Leur terrain de jeu: la cour municipale de Rose-Hill, les aires
de stationnement de la clinique Darné, le jardin Balfour
Faute d'un skatepark,Wasted Youth, team de jeunes skateurs
s'y donnent rendez-vous chaque dimanche pour pratiquer cette discipline
à laquelle ils vouent une passion sans bornes. Afin de
redonner vie à la pratique du skateboard longtemps oubliée
et de partager les techniques de cette discipline considérée
non seulement comme une passion mais aussi comme un style de vie,
les riders ont décidé de réaliser un DVD.
Désormais ni vigile ni agent ne pourront exercer de pression
sur eux car le maire de Curepipe s'engage à mettre en place
un projet pour leur plus grand bonheur: l'élaboration d'un
skatepark.
En avril 2007, Mayur Mungroosing, champion de la compétition
Extreme National Championship 2007 - très connu
dans le milieu du skate pour ses prouesses spectaculaires -, et
son ami Xavier Pompon décident de monter un groupe de skateurs.
Arvind Matadeen, Ali Ghanty, Alexandre Sabas, Yanish Gooradoo,
David Sabas et Bryan Daxe s'y joignent et deviennent membres de
Wasted Youth. La planche à roulettes ou planche
de bois sous laquelle sont fixés deux essieux tenant quatre
roues vont servir à se déplacer, mais aussi à
réaliser des figures (tricks) de toutes sortes, en environnement
urbain ou ailleurs. Faute d'un skatepark et d'espace, les riders
découvrent alors toutes les possibilités qu'offre
le mobilier du street (mains courantes, marches, barres, trottoirs,
poubelles), ce qui élargit considérablement les
possibilités de tricks ou parfois dans l'aire de stationnement
de la clinique Darné, au jardin Balfour ou dans la cour
de la municipalité de Rose-Hill. Arvind Matadeen, le team
manager du groupe âgé de 24 ans, a décidé
de pratiquer ce sport sous l'influence de talents tels que Mike
Vallely, un Américain qui a mis au point plusieurs techniques
de skate, Chris Cole, Jammie Thomas, entre autres. Selon lui,
le nouveau Maire de Curepipe, Hareechand Bhangeerutchee, qui a
assisté à la présentation de leur DVD, -
une vidéo qui comporte la présentation de chaque
membre et des démonstrations de différentes figures
pratiquées par les skateurs - les a rassurés qu'il
envisage dans un futur proche, l'élaboration d'un premier
skatepark à Curepipe. "Le skatepark comprendra
des rampes, half pipe, quarter pipe, fun box, grind box, des barres",
explique le jeune homme. La pratique du skateboard représente
plus qu'un sport pour ses adhérents: elle est une passion
et surtout un style de vie. Comme l'indique Arvind: "Le
skate, c'est une manière de glisser, mais surtout, pour
nous, une passion et une manière de s'habiller". Sport
de délinquants ? Pas du tout. "On se moque des
préjugés. Les gens attribuent ce sport à
la drogue, au vagabondage. Avant les riders étaient
vêtus de jeans déchirés, avaient une culture,
enfin tout pour accentuer le côté rebelle. Mais aujourd'hui
on garde toujours de longs cheveux comme les rockers et notre
style vestimentaire est clean et rock. Si on a choisi de nous
appeler les Wasted Youth, c'est justement pour montrer
aux gens qu'on n'est pas du gaspillage".
En pratiquant ce sport et en commercialisant un DVD de 50 minutes
intitulé Our world, ces pionniers, âgés
de 14 à 25 ans qui ont jusque-là skater dans l'intimité,
souhaitent promouvoir cette discipline longtemps mise au rancart
à Maurice et du même coup proposer des techniques
d'apprentissage de base. La vidéo mise en vente à
Rs 350, est associée à une bande-son rock qui colle
aux séquences de chaque skateboarder.
Le skateboard est-il un sport ou un art ? La question se pose
dès qu'on désire aborder le style et la philosophie
de la discipline. Un sport est une discipline mettant l'accent
sur la performance, tandis qu'un art vise à atteindre un
idéal esthétique, par une technique, un style propre.
En tant qu'art, le skateboard se rapprocherait de la danse, en
ce que la recherche de beauté se fait à travers
le mouvement. La récupération de cette mode est
une façon de montrer son adhérence à une
philosophie, plus encore à une discipline en soi. L'esprit
du skateboard a beaucoup inspiré la nouvelle génération,
devenant un phénomène de société,
et une référence parmi les jeunes. D'un point de
vue musical, il n'est pas possible de stéréotyper
l'univers du skateboard. Si certains prétendront que les
skateurs apprécient surtout les musiques de la street
culture américaine (hip hop, rap), d'autres ne pourront
que s'insurger devant cette affirmation. Issu du surf, discipline
à la culture profondément rock'n'roll, le skateboard
s'est ensuite développé dans la rue, sur des rythmes
de hip hop. Le hip hop est récupéré pour
son appartenance à la street culture américaine,
tandis que le rock rappelle l'euphorie des débuts. Le rock
et ses dérivés - punk, metal - semblent supplanter
le hip hop dans le monde du skateboard.
