Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, qui mènera ce soir
une importante délégation ministérielle en
Inde à l'occasion des sixièmes Parvasi Bharatiya
Divas, sera honoré pour sa contribution dans l'épanouissement
de la diaspora indienne. En effet, le Samman Award lui
sera remis à cette occasion par la présidente de
l'Inde, Pratibha Patil, lors de la cérémonie officielle.
Le séjour du Premier ministre en Inde sera également
l'occasion pour des entretiens avec son homologue indien, Manmohan
Singh, ainsi qu'avec d'autres membres du gouvernement, dont le
chef de la diplomatie, Pranab Mukherjee, et le ministre du Commerce
et de l'Industrie, Kamal Nath. De son côté, le vice-Premier
ministre et ministre des Finances, Rama Sithanen, interviendra
en tant qu'un des guest speakers lors des conférences
des Pravasi Bharatiya Divas 2007.
La délégation officielle, qui part pour l'Inde,
est composée du Premier ministre, du vice-Premier ministre
et ministre des Finances et des ministres Abu Kasenally, Sheila
Bappoo, Rama Valayden et Mahen Gowressoo. La conférence
annuelle de la diaspora indienne se déroulera à
New-Delhi mardi et mercredi prochains. Le thème de l'édition
2007 des Pravasi Bharatiya Divas sera Engaging the Diaspora
: The Way Forward.
Navin Ramgoolam prononcera la keynote address lors de cette
conférence, qui abordera des sujets tels la knowledge
economy, la culture, l'empowerment et le leadership
chez les femmes, l'investissement, le commerce et le potentiel
de partenariat entre les pays de la diaspora indienne. De son
côté, le vice-Premier ministre et ministre des Finances
interviendra sur les thèmes Africa Investment Opportunities
et de Mobilising International PIO Resources in Development.
La remise du Samman Award au Premier ministre par la présidente
de la République de l'Inde sera l'un des points forts de
cette conférence. Cette initiative visant à honorer
la contribution exceptionnelle d'une personnalité de la
diaspora revient au ministre des Overseas Indian Affairs.
Des sources officielles au Prime Minister's Office indiquent que
Navin Ramgoolam sera reçu en tête-à-tête
par le Premier ministre indien pour passer en revue l'état
des relations bilatérales et aborder des sujets d'intérêt
commun. " Il n'y a pas d'agenda spécifique pour
ces discussions et il va sans dire que la partie mauricienne plaidera
en faveur du statu quo pour le Double Taxation Agreement avec
la garantie de l'Inde que rien ne sera fait au détriment
des intérêts de Maurice ", affirme-t-on
de mêmes sources. Le Comprehensive Economic Cooperation
and Partnership Agreement, qui est en discussion entre les deux
gouvernements, devra être évoqué.
Le Premier ministre rendra également des visites de courtoisie
à Pratibha Patil, au vice-président, Hamid Ansari,
et participera à des séances de travail avec les
ministres Mukherjee et Nath. La délégation officielle
sera de retour jeudi en prévision de la première
réunion du conseil des ministres pour 2008 vendredi.
Message du Nouvel An
Le PM mise sur la relance de l'économie
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, mise sur la relance de l'économie
pour surmonter les difficultés conjoncturelles. C'est ce
qu'il a laissé entendre dans son message télévisé
à la nation le jour du Nouvel An. Il a commenté
publiquement pour la première fois le dossier épineux
du prix de vente au détail de la farine en faisant clairement
comprendre qu'une majoration est inévitable. Il a aussi
affiché ses préférences pour le ciblage au
lieu de maintenir des subsides universels coûte que coûte.
Passant en revue les principaux indicateurs économiques,
le Premier ministre s'est félicité du renversement
de la tendance baissière enregistrée au cours de
ces dernières années. Chiffres à l'appui,
il a tenu à démontrer que le déclin économique
a été stoppé avec des prévisions d'un
taux de croissance de 6% en 2008 et des investissements étrangers
directs de l'ordre de Rs 10 milliards. " Ce résultat
n'a pas été facile à obtenir, mais c'est
grâce au courage de tout un chacun et aussi grâce
à notre détermination et à notre sens d'innovation
que nous avons pu atteindre ces résultats ",
a-t-il fait comprendre.
Navin Ramgoolam s'est déclaré convaincu qu'avec
la réforme économique enclenchée le problème
du chômage sera bientôt chose du passé. "
C'est en redynamisant l'économie, en donnant un coup d'accélérateur
à la croissance, en créant davantage d'emplois et
en rétribuant les employés avec de meilleurs salaires
que nous allons pouvoir surmonter les difficultés qui se
dressent sur notre route ", a-t-il ajouté.
