s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 6 janvier 2008



  Fourniture d'eau—Priorité à la consommation domestique
  Manuels scolaires, Rentrée 2008—Livres d'occasion et troc ont la côte
  À la veille de la rentrée scolaire—Inquiétude dans les collèges privés: le nombre d'admis en FI a chuté
  Sécurité routière—Alcool au volant:Zéro tolérance !
  Sécurité routière—Alcool au volant: Les "Bob" sauvent la mise
  State Bank of Mauritius—Raja Ramdaursing à la présidence
  Pollution industrielle alléguée à La Tour Kœnig—Les habitants de la NHDC attendent toujours les actions des ministères
  Attention aux piqûres—Les méduses reviennent
  Réveillon gâché—La révolte du chef
  Nécrologie—Mort du premier Mr. Mauritius de l'histoire
  Noël des auditeurs de la MBC Radio
  Grâce à la solidarité de nos lecteurs—Mala Ramen, malade, réalise le rêve de ses enfants
  Donation—Un van spécialisé pour les handicapés


Fourniture d'eau

Priorité à la consommation domestique

La drastique baisse de nos réserves en eau a contraint la Central Water Authority (CWA) et la Water Resources Unit (WRU) à revoir leur plan concernant la distribution d'eau à travers le pays. La consommation domestique sera ainsi privilégiée au détriment des autres secteurs, dont les services de l'irrigation pour les besoins agricoles. La distribution a été ramenée à 40 000 mètres cubes par jour contre 120 000 mètres cubes en temps normal.

"Nous explorons toutes les possibilités susceptibles de nous permettre de gérer et d'économiser au maximum les ressources dont nous disposons actuellement", déclare Harry Bauluck, directeur de la CWA. Les pluies localisées enregistrées à travers l'île pendant ces cinq derniers jours n'ayant pas été d'un très grand apport, les réserves aquifères ayant connu une légère amélioration, alors que les réservoirs de surface continuent à s'épuiser.

Mare-aux-Vacoas et le Midlands Dam sont actuellement dans leurs plus mauvais jours. Ces deux principaux réservoirs de l'île sont remplis à seulement un tier de leur capacité maximale. L'apport des "bore-holes" remis en opération a toutefois permis de soutenir cette baisse. Mais les experts à la WRU ne cachent pas leur inquiétude. "Nous disposons d'un stock d'un peu moins de deux mois si l'on tient en compte le programme de coupures et les restrictions imposées à certains secteurs. Nous suivons la situation quotidiennement et nous nous réunissons chaque semaine pour apporter des réajustements à notre stratégie de gestion", indique-t-on.

La dernière réunion entre les différents stakeholders s'est tenue vendredi au siège du ministère des Services publics. Après avoir distribué un léger surplus d'eau aux abonnés pendant la période des festivités, la CWA a refermé la vanne en appliquant son programme initial de coupures. La fourniture en moyenne se situe autour de 6 heures par jour. Des dispositions ont par ailleurs été prises pour approvisionner les zones les plus affectées de l'île. La CWA a en effet fait l'acquisition de cinq camions-citernes pour pouvoir approvisionner les régions où la fourniture d'eau est inadéquate. La partie nord de l'île serait actuellement la plus affectée, d'autant plus qu'une importante hausse dans la demande a été enregistrée durant ces dix derniers jours.

Les appréhensions quant à l'arrivée des grosses pluies continuent néanmoins à s'amplifier. Les prévisions météorologiques indiquent que les grosses pluies pourraient faire leur apparition pendant la deuxième quinzaine de janvier.


Manuels scolaires, Rentrée 2008

Livres d'occasion et troc ont la côte

Comme à l'accoutumée durant cette période, après les fêtes, c'est la bousculade dans les librairies de l'île. Pour cause, les parents préparent la rentrée scolaire, prévue la semaine prochaine. Mais si bousculade il y a dans les librairies, ce n'est pas forcément dû à l'achat des manuels scolaires, mais plutôt aux achats de dernière minute, de matériel scolaire, en prévision de la rentrée, expliquent les libraires. Car contrairement aux années précédentes, les parents ont été plus prévisibles et ont acheté les manuels dès la liste des livres obtenue, soit depuis novembre pour certains. Autre phénomène qui prend de l'ampleur, celui du troc, ou encore l'achat des livres de secondes mains.

"On a cherché les livres auprès des cousins-cousines avant. Aujourd'hui (ndlr : vendredi dernier), on vient prendre ce qui reste. Y'a pas beaucoup", indique N., le papa d'une adolescente qui fait son entrée en Form III cette année. Comme lui, de nombreux parents mauriciens se sont adonnés au troc cette année, afin de réduire les énormes dépenses en matières de manuels scolaires. Une tendance qui prend de l'ampleur quand on prend en considération qu'en moyenne un parent dépense entre Rs 1 500 et Rs 2 000 pour l'entrée de son enfant en Form I, Rs 2 000 à Rs 2 500 pour la Form II, Rs 3 000 pour la Form III, et jusqu'à Rs 4 000 au niveau de la Form IV et V, dépendant des matières. Au niveau du HSC, les prix des manuels sont encore plus élevés, certains parents devant dépenser jusqu'à Rs 6 000 uniquement en matière de manuels scolaires. Outre le troc, l'achat des livres d'occasions est de plus en plus courant. "On paye un peu moins chers et certains livres qu'on trouve dans de bonnes éditions ne sont pas usagés. Cela allège le budget. Mais il faut faire très attention car des fois on tombe sur les mauvaises éditions ou encore des livres aux pages manquantes", expliquent certains parents. Pour les libraires, cette année, malgré la hausse du prix du papier, et de l'appréciation des devises étrangères, les prix des livres n'ont pratiquement pas connu de hausse. Aucune hausse aux Éditions Le Printemps (ELP), affirme Ahmad Sulliman, le directeur, alors qu'au niveau des Éditions de l'Océan Indien, le directeur, Devanand Dewkurun avoue une hausse de Rs 5 à Rs 10 sur quelques titres. L'échange entre parents est devenu une affaire courante, expliquent les libraires. Ces derniers notent également que, contrairement aux années précédentes, les parents sont de plus en plus conscients des priorités éducatives, la majorité ayant profité du boni de décembre pour l'achat des manuels. "Cette semaine, les parents dans les librairies sont venus soit pour compléter la liste des livres manquants qu'ils n'ont pas obtenue auprès de leurs proches ou après avoir acheté les livres de secondes mains, soit pour acheter les nouvelles éditions", soulignent les libraires.