Il y a à l'heure actuelle un nombre impressionnant de figures
ou tricks. Le plus simple mais certainement pas le plus facile
est le ollie, le saut (apparu dans les années 80). C'est
le premier trick que le débutant doit apprendre pour pouvoir
évoluer.
Les flips: faire un flip consiste à s'élever
dans les airs, à faire tourner le skate d'une façon
prédéfinie et à retomber dessus. Pour réussir
un flip, il faut des heures d'entraînement et une technique
bien développée. Il existe des dizaines de flips
différents, dont le kickflip, le heelflip, le 180 flip,
le 360 flip, le pop-shoveit, etc.
Les grabs: un grab consiste à s'élever dans
les airs, à saisir sa planche avec une main tout en la
laissant en dessous des pieds puis à retomber au sol.
Les slides et les grinds: il s'agit des tricks que l'on
effectue sur une barre ou sur une bordure de trottoir, par exemple.
Le but est de sauter et d'atterrir sur la cible, de se laisser
glisser puis de retomber sur la terre ferme. Lorsque le contact
entre le rail et le skateboard s'effectue au niveau de la planche,
on appelle ça un slide. Lorsque le contact se passe au
niveau d'un ou des axes, il s'agira d'un grind. Lorsqu'on combine
les deux axes et planche, on parlera d'un slide.
Indéniablement, cependant, plancher est le point de départ.
Voici la petite histoire d'une activité qui roule bien.
Apparu dans les années 70, en Californie, puis dans d'autres
villes d'Amérique, le skate a été créé
par des surfeurs qui eurent l'idée de fixer une planche
de surf sur des patins à roulettes afin de ressentir d'autres
sensations de glisse sur la terre ferme. Tout a commencé
en descendant simplement des pentes sans réaliser de figures
puisque le but étant la recherche de la glisse pure. Très
rapidement, la planche à roulettes a connu un succès
phénoménal et des milliers de planches ont été
fabriquées et commercialisées.
Dans son film Les seigneurs de Dogtown (2005), Catherine
Hardwicke raconte l'histoire d'un groupe de jeunes, les Z-Boys,
légendes vivantes du skate dans les années 70. Ces
derniers ont été les premiers à transposer
les plus spectaculaires figures du surf sur béton. L'histoire
qui se centre sur trois personnages, qui sont aujourd'hui de véritables
dieux vivants du skate évoque leurs attitudes, leur mode
et toutes les figures les plus dangereuses et les plus impressionnantes
qu'ils effectuaient. En peu de temps, ces magiciens du skateboard
sont devenus de véritables légendes. En plus d'avoir
inventé ce fameux mouvement du skateboard, ces trois jeunes
gens sont devenus des icônes intemporelles, symboles d'un
certain anticonformisme. Les prouesses physiques en métaphore
du dépassement de soi et du rejet de la fatalité
ont libéré une conscience populaire. Les Wasted
Youth n'ont pour leur part pas du tout la prétention
de se mettre à la hauteur des Z-Boys, mais de s'améliorer
pour "participer aux compétitions internationales",
comme le souhaite Arvind.
Pour les contacter: wasted_youthk8@hotmail.com
Tél: 7617243
Santé
Pneumonie: le traitement des enfants aussi efficace à
la maison
Selon une étude réalisée au Pakistan et publiée
récemment par la revue médicale britannique The
Lancet, le traitement de la pneumonie sévère
chez les enfants est aussi efficace à la maison qu'à
l'hôpital. Cette étude, conduite par une équipe
de la Boston University School of Public Health, avec le soutien
de l'Organisation Mondiale de la Santé (OMS) et l'Agence
américaine pour le développement international (USAID),
concerne au premier chef les pays en voie de développement,
où 60% des cas de pneumonie sont causés par une
bactérie (et donc peuvent être traités par
des antibiotiques), et où soigner les enfants chez eux
évite le risque du transfert dans des hôpitaux souvent
surpeuplés et parfois difficiles d'accès. Cette
étude comparative, a porté sur 2.037 enfants pakistanais
de moins de cinq ans souffrant de pneumonie sévère,
certains - pris au hasard - recevant des antibiotiques par injection
à l'hôpital, d'autres des antibiotiques par voie
orale sous forme de sirop à la maison. L'expérience,
la première de ce genre, selon l'article de The Lancet,
démontre que le traitement à domicile est tout aussi
efficace que le traitement en milieu hospitalier. Les chercheurs
soutiennent avoir compté 87 échecs de traitement
(8,6%) dans le groupe des enfants hospitalisés et 77 (7,5%)
dans le groupe traité à la maison. Des cinq enfants
morts au cours du traitement, quatre étaient hospitalisés
et un à la maison. Des études précédentes
en Afrique, en Asie, en Europe et en Amérique Latine avaient
permis de montrer que traitement oral et traitement injectable
administrés à l'hôpital avaient une efficacité
comparable, souligne l'article. Cette étude confirme ces
résultats antérieurs mais fait en outre apparaître
l'intérêt du traitement à domicile. Rappelons
que la pneumonie est la première cause de mortalité
chez les enfants de moins de 5 ans, avec près de quatre
décès par minute dans le monde, selon l'OMS.
