La drastique baisse de nos réserves en eau a contraint
la Central Water Authority (CWA) et la Water Resources Unit (WRU)
à revoir leur plan concernant la distribution d'eau à
travers le pays. La consommation domestique sera ainsi privilégiée
au détriment des autres secteurs, dont les services de
l'irrigation pour les besoins agricoles. La distribution a été
ramenée à 40 000 mètres cubes par jour contre
120 000 mètres cubes en temps normal.
"Nous explorons toutes les possibilités susceptibles
de nous permettre de gérer et d'économiser au maximum
les ressources dont nous disposons actuellement", déclare
Harry Bauluck, directeur de la CWA. Les pluies localisées
enregistrées à travers l'île pendant ces cinq
derniers jours n'ayant pas été d'un très
grand apport, les réserves aquifères ayant connu
une légère amélioration, alors que les réservoirs
de surface continuent à s'épuiser.
Mare-aux-Vacoas et le Midlands Dam sont actuellement dans leurs
plus mauvais jours. Ces deux principaux réservoirs de l'île
sont remplis à seulement un tier de leur capacité
maximale. L'apport des "bore-holes" remis en opération
a toutefois permis de soutenir cette baisse. Mais les experts
à la WRU ne cachent pas leur inquiétude. "Nous
disposons d'un stock d'un peu moins de deux mois si l'on tient
en compte le programme de coupures et les restrictions imposées
à certains secteurs. Nous suivons la situation quotidiennement
et nous nous réunissons chaque semaine pour apporter des
réajustements à notre stratégie de gestion",
indique-t-on.
La dernière réunion entre les différents
stakeholders s'est tenue vendredi au siège du ministère
des Services publics. Après avoir distribué un léger
surplus d'eau aux abonnés pendant la période des
festivités, la CWA a refermé la vanne en appliquant
son programme initial de coupures. La fourniture en moyenne se
situe autour de 6 heures par jour. Des dispositions ont par ailleurs
été prises pour approvisionner les zones les plus
affectées de l'île. La CWA a en effet fait l'acquisition
de cinq camions-citernes pour pouvoir approvisionner les régions
où la fourniture d'eau est inadéquate. La partie
nord de l'île serait actuellement la plus affectée,
d'autant plus qu'une importante hausse dans la demande a été
enregistrée durant ces dix derniers jours.
Les appréhensions quant à l'arrivée des grosses
pluies continuent néanmoins à s'amplifier. Les prévisions
météorologiques indiquent que les grosses pluies
pourraient faire leur apparition pendant la deuxième quinzaine
de janvier.
Manuels scolaires, Rentrée 2008
Livres d'occasion et troc ont la côte
Comme à l'accoutumée durant cette période,
après les fêtes, c'est la bousculade dans les librairies
de l'île. Pour cause, les parents préparent la rentrée
scolaire, prévue la semaine prochaine. Mais si bousculade
il y a dans les librairies, ce n'est pas forcément dû
à l'achat des manuels scolaires, mais plutôt aux
achats de dernière minute, de matériel scolaire,
en prévision de la rentrée, expliquent les libraires.
Car contrairement aux années précédentes,
les parents ont été plus prévisibles et ont
acheté les manuels dès la liste des livres obtenue,
soit depuis novembre pour certains. Autre phénomène
qui prend de l'ampleur, celui du troc, ou encore l'achat des livres
de secondes mains.
"On a cherché les livres auprès des cousins-cousines
avant. Aujourd'hui (ndlr : vendredi dernier), on vient prendre
ce qui reste. Y'a pas beaucoup", indique N., le papa
d'une adolescente qui fait son entrée en Form III cette
année. Comme lui, de nombreux parents mauriciens se sont
adonnés au troc cette année, afin de réduire
les énormes dépenses en matières de manuels
scolaires. Une tendance qui prend de l'ampleur quand on prend
en considération qu'en moyenne un parent dépense
entre Rs 1 500 et Rs 2 000 pour l'entrée de son enfant
en Form I, Rs 2 000 à Rs 2 500 pour la Form II, Rs 3 000
pour la Form III, et jusqu'à Rs 4 000 au niveau de la Form
IV et V, dépendant des matières. Au niveau du HSC,
les prix des manuels sont encore plus élevés, certains
parents devant dépenser jusqu'à Rs 6 000 uniquement
en matière de manuels scolaires. Outre le troc, l'achat
des livres d'occasions est de plus en plus courant. "On
paye un peu moins chers et certains livres qu'on trouve dans de
bonnes éditions ne sont pas usagés. Cela allège
le budget. Mais il faut faire très attention car des fois
on tombe sur les mauvaises éditions ou encore des livres
aux pages manquantes", expliquent certains parents. Pour
les libraires, cette année, malgré la hausse du
prix du papier, et de l'appréciation des devises étrangères,
les prix des livres n'ont pratiquement pas connu de hausse. Aucune
hausse aux Éditions Le Printemps (ELP), affirme Ahmad Sulliman,
le directeur, alors qu'au niveau des Éditions de l'Océan
Indien, le directeur, Devanand Dewkurun avoue une hausse de Rs
5 à Rs 10 sur quelques titres. L'échange entre parents
est devenu une affaire courante, expliquent les libraires. Ces
derniers notent également que, contrairement aux années
précédentes, les parents sont de plus en plus conscients
des priorités éducatives, la majorité ayant
profité du boni de décembre pour l'achat des manuels.
