouvellement reçue risque de s'amenuiser rapidement, si elle ne fait pas l'objet d'un placement sain et rémunérateur.

Des problèmes à régler

Les problèmes ne manquent donc pas, et ce n'est l'heure, ni de s'endormir, ni de faire machine arrière. D'ailleurs certains indicateurs méritent d'être mentionnés pour nous rappeler de dures réalités.

-Le taux de chômage a commencé à baisser, mais à 8,8 pour cent selon les estimations provisoires pour 2007, il reste encore élevé. Il est particulièrement regrettable que le taux soit de 15,1 pour cent chez les femmes, soit 29.900 sur une force de travail disponible de 197.600 personnes.

-L'épargne nationale est toujours au niveau déplorable où elle a chuté depuis trois ans: 17,2 pour cent en 2005, 16,7 pour cent en 2006 et 17,2 pour cent en 2007. Inversement, le taux de consommation reste très élevé en proportion du revenu brut disponible, soit 82,8 pour cent en 2005, 83,3 pour cent en 2006 et 82,8 pour cent en 2007.

-En conséquence, nous continuons, en tant que pays, à vivre au-dessus de nos moyens. Le solde de nos échanges extérieurs (exportations moins importations de biens et services) est fortement déficitaire depuis trois ans, et le fossé s'agrandit:-

Déficit des échanges extérieurs

Nous n'arrivons plus à couvrir nos besoins en marchandises et services importés par l'exportation de notre propre production. Qu'une telle situation se présente occasionnellement, ce ne serait pas grave, surtout s'il y avait des circonstances atténuantes, comme des intempéries ou des importations conséquentes pour l'infrastructure ou la production. Mais que cela se répète d'année en année en s'élargissant, c'est un signal d'alarme qui requiert des actions soutenues. Consommer, c'est bien et c'est agréable; faut-il encore que l'on produise et que l'on exporte en quantité et valeur suffisante pour pouvoir satisfaire nos besoins grandissants.

L'inflation

A ces indicateurs qui interpellent, il y a lieu d'ajouter celui de l'inflation, si difficile à résorber, alors que les cours du pétrole, et de matières premières alimentaires et de fret ne cessent de se hisser à des niveaux très élevés. Ces nouvelles données requièrent, de notre part, des mesures appropriées.

S'agissant du pétrole, par exemple, il nous faut redoubler d'effort pour accroître, de manière significative, l'apport d'énergie renouvelable afin de réduire notre dépendance de l'or noir. S'agissant des produits alimentaires, dont les experts prévoient la poursuite des tendances haussières des cours mondiaux, nous serions bien inspirés d'explorer les possibilités d'une production locale et régionale accrue, notamment pour le maïs et les légumes. Une diversification agricole, réalisée avec des outils et des méthodes modernes, redevient à l'ordre du jour. Elle mérite une planification et des décisions courageuses dans le cadre d'un partenariat efficace public-privé.

Un autre risque

L'objectif des considérations énumérées ci-dessus a été de rappeler des réalités, afin d'éviter un relâchement des efforts entrepris par la population depuis 18 mois pour le nécessaire redressement de la situation de notre pays et la poursuite d'une croissance inscrite dans la durée, grâce à l'émergence d'activités nouvelles et lucratives. Mais, comme déjà mentionné, nous courons un autre risque: c'est celui de voir s'élever des voix pour stigmatiser les réformes en cours, sous prétexte qu'elles sont responsables des inégalités qui perdurent dans la distribution des revenus des ménages. Le CSO (Central Statistical Office) vient de rendre public les résultats de sa huitième enquête quinquennale sur les budgets des ménages mauriciens. C'est à partir de cette enquête, réalisée en 2006-07, qu'est construit le nouveau "panier de la ménagère", soit la liste des dépenses moyennes des ménages, dont le montant évolutif mensuel permet de calculer le CPI (Consumer Price Index).

