Horrible, atroce, scabreux, révoltant, ahurissant
Les adjectifs ne manquent pas afin de qualifier ce qui s'est passé
samedi dernier à cité Vuillemin, Quartier-Militaire.
Un vigile employé par la Waste Water Management Authority
(WWMA), Deonarain Mangar, a été sauvagement tué.
Il aurait été témoin d'un viol perpétré
sur une sexagénaire le 26 décembre dernier. Deux
suspects, Dharamdev Gangoo et Soochit Gogah, habitant la localité,
ont été arrêtés. Ils sont soupçonnés
d'être également impliqués dans d'autres cas
de viols sur des femmes âgées.
Ils croyaient avoir tout prévu, allant même jusqu'à
faire disparaître un témoin gênant. Mais, comme
le dit si bien l'adage, l'assassin revient toujours sur les lieux
du crime. Avec le flair du chien de la police, du Chief Police
Medical Officer (CPMO), du Dr Satish Boolell, de même
que celui des enquêteurs de la CID de Quartier-Militaire
et de la Major Crimes Investigation Team (MCIT), le crime crapuleux
et la sordide histoire de viol d'une sexagénaire ont pu
être élucidés. Reste à savoir dans
combien de cas encore les deux suspects arrêtés,
Dharamdev Gangoo, 31 ans et Soochit Gogah, 33 ans, sont impliqués.
Ces deux hommes, tous deux aide chauffeurs de profession, sont
deux amis, collègues et voisins.
Tout commence, en fait, dans l'après-midi de samedi, aux
alentours de 16h. Un garde de sécurité, qui s'était
pointé aux locaux de la WWMA à Quartier-Militaire,
dans le but de relever son collègue, Deonarain Mangar,
devait découvrir ce dernier dans la chambre de contrôle.
Il avait rendu l'âme, était ensanglanté et
avait eu le sexe sectionné. L'horreur dans le sens le plus
large du terme. Toute la machinerie policière est mise
en branle. Enquêteurs, officiers du Forensic Science Laboratory
(FSL), ainsi que le n° 1 du département médico-légal
de la police, le Dr Satish Boolell, sont mandés sur les
lieux. Au vu de l'atrocité qui s'offre aux yeux des policiers,
tout porte à croire que Deonarain Mangar a été
victime d'une vengeance crapuleuse. Entre-temps, villageois, proches
de la victime et badauds affluent sur les lieux du crime. C'est
alors que le Dr Boolell entre en scène et insiste pour
qu'un chien policier soit conduit sur le scene of crime.
Interrogatoire serré
Le chien renifleur fit le tour de la station d'épuration
et se dirigea directement vers une maison, située à
une centaine de mètres et s'arrêta net devant Rishi
Gangoo, qui, lui aussi, suivait l'opération policière
dans le sillage de la découverte macabre. Le chien renifleur
se rendra, par la suite, chez Soochit Gogah, voisin de Rishi Gangoo.
Les deux hommes sont interpellés et soumis à un
interrogatoire serré. Dans un premier temps, les deux amis
nient en bloc toute participation au meurtre de Deonarain Mangar.
Ils devaient ensuite passer à table en disant qu'ils avaient
effectivement tué Deonarain Mangar. Pour les enquêteurs,
plusieurs possibilités existent. Ils auraient ensuite pris
le portefeuille de la victime, dans le but de faire croire qu'il
s'agissait d'un vol qui avait mal tourné. Pressés
de questions par les enquêteurs quant au mobile de leur
crime crapuleux, notamment l'acharnement avec lequel Deonarain
Mangar a été tué - outre avoir eu le sexe
sectionné, il aurait reçu plus d'une trentaine de
coups de sabre à différentes parties du corps -
Soochit Gogah devait finir par cracher le morceau.
Après le meurtre, les deux hommes auraient, dans un premier
temps, décidé de couper le corps en morceaux. Mais
l'idée devait être abandonnée car elle comportait
trop de risques. La décision est alors prise d'abandonner
Deonarain Mangar sur les lieux du crime. Son porte-monnaie devait
être emporté et dissimulé dans la cour de
la station de la WWMA, tandis que le sexe tranché devait
être jeté dans le bassin de la station d'épuration.