"Cette semaine, les parents dans les librairies sont venus
soit pour compléter la liste des livres manquants qu'ils
n'ont pas obtenue auprès de leurs proches ou après
avoir acheté les livres de secondes mains, soit pour acheter
les nouvelles éditions", soulignent les libraires.
Des manuels non disponibles à cause du retard dans la
soumission des commandes par certains collèges
Si certains d'entre eux notent une baisse dans la vente des livres
neufs, due notamment à la nouvelle tendance des livres
d'occasions, aux livres de secondes mains, certaines librairies
affichent l'optimisme car leur librairie reste néanmoins
bondée, les parents devant également acheté
le matériel scolaire pour la rentrée. Concernant
les livres qui ne sont pas disponibles actuellement sur le marché,
les libraires affirment que la situation, indépendante
de leur volonté n'est pas dramatique. Seuls quelques manuels,
environ 10%, destinés principalement à la Form I,
dont Discovering Science, Fleur d'Encre, Model
Oral English
manque sur le marché. La raison
avancée par les libraires pour expliquer cette non disponibilité
de certains manuels est le fait que le ministère de l'Éducation
a tardivement fait parvenir la liste des livres aux collèges
(au 7 novembre dernier, 35 collèges n'avaient toujours
pas obtenu l'aval du ministère) qui ont été
contraints d'envoyer leur commande encore plus tard aux libraires
et donc par ricochet, une commande encore plus tardive auprès
des fournisseurs étrangers. Autre problème avancé
par les libraires : la congestion portuaire, qui malheureusement
provoque un retard au niveau des livraisons dans les librairies.
Toutefois les libraires assurent que d'ici mercredi prochain,
certains livres seront de nouveau disponibles sur le marché.
Les autres arriveront au plus tard fin janvier, affirment-ils.
À la veille de la rentrée scolaire
Inquiétude dans les collèges privés: le
nombre d'admis en FI a chuté
Jeudi et vendredi prochains seront marqués par la rentrée
des classes dans le primaire et le secondaire. À la veille
de la grande rentrée du premier trimestre, les représentants
des enseignants et des managers du privé ont déjà
sorti les dossiers qualifiés prioritaires. Les revendications
n'ont pas pour autant changé. Tout comme le souhait pour
une meilleure communication entre ceux-ci et le ministère
de l'Education. Mais c'est avec une grande inquiétude que
le secondaire privé (non-confessionnel) entame cette rentrée.
Pour cause, la population estudiantine en Form I a considérablement
baissé. C'est ce qu'a démontré l'exercice
d'admission, peu avant la fin de décembre dernier
À la veille de la rentrée scolaire, les collèges
privés (non confessionnelles) ne se remettent pas encore
de ce qui est qualifié de "coup bas" !
Si jusqu'ici les responsables de ces institutions secondaires
- elles sont nombreuses - ont gardé le silence, c'est sans
doute parce qu'ils ont été pris par les impératifs
de l'exercice d'admission en Form I et les préparatifs
en marge de la rentrée. Et c'est justement lors de l'exercice
d'admission, en décembre dernier, que les managers du privé
ont fait face à cette déconcertante réalité.
"Notre intake pour cette année a considérablement
diminué", explique Harris Bachwa de la Fédération
des Managers des Collèges Privés. Le comble, ajoute-t-il,
"c'est que cette situation était prévisible."
En effet, depuis près de deux ans, lors de ses conférences
de presse et autres interventions, la fédération
a souvent manifesté cette inquiétude. L'arrivée
de nouveaux collèges d'État dans le paysage éducatif
avait, il y a quelques années, commencé à
susciter une crainte dans ce sens. Et l'introduction des collèges
nationaux, dont le nombre a été plus récemment
rallongé, a mine de rien amplifié l'inquiétude
des collèges privés.
Harris Bachwa, fédération des managers du privé:
"Notre souci était fondé"
À ce jour, les collèges privés ne peuvent
avancer un pourcentage ou autres chiffres pouvant traduire la
baisse au niveau des nouveaux admis. "Mais, à titre
d'exemple, nous avons admis seulement 15 élèves
en première année de prévocationnel, au lieu
de 25 qui représente notre capacité d'accueil",
concède Harris Bachwa, également manager du
collège Friendship. Il revient qu'ailleurs certains collèges
n'ont pas eu le nombre d'élèves requis pour opérer
leurs classes de première année de prévocationnel.
