f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 6 janvier 2008



  Crime crapuleux—Un duo de violeurs/tueurs arrêté
  Sécurité routière—Alcool au volant:Les "Bob" sauvent la mise
  Dans la soirée du 30 décembre—Une pénurie d'eau fait des mécontents à Roche-Bois
  Drame survenu le jour de l'an—Des pétards à l'origine du meurtre de Sanjiv Lochun
  Hold-up à Shibani Finance—Un deuxième suspect écroué


Crime crapuleux

Un duo de violeurs/tueurs arrêté

Horrible, atroce, scabreux, révoltant, ahurissant… Les adjectifs ne manquent pas afin de qualifier ce qui s'est passé samedi dernier à cité Vuillemin, Quartier-Militaire. Un vigile employé par la Waste Water Management Authority (WWMA), Deonarain Mangar, a été sauvagement tué. Il aurait été témoin d'un viol perpétré sur une sexagénaire le 26 décembre dernier. Deux suspects, Dharamdev Gangoo et Soochit Gogah, habitant la localité, ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés d'être également impliqués dans d'autres cas de viols sur des femmes âgées.

Ils croyaient avoir tout prévu, allant même jusqu'à faire disparaître un témoin gênant. Mais, comme le dit si bien l'adage, l'assassin revient toujours sur les lieux du crime. Avec le flair du chien de la police, du Chief Police Medical Officer (CPMO), du Dr Satish Boolell, de même que celui des enquêteurs de la CID de Quartier-Militaire et de la Major Crimes Investigation Team (MCIT), le crime crapuleux et la sordide histoire de viol d'une sexagénaire ont pu être élucidés. Reste à savoir dans combien de cas encore les deux suspects arrêtés, Dharamdev Gangoo, 31 ans et Soochit Gogah, 33 ans, sont impliqués. Ces deux hommes, tous deux aide chauffeurs de profession, sont deux amis, collègues et voisins.

Tout commence, en fait, dans l'après-midi de samedi, aux alentours de 16h. Un garde de sécurité, qui s'était pointé aux locaux de la WWMA à Quartier-Militaire, dans le but de relever son collègue, Deonarain Mangar, devait découvrir ce dernier dans la chambre de contrôle. Il avait rendu l'âme, était ensanglanté et avait eu le sexe sectionné. L'horreur dans le sens le plus large du terme. Toute la machinerie policière est mise en branle. Enquêteurs, officiers du Forensic Science Laboratory (FSL), ainsi que le n° 1 du département médico-légal de la police, le Dr Satish Boolell, sont mandés sur les lieux. Au vu de l'atrocité qui s'offre aux yeux des policiers, tout porte à croire que Deonarain Mangar a été victime d'une vengeance crapuleuse. Entre-temps, villageois, proches de la victime et badauds affluent sur les lieux du crime. C'est alors que le Dr Boolell entre en scène et insiste pour qu'un chien policier soit conduit sur le scene of crime.

Interrogatoire serré

Le chien renifleur fit le tour de la station d'épuration et se dirigea directement vers une maison, située à une centaine de mètres et s'arrêta net devant Rishi Gangoo, qui, lui aussi, suivait l'opération policière dans le sillage de la découverte macabre. Le chien renifleur se rendra, par la suite, chez Soochit Gogah, voisin de Rishi Gangoo. Les deux hommes sont interpellés et soumis à un interrogatoire serré. Dans un premier temps, les deux amis nient en bloc toute participation au meurtre de Deonarain Mangar. Ils devaient ensuite passer à table en disant qu'ils avaient effectivement tué Deonarain Mangar. Pour les enquêteurs, plusieurs possibilités existent. Ils auraient ensuite pris le portefeuille de la victime, dans le but de faire croire qu'il s'agissait d'un vol qui avait mal tourné. Pressés de questions par les enquêteurs quant au mobile de leur crime crapuleux, notamment l'acharnement avec lequel Deonarain Mangar a été tué - outre avoir eu le sexe sectionné, il aurait reçu plus d'une trentaine de coups de sabre à différentes parties du corps - Soochit Gogah devait finir par cracher le morceau.