Des manuels non disponibles à cause du retard dans la soumission des commandes par certains collèges

Si certains d'entre eux notent une baisse dans la vente des livres neufs, due notamment à la nouvelle tendance des livres d'occasions, aux livres de secondes mains, certaines librairies affichent l'optimisme car leur librairie reste néanmoins bondée, les parents devant également acheté le matériel scolaire pour la rentrée. Concernant les livres qui ne sont pas disponibles actuellement sur le marché, les libraires affirment que la situation, indépendante de leur volonté n'est pas dramatique. Seuls quelques manuels, environ 10%, destinés principalement à la Form I, dont Discovering Science, Fleur d'Encre, Model Oral English… manque sur le marché. La raison avancée par les libraires pour expliquer cette non disponibilité de certains manuels est le fait que le ministère de l'Éducation a tardivement fait parvenir la liste des livres aux collèges (au 7 novembre dernier, 35 collèges n'avaient toujours pas obtenu l'aval du ministère) qui ont été contraints d'envoyer leur commande encore plus tard aux libraires et donc par ricochet, une commande encore plus tardive auprès des fournisseurs étrangers. Autre problème avancé par les libraires : la congestion portuaire, qui malheureusement provoque un retard au niveau des livraisons dans les librairies. Toutefois les libraires assurent que d'ici mercredi prochain, certains livres seront de nouveau disponibles sur le marché. Les autres arriveront au plus tard fin janvier, affirment-ils.


À la veille de la rentrée scolaire

Inquiétude dans les collèges privés: le nombre d'admis en FI a chuté

Jeudi et vendredi prochains seront marqués par la rentrée des classes dans le primaire et le secondaire. À la veille de la grande rentrée du premier trimestre, les représentants des enseignants et des managers du privé ont déjà sorti les dossiers qualifiés prioritaires. Les revendications n'ont pas pour autant changé. Tout comme le souhait pour une meilleure communication entre ceux-ci et le ministère de l'Education. Mais c'est avec une grande inquiétude que le secondaire privé (non-confessionnel) entame cette rentrée. Pour cause, la population estudiantine en Form I a considérablement baissé. C'est ce qu'a démontré l'exercice d'admission, peu avant la fin de décembre dernier…

À la veille de la rentrée scolaire, les collèges privés (non confessionnelles) ne se remettent pas encore de ce qui est qualifié de "coup bas" ! Si jusqu'ici les responsables de ces institutions secondaires - elles sont nombreuses - ont gardé le silence, c'est sans doute parce qu'ils ont été pris par les impératifs de l'exercice d'admission en Form I et les préparatifs en marge de la rentrée. Et c'est justement lors de l'exercice d'admission, en décembre dernier, que les managers du privé ont fait face à cette déconcertante réalité. "Notre intake pour cette année a considérablement diminué", explique Harris Bachwa de la Fédération des Managers des Collèges Privés. Le comble, ajoute-t-il, "c'est que cette situation était prévisible." En effet, depuis près de deux ans, lors de ses conférences de presse et autres interventions, la fédération a souvent manifesté cette inquiétude. L'arrivée de nouveaux collèges d'État dans le paysage éducatif avait, il y a quelques années, commencé à susciter une crainte dans ce sens. Et l'introduction des collèges nationaux, dont le nombre a été plus récemment rallongé, a mine de rien amplifié l'inquiétude des collèges privés.

Harris Bachwa, fédération des managers du privé: "Notre souci était fondé"

À ce jour, les collèges privés ne peuvent avancer un pourcentage ou autres chiffres pouvant traduire la baisse au niveau des nouveaux admis. "Mais, à titre d'exemple, nous avons admis seulement 15 élèves en première année de prévocationnel, au lieu de 25 qui représente notre capacité d'accueil", concède Harris Bachwa, également manager du collège Friendship. Il revient qu'ailleurs certains collèges n'ont pas eu le nombre d'élèves requis pour opérer leurs classes de première année de prévocationnel. Demain, à quelques jours de la rentrée, les managers concernés devraient procéder à un constat. "Notre souci était fondé", scande Harris Bachwa. Et d'ajouter: "Si notre intake en form I continue à baisser d'année en année, d'ici 5 à 10 ans, nous irons vers la fermeture de plusieurs collèges pour nous retrouver avec 8 établissements !"

La fédération des Managers, à maintes reprises, rappelle notre interlocuteur, a demandé une garantie au ministère de l'Éducation pour assurer la survie des collèges privés. Mais en vain. "L'explication qui nous sera donnée pour justifier cette baisse sera le taux de participation aux examens du CPE, qui est bas comparé à l'année dernière et le taux de réussite, lequel a également diminué. Dans ce cas, vu le taux d'échec de cette année, nous aurions dû avoir plus d'élèves en prévocationnel", explique Harris Bachwa.