Demain, à quelques jours de la rentrée, les managers
concernés devraient procéder à un constat.
"Notre souci était fondé", scande
Harris Bachwa. Et d'ajouter: "Si notre intake en
form I continue à baisser d'année en année,
d'ici 5 à 10 ans, nous irons vers la fermeture de plusieurs
collèges pour nous retrouver avec 8 établissements
!"
La fédération des Managers, à maintes reprises,
rappelle notre interlocuteur, a demandé une garantie au
ministère de l'Éducation pour assurer la survie
des collèges privés. Mais en vain. "L'explication
qui nous sera donnée pour justifier cette baisse sera le
taux de participation aux examens du CPE, qui est bas comparé
à l'année dernière et le taux de réussite,
lequel a également diminué. Dans ce cas, vu le taux
d'échec de cette année, nous aurions dû avoir
plus d'élèves en prévocationnel", explique
Harris Bachwa.
GSSTU: Pour la délocalisation du prévocationnel
au plus vite
Le prévocationnel sera justement un des dossiers que compte
relancer le syndicat des enseignants d'État. Non que celui-ci
souhaite que le ministère revoie cette structure et son
programme pédagogique. Mais, que l'État prenne
des mesures pour délocaliser les départements qui
se trouvent dans ses collèges. "Le prévocationnel
est en train de causer des dégâts dans les collèges
d'État !", insiste Naraindranath Gopee, président
du syndicat des enseignants des collèges d'État
(GSSTU). Autre préoccupation de ce syndicat, les transferts.
"Nous voulons que le ministère mette sur pied un
comité au plus vite. Il y a eu des transferts qui n'ont
pu être jusqu'ici justifiés", dit-il. D'ailleurs,
Naraindranath Gopee s'est adressé au Premier ministre,
Navin Ramgoolam, pour lui exposer son cas. Il conteste son affectation
au collège Gaëtan Raynal, alors qu'il n'a, dit-il,
même pas quatre ans de service au collège Maurice
Curé, où il travaillait jusqu'ici. Par ailleurs,
il revient que le ministère de l'Education, envisagerait
d'introduire l'éducation civique dans le secondaire d'État
au cours de cette année. Cette matière est vivement
attendue, certes. Toutefois dit-on, "il faudra compter
sur d'autres enseignants pour assurer des cours !" La
refonte du curriculum dans le secondaire et l'implémentation
de nouvelles matières en 2008, laissent plus d'un perplexes.
"Le ministre Gokhool nous avait présenté
une réforme remplie de bonnes intentions. N'était-il
pas question d'introduire le tourisme au secondaire, en marge
de notre économie axée sur ce secteur ? C'était
aussi le ministre qui avait laissé comprendre qu'il y aurait
un time-frame pour assurer la mise en pratique de toutes
ces intentions pour une éducation de qualité ! Qu'en
est-il à ce jour ? Qui plus est, il ne reste que deux ans
avant les élections générales
"
, déclare, pour sa part, Yayah Paraouty, président
de l'Union of Private Secondary Education Employees.
Fees SC/HSC: manifestation nationale annoncée pour le
22 février
Yayah Paraouty annonce également la relance de la mobilisation
autour des subsides sur les frais d'examens de School Certificate
et Higher School Certificate dès le 14 de ce mois.
En mars dernier, le gouvernement avait décidé, après
les différentes manifestations nationales, d'accorder 25%
de subventions aux candidats qui ne bénéficient
pas de subvention à hauteur de 100% ou 50%. Et ce selon
des critères bien définis. Reprenant le combat,
la plate-forme nationale, dit Yayah Paraouty, s'engagera dans
une manifestation d'envergure le 22 février. Avant la fin
de ce mois, la plate-forme définira la marche à
suivre. À la fin de la manifestation du 22 février,
le président de l'UPSEE entamera, pour sa part, une grève
de la faim pour contester un emploi du temps qui le prive de ses
prérogatives syndicales.
Au chapitre du primaire, le premier jour de la rentrée
scolaire se fera sous le signe du concept bridging the gap
à l'intention des touts petits. Et c'est parfois avec
un sourire en coin ou avec un grincement de dents que les syndicalistes
de ce secteur confient qu'ils auraient "souhaité
voir le ministre consacrer autant d'énergie et d'attention
à d'autres dossiers". Notamment, dit Vinod Seegum,
président de la Governement Teachers'Union, l'introduction
du B. ed Course, l'implémentation du nouveau curriculum,
le monitoring et l'évaluation de la National Literacy
and Numeracy Strategy et de la Zone d'Education Prioritaire.
Vinod Seegum, confie aussi que la GTU veillera de très
près à toute démarche du ministère
de l'Education d'occulter le critère d'ancienneté
dans la nomination des Deputy Head Teachers et Head Teachers.