Après le meurtre, les deux hommes auraient, dans un premier temps, décidé de couper le corps en morceaux. Mais l'idée devait être abandonnée car elle comportait trop de risques. La décision est alors prise d'abandonner Deonarain Mangar sur les lieux du crime. Son porte-monnaie devait être emporté et dissimulé dans la cour de la station de la WWMA, tandis que le sexe tranché devait être jeté dans le bassin de la station d'épuration. Celui-ci devait être, du reste, retrouvé jeudi. Dharamdev Gangoo, serait, quant à lui, rentré chez lui pour se débarrasser de ses vêtements, tachés de sang, avant de se rendre de nouveau sur les lieux du crime, se mêlant aux badauds et aux curieux. Les vêtements ensanglantés, placés par le suspect dans un sac en plastique, devaient, du reste, être découverts par les enquêteurs dans une fosse sceptique chez Dharamdev Gangoo…

Rs 45

Les deux hommes craignaient que Deonarain Mangar ait été témoin d'un viol survenu le 26 décembre dernier à Melrose. L'un des deux suspects serait le violeur et aurait été identifié positivement par Deonarain Mangar. La victime du viol est une femme de 60 ans, à qui les deux suspects auraient volé une somme de… Rs 45 après qu'elle a été violée dans un champ de cannes. Cependant, compte tenu les antécédents des deux suspects - ils sont tous deux fichés pour vols divers -, les enquêteurs n'écartent pas totalement la thèse du vol qui aurait mal tourné. "L'hypothèse la plus probable reste cependant celle de la vengeance, compte tenu de l'acharnement avec lequel Deonarain Mangar a été tué. Cependant, si cette thèse est la bonne, l'on est en droit de se demander pourquoi les tueurs ont attendu quatre jours après le viol avant d'éliminer ce témoin qui aurait eu tout le loisir de les dénoncer durant quatre jours", a-t-on fait ressortir à Week-End dans le giron des enquêteurs.

Deonarain Mangar, père de quatre enfants, allait fêter ses 59 ans le jeudi 3 janvier. Il se faisait une joie à l'idée de prendre sa retraite l'année prochaine et de terminer ses jours paisiblement en compagnie de sa famille. Ses proches, révoltés par ce drame, réclament justice et espèrent que les coupables dans cette affaire paieront pour l'atrocité commise. L'autopsie effectuée par le Dr Satish Boolell, CPMO, devait établir que Deonarain Mangar a eu la boîte crânienne fracassée par une dizaine de coups de sabre, entraînant son décès et qu'il en aurait eu au moins une vingtaine d'autres à différentes parties du corps.

L'enquête, dans cette affaire, est menée conjointement par les inspecteurs Hemant Lollmun et Vikash Seebaruth, de la CID de Quartier-Militaire et de la MCIT, respectivement. Les deux suspects, qui ont comparu en cour de Moka vendredi, sont provisoirement accusés du meurtre de Deonarain Mangar. Vu le profil des suspects, les enquêteurs sont plus qu'enclins à passer au crible tous les cas de viols dont ceux de femmes âgées victimes dans la région. Selon les renseignements recueillis par Week-End, deux cas, y compris un viol accompagné d'un meurtre, intéressent au plus haut point les enquêteurs…


Sécurité routière

Alcool au volant:Les "Bob" sauvent la mise

Les "Bob" ont résolument joué un rôle important pendant la période des festivités lorsqu'on tient en considération le nombre de cas positifs et négatifs à l'alcotest entre le 31 décembre et le 4 janvier. Durant ces cinq jours, 10 automobilistes sur plus d'un millier contrôlés avaient une alcoolémie supérieure à la normale. Ce qui fait dire aux responsables du Road Safety Unit (RSU) de la police aux casernes centrales que la campagne de sensibilisation a été "payante", surtout avec une baisse drastique dans le nombre d'accidents fatals pendant le mois de décembre. Il reste que les routes ont fait plus de morts en 2007 comparativement à 2006, soit 138 cas contre 133.