Le Premier ministre a aussi abordé le partage de la richesse
générée par la croissance. " L'économie
doit être au service de l'homme. Autrement, il n'y a aucun
sens. Ce qui est important est comment la croissance économique
se traduit pour chacun de nous. C'est quand chaque personne -
du plus petit au plus grand - bénéficie d'une amélioration
dans son niveau et sa qualité de vie que je sais qu'un
pays a réalisé des progrès économiques
", a-t-il estimé.
Au chapitre de la farine, le Premier ministre a affiché
sa position à l'effet que la State Trading Corporation
ne pourra subventionner le prix de vente au détail
à hauteur de Rs 1 milliard vu que la hausse du prix sur
le marché mondial a été jusqu'ici de l'ordre
de 70%. " Si nous voulons maintenir le prix de la farine
à son niveau actuel, le montant des subsides doit passer
de Rs 400 millions à Rs 1 milliard. Ce n'est pas de cette
façon que nous allons remporter la bataille contre la hausse
des prix alimentaires. Tous les pays du monde doivent faire face
à ce problème ", a-t-il ajouté en
soutenant que le maintien des subsides universels n'est pas la
solution du problème. Il s'est prononcé en faveur
d'un ciblage en mettant en garde contre les répercussions
d'une détérioration du déficit budgétaire
sur les budgets de la Santé, de l'Éducation et des
Infrastructures publiques.
Navin Ramgoolam a aussi évoqué la nécessité
de permettre aux institutions telles que la Independent Commission
Against Corruption de faire leur travail, un projet initié
avec Joël de Rosnay, un des conseillers du Premier ministre
dans le domaine énergétique et de maintenir le law
and order. Il a commenté le " deal historique
" avec l'industrie sucrière, le démarrage
des travaux de la Commission Justice et Vérité à
partir du 1er février et de la situation à Rodrigues.
" Rodrigues fait partie de la République de Maurice.
Cela donne des avantages mais aussi des responsabilités
à l'égard de la République ", a-t-il
fait ressortir.
Devant le personnel de la State House la semaine dernière
SAJ évoque son départ fin septembre 2008
Alors que les spéculations vont bon train sur la suite
de sa carrière officielle et personnelle, sir Anerood Jugnauth
a profité du traditionnel get-together de fin d'année
qui s'est tenu la semaine dernière à la State House
pour exprimer devant l'ensemble du personnel du Réduit
le fond de sa pensée. Il a évoqué son départ
fin septembre 2008 et a laissé entendre que c'était
probablement la dernière fête de fin d'année
qu'il célébrait en leur compagnie, son mandat de
président de la République expirant fin septembre
2008.
Cette allusion est tout à l'honneur du président.
Si elle se confirme, cela représenterait un bel exemple
de moralité publique. Sir Anerood Jugnauth, qui a une conception
légaliste de tout, a choisi d'être un président
respectueux de la lettre et de l'esprit de la Constitution, c'est-à-dire
strictement dans son rôle de chef d'état non-exécutif
qui ne se mêle pas des décisions des autres institutions.
D'autant que le début de son mandat n'a pas été
de tout repos, les relations avec le gouvernement travailliste
étant tendues, des voix s'élevant pour réclamer
son départ après les élections de 2005 et
la cérémonie d'investiture des nouveaux ministres
du 29 juillet de la même année non pas à la
State House, comme le veut la tradition, mais à Port-Louis
s'étant transformée en manifestation travailliste
anti-président Jugnauth.
On ne sait pas si c'est cet épisode qui l'a conforté
dans sa position annoncée de débarrasser le plancher
de la State House une fois son mandat expiré, et ce malgré
le réchauffement subséquent de ses relations avec
le Premier ministre, Navin Ramgoolam, les visites hebdomadaires
du jeudi ayant remplacé les échanges épistolaires
formels initiaux. Toujours est-il que cette annonce de fin 2007
a rassuré ceux qui croyaient que SAJ était en quête
d'un prolongement de mandat.
Quelle que soit la décision que sir Anerood Jugnauth prendra
finalement, elle ne sera pas sans conséquence sur l'échiquier
politique en 2008. S'il reste, c'est que le Premier ministre se
réserve le loisir de contracter une alliance avec le MSM,
une perspective loin d'être farfelue avec les difficultés
que les deux principaux partis d'opposition éprouvent pour
conclure un arrangement électoral en prévision des
prochaines élections générales de 2010.