GSSTU: Pour la délocalisation du prévocationnel au plus vite

Le prévocationnel sera justement un des dossiers que compte relancer le syndicat des enseignants d'État. Non que celui-ci souhaite que le ministère revoie cette structure et son programme pédagogique. Mais, que l'État prenne des mesures pour délocaliser les départements qui se trouvent dans ses collèges. "Le prévocationnel est en train de causer des dégâts dans les collèges d'État !", insiste Naraindranath Gopee, président du syndicat des enseignants des collèges d'État (GSSTU). Autre préoccupation de ce syndicat, les transferts. "Nous voulons que le ministère mette sur pied un comité au plus vite. Il y a eu des transferts qui n'ont pu être jusqu'ici justifiés", dit-il. D'ailleurs, Naraindranath Gopee s'est adressé au Premier ministre, Navin Ramgoolam, pour lui exposer son cas. Il conteste son affectation au collège Gaëtan Raynal, alors qu'il n'a, dit-il, même pas quatre ans de service au collège Maurice Curé, où il travaillait jusqu'ici. Par ailleurs, il revient que le ministère de l'Education, envisagerait d'introduire l'éducation civique dans le secondaire d'État au cours de cette année. Cette matière est vivement attendue, certes. Toutefois dit-on, "il faudra compter sur d'autres enseignants pour assurer des cours !" La refonte du curriculum dans le secondaire et l'implémentation de nouvelles matières en 2008, laissent plus d'un perplexes. "Le ministre Gokhool nous avait présenté une réforme remplie de bonnes intentions. N'était-il pas question d'introduire le tourisme au secondaire, en marge de notre économie axée sur ce secteur ? C'était aussi le ministre qui avait laissé comprendre qu'il y aurait un time-frame pour assurer la mise en pratique de toutes ces intentions pour une éducation de qualité ! Qu'en est-il à ce jour ? Qui plus est, il ne reste que deux ans avant les élections générales…" , déclare, pour sa part, Yayah Paraouty, président de l'Union of Private Secondary Education Employees.

Fees SC/HSC: manifestation nationale annoncée pour le 22 février

Yayah Paraouty annonce également la relance de la mobilisation autour des subsides sur les frais d'examens de School Certificate et Higher School Certificate dès le 14 de ce mois. En mars dernier, le gouvernement avait décidé, après les différentes manifestations nationales, d'accorder 25% de subventions aux candidats qui ne bénéficient pas de subvention à hauteur de 100% ou 50%. Et ce selon des critères bien définis. Reprenant le combat, la plate-forme nationale, dit Yayah Paraouty, s'engagera dans une manifestation d'envergure le 22 février. Avant la fin de ce mois, la plate-forme définira la marche à suivre. À la fin de la manifestation du 22 février, le président de l'UPSEE entamera, pour sa part, une grève de la faim pour contester un emploi du temps qui le prive de ses prérogatives syndicales.

Au chapitre du primaire, le premier jour de la rentrée scolaire se fera sous le signe du concept bridging the gap à l'intention des touts petits. Et c'est parfois avec un sourire en coin ou avec un grincement de dents que les syndicalistes de ce secteur confient qu'ils auraient "souhaité voir le ministre consacrer autant d'énergie et d'attention à d'autres dossiers". Notamment, dit Vinod Seegum, président de la Governement Teachers'Union, l'introduction du B. ed Course, l'implémentation du nouveau curriculum, le monitoring et l'évaluation de la National Literacy and Numeracy Strategy et de la Zone d'Education Prioritaire. Vinod Seegum, confie aussi que la GTU veillera de très près à toute démarche du ministère de l'Education d'occulter le critère d'ancienneté dans la nomination des Deputy Head Teachers et Head Teachers. "C'est pour cette raison que nous attendons avec grand intérêt le prochain rapport du PRB. D'ailleurs, la révision de certaines anomalies dans le précédent rapport est impérative."


Sécurité routière

Alcool au volant:Zéro tolérance !

Évitez de prendre le volant si vous avez pris un verre de trop. Ou trouvez-vous un "Bob" pour vous reconduire chez vous. Et surtout oubliez les excès de vitesse. C'est le conseil que la police véhicule en cette période de fin d'année. Les contrôles policiers seront en effet renforcés sur les routes du 30 décembre au 2 janvier. Et le message est clair: zéro tolérance contre les abus au volant.

La principale préoccupation à la Road Safety Unit (RSU) en cette période de festivités demeure une augmentation des dangers relatifs à la sécurité routière. La mobilisation de tous les effectifs de la force policière sur les routes n'est pas étrangère à cela. La campagne de sensibilisation entamée depuis deux semaines semble avoir apporté des résultats positifs durant la semaine dernière: sur 177 personnes contrôlées à l'alcotest entre le 24 et le 25 décembre, neuf seulement avaient un taux d'alcool supérieur à la limite autorisée dans le sang. Soit 5% des conducteurs globalement n'ont pas respecté la limite autorisée.

Même si ce chiffre paraît encourageant, les officiers de la RSU ne restent pas pour autant les bras croisés. "Nous continuons un travail sans relâche. Ce n'est pas parce que la majorité des automobilistes s'est montrée responsable pour la Noël que nous ne resterons pas vigilants", soutient le sergent Barlen Munusami.