Cette enquête fait d'une pierre deux coups. En sus du relevé des dépenses, elle mesure les revenus disponibles des ménages, qu'elle analyse en catégories pour évaluer la part qui leur revient du revenu disponible brut du pays. Le tableau suivant mérite une attention particulière.

Distribution des revenus

En 20 ans, la distribution des revenus au bas et en haut de l'échelle n'a pas beaucoup évolué. De plus, en terme de l'égalité recherchée, il y a eu une détérioration de 2001-02 à 2006-07. Cette tendance est d'ailleurs reflétée dans le coefficient de Gini qui s'étend de 0 (égalité complète) à 1 (inégalité totale). Ce coefficient s'est légèrement détérioré de 2001-02 (0,371) à 2006-07 (0,389).

Par ailleurs, 26.900 ménages (8,0 pour cent du total), représentant 106.100 personnes, avaient un revenu mensuel, en 2006-07, de pas plus de Rs.3.818, ce qui constituait une pauvreté relative, selon le code retenu par le CSO. En 2001-02, le nombre de ménages était égal à 23.700, soit 7,7 pour cent du total, et le nombre de personnes se chiffrait à 93.200. Selon la définition internationale utilisée par le CSO, la pauvreté relative désigne cette partie des ménages disposant d'un revenu inférieur à la moitié du revenu médian. Ce revenu médian est celui qui se situe au niveau où 50 pour cent des ménages ont un revenu qui lui est supérieur et les autres 50 pour cent un revenu qui lui est inférieur.

Tel est le constat. Il faut maintenant se demander ce qu'il faut faire pour réduire ces écarts qui se creusent. Mais d'abord quelques faits méritent d'être signalés.

Quelques faits à signaler

-L'élargissement du fossé entre les riches et les pauvres n'est pas un phénomène uniquement local. Un document récent du FMI (Fonds Monétaire International) a constaté que, si la situation des pauvres dans le monde s'est améliorée en termes absolus, les inégalités se sont aussi accrues principalement en raison des progrès technologiques (voir Perspectives de l'économie mondiale, octobre 2007). Faut-il pour autant mettre fin au progrès technologique? Faut-il jeter le bébé avec l'eau du bain? Certainement pas. Il s'agit plutôt d'améliorer l'accès à l'éducation et à la formation, ce qui permettra une répartition plus équitable de la croissance parmi des populations mieux adaptées à l'exploitation des nouvelles technologies.

-Le revenu mensuel disponible d'un ménage a été évalué à Rs.19.025 en 2006-07, soit 33,7 pour cent de plus qu'en 2001-02. Malheureusement, lorsque l'augmentation est ramenée en termes réels pour éliminer les effets de l'inflation, elle est quasiment éliminée. Tout au plus, l'augmentation est estimée à 5 pour cent si l'on tient compte de la réduction de la taille des ménages durant ces cinq ans, de 3,9 à 3,7 personnes en moyenne.

- Il est utile d'analyser, comment se décompose, en moyenne, le revenu mensuel disponible d'un ménage. C'est l'objet du tableau suivant qui compare les résultats de 2006-07 à ceux de 2001-02.

Bénéfices entrepreneuriaux

-On remarquera avec quelque appréhension l'apport réduit des bénéfices entrepreneuriaux (de 17,7 à15,1 pour cent), alors que l'encouragement à se mettre à son propre compte fait partie de la politique gouvernementale. Mais il est également vrai qu'en 2006-07, cette politique était récente et l'Empowerment Programme à ses premiers balbutiements. De manière générale, d'ailleurs, cette enquête du CSO réalisée de juillet à décembre 2006, avant d'être analysée en 2007, reflète surtout l'impact des politiques socio-économiques d'avant le début de mise en place des réformes. C'est la prochaine enquête, à être réalisée en 2011-12 si l'on s'en tient à la fréquence quinquennale, qui nous renseignera sur le bien-fondé - ou pas - des réformes en cours..