Événements majeurs
Quel rôle pour le leader du MSM, Pravind Jugnauth qui a
le handicap de ne pas être un parlementaire ? Eh bien, il
pourrait, dans le cadre d'une alliance avec l'Alliance sociale,
être le candidat du gouvernement à la partielle du
n°8, si les juges à Londres confirment les observations
de leurs collègues mauriciens qui ont invalidé l'élection
de Ashock Jugnauth pour pratiques électorales irrégulières.
L'autre possibilité est qu'en sa qualité d'avocat
il supplante Rama Valayden au poste d'Attorney General. Le leader
du MR est le plus ardent défenseur de Navin Ramgoolam au
sein du conseil des ministres parce que se sachant vulnérable
et sans "bargaining power", un député
élu peut menacer de démissionner pour embarrasser
le gouvernement tandis que la démission d'un député
correctif peut entraîner la désignation d'un autre
correctif mais pas nécessairement du même bord.
Pravind Jugnauth Attorney General et quelques élus du MSM
au gouvernement, une grande alliance dirigée par Navin
Ramgoolam pourrait envisager, fort de ce soutien, non négligeable,
des élections anticipées durant le deuxième
semestre de 2009.
Si sir Anerood Jugnauth quitte le Réduit, à la fin
de son mandat et même avant, il pourrait en tant que citoyen
ou, disons, un président d'honneur du MSM, mais avec son
aura d'ancien Premier ministre reconnu pour son efficacité,
jeter son poids dans une bataille électorale pour soutenir
son fils Pravind Jugnauth dans le cadre d'une triangulaire à
la partielle du n°8, à Quartier Militaire/Moka.
Ces scénarios sont accrédités par les sorties
publiques conjuguées de l'épouse même du président,
Lady Jugnauth, et de Pravind Jugnauth. La "First Lady",
qui avait été rappelée à l'ordre par
la Electoral Supervisory Commission "en juin 2005 pour
son implication dans la campagne électorale",
ne semble pas avoir pour autant opté pour la réserve
et la discrétion. Dans un entretien à Radio Plus,
le 27 décembre dernier, elle a laissé entendre que
SAJ aura bien des choses à faire
en tant que "citoyen"
et a aussi décrété que Paul Bérenger
ne pouvait "malgré son riche passé politique"
se présenter comme Premier ministre "parski
fodé lépep oulé ou". Cette déclaration
politique a d'ailleurs suscité pas mal de réactions.
Le MMM devant discuter de tout cela à la première
réunion de ses instances prévue le 12 janvier prochain.
Quant à Pravind Jugnauth, à sa dernière conférence
de presse pour l'année 2007, tenue le 19 décembre,
il a annoncé que "SAJ, qui est connu comme le père
du miracle économique, continuera à jouer un rôle
important au niveau du pays" pour ajouter aussi tôt
que "il restera actif au niveau social ou dans d'autres
domaines", sans plus de précision. Et, dans un
message de fin d'année adressé à la presse,
le leader du MSM a annoncé que "2008 sera l'année
de l'espoir pour le pays", ajoutant aussi que "des
événements majeurs sont à prévoir
et le MSM sera au centre de ces événements qui vont
jeter les bases pour une alternance crédible et réaliste
"
En tout cas, une chose est sûre, tous les regards seront
tournés vers le Réduit d'ici à septembre
Après les déclarations de Dinesh Ramjuttun
Onde de choc au MMM
C'est une onde de choc au MMM après les déclarations
faites par Dinesh Ramjuttun dans le cadre d'un entretien qu'il
a accordé à notre confrère Le Défi-Plus
dans son édition d'hier. Le leader du tout nouveau Front
Patriotique Mauricien a révélé avoir proposé
à Paul Bérenger de partager le poste de Premier
ministre avec lui.
Après avoir fait les éloges du leader mauve, Dinesh
Ramjuttun déclare ceci : "Sachez que Paul Bérenger
n'est pas intéressé à se présenter
comme Premier ministre aux prochaines élections. Il ne
cesse de nous répéter qu'il n'est pas obsédé
par ce poste. Je fais de mon mieux pour le convaincre de revenir
sur sa décision."