Du thé vert contre le cancer de la prostate
Boire plusieurs tasses de thé vert par jour pourrait être
bénéfique pour diminuer les risques de cancer de
la prostate. C'est ce que révèle une étude
japonaise, publiée sur le site de l'American Journal
of Epidemiology, et menée sur près de 50 000
hommes de 40 à 69 ans, en suivant leur alimentation et
leur état de santé de 1990 à 2004. Ainsi,
il aurait été démontré que le risque
de développer un cancer de la prostate était deux
fois moins élevé chez les hommes consommant au moins
cinq tasses de thé vert par jour, comparé à
ceux qui en boivent moins d'une. La catéchine, contenue
dans le thé vert, abaisserait le niveau de testostérone,
hormone qui ferait partie des facteurs de risques du cancer de
la prostate. Les populations asiatiques développant beaucoup
moins ce type de cancer que les occidentaux, le thé vert
est apparu comme un élément distinctif d'ordre alimentaire
entre ces populations.
Tabac et alcool: une association à haut risque !
Il existe de très mauvaises associations ! En l'occurrence,
celle de l'alcool et du tabac augmente - en particulier - les
risques de cancers de la bouche, du pharynx, de la gorge
soutient la Ligue contre le Cancer. Le tabagisme seul est observé
dans plus de 95% de ces cancers, soulignent certaines études,
observant que fumer augmente le risque de ces cancers par dix.
Si pour l'alcool, les risques de cancers augmentent chez les hommes
comme chez les femmes en fonction de la quantité d'alcool
bu, d'après la Ligue contre le Cancer, il y a pire encore.
L'association alcool et tabac multiplierait les risques de cancers
cités plus haut par 37 environ par rapport aux non fumeurs
et non buveurs. Malheureusement, les personnes dépendantes
au tabac et à l'alcool sont nombreuses. Toutefois, de manière
globale, il peut être recommandé aux femmes de ne
pas boire plus de deux verres d'alcool par jour, et de ne pas
dépasser trois verres pour les hommes. Et bien sûr
de ne pas fumer !
Matin beauté, les rituels !
Vous êtes du genre à vous lever du mauvais pied,
ou à passer une heure dans la salle de bains avant d'accepter
de parler à qui que ce soit ? Dans tous les cas, voici
quelques petits plus qui, ajoutés à vos rituels
de beauté, changeront votre vision de la matinée
!
Sous la douche: n'ayez pas peur du froid !
L'eau froide peut être un vrai atout beauté ! Pour
les très courageuses, en jet sur la poitrine, l'eau froide
resserre les pores et permet de garder longtemps des seins toniques.
Certes, cette pratique n'est pas évidente tôt chaque
matin et il est permis de trouver que ça réveille
un peu trop ! En revanche, passez un jet d'eau froide sur les
pieds puis, en remontant à partir des chevilles, jusqu'aux
genoux, vous assurerez un vrai sentiment de bien-être en
activant la circulation du sang. Appliquez petit à petit,
c'est moins violent !
Hydratation: rituel nécessaire
La meilleure garantie contre le vieillissement de la peau, c'est
la règle d'or de l'hydratation. Si ce rituel vous semble
contraignant chaque matin, ces trois solutions ci-dessous peuvent
vous redonner du poil de la bête.
- Variez les plaisirs en alternant entre plusieurs crèmes
agréablement parfumées et choisies avec soin. Vous
serez plus motivée chaque jour pour vous hydrater. Les
(très) larges gammes, adaptées à chaque type
de peau, qui peuplent nos grands magasins rendent cette option
facile à mettre en place !
- Misez sur la rapidité: certaines craignent surtout l'option
crème qui colle avant de mettre ses vêtements, alors
qu'elles sont pressées
Il existe pourtant des produits
hydratants qui pénètrent très rapidement:
crèmes ultras légères, huiles sèches,
brumes hydratantes en spray
Selon la nature de votre peau,
ces alternatives peuvent être tout à fait suffisantes.
- Misez sur la lenteur: à l'inverse, faire de l'hydratation
un moment de répit dans un début de journée
stressé peut aussi être un bon plan. Peur de ne pas
pouvoir dégager du temps ? Vous pouvez choisir de vous
lever 10 minutes plus tôt, bien sûr, mais aussi passer
moins de temps sous la douche. Votre peau vous en remerciera,
d'ailleurs
L'effet glaçon
C'est certainement l'un des moins chers des conseils beauté.