"C'est pour cette raison que nous attendons avec grand
intérêt le prochain rapport du PRB. D'ailleurs, la
révision de certaines anomalies dans le précédent
rapport est impérative."
Sécurité routière
Alcool au volant:Zéro tolérance !
Évitez de prendre le volant si vous avez pris un verre
de trop. Ou trouvez-vous un "Bob" pour vous reconduire
chez vous. Et surtout oubliez les excès de vitesse. C'est
le conseil que la police véhicule en cette période
de fin d'année. Les contrôles policiers seront en
effet renforcés sur les routes du 30 décembre au
2 janvier. Et le message est clair: zéro tolérance
contre les abus au volant.
La principale préoccupation à la Road Safety Unit
(RSU) en cette période de festivités demeure une
augmentation des dangers relatifs à la sécurité
routière. La mobilisation de tous les effectifs de la force
policière sur les routes n'est pas étrangère
à cela. La campagne de sensibilisation entamée depuis
deux semaines semble avoir apporté des résultats
positifs durant la semaine dernière: sur 177 personnes
contrôlées à l'alcotest entre le 24 et le
25 décembre, neuf seulement avaient un taux d'alcool supérieur
à la limite autorisée dans le sang. Soit 5% des
conducteurs globalement n'ont pas respecté la limite autorisée.
Même si ce chiffre paraît encourageant, les officiers
de la RSU ne restent pas pour autant les bras croisés.
"Nous continuons un travail sans relâche. Ce n'est
pas parce que la majorité des automobilistes s'est montrée
responsable pour la Noël que nous ne resterons pas vigilants",
soutient le sergent Barlen Munusami.
Sur la base des statistiques et leur expérience, les responsables
de la sécurité routière savent que la période
entre le réveillon de la Saint-Sylvestre et le 2 janvier,
les risques d'insécurité sur les routes sont deux
fois plus importants. Le comportement des automobilistes change,
ils prennent plus de risques et ils ne respectent pas le code
de la route. Sont souvent associés à ce genre de
comportement, une consommation abusive de l'alcool et le non respect
du code de la route.
Un nombre inquiétant de personnes a en effet été
verbalisé pendant la nuit entre le 24 et le 25 décembre
pour cause d'excès de vitesse. "Nous conseillons
donc au chauffeur de respecter la limite de vitesse pour éviter
de mettre en danger leur vie ainsi que celle des autres. Il est
vrai que notre principale préoccupation reste l'alcool
au volant. Nous invitons aussi les automobilistes d'adopter si
possible une conduite défensive, de s'adapter aux conditions
de la route et d'essayer d'anticiper sur des cas d'accidents causés
par les erreurs des autres", ajoute le sergent Munusami.
L'alcool au volant et l'excès de vitesse constituent, selon
les statistiques, les deux principales causes des accidents fatals.
De janvier à novembre de cette année, 772 automobilistes
avaient une alcoolémie supérieure à la limite
autorisée et 30 702 chauffeurs ont été pris
en contravention pour excès de vitesse. "C'est
pour cela que nous allons nous montrer encore plus vigilants en
cette période de fin d'année", ajoute le
sergent Munusami.
La RSU note toutefois avec satisfaction que le concept "Bob"
a fait du chemin depuis qu'il a été introduit l'année
dernière. "Un bon nombre de chauffeurs ont été
contrôlés parce que nous avions senti une odeur d'alcool
à l'intérieur du véhicule. C'était
en fait les passagers qui avaient bu. Le chauffeur était
souvent un Bob, qui conduisait les personnes ayant bu",
expliquent les officiers sur le terrain. Bob est en fait le prénom
qui est attribué à un individu faisant partie d'un
groupe d'amis qui se rendent dans une "party" ou en
boîte de nuit. Il lui incombera la responsabilité
de prendre le volant après la fête et de reconduire
ses invités chez eux. Pour ce faire, il lui sera interdit
de prendre une boisson alcoolisée pendant la durée
de la fête.
Pour rappel, la nouvelle loi qui est entrée en vigueur
en août de l'année dernière préconise
le retrait du permis immédiat à tout chauffeur impliqué
dans un accident fatal et ayant une alcoolémie deux fois
supérieures à la limite autorisée. La limite
autorisée est moins de 50mg d'alcool 100 millilitres de
sang. L'amende pour une première offense varie entre 10
000 et Rs 25 000 et une peine d'emprisonnement ne dépassant
pas six mois, en sus d'une disqualification du chauffeur pour
une période de pas moins de 8 mois.