Sur la base des statistiques et leur expérience, les responsables de la sécurité routière savent que la période entre le réveillon de la Saint-Sylvestre et le 2 janvier, les risques d'insécurité sur les routes sont deux fois plus importants. Le comportement des automobilistes change, ils prennent plus de risques et ils ne respectent pas le code de la route. Sont souvent associés à ce genre de comportement, une consommation abusive de l'alcool et le non respect du code de la route.

Un nombre inquiétant de personnes a en effet été verbalisé pendant la nuit entre le 24 et le 25 décembre pour cause d'excès de vitesse. "Nous conseillons donc au chauffeur de respecter la limite de vitesse pour éviter de mettre en danger leur vie ainsi que celle des autres. Il est vrai que notre principale préoccupation reste l'alcool au volant. Nous invitons aussi les automobilistes d'adopter si possible une conduite défensive, de s'adapter aux conditions de la route et d'essayer d'anticiper sur des cas d'accidents causés par les erreurs des autres", ajoute le sergent Munusami.

L'alcool au volant et l'excès de vitesse constituent, selon les statistiques, les deux principales causes des accidents fatals. De janvier à novembre de cette année, 772 automobilistes avaient une alcoolémie supérieure à la limite autorisée et 30 702 chauffeurs ont été pris en contravention pour excès de vitesse. "C'est pour cela que nous allons nous montrer encore plus vigilants en cette période de fin d'année", ajoute le sergent Munusami.

La RSU note toutefois avec satisfaction que le concept "Bob" a fait du chemin depuis qu'il a été introduit l'année dernière. "Un bon nombre de chauffeurs ont été contrôlés parce que nous avions senti une odeur d'alcool à l'intérieur du véhicule. C'était en fait les passagers qui avaient bu. Le chauffeur était souvent un Bob, qui conduisait les personnes ayant bu", expliquent les officiers sur le terrain. Bob est en fait le prénom qui est attribué à un individu faisant partie d'un groupe d'amis qui se rendent dans une "party" ou en boîte de nuit. Il lui incombera la responsabilité de prendre le volant après la fête et de reconduire ses invités chez eux. Pour ce faire, il lui sera interdit de prendre une boisson alcoolisée pendant la durée de la fête.

Pour rappel, la nouvelle loi qui est entrée en vigueur en août de l'année dernière préconise le retrait du permis immédiat à tout chauffeur impliqué dans un accident fatal et ayant une alcoolémie deux fois supérieures à la limite autorisée. La limite autorisée est moins de 50mg d'alcool 100 millilitres de sang. L'amende pour une première offense varie entre 10 000 et Rs 25 000 et une peine d'emprisonnement ne dépassant pas six mois, en sus d'une disqualification du chauffeur pour une période de pas moins de 8 mois.

À Savoir…

Pour éviter d'être contrôlé positif lors d'un alcotest, un chauffeur peut calculer son taux d'alcool dans le sang après la consommation d'un ou de plusieurs verres en se basant sur la quantité d'alcool ingérée et l'intervalle entre chaque verre. Le chauffeur ne doit pas dépasser le seuil de 50mg d'alcool pour 100 millilitres de sang. Si c'est le double, il est passible d'une suspension de permis. Les études indiquent que 50mg pour 100ml de sang équivaut à:

(i) un verre et demi (1 tot et demi) de whisky ou;

(ii) 2 chopines et demi de bière

(iii) un verre de vin

Cependant, vu que le taux d'alcool varie en fonction de plusieurs facteurs, dont la quantité, le poids corporel, l'état de fatigue ou l'intervalle entre deux verres, il est conseillé, pour rester dans la limite autorisée de prendre:

(i) un verre de whisky ou;

(ii) 1 chopine et demi de bière

(iii) 3/4 verre de vin

Pour l'élimination de l'alcool, les études indiquent que, en moyenne, le corps humain élimine entre 15 et 18mg d'alcool par heure. Pour résumer, il faut au moins trois heures pour éliminer l'équivalent d'un verre et demi de whisky ou deux chopines de bière. Soit 50mg d'alcool pour 100 ml de sang.

Idées fausses…

Prendre un café, du "laïti", un chewing-gum, de l'eau etc. ça dessoûle. Seul le temps élimine les effets de l'alcool. Le temps de l'élimination est d'au moins une à deux heures par verre. Alors, inutile de se précipiter sous une douche froide ou de boire une cuillère d'huile… Cela ne sert à rien !

Mélanger son whisky avec du soda diminue les effets de l'alcool. Cela ne change rien puisque le volume d'alcool dans le verre reste le même. C'est la concentration d'alcool présente dans le verre qui diminue et le goût de l'alcool, donc, moins présent.

L'alcool donne des forces. Bien que l'alcool procure provisoirement un sentiment d'euphorie, celui-ci cède rapidement la place à l'irrémédiable "coup de barre" qui intervient après avoir consommé une forte quantité d'alcool.

J'attends une heure et je reprends le volant sans risques. La limite de temps que l'on doit se fixer avant de reprendre le volant dépend de la quantité d'alcool absorbée. Plus on consomme d'alcool, plus on doit attendre. Par exemple, il faut attendre entre 3 et 4 heures pour éliminer deux verres d'alcool.


Sécurité routière

Alcool au volant: Les "Bob" sauvent la mise

Les "Bob" ont résolument joué un rôle important pendant la période des festivités lorsqu'on tient en considération le nombre de cas positifs et négatifs à l'alcotest entre le 31 décembre et le 4 janvier. Durant ces cinq jours, 10 automobilistes sur plus d'un millier contrôlés avaient une alcoolémie supérieure à la normale. Ce qui fait dire aux responsables du Road Safety Unit (RSU) de la police aux casernes centrales que la campagne de sensibilisation a été "payante", surtout avec une baisse drastique dans le nombre d'accidents fatals pendant le mois de décembre. Il reste que les routes ont fait plus de morts en 2007 comparativement à 2006, soit 138 cas contre 133.