À la lecture des statistiques, il serait difficile de penser que pas un seul chauffeur n'a été contrôlé positif parmi les centaines de personnes soumises à un alcotest dans la soirée du 31 décembre. "C'est incroyable, mais vrai !", concède le sergent Barlen Munusami avant d'ajouter: "Ceux qui avaient un taux d'alcool supérieur à la normale dans le corps ont été interpellés entre le 1er et le 4 janvier."

Pendant les quatre premiers jours de l'année 10 conducteurs sur plus d'un millier contrôlés ont été pris dans les filets des policiers. Le bilan indique une moyenne de deux personnes par jour, sauf pour le 2 janvier où quatre personnes ont été contrôlées positivement suite à un alcotest. Cependant, il faut faire ressortir que quatre personnes ont refusé de se soumettre à un test, alors qu'une cinquantaine de chauffeurs contrôlés, avaient un taux légèrement inférieur à la limite autorisée.

Le sergent Munusami attribue ce changement de comportement et d'attitude à deux facteurs. D'une part, dit-il, les Mauriciens en général ont adopté le concept de "Bob" (celui qui ne boit pas et qui conduit) et, d'autre part, avoue-t-il, la campagne de sensibilisation axée sur le slogan "zéro tolérance" et des programmes diffusés sur les radios et à la télé ont eu un impact sur le public.

Lancé l'année dernière par la RSU et le ministère des Infrastructures publiques et du Transport, le concept de "Bob" semble, en effet, avoir définitivement fait son chemin. La tendance notée pendant cette période de festivités est que les personnes, groupes d'amis et familles étaient souvent accompagnés d'un chauffeur qui ne prenait pas d'alcool. "Nous avons eu un cas où deux occupants d'un véhicule étaient visiblement sous influence de l'alcool. Mais le chauffeur qui a été soumis à un alcotest n'avait pas une once d'alcool dans le sang. Un des occupants de la voiture nous a alors répondus: "Nous avons retenu les services d'un chauffeur pour ne pas prendre de risques." C'est un cas parmi tant d'autres. Mais c'est pour vous dire que les gens ont commencé à prendre conscience", déclare le sergent Munusami.

Ce qui est également certain, c'est que les propriétaires de mini-vans et de mini-bus ont été sur la brèche durant cette première semaine de janvier, au point où pratiquement tous étaient déjà "booked" plusieurs jours en avance pour des sorties, le jour comme la nuit. Du coup, les prix ont rapidement pris l'ascenseur en ce début d'année, certains proposant même des tarifs deux fois plus chers.

Quoi qu'il en soit, à la plage comme dans les soirées, les "Bob" en cette période de festivités étaient nombreux. Même dans le cas des couples, c'est l'époux ou l'époux qui, d'après les témoignages et faits recueillis, se résignaient à jouer le rôle de "Bob" à tour de rôle.

Accent sur la sécurité des étudiants

Cependant, les représentants des forces de l'ordre ne comptent pas dormir sur leurs lauriers. Le Sergent Munusami annonce que d'autres campagnes seront maintenues pendant l'année en collaboration avec la Traffic Management and Road safety Unit (TMRSU). La prochaine campagne qui sera initiée en ce début d'année, explique-t-il, sera axée sur la sécurité des étudiants. "Nous allons mener des actions systématiques sur la sécurité routière. Il nous faut absolument être proactifs pour promouvoir la sécurité sur nos routes. Comme c'est la rentrée scolaire, nous allons essayer de sensibiliser les parents pour qu'ils expliquent à leurs enfants les mesures de précautions à prendre. Les enfants sont encore plus vulnérables que les adultes. D'après les statistiques, 15 enfants ont trouvé la mort pendant l'année. Donc, il nous faut absolument remédier à cela", dit-il.

Au chapitre des statistiques, le nombre d'accidents fatals enregistré en 2007 est supérieur à 2006. Ce bilan était en fait attendu compte tenu de la tendance notée durant les deux premiers trimestres de l'année. Le bilan après le premier semestre indiquait 14 cas d'accidents fatals de plus comparativement à cette même période en 2006. Mais les autorités routières notent toutefois que "l'hémorragie" a été freinée durant le dernier trimestre de l'année, principalement pendant le mois de décembre, où 10 cas ont été enregistrés contre 19 en décembre. Jusqu'ici, les piétons et les motocyclistes restent les plus vulnérables. Le nombre de victimes par catégorie est comme suit: piétons: 46; chauffeurs: 16; motocyclistes: 43; passagers: 14; cyclistes: 11; autres: 8.