À Savoir
Pour éviter d'être contrôlé positif
lors d'un alcotest, un chauffeur peut calculer son taux d'alcool
dans le sang après la consommation d'un ou de plusieurs
verres en se basant sur la quantité d'alcool ingérée
et l'intervalle entre chaque verre. Le chauffeur ne doit pas dépasser
le seuil de 50mg d'alcool pour 100 millilitres de sang. Si c'est
le double, il est passible d'une suspension de permis. Les études
indiquent que 50mg pour 100ml de sang équivaut à:
(i) un verre et demi (1 tot et demi) de whisky ou;
(ii) 2 chopines et demi de bière
(iii) un verre de vin
Cependant, vu que le taux d'alcool varie en fonction de plusieurs
facteurs, dont la quantité, le poids corporel, l'état
de fatigue ou l'intervalle entre deux verres, il est conseillé,
pour rester dans la limite autorisée de prendre:
(i) un verre de whisky ou;
(ii) 1 chopine et demi de bière
(iii) 3/4 verre de vin
Pour l'élimination de l'alcool, les études indiquent
que, en moyenne, le corps humain élimine entre 15 et 18mg
d'alcool par heure. Pour résumer, il faut au moins trois
heures pour éliminer l'équivalent d'un verre et
demi de whisky ou deux chopines de bière. Soit 50mg d'alcool
pour 100 ml de sang.
Idées fausses
Prendre un café, du "laïti", un chewing-gum,
de l'eau etc. ça dessoûle. Seul le temps élimine
les effets de l'alcool. Le temps de l'élimination est d'au
moins une à deux heures par verre. Alors, inutile de se
précipiter sous une douche froide ou de boire une cuillère
d'huile
Cela ne sert à rien !
Mélanger son whisky avec du soda diminue les effets
de l'alcool. Cela ne change rien puisque le volume d'alcool
dans le verre reste le même. C'est la concentration d'alcool
présente dans le verre qui diminue et le goût de
l'alcool, donc, moins présent.
L'alcool donne des forces. Bien que l'alcool procure provisoirement
un sentiment d'euphorie, celui-ci cède rapidement la place
à l'irrémédiable "coup de barre"
qui intervient après avoir consommé une forte quantité
d'alcool.
J'attends une heure et je reprends le volant sans risques.
La limite de temps que l'on doit se fixer avant de reprendre le
volant dépend de la quantité d'alcool absorbée.
Plus on consomme d'alcool, plus on doit attendre. Par exemple,
il faut attendre entre 3 et 4 heures pour éliminer deux
verres d'alcool.
Sécurité routière
Alcool au volant: Les "Bob" sauvent la mise
Les "Bob" ont résolument joué un rôle
important pendant la période des festivités lorsqu'on
tient en considération le nombre de cas positifs et négatifs
à l'alcotest entre le 31 décembre et le 4 janvier.
Durant ces cinq jours, 10 automobilistes sur plus d'un millier
contrôlés avaient une alcoolémie supérieure
à la normale. Ce qui fait dire aux responsables du Road
Safety Unit (RSU) de la police aux casernes centrales que la campagne
de sensibilisation a été "payante", surtout
avec une baisse drastique dans le nombre d'accidents fatals pendant
le mois de décembre. Il reste que les routes ont fait plus
de morts en 2007 comparativement à 2006, soit 138 cas contre
133.
À la lecture des statistiques, il serait difficile de penser
que pas un seul chauffeur n'a été contrôlé
positif parmi les centaines de personnes soumises à un
alcotest dans la soirée du 31 décembre. "C'est
incroyable, mais vrai !", concède le sergent Barlen
Munusami avant d'ajouter: "Ceux qui avaient un taux d'alcool
supérieur à la normale dans le corps ont été
interpellés entre le 1er et le 4 janvier."
Pendant les quatre premiers jours de l'année 10 conducteurs
sur plus d'un millier contrôlés ont été
pris dans les filets des policiers. Le bilan indique une moyenne
de deux personnes par jour, sauf pour le 2 janvier où quatre
personnes ont été contrôlées positivement
suite à un alcotest. Cependant, il faut faire ressortir
que quatre personnes ont refusé de se soumettre à
un test, alors qu'une cinquantaine de chauffeurs contrôlés,
avaient un taux légèrement inférieur à
la limite autorisée.
Le sergent Munusami attribue ce changement de comportement et
d'attitude à deux facteurs. D'une part, dit-il, les Mauriciens
en général ont adopté le concept de "Bob"
(celui qui ne boit pas et qui conduit) et, d'autre part, avoue-t-il,
la campagne de sensibilisation axée sur le slogan "zéro
tolérance" et des programmes diffusés sur les
radios et à la télé ont eu un impact sur
le public.
Lancé l'année dernière par la RSU et le ministère
des Infrastructures publiques et du Transport, le concept de "Bob"
semble, en effet, avoir définitivement fait son chemin.
La tendance notée pendant cette période de festivités
est que les personnes, groupes d'amis et familles étaient
souvent accompagnés d'un chauffeur qui ne prenait pas d'alcool.