Il suffit de prendre garde au contenu de votre congélateur
pour l'appliquer
Avant de vous maquiller, passez simplement
un glaçon sur votre visage, rapidement, mais sans négliger
les endroits "à problème", en particulier
les cernes. Ensuite, tamponnez délicatement votre peau
pour la sécher
Vous pouvez ensuite entamer le maquillage,
sans oublier de commencer par une crème de jour hydratante
(après ça vous pouvez parfaitement bien sauter l'étape
maquillage, si ça vous chante !). Le glaçon resserre
les pores de la peau et dégonfle les poches sous les yeux.
Attention quand même, certaines peaux sont trop sensibles
pour ce traitement de choc, et rougissent. Dans ce cas, contentez-vous
de mettre vos produits contour des yeux dans le frigidaire, c'est
moins agressif.
Henné
Une méthode "100% naturelle"
Shahnaze Kausim a récemment lancé un produit qui
porte son nom, le kausimshah mehendi qui, dit-elle, est
de provenance de Dubai et est à 100% naturel. Comptant
plusieurs cordes à son arc, la jeune femme réalise
aussi des tableaux et des portraits avec le henné. Shahnaze
Kausim souhaite partager le "don" qu'elle a reçu
en proposant des cours gratuits à partir de ce mois.
Les femmes l'adoptent comme moyen de fascination et d'embellissement.
Forme de tatouage varié et éphémère,
le rituel du henné se présente comme un phénomène
esthétique. Pour Shahnaze Kausim qui vient tout juste de
lancer une nouvelle marque de mehendi - le Kausimshah mehendi
- le mehendi représente "un symbole de beauté,
de joie et de bonheur" avant de préciser que "son
produit est essentiellement à concentration de plantes."
Quick mehendi, traditional, arabic style, indian design, fancy
mehendi. Les motifs du mehendi de Shahnaze Kausim sont variés:
figures géométriques chez les musulmans, motifs
figuratifs, souvent inspirés de la nature (feuilles et
fleurs
) chez les Hindous, tandis que les Tamouls recourent
à des dessins circulaires dans la paume de la main et des
aplats colorés enveloppant le bout des doigts et le pourtour
des pieds. Pour orner ses peintures qui, dit-elle sont puisées
de son imagination, Shahnaze Kausim y met parfois une touche de
paillettes ou de perles swarowski qu'elle a ramené
de Paris. La clientèle de la jeune femme est plus ou moins
variée. "Outre les mariées, mes clientes
sont aussi celles qui affectionnent les tatouages et les signes
astrologiques. Mes clients recherchent la qualité et le
prix n'a aucune importance pour eux", affirme la jeune
femme qui tient un salon à Mesnil. Lors des fêtes
et au cours des cérémonies de mariage, cette plante
magique occupe une place de joie: les motifs, illustrés
grâce à un corné, peuvent, selon les
croyances, à la fois protéger la femme et lui conférer
le charme. Elle affirme, "sans mehendi, il n'y a pas de
mariage. La veille du mariage, la femme se doit de passer par
une pose du henné. C'est une promesse de bonheur et d'entente
entre les époux. Le mehendi représente les fêtes,
la joie, la beauté." avant d'ajouter que "la
tradition du henné remonte à l'époque du
prophète Mahomet qui recommandait à ses épouses
de s'adonner à ce rituel. Même la barbe de celui-ci
a été passée au henné."
Shahnaze Kausim observe que de plus en plus de jeunes se tatouent
au henné, étant séduits par la beauté
de ses graphismes et surtout par son côté éphémère,
car c'est là son atout majeur. "Le tatouage au
henné reprend les motifs du tatouage classique mais qui
s'estompe au bout de 15 jours, permettant au tatoué de
changer de dessins autant de fois qu'il le désire",
déclare-t-elle.
Importées notamment de Dubai et de Pakistan, les feuilles
macérées en pâte sont utilisées en
application locale à l'aide d'un corné. Ayant
maîtriser l'art du mehendi, Shahnaze Kausim a ensuite voulu
essayer les tableaux et les portraits. Les prix des tableaux varient
entre Rs 400 et Rs 25 000. La jeune femme compte désormais
partager cet art avec les jeunes. "Je négocie avec
la mairie de Curepipe pour que je puisse donner des cours gratuits
à partir du mois de janvier. C'est un don que j'ai eu du
créateur. Le henné est inné en moi",
dit-elle. Présent lors du lancement du produit, le maire
de la ville de Curepipe, Hareechand Bhangeerutchee, a déclaré:
"Il faut briser cette conception que les femmes c'est
seulement paniers, cookery, broderie
Je trouve sa démarche
très innovatrice. D'ailleurs j'encourage toute femme entrepreneur."