Et c'est juste après qu'il est venu ajouter : "Je
lui ai même proposé une formule gagnante : un partage
du mandat premier ministériel entre lui et moi. Il peut
être présenté comme Premier ministre pendant
les premiers deux ans et demi et moi pendant la deuxième
moitié
". Interrogé sur la réaction
qu'une telle proposition a suscitée chez le principal concerné,
Dinesh Ramjuttun a répondu : "Il étudie
cette formule."
À la lecture de cette interview hier, dirigeants comme
simples militants sont tombés des nues, selon des informations
recueillies auprès de personnes influentes au MMM. Interrogés,
ils ont dit qu'ils comptent soulever toute cette question la semaine
prochaine.
Le leader du MMM, qui prend quelques jours de vacances en compagnie
de ses proches, sondé dans la matinée d'hier par
certains de ses collègues, aurait laissé entendre
que les propos du leader du Front Patriotique Mauricien ne devraient
pas "être pris au sérieux".
Le Parti Action Libéral (PAL) de Lutchmeeparsadsing Ramsahok
ne s'est pas fait prier pour réagir et, dans un communiqué
émis hier même, se demande si Dinesh Ramjuttun a
été autorisé par le MMM et ses alliés
à faire une telle déclaration.
Le leader du PAL rappelle à l'intention de Paul Bérenger
que deux de ses autres alliés, Ashock Jugnauth et Raj Dayal,
"have already blown their own trumpet in the past by saying
that they will be the future Prime Minister of Mauritius"
avant de souligner que "now, an individual like Dr Dinesh
Ramjuttun who is the leader of a newly born political party created
about one month ago is boasting his views through the media and
presenting himself as Prime minister" qualifiant cela
de "pe vende la peau l'ours avant touye l'ours."
Et de donner ce "friendly advice" au leader du
MMM : "Be very careful with individual like Dr Dinesh
Ramjuttun or else it might be too late thus resulting in regrets.
Do not let you get surrounded by politcians without public interest
and good ambition for the Mauritian nation but only personal interests.
Do not hurry in life, wait and you will reach your destination
with good company."
Ça va se savoir
Allet ne cède pas le leadership du PMSD
Une nouvelle publiée dans la presse du samedi a semé
le trouble dans les deux basses-cours bleues, celles du PMSD et
du PMXD. Selon cette nouvelle, le leader du PMSD, Maurice Allet,
aurait approché Richard Duval pour lui proposer de prendre
sa succession comme leader. Si cette nouvelle a provoqué
quelques espoirs du côté des partisans des XD, elle
a été accueillie avec stupéfaction et colère
du côté des SD.
Ce qui a poussé Maurice Allet à mettre les points
sur les i dans une déclaration. "J'ai des rapports
civilisés avec Richard Duval, sans plus, et il n'a jamais
été question que je lui cède le leadership.
Il ne sera jamais question que le leadership du PMSD soit offert
à quelqu'un du PMXD.D'autant plus que mon parti se trouve
résolument à l'aise dans l'opposition et l'autre
au gouvernement. Si j'avais à le faire, c'est à
mon adjoint Eric Guimbeau que je confierai le leadership. C'est
d'ailleurs Eric qui assurera le leadership pendant mon absence
du pays en janvier."
Objectifs 2008 de Rezistans Ek Alternativ
Contre le communalisme et pour un forum alternatif
Intensifier la campagne en vue de l'élimination de toute
forme de communalisme institutionnalisé et uvrer
pour la constitution d'un forum pour une politique économique
et sociale alternative : tels sont les deux objectifs pour 2008
de Rezistans Ek Alternativ.
Selon ce regroupement, les chiffres du Central Statistics Office
(CSO) pour 2007, notamment, ceux du Gini Coefficient et de l'inflation
confirment l'accroissement de l'inégalité entre
riches et pauvres durant l'année écoulée.
Pour Rezistans Ek Alternativ, cette détérioration
de l'écart entre les possédants et les démunis
est la conséquence de la "réforme néo-libérale.
Une réforme dont les conséquences, affirme-t-on
par ailleurs, provoquent l'insécurité sociale et
des problèmes tels le banditisme, la "montée
inquiétante" du VIH/Sida et du fléau de la
drogue.
Pour Rezistans Ek Alternativ, même la légère
baisse du chômage est atténuée par la "perte
de quelque 8 000 à 10 000 emplois" résultant
de la mise en application de la réforme sucrière.
Ce mouvement dit constater que 2007 aura, d'autre part, été
marquée par un "conflit conjoncturel" entre la
bourgeoisie historique et la bourgeoisie d'État.