Pensions et subventions

-Le pourcentage accru des pensions et autres aides de la sécurité sociale (de 10,6 à 13,2 pour cent) suscite deux remarques. La première est négative: les ménages ne génèrent pas assez de revenus pour subvenir à leurs besoins et sont donc obligés de frapper à la porte de la sécurité sociale. La deuxième voit les choses de manière positive: afin de secourir des ménages en difficulté financière, l'Etat met davantage d'aide à leur disposition. En faisant ainsi, il remplit son rôle de redistribution des richesses. Il reste à savoir si en 2006-07, comme auparavant d'ailleurs, ce rôle de redistribution était rempli de la manière la plus efficace possible.

Fiscalité

-Les déductions du revenu disponible brut ont été de l'ordre de 2,0 pour cent en 2006-07, soit inférieures au pourcentage de 3,1 pour cent en 2001-02. C'est une évolution intéressante qui reflète les tendances récentes de réduction des taxes à l'importation et de l'impôt sur le revenu. On peut ainsi mesurer l'impact sur le budget des ménages des réductions du poids fiscal - facteur non négligeable lorsque l'on cherche à accroître le revenu disponible des ménages, surtout ceux qui sont au bas de l'échelle.

Tempérer les inégalités

Au cours de cet article, la démarche s'est faite en deux temps: la première a rappelé la nécessité de poursuivre l'effort, en évitant un relâchement inapproprié devant quelques indicateurs favorables; la deuxième a mis en garde contre l'arrêt de la réforme sous prétexte que des inégalités s'accentuent. Si cela devait arriver, l'incidence de la pauvreté ne ferait que s'accentuer.

Toutefois, ces inégalités doivent être réduites. Il est vrai qu'elles ne pourront jamais disparaître, l'égalité parfaite étant du domaine de l'utopie, mais elles doivent être tempérées. Dans le présent contexte mauricien, il nous semble que quelques pistes doivent être explorées de manière active, afin que la réforme en cours débouche sur un réel développement socio-économique.

Les pistes peuvent être classées en deux catégories:-

-celles qui sont en aval, c'est-à-dire susceptibles de corriger les conséquences des inégalités; et

-Celles qui sont en amont, c'est-à-dire susceptibles de prévenir les causes des inégalités.

Agir sur les conséquences

L'Etat a une excellente occasion de jouer le rôle qui lui est dévolu dans un système où, par souci de productivité et de compétitivité, l'activité économique est largement du ressort du privé. L'Etat doit remplir son rôle social, qui consiste prioritairement à venir au secours des pauvres et des vulnérables. Malheureusement, les aides et subventions de l'Etat ont été - et sont encore - distribuées de manière peu judicieuse, avec les effets pervers que l'on connaît: (a) on subventionne des nantis qui ont pourtant les moyens de faire face au coût de la vie et d'amortir le coût de dépenses additionnelles; (b) on les subventionne au même taux que les démunis qui ne disposent d'aucune réserve pour amortir des hausses du coût de la vie et (c) on subventionne les démunis à des taux insuffisants, comme c'est le cas, par exemple, avec les pensions non-contributives des personnes âgées.

C'est en ciblant davantage d'aide à ces quelque 106.100 personnes vivant, en 2006-07, dans une pauvreté relative que l'Etat fera œuvre utile pour corriger des inégalités de revenus dans la société mauricienne.

L'entreprise privée a, elle aussi, un rôle déterminant à jouer. Puisque c'est elle qui a la responsabilité (malheureusement déniée dans certains cas) de créer des richesses, elle doit intégrer la notion de solidarité dans l'affectation de ses bénéfices. Il est agréable de constater que certains groupes reconnaissent, depuis quelques années, le bien-fondé de la responsabilité sociale (corporate social responsibility) et contribuent un pourcentage de leurs bénéfices à des projets visant une amélioration des conditions de vie des pauvres (logement, formation, lutte anti-sida et anti-drogue, environnement sain, …).