Celui-ci devait être, du reste, retrouvé jeudi. Dharamdev
Gangoo, serait, quant à lui, rentré chez lui pour
se débarrasser de ses vêtements, tachés de
sang, avant de se rendre de nouveau sur les lieux du crime, se
mêlant aux badauds et aux curieux. Les vêtements ensanglantés,
placés par le suspect dans un sac en plastique, devaient,
du reste, être découverts par les enquêteurs
dans une fosse sceptique chez Dharamdev Gangoo
Rs 45
Les deux hommes craignaient que Deonarain Mangar ait été
témoin d'un viol survenu le 26 décembre dernier
à Melrose. L'un des deux suspects serait le violeur et
aurait été identifié positivement par Deonarain
Mangar. La victime du viol est une femme de 60 ans, à qui
les deux suspects auraient volé une somme de
Rs 45
après qu'elle a été violée dans un
champ de cannes. Cependant, compte tenu les antécédents
des deux suspects - ils sont tous deux fichés pour vols
divers -, les enquêteurs n'écartent pas totalement
la thèse du vol qui aurait mal tourné. "L'hypothèse
la plus probable reste cependant celle de la vengeance, compte
tenu de l'acharnement avec lequel Deonarain Mangar a été
tué. Cependant, si cette thèse est la bonne, l'on
est en droit de se demander pourquoi les tueurs ont attendu quatre
jours après le viol avant d'éliminer ce témoin
qui aurait eu tout le loisir de les dénoncer durant quatre
jours", a-t-on fait ressortir à Week-End
dans le giron des enquêteurs.
Deonarain Mangar, père de quatre enfants, allait fêter
ses 59 ans le jeudi 3 janvier. Il se faisait une joie à
l'idée de prendre sa retraite l'année prochaine
et de terminer ses jours paisiblement en compagnie de sa famille.
Ses proches, révoltés par ce drame, réclament
justice et espèrent que les coupables dans cette affaire
paieront pour l'atrocité commise. L'autopsie effectuée
par le Dr Satish Boolell, CPMO, devait établir que Deonarain
Mangar a eu la boîte crânienne fracassée par
une dizaine de coups de sabre, entraînant son décès
et qu'il en aurait eu au moins une vingtaine d'autres à
différentes parties du corps.
L'enquête, dans cette affaire, est menée conjointement
par les inspecteurs Hemant Lollmun et Vikash Seebaruth, de la
CID de Quartier-Militaire et de la MCIT, respectivement. Les deux
suspects, qui ont comparu en cour de Moka vendredi, sont provisoirement
accusés du meurtre de Deonarain Mangar. Vu le profil des
suspects, les enquêteurs sont plus qu'enclins à passer
au crible tous les cas de viols dont ceux de femmes âgées
victimes dans la région. Selon les renseignements recueillis
par Week-End, deux cas, y compris un viol accompagné
d'un meurtre, intéressent au plus haut point les enquêteurs
Sécurité routière
Alcool au volant:Les "Bob" sauvent la mise
Les "Bob" ont résolument joué un rôle
important pendant la période des festivités lorsqu'on
tient en considération le nombre de cas positifs et négatifs
à l'alcotest entre le 31 décembre et le 4 janvier.
Durant ces cinq jours, 10 automobilistes sur plus d'un millier
contrôlés avaient une alcoolémie supérieure
à la normale. Ce qui fait dire aux responsables du Road
Safety Unit (RSU) de la police aux casernes centrales que la campagne
de sensibilisation a été "payante", surtout
avec une baisse drastique dans le nombre d'accidents fatals pendant
le mois de décembre. Il reste que les routes ont fait plus
de morts en 2007 comparativement à 2006, soit 138 cas contre
133.
À la lecture des statistiques, il serait difficile de penser
que pas un seul chauffeur n'a été contrôlé
positif parmi les centaines de personnes soumises à un
alcotest dans la soirée du 31 décembre. "C'est
incroyable, mais vrai !", concède le sergent Barlen
Munusami avant d'ajouter: "Ceux qui avaient un taux d'alcool
supérieur à la normale dans le corps ont été
interpellés entre le 1er et le 4 janvier."