À la lecture des statistiques, il serait difficile de penser que pas un seul chauffeur n'a été contrôlé positif parmi les centaines de personnes soumises à un alcotest dans la soirée du 31 décembre. "C'est incroyable, mais vrai !", concède le sergent Barlen Munusami avant d'ajouter: "Ceux qui avaient un taux d'alcool supérieur à la normale dans le corps ont été interpellés entre le 1er et le 4 janvier."

Pendant les quatre premiers jours de l'année 10 conducteurs sur plus d'un millier contrôlés ont été pris dans les filets des policiers. Le bilan indique une moyenne de deux personnes par jour, sauf pour le 2 janvier où quatre personnes ont été contrôlées positivement suite à un alcotest. Cependant, il faut faire ressortir que quatre personnes ont refusé de se soumettre à un test, alors qu'une cinquantaine de chauffeurs contrôlés, avaient un taux légèrement inférieur à la limite autorisée.

Le sergent Munusami attribue ce changement de comportement et d'attitude à deux facteurs. D'une part, dit-il, les Mauriciens en général ont adopté le concept de "Bob" (celui qui ne boit pas et qui conduit) et, d'autre part, avoue-t-il, la campagne de sensibilisation axée sur le slogan "zéro tolérance" et des programmes diffusés sur les radios et à la télé ont eu un impact sur le public.

Lancé l'année dernière par la RSU et le ministère des Infrastructures publiques et du Transport, le concept de "Bob" semble, en effet, avoir définitivement fait son chemin. La tendance notée pendant cette période de festivités est que les personnes, groupes d'amis et familles étaient souvent accompagnés d'un chauffeur qui ne prenait pas d'alcool. "Nous avons eu un cas où deux occupants d'un véhicule étaient visiblement sous influence de l'alcool. Mais le chauffeur qui a été soumis à un alcotest n'avait pas une once d'alcool dans le sang. Un des occupants de la voiture nous a alors répondus: "Nous avons retenu les services d'un chauffeur pour ne pas prendre de risques." C'est un cas parmi tant d'autres. Mais c'est pour vous dire que les gens ont commencé à prendre conscience", déclare le sergent Munusami.

Ce qui est également certain, c'est que les propriétaires de mini-vans et de mini-bus ont été sur la brèche durant cette première semaine de janvier, au point où pratiquement tous étaient déjà "booked" plusieurs jours en avance pour des sorties, le jour comme la nuit. Du coup, les prix ont rapidement pris l'ascenseur en ce début d'année, certains proposant même des tarifs deux fois plus chers.

Quoi qu'il en soit, à la plage comme dans les soirées, les "Bob" en cette période de festivités étaient nombreux. Même dans le cas des couples, c'est l'époux ou l'époux qui, d'après les témoignages et faits recueillis, se résignaient à jouer le rôle de "Bob" à tour de rôle.

Accent sur la sécurité des étudiants

Cependant, les représentants des forces de l'ordre ne comptent pas dormir sur leurs lauriers. Le Sergent Munusami annonce que d'autres campagnes seront maintenues pendant l'année en collaboration avec la Traffic Management and Road safety Unit (TMRSU). La prochaine campagne qui sera initiée en ce début d'année, explique-t-il, sera axée sur la sécurité des étudiants. "Nous allons mener des actions systématiques sur la sécurité routière. Il nous faut absolument être proactifs pour promouvoir la sécurité sur nos routes. Comme c'est la rentrée scolaire, nous allons essayer de sensibiliser les parents pour qu'ils expliquent à leurs enfants les mesures de précautions à prendre. Les enfants sont encore plus vulnérables que les adultes. D'après les statistiques, 15 enfants ont trouvé la mort pendant l'année. Donc, il nous faut absolument remédier à cela", dit-il.

Au chapitre des statistiques, le nombre d'accidents fatals enregistré en 2007 est supérieur à 2006. Ce bilan était en fait attendu compte tenu de la tendance notée durant les deux premiers trimestres de l'année. Le bilan après le premier semestre indiquait 14 cas d'accidents fatals de plus comparativement à cette même période en 2006. Mais les autorités routières notent toutefois que "l'hémorragie" a été freinée durant le dernier trimestre de l'année, principalement pendant le mois de décembre, où 10 cas ont été enregistrés contre 19 en décembre. Jusqu'ici, les piétons et les motocyclistes restent les plus vulnérables. Le nombre de victimes par catégorie est comme suit: piétons: 46; chauffeurs: 16; motocyclistes: 43; passagers: 14; cyclistes: 11; autres: 8.


State Bank of Mauritius

Raja Ramdaursing à la présidence

L'assemblée générale des actionnaires de la State Bank of Mauritius réunie lundi dernier, le 31 décembre, a ratifié la désignation de Raja Ramdaursing à la présidence de cette institution. Il succède à Muni Krishna Reddi.

Pas de grands remous à cette assemblée, si ce n'est que Bissoon Mungroo, un actionnaire de la SBM a objecté au renouvellement du mandat de José Poncini membre du conseil d'administration de la banque. C'est le critère d'âge qui a été mis en avant par le directeur de l'hôtel Manisa et d'une compagnie de transport pour objecter à la reconduction du pionnier de l'industrie. Ce dernier, qui approche le club des octogénaires, quelque peu embarrassé par cette contestation ciblée, a promis de ne pas se représenter à l'expiration de son mandat l'année prochaine.