Dans la soirée du 30 décembre

Une pénurie d'eau fait des mécontents à Roche-Bois

Dans la soirée du 30 décembre, une centaine d'habitants de Roche-Bois, mécontents, sont descendus dans la rue afin de protester contre leur situation "intolérable" en ce qu'il s'agit de la fourniture d'eau. Les habitants ont protesté bruyamment pendant au moins deux heures, d'autant plus qu'un tuyau d'eau est cassé depuis trois semaines dans la région.

C'est dans le courant de la soirée que les Rocheboisiens, excédés en ce qu'il s'agit des coupures d'eau jugées "intempestives" sont descendus sur l'autoroute à la hauteur du flyover de Roche-Bois et ont obstrué l'autoroute à l'aide de pierres et d'autres objets hétéroclites.

Les habitants de Roche-Bois ont été d'autant plus excédés d'entendre le Chairman de la Central Water Authority (CWA), déclarer à la radio qu'il ne savait pas qu'il y avait un problème d'eau dans la région. Les éléments de la Special Supporting Unit (SSU), de même que des hauts gradés de la police, dont le Deputy Commissionner of Police (DCP) Jean Bruneau, ainsi que Lindsay Morvan, ont parlementé avec les habitants de la localité. Aucun incident majeur n'a été à déplorer, si ce n'est qu'une perturbation dans la circulation routière. Les éléments de la SSU devaient déblayer la route et tout put rentrer dans l'ordre.


Drame survenu le jour de l'an

Des pétards à l'origine du meurtre de Sanjiv Lochun

Le Nouvel An a débuté sur une note funeste pour les membres de la famille Lochun de Camp-de-Masque Pavé. En effet, un des leurs, Sanjiv Lochun, un employé d'usine, a été tué d'un coup de ciseaux en plein cœur à cause d'une affaire de pétards. Le meurtrier présumé, Amritraj Baotoo, voisin de la victime, a été arrêté et traduit en cour de Flacq sous une accusation provisoire de "Murder".

"Mo mari finn mort akoz enn zistwar petar", se lamente Malini Lochun, épouse de la victime. Toujours sous le choc de la disparition tragique de son époux, elle ne comprend pas comment une telle chose a pu arriver. Pourtant, la veille du 1er Janvier, soit lors de la Saint Sylvestre, qui était également le jour d'anniversaire du défunt, une banale prise de bec avait eu lieu entre celui-ci et le meurtrier présumé, à propos de pétards. La veille du drame, racontent des proches de la victime, le voisin, Amritraj Baotoo, avait fait des reproches à Sanjiv Lochun en lui demandant pourquoi il s'amusait à faire éclater des pétards dans la rue. Sanjiv Lochun lui aurait rétorqué qu'il était dans son droit de faire comme bon lui semblait. Pour les proches de la victime, c'est cette remarque de Sanjiv Lochun qu'Amritraj Baotoo n'aurait guère apprécié et qui l'aurait poussé à se venger le lendemain. Cependant, selon certaines sources policières, il ressort qu'Amritrak Baotoo n'aurait guère apprécié le fait que certains des pétards qu'ont fait sonner Sanjiv Lochun auraient éclaté à proximité de sa 4 x 4…

Le lendemain de la prise de bec, la famille Lochun commence la journée du Nouvel An par des prières au kalimaye de la localité, comme tel est le cas chaque année. Sur le chemin du retour, Sanjiv et son épouse Malini, de même que leurs deux enfants, Vimal, 14 ans et Pritish, 8 ans, voient une 4 x 4 leur foncer dessus alors qu'ils marchaient. Protecteur, Sanjiv Lochun devait, du bras, faire s'écarter du passage du véhicule son épouse et ses enfants. Mais les choses ne devaient pas en rester là.