Pendant les quatre premiers jours de l'année 10 conducteurs
sur plus d'un millier contrôlés ont été
pris dans les filets des policiers. Le bilan indique une moyenne
de deux personnes par jour, sauf pour le 2 janvier où quatre
personnes ont été contrôlées positivement
suite à un alcotest. Cependant, il faut faire ressortir
que quatre personnes ont refusé de se soumettre à
un test, alors qu'une cinquantaine de chauffeurs contrôlés,
avaient un taux légèrement inférieur à
la limite autorisée.
Le sergent Munusami attribue ce changement de comportement et
d'attitude à deux facteurs. D'une part, dit-il, les Mauriciens
en général ont adopté le concept de "Bob"
(celui qui ne boit pas et qui conduit) et, d'autre part, avoue-t-il,
la campagne de sensibilisation axée sur le slogan "zéro
tolérance" et des programmes diffusés sur les
radios et à la télé ont eu un impact sur
le public.
Lancé l'année dernière par la RSU et le ministère
des Infrastructures publiques et du Transport, le concept de "Bob"
semble, en effet, avoir définitivement fait son chemin.
La tendance notée pendant cette période de festivités
est que les personnes, groupes d'amis et familles étaient
souvent accompagnés d'un chauffeur qui ne prenait pas d'alcool.
"Nous avons eu un cas où deux occupants d'un véhicule
étaient visiblement sous influence de l'alcool. Mais le
chauffeur qui a été soumis à un alcotest
n'avait pas une once d'alcool dans le sang. Un des occupants de
la voiture nous a alors répondus: "Nous avons retenu
les services d'un chauffeur pour ne pas prendre de risques."
C'est un cas parmi tant d'autres. Mais c'est pour vous dire que
les gens ont commencé à prendre conscience",
déclare le sergent Munusami.
Ce qui est également certain, c'est que les propriétaires
de mini-vans et de mini-bus ont été sur la brèche
durant cette première semaine de janvier, au point où
pratiquement tous étaient déjà "booked"
plusieurs jours en avance pour des sorties, le jour comme la nuit.
Du coup, les prix ont rapidement pris l'ascenseur en ce début
d'année, certains proposant même des tarifs deux
fois plus chers.
Quoi qu'il en soit, à la plage comme dans les soirées,
les "Bob" en cette période de festivités
étaient nombreux. Même dans le cas des couples, c'est
l'époux ou l'époux qui, d'après les témoignages
et faits recueillis, se résignaient à jouer le rôle
de "Bob" à tour de rôle.
Accent sur la sécurité des étudiants
Cependant, les représentants des forces de l'ordre ne comptent
pas dormir sur leurs lauriers. Le Sergent Munusami annonce que
d'autres campagnes seront maintenues pendant l'année en
collaboration avec la Traffic Management and Road safety Unit
(TMRSU). La prochaine campagne qui sera initiée en ce début
d'année, explique-t-il, sera axée sur la sécurité
des étudiants. "Nous allons mener des actions systématiques
sur la sécurité routière. Il nous faut absolument
être proactifs pour promouvoir la sécurité
sur nos routes. Comme c'est la rentrée scolaire, nous allons
essayer de sensibiliser les parents pour qu'ils expliquent à
leurs enfants les mesures de précautions à prendre.
Les enfants sont encore plus vulnérables que les adultes.
D'après les statistiques, 15 enfants ont trouvé
la mort pendant l'année. Donc, il nous faut absolument
remédier à cela", dit-il.
Au chapitre des statistiques, le nombre d'accidents fatals enregistré
en 2007 est supérieur à 2006. Ce bilan était
en fait attendu compte tenu de la tendance notée durant
les deux premiers trimestres de l'année. Le bilan après
le premier semestre indiquait 14 cas d'accidents fatals de plus
comparativement à cette même période en 2006.
Mais les autorités routières notent toutefois que
"l'hémorragie" a été freinée
durant le dernier trimestre de l'année, principalement
pendant le mois de décembre, où 10 cas ont été
enregistrés contre 19 en décembre. Jusqu'ici, les
piétons et les motocyclistes restent les plus vulnérables.
Le nombre de victimes par catégorie est comme suit: piétons:
46; chauffeurs: 16; motocyclistes: 43; passagers: 14; cyclistes:
11; autres: 8.