Cette solidarité-là doit devenir comme une deuxième nature pour toutes les entreprises soucieuses de leurs responsabilités citoyennes.

Il doit en être de même pour chaque citoyen qui est en train de récolter les fruits du développement en cours. Les occasions ne manquent pas où l'on peut - et l'on doit - pratiquer la solidarité envers ceux qui sont dans une situation de besoin. L'Etat ne peut pas tout faire; l'aide personnelle et individuelle est indispensable comme un complément d'ailleurs plus humain que le secours impersonnel de la sécurité sociale.

L'action sur les conséquences peut être efficace rapidement, elle ne requiert que des changements d'attitude et de politique sociale. Mais il faut aussi agir sur le moyen et le long terme si l'on veut diminuer les causes des inégalités.

Agir sur les causes

C'est souvent en milieu familial déficient qu'est semée la mauvaise graine de la pauvreté. Il y a de grands risques que des parents, issus d'une famille disloquée ou inexistante, ne puissent eux-mêmes s'occuper avantageusement de leurs enfants, les élever et les éduquer, les accompagner durant leur adolescence. C'est ainsi que s'installent les dérives pour les enfants et les jeunes. A-t-on besoin d'enquêtes pour identifier les causes de la prolifération de la drogue, du sida ou des enfants de rue?

Travailler à la réhabilitation des familles et des quartiers où elles vivent est une priorité, et l'Etat devrait s'y atteler, avec le concours des ONG (organisations non gouvernementales) qui travaillent déjà, de manière préventive, dans les domaines de l'éducation, de la formation, de l'accompagnement des jeunes et ainsi de suite. Affecter de grosses sommes d'argent à la réhabilitation des drogués et des alcooliques, ou bien au soulagement des sidéens, c'est bien, mais les budgets ne font que s'accroître car on ne s'attaque pas à la racine du mal. Il vaut mieux prévenir que guérir. C'est pourquoi il est urgent pour le gouvernement d'avoir une politique des familles qui soit efficace, en vue de réduire l'incidence des maux sociaux, avec leur affreux cortège de violence et de descente dans la pauvreté.

Donner aux jeunes des occasions de sains divertissements est aussi une nécessité. Ne doit-on pas se poser des questions lorsque l'engouement pour le sport s'exprime surtout pour le football britannique et les paris aux courses hippiques? Les jeunes doivent retrouver le goût de vivre sainement, en s'enthousiasmant pour des projets de qualité, contrairement au "tout tout de suite" qui empoisonne ceux qui y succombent. Les aînés ont un rôle important à jouer, celui de l'exemple à donner.

L'environnement dans lequel évolue la jeunesse mauricienne doit être soigné. C'est ainsi qu'on pourra mieux créer les conditions qui leur assureront une formation appropriée et adaptée aux besoins de notre pays. N'est-ce pas navrant de constater que des emplois créés grâce aux efforts entrepris dans le cadre de la réforme doivent être remplis par des étrangers, parce qu'il manque de Mauriciens qualifiés pour répondre à la demande?

Un combat sur plusieurs fronts

Comme on aura pu le constater, le combat contre les inégalités doit être mené sur plusieurs fronts. S'il y a une leçon à retenir, c'est qu'en accompagnement de tous les efforts entrepris pour mener à bien les réformes économiques, notre pays doit être doté d'une politique sociale, proactive et d'avant-garde, incorporant des idées novatrices dans les domaines de la famille, de l'éducation, de la formation, de la jeunesse et des sports. Une telle entreprise aura plus de chance de succès si elle est menée par les autorités compétentes avec le concours du privé et des ONG. C'est en unissant nos efforts que nous pourrons mieux répondre aux attentes et résoudre les problèmes.

Pierre Dinan

16.01.08

pmdinan.intnet.mu



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