Quant aux autres chambardements annoncés, notamment à la direction de la banque et le remplacement de l'actuel Chief Executive Chaitlall Gunness par Kamal Taposeea, les discussions se poursuivent et la question devrait être éventuellement tranchée par le conseil d'administration qui vient d'être renouvelé.

Pour ce qui est des huit questions que les deux actionnaires, Anil Gayan et Bebakur Rampoortab ont adressées à l'ancien président de la SBM, Muni Krishna Reddi, le 18 décembre et dont nous faisions état, dans notre édition du 29 décembre dernier, pas de réponses d'autant que les deux actionnaires n'étaient pas présents à l'assemblée générale du 31 décembre. Interrogé, Anil Gayan rappelle que, dans sa correspondance, il avait pris bien soin de préciser que c'est fort des réponses qui lui seraient fournies qu'il se proposait de "participate meaningfully" à ladite assemblée.

Comme il n'avait pas eu la moindre réponse au 31 décembre dernier, Anil Gayan a choisi de ne pas y participer. Quant à la suite à donner à cette affaire, ce dernier se propose pour saisir le régulateur du secteur, la Banque de Maurice sur le fait qu'un actionnaire n'a pu encore être éclairé sur des questions aussi essentielles que le mode de recrutement des auditeurs, leurs honoraires, le nombre de conseillers et leurs rémunérations ainsi qu'une somme de Rs 450 millions de "bad debts" qui aurait été rayée.


Pollution industrielle alléguée à La Tour Kœnig

Les habitants de la NHDC attendent toujours les actions des ministères

Un mois après le problème de santé de la petite Luciana Athion (4 ans) - qui se retrouve avec "des poumons de gros fumeurs" selon ses médecins (voir notre édition du 2 décembre 2007) -, l'hostilité des habitants de la National Housing Development Company (NHDC) La Tour Kœnig est toujours palpable. Et ce, malgré le fait que le ministre du Logement, Asraf Dulull ait affiché sa fermeté, lors d'une réunion avec les différents partenaires concernés en vue de remédier à la pollution industrielle alléguée dans la localité. "On nous a dit qu'il y aurait une réunion très vite, mais un mois après la première rencontre, nous attendons toujours, cela sans aucune nouvelle des autorités", soulignent des habitants de la NHDC. Soucieux de leur santé, principalement de celle de leurs enfants, ces résidents espèrent, comme tel fut le cas lorsqu'ils avaient soulevé le problème en mars 2007, que cette fois encore leur plainte ne soit pas jetée pas aux oubliettes.

"Nous savons que les autorités souhaitent une solution durable pour nous tous. Nous savons qu'il y a plusieurs éléments à prendre en compte avant de trouver une solution. Mais le manque de communication nous fait douter de la volonté des autorités", expliquent-ils. Affirmant qu'ils ne souhaitent pas la fermeture de l'usine CMT (Compagnie Mauricienne de Textile), ces habitants - qui ne veulent pas non plus être relogés - réclament que leur situation soit revue au plus vite. Il y va de la santé des citoyens, mettent-ils en avant. Si lors de la réunion au ministère du Logement, le directeur de la CMT, François Woo, a admis qu'il peut y avoir des risques de pollution, il s'est aussi défendu expliquant que dès le départ, l'usine a investi pour réduire les risques. Il a indiqué que les fumées noires qui se dégagent de temps à autre des cheminées sont dues au nettoyage nécessaire de la chaudière, invoquant également la pression lors de la mise en marche de l'appareil. M.Woo a soutenu qu'il ne peut déplacer la chaudière de l'usine pour des raisons techniques. Le ministre Dulull avait cependant demandé à l'Environnement d'agir dans les meilleurs délais pour qu'ils établissent de strictes garanties de respect de l'environnement à suivre par la CMT. Depuis, des éléments de l'Université de Maurice sont attendus pour effectuer un "Stack monitoring", afin de mesurer le volume de poussière et de fumée émis par les cheminées de la CMT. L'objectif : déterminer si l'usine respecte les normes internationales. Si tel n'est pas le cas, des sanctions seront prises contre cette usine.

La CMT a procédé en fin de semaine à la pose d'une plate-forme au-dessus de ses cheminées en vue d'une maintenance complète qui sera effectuée cette semaine. Selon nos informations, l'usine a informé les habitants de la région de la tenue de cette maintenance complète car au redémarrage des travaux, il se pourrait qu'il y ait des risques de pollution. "Pas de grosses fumées noires, car c'est pour cela justement que nous effectuons la maintenance, mais des risques de pollution existent. Et nous devons prévenir les habitants", souligne un cadre de la CMT. Ce dernier confie également que l'usine est en contact permanent avec les autorités et que, très prochainement, les instances concernées décideront des actions à suivre. Rappelons que lors de la réunion au ministère du Logement, l'Environnement avait fait comprendre que les tests effectués sur les prélèvements de dépôts n'étaient pas assez concluants pour fournir un rapport. D'autres prélèvements et tests devaient encore être effectués et le rapport du ministère de la Santé était attendu. Une réunion avait alors été fixée durant cette première semaine du mois de décembre. Réunion que les habitants de la NHDC La Tour Kœnig attendent toujours, car en dépit des nombreuses propositions faites - notamment un Buffer Zone pour séparer la CMT des premiers appartements des résidences Les Tourelles ainsi qu'une élévation des cheminées de la CMT, la révision à la hausse du taux d'additifs utilisé par l'usine… - aucune décision formelle n'a encore été prise à ce jour.