Mode
Des marques prestigieuses à Maurice
Trois nouvelles boutiques vont voir le jour début février
pour proposer des lignes des marques italiennes telles que Versace,
Roberto Cavalli, C'N'C, Exter', Gianfranco Ferre et Galiono. À
l'occasion de l'ouverture de ces magasins, un défilé
donnera un avant-goût à une clientèle éprise
de marques.
Les marques italiennes ont la cote dans notre pays. Après
United Colors of Benetton, c'est au tour de Versace, Roberto Cavalli,
C'N'C, Exter', Gianfranco Ferre et Galiono de faire la cour à
Maurice. En effet, trois nouvelles vitrines seront inaugurées
à partir de février pour proposer des pièces
uniques des couturiers italiens connus dans le monde entier. Port-Louis
(Caudan), Grand-Baie (Sunset Boulevard) et Belle-Mare (dans le
centre) sont les sites choisis par la société A.J.
S Fashion pour les intérêts communs des marques et
des consommateurs. Ajay Singh Jokhun, directeur d'A.J. S Fashion
a vécu pendant de nombreuses années à Milan
en Italie où il gérait un magasin de prêt-à-porter.
S'il a choisi d'investir à Maurice, c'est surtout, dit-il,
"parce que le marché mauricien a aussi un potentiel
exploitable pour les marques haut de gamme". Les boutiques
vont proposer la ligne principale Versace homme et femme, les
accessoires Versace, et les toutes dernières collections
de Roberto Cavalli, C'N'C, Exter', Gianfranco Ferre et Galiono.
Les vêtements déclinés notamment dans des
couleurs vives telles que le mauve et le vert et accessoires destinés
aux adultes surtout à la gente féminine, seront
vendus au même prix fixé par la maison mère.
Ainsi, les jeans seront vendus à partir de Rs 5 000 à
Rs 10 000, les chaussures de Rs 7000 - Rs 8000, les costumes à
partir de Rs 20 000 à Rs 30 000. Des mannequins de l'Europe
de l'Est feront le déplacement pour un défilé
de mode qui se tiendra à l'hôtel Maritim et qui présentera
les pièces phares des différentes marques.
Page d'Histoire
La roupie, comme monnaie mauricienne, a 131 ans
L'usage de la roupie comme monnaie à l'île Maurice
date, ce mois-ci, de 131 ans ! C'est le 4 janvier 1876 que le
Conseil législatif de la colonie britannique de l'île
Maurice, réunit sous la présidence du gouverneur,
Sir Arthur Phayre, décida que la roupie deviendra une monnaie
anglaise servant d'étalon pour le système monétaire
de la colonie mauricienne. Les résolutions du Conseil législatif
de Maurice, toutefois, n'entrèrent en vigueur que l'année
suivante, soit le 1 er janvier 1877. Beaucoup d'eau a coulé
sous le pont depuis pour, qu'entretemps, la roupie - d'abord rattachée
à la monnaie indienne du même nom - devienne entièrement
mauricienne. L'épopée de la roupie méritait
d'être racontée et ce à quoi est dédiée
la page d'Histoire de Week-End, cette semaine.
L'adoption de la roupie comme monnaie à Maurice fut une
recommandation de Sir Penrose Julyan, un économiste avisé
qui, après une étude menée en 1871, conseilla
l'abandon de l'étalon-or et la mise en service de la roupie
indienne comme seul étalon monétaire pour notre
pays. Les banques locales, dont la Banque Commerciale, avaient
mené campagne pour ce changement et l'administration britannique
finit par y consentir.
Selon un livret publié par la Mauritius Commercial Bank,
un Ordre Royal en Conseil, le 12 août 1876, prescrit l'adoption
de la roupie d'argent de l'Inde comme seul étalon monétaire
à partir du 1 er janvier 1877. La même année,
la Royal Mint, responsable de l'impression des pièces de
monnaie, frappa des pièces de cuivre de 5, 2 et 1 sous.
Les billets en Sterlings, émis par le Trésor local
en 1860, furent retirés de la circulation et remplacés
par de nouveaux billets de 50, 10 et 5 roupies. Par la suite,
le Trésor ne devait pas émettre d'autres billets
avant 1919.
Changement profitable à l'industrie sucrière
L'argument de ceux qui préconisaient le passage à
la roupie était que les principales exportations de Maurice
étant alors dirigées sur l'Inde et, la majeure partie
de ses exportations provenant aussi de ce pays, les transactions
auxquelles donnaient lieu ces divers mouvements pourraient être
financées presque à coup sûr et que la marge
de spéculation et l'incertitude en matière de change
pourraient être réduites au minimum, si l'île
Maurice utilisait la même monnaie que l'Inde. Cette question,
toutefois pouvait être envisagée sous des angles
divers et elle donna lieu à une âpre discussion dans
les milieux financiers.