"Nous avons eu un cas où deux occupants d'un véhicule
étaient visiblement sous influence de l'alcool. Mais le
chauffeur qui a été soumis à un alcotest
n'avait pas une once d'alcool dans le sang. Un des occupants de
la voiture nous a alors répondus: "Nous avons retenu
les services d'un chauffeur pour ne pas prendre de risques."
C'est un cas parmi tant d'autres. Mais c'est pour vous dire que
les gens ont commencé à prendre conscience",
déclare le sergent Munusami.
Ce qui est également certain, c'est que les propriétaires
de mini-vans et de mini-bus ont été sur la brèche
durant cette première semaine de janvier, au point où
pratiquement tous étaient déjà "booked"
plusieurs jours en avance pour des sorties, le jour comme la nuit.
Du coup, les prix ont rapidement pris l'ascenseur en ce début
d'année, certains proposant même des tarifs deux
fois plus chers.
Quoi qu'il en soit, à la plage comme dans les soirées,
les "Bob" en cette période de festivités
étaient nombreux. Même dans le cas des couples, c'est
l'époux ou l'époux qui, d'après les témoignages
et faits recueillis, se résignaient à jouer le rôle
de "Bob" à tour de rôle.
Accent sur la sécurité des étudiants
Cependant, les représentants des forces de l'ordre ne comptent
pas dormir sur leurs lauriers. Le Sergent Munusami annonce que
d'autres campagnes seront maintenues pendant l'année en
collaboration avec la Traffic Management and Road safety Unit
(TMRSU). La prochaine campagne qui sera initiée en ce début
d'année, explique-t-il, sera axée sur la sécurité
des étudiants. "Nous allons mener des actions systématiques
sur la sécurité routière. Il nous faut absolument
être proactifs pour promouvoir la sécurité
sur nos routes. Comme c'est la rentrée scolaire, nous allons
essayer de sensibiliser les parents pour qu'ils expliquent à
leurs enfants les mesures de précautions à prendre.
Les enfants sont encore plus vulnérables que les adultes.
D'après les statistiques, 15 enfants ont trouvé
la mort pendant l'année. Donc, il nous faut absolument
remédier à cela", dit-il.
Au chapitre des statistiques, le nombre d'accidents fatals enregistré
en 2007 est supérieur à 2006. Ce bilan était
en fait attendu compte tenu de la tendance notée durant
les deux premiers trimestres de l'année. Le bilan après
le premier semestre indiquait 14 cas d'accidents fatals de plus
comparativement à cette même période en 2006.
Mais les autorités routières notent toutefois que
"l'hémorragie" a été freinée
durant le dernier trimestre de l'année, principalement
pendant le mois de décembre, où 10 cas ont été
enregistrés contre 19 en décembre. Jusqu'ici, les
piétons et les motocyclistes restent les plus vulnérables.
Le nombre de victimes par catégorie est comme suit: piétons:
46; chauffeurs: 16; motocyclistes: 43; passagers: 14; cyclistes:
11; autres: 8.
State Bank of Mauritius
Raja Ramdaursing à la présidence
L'assemblée générale des actionnaires de
la State Bank of Mauritius réunie lundi dernier, le 31
décembre, a ratifié la désignation de Raja
Ramdaursing à la présidence de cette institution.
Il succède à Muni Krishna Reddi.
Pas de grands remous à cette assemblée, si ce n'est
que Bissoon Mungroo, un actionnaire de la SBM a objecté
au renouvellement du mandat de José Poncini membre du conseil
d'administration de la banque. C'est le critère d'âge
qui a été mis en avant par le directeur de l'hôtel
Manisa et d'une compagnie de transport pour objecter à
la reconduction du pionnier de l'industrie. Ce dernier, qui approche
le club des octogénaires, quelque peu embarrassé
par cette contestation ciblée, a promis de ne pas se représenter
à l'expiration de son mandat l'année prochaine.
Quant aux autres chambardements annoncés, notamment à
la direction de la banque et le remplacement de l'actuel Chief
Executive Chaitlall Gunness par Kamal Taposeea, les discussions
se poursuivent et la question devrait être éventuellement
tranchée par le conseil d'administration qui vient d'être
renouvelé.
Pour ce qui est des huit questions que les deux actionnaires,
Anil Gayan et Bebakur Rampoortab ont adressées à
l'ancien président de la SBM, Muni Krishna Reddi, le 18
décembre et dont nous faisions état, dans notre
édition du 29 décembre dernier, pas de réponses
d'autant que les deux actionnaires n'étaient pas présents
à l'assemblée générale du 31 décembre.
Interrogé, Anil Gayan rappelle que, dans sa correspondance,
il avait pris bien soin de préciser que c'est fort des
réponses qui lui seraient fournies qu'il se proposait de
"participate meaningfully" à ladite assemblée.