Un conflit illustré, selon Rezistans Ek Alternativ, par
le débat autour de la réforme sucrière, du
commerce de produits stratégiques comme le fer de construction,
le lait et la farine ainsi qu'autour du contrôle des terres
et de l'espace côtier.
Le regroupement avance qu'il est nécessaire, pour l'année
nouvelle, de développer une plate-forme politique autour
d'un programme économique et social alternatif, surtout,
dans la mesure où l'Opposition parlementaire MSM/MMM n'aurait
aucune politique alternative et "se positionne, chacun,
en vue d'entrer en alliance avec Ramgoolam".
L'autre priorité de Rezistans Ek Alternativ pour 2008 sera
l'intensification de la campagne pour l'élimination de
toute forme de "communalisme institutionnalisé".
Sous ce rapport, ce mouvement soutient que le Premier ministre
et le leader de l'Opposition se sont prononcés en faveur
"d'une redéfinition et d'une perpétuation
du communalisme dans la Constitution et le système politique".
Conférence de GOPIO du 7 au 10 janvier à New-Delhi
Navin Ramgoolam, bénéficiaire de la prestigieuse
Pravasi Bharatiya Samman
Le Premier ministre, Navin Ramgoolam, l'invité d'honneur
de la Pravasi Bharatiya Divas qui se tiendra à
partir de demain à Nouvelle Delhi, en Inde sera l'un des
dix heureux récipiendaires de la prestigieuse Pravasi Bharatiya
Samman qui lui sera conférée par la présidente
de la République indienne, Mme Pratibha Patil. Le Dr Navin
Ramgoolam est attendu demain dans la capitale indienne, accompagné
de l'Attorney General, Rama Valayden et d'une forte délégation
comprenant les membres des organisations socio-culturelles et
des hommes d'affaires mauriciens.
Cette conférence organisée par le Global Organisation
of People of Indian Origin (GOPIO) sera inaugurée
par le Premier ministre indien, Manmohan Singh. Outre le volet
culturel de cette manifestation d'envergure, le Dr Navin Ramgoolam
invitera les investisseurs de la diaspora indienne d'investir
à Maurice lors de la conférence ayant pour thème,
Business Network Conference qui se tiendra le
10 janvier à l'hôtel Le Méridien, Nouvelle-Delhi.
Selon Mahen Utchanah, le président de GOPIO Maurice, il
est important de préserver la culture indienne, les langues
ancestrales et mêmes les religions mais il faut aussi encourager
les affaires parmi les gens d'origine indienne. La manifestation
du 10 janvier réunira les représentants des chambres
de commerce de Sri Lanka, de la Malaisie, de l'Afrique du Sud,
de l'île de la Réunion et de Myanmar entre autres.
Le président de la Mauritius Sanatan Dharma Temples Federation,
Somduth Dulthumun a indiqué à la presse qu'une soixantaine
de membres de la MSDTF feront partie de la délégation
et ensemble avec GOPIO, Maurice assuront la promotion de Maurice
comme une destination prisée pour les affaires.
La délégation mauricienne entamera également
des négociations pour l'assouplissement des conditions
en vue de l'obtention d'un People of Indian Origin Card
(PIO Card). Une proposition sera faite afin que les 5e, 6e et
même 7e générations des descendants de travailleurs
engagés puissent se procurer de cette carte. La carte coûte
actuellement US$ 300 (environ Rs 10 000). Une proposition sera
faite afin de ramener le prix à US $100. La demande pour
l'obtention d'une carte PIO est approuvée dans un délai
maximal de 45 jours et le demandeur doit faire partie de la quatrième
génération des gens dont les ancêtres étaient
des travailleurs engagés.
Départ du haut commissaire pakistanais
Remerciements de l'AleemeeSociety à Sayed Hassan Javed
Alors que le haut commissaire du Pakistan à Maurice, Sayed
Hassan Javed quitte le pays ce dimanche au terme de son contrat,
le président de l'Aleemee Society, Saheed Thupsee lui adresse
ses remerciements pour avoir, notamment, permis la conclusion
de l'Accord d'échanges préférentiels entre
Maurice et son pays.
M. Thupsee, qui souhaite au haut commissaire pakistanais "plein
succès" dans la poursuite de sa carrière se
déclare, par ailleurs, "très peiné"
par le récent assassinat de Benazir Bhuto. Il espère
que, malgré ce drame, le Pakistan "continuera sur
la voie de la démocratie" et "sur le chemin
du développement économique au même titre
que l'Inde".