Toujours selon le livret de la Mauritius Commercial Bank, il n'est
point douteux que, dans l'immédiat, l'adoption de la roupie
de l'Inde profita à l'industrie sucrière. Mais,
ensuite, le prix du sucre se mit une fois de plus à baisser,
par suite d'une augmentation de la production mondiale de diverses
denrées, le sucre entre autres. Les planteurs mauriciens
eurent aussi à faire face à ce moment-là
à la compétition du sucre de betterave. En 1886,
donc, le débat au sujet de la roupie reprit de plus belle.
Le gouvernement dut nommer un comité spécial sous
la présidence de M. Henry Adam, président du comité
de direction de la Banque Commerciale, pour résoudre la
question. Les arguments mis en avant par M. Adam obtinrent l'adhésion
de la majorité des planteurs et des commerçants
et la roupie indienne fut maintenue comme monnaie officielle.
Le règne du dollar espagnol
Outre le livret de la Mauritius Commercial Bank, un des travaux
les plus documentés sur la circulation de la monnaie à
Maurice a été réalisé par Peter Ibbotson,
un journaliste britannique qui, de plus, a eu également
une grande contribution dans la presse pro - indépendante
des années 1950 à 1970. Ibbotson était un
collaborateur régulier du journal Mauritius Times.
Dans son "Introduction to Mauritius Coins" (disponible
aux Archives nationales), Peter Ibbotson nous apprend que, avant
que l'île Maurice ne reçût ses propres pièces
de monnaie (des roupies indiennes frappées en son nom en
1877), notre île utilisait des pièces venant de plusieurs
pays qui ont fait son histoire coloniale et économique.
Avaient donc cours avant 1877, des pièces de monnaie hollandaises,
françaises (dont des piastres de Decaen), anglaises et
indiennes. En se fondant sur des recherches entreprises par le
colonel Walter Skrine, on peut également comprendre que,
en 1810 (date de la conquête de Maurice par les Anglais)
et durant les cinquante années qui suivirent, les pièces
de monnaie suivantes avaient toujours valeur légale; le
dollar espagnol qui valait 200 sols coloniaux, la piastre de Decaen
qui équivalait 4 s, le Franc français dont 5 1/2
équivalait à un dollar espagnol, le doublon (équivalant
16 dollars espagnols), la roupie du Bengale (équivalant
à 2 s 6 d), le Bengal Gold Mohur (équivalent 16
roupies) et le Madras Gold Mohur (équivalant 15 roupies).
Avaient aussi valeur d'échange à la même époque
plusieurs sous et centimes. Jusqu'en 1846 était aussi échangé
comme billet de banque un jeton appelé "Banc de dépôt".
Ce jeton (équivalant à un 1 shilling jusqu'en 1810,
mais dévalué à 8 pences vers 1832) était
principalement utilisé par les boutiquiers, notamment pour
la vente du café. Jusqu'en 1825, le dollar espagnol demeurait
la monnaie d'échange la plus populaire et était
utilisé par le Mauritius Post Office dans ses comptes malgré
le fait que le service postal affichait ses tarifs en sols, sous,
shillings et pence.
Il convient de signaler que même la roupie indienne devint
officiellement étalon du système monétaire
mauricien en 1877, cette roupie était toutefois en circulation
dans l'île depuis l'arrivée dans le pays des travailleurs
indiens engagés après l'Abolition de l'Esclavage.
La consolidation de l'Empire britannique fut alors accompagnée
par les devises anglaises (livres sterlings, shillings et pence).
Pour simplifier les choses - du moins espéraient-ils -
plusieurs propriétés sucrières crurent bien
faire, au milieu du 18 è siècle, d'émettre
leurs propres systèmes de bons de trésor. La roupie
en usage à Maurice fut mise au même niveau que celle
de l'Inde (soit 2 shillings) en 1877, mais, suite à des
difficultés éprouvées avec les fluctuations
dans les taux de change en 1934, sa valeur fut ramenée
à 1 shilling 6 pence.