Comme il n'avait pas eu la moindre réponse au 31 décembre
dernier, Anil Gayan a choisi de ne pas y participer. Quant à
la suite à donner à cette affaire, ce dernier se
propose pour saisir le régulateur du secteur, la Banque
de Maurice sur le fait qu'un actionnaire n'a pu encore être
éclairé sur des questions aussi essentielles que
le mode de recrutement des auditeurs, leurs honoraires, le nombre
de conseillers et leurs rémunérations ainsi qu'une
somme de Rs 450 millions de "bad debts" qui aurait
été rayée.
Pollution industrielle alléguée à La Tour
Knig
Les habitants de la NHDC attendent toujours les actions des
ministères
Un mois après le problème de santé de la
petite Luciana Athion (4 ans) - qui se retrouve avec "des
poumons de gros fumeurs" selon ses médecins (voir
notre édition du 2 décembre 2007) -, l'hostilité
des habitants de la National Housing Development Company (NHDC)
La Tour Knig est toujours palpable. Et ce, malgré
le fait que le ministre du Logement, Asraf Dulull ait affiché
sa fermeté, lors d'une réunion avec les différents
partenaires concernés en vue de remédier à
la pollution industrielle alléguée dans la localité.
"On nous a dit qu'il y aurait une réunion très
vite, mais un mois après la première rencontre,
nous attendons toujours, cela sans aucune nouvelle des autorités",
soulignent des habitants de la NHDC. Soucieux de leur santé,
principalement de celle de leurs enfants, ces résidents
espèrent, comme tel fut le cas lorsqu'ils avaient soulevé
le problème en mars 2007, que cette fois encore leur plainte
ne soit pas jetée pas aux oubliettes.
"Nous savons que les autorités souhaitent une solution
durable pour nous tous. Nous savons qu'il y a plusieurs éléments
à prendre en compte avant de trouver une solution. Mais
le manque de communication nous fait douter de la volonté
des autorités", expliquent-ils. Affirmant qu'ils
ne souhaitent pas la fermeture de l'usine CMT (Compagnie Mauricienne
de Textile), ces habitants - qui ne veulent pas non plus être
relogés - réclament que leur situation soit revue
au plus vite. Il y va de la santé des citoyens, mettent-ils
en avant. Si lors de la réunion au ministère du
Logement, le directeur de la CMT, François Woo, a admis
qu'il peut y avoir des risques de pollution, il s'est aussi défendu
expliquant que dès le départ, l'usine a investi
pour réduire les risques. Il a indiqué que les fumées
noires qui se dégagent de temps à autre des cheminées
sont dues au nettoyage nécessaire de la chaudière,
invoquant également la pression lors de la mise en marche
de l'appareil. M.Woo a soutenu qu'il ne peut déplacer la
chaudière de l'usine pour des raisons techniques. Le ministre
Dulull avait cependant demandé à l'Environnement
d'agir dans les meilleurs délais pour qu'ils établissent
de strictes garanties de respect de l'environnement à suivre
par la CMT. Depuis, des éléments de l'Université
de Maurice sont attendus pour effectuer un "Stack monitoring",
afin de mesurer le volume de poussière et de fumée
émis par les cheminées de la CMT. L'objectif : déterminer
si l'usine respecte les normes internationales. Si tel n'est pas
le cas, des sanctions seront prises contre cette usine.
La CMT a procédé en fin de semaine à la pose
d'une plate-forme au-dessus de ses cheminées en vue d'une
maintenance complète qui sera effectuée cette semaine.
Selon nos informations, l'usine a informé les habitants
de la région de la tenue de cette maintenance complète
car au redémarrage des travaux, il se pourrait qu'il y
ait des risques de pollution. "Pas de grosses fumées
noires, car c'est pour cela justement que nous effectuons la maintenance,
mais des risques de pollution existent. Et nous devons prévenir
les habitants", souligne un cadre de la CMT. Ce dernier
confie également que l'usine est en contact permanent avec
les autorités et que, très prochainement, les instances
concernées décideront des actions à suivre.
Rappelons que lors de la réunion au ministère du
Logement, l'Environnement avait fait comprendre que les tests
effectués sur les prélèvements de dépôts
n'étaient pas assez concluants pour fournir un rapport.
D'autres prélèvements et tests devaient encore être
effectués et le rapport du ministère de la Santé
était attendu. Une réunion avait alors été
fixée durant cette première semaine du mois de décembre.
Réunion que les habitants de la NHDC La Tour Knig
attendent toujours, car en dépit des nombreuses propositions
faites - notamment un Buffer Zone pour séparer la CMT des
premiers appartements des résidences Les Tourelles ainsi
qu'une élévation des cheminées de la CMT,
la révision à la hausse du taux d'additifs utilisé
par l'usine
- aucune décision formelle n'a encore
été prise à ce jour.