Selon nos informations, le comité interministériel, sous le monitoring de sir Bhinod Bacha, Senior Advisor du ministère du Logement, étudie toujours les données. Se disant désespérés quant à la lenteur avec laquelle ce dossier progresse depuis qu'ils l'ont soulevé, des habitants de la NHDC La Tour Kœnig se réuniront cette semaine pour déterminer la marche à suivre…


Attention aux piqûres

Les méduses reviennent

Phénomène récurrent en cette période de l'année, les méduses ont une nouvelle fois piquées. Cette semaine, une dizaine de cas ont été recensés dans les lagons du Nord. Les régions touchées sont Mont Choisy, Trou aux Biches, La Cuvette (Grand-Baie) et Pereybère. Selon nos informations, certains cas, mais pas tous, ont été rapportés à la National Coast Guard (NCG). Les victimes ont été conduites à l'hôpital du Nord. Les autorités demandent aux nageurs d'être vigilants aux abords de ces plages, les piqûres de méduses pouvant être fatales chez certains sujets.

La hausse des températures, et le retour des vents du Nord en cette période estivale, ainsi que les pluies du 1er janvier, favorisent la procréation des méduses dans les zones côtières du nord, indique un pêcheur de Trou aux Biches. Cette semaine, plusieurs personnes s'en sont plaintes. Environ dix personnes ont été transportées d'urgence à l'hôpital du Nord, mercredi et jeudi dernier, après avoir été piquées par des méduses. "J'étais en train de nager à Trou aux Biches quand j'ai senti une douleur atroce dans ma jambe. Quelques minutes après, j'avais du mal à respirer. Heureusement qu'on m'a transporté d'urgence à l'hôpital où on m'a donné les soins nécessaires", explique un adolescent venu passé la journée de mercredi dernier en famille sur la plage de Trou aux Biches. Plusieurs autres personnes ont été victimes ce jour-là. D'autres cas ont été enregistrés à Mont Choisy, La Cuvette et Pereybère. Selon des sources policières, la situation est revenue à la normale hier dans ces régions du littoral. De nombreuses personnes ont pu se baigner ces deux derniers jours sans rencontrer de problème. Néanmoins, les baigneurs sont invités à être vigilants en cette période de l'année, si le poison des méduses est en général assez faible, les effets entraînent des maux de têtes, des vomissements, démangeaisons, et souvent la respiration est coupée. Le poison de certaines espèces, même rares dans nos eaux, peut être dangereux pour certaines personnes. En cas de piqûre, il faut vite sortir de l'eau car dans la panique, la victime risque de se noyer. Si du vinaigre ou du citron est disponible, il faut tremper la partie du corps atteinte. Ceci peut s'avérer efficace, mais, il est impératif de transporter la victime aux urgences, conseillent les pêcheurs.


Réveillon gâché

La révolte du chef

Réveillonner dans un restaurant, fût-il un des plus huppés de la très touristique côte nord du pays, n'est pas sans surprise. Malgré une carte de menus conçue de façon à n'attirer que les portefeuilles les plus cossus et une animation musicale très attrayante, dans certaines boîtes, il y a toujours risques de se retrouver être le dindon de la farce… De nombreux noceurs qui avaient décidé de délaisser le bon barbecue familial traditionnel l'ont appris à leurs dépens, le 31 décembre dernier.

Dans le restaurant en question où, d'habitude, tout va bien, en raison d'une mésentente de dernière heure entre le patron, un expatrié, et son chef cuisinier, les innocents clients qui avaient déboursé gros à l'avance, se sont retrouvés avec pas grand-chose à se mettre sous la dent. À 23h30, les pauvres clients ne s'étaient encore vus proposer qu'une pâle soupe. A minuit, affamés, ils ne devaient se rabattre que sur un steak, des salades et des frites avec le concours du maigre personnel restant. Un fiasco total !

Heureusement pour les clients qu'en sus de la bonne musique, il y avait aussi les feux d'artifices, grandioses, d'un hôtel 5 étoiles situé dans les environs. Mais, comme les feux de Bengale ne remplissent malheureusement pas le ventre, beaucoup de clients, évidemment mécontents, ont préféré migrer vers les nombreux petits hôtels-mines de la localité où il y avait encore quelques tables de libres.

Moralité: il faut toujours s'enquérir du type de relations industrielles qui prévalent dans certains restaurants avant de s'y rendre surtout en période de fêtes de grandes affluences. Certains touristes, particulièrement Français, rompus aux débrayages sur le tas, n'ont, toutefois, pas gardé la dent dure contre le chef cuisinier lequel cependant avait, semble-t-il, bien mijoté son coup… Une révolte de chef !

Séquestration massive d'employés… pour la fête de fin d'année

C'est encore des relations industrielles tendues qui ont donné un cachet, pour dire le moins cocasse, à un get together de fin d'année employeur-employés dans un hôtel international de grande classe du sud du pays. En fait, pour envoyer un signal de mécontentement fort à leur Human Ressources Manager, dont ils réprouvent le mode de gestion, les employés de l'hôtel en question avaient, dans leur grande majorité, convenu de boycotter la fête.