Octobre 1971 : début de la mauricianisation
Il est intéressant de noter qu'il a fallu attendre jusqu'en
octobre 1971, soit trois ans après l'accession de Maurice
à l'Indépendance, pour que billets de banques et
pièces de monnaie locaux commencent réellement à
afficher des motifs authentiquement mauriciens exception faite
d'un cerf qui figurait sur une pièce de 50 sous mise en
circulation en 1950. D'ailleurs, fit remarquer Ibbotson, ce cerf
de
50 sous, n'eut qu'une très pâle ressemblance
avec le fier cervidé de nos bois. Effectivement, un réel
effort de mauricianisation fut engagé à partir d'octobre
1971. On vit alors d'un côté des billets de banque
et des pièces de monnaie une effigie de la reine Elizabeth
II et de l'autre on retrouvait, soit un paysage mauricien, soit
un Dodo (tous, il est vrai dessiné par Cecil Thomas et
Christopher Ironside, des artistes Britanniques !) ou encore une
réplique de la gravure de Paul et Virginie. Mais, depuis
l'avènement de la République de Maurice, bien que
toujours imprimés par une firme britannique (Thomas de
la rue) on à droit à des billets de banques et pièces
de monnaie avec des effigies de personnalités mauriciennes
ayant marqué l'Histoire politique du pays. Que ces personnalités
aient vraiment mérité de s'y retrouver est une autre
histoire qui, sans doute, sera, également racontée
Henné
Une méthode "100% naturelle"
Shahnaze Kausim a récemment lancé un produit qui
porte son nom, le kausimshah mehendi qui, dit-elle, est
de provenance de Dubai et est à 100% naturel. Comptant
plusieurs cordes à son arc, la jeune femme réalise
aussi des tableaux et des portraits avec le henné. Shahnaze
Kausim souhaite partager le "don" qu'elle a reçu
en proposant des cours gratuits à partir de ce mois.
Les femmes l'adoptent comme moyen de fascination et d'embellissement.
Forme de tatouage varié et éphémère,
le rituel du henné se présente comme un phénomène
esthétique. Pour Shahnaze Kausim qui vient tout juste de
lancer une nouvelle marque de mehendi - le Kausimshah mehendi
- le mehendi représente "un symbole de beauté,
de joie et de bonheur" avant de préciser que "son
produit est essentiellement à concentration de plantes."
Quick mehendi, traditional, arabic style, indian design, fancy
mehendi. Les motifs du mehendi de Shahnaze Kausim sont variés:
figures géométriques chez les musulmans, motifs
figuratifs, souvent inspirés de la nature (feuilles et
fleurs
) chez les Hindous, tandis que les Tamouls recourent
à des dessins circulaires dans la paume de la main et des
aplats colorés enveloppant le bout des doigts et le pourtour
des pieds. Pour orner ses peintures qui, dit-elle sont puisées
de son imagination, Shahnaze Kausim y met parfois une touche de
paillettes ou de perles swarowski qu'elle a ramené
de Paris. La clientèle de la jeune femme est plus ou moins
variée. "Outre les mariées, mes clientes
sont aussi celles qui affectionnent les tatouages et les signes
astrologiques. Mes clients recherchent la qualité et le
prix n'a aucune importance pour eux", affirme la jeune
femme qui tient un salon à Mesnil. Lors des fêtes
et au cours des cérémonies de mariage, cette plante
magique occupe une place de joie: les motifs, illustrés
grâce à un corné, peuvent, selon les
croyances, à la fois protéger la femme et lui conférer
le charme. Elle affirme, "sans mehendi, il n'y a pas de
mariage. La veille du mariage, la femme se doit de passer par
une pose du henné. C'est une promesse de bonheur et d'entente
entre les époux. Le mehendi représente les fêtes,
la joie, la beauté." avant d'ajouter que "la
tradition du henné remonte à l'époque du
prophète Mahomet qui recommandait à ses épouses
de s'adonner à ce rituel. Même la barbe de celui-ci
a été passée au henné."
Shahnaze Kausim observe que de plus en plus de jeunes se tatouent
au henné, étant séduits par la beauté
de ses graphismes et surtout par son côté éphémère,
car c'est là son atout majeur. "Le tatouage au
henné reprend les motifs du tatouage classique mais qui
s'estompe au bout de 15 jours, permettant au tatoué de
changer de dessins autant de fois qu'il le désire",
déclare-t-elle.
Importées notamment de Dubai et de Pakistan, les feuilles
macérées en pâte sont utilisées en
application locale à l'aide d'un corné. Ayant
maîtriser l'art du mehendi, Shahnaze Kausim a ensuite voulu
essayer les tableaux et les portraits. Les prix des tableaux varient
entre Rs 400 et Rs 25 000. La jeune femme compte désormais
partager cet art avec les jeunes. "Je négocie avec
la mairie de Curepipe pour que je puisse donner des cours gratuits
à partir du mois de janvier. C'est un don que j'ai eu du
créateur. Le henné est inné en moi",
dit-elle. Présent lors du lancement du produit, le maire
de la ville de Curepipe, Hareechand Bhangeerutchee, a déclaré:
"Il faut briser cette conception que les femmes c'est
seulement paniers, cookery, broderie
Je trouve sa démarche
très innovatrice. D'ailleurs j'encourage toute femme entrepreneur."
Littérature de langue anglaise
Quelle est la pertinence du roman à une époque marquée
par une overdose d'informations ? La situation de la littérature
de langue anglaise à Maurice a-t-elle évoluée
? Quels sont les défis auxquels font face les romanciers
? Ce sont ces questions et la curiosité que le roman engendre
qui nous ont conduits à réaliser cette page. Nandini
Bhautoo-Dewnarain, chargé de cours à l'Université
de Maurice, a contribué à l'élaboration du
texte qui suit.