Selon nos informations, le comité interministériel,
sous le monitoring de sir Bhinod Bacha, Senior Advisor
du ministère du Logement, étudie toujours les données.
Se disant désespérés quant à la lenteur
avec laquelle ce dossier progresse depuis qu'ils l'ont soulevé,
des habitants de la NHDC La Tour Knig se réuniront
cette semaine pour déterminer la marche à suivre
Attention aux piqûres
Les méduses reviennent
Phénomène récurrent en cette période
de l'année, les méduses ont une nouvelle fois piquées.
Cette semaine, une dizaine de cas ont été recensés
dans les lagons du Nord. Les régions touchées sont
Mont Choisy, Trou aux Biches, La Cuvette (Grand-Baie) et Pereybère.
Selon nos informations, certains cas, mais pas tous, ont été
rapportés à la National Coast Guard (NCG). Les victimes
ont été conduites à l'hôpital du Nord.
Les autorités demandent aux nageurs d'être vigilants
aux abords de ces plages, les piqûres de méduses
pouvant être fatales chez certains sujets.
La hausse des températures, et le retour des vents du Nord
en cette période estivale, ainsi que les pluies du 1er
janvier, favorisent la procréation des méduses dans
les zones côtières du nord, indique un pêcheur
de Trou aux Biches. Cette semaine, plusieurs personnes s'en sont
plaintes. Environ dix personnes ont été transportées
d'urgence à l'hôpital du Nord, mercredi et jeudi
dernier, après avoir été piquées par
des méduses. "J'étais en train de nager
à Trou aux Biches quand j'ai senti une douleur atroce dans
ma jambe. Quelques minutes après, j'avais du mal à
respirer. Heureusement qu'on m'a transporté d'urgence à
l'hôpital où on m'a donné les soins nécessaires",
explique un adolescent venu passé la journée de
mercredi dernier en famille sur la plage de Trou aux Biches. Plusieurs
autres personnes ont été victimes ce jour-là.
D'autres cas ont été enregistrés à
Mont Choisy, La Cuvette et Pereybère. Selon des sources
policières, la situation est revenue à la normale
hier dans ces régions du littoral. De nombreuses personnes
ont pu se baigner ces deux derniers jours sans rencontrer de problème.
Néanmoins, les baigneurs sont invités à être
vigilants en cette période de l'année, si le poison
des méduses est en général assez faible,
les effets entraînent des maux de têtes, des vomissements,
démangeaisons, et souvent la respiration est coupée.
Le poison de certaines espèces, même rares dans nos
eaux, peut être dangereux pour certaines personnes. En cas
de piqûre, il faut vite sortir de l'eau car dans la panique,
la victime risque de se noyer. Si du vinaigre ou du citron est
disponible, il faut tremper la partie du corps atteinte. Ceci
peut s'avérer efficace, mais, il est impératif de
transporter la victime aux urgences, conseillent les pêcheurs.
Réveillon gâché
La révolte du chef
Réveillonner dans un restaurant, fût-il un des plus
huppés de la très touristique côte nord du
pays, n'est pas sans surprise. Malgré une carte de menus
conçue de façon à n'attirer que les portefeuilles
les plus cossus et une animation musicale très attrayante,
dans certaines boîtes, il y a toujours risques de se retrouver
être le dindon de la farce
De nombreux noceurs qui
avaient décidé de délaisser le bon barbecue
familial traditionnel l'ont appris à leurs dépens,
le 31 décembre dernier.
Dans le restaurant en question où, d'habitude, tout va
bien, en raison d'une mésentente de dernière heure
entre le patron, un expatrié, et son chef cuisinier, les
innocents clients qui avaient déboursé gros à
l'avance, se sont retrouvés avec pas grand-chose à
se mettre sous la dent. À 23h30, les pauvres clients ne
s'étaient encore vus proposer qu'une pâle soupe.
A minuit, affamés, ils ne devaient se rabattre que sur
un steak, des salades et des frites avec le concours du maigre
personnel restant. Un fiasco total !
Heureusement pour les clients qu'en sus de la bonne musique, il
y avait aussi les feux d'artifices, grandioses, d'un hôtel
5 étoiles situé dans les environs. Mais, comme les
feux de Bengale ne remplissent malheureusement pas le ventre,
beaucoup de clients, évidemment mécontents, ont
préféré migrer vers les nombreux petits hôtels-mines
de la localité où il y avait encore quelques tables
de libres.
Moralité: il faut toujours s'enquérir du type de
relations industrielles qui prévalent dans certains restaurants
avant de s'y rendre surtout en période de fêtes de
grandes affluences. Certains touristes, particulièrement
Français, rompus aux débrayages sur le tas, n'ont,
toutefois, pas gardé la dent dure contre le chef cuisinier
lequel cependant avait, semble-t-il, bien mijoté son coup
Une révolte de chef !
Séquestration massive d'employés
pour la
fête de fin d'année