Dans la soirée du 30 décembre
Une pénurie d'eau fait des mécontents à
Roche-Bois
Dans la soirée du 30 décembre, une centaine d'habitants
de Roche-Bois, mécontents, sont descendus dans la rue afin
de protester contre leur situation "intolérable"
en ce qu'il s'agit de la fourniture d'eau. Les habitants ont protesté
bruyamment pendant au moins deux heures, d'autant plus qu'un tuyau
d'eau est cassé depuis trois semaines dans la région.
C'est dans le courant de la soirée que les Rocheboisiens,
excédés en ce qu'il s'agit des coupures d'eau jugées
"intempestives" sont descendus sur l'autoroute à
la hauteur du flyover de Roche-Bois et ont obstrué
l'autoroute à l'aide de pierres et d'autres objets hétéroclites.
Les habitants de Roche-Bois ont été d'autant plus
excédés d'entendre le Chairman de la Central
Water Authority (CWA), déclarer à la radio qu'il
ne savait pas qu'il y avait un problème d'eau dans la région.
Les éléments de la Special Supporting Unit (SSU),
de même que des hauts gradés de la police, dont le
Deputy Commissionner of Police (DCP) Jean Bruneau, ainsi
que Lindsay Morvan, ont parlementé avec les habitants de
la localité. Aucun incident majeur n'a été
à déplorer, si ce n'est qu'une perturbation dans
la circulation routière. Les éléments de
la SSU devaient déblayer la route et tout put rentrer dans
l'ordre.
Drame survenu le jour de l'an
Des pétards à l'origine du meurtre de Sanjiv
Lochun
Le Nouvel An a débuté sur une note funeste pour
les membres de la famille Lochun de Camp-de-Masque Pavé.
En effet, un des leurs, Sanjiv Lochun, un employé d'usine,
a été tué d'un coup de ciseaux en plein cur
à cause d'une affaire de pétards. Le meurtrier présumé,
Amritraj Baotoo, voisin de la victime, a été arrêté
et traduit en cour de Flacq sous une accusation provisoire de
"Murder".
"Mo mari finn mort akoz enn zistwar petar", se
lamente Malini Lochun, épouse de la victime. Toujours sous
le choc de la disparition tragique de son époux, elle ne
comprend pas comment une telle chose a pu arriver. Pourtant, la
veille du 1er Janvier, soit lors de la Saint Sylvestre, qui était
également le jour d'anniversaire du défunt, une
banale prise de bec avait eu lieu entre celui-ci et le meurtrier
présumé, à propos de pétards. La veille
du drame, racontent des proches de la victime, le voisin, Amritraj
Baotoo, avait fait des reproches à Sanjiv Lochun en lui
demandant pourquoi il s'amusait à faire éclater
des pétards dans la rue. Sanjiv Lochun lui aurait rétorqué
qu'il était dans son droit de faire comme bon lui semblait.
Pour les proches de la victime, c'est cette remarque de Sanjiv
Lochun qu'Amritraj Baotoo n'aurait guère apprécié
et qui l'aurait poussé à se venger le lendemain.
Cependant, selon certaines sources policières, il ressort
qu'Amritrak Baotoo n'aurait guère apprécié
le fait que certains des pétards qu'ont fait sonner Sanjiv
Lochun auraient éclaté à proximité
de sa 4 x 4
Le lendemain de la prise de bec, la famille Lochun commence la
journée du Nouvel An par des prières au kalimaye
de la localité, comme tel est le cas chaque année.
Sur le chemin du retour, Sanjiv et son épouse Malini, de
même que leurs deux enfants, Vimal, 14 ans et Pritish, 8
ans, voient une 4 x 4 leur foncer dessus alors qu'ils marchaient.
Protecteur, Sanjiv Lochun devait, du bras, faire s'écarter
du passage du véhicule son épouse et ses enfants.
Mais les choses ne devaient pas en rester là.