The relevance of the novel in contemporary times
As far as Mauritian Writing in English is concerned we find that
the notion of writing is caught between two paradoxes : on the
one hand most writers come into their own by linguistic choices
determined by unconscious cultural politics which are shaped by
a classic curriculum of studies within the historical politics
of postcolonialism and its ambivalent relationship to the imperial
centre. This curriculum in turn vehiculates the traditional Romanticist
ideal of the individualized authorial self privileging poetic
sensibility through which to construct the world. In addition
the structures of nineteenth century fiction transmitted through
this curriculum of studies privilege a dated relationship between
the writer, the fictional world and the real world. The contemporary
world is far too multiform to be circumscribed by fictional structures
which are at least a century old. As far back as the 1950's Borges
was exploring the relationship between the virtual and the real
and the mediatory potential of language and the self between these
two planes. Internationally the productive dialogue of literature
has encompassed the alterities mentioned above, bridged the elitist
and the popular divide in fiction (Umberto Eco and Dan Browne
are good examples here) and questioned the very role of the artist/
writer in being the source of meaning, as one is doomed to write
within the already written, already coded. Newness has left the
world and as dwarfs walking on the shoulders of giants we are
doomed to an eternal repetition of the already coded, already
written.
The contemporary discourse on the relevance of literature is increasingly
subjected to the centripetal forces of cultural politics and social
interventionism which have characterized the twentieth century.
The explosion of narrativity predicted by Lyotard is already a
reality as we have entered an age when everyone wants to be at
the center of narrative. It is no more the opening up of narrativity
to alterities of race, gender, class that we have to take into
account but the multiplicity of social existences which produce
as many multiple discourses of representation. However what we
find is that this desire to make the word embody the world stumbles
over two major hurdles: the first is the inadequacy of traditional
modes of imaginative projection of reality embodied in classical
genres- novel, poetry, etc,
as each of these, in their traditional
form, have been uncovered as being ideologically produced at a
conjunction of language, social ideas about the self and society
and the place of alterity therein, which it is difficult to escape
within the classic forms of the genres. The second hurdle is the
difficulty of realizing and implementing Roland Barthes' iconoclastic
idea of the Death of the Author. It is of course understood that
it is a metaphorical death that we are talking about here.
Over the course of the twentieth century the Western world laboured
over the awareness that the traditional realist novel as it had
been known from its eighteenth century beginnings was dead. Ian
Watt (1957, 2000) chronicles the rise of the novel in eighteenth
century England as being closely tied to the advent of a newly
leisured middle class and changed material prospects accompanying
the economic transformation of all European societies away from
agriculturally based societies. Philippe Hamon (1992) discusses
to what extent the realist novel was an exceptional phenomenon
which purported to describe the world of nineteenth century society
even while giving the stamp of permanence to those societies.
The novel has classically been seen as testimony to its time -
as a means to reflect society, values, a permanent order of the
world and the reaffirmation of this permanence and stability.
However, with the advent of the Twentieth century it was not only
technological revolutions which contributed to challenge the deep
seated belief of the centrality of "man" at the heart
of a system of thought. The post-structuralist deconstruction
of the
Grand Enlightenment Subject of humanism which can be said to have
been at the heart of the traditional fictional narrative was also
accompanied by innumerable atrocities which further problematised
the unshaken belief in the manifest destiny of the prism of the
immanent subject of Enlightenment. Such events as the world wars,
the Hiroshima bombings and the Holocaust forced a defeat in the
ideal of perfectibility of humankind.
If the relationship between the writer and the novel changes in
the twentieth century it is from a deep seated awareness that
the multiplicity of realities, subject positions, contending narratives
desacralises the immanent absolute authorial position from which
authors used to write.
Postmoden Fiction is more concerned with representing the power
behind fictional representation than in representing the world.
In a similar manner the notion as historical truth has been challenged
by Hayden White who in Metahistory (1973 ) has explored the thesis
that history is itself a constructed discourse through the selection
and dissemination of dates, times and narratives over time. This
has paved the way for the notion of
Historiographic Metafiction which was put forward by Linda Hutcheon(1988).
Historiographic Metafiction is often used by contemporary novelists.
It is fiction which mixes the grand dates of known history with
the improbabilities of fictional characters and events in order
to problematise the very untouchability of the historical dates.
The purpose of such a mixture of the historical and the fictional
is simultaneously to problematise the past as well as the novelist's
grasp on the past as absolute.
But because the book as we have known it is so caught up in networks
of publishing, marketing and distribution and star power through
scandal and controversies, not to speak of the mushrooming of
literary prizes all over, it might be true to pause
for a while to reflect on the role of the novel on the new world
landscape of democratization of access to education, instantaneous
news broadcast and internet news relay.
The old contract between writer and reader is irredeemably changed.
À propos de Anthills of the Savannah de Chinua
Achebe