Selon les proches du défunt, ce serait Amritraj Baotoo qui, furieux, est descendu de la 4 x 4 et se serait mis à injurier les membres de la famille Lochun. Puis, en l'espace de quelques secondes, c'est le drame. Sanjiv Lochun reçoit deux coups d'une arme tranchante à la poitrine et à la tête et s'affale, dans une mare de sang. Prise de panique, Malini réussit néanmoins à appeler la sœur de son époux. Il devait être transporté d'urgence à l'hôpital de Flacq mais il était déjà trop tard. Lorsque Sanjiv Lochun arrive à l'hôpital, il avait déjà poussé son dernier soupir.

L'autopsie a été pratiquée par le Principal Police Medical Officer (PPMO), le Dr Sudesh Kumar Gungadin. Ce dernier a attribué le décès à un Stab wound to the heart. Lors de l'examen post mortem, le médecin légiste a également constaté que la victime avait subi une blessure à la tête. Cependant, la nature de cette blessure est superficielle.

Outre à Camp-de-Masque Pavé, le drame a aussi jeté la consternation à l'usine Apparel, à centre de Flacq, où travaillait Sanjiv Lochun. Ce dernier y était considéré comme quelqu'un de jovial, qui n'avait pas son pareil pour faire rire et chambrer ses amis.

Dans le sillage de l'enquête policière menée par les éléments de la Criminal Investigation Division (CID) de Flacq, sous la férule de l'inspecteur Pierre Louis, Amritraj Baotoo a été arrêté et traduit en cour de Flacq sous une accusation provisoire de Murder (Assassinat). Le présumé meurtrier est défendu par Me. Girish Baboolall.


Hold-up à Shibani Finance

Un deuxième suspect écroué

Un deuxième suspect, dans l'affaire du braquage à Shibani Finance, Quatre-Bornes, a été écroué, après qu'il s'est constitué prisonnier. Richard Siballam, 37 ans, videur dans une boîte de nuit, fait l'objet d'une accusation provisoire de vol à main armée en cour de Rose-Hill. L'enquête menée dans cette affaire par la Criminal Investigation Division (CID) de Quatre-Bornes et de Rose-Hill, sous la supervision de l'inspecteur Roland Dabeesing, continue sa progression.

Richard Siballam, un habitant de Baie-du-Tombeau, était activement recherché par la CID de Quatre-Bornes suite à l'arrestation d'un premier suspect, Jérôme Larosé. Ce dernier, dont la moto a été abandonnée par les braqueurs le 20 décembre dernier à l'avenue Osman, Quatre-Bornes, aurait laissé entendre aux enquêteurs qu'il avait prêté son véhicule à son ami Richard Siballam.

C'est en compagnie de son homme de loi, Me Ashik Toorabally, que Richard Siballam s'est constitué prisonnier au bureau de la CID de Rose-Hill. Après avoir consigné les versions des faits des deux suspects, les enquêteurs sont actuellement en pleine phase de vérification de chaque élément contenu dans chacune des versions. Larosé avait, pour sa part, souligné qu'il avait prêté sa moto à Siballam. Cependant, dans l'après-midi du 20 décembre, il avait consigné une déposition au poste de police du marché central pour le vol de sa moto. Il soutient s'être rendu aux postes de Trou-Fanfaron et de Baie du Tombeau pour consigner sa déposition mais qu'il y avait essuyé des refus.

Les deux suspects, qui ont été maintenus en détention policière, comparaîtront de nouveau en cour de Rose-Hill lundi. Pour rappel, le 20 décembre dernier, aux alentours de 13 heures, quatre hommes portant des casques intégraux ont perpétré un hold-up à Shibani Finance. Les quatre hommes, munis de barres de fer, dont l'un d'entre eux armé d'un revolver, ont fait irruption à l'intérieur du bureau de change et ont fait main basse sur une importante somme d'argent après avoir blessé le vigile Daniel Beeharry à coups de balles. Le hold-up, filmé par les caméras de surveillance du bureau de change, dure en tout et pour tout 57 secondes.

Les quatre hommes, qui seraient de forte corpulence selon des témoins, se sont ensuite enfuis à moto. Depuis, les limiers de la CID de Quatre-Bornes et de Rose-Hill sont sur la piste d'une bande organisée qui écume le pays à moto.



f a i t s   d i v e r s WEEK-END --- dimanche 6 janvier 2008