Selon les proches du défunt, ce serait Amritraj Baotoo
qui, furieux, est descendu de la 4 x 4 et se serait mis à
injurier les membres de la famille Lochun. Puis, en l'espace de
quelques secondes, c'est le drame. Sanjiv Lochun reçoit
deux coups d'une arme tranchante à la poitrine et à
la tête et s'affale, dans une mare de sang. Prise de panique,
Malini réussit néanmoins à appeler la sur
de son époux. Il devait être transporté d'urgence
à l'hôpital de Flacq mais il était déjà
trop tard. Lorsque Sanjiv Lochun arrive à l'hôpital,
il avait déjà poussé son dernier soupir.
L'autopsie a été pratiquée par le Principal
Police Medical Officer (PPMO), le Dr Sudesh Kumar Gungadin.
Ce dernier a attribué le décès à un
Stab wound to the heart. Lors de l'examen post mortem,
le médecin légiste a également constaté
que la victime avait subi une blessure à la tête.
Cependant, la nature de cette blessure est superficielle.
Outre à Camp-de-Masque Pavé, le drame a aussi jeté
la consternation à l'usine Apparel, à centre de
Flacq, où travaillait Sanjiv Lochun. Ce dernier y était
considéré comme quelqu'un de jovial, qui n'avait
pas son pareil pour faire rire et chambrer ses amis.
Dans le sillage de l'enquête policière menée
par les éléments de la Criminal Investigation Division
(CID) de Flacq, sous la férule de l'inspecteur Pierre Louis,
Amritraj Baotoo a été arrêté et traduit
en cour de Flacq sous une accusation provisoire de Murder (Assassinat).
Le présumé meurtrier est défendu par Me.
Girish Baboolall.
Hold-up à Shibani Finance
Un deuxième suspect écroué
Un deuxième suspect, dans l'affaire du braquage à
Shibani Finance, Quatre-Bornes, a été écroué,
après qu'il s'est constitué prisonnier. Richard
Siballam, 37 ans, videur dans une boîte de nuit, fait l'objet
d'une accusation provisoire de vol à main armée
en cour de Rose-Hill. L'enquête menée dans cette
affaire par la Criminal Investigation Division (CID) de Quatre-Bornes
et de Rose-Hill, sous la supervision de l'inspecteur Roland Dabeesing,
continue sa progression.
Richard Siballam, un habitant de Baie-du-Tombeau, était
activement recherché par la CID de Quatre-Bornes suite
à l'arrestation d'un premier suspect, Jérôme
Larosé. Ce dernier, dont la moto a été abandonnée
par les braqueurs le 20 décembre dernier à l'avenue
Osman, Quatre-Bornes, aurait laissé entendre aux enquêteurs
qu'il avait prêté son véhicule à son
ami Richard Siballam.
C'est en compagnie de son homme de loi, Me Ashik Toorabally, que
Richard Siballam s'est constitué prisonnier au bureau de
la CID de Rose-Hill. Après avoir consigné les versions
des faits des deux suspects, les enquêteurs sont actuellement
en pleine phase de vérification de chaque élément
contenu dans chacune des versions. Larosé avait, pour sa
part, souligné qu'il avait prêté sa moto à
Siballam. Cependant, dans l'après-midi du 20 décembre,
il avait consigné une déposition au poste de police
du marché central pour le vol de sa moto. Il soutient s'être
rendu aux postes de Trou-Fanfaron et de Baie du Tombeau pour consigner
sa déposition mais qu'il y avait essuyé des refus.
Les deux suspects, qui ont été maintenus en détention
policière, comparaîtront de nouveau en cour de Rose-Hill
lundi. Pour rappel, le 20 décembre dernier, aux alentours
de 13 heures, quatre hommes portant des casques intégraux
ont perpétré un hold-up à Shibani Finance.
Les quatre hommes, munis de barres de fer, dont l'un d'entre eux
armé d'un revolver, ont fait irruption à l'intérieur
du bureau de change et ont fait main basse sur une importante
somme d'argent après avoir blessé le vigile Daniel
Beeharry à coups de balles. Le hold-up, filmé par
les caméras de surveillance du bureau de change, dure en
tout et pour tout 57 secondes.
Les quatre hommes, qui seraient de forte corpulence selon des
témoins, se sont ensuite enfuis à moto. Depuis,
les limiers de la CID de Quatre-Bornes et de Rose-Hill sont sur
la piste d'une bande organisée qui écume le pays
à moto.