Ayant eu vent de ce qui se tramait et pour ne pas perdre la face devant sa direction, le HRM n'a pas trouvé mieux que de faire servir un avertissement à chaque employé pour le mettre en garde que toute absence - voire tout refus de prendre un pot on that auspicious occasion - sera soigneusement notée dans son dossier personnel et, le cas échéant, sanctionné ! De surcroît, il a pris la précaution de faire verrouiller les portes de sorties de l'établissement réservées au personnel, et même des toilettes, de crainte que les récalcitrants s'y dérobent ! On ne sait si cette nouvelle approche de la gestion du personnel aurait reçu l'aval de la direction. Mais, en tout état de cause, des syndicalistes du secteur hôtelier disent attendre avec impatience quelle sera, face à ce qui a été une séquestration massive, l'analyse qu'en fera un certain sociologue d'habitude grand donneur de leçon d'ingénierie sociale…


Nécrologie

Mort du premier Mr. Mauritius de l'histoire

Après le légendaire Baby Harris, décédé au début du mois à l'âge de 89 ans, c'est Cyril Hubert, un autre vénérable habitant du quartier du Ward 1V de Port Louis, qui nous a quittés, le 2 janvier dernier.

Cyril Hubert (85 ans) a eu une vie extrêmement bien remplie. Jeune, il pratiquait le body-building (il aimait, lui, le terme folklorique Barbell !) et eut le mérite d'être élu le premier Mr. Mauritius de l'histoire en 1948. Il répéta cette performance l'année suivante ex-aequo avec Herbert Barnes. Cyril Hubert ne devait jamais quitter ce domaine du culturisme même à un âge avancé et passa du statut d'athlète lui-même à celui de propriétaire et moniteur de club.

Il fabriquait de ses propres mains les haltères et autres équipements de ce club, le Physical Culture Studio à la rue Desroches. À l'heure où se développaient des centres de remise en forme dotés d'appareils les plus sophistiqués, jusqu'à récemment, le club d'Hubert utilisait encore une vieille technologie composée de vieilles roues de trains qui aura, néanmoins, permis à des centaines de jeunes citadins de toutes les couches et confessions de se tailler des muscles et de décrocher nombre de trophées.

Sportif dans l'âme, Cyril Hubert ne se déplaçait jamais dans la capitale autrement que sur sa vieille bicyclette Raleigh. Passionné de politique, malgré quelques motifs d'insatisfactions qu'il n'hésitait pas a exprimer, il était demeuré jusqu'au bout un fervent du Mouvement Militant Mauricien voire un bérengiste. Cyril Hubert a, d'ailleurs, été plusieurs fois été élu conseiller municipal MMM de Port Louis. Modeste employé de Taylor Smith, il y trouva le temps pour défendre les droits de ses camarades en tant que syndicaliste même jusqu'à s'y faire licencier à cause de son engagement dans les années 70. Il y a quelques années, Cyril Hubert était président de l'ex-Servicemen Welfare Fund.

Week-End présente ses condoléances à la famille endeuillée.


Noël des auditeurs de la MBC Radio

La MBC Radio a organisé, dans la journée d'hier, sa 14ème édition de l'opération intitulée "L'arbre de Noël des auditeurs". Elle consiste à collecter des jouets auprès des auditeurs pour les offrir aux enfants des milieux dits défavorisés à l'occasion de la Noël. Cette année, Pamela Patten, la directrice de la station radio publique, et ses collègues ont remis des jouets aux enfants à Camp Levieux, Beau-Bassin, à Roche Bois, à Baie du Tombeau, dans un centre SOS Femmes à Cité La Chaux à Mahébnourg et à Bois des Amourettes.

Pamela Patten qui est intervenue sur les ondes pour remercier les auditeurs a déclaré que grâce à ces actes de générosité de leur part, ces petits Mauriciens qui vivent dans des conditions modestes ont eu un cadeau à l'occasion de la fête de Noël.


Grâce à la solidarité de nos lecteurs

Mala Ramen, malade, réalise le rêve de ses enfants

Les difficultés et la souffrance de Mala Ramen, mère de famille, ont interpellé de nombreux lecteurs de Week-End. Mala Ramen qui élève seule son fils de 9 ans, vit dans des conditions de pauvreté dans une cité. Elle est atteinte d'un cancer du sein et ne travaille plus depuis que son état de santé s'est dégradé. Profondément touchés après le témoignage de Mala dans notre dernière édition, nos lecteurs - personnalités et anonymes - se sont mobilisés pour soutenir Mala. Avant son admission à l'hôpital, où elle subira une mastectomie demain, Mala - qui a été contrainte pour des difficultés financières de se séparer de ses deux fillettes - voulait réunir ses trois enfants et leur offrir un repas au Kentucky Fried Chicken. C'était, dit-elle, le plus beau cadeau qu'elle pourrait donner à ses enfants, dont son fils qui ne voyait ce fast-food qu'à la télévision. Ce rêve a été réalisé. Invitée par le responsable de KFC de Rose-Hill, Mala s'y est rendue mercredi dernier avec ses enfants où la petite famille a été chaleureusement accueillie par le personnel du fast-food. Aussi, grâce à cet élan de générosité, Mala a pu payer ses factures d'électricité et d'eau, de même que son loyer. Mala, extrêmement émue, a confié sa joie d'avoir rencontré des Mauriciens remplis de générosité, grâce auxquels son fils entamera la rentrée scolaire dans de meilleures conditions.


Donation

Un van spécialisé pour les handicapés

Marco Le Bon et Isabelle Poonoosamy ont remis un van spécialisé pour le transport des handicapés au NCRD, le 28 décembre dernier et ce en présence de la ministre de la Sécurité Sociale, Sheila Bappoo. Marco Le Bon, Mauricien établi en France et Isabelle Poonoosamy sont les organisateurs des trois représentations des Poppys, qui ont eu lieu chez nous en juillet 2006. L'argent recueilli, après les concerts, a servi à financer l'achat du véhicule.



s o c i é t é WEEK-END --- dimanche 6 janvier 2008